LES ACTU SUIVANTES

Jean Jacques Bourdin reçois le secrétaire national Du parti communiste Français
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Pour sa « dernière », Alain Bocquet fait voter son idée de « COP » fiscale
L’Assemblée nationale a adopté, ce matin, à une large majorité, la proposition de résolution des députés communistes et du Front de gauche appelant le Gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale». L’Assemblée nationale a adopté, ce matin, à une large majorité, la proposition de résolution des députés communistes et du Front de gauche appelant le Gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale».

C’est une première grande victoire dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Le PCF salue cette initiative et se félicite de cette adoption.  

A l’image de la COP environnementale, une COP fiscale permettrait de lutter efficacement contre la fraude et l’év...
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Osons la nouvelle République ! (Pierre Laurent)
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

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Lire la suite - 28-01-2017

Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

  Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 

une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c’est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.

Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c’est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 

Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.

La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d’une France enlisée dans la guerre d’Algérie, les forces réactionnaires l’imposèrent, elle n’a cessé de dériver vers ce qui n’est aujourd’hui qu’une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 

Avec le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l’abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 ! Aujourd’hui, le temps est venu d’une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.

85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd’hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l’affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?

***

Nous n’entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche. Mais la gauche républicaine est bien vivante. C’est elle qui a mis en échec l’an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux. Nous sommes les continuateurs des Républicains de l’An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges ! Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !

Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.

Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d’une démocratie sociale en devenir. 

Et aujourd’hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.

Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d’impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d’un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.

***

Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 

Nous voulons sortir du présidentialisme.

Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l’action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 

L’élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 

Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l’Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l’usage à répétition des ordonnances.

Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.

Nous voulons un Parlement à l’image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.

Nous accorderons le droit de vote et d’éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité. Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l’élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d’exercer un mandat et de garantir son retour à l’emploi dans une continuité de revenus et de droits.

Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.

Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l’expertise populaire.

Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d’intérim en boîte d’intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu’il devienne député.

Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu’elle devienne députée.

Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l’informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n’en peuvent plus d’une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain. Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.

Le contrôle des conflits d’intérêts doit être renforcé.  Et concernant l’affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l’embauche d’un membre de sa famille comme assistant parlementaire.

Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n’est pas peuplé d’emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d’assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés. Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l’emprise de l’argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l’évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu’il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite. Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l’entreprise.

En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d’intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 

Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 

C’est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d’alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l’évasion fiscale, que nous contrôlerons l’utilisation du CICE, des dividendes et de l’argent des banques.

  C’est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l’initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.

C’est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.

Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n’est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n’avaient pas assez de pouvoirs.

La modernité, c’est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.

Non décidément, nous n’avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d’ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 

Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l’égalité. L’égalité, c’est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C’est pour que l’égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d’une nouvelle République. L’égalité c’est notre boussole, encore et toujours !

L’égalité dans les droits politiques, l’égalité dans les droits économiques, l’égalité dans les droits sociaux, l’égalité entre toutes et tous !

Notre pacte Républicain c’est l’émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l’affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».

Quand de l’autre côté de l’Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l’avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu’ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d’une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.

Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l’avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu’elle « favorise » l’égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu’elle le « garantit ».

Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.

Nous voulons une République qui dit que, où que l’on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu’importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C’est ça la VIe République que nous voulons construire !

Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l’encontre de ses intérêts, et qui repasse à l’offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l’évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.

Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l’enceinte de l’ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.

***

Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 

Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l’emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 

Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s’annoncent. 

Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l’intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.

Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d’autre. 

Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d’assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !

Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d’autres ont failli. 

Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l’hémicycle où s’écrivent et se votent les lois !

***

Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 

Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j’en ai retenu deux vers :

« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu’à fissurer le socle ». 

Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

  Vive la VIe République,
Vive la Sociale,
Vive la France. 
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Le maire, Jean-Jacques JEGO (PCF)de Quincy-Voisins, son conseil municipal et les 1676 signataires de la pétition ont réussi à sauver leur bureau de Poste.
Après une ultime discussion entre la Municipalité et les dirigeants de la poste, ces derniers ont confirmé à Monsieur le Maire le maintien du bureau de la poste de QUINCY-VOISINS.

