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Urgence pour la paix, le climat et la planète (Fabien Roussel - Université d'été du PCF)
Discours de rentrée de Fabien Roussel, Université d'été du PCF, Aix-en-Provence, samedi 24 août 2019)
L’université d’été est devenue un moment fort de la vie de notre parti.
Elle permet de réfléchir - ensemble et avec d’autres - sur le monde dans lequel nous voulons vivre. Car une idée nous rassemble, toutes et tous, et bien au-de...
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L’université d’été est devenue un moment fort de la vie de notre parti.
Elle permet de réfléchir - ensemble et avec d’autres - sur le monde dans lequel nous voulons vivre. Car une idée nous rassemble, toutes et tous, et bien au-delà de nos rangs: il y a urgence à sortir du capitalisme.
Il y a urgence à bâtir un nouveau modèle de développement, à promouvoir un nouveau projet de société garantissant à toutes et à tous, de vivre dignement, de respirer un air pur, dans un monde de progrès et de paix. Oui nous voulons faire grandir cet espoir, montrer qu’il est possible de produire des richesses autrement qu’en brûlant la planète et en exploitant les êtres humains.
Ce projet de société ne peut être que démocratique. Nous voulons le bâtir avec le plus grand nombre de nos concitoyens, avec la jeunesse, avec le monde du travail et de la création, avec les forces vives du pays, avec toutes celles et ceux qui voudront partager ce combat pour une vie meilleure.
C’est utopique ? Non c’est essentiel.
Rappelez vous les promesses de l’an 2000, quand nous avons changé de siècle.
Le 21e siècle devait être celui du progrès, de la prospérité, de la paix. Qu’en est il aujourd’hui ?
Le 21e siècle est déjà bien entamé. Nous en avons parcouru un cinquième.
Qu’a-t-il réservé aux êtres humains, aux être vivants?
D’abord une crise, en 2008 qui fut la pire crise depuis 1929,
Et tous les ans de tristes records :
Record des inégalités, record de richesses accumulées dans les mains de quelques milliardaires,
record de dividendes versés dans le monde et en France,
record de catastrophes naturelles, de pics de chaleur,
record de ventes d’arme,
record de conflits, de murs bâtis entre les peuples, de nationalistes au pouvoir,
record du nombre de populations déplacées dans le monde.
Oui, ce siècle est bien loin des promesses faites aux peuples du monde.
C’est pourquoi il y a urgence à combattre ces fléaux, à sortir du capitalisme.
Ce que nous voulons, nous les communistes, c’est faire la démonstration du possible, c’est redonner de l’espoir, c’est unir et rassembler les français et les françaises autour d’un projet de société plaçant l’être humain et la planète au coeur de tous ses choix !
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L'APPEL AUX SEINE-ET-MARNAIS.E.S
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Mardi 09 avril 2019, une diversité de parlementaires, députés et sénateurs, ont décidé le lancement d'un Référendum d'Initiative Partagée afin de s'opposer à la privatisation des Aéroports de Paris.
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Mardi 09 avril 2019, une diversité de parlementaires, députés et sénateurs, ont décidé le lancement d'un Référendum d'Initiative Partagée afin de s'opposer à la privatisation des Aéroports de Paris.

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Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, complétée par les lois organiques et ordinaires du 6 décembre 2013 relatives à l’application de l’article 11 de la Constitution, un Référendum d’Initiative Partagée peut être organisé à l’initiative de 1/5e des parlementaires soutenue par 1/10e des électeurs inscrits. Il ne doit pas porter sur l'objet d'une loi promulguée dans l'année qui le précède. (comment ça marche)

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Le 9 mai, le Conseil constitutionnel a validé le processus lancé par les 248 parlementaires. (voir la liste)

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Il s'agit de demander maintenant aux Françaises et aux Français si ils sont d'accord pour que l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles De Gaulle, de Paris-Orly, de Paris-Le Bourget, des dix aérodromes civils d'aviation générale (dont les seine-et-marnais Meaux-Esbly, Chelles Le Pin, Coulommiers-Voisins, Lognes-Emerainville ) et de l'héliport d'Issy-Les-Moulineaux revêtent du caractère de service public national au sens de l'alinéa 9 du préambule de 1946.

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Le 13 juin débute le recueil des signatures durant 9 mois pour exiger la tenue du Référendum d’Initiative Partagée contre la privatisation d’Aéroports De Paris. C’est un événement politique majeur dans la vie démocratique de notre pays.

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Il faut au minimum le soutien de 4.717.396 électrices et électeurs.

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Nous, seine-et-marnais, seront particulièrement impactés par la privatisation des Aéroports de Paris.

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En effet, plus d’un tiers de l’aéroport Roissy Paris-Charles de Gaulle se trouve en Seine et Marne et cela représente des enjeux fondamentalement structurants pour notre territoire en termes d’aménagement, de santé et d’environnement.

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Beaucoup de nos concitoyens souffrent quotidiennement des nuisances aériennes. La pollution générée par l’oxyde d’azote et les particules fines est trois fois supérieure à celle du périphérique parisien. À cela s’ajoutent les problèmes liés au bruit et à l’engorgement des réseaux routiers, qui dégradent notre cadre de vie. Il est important que l’État mène aujourd’hui une politique environnementale et de santé publique volontariste, qui ne saurait voir le jour dans le cadre d’une privatisation.

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De plus, ADP possède en Seine-et-Marne du foncier aménagé et vierge. Cela nous confronte directement à des problématiques d’aménagement du territoire. Alors que la construction d’un nouveau terminal sur Paris-Charles De Gaulle équivalent en surface à celui de Paris-Orly, est en discussion, il est important que l’État garde un droit de regard et de maîtrise sur les futurs ouvrages.

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Notre département, avant même qu’elle soit actée, est déjà durement impacté par cette privatisation. En effet, nous ne pouvons que rapprocher la précipitation qu’eut l’État à déclencher les travaux du CDG Express sur notre territoire avec la volonté de réévaluer le cours d’ADP sur les marchés financiers ; et ce en

outrepassant les instances de concertation et leurs propositions alternatives.

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Nous ne pouvons nous satisfaire de ce court-termisme, qui va à l’encontre de l’intérêt général, et dont les conséquences se répercuteront directement sur la qualité de vie des seine et marnais.

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Nous lançons donc un appel citoyen qui se donne l'ambition, en Seine-et-Marne, de promouvoir les signatures nécessaires à l'obtention du Referendum d'Initiative Partagée contre la privatisation d'ADP.

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Nous, les signataires de cet appel, nous nous engageons à signer le soutien à la proposition de loi référendaire visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation d'ADP.
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ARJOWIGGINS, cité une nouvelle fois à l'assemblée nationale par le député et secrétaire national du PCF , Fabien Roussel interpellant le premier ministre.
" Des filières entières sont soumises aux logiques des marchés financiers...ARJOWIGGINS... Nous n'avons plus à faire à des industriels, mais à des avocats fiscalistes." "Monsieur le premier ministre, réindustrialiser la France, c&#...
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Question écrite à propos de la fermeture de V&B Fliesen de la ferté-Gaucher par le groupe Front de Gauche au conseil régional
Madame la Présidente,

Il a été récemment annoncé aux salariés de la société V & B Fliesen (ex-Villeroy & Boch) de La Ferté-Gaucher que leur entreprise fermerait ses portes à la fin du mois d’octobre pr...
Lire la suite - 25-06-2019

Madame la Présidente,

Il a été récemment annoncé aux salariés de la société V & B Fliesen (ex-Villeroy & Boch) de La Ferté-Gaucher que leur entreprise fermerait ses portes à la fin du mois d’octobre prochain.

Depuis de nombreux mois, les salariés et leurs représentants s’inquiétaient du manque de rentabilité de ce site, lié notamment à la politique industrielle de la direction allemande de V & B Fliesen GmbH et à l’absence d’investissement de la part de l’actionnaire turc Eczacibasi, qui a repris la majorité des parts de la société en 2007. Ces inquiétudes se sont donc malheureusement confirmées.

Faute de repreneur, si rien n’est fait d’ici-là, cette entreprise qui produit des carreaux de faïence mural cessera donc sa production dans les quatre mois à venir.

Les 113 salariés perdront leur emploi, avec toutes les conséquences sociales que cela implique pour ces derniers, pour leurs proches, et pour l’ensemble du territoire de la Ferté-Gaucher.

Ce serait là une catastrophe économique et sociale de plus pour ce territoire qui a déjà subi récemment la suppression de 240 emplois chez Arjowiggins : nous atteindrions ainsi en quelques mois 1000 suppressions d’emplois, en comptant les emplois induits par ces activités ! Ce serait aussi une catastrophe pour tout le département de la Seine-et-Marne, et pour toute la Région Ile-de-France. Ceci n’est pas acceptable.

Notre collectivité ne peut rester inactive, ni se résoudre à cette nouvelle fermeture d’un site industriel régional, qui fait vivre toute une économie locale, auquel sont associés des savoir-faire constitutifs de l’histoire industrielle francilienne, et qui ne peuvent être perdus.

Une solution doit donc être trouvée d’urgence pour sauver l’activité du site, ses emplois et préserver durablement le dynamisme économique du territoire. Du fait de ses compétences en matière de développement économique, il nous semble que la Région doit ici jouer pleinement son rôle.

Les syndicats ont notamment formulé une proposition de reprise d’activité sous la forme d’une SCOP, qui doit retenir l’attention et le soutien des pouvoirs publics.
D’autant plus que l’activité de l’entreprise repose sur un savoir-faire et un produit très marqués par l’identité territoriale, porteuse de débouchés et d’emplois directs et induits : la pâte blanche qu’elle utilise est unique au monde, produite dans les carrières argileuses de Provins, également pourvoyeuses d’emplois.
Par conséquent, quelles mesures envisagez-vous, Madame la Présidente, pour que la Région Ile-de-France oeuvre rapidement et concrètement, aux côtés de l’État et du Département de Seine-et-Marne, pour sauver ce
site industriel et ses activités, mais aussi maintenir, puis développer ses emplois ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame la Présidente, l’expression de nos cordiales salutations.

Céline Malaisé, Présidente du groupe Front de gauche

Sylvie FUCHS, conseillère régionale

Vanessa Ghiati, conseillère régionale
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UN SEUL VOTE , UN SEUL TOUR AVANT 18H
IAN BROSSAT
Nous ne nous reconnaissons pas dans le chantage imposé aux peuples : soit la poursuite du corset austéritaire, soit l’éclatement du continent dans des ensembles rivaux et concurrents. Face a la montée de l’extreme droite et des courants xénophobes et auto...
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Il faut sortir des traités, en écrire d'autres en se fixant d'autres objectifs (Fabien Roussel)
Notre liste se situe dans le prolongement des combats contre les projets d’intégration capitaliste néolibérale européenne portés par le PCF depuis les débuts de cette construction européenne. Le PCF est le seul parti français repré...
Lire la suite - 14-05-2019

Notre liste se situe dans le prolongement des combats contre les projets d’intégration capitaliste néolibérale européenne portés par le PCF depuis les débuts de cette construction européenne. Le PCF est le seul parti français représenté sans discontinuité, à la fois dans les deux chambres du Parlement français et au Parlement européen, à s’être opposé sans compromis à l’en-semble des traités européens. LePCF a été le moteur des campagnes du non de gauche au traité de Maastricht (1992) et au traité constitutionnel européen (2005).

L'Union européenne capitaliste roule vers l'abîme

Le projet d’intégration libérale capitaliste de l’Union européenne (UE) connaît une crise ma-jeure et cela a des impacts concrets sur les peuples. C’est le type de construction à l’œuvre depuis trente ans et mis en place par les classes dirigeantes européennes, bourgeoisie allemande en tête, qui emmène les peuples et les nations d’Europe dans l’abîme. Les mécanismes autoritaires associés à la monnaie unique, c’est-à-dire les dogmes budgétaires (60% du PIB pour la dette, 0,5% de déficit structurel), l’ensemble des mécanismes de contrôle de la Commission européenne (semestre européen, two-pack, six-pack), et une Banque centrale européenne «indépendante» distribuant des milliards d’euros aux banques et focalisée unique-ment sur la stabilité des prix, imposent des politiques d’austérité. Cela a des conséquences concrètes: alors que la richesse produite dans l’UE est passée de 15000 à 17200 milliards d’euros en 10 ans, le taux de travailleurs pauvres n’a cessé d’augmenter. 1 salarié·e sur 6 est aujourd’hui est un·e travailleur·euse pauvre dans l’UE. Les services publics n’ont cessé de se dégrader, hôpitaux, écoles, postes, transports.Mais attention : les directives et les règlements qui ont institué ces mécanismes autoritaires n’existent que parce qu’une majorité de député·e·s les ont approuvés ! C’est dire l’importance de renforcer dans le prochain Parlement européen les élu·e·s qui, à l’instar de Ian Brossat et des candidat·e·s de notre liste, n’ont jamais cautionné ni ne cautionneront jamais de telles mesures !Le Brexit démontre l’impasse des classes dirigeantes européennes. Les appels de Macron à la «Renaissance européenne » jouent sur les mots : son Europe se situe en fait dans la continuité de l’Europe actuelle. Les impasses politiques alliées aux effets sociaux des politiques d’austérité et aux paniques identitaires font le lit de l’extrême-droite et d’une droite radicalisée qui reprend un discours ethniciste et qui sont aujourd’hui au pouvoir dans huit pays de l’UE. Les espoirs de la social-démocratie d’ajouter un supplément d’âme social à l’Europe libérale ont buté sur l’impos-sibilité de le faire. L’Europe qui protège » ne peut pas être l’UE du tout carbone et du tout routier, l’UE sou-mise aux intérêts des lobbys des multinationales et ouverte aux quatre vents des traités de libre-échange. Les émissions de carbone sont reparties à la hausse dans l’UE, malgré les engagements de la COP 21. De plus, « l’Europe qui protège » ne peut pas être liée à l’OTAN, ni se trouver sous les pressions américaines pour augmenter le budget militaire à 2% du budget associé à la relance de la course aux armements qui fait peser une lourde menace sur la paix. Face à l’ensemble de ces défis de civilisation, il y a urgence!
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Privatisation d'ADP : le PCF appelle les Français.e.s à s'emparer du RIP
Le Conseil constitutionnel a admis la recevabilité du référendum d'initiative partagée (RIP) déposé pour empêcher la privatisation d'Aéroports de Paris.

Le PCF se félicite de cette décision qui intervient après un engagement de longue date des parlementaires communistes rejoints par de nombreux parlementaires d'autres forces politiques.
Cette privatisation serait un scandale d'État qui profiterait avant-tout aux intérêts privés. C'est la raison pour laquelle le PCF appelle les Français.e.s à s'emparer du référendum d'initiative partagé et contribuera avec ses...
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Anicet Le Pors «  Cette réforme, c'est une privatisation de l'appareil d’État  »
Greves dans la fonction publique.

L’ancien ministre communiste de la Fonction publique, Anicet Le Pors, a été reçu mardi par les députés GDR. Ensemble, ils dénoncent les dangers d’une «?captation de l’action publique par le privé et par la finance?».
Quel est l’objectif de la réforme de la fonction publique portée par le gouvernement?? «?à terme, elle va conduire à une privatisation de l’appareil d’état, à une captation de l’action publique par le privé et par la finance?»...
Lire la suite - 09-05-2019

Quel est l’objectif de la réforme de la fonction publique portée par le gouvernement?? «?à terme, elle va conduire à une privatisation de l’appareil d’état, à une captation de l’action publique par le privé et par la finance?», mesure Anicet Le Pors. L’ancien ministre de la Fonction publique, de 1981 à 1984, était mardi l’invité du groupe GDR à l’Assemblée nationale avant l’arrivée la semaine prochaine dans l’Hémicycle du projet de loi, déjà adopté en commission des Lois. «?Le statut actuel de la fonction publique doit beaucoup à deux communistes?: Maurice Thorez et Anicet Le Pors?», relève Stéphane Peu. Pour le député PCF, l’ambition de l’exécutif n’est pas de s’attaquer frontalement à la définition de la fonction publique, «?mais, en ouvrant massivement le recours à des contractuels en lieu et place des fonctionnaires, Macron entend l’éteindre progressivement?».

L’ancien ministre partage cet avis. «?Cela va brouiller ses finalités et son fonctionnement. D’autres objectifs que celui de l’intérêt général vont entrer en jeu. De nombreuses garanties vont voler en éclats?: sur l’impartialité des fonctionnaires, sur l’égalité entre les femmes et les hommes, et sur le maintien à distance du clientélisme et de la corruption, par exemple?», relève-t-il. «?L’idée est aussi d’imposer toujours plus une idéologie issue du privé, poursuit Stéphane Peu. Or l’on voit bien en ce moment, avec le procès France Télécom, que cela peut être lourd de conséquences. La perte de droits, le passage à un management privé et à une finalité qui n’est plus l’intérêt général mais la rentabilité sont destructeurs.?»

Dénoncer la diversion que représente la suppression de l’ENA

Les députés GDR ont ainsi préparé 45amendements, la plupart de suppression. «?Le gouvernement s’efforce de présenter sa réforme comme purement technique. Lors des débats, nous voulons lever le voile sur ses dangers et son caractère idéologique?», prévient Stéphane Peu. Ils entendent aussi dénoncer la diversion que représente la suppression de l’ENA. «?Il vaudrait mieux réformer l’ENA, dont la création a été progressiste vis-à-vis du système de recrutement népotique qui existait jusque-là. En tant que ministre, j’avais par exemple ouvert une troisième voie d’accès, pour les militants syndicaux, les élus, les personnes du monde associatif. Elle a été noyée. Pourquoi ne pas la rouvrir???» s’interroge Anicet Le Pors.

«?Il y a un véritable refus de l’exécutif de débattre sur le fond?», tance André Chassaigne, président du groupe, qui fustige les quelque 80renvois à des décrets prévus, pour enjamber la représentation nationale. «?Je note aussi que ce projet ne combat absolument pas le pantouflage et le rétropantouflage. C’est-à-dire le va-et-vient des hauts fonctionnaires entre le public et le privé. Des inspecteurs des finances qui vont dans le privé, cela se fait depuis des années. Mais aujourd’hui de plus en plus ils reviennent. Pourquoi?? Quels sont leurs objectifs?? Cela veut dire que le privé met la main, ou tente de le faire, sur l’action publique?», souligne Anicet Le Pors, qui soumet une proposition?: «?rendre la sortie de la fonction publique très onéreuse et irréversible?». Il insiste également pour ne pas rester sur la défensive?: «?Il faut montrer que le statut général des fonctionnaires doit devenir la référence sociale pour tous, y compris dans le privé.?»

