TOUTES LES ACTU

Le Collectif 77 de soutien aux Mineurs et Jeunes Majeurs Etrangers appelle à un rassemblement citoyen
vendredi à 9h devant le conseil départemental

Depuis l’été 2017, le conseil départemental de Seine-et-Marne a pris la décision de ne plus accompagner les mineurs isolés étrangers après leur majorité, en cessant de signer des contrats jeunes majeurs et en interrompant leur prise en charge, notamment en matière d’hébergement.
Depuis l’été 2017, le conseil départemental de Seine-et-Marne a pris la décision de ne plus accompagner les mineurs isolés étrangers après leur majorité, en cessant de signer des contrats jeunes majeurs et en interrompant leur prise en charge, notamment en matière d’hébergement.

L...
Lire la suite - 15-06-2018

Depuis l’été 2017, le conseil départemental de Seine-et-Marne a pris la décision de ne plus accompagner les mineurs isolés étrangers après leur majorité, en cessant de signer des contrats jeunes majeurs et en interrompant leur prise en charge, notamment en matière d’hébergement.

La situation s’est aggravée depuis le mois de mai dernier : de nombreux mineurs isolés étrangers pris en charge par l’aide sociale à l’enfance se voient refuser leurs demandes de poursuite de scolarité. Concrètement, cela prend une forme différente selon l’orientation choisie par le jeune :
– Un jeune de 16 ans scolarisé au collège souhaite s’inscrire au lycée : sa demande est refusée par son tuteur légal, le président du Département.
– Un jeune de 16 ans et un mois souhaite démarrer une formation qualifiante : alors qu’il a été admis en centre d’apprentissage, qu’un employeur est prêt à l’embaucher, sa demande est refusée par son tuteur légal, le président du Département.

Cette pratique intervient peu de temps après le rejet par le conseil d’Etat, le 13 avril 2018, de l’appel formulé par le département de Seine-et-Marne de la décision du 21 mars 2018 rendue par le tribunal de Melun qui enjoint le président du conseil départemental de poursuivre la prise en charge d’un jeune majeur injustement interrompue afin que ce dernier termine son cursus scolaire déjà engagé.

Cette situation est inhumaine et inadmissible. Il est important de rappeler ce que disposent la loi et les conventions internationales : notamment l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant indique que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ».

Aujourd’hui, ce sont des dizaines de jeunes qui sont concernés par cette situation dans la grande majorité des collèges et lycées de notre département : certains fréquentent ces établissements depuis plusieurs années et se sont parfaitement intégrés.

–  Qu’en est-il des efforts de ces jeunes pour intégrer un pays qui n’était pas le leur ?

–  Qu’en est-il de l’investissement des membres des équipes éducatives des établissements scolaires, des structures d’hébergement, de l’aide sociale à l’enfance, des associations ?

– Qu’en est-il des liens construits avec les camarades de classe, avec les compagnons de sport, avec les adultes rencontrés ?

– Qu’en est-il de l’investissement financier qui a été fait pour les accompagner à devenir de futurs citoyens ?

Si le conseil départemental ne revient pas au plus vite sur ses décisions, de nombreux jeunes risquent de se retrouver dans une situation de désespoir complet : plus de scolarité, pas de formation, pas d’emploi, plus d’hébergement. Quelles seront alors leurs solutions pour survivre ?

C’est pourquoi, nous, membres du Collectif 77 de soutien aux Mineurs et Jeunes Majeurs Etrangers serons présents,  vendredi 15 juin, devant l’hôtel du département pour demander au président de :
– ne plus empêcher les jeunes de poursuivre leur scolarité au collège, au lycée ou en centre d’apprentissage en signant les documents nécessaires (formulaires d’inscription et contrats de travail),
– reprendre la signature des contrats jeunes majeurs et cesser de mettre à la rue des jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance le jour de leur 18e anniversaire.
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Avec les retraités de Seine-et-Marne pour exiger des pensions de dingue.

L’union syndicale des retraités de la CGT77 a déposé ce matin des centaines de pétitions à la permanence de la députée de la circonscription lui demandant à d’entendre et de soutenir leurs revendications.
Avec Sylvie Fuchs, conseillère régionale, nous avons remis les exigences du PCF, avec entre autres la suppression de la CSG. Osera-t-elle aller dans le sens de la suppression de la pension de réversion lors du prochain projet de réforme des retraites? A regarder les régressions qu’elle a déjà vo...
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En soutien à la marche citoyenne et solidaire pour les migrants initiée par l’association de l’auberge des migrants de Calais.

Dimanche est une étape attendue, continuons de les soutenir, Maya et François et toutes les associations et citoyens qui les accompagnent.

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De Bray à Melun en passant par Montereau, Varennes et Samoreau
Marche Citoyenne et Solidaire Nous marchons pour l’accueil des migrants, contre le « délit de solidarité », contre le blocage de la frontière franco-italienne et de la frontière franco-britannique.

LAISSEZ LES PASSER !

Nous demandons la liberté de circulation et d’ét...
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Conseil national des 2 et 3 juin 2018 - Proposition de base commune et commissions
Pour son congrès, le PCF met toutes les options sur la table.
La direction nationale a adopté, par 49 voix pour, 26 contre et 16 abstentions, son projet de texte d’orientation (de « base commune », selon la terminologie militante). Celui-ci a été vigoureusement discuté. Sa version initiale a non seulement été largement amendée, mais « ce ...
Lire la suite - 03-06-2018

La direction nationale a adopté, par 49 voix pour, 26 contre et 16 abstentions, son projet de texte d’orientation (de « base commune », selon la terminologie militante). Celui-ci a été vigoureusement discuté. Sa version initiale a non seulement été largement amendée, mais « ce texte propose une manière nouvelle de régler les questions centrales qui demeurent en débat », résume Guillaume Roubaud-Quashie, responsable de la commission en charge de son écriture. Concrètement, sur trois sujets (le bilan de la période Front de gauche, les questions stratégiques et les futures directions de la formation), les différentes positions sont couchées sur le papier, dans des encarts « En débat ». « C’est une ouverture et une nouveauté d’intégrer une problématique contradictoire dans le texte. Sur ces points-là en particulier, nous considérons que ce qui est proposé dans le projet de base commune doit être approfondi », détaille Pierre Laurent.

Les adhérents trancheront par un vote du 4 au 6 octobre

La direction communiste a aussi, ce week-end, fait un pas de plus vers les élections européennes de mai 2019. Ian Brossat, maire adjoint au logement de la Ville de Paris, a été désigné « chef de file », entouré par une équipe composée notamment des députés européens sortants Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu et Marie-Christine Vergiat. Le PCF a redit « sa disponibilité pour une liste qui unisse les forces de la gauche sociale, écologique et politique ».
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Le projet de loi sur la réforme de la SNCF arrive en débat au Sénat.
le groupe Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes a reçu les syndicats français (CGT, SUD rail, CFDT et UNSA) mais aussi des représentants des syndicats d’autres pays européens (Allemagne, Espagne, Italie, Luxembourg, Grande-Bretagne...) autour de cette réforme.



A voir Nous demandons la suppression de cet article qui prépare la privatisation de la SNCF par Eliane Assassi

A voir Allez-vous enfin nous expliquer pourquoi vous transformez la SNCF en société anonyme ? par Fabien Gay

A voir Non à la filialisation de Gares et Connexions par Christine Prunaud

A voir La reprise de la dette annoncée par le gouvernement, une obligation comptable liée à la transformation en société anonyme par Eliane Assassi

Tous nous ont alerté sur les risques de l’ouverture à la concurrence et de la privatisation du transport ferroviaire qui ont conduit dans chaque pays à une dégradation du service rendu aux usagers, à une dégradation des conditions de travail des cheminots, à l’explosion des prix et à la rédu...
Lire la suite - 29-05-2018

Tous nous ont alerté sur les risques de l’ouverture à la concurrence et de la privatisation du transport ferroviaire qui ont conduit dans chaque pays à une dégradation du service rendu aux usagers, à une dégradation des conditions de travail des cheminots, à l’explosion des prix et à la réduction des offres de transport.
Nous étions également présents au rassemblement des syndicats devant le Sénat.

Nous soutenons les cheminots et nous nous opposerons à cette réforme qui vise à ouvrir à la concurrence le transport ferroviaire et, à termes, à privatiser la SNCF, mais aussi à l’ouverture à la concurrence, au changement de statut de l’entreprise, de la fin du statut des cheminot...

Le débat commencera à 17h45 après le vote sur le projet de loi pour la programmation militaire de 2019 à 2025 et les questions d’actualité au gouvernement.

Notre présidente du groupe, Eliane Assassi posera la Motion tendant à poser la question préalable, puis Guillaume Gontard s’exprimera pour notre groupe dans le débat général. Je serai à 18h30 sur Public Sénat pour débattre de cette question.

Réforme de la SNCF : après la discussion générale, une question taraude : pourquoi, madame la Ministre, transformer trois Epic en SA? Personne ne le demande ! Quel est le véritable projet, si ce n’est la préparation d’une prochaine privatisation ? Nous avons tous en mémoire l’exemple d’Engie.

Réforme de la SNCF, épisode 2 :
Comme nous n’avions pas de réponse claire sur les raisons de la transformation des EPIC en SA, je repose la question. L’incessibilité prônée par le Gouvernement, suite à la mobilisation des cheminots, ne garanti pas que la privatisation n’aura pas lieu.
On se souvient de GDF, dont les titres étaient incessibles ; on y a accolé une autre entreprise privée, Suez. Aujourd’hui devenue Engie, l’État ne possède plus que 24% du capital, les prix du gaz ont augmenté et les dividendes versées aux actionnaires aussi !

Réforme SNCF, épidode 3 : Tant que nous n’obtiendrons pas de réponse précise sur les raisons réelles du changement de statut des trois EPIC en SA, qui n’est ni une demande de l’UE, ni des usagers, ni des cheminots, nous poserons la question.
La seule personne pour, c’est encore Guillaume Pépy...
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Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire : droit de la concurrence
Agriculture et alimentation: "Il vous faudra à un moment choisir entre la logique de Bruxelles et l’agriculture, entre Bruxelles et l’abandon des campagnes, entre Bruxelles et les enjeux sociaux, culturels et environnementaux." - Sebastien Jumel

Alors que l’Assemblée débat du proj...
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Banlieue : Macron mise sur la chance plutôt que sur l’égalité
Pendant plus d'1h30, le président Macron a parlé de la banlieue sous un mot d’ordre « une chance pour chacun ». Mais la chance n’a rien à y voir…

A voir Intervention du sénateur communiste Fabien Gay
L’égalité républicaine, les services publics sont les oubliés de son long monologue et de ses actes depuis un an. Cinq millions d’habitant.e .s, un jeune de moins de 25 ans sur cinq habite un des 1.500 quartiers particulièrement défavorisés ciblés par la politique de la ville. Un.e habitan...
Lire la suite - 22-05-2018

L’égalité républicaine, les services publics sont les oubliés de son long monologue et de ses actes depuis un an. Cinq millions d’habitant.e .s, un jeune de moins de 25 ans sur cinq habite un des 1.500 quartiers particulièrement défavorisés ciblés par la politique de la ville. Un.e habitant.e. sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

Le budget alloué par l’État à ces quartiers est 30 % inférieur au reste de la France. Celui de la culture y est inférieur de 300%. Les transports y sont six fois plus compliqués qu’ailleurs ! Bref, tous les sas d’entrée dans la République sont défaillants. Symptôme criant, le budget de la politique de la ville est passé de 10 milliards à 400 millions en dix ans.

Depuis 9 mois, des centaines d’associations et de parlementaires, de maires de tout l’arc républicain ont travaillé à partir de l’appel de Grigny. Il en est résulté 19 programmes d’actions qui ont été présentés au Président par Jean-Louis Borloo, pour un budget de 48 milliards d’euros (ce qui représente 1/3 des subventions allouées au CICE).

Face à cet immense travail de propositions, Macron a raté son grand oral, avec un ton de donneur de leçons et beaucoup de mépris pour le travail des élus, des associations, des citoyen.ne.s, il s’est fait le porte-parole des clichés sur la banlieue.

Macron, le président autoritaire des riches, va continuer à choyer la finance. Passant aux actes, il prend aux pauvres 5 euros sur les APL, ponctionne sur la CSG de nos aînés et offre 5 milliards aux familles les plus riches. La République n’est pas au rendez-vous. Les moyens financiers, humains sont l’angle mort de son one man show. Alors que les fonctionnaires manifestent aujourd’hui contre la mise à sac des services publics, leur rétrécissement territorial, il fait le choix du déni. Il renvoie la responsabilité aux collectivités locales alors qu’elles sont asphyxiées par sa politique libérale et austéritaire.

Macron nous donne rendez-vous tous les deux mois. Nous y serons, pour y rappeler à chaque fois l’exigence d’égalité.

Mais, sans attendre, le samedi 26 mai, nous serons des marées populaires pour la justice sociale, l’égalité, la solidarité. Le samedi 9 juin, nous serons au pique-nique populaire pour demander l’égalité des territoires, place des Invalides à Paris.
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Au lycée ADER à Tournan, on rejette la réforme du Bac, le tri sélectif de parcoursup et Macron
Avec Parcoursup (et la réforme du Bac...), ce que le gouvernement met en place, c’est la concurrence généralisée entre universités, en tre lycées, entre élèves
Le tirage au sort utilisé jusqu’à présent sur la plate-forme APB pour l’accès aux filières universitaires dites en tension servait à masquer le nombre insuffisant de places dans l’enseignement supérieur et la volonté de gouvernements successifs de ...
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Gaza : La France doit agir pour protéger le peuple palestinien (Pierre Laurent)
A l’appel du collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens Rassemblement le mercredi 16 mai 2018 17h30 place de la République 75011 Paris

A voir Patrick Le Hyaric : « Israël fait de Gaza une prison à ciel ouvert »

A voir En commission des Affaires étrangères, interpellation, de M. Edelstein, président de la Knesset par le député communiste, Jean-Paul Lecoq

A la veille du 15 mai, jour de la commémoration de la Nakba et alors que plus de 35 000 palestinien-ne-s manifestent en différents points de Gaza dans le cadre des Marches pour le droit au retour et contre l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’armée israélienne est en t...
Lire la suite - 14-05-2018

A la veille du 15 mai, jour de la commémoration de la Nakba et alors que plus de 35 000 palestinien-ne-s manifestent en différents points de Gaza dans le cadre des Marches pour le droit au retour et contre l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’armée israélienne est en train de commettre un nouveau massacre.

A cette heure et pour ce seul 14 mai, il faut compter plus de 40 morts et 1300 blessés qui s’ajoutent aux 53 palestiniens assassinés et aux 2 000 blessés par des tirs à balles réelles depuis le 30 mars, début des Marches.

Dès le premier jour, le PCF, inquiet de l’escalade, avait demandé - sans résultat - au président Macron d’intervenir et de passer de la parole aux actes.

C’est l’ensemble de la communauté internationale qui, en laissant agir le gouvernement israélien en toute impunité par son silence et son inaction, est complice de ce terrible massacre.

En prenant la décision provocatrice et contraire au droit international de déplacer son ambassade à Jérusalem, les États-Unis portent une responsabilité particulière.
De nombreux observateurs étrangers et des experts ont pu constater combien l’usage de la force contre les manifestants palestiniens pacifiques était disproportionné. Les snipers de l’armée israélienne tirent avec l’ordre de tuer.

Au vu de ces nouveaux évènements pourtant prévisibles, le PCF réitère sa demande au gouvernement de sortir de son coupable silence et d’agir pour protéger le peuple palestinien.

Il appelle l’ensemble des communistes à se mobiliser et à participer aux manifestations* qui s’organisent dans toute la France.  

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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Commémoration de l’abolition de l’esclavage : A quand les actes ?
Le 10 et le 23 mai, nous, commémorons l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage mais aussi la souffrance des esclaves, cet asservissement humain hideux reconnu,désormais, crime contre l’humanité.
Emmanuel Macron, dans une déclaration, pour le 170ème anniversaire de la 2ème abolition de l’esclavage, a eu des morts forts : « … pour ne pas éroder la force des mots, il faut leur donner l’épaisseur des actes... je souhaite que l’Etat prenne enfin sa part pour inscrire pleinement ce...
Lire la suite - 10-05-2018

Emmanuel Macron, dans une déclaration, pour le 170ème anniversaire de la 2ème abolition de l’esclavage, a eu des morts forts : « … pour ne pas éroder la force des mots, il faut leur donner l’épaisseur des actes... je souhaite que l’Etat prenne enfin sa part pour inscrire pleinement cette mémoire dans notre récit national… »

Au-delà des effets de style, il y a les paroles et les actes :
L’annonce de la fondation de la mémoire de l’esclavage à l’hôtel de la Marine à Paris n’est en fait que la preuve que les engagements pris par son prédécesseur il y a 2 ans vont être tenus. Nous n’attendions pas moins d’un président qui veut donner de l’épaisseur aux actes  et inscrire la mémoire de l’esclavage dans notre récit national.

Par contre Emmanuel Macron était attendu sur le projet du 1er musée de l’esclavage sur le territoire métropolitain, le conseil municipal de Paris s’était prononcé favorablement à ce projet, sur proposition des élus communistes, le 27 septembre 2017, une décision saluée par les associations.

Le Parti Communiste Français estime  choquant que le président, pour  refuser le projet de musée, oppose ce dernier au Mémorial Acte, en Guadeloupe, centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage.

La traite européenne a arraché à l’Afrique 12 à 13 millions d’êtres humains. La France porte la responsabilité de la déportation dֵ,2 millions de personnes dont 80 % furent destinés à Saint-Domingue mais aussi à la Martinique et à la Guadeloupe.

  Le travail de mémoire et d’éducation ne concerne pas que les départements et les territoires d’outre-mer, il ne concerne pas que les descendants d’esclaves, il concerne tous les français. Il y a un déficit historique à combler pour que la France regarde son passé colonial. IL y a 12 000 musées en France mais toujours pas de Musée consacré à la mémoire de l’esclavage, toujours pas de musée consacré aux luttes d’émancipation des esclaves, toujours pas de musée pour faire connaître les grandes figures abolitionnistes françaises comme Robespierre, Toussaint Louverture ou Victor Schoelcher.

  Le devoir de mémoire, la reconnaissance des crimes coloniaux, la lutte contre le racisme sous toutes ses formes exige que ce musée voit le jour, à Paris, avec le soutien de l’Etat. Ce serait comme le dit si bien Emmanuel Macron donner de l’épaisseur à ses actes.
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Entendez-vous les salariés, les fonctionnaires, les personnels hospitaliers, la jeunesse, les retraités.....?
Le 19 avril dans la rue pour nous faire entendre.
Notre député communiste, Alain Brunel, fait la liste de toutes les luttes et mobilisations sociales contre Macron devant tout le Gouvernement.
"Messieurs les ministres, allez-vous vous enfermer seuls contre tous ?"

Déclaration adoptée par le Conseil national des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpit...
Lire la suite - 19-04-2018

"Messieurs les ministres, allez-vous vous enfermer seuls contre tous ?"

Déclaration adoptée par le Conseil national des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.

Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

SNCF : la bataille du rail ne fait que commencer !

Les communistes soutiennent et seront aux côtés des cheminot·e·s lors des journées programmées, dont la première aura lieu le mardi 3 avril. Ils seront présent·e·s dans les 280 comités locaux de sauvegarde d’une gare, d’une ligne.

La bataille de l’opinion sera décisive. Près de 1 000 gares ont déjà fait l’objet d’au moins une distribution de tracts.

Nous appelons toutes les organisations du Parti à programmer et à poursuivre les distributions de tracts, à organiser des débats autour des propositions qui ont été présentées par notre secrétaire national et les parlementaires communistes, à participer à toutes les initiatives publiques pour la SNCF.

Concernant les collectes de solidarité, nous demandons aux organisations du Parti de se rapprocher systématiquement des responsables syndicaux cheminots de leur secteur pour voir concrètement les modalités à suivre.

Le badge « Mon train, j’y tiens » est devenu un outil à la fois de popularisation de la lutte et de solidarité concrète. Vendons-le massivement.

Appelons les fédérations, en lien avec les conseillères et conseillers régionaux communistes-Front de gauche, les Adecr à interpeller les présidences de Région. Soutenons nos élu·e·s, nos maires pour gagner la bataille de l’opinion publique.



Tour de France des hôpitaux et EHPAD

D’ici juin, les parlementaires communistes auront visité de très nombreux établissements. Le 21 avril, la commission Santé-Protection sociale propose une journée de travail pour élaborer un projet de financement de l’hôpital public. Le 5 juillet, une rencontre se tiendra à l’Assemblée nationale avec les actrices et les acteurs de l’hôpital. Un grand mouvement doit se lever pour marquer, à l'automne, de nouveaux choix budgétaires dans le cadre du PLFFS.

Énergie / Alstom

Le secteur Énergie se met en grève à partir du 3 avril.

Dimanche 8 avril, nous lançons notre campagne contre la privatisation des barrages hydrauliques à Sautet, dans l’Isère et à Éguzon dans l'Indre, et le 28 avril, nous serons dans les Pyrénées. Un cahier d’acteur énergie est en préparation. La tournée des sites d’Alstom par les parlementaires communistes se poursuit.

Les éboueurs / les Ford / les Carrefour / les Air France...

Dans tout le pays, les communistes rencontrent et soutiennent les salarié·e·s et leurs luttes pour défendre l'emploi, donc l'intérêt collectif.

Éducation nationale

?Dans les universités, le mouvement s’amplifie. Les organisations communistes aident l’UEC, le MJCF qui jouent un rôle essentiel dans le mouvement. Les parlementaires communistes sont sollicités dans plusieurs assemblées générales de professeur·e·s, comme d’étudiant·e·s.