Courrier:
Aucun changement : distribution par les agents de la ...
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En 2017, abrogeons la loi Travail

Tous devant le Sénat, le 11 janvier à 13h
par le Groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat

--> signer la pétition
Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépri...
Lire la suite - 11-01-2017

Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépris d’un puissant et long mouvement social soutenu par une majorité de nos concitoyens et contre lequel le gouvernement n’a pas hésité à déployer des forces policières hors-norme, recourant parfois à une répression d’une rare brutalité.  Mesure phare, l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle instaure constitue un recul social sans précédent. Avec elle, le Code du travail et les garanties collectives chèrement acquises volent en éclats. Les salariés se voient imposer la loi patronale dans chaque entreprise. Les licenciements sont facilités, les heures supplémentaires peuvent être moins payées, la médecine du travail est encore affaiblie, les syndicats contournés.  Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef. Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes ayant pour seul objectif d’augmenter les profits des actionnaires.  De multiples initiatives sont d’ores et déjà prises pour la combattre, comme au Sénat où une proposition de loi d’abrogation a été déposée par le groupe CRC et discutée le 11 janvier.  Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du XIX e siècle. Alors oui, en 2017, la #LoiTravailçaSuffit, obtenons l’abrogation d’une réforme de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales.
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Discours de présentation des vœux de Pierre Laurent
Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur,...
Lire la suite - 09-01-2017

Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire en commun, de ce que nous allons être capables de construire ensemble.
Vous êtes très nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche de notre pays, ambassadeurs de pays amis, vous êtes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont vos combats qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont vos combats qui portent l’espoir pour 2017.
Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

  Pour que la solidarité, l’entraide et l’amour l’emportent sur la haine, pour que l’appétit de profit cède devant l’humain d’abord, nous continuerons d’agir et d’agir encore. Les mots du poète Paul Éluard nous inspirent toujours. Oui, nous voulons la terre « bleue comme une orange ». Et nous ne renoncerons pas à nos rêves…
Et à propos de rêve un peu fou, permettez-moi de donner un grand coup de chapeau au communiste le plus médiatisé de France en cette nouvelle année, un tout jeune centenaire de 105 ans, notre camarade Robert Marchand, membre du Parti depuis 1936 et qui vient de battre un fameux record cycliste de l’heure ! Comme quoi, en cette année de centenaire de la Révolution d’Octobre, le communisme peut encore faire pédaler la jeunesse du monde ! Je t’embrasse Robert et merci pour ta belle leçon d’optimisme.

  Notre leçon d’optimisme pour 2017, vous l’avez entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».
C’est avec ce livre, qui rassemble nos propositions et dessine notre programme de gouvernement, que nous vous souhaitons une année pleine d’espoirs, et que nous entrons en campagne.
Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d’un duel déjà annoncé entre la droite et l’extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.
Propositions réalistes et précises à l’appui, « La France en commun » propose à notre peuple un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple.

  La grande lessiveuse du système marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne, ils tiennent déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’Économie du second, et Marine Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change pour que rien ne change… La machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange.
Mais j’en suis convaincu, notre pays vaut mieux que cela. J’ai parcouru la France depuis deux ans, la vérité du pays c’est qu’une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle, une issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et par l’instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien.
C’est cette ambition nouvelle que nous souhaitons porter jusqu’à lui ouvrir les portes d’une majorité politique.
Seul un nouveau choix de société nous sortira de l’ornière.
Oui, il y a urgence à redessiner l’avenir et à tracer ensemble une nouvelle ligne d’horizon pour notre pays.

  La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.
Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville (dont je salue la présence du maire Michel Lebouc), de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C’est l’humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d’une seule vie humaine
Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !
La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix », qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et le Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s’engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, et la reconstruction démocratique de ces États.
Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l’ambition d’un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde. Cette lutte pour la paix et la démocratie, vous avez sûrement remarqué qu’elle s’affiche aujourd’hui sur les murs de notre siège, l’espace Oscar Niemeyer. Je voudrais saluer la magnifique exposition, réalisée par l’association France-Kurdistan, de 200 œuvres données par 85 artistes en solidarité avec le peuple kurde, et tous les journalistes, artistes, intellectuels, juristes, enseignants, élus, emprisonnés injustement en Turquie.
Je saisis l’occasion, en hommage à toutes les forces progressistes et démocratiques qui luttent dans le monde contre les obscurantismes et les dictatures, pour adresser nommément à Selahattin Demirtas, co-président du HDP, emprisonné illégalement depuis le 4 novembre le salut fidèle et fraternel des communistes français.

  La preuve vient d’être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.
Et face à l’impunité que s’arroge depuis tant d’années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l’engagement de faire de cette année qui marque le 50e anniversaire du début de la colonisation et de l’occupation israélienne, l’année du combat pour l’arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.

  Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».
Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.