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Pour une Europe de la paix, contre l'Europe du surarmement (Fabien Roussel)
Initiative PCF- Die Linke
Hommage à Jean-Pierre Timbaud :
Pour une Europe de la paix, contre l'Europe du surarmement
Chère Maryse Veny petite fille de Jean-Pierre Timbaud,

Chère Michèle Gauthier, fille d'Henri Gauthier,

Chère Carine Picard Niles, petite fille d'Odette Niles, représentant ici l'Amicale Chateaubriant Voves Rouillé Aincourt

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Chère Maryse Veny petite fille de Jean-Pierre Timbaud,

Chère Michèle Gauthier, fille d'Henri Gauthier,

Chère Carine Picard Niles, petite fille d'Odette Niles, représentant ici l'Amicale Chateaubriant Voves Rouillé Aincourt

Cher Claude Ven représentant la Fédération CGT Métallurgie ainsi que son Institut Histoire Sociale qui est installée ici même dans leur Maison des Metallo

Mesdames et messieurs les représentants des organisations et associations militant pour la paixMesdames et messieurs les parlementaires

Mesdames et messieurs les élu·es de Paris

Cher·es ami·es, cher·es camarades

Je suis heureux de nous voir réunis ici en cette veille du 8 mai et des célébrations de la Victoire contre le nazisme, avec notre camarade Jörg Schindler, secrétaire général de Die Linke. C'est une initiative à laquelle je tenais particulièrement et dont nous avons convenu fin avril avec Berndt Riexinger, le co-président de Die Linke que j'ai eu le plaisir de recevoir à Paris, au siège du Parti. Il est pour nous très important à la fois de faire vivre la mémoire de la Grande Victoire de 1945 contre le fascisme, de rendre hommage aux héros morts en déportation et exterminés, Juifs, Tsiganes, homosexuels, communistes, progressistes. Mais aussi de rendre hommage aux héros de la Résistance tombés dans toute l’Europe, du maquis des Glières aux actions de la résistance allemande.

Ce n’est pas uniquement une question de mémoire. La lutte continue aujourd’hui contre le fascisme, contre la montée des idéologies nauséabondes, racistes et des idéologies de guerre en Europe. Les appels à la haine s’entendent aujourd’hui à nouveau partout en Europe.

Comme l’a écrit Berthold Brecht, « Le ventre est encore fécond d’où est sorti la bête immonde ». Nous sommes ici pour dire ensemble que le seul projet européen qui vaille, c'est celui qui renforce véritablement la fraternité et la solidarité entre les peuples dans le respect de leur souveraineté – et non leur mise en concurrence exacerbée ;

le seul projet européen qui vaille, c'est celui qui défend les intérêts des classes populaires et des travailleurs –et non ceux des banquiers et des multinationales ;

le seul projet européen qui vaille, c'est celui qui fait de la construction de la paix et d'une culture de paix son axe essentiel et sa priorité absolue.

C’est cette ambition-là que nous voulons porter, à rebours du modèle ultra-libéral dont Emmanuel Macron et Angela Merkel veulent intensifier la marque, au nom d’un« couple franco-allemand » autoproclamé moteur de l’Union européenne.

Un couple tellement centré sur la domination qu’il passe son temps à s’affronter pour savoir qui est le plus fort des deux !

Nous, les communistes, nous formons avec Die Linke un autre couple franco-allemand ! Un vrai couple, dont les relations sont fondées sur les principes d'égalité, de solidarité et d'épanouissement respectif.

Notre « couple franco-allemand », c'est celui qu’incarnait le syndicaliste et dirigeant politique communiste, Jean-Pierre Timbaud, auquel nous voulons rendre un hommage fraternel ce soir. Bien d'autres avec lui ont porté ce combat pendant la guerre, le combat commun des classes ouvrières française et allemande, le combat commun des communistes français et allemands ; le combat commun des démocrates, femmes et hommes, militant-es de l'émancipation humaine et sociale – français et allemands- qui s'engagèrent dans la Résistance et ont abattu nazisme et fascisme il y a 75 ans.

Notre couple franco-allemand, c'est celui qui se lève pour s'opposer à l'augmentation indécente des budgets de Défense, sur ordre de l’OTAN, pour atteindre 2 % du PIB d'ici 2024. L’OTAN exige en outre que 20% de ces budgets faramineux soient consacrés à l’achat d’armement neuf.

La France va dépenser 295 milliards d’euros au total pour sa défense entre 2019 et 2025 alors que toutes les politiques publiques sont privées de l'argent indispensable pour rénover et développer nos infrastructures et nos services publics de santé, d'éducation, de transport, de culture. Sur le nucléaire, pour la même période, le budget de la modernisation est en hausse de 60% par rapport à la période précédente ! Il passera de 23 milliards à 37 milliards d’euros. 14,5 millions d’euros par jour !

A-t-on besoin d’investir 14,5 millions d’euros par jour dans la modernisation nucléaire quand notre pays a tant besoin d’hôpitaux, d’écoles, de services publics ?

Savez-vous ce que cet argent représente ? Nos amis du Mouvement de la paix ont fait le calcul, c'est simple : 1 missile M51 c'est l'équivalent de 100 scanners médicaux mais des départements entiers du pays se transforment en déserts médicaux ; 1 Mirage, c'est l'équivalent de deux collèges en milieu rural mais nos campagnes, notre ruralité se meurt un peu plus chaque jour

Tout le monde appelle à la paix mais les dépenses mondiales d'armement explosent à nouveau : 1 700 milliards de dollars pour 2017 dont la moitié pour les seuls pays membres de l'OTAN.

Non seulement nous nous emprisonnons dans la stratégie belliciste de l'OTAN mais nous en « rajoutons » quand Macron et Merkel cherchent, à relancer le projet d'« une Europe de la Défense » .

Cette « Europe de la défense » qu'ils appellent de leurs v½ux en agitant toutes les peurs, les haines possibles, ces 13 milliards d'euros de dotation, prévu pour 2021-2027, pour le « Fonds européen de la Défense », c'est le « cadeau » qu'ils réservent à l'industrie d’armement, à l'affût de toutes les bonnes affaires, les bonnes guerres…

« Qui veut la paix, prépare la paix » et c’est pour cela que nous appelons l’Europe, la France et l’Allemagne à ne pas vendre d’armes aux pays en guerre, aux dictatures, aux pays qui entretiennent des conflits coloniaux, expansionnistes, soutiennent le terrorisme international ; la France ne doit pas vendre des armes à l’Arabie saoudite, 11 milliards d’euros en 9 ans, et prétendre que ces armes ne sont pas utilisées au Yemen !

Nous appelons à interdire toutes les opérations militaires extérieures en dehors des résolutions de l’ONU ; nous appelons à redonner tout son rôle à cette organisation internationale au lieu de promouvoir le devoir d’ingérence.

Et nous appelons à signer et à ratifier le traité international d'interdiction des armes nucléaires ; Nous disons NON à l'« Europe de La Défense » et oui à la dissolution de l'OTAN. Et sans attendre, la France doit quitter l’OTAN.

L’ « Europe de la défense » et l’OTAN doivent être remplacés en Europe par un traité de coopération et de sécurité collective qui implique tous les pays du continent en mettant un terme aux stratégies de tensions et de surarmement ; nous opposons à l’idée de militarisation sans fin du continent l’idée de sécurité collective, principe qui est un des fondements de la charte des Nations Unies selon lequel les mesures de défense prises par un État ne doivent pas compromettre la sécurité d’un autre état. La tenue, sous l’égide de l’ONU, d’une conférence pan-européenne de paix et de sécurité collective est urgente et nécessaire pour faire baisser les tensions entre l’UE et ses voisins. Ce qui a été possible en pleine guerre froide, avec la conférence d’Helsinki, l’est d’autant plus aujourd’hui.

Nous appelons à abroger les accords de libre-échange pour les remplacer par des accords de maîtrise des échanges avec les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique…

Nous appelons à réinvestir l'ONU et ses agences pour qu'elles soient de véritables outils au service de la prévention des conflits et du développement humain.

Nous appelons à bannir les racismes, les discriminations, et à restaurer la justice et l'égalité des droits, à conquérir de grandes avancées sociales pour les travailleuses et travailleurs du monde entier.

L'Europe de la paix, chers amis, chers camarades, c’est celle qu’a portée Jean-Pierre Timbaud au moment mourir.

C’est notre vision à nous aujourd'hui, c’est celle d'une union de peuples et de nations libres, souverains et associés.

« C'est le plus grand des combats », nous exhortait Jaurès et nous ne cesserons jamais d'en faire notre priorité car elle donne tout son sens à une Europe des gens, une Europe qui n'a d'autre visée que l'humain d'abord. C’est dans cet esprit que nous nous battons pour faire élire au parlement européen, le 26 mai, le plus de députés communistes, de Die Linke et de la gauche européenne.
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Élections européennes. Le comité de soutien du PCF fait le plein
Costa-Gavras, Bernard Thibault, Josiane Balasko, les Pinçon-Charlot, Lassana Bathily, Patrick Pelloux comptent parmi les nombreux appuis à la liste menée par Ian Brossat.
«Il commence à se dire ici ou là, dans les milieux autorisés, que notre campagne frémit. Il est vrai que, quand je vois cette assistance, sa diversité, ça me conforte dans l’idée qu’il se passe quelque chose.?» à trois semai...
Lire la suite - 06-05-2019

«Il commence à se dire ici ou là, dans les milieux autorisés, que notre campagne frémit. Il est vrai que, quand je vois cette assistance, sa diversité, ça me conforte dans l’idée qu’il se passe quelque chose.?» à trois semaines du scrutin, Ian Brossat était entouré, ce lundi soir, du comité de soutien à la liste qu’il conduit pour les européennes. Sous la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien, à Paris, les communistes ont accueilli syndicalistes, artistes, associatifs, intellectuels Après le président de ce comité de soutien, le héros de l’Hyper Cacher, Lassana Bathily, c’est d’abord Bernard Thibault et Monique Pinçon-Charlot que le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, le Monsieur Loyal de l’événement, invite sur scène. «?S’agissant d’élections européennes, l’absence de progrès social est l’un des facteurs du divorce entre une grosse partie du peuple et les politiques menées?», dénonce l’ex-secrétaire général de la CGT, désormais représentant à l’Organisation internationale du travail, estimant essentiel de mettre sur la table des «?propositions alternatives?» face à la «?compétitivité sans cesse mise en avant pour justifier les régressions sociales?», alors que d’ores et déjà «?2,7millions de personnes décèdent chaque année du fait du travail?».

«?L’argent comme une arme de destruction massive?»

«?En France comme en Europe, on retrouve les mêmes, ils font partie de cette oligarchie qui a décidé d’en finir avec la démocratie. () On donne aux plus riches sans condition afin qu’ils utilisent l’argent comme une arme de destruction massive et d’asservissement des peuples?», prévient également l’auteure du Président des ultra-riches, Monique Pinçon-Charlot. Le tout croqué en live par le dessinateur Edmond Baudoin pour une soirée «?placée sous le signe de la culture?». La liste du PCF peut se targuer du soutien, malgré l’impossibilité pour certains d’être présents lundi, des réalisateurs Costa-Gavras et Alain Guiraudie, de la comédienne Josiane Balasko (lire ci-contre), de l’écrivaine Lydie Salvayre, du plasticien Ernest Pignon-Ernest, de l’acteur Malik Zidi à l’instar de responsables associatifs comme Florent Gueguen, les militants syndicaux ont répondu à l’appel. Outre des noms plus connus comme l’urgentiste Patrick Pelloux ou des syndicalistes comme Marie-Claire Cailletaud, les soutiens comptent «?plus de 300 responsables syndicalistes cheminots, plus de 150 métallurgistes, plus de 200responsables départementaux de différents syndicats, des responsables nationaux?», liste Pierre Laurent.

La soirée est aussi européenne au sens littéral, avec l’intervention du Belge Nico Cué, l’ancien secrétaire général de la FGTB Métallos et candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, de l’Espagnole Sira Rego, numéro2 de la liste Unidas Podemos, et d’Attila Vajna, président du Parti des travailleurs de Hongrie. «?L’Europe aujourd’hui, c’est celle des lobbies, de l’argent, des partis politiques qui abandonnent le peuple pour répondre aux besoins des multinationales. C’est ce que nous devons changer, la gauche ne peut pas rester assise. L’abstention n’est pas une option !?» lance Nico Cué tandis qu’Attila Vajna fustige l’alliance voulue par Marine Le Pen avec Viktor Orban. «?Un réel danger?», met-il en garde alors que le premier ministre hongrois mène une «?politique néofasciste?». Un peu plus tard, Ian Brossat affirme en écho vouloir «?battre en brèche?» l’idée entretenue tant par LaREM que par le RN qu’il «?s’agit pour cette campagne de choisir entre les libéraux et les fachos?». «?C’est honteux, s’indigne le candidat, parce que cela signifie qu’on invite tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le cours actuel de l’Union européenne à se jeter dans les bras de l’extrême droite et on légitime l’idée qu’elle serait une alternative sociale. Or en Autriche, par exemple, o les fachos sont au pouvoir, ils ont mis en place la semaine de 60heures?!?»

«?Tout est organisé pour que le taux d’abstention soit le plus élevé?!?»

L’occasion aussi de sonner la mobilisation générale pour la dernière ligne droite de la campagne. «?Ils veulent faire rimer élection avec piège à cons, élection avec abstention. Tout est organisé pour que le taux d’abstention soit le plus élevé parce que ça les arrange dans le camp d’en face. 100% des banquiers, des représentants des marchés financiers, eux, iront voter. () Avec cette élection à un tour, nous pouvons voter pour nos idées !?» tance à son tour le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelant à «?déjouer les pronostics?» d’ici le 26mai. Pour les communistes et leurs soutiens, l’élection européenne n’est pas un coup pour rien malgré l’idée répandue que le Parlement européen n’aurait que peu de pouvoirs. «?On a mené beaucoup de batailles, nous en avons perdu, mais on en a aussi gagné?», rappelle la députée sortante Marie-Christine Vergiat, citant notamment celles contre la restriction de l’aide alimentaire pour les plus démunis, contre le traité Acta ou encore sur l’interdiction de la pêche électrique. Et Fabien Roussel de conclure?: «?Faisons rimer ces élections avec révolution?!?»

Julia Hamlaoui
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Hommage à Julien Lauprêtre (Fabien Roussel)
Salon de l'hôtel de Ville de Paris
Jeudi 2 mai 2019

Discours de Fabien Roussel,
secrétaire national du Parti communiste français
Madame la Maire,
Mesdames et messieurs les parlementaires, les élu·es de Paris,
Madame Monsieur

Au terme d'une vie si bien remplie, les images se bousculent pour évoquer la vie d'engagement de notre ami Julien Lauprêtre.

Résista...
Lire la suite - 02-05-2019

Madame la Maire,
Mesdames et messieurs les parlementaires, les élu·es de Paris,
Madame Monsieur

Au terme d'une vie si bien remplie, les images se bousculent pour évoquer la vie d'engagement de notre ami Julien Lauprêtre.

Résistant à 16 ans, militant communiste, élu à la ville de Paris et Président du Secours populaire français, il a mis sa vie entière au service des autres, au service du bonheur des autres.

Chaleureux, fondamentalement humaniste, il a porté très haut les valeurs de solidarité et de fraternité. Mais surtout, il transmettait autour de lui l'envie d'être heureux. Sans doute parce qu'avant d'être un militant du bonheur, il fut d’abord un combattant de la liberté.

A 16 ans, il mène contre l'occupant nazi une lutte contre l'injustice qui sera le fil conducteur de sa vie. Dans le sillage d'un père cheminot et communiste, engagé de la première heure contre les ligues fascistes, Julien monte avec deux copains un petit groupe de Résistance qui intégrera plus tard le réseau clandestin des Jeunesses communistes dont il devient un des responsables parisiens.

Arrêté en 1943, emprisonné pendant 5 mois pour propagande anti hitlérienne, il côtoie pendant 8 jours des membres du réseau FTP MOI dont leur responsable, Missak Manouchian.

Le célèbre résistant arménien lui dira : « Toi tu vas t'en sortir. Alors, promet-moi d'être utile aux autres et de continuer le combat tant que règne l'injustice sur Terre ».

Cette rencontre le marquera à vie. v De ces terribles années, il gardera toujours une conviction intangible, joliment définie par Antoine de Saint-Exupéry : « Une démocratie doit être une fraternité, sinon c’est une imposture ».

Durant plusieurs décennies, au sein du PCF comme à la tête du Secours populaire français, Julien va ainsi partager sa foi en la nature humaine, avec un enthousiasme, une énergie et originalité hors du commun. v Comme beaucoup de Résistants, il a vécu le pire et côtoyé le meilleur de la nature humaine pendant cette guerre. Comme beaucoup de Résistants, il a contribué à la mise en ½uvre du Conseil National de Résistance et au redressement de la France, avec un gouvernement dirigé par le Général de Gaulle auquel participèrent les dirigeants communistes Maurice Thorez et Ambroise Croizat.

A partir de l’hiver 1954, il s’investit dans le Secours populaire en pensant s’engager pour une courte période… Elle sera en réalité l’½uvre d’une vie, totalement dédiée à l’émancipation humaine, et d’abord à celle des enfants.

Avant la Résistance, il y a eu le Front populaire, les premières vacances à l’été 1936. Pour Julien, c’est la découverte de la mer, à l’île de Ré, grâce au Secours Ouvrier International, où il rencontre Jeannette, qu’il épousera dix ans plus tard. Cette organisation, ancêtre du Secours Populaire, dont la fonction est d’organiser la solidarité internationale en direction des militants anti fascistes, le met en contact avec des enfants espagnols, italiens ou allemands, dont les parents ont été chassés de chez eux par les dictatures de leur pays.

L’empreinte est si forte qu’elle nourrit une obligation : celle de faire vivre le droit aux vacances pour tous. La tâche est immense, dans un pays où tant de « gosses » comme les appelait affectueusement Julien, n’ont jamais vu la mer.

Pour eux, la « Journée des oubliés des vacances », créée en 1979 lors de l’année internationale de l’enfant, c’est bien plus qu’un sourire qui s’allume, qu’un coup de vent sur des joues rosies, c’est surtout quelque chose à raconter en classe à la rentrée, des souvenirs à partager avec les autres enfants. C’est la dignité retrouvée, une dimension essentielle aux yeux de Julien, dans le droit fil de son engagement politique.

Nous nous retrouvions d’ailleurs pleinement dans cette action, puisque nous aussi, à la même période, nous organisons une journée de solidarité à la mer ! Pour les militants et les bénévoles, qui parfois sont engagés dans nos deux organisations, c’est du vrai bonheur mais c’est aussi un vrai casse-tête quand la journée a lieu le même jour et qu’il faut choisir celle dans laquelle ils vont s’investir !

C’est dans cet esprit aussi qu’a émergé, en 1998, la Bourse Solidarité Vacances, en partenariat avec des opérateurs privés et des associations comme le SPF et l’inscription du droit aux vacances dans la loi sur la lutte contre les exclusions, sous l’impulsion de Michelle Demessine, ministre du Tourisme.

Julien et Michelle, avec qui je travaillais à l’époque, tenaient vraiment à ce que cela ne soit pas « des vacances pour pauvres » mais surtout le moyen pour chacune et chacun de retrouver sa dignité d’être humain, en construisant soi-même un projet vacances et en partant en vacances avec d’autres, comme tout le monde, sans différence.

Comme tous les Résistants, Julien avait à c½ur de donner du sens et du contenu aux actions du SPF. Il avait toujours à l’horizon l’envie et le désir de changer le monde et de rendre possible cette perspective.

C’est pourquoi le mouvement d’enfants Copain du monde, qu’il a mis tant d’acharnement à construire, avait autant d’importance pour lui. Réunir des milliers d’enfants du monde entier, dans des dizaines de villages, en France et en Europe, lui semblait sans nul doute être le meilleur rempart pour l’amitié entre les peuples, contre la haine et le rejet des autres.

Une visite dans l’un de ces villages de vacances l’avait particulièrement marqué. Parmi les gamins, entre ceux venant de France et ceux d’autres pays invités par des associations partenaires, Julien avait rencontré un jeune Syrien âgé d’une dizaine d’années. Au fil de la conversation, l’enfant raconte que son père a été tué sous ses yeux, sa mère, violée et tuée également, tandis que lui conservait une balle dans son épaule.