Conseils aux victimes, solidarités concrètes, mobilisations, les organisations du Parti ne céderont rien face aux attaques de groupuscules d’extrême droite.

Une pétition est en préparation pour la liberté d’expression, la liberté d’opinion face à l’interdiction de nombreux débats dans les facultés.

?Dans ce moment de lutte dans l’Éducation nationale, le réseau École organise le samedi 26 mai une journée de travail pour enrichir nos propositions et nourrir les débats.

?Face à la ségrégation dans les universités, nous appelons les organisations du Parti, en lien avec l’UEC et le MJCF, les Adecr, à agir pour la préparation des inscriptions post-bac avec des syndicalistes étudiant·es. Nous n’acceptons pas que des milliers de bachelier·e·s se retrouvent sans affectation, ou dans une filière qu'ils n’ont pas choisie.

Culture

L'appel de Montreuil à la tenue de nouveaux États généraux de la culture suscite une adhésion forte. Les communistes sont partie prenante des combats contre la casse du service public de la culture et la précarisation des artistes et acteurs culturels.

Fonction publique

Personnels de maisons d'arrêt, fonctionnaires territoriaux, fonctionnaires de justice… Nous sommes de tous les rassemblements pour porter leurs revendications.

Démocratie – Changement de Constitution

Les organisations du Parti, en lien avec nos groupes parlementaires, l'Anecr, prolongent localement les propositions du colloque du 5 mars organisé au Sénat. Tout changement constitutionnel ne peut se faire sans débat, sans information aux citoyen·nes.

Egalité femmes/hommes

Nous sommes de tous les mouvements et actions en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Les mouvements qui se lèvent en France et dans le monde contre toutes les violences faites aux femmes sont au cœur de nos combats quotidiens pour l'émancipation. Notre engagement et nos propositions nourrissent ce mouvement pour débarrasser notre société de la domination sexiste.

Les territoires oubliés : pour l’égalité et la dignité

Nous soutenons les élu·e·s locaux/ales qui s’investissent dans l’appel de Grigny. Le samedi 9 juin, les fédérations des Hauts-de-France, leurs élu·e·s appellent à marcher sur l’Élysée pour qu’aucun territoire ne soit oublié de la République. Toutes les organisations du Parti travaillent à créer les conditions de la participation la plus large possible à cette marche.

Retraite des agriculteurs

La proposition de loi du groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne et d'Huguette Bello pour revaloriser les retraites agricoles, votée à l’Assemblée nationale, a été présentée au Sénat le 7 mars par le groupe CRCE. Le gouvernement a organisé un vote bloqué empêchant le vote au Sénat le 7 mars.

Faisons signer largement la pétition qui circule dans les fédérations rurales, sous format papier et sur le site change.org. Nous devons porter un maximum de signatures à Matignon avant le 16 mai, date à laquelle le groupe CRCE présentera à nouveau la proposition de loi au Sénat.

Logement social : un droit pour tous

Les actions se multiplient contre la loi Élan. Les maires communistes ont pris de nouveaux arrêtés anti expulsions.

Libertés syndicales

Le Syndicat des avocats de France a recensé des centaines de syndicalistes menacés de licenciement pour faits syndicaux. Les communistes sont activement solidaires.

Loi asile – Immigration

De nombreux militant·e·s communistes sont des actrices, acteurs de solidarité envers les migrant·e·s. De nombreuses déclarations montrent la colère vis-à-vis de la loi asile-immigration.

En collaboration avec des associations et des militants solidaires, le Parti communiste a travaillé à l'écriture d'un manifeste pour une France hospitalière et fraternelle. Il sera présenté le 19 avril à Paris et permettra d'ouvrir le débat public sur la loi asile-immigration.
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Le service public de transports subit actuellement une attaque sans précédent. Le choix des gouvernements successifs du tout TGV et la réduction des subventions de l’État à la SNCF ont mis celle-ci dans une situation intenable.
Macron veut faire payer cette politique incohérente aux cheminots, accusés de tous les maux, et aux usagers, auxquels il entend imposer un service public à deux vitesses : le TGV pour les riches, des cars pour les pauvres. Quand aux petites lignes locales menacées, l’Etat pourrait délégue...
Lire la suite - 16-04-2018

Macron veut faire payer cette politique incohérente aux cheminots, accusés de tous les maux, et aux usagers, auxquels il entend imposer un service public à deux vitesses : le TGV pour les riches, des cars pour les pauvres. Quand aux petites lignes locales menacées, l’Etat pourrait déléguer aux Régions le choix de les supprimer sous couvert “d’économies”. A cela s’ajoute la privatisation du réseau, demandée par les directives européennes, et dont on a déjà vu les ravages en Angleterre, mais dont Macron au plan national, comme Pécresse sur le plan régional, s’arrangent parfaitement!

Cette dernière, contrairement à ses annonces, est bien engagée dans une contre-révolution des transports : elle sous-investit délibérément dans les trains et les bus, accélère la destruction du fret ferroviaire au profit des camions, ouvre à la concurrence les lignes de tram et de bus, et fait reposer toujours plus le financement des transports sur les usagers en haussant le prix du Navigo.

Ce service public de transports en commun et de fret est pourtant un bien précieux pour répondre aux besoins des usagers, et au droit à la mobilité de toutes et tous. Mais aussi pour répondre à l’urgence écologique et climatique. Sa qualité est, en outre, étroitement liée aux conditions de travail de ses agents, qui doivent être défendues.

Parce que nous tenons à tous nos transports publics, parce que le dumping social et la rentabilité à tout prix ne profitent pas aux usagers, parce que les services publics sont notre bien commun, nous soutenons les cheminots mobilisés.
voir le document                       

Sylvie Fuchs, conseillère régionale PCF, est venue soutenir l’action organisée par la CGT Cheminot et la CGT énergie pour la défense de nos services publics à laquelle s’est joint Sud Rail devant la préfecture et le département à Melun.
Face à la campagne médiatique de cette semaine de la part du 1er ministre, de Macron, le président des riches chez Pernault et de Castaner le secrétaire d’État, usant, tous, d’une dialectique mensongère, il est indispensable de se mobiliser pour rétablir des vérités.

Le gouvernement act...
Lire la suite - 13-04-2018

Face à la campagne médiatique de cette semaine de la part du 1er ministre, de Macron, le président des riches chez Pernault et de Castaner le secrétaire d’État, usant, tous, d’une dialectique mensongère, il est indispensable de se mobiliser pour rétablir des vérités.

Le gouvernement actuel reproche une mauvaise organisation et gestion de la SNCF. Mais quels étaient ces dirigeants si incompétents? Ministre des Armées aujourd’hui, Florence Parly était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs. Elle a oublié aussi ses dix-huit premiers mois à la SNCF, entre novembre 2014 et avril 2016, en tant que directrice générale adjointe chargée de la stratégie et des finances. Florence Parly a ainsi touché 52 569 euros mensuels entre janvier et juin 2017, un salaire en or que la ministre a mis du temps à déclarer. Ça, c’était pour la coûteuse boutade. Par exemple, lorsque l’on entend nos joyeux drilles, pré-cités, utiliser l’exemple de trois opérateurs différents employés pour l’affichage d’informations dans une même gare, c’est le fait de la direction, pas des cheminots.

La dette?

La dette est due essentiellement à l’État. L’État a voulu développer le réseau TGV, c’est à lui de payer ses investissements, pas à la SNCF. D’autant qu’une part de ses dettes d’investissement sont pris sur le dos des cheminots à travers le gel des salaires et la suppression de 19169 postes en 10 ans. Par ailleurs, les comptes des EPIC SNCF Réseau et SNCF Mobilités sont très sains. Le poids des investissements (l’Etat) et les intérêts de la dette plombent les résultats.

La concurrence, bonne pour les usagers?

Elle est annoncée comme un facteur essentiel pour baisser les tarifs. Nous l’avons tous constaté, l’ouverture à la concurrence de l’énergie n’a pas fait baisser les tarifs bien au contraire. Et pour le Fret, la concurrence a mis des millions de tonnes de marchandises sur les routes. Macron, chez Pernault(-Ricard) dit que le prix des billets augmentent. Le Pass Navigo des zones 1à5 est passé de 120€ à 75.20€. (au passage, merci les élus communistes à la Région). L’exemple de l’Angleterre est édifiant en la matière. En Allemagne, les cheminots faisaient grèvent ces derniers jours pour défendre leur service public. Il faut savoir qu’un opérateur privé sur une grande ligne de desserte a interrompu son offre durant 5 mois. Les opérateurs privés sont inefficients, coûteux pour le bon plaisir des ultra-riches.

Le statut des cheminots?

Nos trois drilles affirment que le statut est conservé. Conservé pour qui? Ceux qui rentreront à la SNCF? NON. Ceux qui seront repris par les opérateurs privés? NON. Au rythme de la suppression de postes à la SNCF, le statut de cheminot est en voie de disparition. Leur statut coûterait cher, la sous-traitance actuellement coûte 10% plus cher à la SNCF.

Le réseau sera maintenu?

Macron, toujours au JT de 13h, utilise l’exemple de la Poste pour nous dire que le service sera maintenu. Merci de nous avouer que les petites lignes et petites gares disparaîtront comme les bureaux de poste dans les petites villes et villages. Les collectivités étranglées par la baisse et le gel des dotations ne s’occuperont plus des petites lignes. Le réseau participe de l’aménagement du territoire et n’a pas vocation à être rentable. L’essence du service public est le droit à l’égalité pour tous sur l’ensemble du territoire.

On ferme des bureaux de poste, on ferme des écoles, on ferme des gares, les médecins partent et des déserts se développent au rythme du recul des services publics.

Le cheminot ne pense qu’à lui?

Le cheminot pense à la société, aux usagers et à la qualité du service public. Ils veulent:
  • Développer le réseau ferré, c’est bon pour le climat, pour le développement durable, pour l’aménagement du territoire
  • Le droit au transport pour tous et la démocratie. Ils veulent l’intégration des comités de ligne dans les instances décisionnelles avec un droit de véto sur les schémas de dessertes du territoire et de propositions.
Tous ensemble contre Macron et sa clique de libéraux et viva le CHE-minot pour défendre notre bien commun ferré.
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MACRON MOBILISE LES MEDIA, MOBILISONS LES CITOYENS !
Mis en difficulté dans l’opinion sur la réforme SNCF et sur l’autoritarisme de ses choix politiques, Emmanuel Macron tente, à partir d’aujourd’hui sur TF1, une nouvelle offensive médiatique pour regagner le terrain perdu. Mais, sur le fond, il ne change rien. Pour lui, il n’y a rien à négocier avec les syndicats, rien à discuter avec les étudiants, rien à amender au Parlement. Le pays ne supporte plus cette arrogance.
La pression populaire doit donc s’accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens ! Cheminots, fonctionnaires, étudi...
Lire la suite - 11-04-2018

La pression populaire doit donc s’accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens ! Cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, agents des services publics, salariés du secteur privé… les mobilisations sociales s’amplifient parce que le pays prend conscience que Macron, loin d’être « l’homme nouveau » qu’il prétendait être, agit en fait comme le représentant attitré des intérêts de la finance. J’appelle, au nom du Parti communiste, à dire non dans tout le pays à cette politique injuste, à amplifier le soutien aux cheminots, à étendre l’entrée dans l’action de maximum de salariés sur leurs revendications, à réussir la journée interprofessionnelle d’action syndicale du 19 avril, celle de la fonction publique du 22 mai, et à préparer une grande mobilisation citoyenne le 1er mai. Le Parti communiste propose, comme il l’a fait devant les barrages du Sautet dans l’Isère et d’Eguzon dans l’Indre, autour de l’Hôpital de Douai dans le Nord, de généraliser les chaînes humaines autour des gares, hôpitaux, Postes, tribunaux... pour mettre symboliquement sous protection citoyenne les services publics autour du slogan : « Mon service public, j’y tiens » !!! Nous mettons le badge édité par le Parti communiste sur ce thème à disposition de toutes et tous. Nous proposons également d’amplifier la tenue, dans tout le pays, de réunions publiques pour discuter des contre-propositions pour une autre logique de développement des services publics, des salaires et de l’emploi. Dette SNCF, fret ferroviaire, avenir des petites lignes, financement des investissements nécessaires dans tous les services publics, avenir des communes… tout doit être sur la table. Concernant la perspective d’un temps fort national un week-end, nous partageons l’objectif d’additionner l’énergie des secteurs en lutte et celle de tous les citoyens prêts à les soutenir. Une telle initiative n’a de sens que si elle unit les forces syndicales, les forces citoyennes et les forces politiques qui soutiennent les luttes en cours. Le PCF est disponible pour continuer à discuter des conditions à réunir pour une telle initiative. Nous soumettons à ce débat la proposition d’organiser, sur le mode de la consultation citoyenne contre la privatisation de la Poste il y a quelques années, un immense référendum populaire sur la question de la SNCF 100 % publique. Des millions de nos concitoyens pourraient y participer.
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Hubert Wulfranc - réforme ferroviaire
Pacte ferroviaire : "On défait la Nation d’un bien qui appartient solidairement à tous les français pour en faire un anonyme sur le marché concurrentiel du transport ferré en particulier et du transport des voyageurs en général."...
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Marianne Margaté réagit aux propos indécents du Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne
COMMUNIQUÉ de Marianne Margaté
Présidente du Groupe de la Gauche Républicaine et Communiste au sein du Conseil départemental de Seine-et-Marne
faisant suite à l’article publié dans le Figaro le 4 avril « Faisons enfin usage du droit de réquisition », signé par le Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne
Le Président du Conseil départemental de Seine et Marne : mouche du coche anti-gréviste ! Il appelle à la réquisition des cheminots grévistes de la SNCF ! Il participe comme tant d’autres au matraquage idéologique actuel sans un mot sur les conséquences de cette réforme sur la fermeture de lign...
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Résolution du Conseil national du PCF du 31 mars sur les élections européennes de juin 2019
En Europe, l’humain d’abord, pas la finance !

Les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Les Français·e·s devront décider qui seront les 79 eurodéputé·e·s, en métropole et outre-mer, qui les représenteront au Parlement européen. Ces élections se dérouleront dans une Europe en crise économique, sociale, écologique, politique et civilisationnelle. Le PCF s’engage à offrir à notre peuple le choix de l’humain d’abord, du progrès social et écologique, celui du changement en France et en Europe, au service des intérêts populaires.
Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les d...
Lire la suite - 31-03-2018

Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dirigeants politiques libéraux. Nous alertions alors sur les risques de la crise économique, sociale, écologique, politique et même civilisationnelle vers laquelle cette conception nous menait.

Les gouvernements français ont participé activement à la rédaction des traités et en ont été des exécutants zélés. Aussi, avec les classes dirigeantes des autres pays, ils auront passé les dix dernières années à utiliser les outils communs européens, à la faveur de la crise financière de 2008, pour accélérer la destruction de notre modèle de société, avec la casse de nos services publics, des codes du travail, ainsi que la privatisation et les libéralisations des secteurs jusqu’ici protégés des lois du marché dans l’intérêt des populations, tout en protégeant les intérêts des actionnaires, des banques et multinationales par l’injection massive de liquidités dans le système bancaire, sans aucune condition sur l’emploi et l’écologie, la socialisation des dettes privées et la concurrence fiscale. Les inégalités ont explosé, dans et entre les pays européens, pendant qu’une minorité s’est enrichie. Nos sociétés souffrent, sont affaiblies face à la crise financière qui vient, et sont aujourd’hui incapables de relever les grands défis du monde : développement humain partagé, transition écologique, paix et sécurité collective, alors même que la politique irresponsable de Donald Trump, la montée en puissance de régimes autoritaires, la croissance des périls pour la paix du monde rendent plus nécessaire que jamais une Europe de la coopération.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron défend toujours cette même orientation libérale en France et participe largement à pousser l’Union européenne vers plus d’intégration libérale et militaire, sous couvert de « modernité » et de « refondation ». Le budget de la France pour 2018 qui grève lourdement l’investissement dans les services publics et les collectivités locales, les lois travail 1 et 2, l’augmentation de la CSG, la casse des universités, la situation de l’hôpital et des EHPAD, la nouvelle réforme des retraites, et la privatisation de la SNCF et des services publics, en sont les preuves.

Mais, il est devenu impossible d’obtenir le consentement des peuples pour les « réformes » néolibérales, tant le rejet de cette UE est massif et très profond dans nos sociétés. C’est pourquoi, pour poursuive leur projet et leurs objectifs de remodelages sociaux, les classes dirigeantes en Europe ont clairement opté, après le déni des référendums de 2005, pour un tournant autoritaire, en s’appuyant sur les institutions les moins démocratiques comme la Commission européenne, avec une méthode allant du contournement des parlements (comme avec le 49-3 et les ordonnances) et des souverainetés populaires jusqu’au coup d’État financier perpétré contre la Grèce, avec l’appui actif de la Banque centrale européenne et du FMI. La démocratie, les libertés politiques, comme en Catalogne, et les droits humains ont reculé à toute vitesse.

Nous voici entré·e·s dans une ère de régression civilisationnelle où la guerre est à l’horizon. La colère contre cette cogestion par le consensus libéral provoque la sanction des pouvoirs établis, mais au profit de l’extrême droite et des démagogues des partis « attrape-tout », dont les orientations xénophobes pèsent de plus en plus, jusqu’à la constitution de gouvernements droite-extrême droite, et une instrumentalisation nauséabonde de la question migratoire. L’appauvrissement, la concurrence, la peur du déclassement et le sentiment d’impuissance produisent dégoût et abstention, laissant la place aux solutions de repli national, de rejet xénophobe et autres phénomènes morbides. Le rapport des forces en Europe risque de se dégrader durablement pour la gauche et les progressistes. Le danger est grand d’avoir un Parlement européen dominé par une droite radicalisée, l’extrême droite et les populistes.

Les communistes ne seront pas les témoins horrifiés de l’accélération de l’intégration européenne néolibérale ou de la guerre des nationalismes. Nous refusons le piège idéologique tendu par Emmanuel Macron d’une division entre « pro et anti UE » – ce même piège que nous avons su déjouer en 2005 – qui évacue la question du contenu des politiques menées, et de la responsabilité des gouvernements français qui ont tous soutenu et promu ces politiques. Nous ne pensons pas non plus que l’alternative à l’Union européenne libérale réside dans une sortie de l’UE et de l’euro. Croire que cette option, dans un monde d’interdépendances, permettrait à notre peuple de se dégager du capitalisme ou de la concurrence mondiale entre les travailleurs·euses et les peuples est une illusion. Les suites du Brexit en sont une dramatique illustration. Il y a également des défis mondiaux, comme l’enjeu écologique, la lutte contre l’évasion fiscale, les gigantesques capitaux spéculatifs mondiaux ou encore la domination du dollar, qui exigent une organisation à l’échelle régionale. D’ailleurs, les Français·es comme la plupart des peuples européens ne veulent plus de cette UE, mais ne veulent pas non plus en sortir.

C’est à travers d’intenses luttes pour la reconquête de pouvoirs sur les orientations de l’Union européenne, et pour le respect des souverainetés populaires et nationales que se situe la voie d’une refondation démocratique de l’Europe. C’est bien du local au global qu’il faut défendre les intérêts populaires et ouvrir des brèches dans l’édifice néolibéral. Les luttes en cours dans notre pays ont besoin d’un rassemblement social et politique uni face aux choix du Président, face à la droite et l’extrême droite, tant en France qu’en Europe. Pour être victorieuses, ces batailles doivent allier des propositions de rupture avec les choix européens actuels et des propositions de nouvelles constructions européennes.

L’élection d’eurodéputé·e·s communistes est indispensable pour défendre les intérêts populaires et rassembler largement les forces progressistes en France et en Europe.

Dans ce contexte, le PCF entre en campagne dès aujourd’hui, autour de 3 objectifs : 1. Rompre avec l’UE libérale et porter une vision alternative de la coopération entre les peuples : au service des intérêts populaires et internationalistes. Qui décide, qui dispose des outils communs et pour quels intérêts ? Voici la question que nous souhaitons porter dans le débat public en France et en Europe. C’est une question de classe et de démocratie majeure. Nous voulons l’Europe de l’humain d’abord, non de la finance. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire. Nous voulons donc une France et des député·e·s européen·ne·s français·es qui agissent de manière offensive, à partir des luttes et avec toutes les forces progressistes, autour de 4 fils rouges et 14 priorités.

Quatre grands « fils rouges »

1. Contre l’Europe de la concurrence, de l’austérité et du chômage : nous voulons l’Europe de l’humain d’abord. Notre campagne portera avant tout sur la réponse aux besoins humains et écologiques.

2. Nous ne voulons plus l’Europe de la finance. L’argent doit être mis au service d’objectifs sociaux et environnementaux.

3. Nous ne voulons plus de l’Europe des coups d’État financiers. Nous voulons l’union des peuples et des nations libres, souverains et associés. Nous voulons que notre pays puisse négocier librement les contours de sa participation à l’UE, à travers une construction à géométrie choisie et dans le respect de la souveraineté populaire. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire.

4. Nous ne voulons pas d’une Europe dominatrice, militariste et forteresse. Nous voulons un modèle de coopération régionale qui change la mondialisation, au service de la paix, des échanges justes, et capable de penser les mobilités humaines.

Quatorze engagements pour la campagne et les candidat·e·s communistes pour l’humain et la planète

Pour les services publics : moratoire sur les directives de libéralisation, abrogation du traité budgétaire et plan d’investissement européen d’urgence pour les transports, la santé, le logement, l’école, les échanges universitaires type Erasmus, et la formation.

Pour une Europe des communs numériques, de la neutralité du Net, de la protection des données personnelles.