  Je veux saluer les forces citoyennes et associatives, les élus qui unissent en ce moment leurs énergies pour accueillir dignement les migrants, désamorcer les peurs et les mensonges honteusement entretenus par ceux qui cherchent à en faire leur marchandise électorale, dénoncer les surenchères et les préjugés racistes, xénophobes et islamophobes.
Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, ces citoyens injustement poursuivis pour avoir assisté des réfugiés en détresse dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, sont l’honneur de notre pays. Ce sont eux qui montrent à nos dirigeants la voie de la raison et du respect des droits fondamentaux.
Nous voulons la France à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, agissante pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.

  Nous voulons une France à l’offensive pour une gestion responsable et équitable des biens communs de l’humanité, pour un développement social et écologique, protecteur des droits humains et de la planète, pour l’application et l’amplification des accords de la COP 21.
Nous voulons une France à l’offensive pour changer l’Europe, la sortir de l’austérité et la mobiliser pour l’éradication du chômage et de la précarité. Une France mobilisée pour rejeter les traités CETA, TISA et TAFTA, une France active pour faire au plus vite de l’Europe un espace libéré de l’emprise de l’OTAN, exempt d’armes nucléaires et de destruction massive.
Oui, la voie de la paix est à notre portée et le France peut jouer un grand rôle.
Notre peuple a peur, sans doute plus qu’hier de ce monde incertain et violent, mais il n’a pas basculé. Nous ne sommes pas condamnés à assister impuissants au mano à mano entre Fillon et Le Pen, pour arbitrer qui construira les grillages les plus hauts. Nous pouvons, avec notre peuple, avancer vers un monde et une Europe solidaire de peuples libres, souverains et associés.
À cet égard, la décision prise par le 5e congrès du Parti de la gauche européenne, désormais présidé par mon camarade de Die Linke Gregor Gysi, et dont je reste l’un des vice-présidents, d’initier un forum annuel permanent de toutes les forces progressistes européennes est d’une très grande importance. Le PCF s’y investira pleinement et a proposé que la France accueille la première édition de ce forum européenne en novembre 2017 à Marseille.

  La France en commun » que nous voulons est aussi celle qui mènera résolument, courageusement, l’action contre la finance.
Libérons notre pays de la drogue de l’argent, désintoxiquons notre pays de la rentabilité financière à outrance, mettons un terme aux diktats des Junkies de la Bourse, et réorientons l’argent disponible vers la production et la répartition des richesses. Et pour cela il faudra plus qu’une bonne phrase dans un discours. On ne s’attaque pas à la finance à coups de punch lines mais à grands coups de décisions politiques.
Nous reprendrons donc le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d’un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.
Nous cesserons de racketter les petits comptes. Nous changerons l’orientation du crédit et de l’épargne, au service des projets créateurs d’emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l’activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.
Nous mènerons une lutte sans merci contre l’optimisation et l’évasion fiscale.
Nous avons nos experts, les frères Bocquet. Leur livre Sans domicile fisc est un succès et leur tour de France réunit des milliers de citoyens passionnés. Ce combat prend de l’ampleur comme le montre de premiers succès pour protéger les lanceurs d’alerte ou encore la mobilisation citoyenne autour du procès de Dax, dont le procès a lieu aujourd’hui.
Je serai prochainement aux côtés d’Alain et Éric Bocquet à Antibes, où nous braquerons le projecteur sur les évadés fiscaux dont les yachts baignent tranquillement les eaux de ce qu’on appelle là-bas « le quai des milliardaires » ! Nous braquerons le projecteur car les exilés fiscaux, c’est comme les vampires, ça n’aime pas la lumière.
Nous proposerons l’organisation d’une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.
Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l’enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d’exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises. Et il y aura alors assez d’argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.