Pour ce jeune Syrien, c’était un moment de bonheur.

Pour Julien, ce que vivait ce gamin n’était pas des vacances, c’était beaucoup plus que ça. C’était la reconstruction d’une vie abîmée, c’était la Paix, l’amitié, la fraternité.

Bouleversé par cette histoire, Julien a proposé à son retour que l’on n’associe plus le mot « vacances » à ces villages, au croisement de tous les destins pour retenir cette belle expression de « Copain du monde ».

Ces dernières années, il revenait souvent émerveillé de ces moments partagés avec de jeunes Israéliens et Palestiniens, heureux d’être ensemble, libérés pour un temps des fracas de la guerre.

« Tout ce qui est humain est nôtre » : avec Julien à sa tête, durant 64 ans, la devise du Secours populaire français a pris tout son sens. « Nous avons commencé avec une charrette à bras et nous étions rue des Jeuneurs, ça ne s’invente pas », aimait-il rappeler. Avant d’ajouter: « Les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui sont des problèmes de croissance. » Et de fait, le Secours populaire doit grandir encore et toujours face à une misère qui explose, dans notre pays comme ailleurs dans le monde.

En mars 2007, avec Pierre LAURENT, Julien vient témoigner devant le conseil national du parti communiste, sur la pauvreté grandissante en France. C’est l’occasion pour lui de réaffirmer la démarche d’ouverture du Secours populaire français, centrée sur la solidarité et la dignité.

L’ancien « Secours rouge », initié par le parti communiste, s’est largement transformé sous l’impulsion de Julien, qui était tout sauf dogmatique. « Il prenait tout le monde, sans distinction, quelles que soient les convictions, il était comme un second Abbé Pierre qui trouvait une part d’humanité en chacun », dit une de ses proches.

14,2% de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté en France. 9 millions de personnes, d’hommes, de femmes et d’enfants. En dix ans, depuis 2008, ils sont 800 000 de plus, dont des retraité·es, des étudiant·es, des salarié·es.

C’est cela qui inquiétait Julien et inquiète toujours celles et ceux qui se battent contre la pauvreté. Un fléau qui grandit en même temps que des richesses énormes s’accumulent dans les mains d’une minorité.

C’est pourquoi le Secours populaire fait plus que de la solidarité, même si celle-ci est immense avec ses 80 000 bénévoles, un million d’adhérents et des dizaines de millions de personnes aidées dans le monde. L'association continue d’interpeller sans relâche les pouvoirs publics et la société toute entière sur la pauvreté.

Membre de notre Conseil National de 1966 à 2000, Julien militait activement pour une solidarité sans frontières, à rebours des courants nationalistes qui menacent l’Europe aujourd’hui.

Quand nous évoquions cette montée de l’extrême droite, ces idées de haine, de rejet de l’autre, nous pointions ensemble la responsabilité d’une société entièrement financiarisée et soumise au culte de l’argent. Et voilà pourquoi Julien aimait répondre qu’il fallait mondialiser la solidarité plutôt que l’économie.

Il a ainsi tout mis en ½uvre pour faire du SPF un puissant outil au service de la solidarité. Par son indépendance et par l’esprit d’ouverture qu’il a imprimé, le Secours Populaire a reçu le soutien de milliers de personnalités issues du monde culturel, politique, scientifique, sportif. Ils et elles sont devenus les parrains et les marraines des campagnes vacances à l’image, pour cette année 2019 de Stéphane BERN.

C’est aussi avec la même volonté d’efficacité qu’il a noué des relations étroites avec d’autres associations que cela soit le Secours catholique, les Banques Alimentaires, les Resto du Coeur ou la Croix Rouge. Comme il était ces dernières années « le plus ancien dans le grade », comme on dit, il avait l’avantage de connaître tout le monde. Il était très respecté.

Un respect acquis aussi après avoir mené des batailles comme celle livrée auprès de l’Union européenne pour récupérer les surproductions des coopératives agricoles afin de les distribuer aux plus démunis. En 1984, le secours populaire obtient, avec Coluche, la mise à disposition des surplus congelés dans des silos. Un mouvement très important est lancé puisque dans la foulée, est créé le Programme européen d’aide aux plus démunis. Ce même programme dont le maintien vient de faire l’objet d’une bataille cruciale au parlement européen, à laquelle Julien et le Secours populaire français ont pris toute leur part, aux côtés des députés européens, Patrick Le Hyaric en tête.

Julien, toujours fidèle à ses engagements de jeunesse, était un ardent défenseur de son journal, l’Humanité, que son père vendait déjà, et il ne ratait jamais une Fête de l’Humanité. Pas seulement au nom des nombreux partenariats initiés avec le journal. Mais tout simplement parce que c’était l’occasion pour lui de multiplier des échanges francs et directs sur l’actualité.

Dans ces moments-là, Julien faisait rouler toute sa gouaille de titi parisien, l’½il malicieux et la générosité en bandoulière. Lui qui était immergé dans plusieurs univers, côtoyant avec autant d’aisance les artistes que les ministres, ne faisait pas de différence parmi ses interlocuteurs.

A tous, il lançait invariablement son fameux « salut mon pote », la main sur l’épaule. Ce salut, nous te l’adressons aujourd’hui avec respect et fraternité.

A ses enfants Jean Claude, Josette, Françoise, Denise, à ses petits-enfants, j’adresse mes condoléances les plus sincères.
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Meeting national de présentation de programme à Rennes avec Ian Brossat....
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Référendum ADP, c’est parti !

Modalités de mise en œuvre du RIP

Propos de Le Maire sur ADP : « En démocratie, le dernier mot revient au peuple » (Fabien Roussel - PCF)

Malgré les oppositions de la part de tous les bancs du Parlement concernant la privatisation d’ADP et le scandale que constitue cette décision, le gouvernement et la majorité LREM ont voté le projet de loi PACTE.
Nicolas Sarkozy en 2008 avait cru mettre tous les garde-fous nécessaires pour que jamais le référendum d’initiative partagée entre les citoyens ne puisse être mis en œuvre, 185 parlementaires puis 10% du corps électoral, soit aujourd’hui 4,5 mil...
Lire la suite - 11-04-2019

Nicolas Sarkozy en 2008 avait cru mettre tous les garde-fous nécessaires pour que jamais le référendum d’initiative partagée entre les citoyens ne puisse être mis en œuvre, 185 parlementaires puis 10% du corps électoral, soit aujourd’hui 4,5 millions de personnes inscrits sur les listes électorales devant initier cette procédure avant un dernier examen devant le Parlement.

C’était sans compter sur le mouvement historique qui traverse la France et qui remet en cause frontalement le libéralisme, la domination de l’argent sur la société.

Les Gilets jaunes ont mis en ébullition la société et c’est maintenant une majorité importante de la population qui exige un changement de politique. La privatisation d’ADP, dans le dos du peuple en plein Grand débat suscite l’exaspération et la colère.

L’opposition est massive. Cette disposition noyée au sein de la loi PACTE, votée définitivement à l’Assemblée nationale ce jour, suscite un rejet susceptible de faire sauter les digues construites pour, de fait, empêcher l’organisation du RIP. Plusieurs dispositions organisent cette mise en œuvre très complexe.

Ces textes explicitent en particulier le recueil des signatures qui ne pourra être effectué que numériquement et individuellement sur un site mis en place par le Ministre de l’Intérieur.

Les personnes ne disposant pas, soit du matériel nécessaire, soit d’une adresse mail pourront se rendre dans des points d’accès prévus dans au moins la commune la plus peuplée de chaque canton ou au niveau d’une circonscription administrative équivalente et dans les consulats .

Tout montre qu’il faudra agir avec force pour que les moyens les plus larges et les plus souples soient mis à disposition pour permettre au plus grand nombre de se prononcer sur la mise en œuvre du référendum. Neuf mois sont prévus pour réunir les signatures après le mois accordé au Conseil Constitutionnel pour décider au préalable de la conformité de la proposition de loi référendaire à la Constitution et le mois réservé au gouvernement pour l’organisation concrète.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE appellent toutes celles et ceux, épris de solidarité, d’égalité, qui souhaitent s’engager pour saisir cette occasion importante de faire reculer le pouvoir libéral, E. Macron et le monde de la finance, à s’approprier dès aujourd’hui ces informations, pour relever ensemble ce grand défi démocratique.
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Le gouvernement reste sourd, la mobilisation doit s’amplifier
Edouard Philippe se félicite de la réussite du grand débat et lance de premières pistes. Si l’exécutif se vante d’avoir beaucoup écouté, il n’a visiblement rien entendu.

Notre détermination est intacte : avec le plus grand nombre, nous voulons amplifier les mobilisations et faire entendre nos exigences de changement.

Nous appelons à participer massivement aux prochains rendez-vous de mobilisation :

Rassemblement devant le siège de Korian (21-25 rue de Balzac 75008 Paris) à l’initiative du PCF

le 11 avril, avec les retraité.e.s ;

le 12 avril, pour une nouvelle marche pour la justice climatique ;

le 13 avril, pour les libertés publiques et le droit de manifester ;

le 20 avril, pour l’acte 23 des gilets jaunes ;

le 27 avril, pour une journée de convergence des mobilisations ;

le 1er mai, pour faire de la fête des travailleurs.ses une puissante réponse à un pouvoir qui prétend continuer à gouverner contre le pays ;

le 9 mai, avec les fonctionnaires pour défendre nos services publics.
Aux revendications sur la justice fiscale et sociale, comme sur l’urgence climatique, le chef du gouvernement répond vouloir baisser la dépense publique et donc diminuer encore les moyens des services publics, les empêchant de répondre efficacement aux besoins de la ...
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REMISE DES QUELQUES 600 PÉTITIONS POUR UN SERVICE PUBLIC POSTAL DE QUALITÉ
Les témoignages se multiplient de la dégradation de la distribution du courrier et des colis dans les communes qui sont du ressort de la plate-forme courrier de Chaumes : absence de passage pouvant durer jusqu’à une semaine dans certains secteurs, non respect des délais pour les courriers prioritaires, périodiques distribués après leurs dates d’échéance, plis urgents dont le retard est préjudiciable aux destinataires, etc...

Cette dégradation va de pair avec la réorganisation que la direction a mise en place en novembre dernier : après les quatre de 2016, ce sont onze tournées supplémentaires qui ont été supprimées générant des conditions de travail dégradées pour le personnel postal, des tournées surcharg...
Lire la suite - 08-04-2019

Cette dégradation va de pair avec la réorganisation que la direction a mise en place en novembre dernier : après les quatre de 2016, ce sont onze tournées supplémentaires qui ont été supprimées générant des conditions de travail dégradées pour le personnel postal, des tournées surchargées et une importante désorganisation de la distribution dans un contexte de manque d’effectif.

Cette situation perdure et les réclamations peuvent atteindre une centaine certains jours sans que La Poste ne mette fin à ces dysfonctionnements.

Nous ne sommes pas dupes de cette stratégie de « pourrissement » visant à détourner le mécontentement sur les salariés qui sont autant victimes que les usagers des décisions de la Direction.

Nous exigeons le rétablissement des tournées supprimées en leur affectant le personnel nécessaire et en procédant aux embauches utiles.

Nous sommes en droit de bénéficier, non pas de moins, mais de plus de service public !

Le responsable du centre et des agents ont reçu la délégation conduite par les animateurs de la section du PCF de Fontenay-Trésigny / Rozay, Patrick Lecour, Marcel Mallah et Didier Jacquot avec le soutien de Sylvie Fuchs, conseillère régionale, un élu de Fontenay-Trésigny, la section PCF de Coulommiers, des anciens postiers et des habitants desservis par la plate-forme de Chaumes-en-Brie qui traite le courrier de plusieurs communes.

Des dysfonctionnements ont été admis, la stratégie de la poste n’est pas forcément partagée par les agents. Beaucoup de non-dits sur l’organisation mis à part que l’on ne reverra plus le facteur de proximité tel que nous l’avons connu.
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Stop aux expulsions locatives !
Les expulsions locatives sont la face émergée de l’indignité de la politique du logement en France.

En avril prend fin ce que l’on nomme avec pudeur la trve hivernale . Recommence alors le cycle infernal des expulsions, dont le nombre non officiel était estimé à 18 000 en France il y a trois ans.

L’expulsion est une pratique barbare qui nie le droit au logement, pourtant reconnu par le pacte des droits sociaux des Nations unies ratifié par la France, qui consiste à ouvrir la porte d’un habitant contre son gré, à vider son logis de toutes ses affaires, les ...
Lire la suite - 01-04-2019

L’expulsion est une pratique barbare qui nie le droit au logement, pourtant reconnu par le pacte des droits sociaux des Nations unies ratifié par la France, qui consiste à ouvrir la porte d’un habitant contre son gré, à vider son logis de toutes ses affaires, les placer sans ménagement dans un lieu de stockage, et le laisser lui et sa famille quand il en a une, sur le trottoir devant chez lui après avoir condamné la porte. Le tout réalisé par la police, avec mandat du préfet. Une horreur.

Depuis des années, les élu.e.s communistes ont mené une bataille citoyenne et juridique contre les expulsions. Ce fut d’abord avec les arrêtés anti-expulsions, qui étaient immédiatement cassés par les tribunaux administratifs. Leur ont succédé, depuis trois ans, les arrêtés anti-mise à la rue, qui prennent acte de la décision du Préfet d’expulser, mais lui imposent, en tant que garant de l’Etat et du droit au logement, d’assortir sa décision d’une solution de relogement, pour empêcher qu’une décision de justice ait pour conséquence de mettre des personnes à la rue.

Les tribunaux administratifs ayant continué à statuer dans le même sens, il a été décidé, cette année, d’aller s’il le fallait au conseil d’Etat.

Mais on voit bien que l’on est au bout d’une démarche, et qu’il convient désormais de réorienter la bataille, en la replaçant dans le contexte plus large de l’indignité des politiques du logement en France.

C’était le sens de l’Appel d’Aubervilliers, lancé par sa maire l’été dernier après deux drames liés à l’habitat indigne. Il y était rappelé la contradiction majeure portée par le logement entre sa qualité de droit fondamental et celle de bien marchand qui en fait l’objet de spéculations. Il convient de dépasser cette contradiction, en inversant la priorité donnée au droit à la propriété sur le droit au logement.

Aujourd’hui, trop de gens - 900 000 - attendent un logement sans que leur soit proposée une solution.

C’est insupportable.

Trop de gens payent un loyer trop cher qui réduit d’autant leur pouvoir d’achat. Le logement est parmi les dépenses contraintes celle qui a le plus augmenté sans gain qualitatif. C’est insupportable. Trop de gens - 2 millions de personnes - vivent dans des conditions indignes, souvent à la merci de marchands de sommeil, mettant en péril leur santé et leur sécurité.

C’est insupportable.


Et il est bien sr insupportable qu’en bout de chaîne on puisse craindre voir 20 000 expulsions être réalisées par les représentant de l’Etat en 2019.

Le logement n’est pourtant pas un sujet qui échappe aux pouvoirs publics. Mener des politiques pour sortir de cette situation est possible. Ainsi les maires communistes de la région parisienne ont-ils réclamé, à l’automne dernier, que soit appliqué immédiatement le volet de la loi récemment adoptée concernant l’encadrement des loyers. L’expérience parisienne portée par Ian Brossat à Paris pendant trois ans avait démontré la possibilité de contenir les prix.

Mais la principale mesure à envisager, et là aussi Ian Brossat a prouvé à Paris que la volonté politique le permettait, reste bien entendu de relancer une construction massive de logements publics. A l’opposé de ce que fait ce gouvernement, à qui il est temps que nous fassions entendre raison.
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La Seine-et-Marne s’oppose officiellement à la privatisation d’ADP en adoptant le v“u du groupe Gauche Républicaine et Communiste
Le groupe de la Gauche Républicaine et Communiste a présenté, lors de la séance du 22 mars, un vœu pour que le Département se prononce contre la privatisation d’Aéroport de Paris. Les membres du groupe majoritaire Les Républicains-UDI se sont divisés ; certains souhaitant le privatisation quand d’autres se sont abstenus.
Ainsi, grce au vote de notre groupe rejoint par le groupe Socialistes et Républicains, le département de Seine et Marne s’est opposé officiellement à la privatisation d’ADP.

Plus d’un tiers de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle se trouve...
Lire la suite - 22-03-2019

Ainsi, grce au vote de notre groupe rejoint par le groupe Socialistes et Républicains, le département de Seine et Marne s’est opposé officiellement à la privatisation d’ADP.

Plus d’un tiers de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle se trouve en Seine et Marne et la privatisation d’ADP est extrêmement inquiétante pour notre territoire, et pose de nombreux problèmes en terme d’aménagement, de santé et d’environnement.

Beaucoup de nos concitoyens souffrent quotidiennement des nuisances aériennes. La pollution générée par l’oxyde d’azote et les particules fines est trois fois supérieure à celle du périphérique parisien. A cela s’ajoutent les problèmes liés au bruit et à la circulation qui dégradent le cadre de vie des riverains. Il est important que l’état mène aujourd’hui une politique environnementale et de santé publique volontariste, qui ne saurait voir le jour dans le cadre d’une privatisation.

De plus, ADP possède en Seine-et-Marne du foncier aménagé et du foncier vierge. Cela nous confronte directement à des problématiques d’aménagement du territoire. Alors que la construction d’un nouveau terminal est en discussion, il est important que l’Etat garde un droit de regard et de maîtrise sur les futurs ouvrages.

Notre département, est déjà durement impacté par cette privatisation. En effet, nous ne pouvons que rapprocher la précipitation qu’eut l’état à déclencher les travaux du CDG Express sur notre territoire, outrepassant les instances de concertation, de sa volonté de réévaluer le cours d’ADP sur les marchés financiers.

Qui pourrait se satisfaire de ce court-termisme, qui va à l’encontre de l’interêt général, et dont les conséquences se répercuteront directement sur la qualité de nos vies ?
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Urgence climatique : assez de bla-bla, il faut passer aux actes !
Le 15 mars les jeunes, et le 16 mars à l’appel de « l’affaire du siècle », de grands moments de mobilisation citoyenne exigeront des actes concrets et rapides pour sauver le climat.

Le PCF appelle chacun.e à contribuer au succès de ces initiatives et sera présent aux mobili...
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Le PCF organise samedi 16 mars à 10h Place Chassaigne-Goyon un rassemblement national qui sera l’occasion de présenter les 10 propositions pour la France que nous portons à partir des exigences populaires exprimées ces derniers mois....
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Non aux fermetures massives de classes en Seine-et-Marne !
l’occasion de CDEN, manifestaient devant la préfecture de Seine-et-Marne de nombreux enseignants et parents d’élève. Réunis dans la lutte contre les fermetures massives qui touchent les classes de notre département, ils ont dénoncé les co...
Lire la suite - 22-02-2019

l’occasion de CDEN, manifestaient devant la préfecture de Seine-et-Marne de nombreux enseignants et parents d’élève. Réunis dans la lutte contre les fermetures massives qui touchent les classes de notre département, ils ont dénoncé les conditions de travail de plus en plus difficiles dans lesquelles ils exercent leur métier. Classes surchargées, disparition des AVS et des AESH, carence en ULIS et SEGPA, formation continue inexistante pour le 1er degré, manque de RASED, baisse des effectifs, non-remplacements

La liste est longue, et ce depuis trop longtemps.