Pour en finir avec le dumping social : mise en place en France d’une clause de non régression et harmonisation par le haut des revenus, droit du travail et des droits sociaux, à partir de la méthode de l’européen·ne le/la plus favorisé·e, salaire minimum européen.

Pour la conquête de nouveaux droits visant l’égalité femmes/hommes dans tous les domaines, défense du droit des femmes à disposer de leur corps (IVG, contraception) et mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour la défense de l’environnement, plan d’investissement dans la transition énergétique et écologique.

Pour un développement industriel équilibré, respectueux des territoires et des salarié·e·s, innovant au plan social et environnemental.

Pour une alimentation saine et une réforme de la PAC qui favorise l’agriculture paysanne.

Pour une Europe du partage des cultures et des langues, ouverte sur le monde : une Europe protectrice de la création et des créateurs et créatrices, des droits d’auteur·e et de la diffusion des œuvres, favorisant la diversité culturelle et le multilinguisme, protégeant l’exception culturelle contre la mainmise des GAFA, développant à l’inverse les programmes et les échanges artistiques et culturels.

Création d’un fonds européen de développement social et écologique abondé par la BCE, pour financer une vaste expansion, en coopération, de tous les services publics en Europe.

Justice fiscale : lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales, lutte contre les paradis fiscaux, taxe sur les transactions financières et les GAFA, harmonisation des taxes sur les bénéfices des entreprises à un haut niveau.

Remise à plat du fonctionnement des institutions financières : mise sous contrôle démocratique et changement du rôle et des missions de la BCE pour que le crédit bancaire aux entreprises appuie les investissements développant l’emploi, en quantité et en qualité, et la formation et dissuade les opérations financières, la spéculation et les délocalisations.

Révision des équilibres institutionnels : la primauté aux instances élues et respect des choix souverains des peuples, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, révision de la procédure d’initiative citoyenne européenne.

Pour une politique hospitalière à l’égard des migrant·e·s en rupture avec l’Europe forteresse et contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations.

Pour des traités internationaux de maîtrise des échanges commerciaux et des flux de capitaux subordonnés au développement commun de l’emploi, de la santé et de l’écologie, à l’opposé des traités de libre échange : refus de tout nouvel accord dégradant les conditions sociales et environnementales des pays européens.

Pour la paix : une France qui s’affranchisse de l’OTAN, refuse le projet de défense européenne, et agisse pour une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, type « Helsinki 2 ».

Nous mettons cette vision et ces priorités dès aujourd’hui au service des luttes et au pot commun des convergences possibles entre forces de gauche.

2. A partir de cette vision, travailler les convergences pour construire une liste porteuse de l’objectif « L’humain d’abord, pas la finance » et faire élire des député·e·s communistes et de gauche, capables de défendre les intérêts populaires et de porter une autre voix de la France que celle de Macron ou de la droite LR et de l’extrême droite. À l’heure où Emmanuel Macron cherche à faire de l’élection européenne un référendum « pour ou contre l’Europe » afin d’élargir ses bases politiques, de remporter une victoire et de poursuivre la recomposition politique en France à son avantage, le monde du travail, toutes celles et tous ceux qui luttent contre sa politique, la jeunesse qui « vaut mieux que cela » et les femmes qui sont en train de bouleverser profondément et durablement les rapports humains, doivent ensemble mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur néolibéral. À l’heure où le Front national reste une force structurante du paysage français, et où des convergences se cherchent avec la droite radicalisée, nous ne pouvons acter l’éparpillement des forces de gauche façon puzzle. Les forces progressistes peuvent porter un coup à Macron et ouvrir un espoir pour l’avenir de notre pays et de l’Europe.

Le PCF lance un appel aux actrices et acteurs du mouvement social et citoyen, à toutes les forces de gauche opposées à la politique de Macron pour construire une plateforme commune et une liste qui incarnent le choix fondamental de l’humain face à la finance, avec l’objectif de disputer la victoire aux tenants de l’Europe du capital et du repli nationaliste. Cette liste devrait viser une très large ouverture aux acteurs du mouvement social et pourrait permettre une convergence des forces politiques progressistes, dans le respect des différences mais autour d’objectifs communs. En tout état de cause, le PCF prendra ses responsabilités pour construire une liste de rassemblement.

3. Unir et renforcer les forces progressistes dans le Parlement européen autour d’axes politiques ouvrant des brèches dans la construction libérale de l’UE. Selon les premières projections, le rapport de force pourrait une nouvelle fois se dégrader en faveur de la droite radicalisée, des populismes et de l’extrême droite. Dans le même temps, la crise de la social-démocratie et l’existence de forces en rupture avec la ligne libérale et les grandes coalitions, l’émergence de partis progressistes nouveaux, peuvent, à condition d’un travail politique de convergence de qualité – à l’image des efforts fournis dans le cadre du Forum européen de Marseille –, faire passer une étape de développement de notre groupe parlementaire, travaillant la cohérence politique et défendant un fonctionnement confédéral, comme c’est le cas aujourd’hui avec la GUE/NGL, ce qui permet la liberté dans la solidarité. Dans cette optique, nous exprimons notre opposition ferme aux logiques de division. L’issue positive pour les peuples réside dans notre capacité à dépasser ces débats pour porter ensemble, dans un front commun européen et dans le Parlement, les intérêts et les besoins populaires. La présence d’eurodéputé·e·s communistes français·es sera décisive pour y parvenir.

Le CN se dote d’outils pour engager dès aujourd’hui la campagne.

Nous lançons dès aujourd’hui une campagne d’information et de débats publics pour l’élaboration de propositions concrètes à partir de la vision et des priorités de campagne, et organiserons la diffusion de masse de notre appel dans les luttes et auprès des forces progressistes.

Nous lançons une pétition pour une autre utilisation de l’argent en Europe – et donc de l’euro – présentant la proposition de fonds européens de développement social et écologique.

Un bilan des député·e·s du Front de gauche sera édité sous forme de fascicule pour la Fête de l’Humanité. Nous demandons que soient organisées dans les médias les conditions d’un véritable débat démocratique pluraliste. Les dispositions qui figurent dans le projet de loi gouvernemental sont à cet égard inacceptables.

Nous rendrons publique une lettre de réponse à la proposition d’Édouard Philippe de participer au comité de surveillance transpartisan des « consultations citoyennes sur l’Europe ».

Nous constituons sans attendre une équipe nationale de campagne rassemblant l’équipe d’animation du chantier Europe et les secteurs du Parti concernés. Elle est chargée de rédiger dans la semaine l’appel aux forces sociales et politiques, d’établir un agenda de campagne, des matériels et initiatives publiques. Sous la responsabilité du CEN et en lien avec les fédérations, elle est chargée de rassembler les propositions de candidatures nécessaires à la construction de la liste large que nous visons. Au CN de juin, elle soumettra de premières propositions, avec comme objectif la finalisation de la liste à l’automne.
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Mobilisations du 22 mars à Paris: Référendum populaire pour le service public

Agents, usagers, retraités… et cheminots ont convergé en nombre, ce jeudi, à Paris, place de la Bastille, pour les « salaires, l’emploi et le statut » des fonctionnaires, et pour défendre un modèle de société.
Kévin n’est ni fonctionnaire, ni cheminot. L’étudiant à l’université Paris-IV est pourtant aux avant-postes du cortège des agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière qui ont manifesté, jeudi, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Solid...
Lire la suite - 23-03-2018

Kévin n’est ni fonctionnaire, ni cheminot. L’étudiant à l’université Paris-IV est pourtant aux avant-postes du cortège des agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière qui ont manifesté, jeudi, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Solidaires et FA-FP). Pour lui, pas de statut à défendre, de point d’indice à dégeler, ni de plans de départs volontaires à combattre. « On n’est pas de la fonction publique, mais les services publics, nous en sommes les usagers. Et ce qu’on voit, c’est que les jeunes auront de plus en plus de mal à accéder à l’éducation nationale, avec la mise en place de la sélection à l’entrée des facs avec le nouveau système d’inscription Parcoursup. »

« Cheminots, fonctionnaires, nos demandes ne sont pas différentes »

Lancée début février sur des mots d’ordre de défense de la fonction publique, la manifestation d’hier s’est mue en référendum populaire en faveur des services publics dans son acception la plus large. Sûrement l’effet du cortège des cheminots, qui a convergé avec celui des agents d’État, territoriaux et hospitaliers en fin d’après-midi sur la place de la Bastille, à Paris, malgré une nuée nourrie de gaz lacrymogène. Mais pas que. « Cheminots, fonctionnaires, nos demandes ne sont pas différentes, analyse une agent syndiquée CGT du ministère du Travail qui garde l’anonymat pour éviter toute répression antisyndicale. Le projet de réforme de la fonction publique du gouvernement vise, comme pour les cheminots, à affaiblir les protections des agents. Ils commencent par le statut pour pouvoir proposer des plans de départs volontaires. Bientôt, ils s’attaqueront à nos retraites. Donc, aujourd’hui, je suis moi aussi cheminote. »

« Le service public, c’est la seule garantie d’un accès égalitaire au système de santé, défend Jean Vignes, secrétaire fédéral SUD santé sociaux. On ne défend pas à travers la fonction publique un privilège des salariés mais une garantie pour la population d’un accès sans sélection économique, quel que soit l’endroit, partout et pour tous. » L’infirmier psychiatrique s’inquiète de la prise de pouvoir du secteur privé lucratif sur le secteur public. « Dans certaines régions, la gynécologie en secteur 1 n’existe plus. Il faut attendre cinq à six mois pour prendre en charge certaines pathologies à l’hôpital, contre une quinzaine de jours dans le privé : ophtalmologie, pédopsychiatrie. Plus on perd de temps, plus ça se dégrade et ça devient difficile à soigner. »

Le Syndicat des avocats de France mêlé aux manifestants

Derrière un calicot CFTC, Maritza Maurin a profité d’heures de délégation syndicales pour manifester. Surveillante pénitentiaire à l’établissement pour mineurs (EPM) de Porcheville, elle n’a pas le droit de se mettre en grève sur son temps de travail. « C’était important d’être là aujourd’hui car l’annonce de la suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique est inacceptable. Après quatorze ans, je gagne 1 700 euros net par mois et c’est compliqué quand on est mère de famille, seule, avec une fille de 18 ans en Île-de-France. Après avoir privatisé La Poste, le gouvernement s’attaque à la SNCF et bientôt à toute la fonction publique. Dans la pénitentiaire, il y a de plus en plus de partenariat public-privé, ça a des conséquences sur la qualité de la nourriture donnée aux détenus, sur la malfaçon dans l’immobilier qui entraîne des soucis dans la détention, mais aussi sur la dégradation de nos conditions de travail. »

Vers la fin du cortège, le syndicat des avocats de France s’est aussi mêlé aux manifestants. « Aux armes justiciables, joignez nos bataillons », entonnent les robes noires et jabots sur l’air de la Marseillaise. Parmi eux, la bâtonnière du Val-de-Marne, vent debout contre la réforme judiciaire et la déjudiciarisation de ce « qui est considéré comme “de petits contentieux” ». « Nous participons au service public à notre manière, explique maître Pascale Taelman, même si nous sommes des libéraux. Service de consultation, organisation du secteur “assistés”, nous sommes un pilier de l’État de droit et nous allons le quitter tranquillement si les justiciables ne peuvent plus accéder à la justice. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous participons à la convergence des mécontentements. »

Tout ne s’arrête pas à la mobilisation réussie

Claire Vincent est venue en famille, avec son père retraité. Eux aussi sont solidaires, bien qu’ils soient issus du privé. « Nous payons nos impôts pour le service public, faut pas nous l’abîmer », explique cette salariée de Groupama, déjà échaudée par les centres d’appels et autres services numérisés et robotisés que promet le gouvernement. Cette syndiquée CGT veut des êtres humains derrière les guichets et des institutions qui ne soient pas des « machines à profit » mais qui « produisent un service parce qu’il y a un besoin ».

Toutes les attentes, tous les espoirs et toutes les revendications exprimées par les 180 cortèges ne s’arrêtent pas à la mobilisation, réussie, de ce jeudi. Les salariés d’Air France entrent dans la danse dès ce vendredi. La grève en pointillé des cheminots débute le 3 avril pour trois mois. D’autres mouvements sociaux, comme celui des salariés de Carrefour, sont attendus. Les syndicats de la fonction publique se retrouvent, eux, le 27 mars, pour envisager la suite. « On fait tous face à la même logique de recul social. On a besoin de convergences face à un gouvernement qui est sur des positions dures », affirme Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics. « On partage des problématiques communes, mais la manifestation des cheminots a créé un Larsen par rapport à notre mot d’ordre », s’inquiète cependant François Hommeril, le président de la CFE-CGC. Mais si tout le monde découvre « le vrai visage de Macron et de sa logique du tout pour les premiers de cordée, il y a sûrement des convergences à bâtir avec les autres secteurs attaqués », soutient Denis Turbet-Delof, délégué général Solidaires fonction publique.
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Bussy-Saint-Georges : les sans-papiers de France Routage obtiennent gain de cause
Pour obtenir des papiers, les 37 travailleurs occupaient symboliquement les lieux depuis le 20 février.
Les conditions de fin de conflit sont enfin réunies sachant que pour France Routage, 36 dossiers ont été déposés en préfecture pour une régularisation par le travail », indique la CGT dans un communiqué.

Selon nos informations, les documents (déclaration de concordance d’identité et d...
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Le service public ferroviaire, bien commun de la nation

Le PCF appelle à soutenir et participer massivement à la journée de mobilisation organisée par les organisations syndicales le 22 mars à Paris.

Présenté comme novateur, ce pacte ferroviaire reprend les recettes archaïques des privatisations du rail ayant eu lieu dans d’autres pays européens, avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Aussi bien pour les usagers, que pour les cheminots.
Le service public ferroviaire, bien commun de la nation, qui répond à des enjeux écologiques, de mobilité et d’aménagement du territoire extrêmement importants, mérite mieux qu’une réforme à la hussarde.

Transformation de la SNCF en Société d’économie mixte, fin du statut de c...
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Lors de la grande manifestation des cheminots du 22 mars à Paris, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF s’est exprimé au micro de l’Humanité.fr pour dénoncer le dangers de la privatisation de nos services publics.
SNCF : Le PCF fait ses propositions de financement pour le service public ferroviaire...
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Déclaration unitaire : Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !
Alternative Libertaire; Europe Écologie - les Verts; Ensemble; Gauche Démocratique et sociale; Génération.s; Groupe Parlementaire France Insoumise; Nouveau parti Anticapitaliste; Nouvelle Donne; Parti communiste Français; Parti communiste ouvrier Français; Parti de Gauche; République et socialisme

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.
Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissement dans le rail et investissement massif vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic d...
Lire la suite - 19-03-2018

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissement dans le rail et investissement massif vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui, Macron pousse au bout la logique de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent la disparition de lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite, par sa santé altérée et par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot.tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaires ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême-droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.
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LE 15 MARS, LA MOBILISATION COMMENCE !
Sur la CSG, comme sur le reste... (APL · SNCF · CODE DU TRAVAIL · PARCOURSUP · TAXE D’HABITATION…) Macron nous ment !

Reconnaître le rôle des retraités dans la société française

Une retraite vraiment humaine offerte à toutes et tous suppose que l’on change les bases de notre société ; qu’on cesse de voir dans les individus de simples facteurs de production, jetables dès qu’ils ne sont plus en activité, et qu’on fasse du développement personnel à tous les âges de la vie, le sens même de l’organisation sociale.
Il est temps de reconnaître la place et le rôle des retraité.e.s dans la société actuelle !

Et pourtant, d’autres choix sont possibles ! Il faut :
  • • Revaloriser les salaires et les pensions
  • • Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité
  • ...
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CDG EXPRESS POUR LES RICHES GALÈRE POUR LES AUTRES
Le gouvernement ne cesse d’afficher une volonté de mettre en avant la réponse aux besoins de transport quotidien mais fait l’inverse en imposant le CDG Express (liaison ferroviaire directe entre la gare de Paris Est et l’aéroport Charles de Gaulle à Roissy), projet aussi inutile que...
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A l’Assemblée, les communistes se posent en défenseurs de «lois du quotidien»
Au menu de leur première «niche parlementaire», sept textes
  • pour lutter contre les inégalités salariales,
  • donner davantage de droits aux aidants,
  • permettre la gratuité des transports scolaires,
  • lutter contre les marchands de sommeil,
  • créer une liste française de paradis fiscaux,
  • revaloriser les petites retraites agricoles,
  • exiger une COP de la finance
«On veut toucher au quotidien, on veut obtenir des améliorations, on ne veut pas attendre le grand soir ou le grand matin», avait ajouté ce chef de file des communistes.

Dans un contexte d’«attaques frontales et massives» contre les fonctionnaires, cheminots ou retraités, cette journée...
Lire la suite - 09-03-2018

«On veut toucher au quotidien, on veut obtenir des améliorations, on ne veut pas attendre le grand soir ou le grand matin», avait ajouté ce chef de file des communistes.

Dans un contexte d’«attaques frontales et massives» contre les fonctionnaires, cheminots ou retraités, cette journée était aussi une «occasion de pouvoir dire que des propositions existent pour celles et ceux que nous appelons les courageux à l’inverse des +fainéants+ nommés par Emmanuel Macron», pour l’une des porte-parole, Elsa Faucillon.

S’ils ont bénéficié du soutien socialiste et «Insoumis» et été présentés pour certains comme allant «dans le bon sens» par le gouvernement et des élus de la majorité, leurs textes, repoussés en commission, ont connu le même sort dans l’hémicycle.

- ’Baisers de la mort’ -

Première retoquée par la majorité, sans débat sur les amendements: la proposition portée par Marie-George Buffet et Huguette Bello, emblématique en ce 8 mars sur les inégalités salariales. Le gouvernement a dit ne pas partager «le chemin proposé», notamment pas «le pari du renchérissement du coût du travail» pour les temps partiels.

La gauche a dénoncé une «obstruction» de la majorité, LR regrettant de n’avoir pu débattre «en hommage à toutes les femmes» malgré un désaccord de fond.

Sur les aidants, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, prônant une «stratégie globale», a promis «des mesures législatives dans les prochains mois». «Première victoire», selon les communistes.

L’un de leurs porte-parole, Pierre Dharréville, avait appelé «à ne pas faire de cette journée une journée du dédain, de la procrastination». A l’unisson de la gauche, les LR ont déploré tout au long des débats l’attitude globale du gouvernement envers les propositions de l’opposition, estimant «qu’aucune politique ne ressort grandie d’une absence de débat».

Après le renvoi en commission du texte sur les paradis fiscaux, un «enterrement» pour Fabien Roussel, alors que le gouvernement avait dit être en accord avec ses objectifs, André Chassaigne a aussi évoqué les «baisers de la mort du 8 mars».

«Vous vous opposez à tout dès lors que le bébé n’est pas né dans vos rangs!», a aussi lancé Jean-Paul Lecoq après le «énième renvoi» du jour sur le texte sur les marchands de sommeil.

Les communistes avaient joué des réseaux sociaux pour mieux répercuter leurs messages, avec un Facebook live dès mercredi. Un usage cependant moins massif que pour l’«Insoumis D(ay)» de février et ses cinq propositions, rejetées, sur le burn-out, la fin de vie ou les contrôles d’identité.

Mais l’hémicycle était «quasi vide», même pour parler «droits des femmes», ont déploré les communistes, photos à l’appui sur Twitter. André Chassaigne a opposé «les actes de foi» mercredi «devant les caméras durant les questions au gouvernement» à «l’absentéisme» jeudi, «particulièrement important» de la majorité.

Jean-Luc Mélenchon a, lui, accusé le président de l’Assemblée d’être «le premier à faire de la propagande antiparlementaire», en n’étant pas présent alors que François de Rugy a «fait un cheval de bataille» de la lutte contre l’absentéisme. Le locataire du perchoir avait une série d’engagements, a souligné son entourage.
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Une victoire citoyenne contre Europacity !
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé ce mardi 6 mars l’arrêté préfectoral qui prévoyait la création de la ZAC du Triangle de Gonesse, où devait être implanté le projet Europacity.
Les élu.e.s Front de Gauche de la Région Ile-de- France se félicitent de cette décision, qui doit mettre un terme à ce projet.

Pour Jean-Michel Ruiz, conseiller régional, « cette décision est une grande satisfaction pour les nombreux citoyens et citoyennes qui se mobilisent depuis des a...
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Décidément, ni l’enseignement, ni la réussite scolaire ne sont au rendez-vous du progrès social.
Devant l’inspection académique à Melun auprès des enseignants du collège Politzer de Dammarie pour défendre la réussite de leur 3° prépa pro et devant la préfecture pour soutenir les parents d’élèves, les enseignants et les élus, souvent de petites communes pour s’opposer au projet de fe...
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Plan Hôpital : le pire est à craindre
Devant la colère qui monte dans les Hôpitaux et les EHPAD, le ras-le-bol grandissant que nos parlementaires recueillent dans leur « Tour de France » démarré ce 12 février, Édouard Philippe a dû annoncer le lancement prochain d’une nouvelle réforme "globale, cohérente, méthodique" de l’ensemble du système de santé.
On verra ce que l’on verra. Mais, cette fois-ci, ce sera, paraît-il, la bonne, « le temps des rafistolages est révolu. Il faut mettre de l’ordre » pour l’équipe Macron.

Quand on connaît le goût de ce gouvernement pour l’austérité, la pensée de Mme Buzyn sur les 30% de soins h...
Lire la suite - 14-02-2018

On verra ce que l’on verra. Mais, cette fois-ci, ce sera, paraît-il, la bonne, « le temps des rafistolages est révolu. Il faut mettre de l’ordre » pour l’équipe Macron.