  Donald Trump est paraît-il le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. Marine Le Pen n’en finit pas de s’extasier. Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher !
Donald Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines comme Ford une baisse de 35 % à 15 % du taux de l’impôt sur les sociétés. Cet argent, les ouvriers américains n’en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leur nouvel allié dans l’administration Trump, le PDG multimilliardaire d’Exxon, Rex Tillerson. Voilà le modèle de Marine Le Pen qui vient d’ailleurs de dévoiler son programme dans le Parisien hier. Sur la Sécurité sociale, qu’elle prétend défendre face à François Fillon, pas un mot sur la nécessaire contribution des revenus financiers, sur le relèvement indispensable des cotisations patronales. Ses cibles uniques s’appellent, je cite, « suppression de l’Aide médicale d’État, délai de carence pour les travailleurs étrangers avant de pouvoir bénéficier de protection sociale et d’accès à l’école gratuite, suppression du tiers payant généralisé, lutte contre la fraude sociale », pas celle des patrons évidemment.
Marine Le Pen cultive sa haine des pauvres. Chômeurs, allocataires du RSA, tous des assistés ! Au peuple, aux précaires, aux couches moyennes fragilisées de la société qui craignent de tout perdre, elle désigne un ennemi de proximité, un ennemi plus faible qu’eux, le réfugié, l’assisté. Voilà la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répand haine et division, la finance et les gros actionnaires prospèrent.
Nous publierons au mois de février un livre argumentaire destiné à démonter une à une les impostures de la droite et du FN, pour aider à faire tomber les masques qui doivent tomber !
Lutter réellement contre la finance, c’est au contraire réorganiser le transfert des richesses vers le travail, vers les salaires.
Nous briserons le tabou sur les salaires et organiserons une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications pour tous, visant le SMIC à 1700 euros net au terme du quinquennat, la revalorisation des grilles dans le privé et le dégel du point d’indice pour les fonctionnaires.
En rejetant la loi travail, et avant elle la loi Macron, la jeunesse de France a dit clairement qu’elle refusait la précarité à vie promise par cette loi. Ubérisée à perpétuité ? La jeunesse a dit qu’elle « valait mieux que cela ». Et elle a mille fois raison. Un an après, les jeunes communistes et leurs partenaires sauront se faire entendre dans la campagne. Et je serai à leurs côtés.
Un conseil au passage aux auteurs de ces lois, Messieurs Valls et Macron. Perdez l’habitude de prendre les Français pour des imbéciles. Monsieur Macron, vous ne galvauderez pas longtemps le beau mot de « progressistes ». La communication c’est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c’est que c’est loupé, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arnaque Uber et celle des bus Macron commencent vraiment à être visibles.
Quant à vous Monsieur Valls, votre numéro d’équilibriste frôle déjà la chute. Alors, comme cela, on vous aurait imposé le 49-3 ! À l’insu de votre plein gré en quelque sorte….
Mais attention, monsieur le candidat, la nouvelle année n’y fera rien. Les Français ne sont pas des poissons rouges avec une capacité de mémoire de 3 secondes !

  Paix, lutte contre la finance, et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « la France en commun ».
Le temps est venu d’une nouvelle page de l’histoire sociale, d’un nouvel âge de la Sécurité sociale, d’une nouvelle industrialisation de notre pays qui relèvent la France, qui rendent à chacune et chacun, et à nous tous collectivement, à nos enfants, l’espoir du progrès et d’une vie meilleure.
C’est d’abord l’époque de révolution du travail que nous vivons qui nous y invite. Le modèle capitaliste ultralibéral a fait son temps et il est partout en crise, rejeté.
J’entendais la semaine dernière François Fillon s’exprimer sur cette question. « Comment célébrer un modèle social français quand il y a 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres ? » demandait-il en substance. Mais François Fillon qui se prétend gaulliste n’a rien compris à ce qui s’est passé à la Libération. Qu’il aille voir le film « La Sociale » qui raconte la fondation de la Sécurité sociale. C’est à une audace de même ampleur que nous sommes aujourd’hui appelés si nous voulons sortir le pays de la régression sociale.
La loi El Khomri n’est pas seulement un désastre social, c’est une loi anachronique. Nous l’abrogerons pour mettre en chantier une véritable loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation.

  Mercredi, le 11 janvier, au Sénat, la proposition de loi d’abrogation que nous mettrons en discussion dans notre niche parlementaire sera une nouvelle fenêtre pour porter ce débat.
Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l’emploi tout au long de la vie, c’est indispensable aujourd’hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.
Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.
Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle. Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l’économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie.
Notre projet de progrès social, c’est celui d’un développement des services publics, pour leur maillage de tout le territoire, pour leur gestion démocratique, contre l’austérité qui les corsète, pour y développer l’investissement et y recruter des personnels sous statut.
Notre projet, c’est de donner une nouvelle jeunesse à la Sécu pour généraliser la prise en charge à 100%, pour un droit à la retraite à taux plein à 60 ans, la prise en charge de l’autonomie, un renforcement de la médecine du travail et la prévention des maladies et accidents, pour une réforme du financement, une démocratisation de sa gestion.