Notre groupe s’associe pleinement à leur colère, et dénonce le manque de volonté politique ainsi que la vision bassement comptable d’un enjeu fondamentalement structurant pour notre département et plus largement, pour notre société. Le CTSD du 24 janvier a annoncé la disparition possible de 123 classes en Seine-et-Marne.

cela s’ajoute une dotation en effectifs nettement insuffisante, car aux 78 postes nécessaires au dédoublement des CP CE1 dans notre département, seulement 40 sont attribués au total.

Nous réclamons de véritables moyens en termes de structure et d’organisation. Ainsi, nous nous opposons aux fermetures de classes qui dégraderont les conditions d’apprentissage et d’enseignement. Le bien-être des élèves est une propriété absolue.

De plus, nous savons pertinemment que ces fermetures intensifieront la désertification qui érode chaque année un peu plus la Seine-et-Marne.

D’ici à la validation définitive de la carte scolaire, nous nous battrons aux ctés de la communauté éducative, des élus locaux et des parents d’élèves, pour que celle-ci elle soit reconsidérée.
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176 fermetures de classe en Seine-et-Marne
116 fermetures définitives + 60 fermetures révisables = 176 fermetures envisagées
37 ouvertures définitives + 21 ouvertures conditionnelles = 58 fermetures envisagées

solde temporaire : - 118 postes

En attendant un vrai compte-rendu du Comité Technique sur cette carte scolaire, une chose est certaine : il y a des classes à défendre !
La dotation supplémentaire est de 40 postes mais le besoin est de 78 postes pour les dédoublements des CP-CE1 en REP. Il reste donc 38 postes à récupérer sur les classes ordinaires. Avec 118 fermetures envisagées, l’Inspection académique s...
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Le CDG Express, c’est quoi? Quels impacts sur les transports du quotidien?
Depuis plus de 15 ans, l’État et le groupe Aéroport de Paris tentent de nous imposer le projet de liaison directe, dit CDG Express, sans arrêt, entre l’aéroport et Paris. 29 l’aller, et pour quelques minutes de moins que le trajet réalisé pa...
Lire la suite - 18-02-2019

Depuis plus de 15 ans, l’État et le groupe Aéroport de Paris tentent de nous imposer le projet de liaison directe, dit CDG Express, sans arrêt, entre l’aéroport et Paris. 29 l’aller, et pour quelques minutes de moins que le trajet réalisé par le RER B et la future ligne 17 du Grand Paris Express, les touristes pourront directement gagner la Gare de l’Est.

Cette nouvelle infrastructure, sans aucun intérêt pour nos déplacements du quotidien, empruntera les rails du RER B et de la ligne K, entrainant de très nombreuses perturbations.

Pour Mitry-Mory, c’est la triple peine...

Dégradation des conditions de transports :

en phase chantier sont annoncées des coupures de circulation, 15 week-ends par an, ainsi qu’en soirée, et des interruptions totales pour les périodes estivales, avec comme seule alternative la mise en place de bus de substitution.

Dégradation de la circulation routière : liée à un chantier de 5 années, avec des passages permanents de camions et d’engins à la sortie de l’A104, axe déjà largement saturé.

Dégradation du cadre de vie : nuisances et bruits pour les riverains jouxtant les lignes ferroviaires et le chantier.

Tout cela pour un train qui ne nous servira jamais alors que les usagers des lignes B et K galèrent chaque jour un peu plus.

Leur imposer les nuisances de CDG Express, c’est faire de leur vie un enfer, c’est mettre encore plus de monde sur la route !

Mobilisés depuis toujours, nous avons été rejoints par de nombreux élu-e-s, acteur-trice-s associatifs et syndicaux de tous bords et de tous les territoires traversés par ce train inutile, coteux et écologiquement irresponsable.

Pour nous, c’est clair, réaliser le CDG Express c’est dégrader les transports du quotidien sur rail comme sur route, et c’est inacceptable. Madame la ministre doit prendre la seule décision raisonnable, celle d’abandonner le CDG Express.

Face aux mobilisations et à la montée des colères, sans pour autant reconnaitre l’hérésie du projet, le Préfet de Région a accepté la tenue d’une réunion publique.

Cette rencontre a été aussi l’occasion d’exposer nos propositions alternatives, pour une meilleure desserte de la plate-forme aéroportuaire, utile à tous.

Dans l’espoir que l’intelligence collective l’emporte et donne priorité aux transports du quotidien.
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Salle de l’Atalante comble pour dire au préfet de région : Non au CDG Express, OUI aux transports du quotidien, OUI aux alternatives
Le préfet de région Michel Cadot a tenté, ce lundi soir à Mitry-Mory, de convaincre habitants et usagers du RER B opposés au train direct Charles-de-Gaulle Express.

Des gens assis dans les escaliers et du public obligé d’écouter les d&eacut...
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En réponse à la démocratie qui dit NON au CDG Express, l’Etat envoie les CRS
Depuis plus de 15 ans, l’État et le groupe Aéroport de Paris tentent de nous imposer le projet de liaison directe, dit CDG Express, sans arrêt, entre l’aéroport et Paris.

À 29 l’aller, et pour quelques minutes de moins que le trajet réalis...
Lire la suite - 12-02-2019

Depuis plus de 15 ans, l’État et le groupe Aéroport de Paris tentent de nous imposer le projet de liaison directe, dit CDG Express, sans arrêt, entre l’aéroport et Paris.

À 29 l’aller, et pour quelques minutes de moins que le trajet réalisé par le RER B et la future ligne 17 du Grand Paris Express, les touristes pourront directement gagner la Gare de l’Est.

Cette nouvelle infrastructure, sans aucun intérêt pour nos déplacements du quotidien, empruntera les rails du RER B et de la ligne K, entrainant de très nombreuses perturbations.

Pour Mitry-Mory, c’est la triple peine
  • Dégradation des conditions de transports : en phase chantier sont annoncées des coupures de circulation, 15 week-ends par an, ainsi qu’en soirée, et des interruptions totales pour les périodes estivales, avec comme seule alternative la mise en place de bus de substitution.
  • Dégradation de la circulation routière : liée à un chantier de 5 années, avec des passages permanents de camions et d’engins à la sortie de l’A104, axe déjà largement saturé.
  • Dégradation du cadre de vie : nuisances et bruits pour les riverains jouxtant les lignes ferroviaires et le chantier.
Tout cela pour un train qui ne nous servira jamais alors que les usagers des lignes B et K galèrent chaque jour un peu plus. Leur imposer les nuisances de CDG Express, c’est faire de leur vie un enfer, c’est mettre encore plus de monde sur la route !

Mobilisés depuis toujours, nous avons été rejoints par de nombreux élu-e-s, acteur-trice-s associatifs et syndicaux de tous bords et de tous les territoires traversés par ce train inutile, coûteux et écologiquement irresponsable.

Pour nous, c’est clair, réaliser le CDG Express c’est dégrader les transports du quotidien sur rail comme sur route, et c’est inacceptable. Madame la ministre doit prendre la seule décision raisonnable, celle d’abandonner le CDG E

xpress. Face aux mobilisations et à la montée des colères, sans pour autant reconnaitre l’hérésie du projet, le Préfet de Région a accepté la tenue d’une réunion publique :

Lundi 18 février à 19h
À L’Atalante (rue Jean Vigo à Mitry-Mory)


Je vous invite à venir nombreuses et nombreux pour exprimer votre opinion. Cette rencontre sera aussi l’occasion d’exposer nos propositions alternatives, pour une meilleure desserte de la plateforme aéroportuaire, utile à tous.

Dans l’espoir que l’intelligence collective l’emporte et donne priorité aux transports du quotidien, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations cordiales.

Charlotte Blandiot-Faride
Maire de Mitry-Mory
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résultats des votes pour la Seine-et-Marne
...
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Charlotte Blandiot-Faride, maire (PCF) de Mitry-Mory est furieuse devant ce scandale: ' Enfin, ce 28 janvier, alors que la concertation est en cours et que les arrtés officiels ne l’autorisent pas, les travaux du CDG Express ont débuté à Mitry- Mory. J’ai demandé à ce qu’ils cessent immédiatement, et note que, dans ces conditions, la crédibilité de la concertation menée par monsieur le Préfet est détruite.'

Alors que le-de-France Mobilités, anciennement Stif, a demandé à l’État de suspendre les travaux du futur train rapide CDG Express, qui doit relier Paris à l’aéroport de Roissy, et de moderniser en priorité les lignes comme le RER B, les travaux commencent, malgré les protestations desélus locaux et du Département.
Lors d’un conseil d’administration, la présidente de la Région Ile-de-France et d’Ile-de France mobilités a déposé un amendement, qui conditionne la réalisation du CDG Express à l’absence d’impact sur les usagers du quotidien. Cett...
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Cette proposition de liste soumise au vote des communistes les 31 janvier, 1er et 2 février, est un arc en ciel de luttes, blouses blanches, gilets jaunes, cols bleus, robes noires, bottes vertes et chasubles rouges avec une très forte représentation du monde du travail.
50% d’ouvrières, d’ouvriers et d’employées, avec des élues de la ruralité ou de grandes villes : une liste à l’image de la France. Une liste féministe, antiraciste, écologiste internationaliste, opposée à l’Europe...
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Industrie. Fermeture brutale chez Arjowiggins Security
Les 240 salariés de la papeterie viennent d’apprendre que leur entreprise sera liquidée à la fin du mois. Ils soupçonnent une faillite organisée.
C’est ce qu’on appelle un coup de Trafalgar. Mercredi dernier, les salariés d’Arjowiggins Security (AWS), fabricant de papier pour billets de banque et documents officiels, ont appris que leur entreprise allait tirer le rideau à la fin du mois. Ce sont 240 salariés q...
Lire la suite - 23-01-2019

C’est ce qu’on appelle un coup de Trafalgar. Mercredi dernier, les salariés d’Arjowiggins Security (AWS), fabricant de papier pour billets de banque et documents officiels, ont appris que leur entreprise allait tirer le rideau à la fin du mois. Ce sont 240 salariés qui se retrouvent ainsi sur le carreau.  On ne savait même pas qu’il y avait un risque de liquidation. La direction ne nous a rien dit. On a juste été convoqués quelques jours avant par le tribunal de commerce de Nanterre , explique Patrice Schafft, délégué CGT et secrétaire du comité central d’entreprise.  On savait qu’on ne payait plus une partie de nos fournisseurs, mais on s’attendait plus à un redressement judiciaire , précise-t-il. C’est que l’entreprise avait fait l’objet d’une reprise seulement quelques mois auparavant. En avril 2018, leur ex-propriétaire Sequana avait cédé les trois sites d’AWS au fonds d’investissement BlueMoutain Capital avec la promesse du premier de laisser assez de trésorerie dans les caisses pour tenir jusqu’à fin 2018 et l’engagement du second d’investir 3 millions d’euros en 2019.

Les choix de Sequana en amont de la vente d’AWS n’étaient pas franchement rassurants. En 2016, Sequana a vendu tous nos brevets à Oberthur, qui est l’un de nos concurrents. Alors que ceux-ci nous rapportaient 1 million d’euros par an. Depuis, c’était à nous de payer une redevance à Oberthur pour pouvoir les utiliser, souligne le syndicaliste.

Mais c’est aussi à la puissance publique quee les salariés en veulent aujourd’hui. L’État a participé au choix du repreneur avec Sequana. Ils étaient censés être garants du fait que ce n’était pas un fonds vautour, souligne Patrice Schafft. Une implication à laquelle croyaient les salariés puisque, en lien constant avec le Comité Interministériel de Restructuration Industriel, les Arjowiggins auraient obtenu l’engagement que l’État ne laisserait pas faire une liquidation. D’autant que nous sommes les seuls à fabriquer le papier pour l’impression des cartes grises en France, on ne sait même pas o l’État va se fournir maintenant... affirme le cégétiste.

Mercredi, 23 Janvier, 2019 - Clotilde Mathieu – Loan Nguyen
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Voeux de Fabien Roussel, secrètaire national du PCF - 21 janvier 2019
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les représentants des forces politiques, des organisations syndicales et associatives,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs qui...
Lire la suite - 21-01-2019

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les représentants des forces politiques, des organisations syndicales et associatives,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs qui êtes présents ou qui nous regardez,

Cheres amies, cheres camarades,

Je veux d’abord présenter à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d’épanouissement personnel pour vous et vos proches.

Beaucoup de bonheur, de santé et d’argent dans le porte monnaie.

Revenons quelques instants sur cette année 2018 qui a été une année exceptionnelle à plus d’un titre.

Elle a été illuminée par la victoire des Bleus en Coupe du monde et par celle des handballeuses au Championnat d’Europe.

Elle nous a apporté aussi des larmes.

A nouveau, la France a subi des attentats, à Carcassonne et à Trèbes, à Paris et à Strasbourg. Nous avons pleuré des victimes, salué le courage du colonel Arnaud Beltrame, rendu hommage aux forces de sécurité.

2018 a été aussi l’année des records.

C’est l’année la plus chaude de notre histoire contemporaine : la fonte des glaces n’a jamais été aussi importante et si rien n’était mis en œuvre pour la stopper, le niveau de la mer pourrait monter de 52 m.

Alors on peut toujours chanter quand la mer monte, mais elle monte et rien n’est fait pour la stopper !

Ce constat devrait imposer aux pays les plus industrialisés de révolutionner leur mode de production, leur mode de consommation et de mettre en œuvre les financements publics pour relever les défis climatique et écologique.

Dans le même registre des records : l’année 2018 ayant été la plus chaude, elle fut aussi l’année des coups de foudre.

Rien à voir avec le cœur.

C’est l’année au cours de laquelle, il y a eu le plus d’éclairs dans le ciel de France: 724 953 éclairs et 296 jours d’orages.

Pas étonnant qu’il y ait eu de l’orage dans l’air !

Rien à voir avec le climat mais plutt avec la politique!

Tout au long de l’année 2018, la colère est montée, de partout.

Chez les retraitées d’abord, confrontées à la hausse de la CSG puis à la désindexation des pensions, qui ont entraîné des pertes de 30 à 100 euros par mois.

Mais la colère est montée aussi chez les salariées du privé, ceux des usines notamment qui réclament juste un vrai salaire et des conditions de travail correctes, des personnels pénitentiaires, des blouses blanches des hpitaux, des personnels des EPHAD, des enseignantes, des agriculteurs, des pompiers, des salariées de l’énergie, des élues locaux, des robes noires de la justice

Nous étions, nous aussi, porteurs de ces colères avec notre tour de France des hpitaux, aux ctés des coursiers des plateformes numériques avec le collectif Pédale et tais toi ou encore avec la marche des Hauts de France pour l’emploi, pour les salaires, le 9 juin dernier à Paris.

Nous avions été alors reçus par le Premier ministre qui nous a répondu: Nous n’augmenterons pas le smic, nous ne baisserons pas la CSG, nous ne rétablirons pas l’ISF.

Je pourrais citer les mobilisations soutenues par des intersyndicales très larges comme celles des cheminots, ou celles des étudiantes, lycéens et lycéennes contre Parcoursup.

Il y a eu les formidables mobilisations pour la défense des droits des femmes, contre les violences sexistes, pour l’égalité des conditions de travail.

A ce propos, on ne le répétera jamais assez:

l’écart de salaire entre les hommes et les femmes, à poste égal, est chez nous de 18,6% selon l’INSEE, quand la moyenne en Europe est de 16,2% (selon Eurostat).

Comment ne pas comprendre que les femmes sont à la pointe des mobilisations des Gilets Jaunes: ce sont elles qui souffrent le plus de la précarité, des reculs sociaux et sociétaux.

Jamais le Président des riches n’a voulu écouter ces exigences de dignité.

Jamais il n’a tenu compte des organisations syndicales, des organisations de jeunesse, des associations féministes, des forces politiques qui, parfois unies très largement, l’alertaient sur l’indécence de sa politique.

Une politique exclusivement tournée vers les ultrariches.

Notre jeune président semble encore scotché aux vieux dogmes du capitalisme. Sauf que son aveuglement conduit notre pays dans l’impasse et fait monter une colère qui aujourd’hui explose, déborde.

Nous sommes de toutes ces mobilisations. Les militants et militantes communistes sont présents également dans les rassemblements et les manifestations organisés par les Gilets Jaunes et ils continueront d’y participer à chaque fois que cela sera possible.

Nous sommes aussi présents dans les entreprises, avec les organisations syndicales, pour pointer la responsabilité du MEDEF qui en veut toujours plus, pour exiger des hausses de salaires. Et c’est pourquoi nous soutenons aussi la journée d’action du 5 février.

La révolte populaire qui traverse notre pays depuis des semaines est profonde. Elle remet au centre du débat la lutte des classes. Les classes populaires comme les classes moyennes se rebellent, avec raison.

Elles en ont marre d’être les vaches à lait d’un système qui fait peser les efforts sur les mêmes alors que les plus riches sont de moins en moins mis à contribution.

Cette révolte, elle fait également le lien entre écologie et justice sociale. Elle refuse une taxe carbone arbitraire mais réclame plutt une taxe sur le kérosène et les grands groupes pétroliers, ainsi que des transports collectifs gratuits.

Alors attention, le couvercle de la cocotte explose !

Et s’il saute ce couvercle, c’est parce que jamais le capital n’a coté aussi cher à la société, jamais les plus riches n’ont atteint de tels niveaux de richesse. Jamais les Français ne se sont sentis autant méprisés.

Dans son rapport annuel sur les inégalités mondiales, Oxfam souligne que les 26 personnes les plus riches détiennent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de la planète, soit 3,8 milliards d’êtres humains.
Tout le monde s’en offusque, tout le monde trouve ça scandaleux, mais aucun de ceux qui se réuniront demain à Davos, ou qui étaient aujourd’hui réunis à Versailles, ne proposeront d’inverser la tendance!
C’est bien pour cela qu’il faut leur prendre le pouvoir !

La richesse des plus riches, toujours selon l’ONG, a augmenté au rythme de 2,5 milliards de dollars par jour, alors que celle de la plus pauvre a chuté de 11%. Et si le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise financière, c’est parce qu’ils bénéficient de taux d’imposition les moins élevés depuis des décennies.

Et pour autant, la courbe du chmage s’est-elle redressée ? Les craintes d’une crise financière se sont-elles éloignées ? Bien sr que non. Au contraire, jamais la planète n’a été aussi proche d’un nouveau krach.

En France, nous vivons les mêmes évolutions.

Nous sommes champions d’Europe des dividendes versés aux actionnaires avec un record de 57,4 milliards d’euros.

Et nous sommes devenus vice-champions d’Europe par le nombre de millionnaires : 629 000 millionnaires exactement qui détiennent un patrimoine de 1 532 milliards d’euros.

1 532 milliards d’euros ! Ce sont eux qui ne paient plus l’impt sur la fortune, ne paient plus de taxe sur les dividendes !
Et puis il y a les Google, Lactalis, LVMH MacDonald’s, Apple, Starbucks et toutes ces multinationales qui utilisent les paradis fiscaux pour payer le moins d’impts possible.
Ces multinationales paient en moyenne 8% d’impts quand nos PME en paient entre 15% et 31% ! C’est l’inverse qu’il faudrait faire et c’est pour cela que nous faisons ntre ce slogan des Gilets Jaunes : Que les gros payent gros et que les petits payent petit .