Quand on connaît le goût de ce gouvernement pour l’austérité, la pensée de Mme Buzyn sur les 30% de soins hospitaliers qui ne seraient pas pertinents, les 4 milliards d’euros en moins en 2018 sur le budget de la santé, dont au moins 1,6 pour l’Hôpital … le pire est à craindre quand on nous parle d’un vaste plan de « transformation de l’offre de soins et qu’il ne s’agit pas de dépenser plus mais mieux ». Un plan qui risque d’être aussi funeste que celui de la réforme de l’action publique, « CAP 2022 » annoncée en septembre dernier.  

L’enveloppe annoncée de « 100 millions d’euros par an en plus de l’ONDAM, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie » va grossir les entreprises du numérique. C’est une insulte aux personnels de santé maltraités par un manque criant de personnels et de moyens. La réforme du financement à l’activité (T2A) est un leurre, l’arbre cachant la forêt : une offre de soins publique peau de chagrin ! Plus grave encore, le tout ambulatoire est réaffirmé alors que chacun voit bien s’étendre, en zone rurale comme urbaine, la désertification médicale. La seule remise en cause du Numérus clausus ne saurait suffire à répondre aux maux créés, car il faut plus de dix ans pour former un généraliste et quinze pour un spécialiste. Et que dire de l’état de nos universités sélectives et sans moyens suffisants pour accueillir plus d’étudiants médicaux ou paramédicaux.  

Lors de leur États généraux du progrès social, le 3 février dernier, les communistes ont invité largement à faire état des 1700 luttes, selon la CGT, qui poussent le Premier ministre à sortir du bois. Ils ont décidé de tout faire pour aider à cette convergence des luttes, mais aussi à donner les bonnes réponses à la crise que rencontrent personnels et malades. Il y a urgence à changer de logiciel, à reprendre l’argent qui depuis des décennies passe de la Sécu dans les poches du Patronat, à la financiarisation de la santé et de la protection sociale.

Il est possible et urgent de restaurer des budgets de fonctionnement des hôpitaux publics, d’effacer la dette inique, de mettre en place un vaste plan d’embauche d’emplois stables et formés, d’engager de véritables négociations avec les formations syndicales sur l’organisation et les conditions de travail.
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Appel des États généraux du progrès social
Après les États généraux du 3 février, poursuivons nos combats pour le progrès social
Les États généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant.e.s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen.ne.s engagés dans des...
Lire la suite - 05-02-2018

Les États généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant.e.s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen.ne.s engagés dans des luttes et des projets qui portent l'ambition d'un nouveau progrès social pour la France. Plus de 1000 personnes ont participé à ce rendez-vous.

Leur message doit être entendu par le Président de la République et le gouvernement :

La politique du pouvoir aggrave les inégalités et conduit à fracturer notre société en deux : une société d'insécurité sociale, toujours plus précaire, pour des millions de nos concitoyen.ne.s et une société d'aisance et de bien vivre pour une minorité aisée, pour les plus riches et les détenteurs de capitaux. Cette politique, non seulement met à mal les grandes conquêtes sociales et s'oppose aux valeurs de la République, mais empêche également un avenir de progrès pour tou.te.s.

A l'opposé de la vision présidentielle d'une start-up nation inégalitaire, un nouveau progrès social pour la France est possible. Nous voulons une politique d'égalité et de solidarité, à commencer par l'égalité femmes-hommes dans tous les domaines. Une politique qui vise l'émancipation au travail, la sécurisation de l'emploi et de la formation, une nouvelle industrialisation, le développement des services publics et de la protection sociale, le droit au logement pour toutes et tous et la promotion des communs. Une politique qui garantit les droits fondamentaux de chacun.e. Une politique qui prend soin de nos aînés et qui offre un avenir à la jeunesse.

Nous appelons nos concitoyen.ne.s, les forces de gauche, politiques, syndicales, associatives à agir ensemble et à amplifier ce message dans les mois qui viennent, en développant dans tout le pays des fronts de luttes et de progrès pour la France :

pour une sécurisation de l'emploi et de la formation qui donne un coût d'arrêt aux suppressions de milliers d'emplois dans le pays et oppose à la précarité, à la souffrance au travail, au contrôle accru des chômeurs, au manque de formation, le droit à un travail émancipé, à une rémunération à la hauteur de sa qualification, à une protection sociale pour tous les travailleurs.euses. Amplifions la mobilisation pour l’égalité professionnelle. Participons aux mobilisations en cours notamment celle des salariés de Carrefour du 5 au 10 février.

pour les droits des femmes, l’heure est à donner un prolongement au mouvement de libération de la parole des femmes pour mettre fin aux violences faîtes aux femmes dans les foyers, les lieux de travail et l’espace public, pour le partage des pouvoirs, pour l’éducation à l’égalité de la crèche à l’université, pour l’égalité professionnelle, la revalorisation des métiers dit féminisés et le droit à disposer de son corps.

pour un accueil digne des migrants à l'opposé du projet asile-immigration du gouvernement qui sera une des lois les plus répressives que le pays ait connu. Avec les associations, nous demandons l’accueil inconditionnel, l’ouverture de nouvelles places d’hébergement pour le garantir, le droit au travail pour tous les migrant.e.s, l’abrogation du délit de solidarité.

pour une nouvelle industrialisation de la France pour répondre aux besoins du pays, aux exigences sociales et écologiques. Mobilisons-nous pour stopper la vente de fleurons de notre industrie comme Alstom et pour développer une stratégie industrielle avec les travailleurs.euses et les habitant.e.s des territoires concernés. Il n’y aura pas de grandes réponses aux défis du siècle sans reconquête industrielle et relocalisation des productions. pour un service public et une protection sociale du XXIe siècle : pour une politique de santé publique qui donne les moyens aux personnels de l'hôpital public et des ehpad de remplir leurs missions, pour le droit à la retraite et pour le 100 % sécurité sociale à l'opposé des attaques actuelles contre son financement. Participons aux mobilisations des prochaines semaines, aux côtés des retraités et des personnels des ehpad le 15 mars, soutenons le tour de France des parlementaires communistes qui vont à la rencontre des soignant.e.s et le 23 juin prochain soyons au rendez-vous à Paris pour la défense des hôpitaux de proximité ; pour une école et un enseignement supérieur de l'égalité, démocratisée, pour le partage des savoirs et le développement de la recherche à l'opposé du dispositif « Parcours sup » et de la réforme du lycée. Participons à la prochaine journée d'action intersyndicale du 6 février. Mobilisons-nous également le 8 février avec les cheminots pour un service public ferroviaire de qualité et avec les travailleurs.euses de tous les secteurs qui ont rejoint cette date de mobilisation.

pour le droit au logement pour tous et toutes, le logement comme un bien public cogéré avec les habitant.e.s au plus près des territoires, grâce à un service public national du logement, à l'opposé de la politique actuelle de baisse de l'APL et de casse du logement social. Participons à la journée de mobilisation du 24 mars à l’appel de la CNL.

pour la défense de nos communes et de nos départements et un plan d'urgence pour les territoires les plus fragiles de nos villes et de nos campagnes : participons à la journée de mobilisation du 7 février contre la disparition des départements ; soyons nombreux le 18 mars prochain pour défendre la commune, maillon essentiel de la vie démocratique ; poursuivons la mobilisation engagée avec les états généraux de la politique de la ville initiée par Grigny ; et encourageons la "marche vers l'Elysée" samedi 9 juin prochain, initiée par les élu.e.s communistes des Hauts de France pour porter les cahiers des colères et des espoirs de toute une région et dire "arrêtez l'austérité et les vieilles recettes libérales, nous voulons du neuf !", prendre le pouvoir sur la finance et mettre l'humain au coeur de tous les choix.

Toutes ces mobilisations portent en elles un avenir de progrès pour notre pays. De nouvelles victoires sont possibles en les amplifiant.

Toutes portent en commun une nouvelle utilisation de l'argent, le recul du coût du capital, des dividendes versés aux actionnaires et des intérêts payés aux banques, pour réorienter le crédit vers la réponse aux besoins sociaux et écologiques. Toutes portent en commun la nécessité de nouveaux droits pour les salarié.e.s : le refus de la toute-puissance patronale et la nécessité d'un travail émancipé, la reconnaissance de l'expertise des travailleurs.euses, de leur qualification, de leur droit à peser sur les choix des entreprises jusqu'aux choix stratégiques. Toutes portent en commun la nécessité d’un changement des institutions européennes et mondiales pour les réorienter au service de l’intérêt général et de la protection de la planète.

Chacune et chacun d'entre-nous peut agir pour faire grandir cette alternative.

Ensemble, construisons un nouveau progrès social pour la France !
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Discours de clôture de Pierre Laurent
Il me revient de conclure ces États généraux du progrès social.

La journée a été riche, très utile, et elle nous ouvre à tous de nouvelles perspectives. C’était son but.

Ces États généraux du progrès social sont une étape, une démarche, une méthode que nous allons p...
Lire la suite - 04-02-2018

Il me revient de conclure ces États généraux du progrès social.

La journée a été riche, très utile, et elle nous ouvre à tous de nouvelles perspectives. C’était son but.

Ces États généraux du progrès social sont une étape, une démarche, une méthode que nous allons poursuivre et améliorer tous ensemble en avançant.

Je tiens avant de poursuivre à remercier, en votre nom à tous, les municipalités et les militants qui ont accueilli ce matin les ateliers à Ivry, Malakoff, Saint-Denis, Paris et, évidemment pour cet après-midi, Montreuil et son Maire Patrice Bessac.

Ces États généraux reposent sur une conviction qui a été exprimée par vous toutes, par vous tous, au cours de la journée, une conviction forte : vivre dignement au 21è siècle, c'est possible !

Et le monde du profit dans lequel nous vivons nous en empêche et c’est insupportable !

Quand on aligne la situation inhumaine dans les Ephad, l’asphyxie de l’hôpital public, le cri d’alarme des gardiens de prison ou celui de la Procureure du Tribunal de Bobigny, le sort réservé aux migrants, les constats accablants de la fondation Abbé Pierre sur les millions de mal logés, le scandale Lactalis, les émeutes dans les magasins pour acheter du Nutella ou des couches à prix cassés… et tant d’autres scandales, on se dit que notre société va dans le mur, que le capitalisme tue l’humain et que nous avons raison de clamer avec force l’humain d’abord !

Oui, la page de ce système doit se tourner et nos luttes portent l’exigence de cette nouvelle humanité.

Vous l’avez dit tout au long de la journée, nous ne sortirons pas de la crise dans laquelle nous enfonce chaque jour un peu plus les politiques d’austérité et les logiques de rentabilité, en allant toujours plus loin dans cette direction. La modernité de Macron est une supercherie. Et les Français la paieront cher si nous le laissons faire.

Oui, contre la finance, les coûts exorbitants du capital, le gaspillage et la confiscation des richesses, du travail, des ressources de la planète par une petite minorité de privilégiés, nous faisons le choix du progrès humain, de la modernité, du partage, du service public, de la coopération , de la mise en commun !

Oui, nous pensons que servir le progrès humain prépare mieux l’avenir que de se plier aux visées égoïstes des « premiers de cordée » et des actionnaires du CAC 40 dont on attendra toujours en vain le ruissellement !

Parce qu’au pays du capitalisme, c’est bien connu, il pleut toujours où c’est mouillé, l’argent va à l’argent.

C’est d'une autre logique dont nous avons besoin.

Vous l’avez démontré tout au long de cette journée. Et nous sommes prêts à affronter, arguments et chiffres en main, qui le voudra bien dans n’importe quelle émission télévisée, car il n’y a pas d’un côté ceux qui ont la main sur le cœur et, de l’autre, les réalistes qui nous ramèneraient à la raison.

Il y a ceux qui, en soignant l’humain, prépare l’avenir commun, et ceux qui, en le piétinant, nous conduise dans un monde de violences de plus en plus dur à vivre.

Cette journée n’est donc pas un rappel de principes généraux, aussi justes soient-ils !

C’est une étape, je l’ai dit une méthode pour construire nos luttes dans la durée et pour gagner.

Nous voulons un calendrier d’actions, une démarche dans la durée pour faire entrer dans la vie des changements palpables, et l’ambition concrète d’un nouveau progrès social.

Pour gagner, il faut des idées, comme celles que nous avons échangées, des idées pour démonter le dogmatisme libéral, des idées nouvelles pour produire, vivre, coopérer autrement.

Pour gagner, il faut de la ténacité, car les luttes que nous menons seront gagnées dans la durée.

Pour gagner, il faut conquérir de nouveaux pouvoirs, de l'entreprise au plus haut sommet de l’État.

Et pour gagner, il faut de l’unité, donc notre démarche sera de toujours rassembler, sans exclusive, sans polémique inutile, dans le respect de tous.

Nous avons permis pour cela à une multitude d’actrices et acteurs de luttes de se retrouver, de mettre en commun leurs propositions et expériences, pour mieux converger dans l’action.

Je vous appelle à amplifier cette démarche dans tout le pays, en popularisant dès demain l’appel des États généraux qui vient d’être lu.

Quelle batailles voulons-nous mener ? Que voulons-nous gagner ?

La bataille de l'hôpital public, d'abord, qui doit d'urgence être placé en dehors de toute politique d’austérité !

On est en train de préparer de véritables zones blanches sanitaires, aggravant encore l'inégalité d'accès aux soins.

La T2A et la logique de concentrations font des ravages.

Des mobilisations sont en cours dans tout le pays. Plus de mille médecins ont signé un appel contre les ravages des orientations en cours.

Ce que veut la population, c'est l’égalité d’accès à une médecine de qualité, pas un « tout ambulatoire », appliqué aveuglément, qui fermera 7 lits sur 10 d’ici 2020 !

Ce que veut la population, ce ne sont pas des mégastructures hospitalières mais des hôpitaux publics, alliant performance dans la qualité des soins et proximité, travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centres de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée.

La modernité, c'est le service public hospitalier, pas la mainmise des groupes privés sur la santé.

Nous allons donner toute l'ampleur nécessaire au Tour de France initié par les parlementaires communistes Pierre Dharréville, Laurence Cohen, Dominique Watrin, pour aller à la rencontre des personnels, des patients, des médecins.

Et je serai à leurs côtés le 12 février prochain à Lyon !

La bataille pour la dignité humaine dans les Ephad et le développement d'un vrai service public de la prise en charge de la perte d'autonomie sera au cœur de ce Tour de France.

La mobilisation tenue cette semaine à l'appel de toutes les organisations syndicales et des directions d'établissements a dit combien la situation est aujourd'hui indigne pour les salariés comme les personnes prise en charge. Militants et élus communistes y étaient présents en nombre.

Les personnels des EHPAD (publics et privés) sont confrontés à une dégradation continue de leurs conditions de travail.

La prise en charge de la perte d'autonomie a été abandonnée par l’État et livrée à diverses entités privées qui touchent des fonds publics et réalisent des profits colossaux. Ainsi, l'entreprise Korian, qui gère plus de 710 établissements, a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 3 Milliards d'euros et des bénéfices de 265 millions !

Le profit ou la dignité humaine, il va falloir choisir !

Il faut d'urgence dans ce secteur le retour d'une logique de service public. C'est notre objectif dans la durée. Le privé ne peut pas s'enrichir sur le dos de nos aînés, de leurs familles et des personnels.

Ici, à Montreuil, vous avez avancé au contraire la proposition de la création d'emplois statutaires sur la base d'un(e) soignant(e) par personne âgée, paramédicaux, aides-soignants, médecins, conformément aux objectifs du plan « Solidarité grand âge » de 2006, quand la ministre parle, elle, de débloquer 50 millions supplémentaires, soit 1 aide-soignante pour 7 EPHAD.

Avec nos élus, nos militants et nos parlementaires, nous poursuivrons l’action en ce sens.

Faire des profits, de la naissance avec l'affaire Lactalis, jusqu'à la fin de vie, avec les EHPAD, voilà la modernité à la sauce Macron dont notre société ne veut plus.

Concernant Lactalis, nous allons nous investir avec Sébastien Jumel dans la commission d'enquête parlementaire et nous sommes attentifs à la déclaration que viennent de publier en commun six organisations de la CGT et l'Indecosa CGT qui a décidé de se porter partie civile. Nous irons au bout de cette affaire pour faire la clarté sur les responsabilités du PDG, Emmanuel Besnier, une des plus grandes fortunes françaises, et des choix d'austérité des gouvernements successifs.

Çà ne doit plus continuer comme avant.

La santé n’est pas une marchandise.

Elle est notre bien commun à toutes et tous !

Le partage des savoirs, c'est un autre bien commun à construire.

La bataille qui est engagée contre la réforme du bac et l'instauration d'une sélection officialisée à l'entrée de l'Université, nous la mènerons sans relâche jusqu'à la rentrée universitaire prochaine.

Le gouvernement prend les étudiants en tenaille de manière très hypocrite. D'un côté, un budget qui ne donne pas aux universités le moyen d'accueillir une population étudiante en augmentation.

De l'autre, « Parcoursup » qui n'aide en rien à l'orientation, mais offre le moyen de sélectionner les étudiants.

Et, cerise sur le gâteau, la loi est appliquée par décret avant d'avoir été votée !

Notre groupe au Sénat a déposé un recours en référé au Conseil d’État, cosigné par l'Unef et le Snesup.

Au lendemain des mobilisations des 1er et 6 février, nous combattrons cette loi les 7 et 8 février au Sénat.

Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts-de-Seine, après Elsa Faucillon à l'Assemblée, portera notre voix pour défendre le droit aux études supérieures pour tous.

Je rappelle que, déjà, le groupe CRCE est le seul, au Sénat à avoir voté contre le budget de l’enseignement supérieur parce qu’il refusait aux universités les budgets leur permettant de faire face à cet afflux de candidatures.

Ce combat nous le poursuivrons sans relâche, y compris cet été et à la rentrée universitaire pour aider à inscrire tous les recalés du système.

La bataille, il va falloir la mener pour l'avenir de tous les services publics. L'attaque frontale engagée par le gouvernement pour ouvrir le permis de licencier dans la fonction publique, pour précariser l'emploi et généraliser le recours aux contractuels ouvre la porte à des privatisations en rafale dans toutes les missions de services publics.

Il manque des emplois partout, dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale et les universités, dans la justice, dans les prisons, dans la police de proximité, dans les collectivités territoriales…

Et que dit le gouvernement aux fonctionnaires : prenez la porte ! Par ici la sortie !

C'est scandaleux, c'est irresponsable. Une grande bataille s'engage. Nous demanderons à rencontrer dans les jours à venir tous les syndicats pour mener cette bataille à leurs côtés.

Nous poursuivrons, pour les mêmes raisons, la bataille du rail, celle des transports du quotidien, du maillage urbain et rural, le plus fin aux plus grandes infrastructures, nécessaires à un droit à la mobilité égale pour tous sur tout le territoire.

La mobilisation pour la réalisation pleine et entière du réseau gagné de haute lutte du Grand Paris Express, vient à nouveau de payer avec l'engagement du gouvernement d'aller au bout de ce projet en mettant plus d'argent et d'emplois pour tenir les délais.

C'est une belle victoire après les tergiversations de ces derniers mois.

Cette bataille reste à gagner pour le ferroviaire et les transports du quotidien à l'échelle nationale, pour stopper la poursuite du saccage de la SNCF et obtenir les moyens nécessaires pour l'avenir du rail et du fret, indispensables au droit à la mobilité et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Comme nous l’avions annoncé, la loi de 2014 qui a éclaté la SNCF en 3 entités ne sert qu’à une chose : à privatiser le transport ferroviaire, quitte à socialiser les pertes, à reporter le service public sur des régions incapables d'investir seules au niveau nécessaire, à privatiser ce qui peut rapporter et notamment certaines liaisons TGV.

Cela se traduit par des transferts sur les bus, par une régularité en berne, par des pannes liées au manque de maintenance et d'investissements, par le choix d’ouvrir aux privés dans certaines régions, par des fermetures de ligne, la suppression de points de vente car les régions n’auront pas les moyens de financer leur maintien.

Dans les régions, ils veulent passer d’un service public national décentralisé à des missions de services publics régionalisées, ouvertes à des boites privées par appels d’offres.

Et quand Macron veut bien évoquer la dette, c'est pour un chantage insupportable en mettant dans la balance le statut des cheminots et leur régime de protection sociale et de retraite, alors que, comme cela est démontré, ces éléments n’ont rien à voir avec les difficultés structurelles du ferroviaire dans notre pays.

Alors, le 8 février, jeudi prochain, nous serons avec les cheminots dans la rue, pour poursuivre avec eux cette nouvelle bataille du rail !

La modernité qui est la nôtre, c'est la modernité sociale et écologique, celle qui n'oblige pas à faire 100 km pour se soigner ou pour accoucher, celle qui n'interdit pas l’université aux enfants des couches populaires, qui n'impose pas de long trajets domicile-travail en voiture au mépris de l’environnement.

Et est-ce votre modernité, Monsieur Macron, celle qui continue à maintenir dans le mal-logement de 12 à 15 millions de nos concitoyens ?

Nous avons combattu la baisse de l'APL et la déstabilisation des organismes HLM !

Mais surtout nous voulons agir au jour le jour pour amplifier des politiques publiques d'habitat pour tous, avec des parcours résidentiels diversifiés, accessibles à tous , dans une ville plus humaine, et des territoires ruraux revitalisés.

Entre la spéculation foncière et immobilière et le logement pour tous, là encore, il va falloir choisir !

La loi que prépare le gouvernement, pleine de dangers, doit donner lieu à une grand mobilisation citoyenne, à laquelle nous entendons pleinement participer avec nos élus et parlementaires en pointe sur le sujet, Stéphane Peu, Cécile Cukierman, Ian Brossat.