A ce sujet, je vais vous raconter une anecdote. Voilà ce que les dirigeants de Google France nous ont dit le 8 janvier dernier. Nous étions venus les voir en délégation, avec Ian Brossat, Marie-Pierre Vieu, Pierre Laurent et Fabien Gay, après avoir appris que le groupe avait une nouvelle fois échappé à l’impt en 2018. Pour pas moins de 20 milliards! Une somme démentielle qui s’ajoute, à celles déjà exfiltrées aux Bermudes en 2015, en 2016, en 2017

Eh bien, face à nous, les dirigeants de Google ont joué franc jeu : oui, pour pratiquer l’optimisation fiscale, ils profitent bien des failles juridiques du système, maintenues avec la complicité de certains États et de l’Union européenne, pour payer le moins d’impts possible. C’est à la France et à l’Union Européenne, ont-ils insisté, d’adopter des règles suffisamment strictes. A ce moment-là, ils s’y plieront sans problème.

Ils nous ont dit aussi, non sans ironie, concernant le CICE, qu’ils préféraient ne pas percevoir cette aide publique car ils n’en n’ont pas besoinmais comme le versement se fait automatiquement, ils ne peuvent pas le refuser !

Allons-nous continuer à verser des aides publiques à des entreprises qui n’en n’ont pas besoin ?

C’est le sens des propositions de loi que nous avons déposées à l’Assemblée et au Sénat pour une réorientation des aides publiques versées aux entreprises, tel que le CICE, pour la progressivité de l’impt sur les sociétés, pour la taxation à la source des bénéfices des multinationales, pour une véritable liste française des paradis fiscaux.

Il est temps de changer de braquet sur cette question et d’aller beaucoup plus loin que des mesurettes, telle que la taxe GAFA ou des listes bidons de paradis fiscaux.

Des milliards d’euros échappent chaque année à l’impt et manquent au budget de l’État français. Concrètement, ce sont des hpitaux en souffrance, des écoles que l’on ne construit pas, des communes moins bien dotées, des services publics sacrifiés

Pendant que les multinationales s’affranchissent de leurs obligations fiscales, la France propose de fermer la maternité de CREIL qui réalise 1 500 naissances annuelles !! Nous appelons à la mobilisation la plus large pour sauver cette maternité et pour que s’applique un moratoire sur la fermeture de tous les services publics.

En décidant un tel moratoire, le Président de la République ferait un geste fort pour renouer le dialogue et restaurer la confiance.

Car oui les Français ont perdu confiance dans leurs représentants. Ils ne veulent plus de cette démocratie par intermittence, dont le mot d’ordre pourrait se résumer ainsi: vote tous les cinq ans et tais-toi !

Et surtout pour subir, quinquennat après quinquennat, les même politiques exigées par le grand patronat et les marchés. En somme, on change de dirigeants mais c’est la même politique qui est menée. C’est comme quand vous allez acheter des cornichons, vous pouvez changer de bocal, mais c’est toujours les mêmes cornichons dedans.

Pour notre part, nous n’avons jamais eu peur du changement, du peuple ni de son expression.
C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’en juillet 2017, nous avions porté le principe d’un Référendum d’Initiative Populaire.

Ce RIP pourrait être activé dès l’obtention de 500 000 signatures et permettrait de proposer des lois ou d’en abroger d’autres après une année de mise en œuvre.

Nous avions aussi alors précisé qu’un tel référendum ne pourrait pas remettre en cause des droits acquis, des droits fondamentaux, le droit des femmes à l’IVG, ou le mariage pour tous par exemple, sans parler de l’aggravation des discriminations des personnes LGBTI.
Il ne pourrait pas non plus contrevenir à des conventions internationales protégeant les Droits de l’Homme ou garantissant les droits du travail reconnus par l’Organisation internationale du travail.

Au-delà du référendum, c’est une révolution démocratique qu’il nous faut mener.
Multiplier les référendums c’est bien, mais il faut aller jusqu’au bout.
Il faut mettre fin à ce présidentialisme qui étouffe la représentation nationale et redonner au Parlement la place première qui devrait être la sienne.

La question n’est pas de réduire le nombre d’élues mais au contraire de donner plus de pouvoir aux citoyens et citoyennes, plus de pouvoirs aux salariées y compris pour intervenir sur les choix de leurs entreprises.

Au total, vous l’avez compris, c’est bien en faveur d’une VIe République que nous plaidons, et depuis longtemps !

Et puisque j’en suis à parler démocratie, un mot sur votre profession, mesdames et messieurs les journalistes. C’est dur d’être journaliste aujourd’hui, sous toutes les latitudes. S’en prendre à vous, dans des manifestations par exemple, ici en France
Réduire votre capacité d’informer, comme le font certains régimes y compris en Europe C’est s’en prendre à la liberté et cela nous ne l’accepterons jamais!

Tout comme nous n’accepterons jamais la violence d’o qu’elle vienne.
Il ne faudrait pas qu’au nom de violences commises par quelques individus, le gouvernement tente de remettre en cause le droit de manifester.

Pour sortir de la crise, le Président de la République propose un Grand débat national ! a tombe bien, nous avons tant de choses à dire à ce président en froid avec les Gaulois réfractaires !

Et nous y participons!

Au Parti Communiste, nous avons fait le choix de lancer une grande campagne pour le pouvoir d’achat, dès le mois de novembre.

Dans plusieurs départements, nous irons, dés la mi-février, déposer les pétitions dans les préfectures.
Nous proposons également, là o c’est possible, de faire remplir des cahiers d’espoir, pour que les gens puissent s’exprimer, sans tabou.
Nous organiserons des rencontres, des débats. J’en animerai personnellement dans ma circonscription o avec Michelle Greaume, sénatrice, nous distribuerons 50 000 cahiers de l’espoir et de propositions citoyennes.
Nous voulons tout faire pour que la voix des citoyens ne soit pas étouffée par le gouvernement ni instrumentalisée par des forces d’extrême droite qui rêvent de faire grandir leurs idées nauséabondes. Ce ne sont pas nos compatriotes issus de l’immigration, qui sont responsables de la crise, ni le migrant qui fuit les guerres ou les catastrophes climatiques. Ce n’est pas à cause d’eux que les salaires stagnent, que les pensions baissent. C’est bien à cause de ce système financier que nous combattons de toutes nos forces.

Dans les prochaines semaines, les priorités des Françaises et des Français doivent restées au cœur du débat, et ces priorités ce sont le pouvoir d’achat, l’évasion fiscale, la justice sociale, la démocratie.

Elles doivent donc faire l’objet de propositions concrètes !

Le président veut un débat sans tabou ? Ok, mais nos concitoyens ne veulent pas d’un débat sans espoir !

Pour le moment, 75% des Français craignent que le gouvernement ne traduise pas en actes ce qui se dira durant les réunions. C’est dire l’ampleur du défi et le danger encouru en cas d’échec, pour le pouvoir bien sr, mais aussi pour le pays tout entier.
Voilà pourquoi, nous communistes, mettrons sur la table des propositions pour un meilleur partage des richesses, contre l’évasion fiscale, pour la hausse des salaires et notamment du SMIC que nous réclamons depuis le début de la législature, pour nos services publics, pour la démocratie.

Nous multiplierons les initiatives pour que les idées émises sur ces sujets se traduisent en actes, en propositions de loi.
Et bien sr, tout cela doit faire l’objet d’un rapport de forces et c’est bien la raison pour laquelle les mobilisations en cours sont importantes : nous appelons à toutes les mobilisations, qu’elles soient les plus larges possibles. C’est aussi la construction, d’une alternative à la politique de Macron que nous appelons de nos vœux en 2019. Et les priorités exprimées par les Français sont principalement portées par les forces de gauche. C’est pourquoi nous devons donc relever ce défi de créer ce rapport de forces à gauche pour les faire gagner.

Nous préviendrons les citoyens des attaques à venir contre notre système de retraite, l’indemnisation des privées d’emplois, la fonction publique.

A la mi-mars, nous vous donnerons rendez-vous pour remettre au gouvernement le compte-rendu de ces rencontres, les synthèses de ces cahiers et les propositions de loi qui les accompagneront.

Permettez moi enfin d’adresser des vœux de paix en citant, par provocation, Alfred NOBEL qui prévenait:
Les bons vœux ne suffiront pas à assurer la paix , prévenait-il en son temps.

Il avait bien raison. Les discours pacifistes, aussi puissants soient-ils, ne pèsent pas grand chose face à la course aux armements. Pour nous, défendre la paix, c’est d’abord ne pas tricher.

C’est par exemple signer immédiatement le traité d’interdiction de l’arme nucléaire, initié par le groupement d’ONG Ican. Le gouvernement français dit vouloir combattre la guerre mais il monte tous les ans sur le podium des exportateurs d’armement, derrière les États-Unis et la Russie ! Il va jusqu’à vendre pour 11 milliards d’euros d’armes et d’équipements militaires à l’Arabie Saoudite sur ces neuf dernières années.

De même, la France de la paix, à laquelle nous croyons, ne peut pas, ne doit pas, relancer la course à l’armement nucléaire.

5 milliards d’euros par an programmés dans le budget de la France pour la dissuasion nucléaire, 14 millions d’euros par jour jusqu’en 2025 : est-ce vraiment utile ? Est ce vraiment une priorité pour un monde apaisé ? 9 pays ont l’arme nucléaire dont certains ont de gros problèmes d’ego et s’amusent à jouer à celui qui a le plus gros bouton. Un jour ça va finir par péter.



Enfin, agir pour l’Humain d’abord sous toutes les latitudes, ce n’est pas seulement formuler des vœux de paix, de fraternité, de solidarité et de bonheur à tous les peuples du monde, à tous les peuples d’Europe, à notre peuple tout entier. C’est agir pour que chacun et chacune puisse rester un être humain, avec toute sa dignité.

Agir pour l’Humain d’abord, c’est soutenir et travailler avec les forces révolutionnaires, démocratiques de tous les pays comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire.

C’est tout faire pour sauver, en Turquie, la députée Leyla Gven du HDP (le Parti démocratique des peuples en Turquie) aux portes de la mort après 75 jours de grève de la faim. Avec 226 prisonniers, elle réclame la fin de l’isolement du leader du peuple kurde, Abdullah Ocalan
C’est dire aux migrant-e-s, aux réfugié-e-s du monde entier, des Rohingyas aux Honduriens : les criminels, ce n’est pas vous !

Les criminels, ce sont ceux qui vous laissent froidement mourir en mer, enfermer dans des camps immondes, réduire en esclavage et violentés.
Partisans d’une France de l’hospitalité et d’une Europe de la solidarité, nous ne faiblirons pas dans notre engagement pour l’ouverture de voies légales et sécurisées garantissant l’accueil digne et fraternel de ceux qui fuient les guerres, les violences, la misère.

Il est souvent dit que l’histoire ne se répète pas. Mais elle peut bégayer. Et le climat de guerre, qu’elle soit commerciale ou réelle, grandit beaucoup dans le monde d’aujourd’hui. La guerre 14-18, par son atrocité devait être la der des der. On sait ce qu’il arriva par la suite.

D’ailleurs, la période dans laquelle nous vivons a beaucoup de ressemblances avec les années 30, avec la montée du fascisme en même temps que la montée du chmage, des inégalités, de la colère sans espoir au bout.
La montée des nationalismes dans de nombreux pays devrait conduire les chefs d’État à changer complètement de logique, de modèle économique.

C’est aussi dans cet état d’esprit que nous nous engageons dans la campagne des élections européennes, avec Ian Brossat notre dynamique tête de liste.

Aux peuples d’Europe, nous voulons dire : construisons ensemble l’Union européenne que nous voulons, celle qui, libérée du pouvoir de la finance, pourra répondre aux aspirations des peuples, des travailleurs, des jeunes.
Les élections européennes seront un temps fort de l’année 2019. Elles doivent être l’occasion de faire monter les même exigences qui s’expriment en France depuis des mois: partage des richesses, justice fiscale, justice sociale. L’Europe que nous voulons doit être celle qui permet à chaque peuple de voir sa souveraineté respectée, à chaque citoyen d’Europe de vivre dignement, avec un vrai salaire, un vrai travail, sans être mis en concurrence avec d’autres salariés.

Nous voulons changer en profondeur cette Europe avec la même détermination qui nous a amené à combattre, depuis toujours, les traités européens responsables de la crise actuelle, telle que la symbolise le Brexit.

Oui dans notre pays, le PCF a cette légitimité, cette cohérence, cette honnêteté vis à vis des Français et notamment du monde du travail. Tout le monde reconnaîtra le rle que nous avons joué depuis le Traité de Rome pour opposer, à une Europe de la concurrence libre et non faussée, une Europe des peuples souverains et en même temps associés. Nous avons été, pendant longtemps, les seuls à gauche à porter cette originalité.

C’est pourquoi nous serons présents à cette élection avec la volonté d’envoyer au Parlement européen des députés communistes qui resteront fidèles à ce combat, avec Ian Brossat et avec ce slogan: Pour l’Europe des gens, pas pour celle de l’argent . Et dans le même esprit de rassemblement qui a toujours été le ntre, comme lors de la campagne en faveur du Non de gauche à la Constitution européenne en 2005, nous avons proposé et nous continuons de proposer ce rassemblement aux forces politiques de gauche qui partagent cette même volonté de rompre avec les logiques capitalistes actuelles.

Si les échanges se poursuivent, s’ils n’aboutissent pas pour l’instant et nous le regrettons, nous conservons la main tendue. Nous poursuivrons jusqu’au bout les discussions tout en continuant notre campagne, sans attendre, car celle-ci sera courte. Il reste moins de 100 jours avant le 26 mai. Et notre liste, qui sera présentée le 5 février prochain à Marseille, conservera, vous le découvrirez, notre originalité en faveur du monde du travail. Nous serons d’ailleurs la seule liste qui propose d’élire une femme ouvrière au Parlement européen avec Marie-Hélène BOURLARD en deuxième position. Les militantes et militants communistes sont appelés à soutenir fortement cette liste, cette démarche par un vote les 30 janvier, 1er et 2 février.

Une histoire pour finir

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits. Au signal, tous les enfants se sont lancés en même temps en se donnant la main !! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : Ubuntu. Comment l’un d’entre nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes ?
UBUNTU dans la culture Xhosa signifie : Je suis parce que Nous sommes . C’est la philosophie qui a conduit Nelson MANDELA à proposer la réconciliation aux Sud-Africains.

Je formule ce vœu pour la jeunesse de notre pays : celle d’un monde, d’une Europe et d’une France plus fraternels, plus solidaires o personne ne gagnera tout seul, mais o tout le monde avancera en même temps, en se donnant la main, en s’entraidant. C’est l’esprit même de l’engagement communiste.
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Pour le Prélèvement A la Source des bénéfices des multinationales
40 % des profits des multinationales, soit 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) échappent à l’impt grce au transfert de bénéfices dans des paradis fiscaux via des mécanismes bien connus. GOOGLE vient une nouvelle fois d’en faire la d&eac...
Lire la suite - 07-01-2019

40 % des profits des multinationales, soit 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) échappent à l’impt grce au transfert de bénéfices dans des paradis fiscaux via des mécanismes bien connus. GOOGLE vient une nouvelle fois d’en faire la démonstration. Leur efficacité est un camouflet infligé publiquement aux Etats : en 2016, les entreprises américaines ont ainsi enregistré plus de profits en Irlande qu’en Chine, au Japon, au Mexique, en Allemagne et en France réunis. Et sur ces profits colossaux, elles se sont vu infliger le taux de 5,7%. Résultat, avec de telles pratiques, l’Union européenne perd chaque année l’équivalent de 20% du montant de l’impt sur les sociétés.

C’est d’autant plus intolérable que derrière "l’optimisation fiscale" se dissimule une sourde entreprise de démolition du consentement à l’impt. En refusant de s’acquitter de leurs impts là o elles exercent leur activité, ces multinationales tournent délibérément le dos aux principes fondateurs de notre démocratie. Non seulement elles s’affranchissent du pacte social sur lequel repose toute société civilisée, mais elles siphonnent avec cynisme les recettes des États, par centaines de milliards de dollars chaque année.

Concrètement, ce sont des écoles, des hpitaux en moins, des communes en souffrance, des services publics supprimés Cet abandon nourrit la colère des peuples, soumis à des politiques d’austérité d’autant plus injustes qu’elles prennent source dans l’égosme des plus fortunés. Sur un champ de bataille, une telle attitude porterait un nom : la désertion. Mais sur le vaste terrain du capitalisme débridé, tous les coups sont permis, dans la négation désinvolte de toute notion de solidarité.

A ce jeu-là, les peuples sont toujours perdants.

Dans un tel contexte, la France peut parfaitement agir de son cté et montrer le chemin d’une fiscalité plus juste. Notre proposition de loi s’articule autour d’un principe simple et compréhensible de tous : les multinationales doivent payer leurs impts là o elles réalisent leur activité et non dans les paradis fiscaux comme c’est le cas actuellement.

C’est pourquoi nous proposons d’imposer ces bénéfices avant qu’ils ne sortent du pays. Si le terrain de jeu de ces multinationales est mondial, alors adaptons notre fiscalité !

Nous pouvons prendre appui sur les données mondiales de ces entreprises pour déterminer les bénéfices qui doivent être imposables dans notre pays. Prenons l’exemple d’une multinationale active dans la vente en ligne et qui réalise 50 milliards de bénéfices au niveau mondial. La multinationale ne veut pas communiquer le total de ses ventes dans notre pays ni ses bénéfices ? Grce à la TVA, nous pouvons connaitre son chiffre d’affaires. Et si 15% de ce dernier se fait en France alors 15% de ses bénéfices mondiaux seront imposés en France, soit 7,5 milliards d’euros. Il est temps de mettre au "PAS" les Nike, Mc Do, Starbucks ou IKEA. Pour les géants américains du numérique, les GOOGLE et autres Facebook, des propositions existent, émises par l’OCDE, pour les qualifier juridiquement afin de pouvoir les imposer comme toutes les entreprises française.

Le système que nous proposons fonctionne déjà ailleurs, comme aux Etats-Unis, en Allemagne, au Canada, o un impt sur les sociétés peut aussi être perçu au niveau local. Une telle réforme modifierait complètement le paysage de la concurrence fiscale. Elle rendrait caducs l’existence des paradis fiscaux et indiquerait aux Etats le chemin à suivre pour faire rentrer un argent qui n’aurait jamais d s’échapper. Il est grand temps de mettre un terme au fléau de la fraude et de l’optimisation fiscale.

Fabien Roussel, député du Nord,secrétaire national du PCF (tribune publiée dans le JDD du 6 janvier 2019)
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Répression. Le gouvernement s’attaque aux chômeurs plutôt qu’au chômage
Casser le thermomètre plutôt qu’éradiquer la fièvre. En publiant un décret qui accentue les sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi, le gouvernement ne pose plus de limites dans sa volonté d’accroître les radiations et d’obliger à accepter des jobs précaires.
L’année 2019 est placée sous le signe d’une répression inédite des chmeurs. Lors de ses vœux aux Français, Emmanuel Macron a une nouvelle fois visé les privés d’emploi soupçonnés d’oisiveté.  Le gouve...
Lire la suite - 03-01-2019

L’année 2019 est placée sous le signe d’une répression inédite des chmeurs. Lors de ses vœux aux Français, Emmanuel Macron a une nouvelle fois visé les privés d’emploi soupçonnés d’oisiveté.  Le gouvernement dans les prochains mois devra poursuivre ce travail pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chmage afin d’inciter davantage à reprendre le travail. 

Un jour plus tt, un des décrets d’application de la loi avenir professionnel publié au Journal officiel a révélé un durcissement inédit des sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi. Comme si les mesures régressives présentées en mars dernier par le ministère du Travail ne suffisaient pas, le pouvoir a décidé de monter d’un cran encore dans la criminalisation.

Au début, le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous avec son conseiller Ple emploi devait être sanctionné de quinze jours de radiation des listes au lieu des deux mois aujourd’hui. Finalement, ce sera un mois de radiation selon le décret, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au troisième. Suivant la petite phrase du président de la République sur les chmeurs qui n’auraient qu’ à traverser la rue pour trouver un travail , ceux-ci sont mis sous pression pour faire baisser les statistiques. L’arsenal du flicage va encore être renforcé contre les chmeurs. Par contre, on attend toujours et encore l’arsenal de contrle contre la fraude sociale et fiscale des grandes entreprises.

l’Humanité du 3 janvier 2018
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Le Président des riches vacille mais les plus riches restent ses protégés (Fabien Roussel)
Les 4 vérités - Fabien Roussel - mardi 11 décembre 2018
Ce soir, avec l’annonce de l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraité.e.s modestes, le président de la République a opéré un premier recul. Celui-ci est à mettre à l’actif du grand mouvement populaire qui secoue actuellement le ...
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Lancée vendredi dernier, la grogne des lycéens s’étend en cette fin de semaine.
En quatre jours, 31 des 47 lycées du département situées en zone police ont été le thétre de blocages.
Face à la mobilisation lycéenne qui prend de l’ampleur de jour en jour le gouvernement Macron fait le choix de la répression. Partout dans le pays les forces de l’ordre chargent, gazent, dispersent les jeunes manifestantes. Face à cette violence la mobilisation ...
Lire la suite - 07-12-2018

Face à la mobilisation lycéenne qui prend de l’ampleur de jour en jour le gouvernement Macron fait le choix de la répression. Partout dans le pays les forces de l’ordre chargent, gazent, dispersent les jeunes manifestantes. Face à cette violence la mobilisation ne faiblit pourtant pas et les jeunes mobilisées continuent d’exiger des réponses politiques de la part du gouvernement.

Les reculs récents du gouvernement face à la mobilisation des gilets jaunes montrent que la lutte collective paie. Cependant il ne s’agit que d’une stratégie pour gagner du temps les mobilisations doivent se poursuivre pour inverser véritablement le rapport de force et obtenir satisfaction des revendications. La mobilisation des lycéennes et des lycéens, à laquelle se joint le MJCF, portent des revendications claires contre la politique du gouvernement en matière d’éducation. Ces dernières doivent aussi être entendues.

Aux cotés des jeunes mobilisées le MJCF exige une autre éducation, dans laquelle le but n’est pas d’organiser la compétition ou de trier les élèves, mais de permettre l’accès à toutes et tous à la formation de son choix.

Pour garantir le droit à l’éducation nous exigeons l’abrogation de la loi ORE et de la réforme du bac, ainsi que :

L’accès pour tous aux formations publiques, sans autre condition que les diplmes requis.

La gratuité des formations pour toutes et tous, y compris du matériel demandé, tout ce qui est nécessaire à l’apprentissage doit être fourni.

Pour permettre à chacune et chacun de construire son avenir comme bon lui semble, nous exigeons :

Un service public de l’orientation doté en moyens à hauteur des besoins, afin d’accompagner chaque jeune dans son parcours et dans ses choix.

Le droit au retour à la formation, car trop de jeunes sont contraints de sortir tt du système scolaire sans pouvoir y revenir facilement s’ils le souhaitent. Nous revendiquons le droit à la formation tout au long de la vie.

Nous appelons les lycéennes et les lycéens à se réunir en assemblées générales pour préparer les mobilisations et à entrer en action dès que possible. Nous les appelons à converger devant les rectorats à compter de ce vendredi 7 décembre et de rejoindre massivement les cortèges prévus le 14 décembre à l’appel de la CGT.
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Fabien Roussel a rencontré le Premier ministre. L’occasion d’exposer à Edouard Philippe les propositions du PCF
Les Français ne veulent pas l’aumone. Ils veulent vivre dignement.

La paix civile et sociale de notre pays est aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement ...
Lire la suite - 03-12-2018

Les Français ne veulent pas l’aumone. Ils veulent vivre dignement.

La paix civile et sociale de notre pays est aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement de déclarer l’état d’urgence sociale.

L’urgence sociale impose de prendre en compte immédiatement les revendications portées par les gilets jaunes , que nous avons relayées.

Nous avons ainsi demandé la suspension de l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel, l’augmentation du SMIC, des salaires et des pensions, la restauration des services publics notamment en matière de santé et le rétablissement de l’ISF.

Dès cet après-midi à l’Assemblée Nationale nous nous ferons l’écho de ces demandes légitimes et demanderons la suspension de la discussion budgétaire.

Par ailleurs, nous avons rappelé les propositions que nous portons depuis le début du quinquennat.

Propositions fiscales :

- Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération de cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre).

Propositions sociales :

- Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.

- Annulation de la hausse de CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales assurance chmage et maladie .

Propositions écologiques :

- Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique.

- Elargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019).

Propositions institutionnelles :

- Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions

Si le Gouvernement ne décide pas de prendre immédiatement ces mesures, il ne sera pas en mesure de mettre fin à cette révolte pour la dignité.

Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment que le Gouvernement prend la mesure de cette urgence sociale et nous n’avons que peu d’espoir d’avoir été entendu sur les mesures que nous lui avons proposées.

Notre motion de censure reste donc d’actualité, dans l’attente des mesures qui seront annoncées mercredi.
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Texte et rapports du Congrès
à paraitre dans le numéro spécial 746 de CommunisteS...
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discours de clôture du 38° congrès du Parti Communiste Français par Fabien Roussel, élu secrétaire national
38e congrès - Fabien Roussel élu secrétaire national du PCF
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38e congrès - Ian Brossat, tête de liste d’un large rassemblement aux Européennes
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Marianne Margaté demande au Département de prendre position sur la question du CGD-Express
CDG-Express Enqute publique
En début de séance, suite au courrier de Marianne Margaté demandant au Département de prendre position sur la question, le Président du Conseil Départemental a souhaité que le groupe présente les enjeux de l’enquête publique relati...
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Pour la maire, le CDG Express n’est pas d’utilité publique
La maire de Mitry-Mory, Charlotte Blandiot-Faride (PCF) regrette le rejet par le Conseil d’Etat du recours de la municipalité contre la future liaison ferroviaire directe entre la capitale et l’aéroport de Roissy.
Je suis déçue par la décision du Conseil d’Etat, qui balaie d’un revers de main nos observations légitimes sur le déroulement de l’enquête publique . La maire de Mitry-Mory, Charlotte Blandiot-Faride (PCF) ne digère pas l’arrêt...
Lire la suite - 23-10-2018

Je suis déçue par la décision du Conseil d’Etat, qui balaie d’un revers de main nos observations légitimes sur le déroulement de l’enquête publique . La maire de Mitry-Mory, Charlotte Blandiot-Faride (PCF) ne digère pas l’arrêt rendu lundi par le Conseil d’Etat, qui conforte le projet de future liaison du Charles-de-Gaulle (CDG) Express.

La plus haute juridiction administrative a rejeté ce lundi le recours de la municipalité de Mitry-Mory et de deux associations opposées à la future ligne ferroviaire, qui reliera à partir de 2024 la gare de l’Est à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, sans marquer d’arrêt.

Les opposants demandaient l’annulation de l’arrêté interpréfectoral du 31 mars 2017, qui réaffirmait que le projet conservait son caractère d’utilité publique. Il suffit d’avancer le développement économique et le rayonnement international que permet le CDG Express pour juger qu’il est d’utilité publique, alors que l’étude environnementale utilisée lors de la nouvelle enquête publique avait près de dix ans , se désole l’élue.

Pour la première magistrate, la décision passe d’autant plus mal que le CDG Express a repoussé aux calendes grecques l’arrivée de la ligne 17 du supermétro et la modernisation du RER B.

Le trafic des usagers du RER B est déjà fortement dégradé. La circulation d’un train à grande à vitesse tous les quarts d’heure sur les mêmes rails, ainsi que ceux de la ligne 4 de métro ne va pas arranger les choses. De plus on nous fait croire que c’est un projet privé, mais c’est un projet semi-public financé au préalable par l’Etat au profit d’intérêts privés.

Nous allons voir avec nos avocats s’il est possible de contester cet arrêt au niveau européen , s’insurge l’édile.
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Résultats des votes dans la fédération de Seine-et-Marne sur le choix de la base commune pour le 38e Congrès du PCF
Inscrits: 619
Votants: 393 (63,49%)
Nuls/Blancs: 11 (1,78%)
Exprimés: 382 (97,20%)

Texte du Conseil national " le communisme est la question du XXIe siècle: 133 (34,82%)

Texte "Se réinventer ou disparaitre ! Pour un printemps du communisme": 64 (16,75%)

Texte "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle": 163 (42,67%)

Texte "Reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes": 22 (5,76%)
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Marchons pour la paix le 22 septembre
Soyons nombreux à marcher le 22 septembre pour une politique digne et hospitalière de la France à l’égard des migrant-e-s et réfugié-e-s, et une Europe de la solidarité garantissant les droits des migrant-e-s et réfugié-e-s, la solidarité et cohésion sociale, le droit de circulation pour toutes et tous.
Le 22 septembre, dans toute la France, nous marchons pour faire entendre une autre voix, celles des peuples, et en France celle des citoyen-ne-s engagé- e-s dans des luttes et nombreux mouvements de solidarité internationale et pour la paix, de développement et commerce é...
Lire la suite - 22-09-2018

Le 22 septembre, dans toute la France, nous marchons pour faire entendre une autre voix, celles des peuples, et en France celle des citoyen-ne-s engagé- e-s dans des luttes et nombreux mouvements de solidarité internationale et pour la paix, de développement et commerce équitables, de défense des services publics et la satisfaction des besoins sociaux, humains et écologiques, des mouvements de solidarité avec les migrant-e-s et réfugié-e-s, de résistances contre la poussée de l’extrême droite, de lutte contre le réchauffement climatique et la destruction de l’humain et de la planète par l’augmentation frénétique du commerce des armes qui poussent conflits et guerres dans la durée. Nous sommes lucides : c’est en agissant ensemble, toujours plus nombreux, que nous verrons s’imposer d’autres logiques que celles de la peur, de la haine, du pillage des ressources et richesses au plan international. Partout en France le samedi 22 septembre 2018, marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de paix !

L’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense. Nous sommes persuadés qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres ne doit faire obstacle à l’expression de cette aspiration commune.

Nous sommes révoltés face à l’augmentation incessante des dépenses militaires qui sont passées de 1144 milliards de dollars en 2001 à 1739 milliards en 2017 (Sipri en USD taux de change 2016) et favorisent un commerce des armes immoral et dangereux, alors que le budget des Nations unies pour les opérations de paix est de seulement 8,7 milliards et que la lutte contre le réchauffement climatique nécessite des moyens importants tout comme la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).

Les communistes proposent, en lieu et place des stratégies d’alliances, d’opter pour des logiques de partenariats avec la mise en route d’un processus multilatéral de sortie de l’OTAN au profit de la création d’espaces communs de coopération et de sécurité collective.
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Plan santé : Les Hôpitaux en État d’urgence
Depuis le 10 janvier dernier, les parlementaires communistes, député-es comme sénat-eur-rices, parcourent la France pour aller à la rencontre des personnels hospitaliers. Le constat est sans appel : les personnels sont usés, les services sont en sous effectif, les lits manquent et les moyens sont insuffisants. Nous assistons à une véritable catastrophe sanitaire.
Alain Bruneel, député du Nord, a produit le clip "Etat d’urgence" pour soutenir les luttes du service public de la santé. Un slam écrit et interprété par Ugo Dess.

Le Président de la République vient d’annoncer des mesures censées redresser l’état catastrophique de la santé dans notre pays, politique dont il porte en partie la responsabilité.

Si la suppression du Numerus Clausus ou de la T2A est une re...
Lire la suite - 18-09-2018

Le Président de la République vient d’annoncer des mesures censées redresser l’état catastrophique de la santé dans notre pays, politique dont il porte en partie la responsabilité.

Si la suppression du Numerus Clausus ou de la T2A est une revendication que le PCF porte depuis longtemps, les propositions de Monsieur Macron, sous couvert de modernisation de notre système de santé, ne répondent pas aux besoins des populations et des territoires. Les Hpitaux sont en État d’urgence.

Dans le plan d’urgence présenté lors de la Fête de l’Humanité, le PCF réclamait l’arrêt des restructurations hospitalières, la création dès 2019 de 100 000 nouveaux emplois hospitaliers pour répondre à la souffrance des personnels et des malades. A la place, le Président annonce, pour toute la France, 4000 postes d’assistants médicaux dans la médecine de ville et rien pour l’Hpital.

"Notre système de santé ne pêche pas par un sous-financement". Aberrant quand on sait que tous les clignotants sont au rouge, car l’hpital public est rongé par l’austérité. L’Hpital a besoin de 4 milliards pour simplement maintenir l’offre de soins existante à son niveau actuel. Au lieu de cela Emmanuel Macron nous vend un léger desserrement du verrou de l’ONDAM (objectif national des Dépenses d’Assurance Maladie) de 400 millions d’euros en 2019.

Quant aux EHPAD, à peine évoqués, ils auraient besoin de 100 000 emplois par an pendant 3 ans, d’un plan de formation et d’investissement à la hauteur des enjeux de société que représente le vieillissement de la population.

Ce plan tout en apportant, ici et là, quelques rectificatifs au désastre sanitaire, conséquence des politiques successives, est loin de répondre aux attentes formulées par nos Parlementaires, lors de leur Tour de France des Hpitaux et des EHPAD.

Le PCF continuera à se mobiliser avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour un système de santé accessible à toutes et à tous sur l’ensemble du territoire.
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Discours de Pierre Laurent à la Fte de l’Humanité 2018
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Fête de l’Humanité du 14 au 16 septembre
Sylvie Fuchs, secrétaire départementale et la direction de la Fédération vous invitent à venir partager des moments de débats, d’échanges et de solidarité sur l’espace seine-et-marnais avenue Valentina Terechkova.
vendredi 14 à 19h : Inauguration de l’espace seine-et-marnais

samedi 15
débat à 14h : Place aux jeunes
débat à 16h30 : Apartheid social, quelles solutions?

à 15h sur le stand de Champs sur Marne Débat : délocalisation d...
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communiqué des élus du Groupe de la Gauche Républicaine et Communiste, Marianne Margaté et Bernard Corneille au conseil départemental de Seine-et-Marne
Une rencontre entre des élu(e)s de Seine-et-Marne, le recteur et la directrice académique s’est tenue le 29 aot 2018 dans les locaux de la Préfecture. L’objectif affiché par les représentants de l’Education nationale était de montrer que les orientations gouvernementales permettaient d’assurer une rentrée dans les meilleures conditions possibles.
Pourtant, parfaite illustration d’un budget qualifié de contraint, le Recteur a confirmé la création de seulement 40 postes en Seine-et-Marne sur les 682 créés au sein de l’Académie.

Lors de la séance du Conseil départementa...
Lire la suite - 03-09-2018

Pourtant, parfaite illustration d’un budget qualifié de contraint, le Recteur a confirmé la création de seulement 40 postes en Seine-et-Marne sur les 682 créés au sein de l’Académie.

Lors de la séance du Conseil départemental du 15 juin, Bernard Corneille et Marianne Margaté avaient déposé une motion dénonçant les fermetures de classes, les sureffectifs et les conséquences de la politique d’austérité sur la qualité d’apprentissage. Le Conseil départemental avait voté cette motion à l’unanimité.

Au cours de l’échange avec le recteur, Marianne MARGATE est intervenue sur trois points principaux :
  • Sureffectifs en maternelle Reprenant les propos du recteur qui affirmait le rle essentiel de la maternelle dans l’apprentissage, elle a rappelé que dans certaines classes les élèves seraient plus de 30. Avec de tels effectifs les enseignants ne pourront mener à bien apprentissage, sociabilisation et intégration des élèves en difficultés ou handicapés.
  • Fermeture de classes Le nombre de classes fermées ou menacées, pour 118 communes au total, que nous annoncions dans la motion de juin se confirme. Il a été rappelé que, pour le canton de Mitry-Mory, 11 classes sont concernées alors que la démographie est en expansion. Par ailleurs, et la motion en faisait également état, dans les communes rurales les conséquences concernent bien évidemment les enfants mais également l’ensemble de la collectivité.
  • Formation professionnelle Marianne MARGATÉ a précisé que la zone aéroportuaire de Roissy, qui intéresse directement le canton de Mitry-Mory, est un ple d’emploi majeur de notre département et qu’il était regrettable qu’il n’y aucun projet de formation professionnelle lié aux activités aéroportuaires.
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La Seine-et-Marne attaquée en justice pour l’abandon des jeunes migrants


La Ligue des droits de l’homme et le Gisti saisissent le tribunal administratif pour dénoncer l’abandon des jeunes étrangers par le département de Seine-et-Marne. Face à l’afflux de jeunes mineurs isolés, le Conseil général avait décidé l’année dernière de ne plus les prendre en charge à leur majorité.
Fodé (le prénom a été changé) était hébergé depuis 2016 par une association qui dépend de l’aide sociale à l’enfance de Seine-et-Marne. Mais le 1er juin, il a eu 18 ans, et il a d quitter les lieux. Ayant refusé l&...
Lire la suite - 03-09-2018

Fodé (le prénom a été changé) était hébergé depuis 2016 par une association qui dépend de l’aide sociale à l’enfance de Seine-et-Marne. Mais le 1er juin, il a eu 18 ans, et il a d quitter les lieux. Ayant refusé l’htel miteux et surpeuplé (à trois par chambre se souvient-il) proposé comme hébergement d’urgence, il a posé ses sacs, un soir vers 23H, dans une gare. C’est un passant qui a eu pitié de lui, qui l’héberge pour le moment: "J’étais à la gare, tout seul avec mes bagages, je ne savais pas o aller. Heureusement il y a le monsieur qui est venu me demander pourquoi [j’étais] là, si [j’étais] migrant, je [venais] d’arriver... Je lui dis ’non, ça fait trois ans que je suis là, mais ils m’ont mis dehors !’Il y a plein de jeunes dans le 77, à 18 ans on les met à la rue. En pleine année scolaire, on te dit,’ben là, tu sors !’"

Fodé a quand même décroché son CAP (maintenance des btiments de collectivités), et voudrait enchaîner sur un bac pro électricité. Même s’il s’inquiète de ne pas pouvoir rester très longtemps chez son bienfaiteur, sa priorité est à l’entendre de trouver un patron qui le prenne en apprentissage: "Je me pose la question de comment je vais faire cette année. J’aurais voulu faire la rentrée avec les jeunes, avec les amis. Au lycée, j’étais toujours le premier, raconte-t-il en souriant. Il y a des professeurs qui me soutenaient, qui me disaient ’c’est pas facile en France, il faut tenir le coup’ mais... j’espère pouvoir continuer".

Les associations dénoncent une politique discriminatoire Son avocate Ambre Benitez a déjà saisi le tribunal administratif pour que Fodé continue à être aidé par le Conseil Général. Un jeune sans soutien familial qui veut poursuivre ses études et qui n’est pas encore autonome se voit normalement proposer un "contrat jeune majeur", avec un accompagnement (hébergement, financier, éducatif) possible jusqu’à 21 ans. Dans le département, le Collectif 77 de soutien aux mineurs et jeunes majeurs étrangers suit une trentaine de jeunes étrangers, mineurs et majeurs, confrontés à ces difficultés de prise en charge (le collectif affirme que des mineurs se seraient vu refuser un contrat d’apprentissage, que le département doit signer en tant que tuteur légal).