Nous préparons également un projet de loi pour mettre un terme aux pratiques illégales et purement spéculatives de la plate-forme Airbnb, championne de l'évitement fiscal !

Je déposerai ce projet au Sénat dans quelques semaines. Nous empêcherons Airbnb et d'autres évadés fiscaux de continuer à dormir tranquille à nos frais sur les pentes du rocher de Gibraltar !

La société française, à l'image du monde capitaliste mondialisé, crève des inégalités qu'elle continue de creuser au profit des riches et de la finance.

Non content d'être le président des riches, Emmanuel Macron se voit en grand monarque de la République.

Le régime dont il rêve est celui de l'absolutisme présidentiel : plus d'ordonnances et moins de pouvoir législatif au Parlement, plus de concentration des pouvoirs et moins de décentralisation et de pouvoir d'initiative des collectivités locales, plus de pouvoirs au préfet et de moins en moins d'élus, de moins en moins de communes, moins de parlementaires élus du peuple.

Les territoires doivent se lever en masse pour dire non à ces inégalités croissantes, non à ce massacre démocratique, non à la réduction envisagée du nombre des parlementaires qui conduirait à n'avoir plus qu'un député pour 200.000 habitants - un rêve pour les députés En marche qui ne savent même pas ce que veut dire permanence électorale en circonscription -, non à la disparition des départements de la petite couronne parisienne et à celle du pouvoir des communes dans tout le pays.

Oui, aujourd’hui, à Montreuil, nous affirmons l'obligation du développement des territoires dans l’égalité.

Avec les élus engagés dans l'appel de Grigny, nous continuerons les luttes pour que les quartiers populaires retrouvent véritablement le droit à l'égalité pour tous leurs habitants.

Nous mènerons la bataille pour inventer des métropoles populaires et non des métropoles de la ségrégation, comme cela s'est discuté il y a 8 jours dans les Rencontres Niemeyer tenues à l'initiative de notre Parti avec une grande diversité d’acteurs de la ville, plus de 400 participants.

Nous serons Place de la République le 18 mars pour fêter symboliquement la commune, à l'appel de 22 maires communistes et Front de gauche autour d'un grand pique-nique citoyen.

Nous tiendrons le 7 mars au Sénat, à l'initiative d'Elianne Assassi et d'André Chassaigne, un Colloque pour lancer la bataille citoyenne sur la révision constitutionnelle.

Le progrès social, le droit à l'égalité pour toutes et tous, c'est l'humanité à laquelle nous aspirons.

Pour les femmes qui se lèvent en masse dans le monde contre les violences, les agressions, les meurtres.

Pour les migrants, dont Florent Guegen nous a rappelés avec force le droit à la dignité et notre devoir d'accueil et d'asile pour ne pas laisser faire de notre planète, de notre continent européen, de notre pays, des terres sans humanité, sans richesse partagée.

Si nous croyons au progrès social pour toutes et tous, c'est aussi parce que nous menons le combat pour le respect du travail, que nous en connaissons la valeur, que nous luttons contre la confiscation de son sens au profit des seuls intérêts financiers.

Faire le choix du progrès social suppose de s’attaquer à l'exclusivité du pouvoir patronal dans les entreprises, même les plus grandes, les plus puissantes !

Nous n'en avons pas fini avec la bataille contre les ordonnances Macron. Ça ne fait que commencer.

On connaît la rengaine, vieille de plusieurs décennies, qui consiste à décréter que pour « pouvoir embaucher, les employeurs doivent être assurés de pouvoir licencier ».

Dès la promulgation des ordonnances, le Figaro, toujours bien informé, ne s’y était pas trompé : « les filiales françaises de groupes internationaux auront plus de marges de manœuvre pour recourir à des plans sociaux ».

Et le gouvernement de compléter le dispositif avec les « ruptures conventionnelles collectives ».

Les grands groupes n’ont pas tardé à s’enfoncer dans la brèche.

Nous allons mener la bataille en demandant des comptes à ceux qui n'en rendent jamais. Ceux qui ont des dettes envers la société ne sont pas ceux qu'on croit. Carrefour annonce la suppression de 2 400 emplois, majoritairement des femmes, qui se retrouvent ainsi brutalement remerciées après avoir servi Carrefour plusieurs années ou décennies durant.

Aujourd'hui, vous avez décidé de demander aux actionnaires de Carrefour quand comptent-ils rembourser les 134 millions de CICE touchés en 2016 au nom du soutien à l'emploi.

Vous avez raison et, à la banalisation du licenciement, il faut maintenant opposer une autre logique.

Nous reprenons, ici à Montreuil, l’appel lancé par une grande diversité de militants syndicaux, associatifs, politiques et intellectuels « pour une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation » qui dessine, comme l’a rappelé récemment André Chassaigne dans une proposition de loi déposée à l’Assemblée, un nouveau droit à la formation et à des mobilités maîtrisées, entre des périodes d’emploi et des périodes de formation, avec un revenu sécurisé plutôt que de minces allocations chômage et une vraie réduction du temps de travail.

Cette loi, qu'il faut partout mettre en débat, qui comporte une nouvelle définition de l'entreprise, permettrait de remettre au cœur du débat le travail non pas comme un coût, une variable d’ajustement, mais bien comme un moyen d’épanouissement et de progrès de toute la société.

Le cas d’Alstom est lui aussi symbolique.

Nous réaffirmons ici à Montreuil que si une coopération étroite entre grands industriels de l'énergie et du ferroviaire européen peut être utile pour répondre aux besoins de développement des services publics en Europe, ce serait une folie que d'aller brader les atouts d'Alstom dans une fusion-absorption par Siemens guidée par les seuls intérêts financiers des actionnaires.

C’est pourquoi nous estimons que l’État devait exercer son option d’achat sur les titres détenus dans Alstom par Bouygues, suspendre l’opération annoncée et ouvrir un large débat démocratique sur les conditions d’une alliance effective entre égaux, avec l’idée d’un contrôle public de dimension européenne sur la nouvelle entité qui serait créée.

Début octobre, les députés et sénateurs communistes, Fabien Roussel et Fabien Gay, ont demandé une commission d’enquête parlementaire sur le dossier Alstom-Siemens.

Sur injonction des actionnaires, le gouvernement a décidé de ne rien faire.

Allons-nous continuer longtemps comme cela, à priver la société des débats qui concernent son avenir ?

La vision et l’action pour le progrès de la société lient de manière inextricable les grands dossiers qui touchent à l’avenir de l’Humanité : le social, les nouvelles formes du travail, la sécurité, l’écologie. Nous avons le devoir de percer par notre action les murs du silence.

C'est par là que commence la bataille pour arracher les nouveaux pouvoirs dont les salariés, les citoyens, les élus doivent disposer dans l'intérêt de tous.

Je suis loin d'avoir évoqué toutes les batailles ici mentionnées tout au long de la journée.

Et notamment celles majeures des retraites, de la formation professionnelle et de l'indemnisation chômage qui s'annoncent. Nous construisons tous ces rendez-vous avec le même esprit offensif.

Nous serons de la manifestation sur les retraites le 15 mars prochain, notamment, pour dénoncer l'inique ponction de la CSG.

Je veux conclure en ouvrant quelques perspectives à la poursuite de nos combats.

D'abord, nous allons les amplifier partout sur le terrain. Sans cet ancrage de terrain, sans la bataille d'explication, de démonstration, sans la construction de propositions alternatives, sans la passion du rassemblement, rien de solide ne se construira.

La convergence doit, elle aussi, progresser à travers la conscience commune des intérêts partagés par tous les acteurs, toutes les actrices de ces luttes.

Nous voyons bien que le progrès social se décline à toutes les échelles, de la plus locale, départementale, régionale, nationale, à la plus vaste, européenne ou mondiale.

De nombreux rendez-vous sont fixés. De plus en plus, et c'est tant mieux.

Les 7 et 8 mars prochains, au Sénat, le 7 à l'Assemblée nationale, le 8 les parlementaires communistes porteront dans leurs niches parlementaires sept projets de loi ou résolutions.

Faisons de ces deux journées, des moments de popularisation, de mobilisation de visibilité nationale autour de notre travail de propositions.

Ces jours là, nos propositions porteront sur la lutte contre les marchands de sommeil, sur la gratuité des transports scolaires, sur la reconnaissance sociale de droits nouveaux pour les aidants familiaux, sur les retraites agricoles.

Deux d'entre-elles mettront à nouveau en lumière la lutte contre l'évasion fiscale, au Sénat pour porter la demande d'une COP fiscale mondiale, à l'Assemblée pour demander la création d'une liste française des paradis fiscaux.

Et, enfin, le 8 mars, Marie-George Buffet portera un projet de loi sur l'égalité salariale femmes-hommes visant à lutter contre la précarité des femmes au travail. Nous pouvons saisir l'occasion pour en faire une journée de lutte concrète pour l’égalité !

Nous mettrons à la disposition de tous d'autres rendez-vous de travail et d'action, utiles au développement des luttes sur tous les fronts. Investir tous les terrains, c'est aussi une condition pour que nos luttes soient victorieuses.

Je vous invite aux 3èmes États généraux du numérique les 9 et 10 mars, aux Assises communistes pour l’écologie des 4 et 5 mai, à la Convention nationale pour l'art , la culture et l'éducation populaire le 29 septembre.

Et je vous demande, enfin, de prendre bonne date de l'initiative qui se construit en ce moment dans les Hauts-de-France et qui pourrait bien donner des idées à beaucoup d'autres.

Le 9 juin, les parlementaires, élus et responsables communistes de cette grande région populaire appellent à marcher vers l'Élysée pour porter les colères et les espoirs de toute une région, pour dire « arrêtez l'austérité et les vieilles recettes libérales. Nous voulons du neuf ».

A en croire les médias, Macron a le vent en poupe.

Voilà un menu de travail qui pourrait démentir les pronostics officiels.

Saisissez-vous de chaque combat en cours, de chaque rendez-vous, de chaque date, et appel en main, allez à la rencontre d’un maximum de nos concitoyens, d’un maximum d’associations, de syndicalistes.

Créons une dynamique qui nous permettra, en investissant résolument la société, d’arracher des victoires qui seront autant de jalons pour créer des majorités d’idées et d'actions, et demain une nouvelle majorité politique.

Ce que nous allons mettre en œuvre concrètement, c'est un immense front des luttes !

N'ayons pas peur de notre propre ambition : nous voulons gagner !

Et nous sommes capables de reconstruire les chemins de victoires ! Pour le progrès social de tous !

Merci encore à toutes et tous.

Bon retour et au travail !
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Participez aux États généraux du progrès social le 3 février
A partir des contributions individuelles ou collectives, des centaines d’initiatives qui se tiennent partout en France sur nos quatre chantiers (Travail&Emploi, Industrie, Services publics et Protection sociale, Logement), les états généraux seront une première étape nationale pour opposer à la ...
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Pierre Dharréville, PCF/GRD soutient la proposition de loi défendue par François Ruffin, sur le syndrome d’épuisement psychologique (burn out) lié au travail pour protéger "des salariés trop souvent pressés et pressurés, embarqués dans la lessiveuse de la concurrence, de la guerre économique, du dividende à deux chiffres, ou passés au compresseur des logiques d’austérité.
La proposition de loi de François Ruffin du groupe FI pour la reconnaissance des troubles psychiques liés au travail a été rejeté par En Marche en fin de matinée devant une assemblée quasi vide de députés de droite toute confondue....
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Le Président Macron n’est pas que le président des riches, il est d’abord un président de droite.
...
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Les personnels des EHPAD se sont mis en grève mardi, pour réclamer plus de moyens et demander l’abrogation d’une réforme contestée.
Ehpad: la France n’assume pas sa "mission de solidarité" selon les députés communistes.

voir la question au gouvernement par Alain Bruneel, Député PCF/GDR
Les députés communistes ont estimé mardi que la France n’assumait pas sa "mission de solidarité" à l’égard des plus anciens, jugeant les mesures annoncées pour les Ehpad, les établissements pour personnes âgées, dont les personnels sont en grève, "insuffisantes".

"Nous sommes aujour...
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Pour notre avenir et notre santé, préservons l’environnement
PCF/Front de Gauche - Villeparisis
Nous étions entre 120 et 150 manifestants mobilisés contre l’extension des déchets dangereux sur Villeparisis dont le maire et son équipe majoritaire a voté pour au conseil municipal.

Un grand merci à Marianne Margaté conseillère départementale venue nous soutenir dans notre bataille ainsi qu’aux associations ADCV, Amis de la rose et les citoyens de Villeparisis.

Nous ne lâcherons rien et ensemble restons mobilisés pour l’avenir des Villeparisiens....
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Voeux de Pierre Laurent – Secrétaire national du PCF – 15 janvier

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Chers amis, Chers camarades,

Je veux d’abord présenter à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d’épanouissement personnel pour vous, pour vos proches, pour toutes celles et ceux que vous représentez ici.

Je ne veux pas seulement vous présenter mes vœux de bonheur, je voudrais qu’ensemble ce soir nous clamions haut et fort l’actualité du droit au bonheur pour tous.

Le rapport sur les inégalités mondiales, publié en décembre, confirme l’envolée spectaculaire et continue ...
Lire la suite - 15-01-2018

Je ne veux pas seulement vous présenter mes vœux de bonheur, je voudrais qu’ensemble ce soir nous clamions haut et fort l’actualité du droit au bonheur pour tous.

Le rapport sur les inégalités mondiales, publié en décembre, confirme l’envolée spectaculaire et continue des écarts de richesses au profit de 1 % de la population mondiale.

Nous n’acceptons pas ce monde.

Oui, nous formons le vœu, et c’est le sens même de notre combat, du droit au progrès pour chaque être humain, le droit de vivre dignement en choisissant sa vie, le droit au progrès social, écologique, féministe pour toutes et tous, dans notre pays, la France, comme comme sur toute la planète, le droit d’avancer, tous et chacun, dans la solidarité.

Oui, je sais, les temps politiques sont mauvais. Ils ne nous disent pas çà.

Mais je crois que l’époque, elle, nous appelle à cela.

Pourquoi en effet devrions-nous réserver à nos projets de vie individuels les belles utopies qui forment nos vœux en ce mois de janvier  ?

Au nom de quelle théorie, de quel raisonnement, de quel empêchement, de quelle raison d’État ?

Pourquoi donc nos rêves et nos utopies du quotidien ne formeraient-elles pas le grand projet commun d’un droit au progrès pour chaque être humain ?

Nous vivons l’époque où les révolutions techniques, scientifiques, démographiques, numériques offrent des possibilités inégalées d’épanouissement de toutes les capacités humaines : vivre dignement de son travail, se loger décemment, vivre en bonne santé, faire des projets d’avenir, en décider librement, se former, se cultiver, changer de métier, d’activité, créer, participer à la vie de la cité…

Devenir maître de ses choix, être en capacité de décider, réinventer la politique.

En tous domaines, nous sommes à l’heure des choix pour l’humanité.

Et le choc des visions est partout.

J’entends la parole libérée des femmes contre les violences sexistes qu’on veut aussitôt étouffer.

J’entends la colère du monde face à la bêtise raciste et criminelle de Donald Trump.

J’entends l’arrogance du PDG de Lactalis, 8ème fortune française, 116ème fortune mondiale, justement le fameux 1 %, à qui il faudrait déjà tout pardonner parce qu’il daigne sortir de son silence.

J’entends l’inhumanité de Gérard Collomb contre les migrants et le manque de considération des associations qui les prennent en charge.

Et je me dis : non, le monde n’appartient pas à ceux qui en détiennent aujourd’hui les clés.

Un nouveau monde frappe à la porte, une nouvelle époque est possible, qu’il s’agit d’écrire ensemble.

*

Nous voulons la réussite solidaire, pour chacun, pour notre pays, pas la soumission aux « premiers de cordée ».

La modernité d’Emmanuel Macron, c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance. Et çà se verra, de plus en plus.

N’est-ce pas, Madame Muriel Pénicaud ?

A qui ferez-vous croire encore longtemps que la rupture conventionnelle collective, cette méthode de licenciement de masse introduite au détour d’un article des ordonnances Macron contre l’avis de tous les syndicats, c’est, je vous cite, la meilleure manière d’éviter « le traumatisme du licenciement » ?

L’avenir du travail, l’or que nous avons chacun entre les mains, vaut bien mieux que ces vieilles sornettes.

Voilà pourquoi, nous communistes, avons décidé d’entamer l’année 2018 avec la tenue le 3 février prochain à Montreuil d’Etats Généraux du progrès social, auxquels j’ai le plaisir de tous vous convier.

La grande bataille pour le progrès humain contre la soumission à la finance sera notre fil conducteur de l’année.

D’autres rendez-vous suivront tout au long de 2018 pour construire ce grand combat du progrès humain : les Rencontres Niemeyer, ici même le 26 janvier, pour un droit à la ville à taille humaine et démocratique ; les 3è Etats Généraux du numérique les 9 et 10 mars ; nos assises pour l’écologie les 4 et 5 mai ; une Convention nationale pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 28 et 29 septembre.

Oui, cinquante ans après 1968, nous proposons de reprendre le chemin de nouvelles audaces sociales et démocratiques contre tous les présupposés idéologiques qui prétendent s’y opposer.

Et dix mois après l’élection d’Emmanuel Macron, dans laquelle, c’est vrai, il a en partie réussi le hold-up sur l’aspiration de notre peuple à faire du neuf, nous reprenons l’écriture d’une vraie modernité là où les pages que le Président prétendait tourner et qui ne le seront en vérité jamais.

Utopie, nous diront certains.

Je suis sûr du contraire.

Et comme je l’ai dit ici même le 4 novembre en réfléchissant à l’actualité de nouvelles révolutions : « Le 21ème siècle est celui qui posera comme jamais à la planète toute entière la question de la modification en profondeur des rapports sociaux ».

Cette question que Gwymplaine, le personnage du roman de Victor Hugo « l’Homme qui rit », pose en ces termes à la Chambre des Lords  :

« Mylords, vous êtes en haut. Vous avez le pouvoir, l’opulence, la joie, le soleil immobile à votre zénith, l’autorité sans borne, la jouissance sans partage, l’immense oubli des autres. Mais il y a, au-dessous de vous, quelque chose. Au-dessus peut-être. Mylords, je viens vous apprendre une nouvelle. Le genre humain existe. »

Alors, nous qui sommes du monde du travail abîmé par la crise et les accidents de la vie, comme l’était le visage de Gwymplaine, nous renouvelons le pari de l’anticipation, de la modernité qui fut celui du manifeste de Marx et Engels.

Et contre ceux qui voudraient habiller de modernisme le maintien et l’extension des privilèges, nous choisissons le parti de la démocratie, c’est-à-dire du pouvoir partagé de tous, le parti du « nouveau monde » qui pousse, émerge, pour en libérer toutes les potentialités et entrer dans une période nouvelle de véritables progrès sociaux.

*

Vieux rêves éculés hurleront certains. Alors, parlons simple et clair. Parlons Lactalis, par exemple.

Avec près de 10 milliards d’euros de fortune, Emmanuel Besnier le PDG, a multiplié par 2,5 cette fortune ces quatre dernières années.

Durant cette période, il a été le champion de l’écrasement du prix du lait payé aux agriculteurs. Les producteurs de lait sont devenus les otages de Lactalis qui a droit de vie ou de mort sur la filière.

Comment le système capitaliste a-t-il pu mettre dans une telle dépendance nous tous, paysans et consommateurs ?

Le groupe est aujourd’hui au coeur d’une faille de la sécurité alimentaire, avec le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle.

Et il continue à faire preuve de la même arrogance.

Beaucoup de questions se posent : sur les conditions de travail et de production, sur les conditions de la distribution et du retrait des lots contaminés…

Ces questions doivent être posées.

La loi du secret, qui est une marque de fabrique du PDG, doit être brisée.

L’aveu du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui n’a jamais pu rencontrer le PDG même au coeur de la crise du lait, en dit long : les patrons du 1 % se croient tout permis. Ils se prennent pour les maîtres du monde.

Toutes les questions doivent être posées.

Par exemple, combien a-t-on supprimé d’emplois dans les administrations de contrôle de l’État depuis 2012 ? Mille postes supprimés !

Ou encore, quel est le montant du chèque d’économies sur son ISF que va toucher Emmanuel Besnier grâce à Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ?

Car Mr Emmanuel Macron, c’est bien çà les premiers de cordée.

Il faut faire les liens qu’on nous interdit de faire.

La crise Lactalis, c’est la crise d’un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit.

Et il faut aussi interroger le mode de consommation auquel nous astreint ce système devenu fou.

Car l’affaire Lactalis est le plus bel exemple qu’écologie et social ne font aujourd’hui qu’un.

J’en suis certain, si nous allons au bout de ces questions, comme vient de le demander le député communiste Sébastien Jumel, en réclamant la constitution d’une commission d’enquête, c’est tout un système qui sera mis à nu.

Et c’est un système de pouvoirs qu’il faudra changer, car le pouvoir sur de tels enjeux industriels et alimentaires ne peut pas en démocratie appartenir à une si petite poignée d’actionnaires, vivant dans le secret le plus absolu.

Non, ce monde n’est pas le seul possible, personne ne nous fera admettre cela.

Mettre fin à la prédation de la finance, réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans l’entreprise et dans la cité, voilà comment nous voulons agir concrètement pour transformer le monde.

Nous voulons que dans chacun de ces domaines les Etats Généraux du progrès social, les quatre ateliers qui en constitueront le menu sur le travail et la protection sociale, sur l’industrie, sur les services publics et sur le logement, fournissent des clés pour l’action.