Aujourd’hui, avec la Ligue des droits de l’homme et le Gisti, c’est bien la politique du département de Seine-et-Marne qui est attaquée devant le tribunal administratif de Melun, via une circulaire du Conseil Général. Cette note, datée du 16 juin 2017, donne pour instruction de "faire sortir des dispositifs ASE (NB aide sociale à l’enfance) les jeunes majeurs non accompagnés pour les orienter vers les structures d’hébergement d’urgence de l’État", et de "suspendre les CJM (NB contrats jeunes majeurs) pour les mineurs non accompagnés qui auront 18 ans en 2017".

Le cas de Fodé, et d’autres dont des avocats et le collectif ont eu connaissance, montrent que les consignes ont bien été appliquées, même si le Conseil Général assure n’avoir pas mis en oeuvre cette politique de manière "systématique". Me Ambre Benitez espère que la justice y mettra un coup d’arrêt: "On essaye de démontrer que toute la politique mise en place depuis un certain temps est discriminatoire, pour éviter que de nouveaux jeunes soient confrontés à cette situation et à une mise à la rue le jour de leurs 18 ans, et puissent bénéficier des mêmes aides sociales que les autres jeunes, indépendamment de leur nationalité".

La Seine-et-Marne met en avant qu’elle accueille plus de 600 mineurs et jeunes majeurs étrangers, un chiffre qui avait fortement augmenté en 2016 après le démantèlement de la "jungle"de Calais. Comme d’autres départements, elle est confrontée à des dispositifs d’accueil saturés, et à un cot financier qui a presque triplé en trois ans (il devrait atteindre près de trente millions d’euros cette année). La note attaquée précise aussi qu’il s’agit de"mettre l’État face à ses responsabilités". "Ce coup de poing sur la table a fait réagir" se félicite-t-on d’ailleurs au Conseil général. Un an après, en juin dernier, le département et la préfecture ont signé un protocole, l’État a promis de contribuer à la prise en charge des jeunes migrants. Fodé lui, espère encore trouver un hébergement, un lycée et un patron pour continuer son apprentissage.
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Allocution de Pierre Laurent - université d’été 2018 du PCF
Université d’été du PCF - 25 aot 2018
Pierre Laurent

Seul le prononcé fait foi

Cher-e-s camarades,
Bonjour à toutes et à tous.
Je veux en premier lieu vous adresser à tous un salut fraternel et chaleureux. Je croi...
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Université d’été du PCF - 25 aot 2018
Pierre Laurent

Seul le prononcé fait foi

Cher-e-s camarades,
Bonjour à toutes et à tous.
Je veux en premier lieu vous adresser à tous un salut fraternel et chaleureux. Je crois que c’est très important.
Nous vivons dans un monde dur, inhumain. Il est tellement important que nous préservions comme la prunelle de nos yeux nos valeurs d’humanité.
Nous sommes un collectif communiste empreint d’une grande fraternité. C’est notre choix de femmes et d’hommes libres de vivre et de militer ainsi. Et notre fraternité communiste, c’est ce qui nous permet de débattre, en toute franchise, de ce que nous avons à affronter, de construire ce qui fait notre force, notre exigence de compréhension du monde, notre solidarité dans l’action, notre unité politique, et tout cela en ne gommant jamais nos personnalités et notre diversité.

Il s’est produit un événement au début de l’été. Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a jugé, en censurant le délit de solidarité, que la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle.

Moi, je prends cela comme un hommage à ce que nous défendons avec tant de vigueur, à ce principe que notre parti fait vivre avec ardeur dans ses rangs comme dans la société. Aujourd’hui, tout est chahuté, bousculé, remis en cause. Il faut des bases solides pour traverser la tempête. Nous en avons. Ne les oublions surtout pas. Cultivons les. Elles seront à nouveau à l’honneur dans trois semaines à la Fête de l’Humanité.

J’espère que chacun-e ici est déjà à fond pour préparer cette fête, ce rendez-vous populaire et festif unique, le plus grand carrefour de luttes sociales, de musiques du monde, de fraternité, de jeunesse, de débat et d’action pour un autre monde.

Réussir ce rendez-vous redonnera comme chaque année de l’oxygène à des centaines de milliers de personnes. De l’oxygène, et de l’énergie.

Nous en aurons tous besoin.
L’été a été chaud, mais la rentrée et l’année politique qui nous attendent vont l’être aussi.

Oui, que Macron et les siens soient prévenus, çà va être chaud !
Notre université d’été est toujours un prélude passionnant et enrichissant pour se muscler les méninges et s’armer pour les combats à venir (bravo à Guillaume et à toute son équipe).

Il y a ici des dizaines de débats, de conférences, d’ateliers. Moi, je veux vous dire un mot sur les échéances cruciales qui sont face à nous : la riposte face à Macron, comment nous allons la mener ? Que faire pour la gagner ?
Et notre congrès qui se tiendra à Ivry-sur-Seine dans le Val de Marne dans trois mois exactement, les 23, 24 et 25 novembre prochains. Et je veux le faire, comme je le disais, avec franchise, avec fraternité, avec esprit d’unité.

Et avec une conviction forte : le Parti communiste a un grand rle à jouer dans cette nouvelle époque, et il peut jouer ce rle, retrouver sa marque d’acteur de l’histoire nationale dans ce moment crucial si nous prenons la bonne direction, les bonnes décisions.

Autant vous le dire, je ne crois pas du tout qu’il faille aborder la période à venir la peur au ventre, morts d’inquiétude pour nous -mêmes ou pour le pays, tétanisés par le chahut du monde ou par la force de nos adversaires. On dit d’ailleurs que la peur est mauvaise conseillère. C’est plus vrai que jamais. Nous devons regarder résolument ailleurs : du cté de la confiance. La confiance dans les capacités de résistance de notre peuple. La confiance dans le nouveau monde qui frappe à la porte. La confiance dans les idées communistes, dans notre capacité à agir concrètement pour changer le cours des choses.

Je ne suis pas un illuminé qui fait de la méthode Coué. Je connais les difficultés, les incertitudes de la période, le doute sur notre avenir, la critique sur certains de nos choix. Et nous savons tous qu’il va falloir changer des choses sérieusement au Parti communiste pour relever ces défis. Donc, je ne fais pas d’angélisme.

Mais comment allons-nous trouver la réponse, des réponses qui nous remettent à l’offensive, si nous ne pensons qu’à éviter le pire, à préserver ce qui reste, plutt qu’à conquérir les grands espaces, ceux qui s’ouvrent à tous ceux qui, comme nous, ont envie et compris que le monde doit changer et qu’il peut le faire en construisant plus d’humanité et non pas plus de violences, d’injustices, de divisions.

C’est donc en regardant du cté de la confiance que j’ai envie de vous parler de la situation et de ce que nous avons à décider.

Alors, Macron, comment pouvons-nous le stopper ?

Il a lancé un train fou de réformes depuis le premier jour contre notre peuple pour servir les riches et la finance, des wagons de destruction sociale et de méthodes autoritaires pour les mener à terme. Il veut reprendre le rythme tambour battant pour imposer sa politique à marche forcée. Nous connaissons maintenant très bien la méthode du fondateur d’En Marche. On avance au pas cadencé sans jamais s’arrêter.

Il applique la tactique militaire du tapis de bombes sans cesse déversé, des réformes incessantes pour dynamiter les systèmes sociaux, privatiser la République et sidérer ceux qui auraient envie de résister.

Mais Macron a un problème, un gros problème qui va aller grandissant.

Car s’il marque des points en faisant voter son programme par sa majorité godillot, il a déjà laissé beaucoup de plumes dans les mobilisations du printemps et dans l’incroyable affaire Benalla cet été. Le rapport de forces a commencé à bouger et ça peut continuer. Emmanuel Macron veut faire comme si nous étions toujours un jour après son élection, comme si chaque jour commençait le nouveau monde. Mais nous sommes un an après et çà n’est plus la même histoire. La saison 2 ne ressemblera pas à la saison 1 quoique Macron veuille nous faire croire. Le masque de la séduction tombe. Le héros du nouveau monde apparaît davantage pour ce qu’il est : un héros de l’aristocratie financière chargée de verrouiller la démocratie au seul profit des logiques de compétition capitaliste.

Président des riches, Président de l’austérité et des inégalités, Président arrogant et méprisant, voilà ce qu’est Macron, ce que cache son sourire de sitcom aux dents blanches !

Il n’aime pas ceux qui n’ont rien. Nous, nous n’aimons ni les privilèges qu’il protège, ni l’austérité pour les salaires, les budgets communaux et les services publics qui paie ces privilèges et fait tant de mal au pays !

Nous avons les moyens de faire partager une double démonstration. Non, l’austérité n’est pas un mal nécessaire. C’est une politique qui mine la France et l’Europe. Et, oui ce qu’il faut c’est reprendre du pouvoir sur les richesses pour financer une autre logique de développement, plus respectueuse des humains et de la planète.

L’humain d’abord, pas la finance, c’est plus que jamais cette idée que des millions de gens peuvent porter avec nous.

L’austérité est injuste : d’un cté des dividendes qui battent des records mondiaux de progression, de l’autre des familles qui ne peuvent plus remplir correctement le cartable des enfants ou le frigo chaque semaine, des salaires bloqués, des APL baissées, des prestations sociales gelées, des contrats aidés supprimés. Et les réformes de l’assurance chmage comme le plan pauvreté qui risquent de faire reculer les droits de millions de salariés et de familles. C’est le capital qui cote cher, pas les travailleurs !

L’austérité est inhumaine : elle provoque la mort dans des logements insalubres à Aubervilliers, o des marchands de sommeil font commerce d’un mal-logement que la faiblesse des gouvernants et la misère des politiques de construction sociale empêchent de combattre. Et pendant ce temps, la loi Elan dégrade encore le droit au logement et est conçue sur mesure pour la promotion privée la plus lucrative.

L’austérité fait régresser la société : la réforme des retraites qui se prépare serait un vrai recul de civilisation ; alors que l’avenir du travail peut conduire à plus de temps libéré, le gouvernement veut aller au bout d’un projet qui ne laissera à tous que le choix entre travailler toujours plus tard, jusqu’à 67 ans dans toute l’Europe, ou vivre avec une retraite de misère.

L’austérité est inégalitaire et anti-républicaine.

Elle dégrade les services publics dans les banlieues ou les territoires ruraux, ces oubliés de la République. On n’a de moins en moins les mêmes droits et les mêmes services selon là o on habite. Et on n’a rien vu encore si on laisse faire les coupes budgétaires prévues pour atteindre les exigences du traité budgétaire européen que le gouvernement français soutient et qu’il s’obstine à appliquer.

L’austérité est dangereuse : elle est responsable, avec les logiques de profit des sociétés autoroutières et le tout camion délirant en Europe, du drame de Gênes.

Mais le manque d’entretien du pont Morandi n’est pas un cas isolé. Notre réseau routier est lui aussi sous-entretenu, et notre réseau ferroviaire l’est aussi pour les mêmes raisons. Et dans les hpitaux et les Ehpad, on joue avec la santé et la vie des patients pour servir des logiques d’austérité sourdes aux besoins humains.

L’austérité n’assainit rien, elle prépare au contraire de nouvelles très graves crises financières, pires que celle de 2008. L’hypertrophie de la finance est repartie de plus belle.

Et enfin, et surtout, l’austérité, et son double, la compétition pour la rentabilité, nous empêchent de préparer l’avenir : on sacrifie le ferroviaire, transport écologique par excellence ; on préfère réduire le temps scolaire, trier socialement avec Parcours Sup plutt que d’accueillir tous les étudiants et d’investir dans la formation de qualité pour tous.

On ne finance ni l’avenir industriel, on préfère brader Alstom, ni la transition écologique ; on prétend interdire le glyphosate, ce qu’on ne fait pas, mais sans financer le changement de modèle agricole, sans payer le travail paysan à sa juste valeur pour sortir notre agriculture de rendements trop agressifs pour les hommes et la planète.

Oui, la sortie de l’austérité, voilà l’exigence que nous devons faire grandir partout, en toutes circonstances, face à chaque coup porté. Car le niveau inégalé de réduction des dépenses publiques et sociales qu’il prétend réaliser avec l’appui du Medef fera des ravages dans tous les domaines. Les inégalités exploseront encore plus si on le laisse faire. Le pays sera affaibli et divisé. Tout cela pour le profit des mêmes, toujours les mêmes.

Nous avons engagé des batailles salutaires, il faut les poursuivre avec ténacité, c’est ce travail qui ouvrira les brèches de nos futures victoires : le Tour de France des hpitaux et des Ehpad, la bataille pour l’avenir du service public ferroviaire, contre la privatisation des barrages hydrauliques, la bataille contre ParcoursSup, la bataille du logement, celle des budgets communaux, celle des moyens pour l’école, la culture, le sport Nous devons les poursuivre et nous engager avec ambition dans celles qui s’annoncent, notamment, celles des retraites et du plan pauvreté.

Le 6 septembre, le gouvernement ouvre une concertation sur les retraites, avec des panels sélectionnés sur internet. Nous allons investir cette consultation et la retourner contre le pouvoir.

Mi-octobre, nous tiendrons des Assises pour l’hpital à la veille de l’entrée en débat du PLFSS à l’Assemblée. Et cet été, le Parti communiste a répondu favorablement à une proposition de la CGT cheminots d’organiser pendant plusieurs mois une grande consultation citoyenne pour poursuivre la bataille du ferroviaire. Nous en parlerons demain avec Laurent Brun, qui vient à notre Université.

L’austérité finance les profits des actionnaires. Avec la sortie de l’austérité, nous financerons d’abord les urgences du pays, en diminuant drastiquement le cot exorbitant des politiques de soutien et de protection de la finance : encore 20 milliards de CICE, l’explosion des profits et des dividendes, la suppression de l’ISF, toujours plus d’exonérations fiscales et sociales, sans compter le scandale permanent de l’ évasion fiscale

Ce sont de centaines de milliards d’euros qui sont volés aux salariés et à la collectivité.

Emmanuel Macron avait eu le culot de montrer du doigt le pognon de dingue des prestations sociales. Et bien, nous allons sortir les dossiers. Et le pognon de dingue que cote le capital, nous allons le réclamer pour financer la sortie de l’austérité. Oui nous voulons cet argent pour financer nos services publics, nos budgets communaux, des salaires et des retraites dignes, des investissements industriels et écologiques indispensables pour ouvrir la voie d’un nouveau développement social.

Cette démonstration, nous la populariserons avec une carte-pétition de rentrée. Nous la porterons sur le terrain, au Parlement, dans les mobilisations sociales qui s’annoncent à nouveau.

Oui, ce que nous voulons c’est un plan national de sortie de l’austérité, la fin des privilèges pour la finance, un plan national de réinvestissement social, territorial, industriel et écologique.

Cette bataille, nous la mettons au service de toutes celles et ceux qui agissent au quotidien pour une France plus juste, plus solidaire. Syndicalistes, militants associatifs, élus locaux, acteurs économiques, simples citoyens, ils sont des millions à agir en ce sens. Nous mettrons systématiquement nos arguments entre leurs mains avec les termes des choix à effectuer, en les construisant avec eux, sous leur contrle, avec leur implication. Nous ferons de la démocratie une arme contre la politique du mépris et du rouleau compresseur.

Des militants anti-colonialistes se couchaient devant des trains remplis d’armes pour les empêcher de partir. Des hospitaliers ont fait la grève de la faim pour se faire entendre d’un pouvoir sourd à leur détresse. Nous formons des chaînes humaines pour protéger des barrages ou des hpitaux. Pas après pas, nous allons mettre la force citoyenne en travers des rails Macron. Et nous le ferons dérailler !

Notre arme principale, elle s’appelle la démocratie. Citoyenne, communale, salariale, parlementaire, nous devons la faire vivre partout contre ceux qui veulent l’étouffer, jusqu’à une VIème République.

Devant chaque problème, au coeur de chaque lutte, nous devons ajouter systématiquement une question : qui décide ?

Et une revendication : un droit d’intervention pour les citoyens, les salariés, les élus dans les décisions.

La confiscation, la concentration des pouvoirs, devient insupportable ! La bataille contre la monarchie présidentielle, pour une vraie République citoyenne devient centrale !
Macron veut tout contrler, tout asphyxier, même le Parlement : 52 textes ont été adoptés au Parlement pour la première année Macron, dont 29 en procédure accélérée, c’est-à-dire en réduisant le temps d’examen et le pouvoir d’amendement du Parlement, et 2 par ordonnances, pas n’importe lesquels, la SNCF et le code du Travail. Et comme ça ne suffit pas : on y ajoute la répression contre les syndicalistes dans les entreprises et les manifestants dans les rues. Quant aux grands moyens d’information, quelques milliardaires en contrlent l’essentiel. Et les récalcitrants, Macron cherche à les défier et à les discréditer avec une formule digne d’un tweet de Trump: qu’ ils viennent me cherche ! .

C’est çà la macronie, un nouveau régime politique : la monarchie présidentielle absolue.

Début juillet, quelques jours avant le déclenchement de l’affaire Benalla, nous avions vu juste en lançant avec les parlementaires communistes un nouveau serment du Jeu de Paume. Pour le monarque de l’Elysée, entre deux élections présidentielles, nous devrions être en période de pleins pouvoirs présidentiels.

C’est ce régime qu’il entend constitutionnaliser, en réduisant drastiquement le rle du Parlement, en supprimant un tiers des parlementaires et la moitié du Conseil Economique , Social et Environnemental. Notre pétition exigeant le retrait de ce projet et la consultation du peuple par référendum s’il venait à exister doit être amplifiée en cette rentrée.

La suspension du débat constitutionnel à laquelle le pouvoir a été contraint début aot est un premier succès. Mais c’est la mise en échec durable de ce projet que nous visons, pour lui substituer la mise en débat dans le pays d’un projet de démocratisation de la République à l’opposé de cette tentation autoritaire.

Sortie de l’austérité, réinvestissement social, VIème République, nous sommes au coeur de la campagne européenne qui nous mobilisera aussi cette année. La politique de Macron et celle de l’Union européenne sont soeurs jumelles. Combattre l’une, c’est combattre l’autre et réciproquement.

Il est essentiel de mener cette bataille avec un projet progressiste, social et solidaire à la clé, sinon le délitement en cours de l’UE se terminera dans le fracas des nationalismes guerriers de droite et d’extrême-droite. L’axe mis en place entre les extrême-droites allemande, autrichienne et italienne est une monstruosité dont nous ne pouvons sous-estimer le danger. En France le Rassemblement national de Le Pen et Wauquiez menacent toujours.

L’acharnement à poursuivre la mise en place du dumping social, le carcan du traité budgétaire, la protection de l’évasion fiscale, l’indignité de la politique à l’égard des migrants peuvent et doivent être combattus par la France et son peuple, dans la perspective d’une nouvelle Union de nations et de peuples souverains et associés , telle que nous la préconisons.

Ces idées ont besoin d’être portées dans le débat public et les Français ont besoin de députés qui les portent dans le Parlement européen. Les communistes n’ont jamais failli dans la bataille européenne et nous avons vu clair depuis l’Acte unique de 1986. La bataille dans le Parlement européen est indispensable car aucune directive ne peut être adoptée sans son aval, et chacun doit savoir par exemple qu’il n’avait manqué que 15 voix sur 751 pour faire échouer la directive utilisée aujourd’hui par Macron pour justifier l’ouverture à la concurrence de la SNCF-voyageurs à la concurrence.

Notre mise en campagne est lancée avec notre chef de file Ian Brossat. L’appel à candidatures est ouvert. Nous voulons une liste qui soit celle de toutes les mobilisations sociales et citoyennes, une liste ouverte aux coopérations politiques utiles à faire progresser ces objectifs. Nous finaliserons tous nos choix dans les semaines qui viennent et sans attendre Ian et nos députés européens Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu et Marie- Christine Vergiat parcourent le pays.

Tout cela nous mène tout naturellement à notre congrès. A situation exceptionnelle, congrès d’exception, c’est le besoin que nous ressentons tous. Le jour o j’ai proposé sa tenue, fin juin 2017, j’avais pleinement conscience que nous ne pouvions aller à un congrès ordinaire du Parti communiste. J’ai parlé de réinvention, de révolution, de congrès extraordinaire. Je ne retire pas un mot à cela.

Notre pays, aux prises avec la macronie, a hautement besoin d’un Parti communiste inventif et combatif, les deux pieds dans le XXIème siècle et dans cette bataille de classe mondialisée. Je suis sr que nous en sommes capables, en faisant valoir nos atouts, et nous en avons beaucoup, et en changeant aussi tout ce qui doit l’être, quitte à nous arracher à nos habitudes.

O en sommes-nous ? Je vais vous dire franchement ce que je pense : entre deux eaux et çà ne convient pas. Les communistes veulent mieux que cela et ils valent mieux que cela. La période appelle plus que cela. Nous pouvons le faire.

Nous avons un parti formidable. Et l’intense activité déployée au printemps et cet été le montre encore. C’est un parti courageux, éthiquement irréprochable- qui peut en dire autant- , désintéressé, ancré dans les préoccupations populaires, multigénérationnel, composé quasiment à parité de femmes et d’hommes.

Nous avons des parlementaires et des élus qui montrent chaque jour leur dévouement, leur utilité, leur créativité. Et tout cela, à écouter les chantres du nouveau monde, serait dépassé. Je ne le crois pas un instant.

Nous avons beaucoup travaillé l’an dernier. Et ce que nous accumulons, à partir d’une approche marxiste et renouvelée, sur des sujets clés pour l’avenir de nos sociétés : le sens du progrès social au XXIème siècle, la révolution numérique, l’écologie -ce que avons appelons désormais notre écommunisme-, la culture, l’art et l’éducation avec la convention nationale des 28 et 29 septembre, les migrations avec notre manifeste, tout ce qui est produit par la revue Cause Commune, tout ce que le collectif idées a réuni sur l’état de la société française dans ce qui est devenu une édition spéciale de Cause Commune, tous les projets de loi et propositions avancés par nos parlementaires dans la bataille permanente de contrepropositions qui est la ntre, tout le travail de l’Anecr, Espace Marx, de la Fondation Gabriel Péri, tout ce que nous apporte l’Humanité, l’Humanité Dimanche La Marseillaise et les hors-série du journal tout cela nous donne des matériaux précieux pour nos combats. Tout ce travail doit être mieux partagé avant de dire qu’il ne se passe rien de neuf. Ceci dit, oui il faut maintenant franchir des pas pour donner de la force politique à tout cela, et le traduire dans des décisions de congrès, un cap stratégique , à la hauteur de la situation.
Nous avons maintenant trois mois pour faire ces choix. Nous pouvons rater le coche, mais nous en sommes aussi tout à fait capables.

C’est maintenant que çà se passe et çà dépend de nous, de nous tous, de notre effort collectif, de notre envie de nous dépasser ensemble pour tracer les nouvelles voies d’avenir du Parti communiste.

Je suis certain que nos choix intéressent très au-delà de nous, toutes celles et ceux qui dans la société nous regardent, nous interrogent, attendent de nos décisions, et sont pour beaucoup, j’en suis sr, des communistes qui s’ignorent, ou qui le sont encore même s’ils se sont un temps mis à l’écart, et qui tt ou tard nous rejoindront si nous sommes à la hauteur.

Nous ne sommes pas devant un enjeu à proprement parler interne. Ce que je veux dire par là, c’est que toutes les questions qui nous sont posées doivent être traitées en interrogeant notre rapport à la société, notre utilité face à l’état du monde, et à l’état totalement inédit de la situation politique. Un autre avenir politique de notre pays est en train de se structurer, avec de nouvelles formations politiques.

Rien n’est figé. La construction de majorités politiques ne se fera pas comme hier. D’autant que tout cela va se faire dans des rapports capital-travail profondément remodelés, des contextes géopolitiques et culturels redessinés et instables, une présidentialisation de la vie politique et de son rythme plus structurante que jamais, une menace forte des réponses populistes de droite et d’extrême-droite.

Il est normal que se mêlent dans nos discussions des éléments d’analyse sur la société française et le monde, et des éléments d’analyse critique de nos bilans, en 2017 ou plus ancien, remontant parfois aux deux ou trois dernières décennies. La crainte d’un effacement durable du parti est souvent exprimée et la question de la reconstruction de notre présence à l’élection présidentielle est légitimement posée.

Je veux toutefois dire que je ne me reconnais pas dans les bilans-réquisitoires, sans nuance ni contradictions que j’entends ou lis parfois. Je les trouve bien simplistes, même si évidement j’y suis attentif car ils comportent toujours leur part de vérité.

Je crois bien plus pour la réussite de ce congrès à une approche résolument constructive : que faire dans la situation présente et à venir ? Une approche qui serait capable en quelque sorte de dépasser nos positions, voire nos postures antérieures, de sortir ensemble par le haut de nos débats et de nos contradictions. Car il ne suffira pas de faire ou de ne pas faire ce que nous avons fait ou pas fait la dernière fois. Il faudra faire autrement dans le nouveau contexte politique en reconstruction.

Je crois que la grande majorité des communistes souhaitent cette réflexion.

Nous travaillons à un double défi à relever : ré-identifier le sens de notre combat dans ce monde en bouleversement continu, et en tirer les conséquences concrètes et immédiates dans nos choix politiques conjoncturels.

Nous pressentons combien l’idée communiste anticipe sur des recherches de commun qui travaillent en profondeur la société et le monde. Mais nous ne nous parvenons pas encore à mettre cela en musique avec efficacité , à la mesure de ce que nous sentons possible dans la société.

Je crois pour ma part que le moment n’est pas venu de figer les positions, mais de pousser encore cette discussion collective.

Nous avons trois mois jusqu’au congrès pour construire le plus large commun possible, en unifiant ce qu’il sera possible d’unifier entre les textes en discussion, en tranchant des questions qui devront l’être par un choix majoritaire, en décidant de poursuivre le débat sur certaines questions qui peuvent être tranchées par le travail à venir.

La première étape dans six semaines, les 4, 5, 6 octobre sera pour les communistes de choisir, parmi les quatre proposées, la base commune sur laquelle travailleront l’ensemble de nos conférences de section, départementales et le congrès lui-même.

Je considère, vous le savez, que la base commune proposée par le Conseil national, est la plus ouverte à la poursuite de cette construction commune.

J’inviterai les communistes à la retenir pour poursuivre nos travaux, à participer nombreux au vote et je le ferai pour favoriser l’avancée de notre élaboration commune jusqu’au congrès. Parmi tous les points en discussion, je veux pour terminer en souligner quelques uns qui me paraissent essentiels si nous voulons que des transformations offensives de notre parti voient réellement le jour. Je n’en évoquerai que trois pour faire bref.

Les textes en discussion affirment tous à leur manière l’actualité du communisme pour répondre à la profonde crise de civilisation dans laquelle le capitalisme enfonce l’humanité.

Mais chacun voit bien que cette affirmation ne découle d’aucun mouvement spontané vers l’émancipation solidaire de l’humanité.

Le pire peut aussi advenir. Comme le dit l’économiste Jean Gadrey si l’on attend l’extinction du capitalisme pour agir, il est probable que les civilisations humaines se seront effondrées avant .

Plus encore que le parti de la parole communiste, nous devons être le parti de l’initiative communiste. C’est-à-dire notre parti, celui qui favorise que grandisse concrètement dans les consciences, les expérimentations sociales, les conquêtes sociales et démocratiques, les imaginaires et les perspectives que se forment les humains : l’idée et la réalité d’une société post-capitaliste débarrassée des aliénations qui entravent les humains.

Si dans la société telle qu’elle est, nous ne trouvions pas, masquées, les conditions matérielles d’une société sans classe, toutes les tentatives de la faire exploser ne serait que don-quichottisme , disait déjà Karl Marx.

C’est aujourd’hui dans la société concrète du XXIème siècle que nous devons trouver ces conditions, faute de quoi notre discours peut être sans prise réelle.

Importe donc en premier lieu notre capacité à identifier dans les convulsions de la crise, dans les aspirations montantes de la société, les germes d’une société nouvelle et à donner alors les moyens d’agir à ceux et celles qui veulent s’en saisir. Ce n’est donc pas seulement notre initiative mais l’initiative des travailleurs, des femmes, des producteurs pour se libérer qui doit être encouragée par notre action.

Un exemple : la lutte des Ehpad soulève un problème majeur de civilisation. Allons-nous répondre à la prise en charge de la dépendance par la construction d’une réelle prise en charge de service public, par une nouvelle phase d’essor de la Sécurité sociale, ou laisserons-nous le marché avec ses terribles injustices et son inhumanité gérer cette dimension croissante de la vie humaine ?

Pousser jusqu’au bout cette lutte, jusqu’à arracher une nouvelle conquête de société, n’estce pas la tche de l’initiative communiste à l’égal de celle que fut la création de la Sécurité sociale ?

Mais cette exigence, devenir le parti de l’initiative communiste dans le XXIème siècle, sans quoi ne nous ne réinscrirons pas à un haut niveau le communisme dans notre époque, a alors de multiples conséquences.

J’en cite quelques unes, déjà débattues dans nos textes mais pas toujours réellement discutées : la nécessité d’une attention sans hiérarchie à toutes les luttes potentielles d’émancipation, du statut du travail à la libération féministe, par exemple ; le besoin de revaloriser considérablement le niveau de nos luttes européennes et mondiales pour se mettre au niveau de l’époque ; la valeur centrale d’une pratique démocratique de la politique qui place en toutes circonstances les citoyens en situation d’acteurs

C’est en ce sens aussi qu’il nous faut concevoir autrement notre action dans la durée en s’en donnant les moyens. Nos thèmes d’action doivent être durables, visibles. C’est aussi pour cela que nous proposons de structurer de véritables réseaux d’action agissant dans la durée avec tous les acteurs concernés qui veulent s’y impliquer.

Deuxième point que je veux évoquer brièvement, celui de notre travail de rassemblement, de notre travail unitaire. Il est constitutif de notre conception démocratique du changement. Mais si, comme le dit la base commune du Conseil national, initiative communiste et construction de front d’action unitaire sont indissociables, autre chose est de parvenir à concilier réellement les deux.

Notre travail en la matière doit être réévaluée et repensée de manière plus offensive dans toutes ses dimensions. L’unité de conscience des salariés est un enjeu majeur à reconstruire, en France comme à l’échelle européenne et internationale face à l’entreprise permanente de division et d’éclatement du salariat, pourtant archi majoritaire dans nos sociétés d’aujourd’hui.

Notre pensée et notre action politique sur le travail, dans l’entreprise comme hors de l’entreprise, doit redevenir une priorité. Et au plan de l’unité politique, l’idée d’un nouveau front social et politique a besoin d’être beaucoup plus discuté, et probablement encore enrichi ou modifié, car je l’ai dit, le chemin vers de nouvelles majorités politiques sera inévitablement inédit compte tenu de la situation dans laquelle nous sommes.

La dimension citoyenne de ces constructions politiques sera probablement centrale, par exemple dans les élections municipales, mais aussi dans les mobilisations sociales.

Nous avons aussi besoin d’une appréciation lucide et dépassionnée des évolutions en cours de la recomposition politique. La gauche a changé et nous devons la regarder telle qu’elle est pour savoir comment agir.

Enfin, dans les transformations de notre organisation elle-même, je crois essentiel et insuffisamment apprécié pour le moment dans nos discussions les efforts engagés pour refonder trois dimensions de notre travail, des changements qui sont attendus et dont nous avons un impérieux besoin : la formation avec notamment la mise en chantier d’ Université permanente ; la communication et l’organisation numérique du parti avec la nouvelle plateforme qui verra le jour fin octobre ; et la refonte de notre communication sur laquelle nous travaillons activement en vue du congrès.

Je veux également dire avec clarté ma conviction que nous devons aller vers une réorganisation profonde de notre direction nationale et de son travail. Si j’ai dit ma disponibilité, je l’ai fait en pleine conscience de cette exigence. Je ne souhaite pas clore le débat mais l’ouvrir et au grand jour. Pour moi, il n’y a pas de tabou : du secrétaire national à notre présence médiatique, de l’efficacité de l’animation nationale de notre travail aux processus démocratiques de mise en commun, d’élaboration, de prises de décision tout doit être réévalué.

Notre conseil national, j’aurai l’occasion de m’en expliquer, doit être resserré pour plus d’efficacité et, à tous les niveaux jusqu’à l’exécutif national, l’association de tous les lieux de décision et d’élaboration du Parti, les fédérations et les sections, les commissions de travail et les élus (je pense singulièrement aux parlementaires et aux maires) doit être réorganisé. Mais si tout cela doit se faire, c’est avec les communistes, pas dans des discussions de couloir ou des discussions d’initiés.

C’est aussi cela la force du parti communiste : sa démocratie interne, avec laquelle aucune autre formation politique ne peut rivaliser.

Voilà, cher-es camarades, ma modeste contribution de rentrée.
Chacun devra livrer la sienne pour réunir ensemble un congrès extraordinaire . Au soir du 25 novembre, j’en suis convaincu, notre congrès peut faire événement, un événement utile aux luttes de notre peuple. Soyez assuré que je consacrerai toutes mes forces d’ici là à combattre les sceptiques et les blasés. On ne gagne que les combats qu’on mène. La réussite de notre congrès en est un, auquel je vous invite à consacrer vos forces et vos énergies.
Bonne université d’été et rendez-vous à toutes et tous à la fête de l’Humanité !
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Le mercredi 22 aot, le PCF organise, avec le MODEF (syndicat agricole), des ventes solidaires de fruits et légumes.
Une initiative solidaire, du vivre ensemble en ces temps difficiles, de soutien aux producteurs, mais aussi de résistance et d’alternative. 4 points de vente en Seine-et-Marne
  • à la Maire annexe pour Mitry-le-Neuf
  • devant la Poste au Bourg à Mitry-Mory
  • angle de la Rue du Marché et de la Rue de la République à Brou-sur-Chantereine
  • devant l’Ecole maternelle des pcheurs à Vaires-sur-Marne
Les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. L’agriculture doit redevenir stratégique pour la France.

* Une agriculture qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire.
Lire la suite - 22-08-2018

Les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. L’agriculture doit redevenir stratégique pour la France.

* Une agriculture qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire.
* Une alimentation qui réponde aux besoins humains et non aux spéculateurs.
* Vivre dignement de son travail est légitime.

Il faut augmenter les salaires, revaloriser les pensions et porter le SMIC à 1700 euros afin de retrouver du pouvoir d’achat. Une juste rémunération du travail paysan et des salariés agricoles est la condition du développement de l’emploi agricole.

* L’agriculture paysanne permettrait de garantir une alimentation de qualité, nutritive et gustative à tous.
* D’engager la transition écologique de l’agriculture.

Les communistes proposent des mesures concrètes.

* Bloquer les prix des denrées alimentaires de base (lait viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.
* Taxer les importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l’environnement.
* Soutenir des Politiques Publiques Agricoles. Planifier la production, réguler les marchés (calendrier d’importation), préserver le foncier, soutenir les exploitations et filières les plus fragiles.

Les communistes proposent un pacte d’engagement législatif

* Obligation d’indication d’origine des produits agricoles et de la mer, transformés ou non.
* Encadrer les marges de la grande distribution par la mise en place d’un coefficient multiplicateur.
* Une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.
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Congrès de Versailles : contre la monarchie présidentielle, les parlementaires communistes prêteront serment pour la démocratie
Le 9 juillet, le président de la République, Emmanuel Macron, convoque une nouvelle fois les parlementaires en Congrès au chteau de Versailles. Le Président des riches agit de plus en plus comme un monarque au dessus du peuple, attendant du Parlement qu’il se contente d’exécuter ses directives politiques.
Ce jour là, Emmanuel Macron lancera une inquiétante révision de la Constitution et des lois organisant les institutions de la République, dont l’examen débutera dès le lendemain en séance à l’Assemblée nationale. Le projet pr&eac...
Lire la suite - 09-07-2018

Ce jour là, Emmanuel Macron lancera une inquiétante révision de la Constitution et des lois organisant les institutions de la République, dont l’examen débutera dès le lendemain en séance à l’Assemblée nationale. Le projet présidentiel vise à concentrer davantage les pouvoirs, à en éloigner encore plus les citoyens, à réduire le rle du Parlement et le pluralisme de sa composition. Nous alertons. Notre démocratie se porte mal. Avec ce projet, tout va s’aggraver.

Nous, député-es, sénatrices et sénateurs communistes, dénonçons ce projet et la méthode qui consiste à le faire adopter dès cet été, sans débat public dans le pays, sans consulter nos concitoyens, alors qu’ il s’agit d’un bouleversement majeur de nos institutions et de la Constitution.

Nous nous engageons à combattre ce projet dangereux pour la démocratie en faisant éclater la vérité sur son véritable contenu, à agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, à exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat parlementaire, comme le permet l’article 89 de la Constitution.

Le 9 juillet, avant l’ouverture de la réunion du Congrès, nous nous rassemblerons à 13h devant la salle du Jeu du paume à Versailles, pour prêter publiquement serment et fidélité à ces engagements, au respect de la souveraineté populaire, pour lancer le débat public dans le pays et une campagne nationale de pétition exigeant le référendum auquel les Français et les Français ont droit. Nous appelons les élus qui partagent nos convictions et ces exigences démocratiques à se joindre à nous le 9 juillet devant la salle du jeu de Paume.

Le monarque Macron n’aura pas la dernier mot ! Mobilisation citoyenne !
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les actu suivantes




INITIATIVES

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BULLETIN INFO FEDE

Appel aux seine-et-marnais.e.s pour signer le referendum d'initiative partagée contre la privatisation d'ADP

1er RDV départemental 22 juin a 10h30
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DERNIERS TRACTS

Nous ne voulons pas d’une école du tri social, parce que nous ne vou-lons pas d’une société qui exclut. Nous voulons une école commune, une école de l’égalité, qui donne à tous les jeunes les moyens de maî-triser leur avenir et celui de la planète.
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NON À LA PRIVATISATION D'AÉROPORTS DE PARIS

Pour cela il faut que 4,7 millions d’électeurs signent la pétition en ligne : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1
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DERNIER COMMUNIQUE

A l’occasion de la venue d’Edouard Philippe avec quelques ministres à Noisiel, la fédération du PCF de Seine-et-Marne tient à lui rappeler les différentes luttes sociales dans le département et lui rappeler les 10 propositions issues des cahiers de l’espoir du PCF
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L'AFFICHE

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LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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Parti communiste français - Fédération de Seine-et-Marne - L'Humain et la Planète d'abord
264 rue de la Justice - Vaux le Pénil BP 10118 - 77004 - Melun Cedex - Tél : 01.64.79.75.10 - Fax : 01.64.79.75.15 - pcf.fede77@free.fr

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