Des clés et des pistes pour trouver l’argent, car de l’argent, il y en a, à condition de changer de logique de développement, et de décider autrement de son utilisation.

L’évasion et l’optimisation fiscales sont un racket permanent, 80 milliards d’euros pour la seule évasion fiscale évaluée pour notre seul pays.

Nous ne lâcherons pas .

Le groupe communiste au Sénat utilisera sa niche parlementaire le 7 mars prochain pour déposer le projet de loi de résolution pour une COP fiscale des frères Bocquet, déjà adoptée grâce à nos députés à l’Assemblée nationale.

La richesse, elle est dans les entreprises, produite par le travail et soustraite ensuite aux revenus du travail par l’écrasement du pouvoir d’achat salarial.

Le Produit intérieur brut de la France est de 2200 milliards d’euros.

Mais, pour comparaison, la capitalisation boursière du seul CAC 40 a été multipliée par vingt en trente ans, atteignant 1200 milliards d’euros et dégageant 73 milliards d’euros de profit.

Voilà où est l’argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Les exonérations d’impôts aux entreprises, notamment les plus grandes, CICE, CIR, cadeaux fiscaux… représentent cumulés un manque à gagner équivalent à 25 % du budget de l’État.

Le cambriolage de la maison France est une affaire qui marche.

Que fait la police ?

Et que fait Bruno le Maire, dont il est de notoriété publique qu’il n’est ni de droite, ni de gauche !

Ni de gauche, merci on savait !

Je le cite : « nous allons rendre 400 millions d’euros aux 1000 premiers contributeurs de l’ISF ».

Alors, parlons en de ces 1000 premiers contributeurs !

Les 10 plus grandes fortunes de France détiennent 240 milliards d’euros de fortune.

Les 100 premières fortunes de France, 439 milliards d’euros.

C’est-à-dire qu’en France, 100 personnes détiennent autant d’argent à un instant T, que ce quֵ million de smicards gagneront durant toute leur vie.

Et c’est la même chose dans le monde entier.

Le 1 % des plus hauts revenus capte à lui seul 27 % de la croissance mondiale, et soit dit au passage, des études montrent que ce 1 % concentre les plus gros pollueurs de la planète.

Pendant ce temps, la moitié de la population de la planète capte à peine 12 % de la croissance mondiale.

Mais comme ils sont modernes ces gens là, ils nous ressortent un argument nouveau !

« Certes, la France est riche. Mais les plus fortunés, écrasés par la pression fiscale, fuient la France ».

C’est vieux comme le capitalisme comme argument, mais soit… vérifions donc.

Allons faire un tour du côté de Neuilly sur Seine :

En 2004, la fortune immobilière s’élevait à 16 milliards d’euros.

En 2016, elle était à hauteur de 32 milliards d’euros.

Un jour, il faudrait organiser un « Safari-club », une visite guidée Neuilly, Place Vendôme, pour voir le paradis des riches, et on verrait qu’il existe bien, ici, sous nos pieds, pas seulement dans les Iles.

Et que fait le gouvernement ?

Il précarise l’emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron, tapant toujours sur le même clou, ignorant les vraies causes de la crise et de l’inefficacité : le coût du capital.

Il pique 5 euros par APL dans la poche de ceux qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Il demande aux bailleurs sociaux de compenser le désengagement de l’État à hauteur dֵ,5 milliard ce qui fera autant d’argent en moins pour les réhabilitations , les constructions neuves et le bien être des locataires.

Il offre 4,6 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans le budget de l’Etat 2018. Et il prend autant dans la poche des retraités via la CSG.

Le problème de la France, ce n’est pas son soi-disant déclin ou appauvrissement.

Le problème de la France, c’est que le travail du grand nombre fait la richesse d’une poignée d’autres, et que ce gouvernement, pas plus que les autres, ne met plus l’argent où il devrait le mettre pour développer notre pays.

Entendez le cri des infirmières des hôpitaux et des EPHAD :

«Entre ce qu’il faut noter sur l’ordinateur ou le dossier, les protocoles et les procédures administratives, je n’ai plus le temps de faire mon métier de soignante ! »

«Dans la réalité, nous avons moins de 5 minutes pour l’aide à la toilette ou l’aide au repas en Ehpad… C’est inhumain ! »

«Les contraintes financières modifient profondément notre travail… Nous poussons les familles à reprendre les patient-e-s, quitte à en culpabiliser certain-e-s ! »

«Les temps de prévention et d’éducation sanitaire ne sont pas financés… »

Voilà, Monsieur Macron, la parole venue du «bas de la corde », celle qui vient d’exploser aussi ces derniers jours dans les prisons, et fait souffrir tous les jours de centaines de milliers d’agents dans tous les services publics, à commencer par le plus précieux d’entre eux l’école.

Mais, vous n’en tenez pas compte. Vous poursuivez, vous persévérez même.

Pour reprendre l’exemple de l’hôpital, les regroupements « GHT » vident les établissements de proximité de leur sens.

Le désert sanitaire s’étend. Les zones blanches, ça n’existe pas que dans la téléphonie.

Et quand l’hospitalisation privée prendra le pas, que faudra-t-il faire Mme Buzyn ?

Négocier en contrepartie sonnantes et trébuchantes avec le privé pour qu’il daigne couvrir ces zones blanches ?

Nos parlementaires Pierre Dharréville, Laurence Cohen, Dominique Watrin sont à pied d’oeuvre, et l’hôpital, les EPHAD seront une de nos grandes causes en 2018.

Le « tout ambulatoire » pourrait conduire à fermer 7 lits sur 10 d’ici 2020 !

Ce que veut la population ce ne sont pas des superstructures hospitalières mais des hôpitaux publics de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée.

Et la modernité ce serait de continuer à sacrifier tout cela ?

« Au ciel de qui se moque-t-on » chantait Brassens dans une de ses dernières magnifiques chansons.

*

L’investissement dans les nouvelles générations, dans la formation, l’avenir, voilà encore des mots dont Emmanuel Macron aime se gargariser.

Et pourtant, ce qui attend les bacheliers en juin 2018 est extrêmement inquiétant. Sous couvert d’une meilleure gestion des flux, le « Plan Etudiants » légalise, renforce et généralise la sélection à l’entrée de l’université.

Selon les projections, le nombre d’étudiants devrait croître de 30 à 40 000 chaque année d’ici 2025 ! Soit l’équivalent d’une ou deux grosses universités supplémentaires par an. C’est une chance !

Car former plus de médecins, d’enseignants, d’ingénieurs, d’agronomes, nous avons besoin, c’est un investissement !

Oui la formation, la culture, c’est moderne !

Or, le gouvernement Macron poursuit la politique d’assèchement financier entreprise par les gouvernements précédents.

Ainsi, Macron met 1 milliard sur la table pour le quinquennat (200 millions par an).

Les présidents d’université demandent 5 milliards (soit 1 milliard par an).

Les syndicats de personnels et d’étudiants demandent 10 milliards (soit 2 milliards par an).

Les besoins sont en effet criants dans tous les domaines !

Mais qui décide ? Qui a raison ? Qui détient les pouvoirs ?

Là encore, une belle bataille d’avenir à mener.

A Toulouse en décembre, la mobilisation des étudiant.e.s et personnels a permis de faire reculer temporairement un projet de fusion de l’UT2J (Université Toulouse 2 Jean Jaurès).

A Clermont-Ferrand la semaine dernière, les lycéens et étudiants ont pu empêcher l’adoption d’une procédure draconienne de sélection par l’Université Clermont Auvergne.

Je félicite les étudiants, les organisations de Jeunesse, dont la Jeunesse Communiste de France et l’UEC qui sont de ce combat.

Vous n’avez pas attendu Macron pour penser réellement à ce que vous pouvez pour la France, tous les matins.

*

Faire le choix, pour 2018 et l’avenir du progrès social pour toutes et tous, c’est aussi mener le combat résolu pour l’égalité Hommes / Femmes.

Je veux d’abord saluer le combat courageux des femmes qui libèrent leur parole pour l’égalité et contre les violences sexistes !

C’est un combat que nous menons ensemble !

Ce combat pour l’égalité Hommes / Femmes est à mener ici, comme dans tous les pays et je pense notamment à la Pologne où le gouvernement veut limiter encore le droit à l’avortement déjà sérieusement mis en cause.

Mais quand le Président de la République française déclare gravement l’égalité Hommes / Femmes « grande cause nationale », on ne nous fera pas prendre les vessies pour des lanternes !

Nous jugeons aux actes et les actes sont clairs.

Je ne peux ici entrer dans le détail mais si la loi travail XXL est défavorable à tous, elle l’est particulièrement pour les femmes, puisqu’elle raye de la carte l’ensemble des outils mis en place depuis les années 80 pour agir sur les inégalités Femmes / Hommes au travail !

Certes, Marlène Shiappa promet dans quelques mois une loi très dure pour sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale, en lien avec la ministre du travail.

Comment se fait-il dès lors que les amendements que notre Groupe a porté au Sénat pour durcir les sanctions aux entreprises en cas de non-respect de la loi, ou ceux pour limiter le recours aux temps partiels, ont été rejetés dans la loi travail de Pénicaud comme dans le PLFSS ?

*

Enfin, faire le choix du progrès social est aussi un choix de civilisation dont l’enjeu, je l’affirme solennellement, est la survie de l’Humanité .

La recherche effrénée du profit immédiat couplée à une régulation d’un marché sous domination des puissants nous mène à une triple catastrophe : sociale, écologique et démocratique.

Depuis la fin du monde bipolaire, tous les trafics explosent : armes, drogues, êtres humains, animaux, blanchiment d’argent sale ou pillage de la propriété intellectuelle.

Ces trafics sont devenus des marchés de plus en plus lucratifs.

Le seul blanchiment de l’argent sale, représente selon l’ONU au moins 5 % du PIB mondial.

Les organes humains, les animaux et plantes rares, le commerce de déchets dangereux, la prolifération nucléaire, les contrefaçons de médicaments ou la piraterie informatique viennent s’ajouter au commerce des armes et au trafic de drogue.

L’esclavage et le travail des enfants rapportent des dizaines de milliards.

Et ces trafics odieux ne sont pas les seuls « trous noirs » de l’économie mondialisée.

Les richesses produites par le travail des peuples sont captées et s’accumulent chez les ultra-riches. Elles échappent, via les paradis fiscaux, aux budgets nationaux de solidarité et d’éducation.

Le pillage des ressources naturelles des énergies fossiles nourrissent les guerres.

L’humiliation des peuples, le « deux poids – deux mesures » et la loi du plus fort, les dérégulations du travail et des services publics alimentent les colères, les entrepreneurs de violences, le « chacun pour soi », la guerre de tous contre tous, les nationalismes et tous les replis identitaires.

Nous sous-estimons encore l’ampleur gigantesque de tous ces gâchis.

Gâchis est d’ailleurs un terme trop faible pour exprimer ce qui se passe dans le monde.

L’Europe n’est pas à l’abri : la City de Londres reste par exemple, l’une des plaques tournantes du blanchiment de l’argent sale.

J’ai employé l’image du « trou noir ». Elle me paraît juste.

En physique les trous noirs sont des endroits de l’univers qui absorbent toute la matière qui les entoure et où les lois traditionnelles de la physique ne s’appliquent pas.

Ce dont je parle ici s’y apparente.

Les revenus générés par tous ces trafics, par tout le travail et l’intelligence des humains sont absorbés par les mafieux et les ultra-riches.

Le fonctionnement de la finance mondiale, les paradis fiscaux, permettent que l’essentiel échappe aux lois traditionnelles de la société.

L’autorité politique ne s’applique pas à eux. Ils s’en servent et la dominent.

*

L’économie dirige le monde et elle est régit par des prédateurs.

S’attaquer à ce système d’exploitation et au pillage de la nature, construire l’humanité de demain, devient une urgence.

Le discours rétrograde et répressif tenu à nouveau par le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur les migrants est à l’opposé de ce que l’on est en droit d’attendre de la France.

Le double langage gouvernemental est insupportable.

D’une part, il est primordial que le droit d’asile soit pleinement respecté pour toutes les populations victimes de guerres et de persécutions, comme l’exige le droit international et comme le demande à juste titre le Directeur de l’OFPRA.

D’autre part, il est urgent que la France prenne la mesure de ses responsabilités en matière d’accueil et de migration.

Le tri que veut imposer le gouvernement, les bénéficiaires de l’asile et rien que ceux-là, tous les autres devant être expulsés, n’a aucun sens.

Notre pays a toujours accueilli les migrants et s’en est enrichi.

Non seulement, ce n’est pas aux Associations qui gèrent le premier accueil, comme à la Porte de la Chapelle, de procéder à ce tri, et nous soutenons avec force leur demande de retrait de la circulaire du 12 décembre, mais la France doit engager une politique d’accueil allant au-delà des seuls bénéficiaires potentiels de l’asile.

C’est notre responsabilité internationale.

C’est notre intérêt.

Le Parti communiste a entrepris l’élaboration d’un projet de loi sur ce que pourrait être une politique de migration de la France généreuse, à la hauteur de ses traditions et de ses valeurs.

Toutes celles et ceux parmi vous qui souhaitent y contribuer seront les bienvenus.

*

A l’heure où Donald Trump affiche son mépris à l’égard des peuples du monde, la France se doit de porter une autre ambition que la défense de ses seuls intérêts ou pire, le repli nationaliste ou xénophobe.

Aux Etats-Unis même, la vision de Trump est fortement contestée.

Mais à l’inverse, le marché mondialisé ne peut tenir lieu de projet politique et démocratique pour l’Humanité.

Or, si Emmanuel Macron semble décidé à jouer un rôle international accru, c’est semble-t-il pour endosser le costume d’un leader moderne du monde occidental, surtout préoccupé de se tailler sa place à la table du marché.

Ce n’est pas la France.

Les droits humains, les droits des peuples ne peuvent être une monnaie d’échange à la table des puissants.

Les droits des migrants, les droits du peuple kurde, les droits du peuple palestinien ne sont pas à négocier.

La France se grandirait en reconnaissant au plus vite l’État de Palestine.

Cette ambition, nous devons la porter en Europe pour reconstruire une union de peuples souverains, solidaires et associés, loin de la caricature ultra-libérale qu’est devenue l’Union Européenne.

*

Le pouvoir de l’argent, qui s’abrite dans les paradis fiscaux, dans les sièges des multinationales, dans les coulisses de Bruxelles, nous voulons aller le chercher pour le mettre au service du progrès social en France et en Europe.

Emmanuel Macron veut relancer le projet libéral européen, aujourd’hui en crise profonde, voire en voie de dislocation.

Dans cette crise, la montée des extrêmes droites et des populismes réactionnaires menacent la possibilité de poussées transformatrices progressistes.

Le Forum européen que nous avons tenu en novembre dernier à Marseille a montré, à l’opposé, les possibilités de convergence progressiste pour une toute autre Europe, celle des peuples.

Un énorme travail pour les concrétiser, les rendre pérennes et solides reste cependant à produire.

Nous voulons préparer l’élection européenne de 2019 avec cette ambition.

Nous venons donc d’écrire à toutes les forces susceptibles de travailler avec nous à une telle perspective, pour échanger sur cette échéance électorale cruciale.

Notre Conseil national, réuni fin mars, prendra d’importantes décisions à ce sujet.

Chers amis, chers camarades,

Vous le voyez, le Parti communiste va préparer le Congrès extraordinaire qu’il tiendra fin novembre 2018, dans l’action, plein de combativité et avec la volonté de réinventer le Parti communiste et la gauche dont notre peuple a besoin pour construire un nouvel avenir d’émancipation humaine.

J’espère que vous serez nombreux avec nous le 3 février prochain pour les Etats Généraux du progrès social, et dans toutes les étapes de la construction de notre nouveau projet au cours de l’année 2018.

Et vous me permettrez de conclure par cette suite du discours du Gwymplaine aux lords anglais :

« Je suis celui qui vient des profondeurs. Mylords, vous êtes les grands et les riches. C’est périlleux. Vous profitez de la nuit.

Mais prenez garde, il y a une grande puissance, l’aurore. L’aube ne peut être vaincue. Elle arrivera. Elle arrive. Elle a en elle le jet du jour irrésistible.

Et qui empêchera cette fronde de jeter le soleil dans le ciel ? Le soleil, c’est le droit. Vous, vous êtes le privilège ».

Ensemble, jetons le soleil dans le ciel.

Je vous remercie.
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Raymonde Jobelin, figure du Parti communiste, s’est éteinte à 70 ans
Son engagement pour le Parti communiste et contre les violences faites aux femmes lui était chevillé au corps. Raymonde Jobelin, élue (PCF) au conseil municipal à Meaux sous les mandats de Jean Lion (PS) puis de Jean-François Copé (LR), s’est éteinte le vendredi 29 décembre au matin. Elle était âgée de 70 ans.
Avant sa mort, elle avait pris la décision de donner son corps à la science.

Membre du conseil d’administration du bailleur Pays de Meaux Habitat, Raymonde Jobelin présidait SOS femmes 77, une association qui vient en aide aux femmes victimes d’actes de violence.

« Malgré n...
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Rassemblement à l’appel de la CGT77 devant le Conseil départemental et la préfecture de Seine-et-Marne
La Fédération du Parti communiste français est solidaire des agents du département en lutte et des élus du groupe communiste et républicain, Marianne Margaté, conseillère départementale PCF et Bernard Corneille ...
...lesquels se défendent contre la baisse des budgets départementaux alloués aux solidarités, à l’aménagement du territoire et des budgets nationiaux (santé, handicap, retraites...) et pour préserver et développer l’emploi. Les services publics et le statut des fonctionnaires sont des enjeux...
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APL : le gouvernement confirme ses attaques contre les bailleurs sociaux (Ian Brossat)
Le Gouvernement multiplie les mesures comptables destinées à faire les poches des bailleurs sociaux.

En effet, si la mobilisation du secteur devrait permettre d’obtenir un étalement sur trois ans, la coupe budgétaire catastrophique de 1,5 milliards d’euros imposée au monde du logement social est confirmée par le secrétaire d’État Julien Denormandie. « Les APL dans le secteur HLM baisseront bien progressivement au cours des trois prochaines années avec une réduction de 1,5 milliard en 2020 ».
Pour atteindre cette somme, après avoir fait voter une augmentation de la contribution à la CGLLS (Caisse de garantie du logement locatif social), une nouvelle attaque est prévue : l’augmentation de la TVA sur le logement social de 5,5 % à 10 %. Ainsi, le gouvernement baisse les prélèvements sur...
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élu-es (Sylvie Fuchs, conseillère régionale; Marianne Margaté, conseillère départementale; Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, Christine Ginguéné et Edith Boclet, conseillères municipales de Villeparisis) militants et associatifs (Coralie Jobelin de Chelles citoyenne; Victor Barras de Courtry Citoyenne) réunis pour demander la levée du secret défense autour du démantèlement du fort de Vaujour et contre l’extension de l’enfouissement des déchets sur ce site.

Un taux anormalement élevé de cancers se concentre autour du fort.
Fort de Vaujours
pour la vérité et la transparence

Le Fort de Vaujours, ancienne fortification militaire, a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l’armée Française.

Pendant des...
Lire la suite - 03-12-2017

Fort de Vaujours
pour la vérité et la transparence

Le Fort de Vaujours, ancienne fortification militaire, a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l’armée Française.

Pendant des années, le CEA a pratiqué sur le site des essais nucléaires dits sous-critiques (ou tirs “froids”). Ces tirs consistaient à l’explosion de bombes atomiques factices construites autour de sphères d’uranium 238. Ces tirs ont été réalisés à l’air libre aussi bien qu’en salles de tirs.

Les débris et éclats d’uranium causés par les explosions à l’air libre étaient projetés bien au delà de l’emprise du fort. Lors des gros tirs, certains débris ont été retrouvés par le CEA à plus d’un kilomètre du fort.

Lors des explosions en casemates de tir, les éclats d’uranium et autres déchets étaient évacués à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds de plusieurs dizaines de mètres. 14 de ces puits ont été recensés sur le site.

Une dépollution sur seulement 0,22% de la surface du fort fut réalisée par l’Etat français : une campagne d’assainissement très limitée compte tenu des coûts astronomiques qu’impliquent ce genre de travaux.

Pour preuve de l’insuffisance des campagnes de dépollution de l’époque, en mai 2011, une mesure de radioactivité, 33 fois supérieure à la norme, a été relevée dans l’enceinte du fort de Vaujours sur un point chaud détecté par la CRIIRAD en 2001.

L’intersyndicale, les collectifs de défense et les militants politiques obtiennent gain de cause au conseil de surveillance du centre hospitalier Sud 77.

Avec les syndicats, nous, militants communistes, réclamons notamment l’arrêt des réorganisations des services qui entraînent la fermeture de lits et l’accès au parking du site de Fontainebleau en exclusivité aux agents hospitaliers durant la durée des travaux.

Assez de souffrance des personnels hospitaliers !

Assez de renoncements aux soins et à la santé !

Suite au conseil national de la résistance(CNR) le lendemain de la seconde guerre mondiale de 1945, la sécurité sociale a été financée dans un pays dévasté par la guerre, en quasi ruines ; et on veut nous faire croire, alors que la France est la 5ème puissance économique mondiale, la 5ème plus ric...
Lire la suite - 01-12-2017

Suite au conseil national de la résistance(CNR) le lendemain de la seconde guerre mondiale de 1945, la sécurité sociale a été financée dans un pays dévasté par la guerre, en quasi ruines ; et on veut nous faire croire, alors que la France est la 5ème puissance économique mondiale, la 5ème plus riche, qu’elle ne serait plus capable de financer la sécurité sociale.

Projets Macron :

- Fermeture des urgences Fontainebleau - Nemours - Montereau
- Plan d’austérité pour 2018 moins de 3 milliards pour la protection sociale, ce qui pousse à favoriser l’ambulatoire, provoquant une baisse des lits en France (moins 16.000 pour les 2 dernières années et moins 22.000 pour l’avenir dont 239 pour les 3 sites Sud Seine et Marne)
- Dans la suite des gouvernements précédents Chirac , Sarkozy et Hollande ; Macron organise le trou de la sécurité sociale en baissant les cotisations patronales, moins 45 milliards, alors que le déficit de la sécurité sociale n’est que de 5,2 milliards en 2017.

Où va l’argent ?

Conséquence :

- Remplacement de la cotisation sociale par la contribution sociale générale (CSG) . On remplace le principe de solidarité ( je cotise selon mes moyens et je perçois selon les besoins) par un principe assurantiel (je reçois en fonction de ma contribution).
- La CSG (c’est un impôt) doit augmenter de 1,7% et rapporter 22 Milliards d’euros payés par les citoyens contre une baisse des cotisations sociales de 18 milliards. Cela coûte donc, en plus, aux citoyens la différence de 4 milliards, soit environ le montants de la suppression de l’impôts de solidarité sur la fortune (ISF).

Propositions du PCF :

Priorité à la prévention : développer le maillage hôpital / centre de santé avec les autres structures des soins existants CCAS, écoles, crèches ...
- Obligation du tiers payant
- Donner les moyens nécessaires aux 8 hôpitaux de Seine et Marne d’être des hôpitaux de plein exercice
- Empêcher le gouvernement d’étatiser le fonctionnement de la sécurité sociale.
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Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, est embastillé par Israël depuis 100 jours, en vertu d'un ordre de détention administrative

Entretien exclusif avec Salah Hamouri dans l'Humanité.

"Vous êtes notre espoir et les porte-voix de notre résistance"
Extrait:

"Il est primordial de dénoncer ce que les autorités israeliennes font aux Palestiniens et, en particulier, aux enfants qui sont trop nombreux à connaitre les prisons de l'occupant. Il s'agit là d'un véritable projet pour casser l'enfance palestinienne"

Quelques jours après l'a...
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Nestlé à Noisiel : Question écrite au gouvernement de Pierre Laurent au Sénat
Pourquoi ce qui était vrai à l’installation de Nestlé ne l’est plus en 2017 ?

Des investissements récents, un équilibre territorial et des emplois à préserver
M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le devenir des 1 300 salariés du siège Nestlé France et du site de l’ancienne Chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne.

La direction de l’entreprise Nestlé France a ann...
Lire la suite - 30-11-2017

M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le devenir des 1 300 salariés du siège Nestlé France et du site de l’ancienne Chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne.

La direction de l’entreprise Nestlé France a annoncé son déménagement de Noisiel pour fin 2019. Elle dit vouloir regrouper ses sept sièges sociaux français et ses 2 500 salariés sur un site unique situé entre Issy-les-Moulineaux et la Porte de Versailles et a fait connaître son intention de vendre le site de Noisiel.

Nombre de salariés et leurs représentants du site de Noisiel expriment de fortes inquiétudes, en lien avec ce déménagement, sur le maintien de l’emploi d’autant que, selon eux, la direction entame des démarches en vue de repérer dores et déjà des postes qu’elle pense pouvoir supprimer. En outre, en transférant les postes de travail de 1 300 salariés à l’autre bout de l’Île-de-France, elle rendrait beaucoup plus difficile l’équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle de nombre d’entre eux.

Les élus de proximité estiment que ce déménagement serait synonyme d’interrogations et d’inquiétudes tant en matière d’emploi, qu’en termes d’attractivité de ce territoire dans le cadre de la mise en place du Grand Paris, quel qu’en soit le périmètre. Ils estiment également que ce site classé situé à proximité immédiate de futurs aménagements olympiques mérite une attention particulière en vue de préserver l’originalité, l’histoire et l’unité de ce site et ont interpellé les pouvoirs publics à ce sujet. Leurs craintes et interrogations portent également sur d’éventuelles opérations immobilières concernant l’actuel terrain de la chocolaterie et ce, en liaison avec la mise en place du Grand Paris et des Jeux olympiques.

Outre le fait que l’activité industrielle en Seine-et-Marne ne cesse de chuter ces dernières années, il est à noter également que le groupe Nestlé a touché ces dernières années des dizaines de millions d’euros d’aides publiques sous la forme d’un crédit d’impôt recherche (CIR) et de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). L’État ne peut donc se désintéresser de ce qui s’y passe.

Par conséquent, il lui demande ce qu’il compte entreprendre en vue de favoriser, au siège de Nestlé France notamment, un dialogue social avec les personnels qui participerait à un projet industriel cohérent tant du point de vue de l’intérêt général que de l’équilibre territorial et qui aurait également pour objectif la préservation de l’emploi
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violences sexuelles et sexistes
la société doit changer


Plus de 300 000 femmes ont eu le courage de déclarer avoir été victimes de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol. Pour certaines, c’est un conjoint, un membre de la famille, un ami. Pour beaucoup, il s’agit également de harcèlement sexuel au travail dont 20 % des femmes aujourd’hui sont victimes.
C’est particulièrement grave, car nous savons pertinemment que ce chiffre est en deçà de la réalité. Les femmes sont plus précarisées que les hommes et les réformes du gouvernement Macron, en supprimant les protections des travailleur.se.s, vont aggraver leur situation. I...
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BUDGET 2018
Avec ce budget ce sont les Français, les travailleurs, les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités, nos services publics, nos communes qui vont trinquer. Quand vous donnez un euro d’un côté, vous en reprenez aussitôt deux de l’autre !
...
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Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018
--> lire le rapport d'introduction de Pierre Laurent

--> lire les Résultats de la consultation

Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017
Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée ...
Lire la suite - 18-11-2017

Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée nationale du parti, réunissant à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF, à l’issue d’une période de deux mois de consultation de plus de 13.000 militants.  


  Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017  


Réuni·e·s le 18 novembre 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, nous sommes plus de 900 animatrices et animateurs de sections locales du PCF. Cette Assemblée nationale fait suite à une première et intense période de consultation des communistes. Au terme de ces travaux, l’Assemblée adopte les dispositions suivantes.

A - Nous appelons l’ensemble des communistes à intensifier, dans tous les domaines, la contestation de la politique du  pouvoir Macron, et à construire dans les luttes les bases d’une politique alternative.

La politique du nouveau pouvoir est tout entière construite au service de la finance et des plus riches.
Elle se révèle aux yeux de la majorité des Français·es brutale, autoritaire, inégalitaire.

La colère grandit et des mobilisations nombreuses et importantes sont déjà engagées : contre les ordonnances cassant le code du travail ; contre des choix budgétaires au service des riches et de la finance ; contre les gâchis du capital et le scandale de l’évasion fiscale ; contre la casse du logement social et de la Sécurité sociale ; pour des politiques publiques résorbant les inégalités sociales et territoriales ; contre le démantèlement de grands atouts industriels comme Alstom ; contre l’austérité qui asphyxie les communes et les services publics ; contre les violences faites aux femmes ; pour un accueil digne des migrant·e·s ; pour des choix écologiques à la hauteur des dangers encourus par la planète…

Nous sommes engagé·e·s dans ces luttes et soutenons activement les mobilisations syndicales, sociales, associatives, d’élu·e·s locaux·ales en cours dans tout le pays. Nous voulons les nourrir utilement de propositions alternatives s’inscrivant dans notre visée communiste, car c’est d’une autre logique dont notre pays a besoin. Nous pouvons nous appuyer sur le travail de nos élu·e·s, des groupes parlementaires (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Nous décidons d’amplifier nos campagnes contre le coût du capital, pour une autre utilisation des richesses et à faire des États généraux du progrès social, le 3 février prochain à Paris, un carrefour de convergences de toutes ces luttes. Il s’agirait d’une première étape de la construction d’une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement.

B - Au-delà, nous voulons repenser l’action et les ambitions du Parti communiste pour être à la hauteur d’une période politique troublée et totalement inédite, d’une période où le monde a besoin d’une profonde révolution des rapports sociaux pour ouvrir de nouveaux chemins de justice et d’émancipation.

  Nous décidons d’engager toutes nos énergies dans la préparation d’un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d’espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d’aujourd’hui a besoin. Nous voulons le faire à partir du bilan lucide de notre action de ces dernières années et d’une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017.

Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l’intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler l’avenir de cette belle idée du commun.
Nous nous donnons le temps et la méthode nécessaires pour cela, en prenant sans attendre les décisions d’actions nécessaires.

*

Dans une première phase – décembre 2017 à fin mai 2018 – nous ouvrons quatre grands thèmes de travail et d’action sur la base d’un bilan de la période écoulée :
  • les luttes et le combat communiste ;
  • notre démarche de transformation et de rassemblement ;
  • les transformations de notre parti ;
  • les élections européennes.

1 - Les luttes et le combat communiste

Il s’agit d’avancer concrètement dans l’élaboration d’un projet communiste du 21e siècle en l’alimentant de la mise en action  de nos grands axes de bataille avec la construction :
  • d’États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris ;
  • Alstom, pour une nouvelle industrialisation ;
  • d’Assises communistes pour l’écologie que nous tiendrons en mai ;
  • d’une campagne nationale pour les communes et l’égalité des territoires dans la République, la démocratie (Appel de Grigny ; rencontres Niemeyer du 29 janvier, colloque sur la réforme constitutionnelle le 5 mars…) ;
  • d’une campagne nationale pour les droits des femmes et contre les violences.


Et, enfin, de toutes nos actions déjà lancées :
  • les 3es États généraux du numérique les 9 et 10 mars ;
  • notre convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 29 et 30 septembre ;
  • la lutte pour la paix en vue des prochaines mobilisations nationales du 22 septembre et du centenaire de la Première Guerre mondiale ;
  • nos actions de solidarité concrète ;
  • la lutte contre le racisme avec une journée d’étude au printemps ;


2 - Notre démarche de transformation et de rassemblement dans la société française  Il s’agit de produire :
  • un document d’analyse sur l’état de la société française d’aujourd’hui notamment les conditions de la lutte des classes ;
  • une proposition d’orientation de notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d’un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle.


3 - Les transformations du Parti

Il s’agit de définir l’organisation que nous devons être et les transformations concrètes pour y parvenir ; parmi ces questions, citons au moins :
  • le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité ;
  • les nouveaux modèles d’organisation dont nous avons besoin ;
  • notre politique de formation ;
  • notre communication ;
  • la conception et le rôle de nos directions.


4 - Les élections européennes

Il s’agit de définir le sens de notre campagne en 2019 et le type de listes que nous voulons construire.

Ce travail pourrait déboucher sur un Conseil national élargi, tenu les 24 et 25 mars, prenant de premières décisions d’orientation et faisant des propositions, notamment un calendrier d’élaboration et de validation de nos listes (in fine par le Conseil national). Il faudra tenir compte des modifications du mode de scrutin envisagées par le gouvernement. 

  *

C - Méthode de travail

Ces quatre thématiques devront, chacune, rassembler dans plusieurs chantiers des milliers de communistes. Les chantiers seront ouverts à tou·te·s les adhérent·e·s qui le désirent. Ils s’ouvriront également aux contributions extérieures. Chacun·e disposera de l’outil numérique mis en place par le Conseil national. 

Pour chaque thématique, une équipe d’animation nationale veillera au travail collectif et sera chargée de faire – avant fin mai – un bilan du travail, des actions menées et des propositions pour l’avenir du Parti. Toutes ces réflexions nourriront l’élaboration de la base commune. 

L’adoption du projet de base commune aura lieu les 2 et 3 juin lors d’un Conseil national élargi aux animateurs·trices des ateliers.

L’adoption de la base commune déclenchera la phase statutaire de la préparation du Congrès :
  • dépôt des bases communes alternatives éventuelles jusqu’au 6 juillet ;
  • mise a disposition des communistes de tous les textes présentés ;
  • vote sur le choix de la base commune les 4, 5 et 6 octobre ;
  • congrès locaux et départementaux du 15 octobre au 15 novembre.


Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018.  

L’Assemblée du 18 novembre mandate le Conseil national du 1er décembre, pour mettre en place le dispositif d’animation et les commissions statutaires (commissions de transparence des débats, des candidatures et du texte). Les outils d’animation numériques du site du Congrès seront prêts à fonctionner le 4 décembre.
voir le document                       

Ne pas accepter la mise sous tutelle de nos communes
APPEL DE L’ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains) AUX MAIRES DE FRANCE
Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 e...
Lire la suite - 17-11-2017

Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 et 2017, près de 11 milliards d’euros ont été ainsi soustraits arbitrairement et brutalement à l’ensemble de nos collectivités.

Contraints par la loi à l’équilibre de nos budgets et soucieux d’éviter à nos collectivités la mise sous tutelle étatique, nous – élus locaux – avons procédé, en responsabilité et en conscience, à des choix draconiens

: Réorganisation des services publics, reports de projets d’investissements, diminution des périmètres de nos politiques publiques, baisse de subventions, réduction de la masse salariale… nous avons actionné l’ensemble des leviers dont nous disposions comme maires avec le souci de maintenir un service public de qualité pour nos concitoyens.

Nous n’avons pas seulement participé au redressement des comptes publics. Nous en avons été les principaux acteurs. En trois ans, de 2013 à 2016, la baisse du déficit de l’État est, pour 85 %, le fruit des efforts que les collectivités locales, dont nos communes, ont fournis. Aujourd’hui, le Président de la République exige des élus locaux qu’ils réalisent dans les cinq années à venir, 13 nouveaux milliards d’euros d’économie.

En moins de 10 ans, ce serait près de 25 milliards d’euros dont nos services publics locaux se verraient privés. Ces annonces condamnent nos collectivités locales à une mort par asphyxie budgétaire. Cette fois, pas de réduction brutale des baisses de dotations mais un tour de bonneteau qui fait reposer la promesse du maintien des dotations de l’Etat sur la capacité de nos collectivités à réduire elles-mêmes leurs dépenses de fonctionnement.

Moins de dépenses de fonctionnement, c’est inévitablement moins de services publics pour nos populations, moins de subventions pour nos associations, moins de culture, de santé, de sport et de vie sur nos territoires.

Nous, maires et élus des territoires de la République, refusons de nous faire hara-kiri et de faire payer à nos concitoyens les choix budgétaires du Gouvernement.

Le Président de la République appelle de ses voeux un « pacte girondin » entre l’État et les collectivités, glosant sur des libertés nouvelles auxquelles aucun d’entre nous ne pourra en réalité prétendre, tant la contrainte budgétaire sera insupportable.

Les contrats proposés aux 319 principales collectivités locales de France s’apparentent dès lors à une mise sous tutelle.

La seule liberté promise serait celle du contrat ; un contrat passé individuellement entre les collectivités et les préfets, lesquels, nous dit-on, disposeront d’un « pouvoir d’appréciation », porte ouverte sur tous les arbitraires et rupture de l’égalité républicaine entre nos territoires.

Nous – Maires de France – dénonçons un retour en arrière sans précédent sur les lois de décentralisation et une attaque en règle contre les libertés des communes, des départements et des régions qui depuis la loi du 2 mars 1982 avaient vu supprimé le contrôle administratif du représentant de l’État pour le remplacer par un contrôle juridictionnel et un contrôle budgétaire spécifique.

Les collectivités locales ne sont pas des services déconcentrés de l’État. Conformément à l’article 72 de la Constitution, « elles s’administrent librement et bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement ».

La situation nouvelle qui se dessine doit nous appeler à une immense vigilance, qui dans les faits, nous conduira à poser une Question prioritaire de constitutionnalité sur le projet présidentiel à l’endroit des collectivités territoriales.

Creusets démocratiques de notre République, nos communes ne peuvent pas être réduites à l’état de variables d’ajustement. Nous avons été élus par nos concitoyens pour défendre et faire valoir leurs droits et les intérêts de leurs territoires et ceux, bien pensés, de la Nation. Nous nous y attachons et continuerons à le faire tout au long de nos mandats.

Considérant que les contrats proposés contreviennent aux dispositions de la Constitution sur la libre administration des collectivités locales,

Considérant qu’ils constituent une rupture dans l’Égalité entre nos territoires.

Considérant qu’ils menacent l’avenir de nos services publics locaux et, partant, de la cohésion de la République française. En conséquence de quoi, Monsieur le Président de la République, nous ne signerons pas ces contrats en l’état.

Nous affirmons notre opposition résolue à toutes ces dispositions et notre volonté de protéger nos collectivités de la mise sous tutelle étatique et nous vous demandons de recevoir notre délégation avant la conférence des territoires qui se tiendra mi-décembre pour rouvrir un dialogue sur des bases plus justes et plus équitables avec nos territoires.
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Révolution - 4 novembre 2017
discours de Pierre Laurent
Chers amis, chers camarades,

En plein conflit mondial, il y a cent ans, le 20ème siècle s’est ouvert par une immense promesse : la Révolution d’Octobre.
Une révolution qui revendique « le pain, la paix, la dignité », dans une Russie tsariste en pleine décrépitude, qui tente de faire triompher l’appropriation sociale des travailleurs dans un monde capitaliste et impérialiste en pleine expansion et en pleine guerre.


Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhs...
Lire la suite - 04-11-2017



Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhsh, Frédéric Genevée, Corentin Lahu, Marie-Pierre Boursier, l’ensemble des camarades bénévoles du PCF, etc... qui, par leur présence et leur engagement ont assuré le succès de ce mois d’initiatives.
Ces 3 semaines autour de la Révolution russe de 1917 ont permis de réévaluer ce moment de l’histoire et de l’aventure révolutionnaire  humaine. Elles nous conduisent depuis deux jours à réfléchir à l’actualité de l’idée de révolution aujourd’hui, pour mieux repenser les chemins de nouvelles révolutions. 
On appelle souvent révolution en politique des moments d’accélération, de précipitation de l’histoire.  Ces trois semaines de réflexion nous auront aussi servi à prendre conscience des temps longs dans lesquels elles s’inscrivent.  

Les journées d’octobre 1917 en Russie, ou celles de juillet 1789 en France, cristallisent  des processus profonds, au cours desquelles se renforce et s’exprime la conscience  populaire et politique de la nécessité de bouleverser  les rapports sociaux.    

Nous vivons une telle période, où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.  

C’est pourquoi, pour nous communistes et révolutionnaires du 21ème siècle, ces 3 semaines furent aussi une invitation à réinventer, dans les conditions et les rapports de force d’aujourd’hui, les transformations révolutionnaires dont la France, mais aussi notre monde ont besoin.
Le capitalisme mondialisé est à la fois hyper puissant et dominateur, mais désormais miné par des contradictions dont l’ampleur le rende incapable d’assurer l’avenir et même à terme la survie de l’Humanité.   

La révolution russe, son accélération en octobre 1917, ne nait pas de rien ; elle n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle plonge ses racines dans le développement du mouvement ouvrier et de la pensée de Marx, tout au long du 19ème siècle et dans celle de Lénine au début du 20ème.  

Pour retrouver la portée qu’elle eut en France et en Europe, il faut entendre les âpres luttes de classes du 19ème siècle, les révoltes ouvrières si durement réprimées. Il faut entendre la révolte des canuts à Lyon, leur chanson « c’est nous les canuts, nous sommes tout nus... ».
Il faut entendre  les prolétaires français partant « à l’assaut du ciel » selon la formule de Marx, à deux pas d’ici, avec la Commune de Paris. 
72 jours d’héroïsme éblouissants .
72 jours conclus par la semaine sanglante avec l’écrasement de la Commune et près de 10 000 morts. 
Dix semaines dont les révolutionnaires de toute l’Europe tireront beaucoup de leçons.
Pour entendre 1917, il faut avoir en tête Fourmies, ce 1er Mai 1891, sa manifestation pacifique pour demander la journée de 8 heures et la réponse implacable de la bourgeoisie qui voit là une insupportable atteinte à sa domination rapace, jusqu’à tuer de nombreux manifestants dont le plus jeune avait 11 ans et le plus âgé 30.
C’est dans ce monde-là que surgit 1917, dans ce monde où la machine de guerre des rivalités impérialistes se déploie à toute force, indifférente à la boucherie humaine qu’elle déchaîne, broyant les hommes et la nature et où, en 3 ans, plus de deux millions d’hommes trouvent la mort sur le seul Front oriental. 
Face à ce système, l’idée socialiste que Balzac, déjà, avant Marx, nommait « communisme », progresse. Mais  nulle part, à l’échelle nationale, elle  ne parvient à l’emporter depuis la glorieuse mais si cruellement éphémère Commune de Paris.

  Et surgit 1917. 
En février, le peuple russe balaie le tricentenaire tsariste et, en octobre, en quelques jours, il fait basculer l’histoire du monde.

  « La cause pour laquelle le peuple a lutté : proposition immédiate de paix démocratique, abolition du droit de propriété sur la terre des propriétaires fonciers, contrôle ouvrier de la production, création d’un gouvernement des Soviets, cette cause est assurée » dira le Comité Révolutionnaire   dans sa déclaration du 25 octobre à 10 heures.
Dès le 26, c’est le Décret sur la paix face à la boucherie impérialiste de la Première Guerre mondiale .  

Puis le 27, un projet de règlement sur le contrôle ouvrier qui donne aux ouvriers la maîtrise de l’entreprise.  La révolution s’étend dès lors tous azimuts. 
Elle ébranle jusqu’au tréfonds les logiques impérialistes d’asservissement des peuples et, par là même, les fondements du colonialisme comme instrument de domination des plus grandes puissances.
Le décret sur la paix est plus clair que jamais : 
« Si une nation est maintenue par la force dans les frontières d’un État donné, si, malgré le désir exprimé de sa part [...], on ne lui accorde pas le droit de trancher par un vote libre, sans la moindre contrainte, après l’évacuation totale de l’armée de la nation à laquelle elle est rattachée [...] la question des formes de son existence politique, alors son rattachement est une annexion, c’est-à-dire une conquête et un acte de violence » 
Et bientôt, librement, la Finlande devient indépendante. Faut-il rappeler qu’au même moment, on razziait dans l’Empire français pour envoyer en première ligne les troupes coloniales ?
La Révolution d’Octobre, parce qu’elle touche au cœur du capital, parce qu’elle s’attaque en même temps à mille dimensions de l’aliénation et de l’exploitation, doit, dès sa naissance, faire face à une lutte des classes internationale féroce. 
Tout est fait pour écraser ce spectre rouge qui hante l’Europe, annoncé par le « Manifeste du parti communiste » de Marx et Engels et qui cherche alors les voies de son incarnation mondiale dans le chaos de la guerre mondiale et d’un capitalisme éruptif.
Comment Octobre, malgré la propagande de guerre, aurait-il pu, dès lors, échouer à trouver le large écho mondial qu’il rencontra effectivement ?

  Comment Marcel Cachin, directeur de L’Humanité, qui avait 2 ans au moment de l’écrasement de la Commune et 22 au moment de Fourmies, pouvait-il ne pas applaudir devant la jeune République des Soviets défrichant des territoires nouveaux dans l’histoire de l’humanité ? 
Comment ne pas soutenir de toutes ses forces la promesse généreuse et fougueuse de ce « pays adolescent » pour citer Maïakovski ? 
Ce pays qui semble donner des contours de chair à ce qui n’était qu’une sorte de rêve...
Bien sûr, aujourd’hui nous connaissons la suite, la logique de guerre imposée par les forces impérialistes coalisées, les tentatives de réforme de la Nouvelle Politique Economique (NEP) pour sortir de la crise et de la famine, la mort de Lénine, les promesses non  abouties et puis, malgré l’essor économique, le processus émancipateur qui s’enlise dans un système contre- révolutionnaire, répressif, dictatorial et inhumain : le stalinisme. 

C’est le paradoxe du grand souffle de 1917.  Il aura généré des processus révolutionnaires et anti-colonialistes qui auront balayé tout le siècle.
Il placera encore  l’Union Soviétique, pourtant déjà saignée par les purges staliniennes, à la tête de la lutte contre le nazisme, prolongeant un temps son prestige de la libération.
Mais il aura inexorablement  dégénéré vers un système stalinien monstrueux dont l’URSS ne se relèvera finalement jamais.

  Nous n’oublions rien de cette histoire, ni le souffle de 1917, ni la puissance irrésistible d’un peuple qui décide de prendre en mains son destin ; ni l’impasse d’un système qui nie le pouvoir démocratique de ce peuple.
Pour nous, communistes français,  la leçon a été longue et douloureuse à tirer. Mais elle est tirée définitivement.  

Il n’y a pas de processus révolutionnaire abouti sans un développement ininterrompu de la démocratie, dans tous les domaines. Aussi âpre soit le chemin, la démocratie, l’action et la maîtrise consciente du processus politique par le peuple n’est pas négociable .
  C’est la condition de la réussite.
Là est un fondement et une condition de notre projet politique.  

En 1973, Georges Marchais (dont une exposition, qui succédera à celle-ci et sera inaugurée le 27 novembre,  rappellera l’apport  qui fut le sien, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition),  publia un essai, « Le Défi démocratique » qui agira ensuite telle une onde de choc pour le PCF. 

  Ce défi démocratique était lancé, expliquait-il, tout à la fois à la société et au Parti communiste.
  Il s’agissait de trouver une réponse neuve à une situation elle-même inédite, celle d’une crise globale et durable qui ne faisait que commencer. 

  Sa conviction était que cette réponse serait un progrès continu de la démocratie. La démocratie comme but et comme moyen de la révolution.

  Cette réponse, nous la faisons nôtre aujourd’hui, avec une force renouvelée.

  Nous la faisons nôtre dans l’échange et le travail commun avec chacune et chacun de ceux qui ne se résignent pas à un monde et à une société de plus en plus injustes et inégaux, avec chacune et chacun de ceux qui veulent décider de leur propre destin  pour que les solutions à ce monde en crise soient imaginées, construites, réalisées par eux, dans le partage et la démocratie.

  Oui, nous l’affirmons plus fort que jamais :
Nous ne combattrons jusqu’à la racine ce système capitaliste, où les richesses et les pouvoirs sont concentrés comme jamais.  Nous ne le dépasserons pour une nouvelle logique de développement humain que si la démocratisation, la diffusion et l’extension des pouvoirs dans les mains du plus grand nombre est continue, que si se substituent aux logiques actuelles une utilisation solidaire et partagée des immenses richesses créées aujourd’hui par le travail et les savoirs.
Le capitalisme n’étendra plus les droits humains.
Il tente chaque jour désormais de les restreindre pour perpétuer sa domination. 

  L’émancipation humaine sera désormais indissociablement sociale, féministe, démocratique, écologiste et pacifiste.
Tel est donc notre cap : l’extension continue et planétaire des droits humains par la démocratie, pour le progrès social solidaire, l’avenir écologique, la liberté féministe, le refus de tout racisme, pour la maîtrise partagée des richesses et des savoirs et le droit à la paix.

  Le 21ème siècle est le siècle qui, le premier, va se confronter, à l’échelle de la planète toute entière, à la question du post-capitalisme. 

  Le système capitaliste s’est mondialisé et a acquis, à la fin du 20ème siècle, une hégémonie politique provisoire. 

  Mais on sent bien qu’il se montre de plus en plus incapable de répondre aux nombreux défis contemporains, qu’il s’agisse de la justice et de l’égalité dans la mondialisation, des enjeux écologiques, de la nécessité d’un usage collaboratif du numérique ou encore de la qualité  du travail avec des salariés qui sont de plus en plus formés grâce au progrès de l’éducation.  
Le système capitaliste mondialisé n’est plus capable de porter les promesses d’épanouissement et d’émancipation humaine.  Le monde craque et le monde souffre. Il est entravé, dans ses développements, par les logiques  de la rentabilité financière à outrance et par l’exacerbation de la concurrence alors qu’il faudrait développer la coopération et le partage. 
L’heure est venue d’œuvrer concrètement au dépassement de ce système.
A l’heure du réchauffement climatique et des dégradations environnementales menaçant l’espèce humaine tout entière, qui ne voit que le capitalisme freine avec toute son énergie les révolutions écologiques nécessaires, comme l’atteste encore ces jours-ci l’affaire du glyphosate ?

  A l’heure de la prolifération du terrorisme, né dans les plaies de la guerre, des inégalités, des prédations néo-coloniales, qui ose nommer la racine du mal, ce monde déréglementé, brutal, foncièrement inégal ?

  A l’heure des trafics en tous genres, touchant tous les continents, qui est prêt à s’attaquer aux spéculations  et spoliations financières qui nourrissent ces trafics au lieu de permettre le développement de l’humanité ? 
Qui est décidé à s’attaquer à la privatisation des richesses du travail humain par le système bancaire et financier, aux 80 milliards d’€uros d’évasion fiscale soustraits à la France, aux 1 000 milliards d’€uros soustraits de l’UE (3 fois le budget de la France !), aux  14 000 milliards d’€uros (près de 50 fois le budget de la France, la 6e puissance mondiale !) qui grenouillent dans les paradis fiscaux ?
Cette terrible contradiction entre des possibilités inouïes de répondre aux besoins humains et un monde tiré en arrière par la rapacité des multinationales et l’obésité de la finance génère désormais un chaos et une instabilité politiques chroniques.
Les crises politiques frappent, presque successivement, tous les pays d’Europe, comme on l’on voit dernièrement en Espagne, avec aussi un sinistre retour au premier plan des extrêmes droites, notamment en Allemagne avec l’entrée au Bundestag des néo-nazis.
   
  Ceux qui tiennent le manche l’ont bien compris, à commencer par le Président Macron qui n’a pas intitulé par hasard son livre de campagne « Révolution », et parle à propos de l’Europe d’une nécessaire « refondation ».

  Les tenants de la classe possédante savent que le statu quo est impossible. 
Mais leur révolution, c’est celle du Guépard de Visconti : « il faut que quelque chose change pour que tout continue comme avant ».
En réalité, nous vivons bien le temps des révolutions.
Les savoirs explosent, la productivité du travail est exponentielle et la révolution numérique bouleverse la donne.
L’ordre ancien craque car il paraît fou de n’utiliser ces immenses potentiels qu’au service d’une minorité mondiale de plus en plus restreinte mais de plus en plus indécemment riche et puissante.

  Enfermé dans les logiques capitalistes, le monde, avec les immenses pouvoirs que donnent à ceux qui les détiennent les possibilités créatrices du 21ème siècle, devient dangereux.  

Tout appelle à de nouveaux rapports sociaux et c’est cette révolution contre laquelle les tenants du système capitaliste s’arc-boutent.

  La révolution, les révolutions deviennent dès lors l’objet d’une bataille d’idées intense et renouvelée. 
Macron et les siens en ont conscience. Les révolutions, leur sens, se gagnent dans les têtes, dans la conscience politique de tout un chacun. 

  Cette conscience, ils la travaillent, là aussi avec une puissance médiatique qui a changé d’échelle. Ils essaient de la modeler pour leurs propres objectifs. Il leur faut imposer à tout prix l’idée que l’organisation normale de toute société suppose « des premiers de cordée » et  l’immense masse des autres, « ceux qui ne sont rien » qui sont donc destinés à suivre les premiers.

  Mais Monsieur Macron, qui étaient les premiers de cordée dans la Russie de septembre 1917 ? 
Qui d’autres, sinon les oligarques tsaristes, les propriétaires des terres qui exploitaient les moujiks !
Karl Marx, dans cette extraordinaire anticipation, avait une fois de plus vu juste :
« Le capital [...] est en fait, dans son mouvement pratique, aussi peu déterminé par la perspective d’un pourrissement futur de l’humanité [...] que par l’éventuelle chute de la Terre sur le soleil. Dans toute escroquerie financière, chaque actionnaire sait que la tempête arrivera un jour, mais chacun espère qu’elle tombera sur la tête de son voisin après que lui-même aura recueilli la pluie d’or et l’aura mise en sécurité. Après moi, le déluge : telle est la devise de tout capitaliste ».
Alors, pour éviter le déluge, nous sommes devant un choix.

  Car si la révolution qui pourrait libérer la société de ces entraves est vraiment à l’ordre du jour du 21ème siècle, cela ne veut pas dire qu’elle adviendra. 
Si cette révolution des rapports sociaux ne se produit pas, nous pouvons au contraire aller vers un monde de plus en plus brutal, violent et inégalitaire, un monde où la domination de puissances multinationales risque de devenir extrêmement pesante, s’insinuant dans tous les choix de nos vies quotidiennes et dans le contrôle de nos libertés. 
Une chose est sûre, les choses ne resteront plus en l’état.  Le monde est entré dans une instabilité très profonde. A nous d’en faire émerger le meilleur et non le pire.
Le Parti communiste aborde ces défis de manière offensive.
Plus que jamais, nous n’entendons pas rester spectateurs des évolutions et révolutions en cours.
Nous entendons être des acteurs utiles à notre peuple pour qu’il prenne en main son destin.
L’humanité a les moyens à peu près de tout faire mais elle ne peut pas tout se permettre. 
Mais qui alors va choisir ?
Qui se donnera les moyens de choisir ?
Qui décide ce que l’entreprise doit produire, où elle doit produire, de quelle façon, par quelles méthodes, en utilisant quelles matières premières, quelles énergies ? 
Ces décisions sont aujourd’hui aux mains des seuls représentants des actionnaires. Et on sait qu’ils n’ont qu’un cap : les dividendes. 
Est-ce raisonnable ? Est-ce humainement tenable ?
Un immense mouvement pour la démocratie doit permettre aux salariés, aux chercheurs, aux agriculteurs, aux citoyens, aux habitants de quartiers, aux locataires, aux jeunes, aux étudiants et lycéens, aux usagers des services publics… de maîtriser les lieux de pouvoir ou d’en créer de nouveaux. 

  De nouvelles formes de démocratie et d’appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives, doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires.
  Comment travailler, au service de quels objectifs, dans l’intérêt de qui ?
Comment produire, consommer, faire société dans la ville et sur tout le territoire ?
Comment s’émanciper individuellement dans la solidarité du développement de tous ?
Chacune de ces questions a droit à une réponse démocratique à mille lieux de la confiscation et de l’opacité de la plupart des pouvoirs aujourd’hui.

  Le communisme, pour nous, c’est précisément le mouvement continu de cette émancipation humaine contre toutes les dominations, toutes les aliénations. 
C’est un mouvement continu de conquête démocratique.  

Le communisme est avant tout un processus pour une mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement décidée, progressivement construite et sans cesse renouvelée.

  L’invention d’une nouvelle République, d’un nouvel âge de la démocratie est au cœur de notre projet communiste.
Dans le monde interdépendant qui est le nôtre, cette bataille des pouvoirs se mène à toutes les échelles, locale, nationale, européenne, mondiale.

  La révolution aujourd’hui est multiforme et elle ne se résume pas à la seule conquête du pouvoir d’Etat, aussi important soit cet enjeu, à la condition de repenser ainsi très profondément la formation de l’état.
Nous voulons, partout et en toutes circonstances, susciter, encourager les mouvements pour des conquêtes citoyennes, concrètes, immédiates. 

  En construisant des services publics, en créant la Sécurité sociale, les colonies de vacances, le tourisme social, la politique du logement social…, les communistes ont œuvré à la révolution contre les pouvoirs du capital.

  Aujourd’hui, ce sont toutes les pratiques et les expérimentations sociales, démocratiques, écologiques qui sont les terrains de ces luttes.
Nous voulons rendre notre communisme plus quotidien,  plus concret, mieux ancré dans les contradictions de l’époque. Nous devons nous-mêmes construire des pouvoirs sur les moyens considérables que nous offrent les technologies numériques.  

Nous voulons, en multipliant les initiatives de solidarités concrètes, les espaces citoyens de délibérations, les fabriques solidaires, libérer toutes les énergies démocratiques, leur donner sens et possibilité de s’associer.
En un mot, nous voulons faire le pari d’un nouveau progrès humain en chemin contre les logiques qui en entravent le développement.

  Pour plagier Saint Just, nous affirmons que le progrès social et écologique est une idée  neuve en France et en Europe !!!  

C’est pourquoi, par exemple, nous venons de décider de tenir, face à l’offensive anti-sociale de Macron, des Etats Généraux du progrès social, le 3 février 2018.
Car notre résistance n’est pas défensive, elle est porteuse de projet.

  Nous allons, dans les jours qui viennent, mettre à disposition des Cahiers du progrès social pour soumettre nos propositions, recueillir celles des citoyen-ne-s, des salarié-e-s, acteurs associatifs, culturels, économiques…  

Ensuite, nous organiserons une première étape nationale de cette campagne, le 3 février prochain, par la tenue d’états généraux du progrès social, ouverts à tous les citoyen-ne-s et à toutes les forces qui partagent cette démarche. 
Ils seront  un lieu où se mêleront les témoignages des luttes, l’expression des revendications, mais aussi et surtout les propositions et la construction de solutions. 
Un  lieu aussi où d’autres étapes de cette campagne pourront être proposées pour porter, par la mobilisation populaire, les mesures indispensables à une révolution sociale.
Faire révolution aujourd’hui, c’est donc pousser en avant tous les potentiels émancipateurs dans la société, dans le travail, dans l’affirmation des individus, dans le recul des processus de confiscation des richesses, dans la démocratie.
  La révolution du 21ème siècle, nous la concevons comme un processus de long terme qui se développera probablement de manière inégale et diverse à l’échelle de la planète, mais avec des dimensions internationalistes et mondiales de plus en plus fortes. 

  En effet, quelle que soit la poussée révolutionnaire, émancipatrice ou démocratique, où qu’elle se produise, elle a besoin d’une dimension internationale pour tenir dans la durée. 
Sinon, les logiques de la mondialisation et la puissance de concentration du capital financier deviennent des obstacles difficilement surmontables. Voilà pourquoi, nous nous attelons à la construction de convergences des luttes solides et durables entre forces européennes comme nous le ferons les 10, 11 novembre lors du Forum européen de Marseille.   

La question écologique, la question de la paix, oui une nouvelle fois de la paix quand tant de menaces pèsent à nouveau,  la lutte contre le pouvoir des transnationales sont des enjeux majeurs de cette lutte mondiale.

  Le combat féministe, la conquête d’une égalité pleine et entière des femmes est assurément aussi l’un des chemins les plus puissants de la nécessaire révolution des rapports sociaux au 21ème siècle. 

  Nous n’oublions pas qu’en Octobre 1917, lorsque le « gouvernement ouvrier et paysan » est mis  en place,  Alexandra Kollontaï fait partie de ce gouvernement. 
C’est la première femme ministre au monde.
En France, à cette époque, les femmes n’ont même pas le droit d’avoir un compte bancaire à leur nom ! 
Et le PCF, près de 10 ans plus tard, sera poursuivi en justice pour avoir présenté des femmes aux élections municipales !

  Ce combat, les femmes qui prennent aujourd’hui la parole contre les violences sexuelles nous le rappellent avec force, est  très largement devant nous.
C’est la conjugaison de tous ces mouvements, leur capacité à trouver du sens en commun qui feront ou non un processus révolutionnaire.

  C’est pour mener ce combat avec une efficacité repensée que le Parti communiste veut changer, mener à bien le processus de sa propre révolution. 
Les communistes  fixeront dans quelques jours l’ordre du jour de leur Congrès, lors de l’assemblée des animatrices et animateurs de section qui se tiendra à la Cité des Sciences de la Villette, le 18 novembre prochain.
  La ré-invention du Parti communiste, pour en faire une force capable d’affronter ces défis, est la condition de sa fidélité à son idéal révolutionnaire.
Ce chantier, ces chantiers, nous allons les engager avec confiance et détermination. 
Chers amis, chers camarades, 
Cent ans après 1917, nous n’irons pas prendre d’assaut ce soir le central téléphonique et le Palais de l’Élysée.  Après 1789, 1871, 1917, 1945 puis 1968, c’est une autre révolution qui est à l’ordre du jour de l’humanité, de nouveaux chemins de révolution que nous avons à ouvrir ensemble.
En 2017, face aux défis gigantesques qui s’additionnent, il est temps qu’une implication populaire durable, et non seulement insurrectionnelle, pousse et prolonge dans tous les domaines, par la conquête citoyenne permanente, les processus révolutionnaires qui cheminent et se cherchent. 
Cette implication, c’est ce que nous nommons « Le communisme de nouvelle génération ».  et c’est à la penser que nous aurons consacrés avec bonheur ce mois de débats. 
voir le document                       

Conseil national des 13 & 14 octobre
Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finan...
Lire la suite - 14-10-2017

Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finance. En un mot, au service des riches et nous avions décidé d’engager notre campagne contre la politique du gouvernement, contre les ordonnances, pour imposer des reculs et construire des solutions alternatives.

Un mois après, force est de constater que notre appréciation de cette politique se confirme :

  • Avec la présentation des budgets, celui de la l’État et celui de la Sécurité sociale : un budget fait par des riches, pour des riches.
  • Avec la montée du mécontentement, de la colère dans le pays, un mouvement de riposte qui grandit, s’élargit à de plus en plus de secteurs,contre les ordonnances et la politique de casse sociale.
  • Avec, dans l’opinion publique, une prise de conscience du caractère inégalitaire, des injustices sociales et fiscales, des projets du Président. Le « et de gauche, et de droite », cette soi-disant « modernité » prend du plomb dans l’aile, et c’est « le président des riches » qui s’affiche avec arrogance et mépris envers les salarié·e·s en lutte, les catégories populaires. Un mépris de classe, en somme.
Dans cette période où le clivage gauche-droite se réaffirme, où la question de l’unité, des convergences grandit, nous avons à investir de manière offensive cet espace à gauche pour faire monter les batailles et les solutions alternatives.

C’est dans ce contexte que nous avons à déployer une campagne permettant de faire converger les luttes contre cette politique de droite et faire grandir l’exigence d’entrer dans une nouvelle phase de progrès social pour contrer la politique libérale et autoritaire de Macron.

Une politique faites par des riches, pour les riches
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les actu suivantes
INITIATIVES

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DIMANCHE 3 JUIN 2018 - DE 12H à 17H

PASSERELLE DU VIEUX MOULIN
BORDS DE MARNE - CHELLES
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BULLETIN INFO FEDE

Tirer Force et Cohérence de l’apport de tous les communistes

Projet de base commune
Résolutions Européennes - débat avec Patrick Le Hyaric à la FD
Université d’été
Fête de l’Humanité - 1er RDV du bon de soutien à la FD
Écho des initiatives
Agenda départemental
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DERNIERS TRACTS

SNCF
MODERNISER OUI, CASSER NON

NON AU CDG EXPRESS
Investir pour le droit à la mobilité
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VIVRE ET VIEILLIR DANS LA DIGNITÉ ET LE RESPECT

PLAN HÔPITAL: LE PIRE EST À CRAINDRE
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DERNIER COMMUNIQU�

Un autre projet de santé est possible
voir le communiqu�

L'AFFICHE

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LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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Parti communiste fran�ais - Fédération de Seine-et-Marne
264 rue de la Justice - Vaux le Penil Boite Postale 118 - 77004- Melun cedex - Tél : 01.64.79.75.10 - Fax : 01.64.79.75.15 - pcf77@wanadoo.fr

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