  Cette ambition de progrès social passe aujourd’hui par une grande cause qui doit être entendue de tous, débattue par tous : la lutte contre la grande pauvreté. Il ne s’agit plus d’un problème des autres. Il s’agit du visage le plus insupportable de cette société en crise.
Vendredi, j’ai rencontré les grandes organisations qui luttent contre la pauvreté. J’ai entendu leur appel.
C’est un débat politique qu’il faut désormais ouvrir, pour de nouveaux choix de société.
Combien de millions de personnes allons-nous sortir de la pauvreté en cinq ans quand un million sont venus grossir leur rang en dix ans ? Voilà la question à laquelle nous devons répondre.
Près de 9 millions de nos concitoyens, 15 % de la population française sont concernés.
Nous déciderons de plans d’action dans la durée, agissant sur tous les fronts concernés. Interdiction des expulsions locatives, des coupures d’énergie et d’eau, refus des privations de cantines scolaires, suppressions de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d’hébergement d’urgence, soutien à l’insertion dans l’emploi, égalité salariale femmes-hommes, élargissement de l’accès aux soins…
Une nouvelle majorité devrait convoquer, dès l’été 2017, une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, des personnes en situation de pauvreté, des salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

  Cette France à laquelle nous voulons redonner l’espoir, cette « France en commun », ce sera une nouvelle République.
Une République qui remette en son cœur les principes fondamentaux d’égalité, de promotion des droits des citoyens dans la cité comme sur le lieu de travail, d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de lutte sans merci contre les discriminations, toutes les discriminations racistes, sexistes, territoriales, de diffusion des responsabilités dans toute la société contre la confiscation des pouvoirs par quelques-uns .
Ces principes sont aujourd’hui vidés de leur sens par un régime de plus en plus autoritaire, confiscatoire, opaque, technocratique. La présidentialisation de notre vie politique, pourtant à l’origine du discrédit grandissant de la politique, est poussée à l’extrême.
Je le dis avec gravité : la manière dont s’engage le débat public pour l’élection présidentielle de 2017, la subordination totale, pour ne pas dire l’évacuation totale des enjeux des élections législatives, posent un très grave problème démocratique. Élire des députés serait devenu mineur. C’est le triomphe de la monarchie présidentialiste et de toutes ses dérives.
Seuls contre tous s’il le faut, nous mènerons à égalité d’importance élection présidentielle et élections législatives. Et nous assurons les citoyens d’une chose : les candidats que nous présentons dans chaque circonscription ne seront demain les godillots de personne, mais des députés libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens.
Nous voulons une République qui permette aux citoyens d’intervenir, en leur donnant pouvoir d’initiative législative, référendaire et pétitionnaire.
Nous voulons une République où le Parlement retrouve la primauté dans l’élaboration et le vote des lois, en supprimant le 49-3 et toutes les dispositions qui restreignent son pouvoir.
Nous voulons faire entrer le peuple dans un Parlement à parité. La France est faite d’ouvriers, d’employés, de salariés de toutes conditions. Et c’est pour obtenir un maximum de députés du peuple que nous voulons un Parlement élu à la proportionnelle, et un statut de l’élu qui permette à chacun d’accéder à tous les mandats de la République, en s’appuyant sur une limitation du cumul et du renouvellement des mandats dans le temps.
Nous voulons une République qui instaure de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les fonctionnaires et les usagers des services publics et pour les travailleurs sur l’organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises.
Oui, il est temps, grand temps de parler égalité, et quand le mot est prononcé, de le mettre en pratique dans chacun des actes, des choix, des politiques mises en œuvre.
Nous voulons une République libre et fraternelle, une République qui garantisse contre toute tentation rétrograde.
Face aux déchaînements de la Manif pour tous, les Français ont tenu bon. Nous ferons progresser encore la lutte contre les discriminations, contre l’homophobie. Nous voterons une loi-cadre avec de nouveaux moyens contre la violence faite aux femmes.
Nous modifierons l’article I de la Constitution pour écrire dorénavant : « la loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
Cette République, elle sera le thème de notre première grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives avec nos candidats le 28 janvier place de la République : « non à la monarchie présidentielle, oui à la démocratie citoyenne ».


  Voilà, chers amis, le projet que nous allons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.
Nous diffuserons « la France en commun » dans tout le pays les 21 et 22 janvier. Nous organiserons dans chaque circonscription des rencontres publiques pour en débattre.
Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.
C’est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.
Le rassemblement auquel je n’ai cessé d’appeler tout au long de l’année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, je sais ses forces immenses. Je les sais aussi déboussolées. Je veux leur adresser un message de confiance et de sincérité.
Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. (Aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant, sacré démon de la présidentielle, dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple.)
Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.
Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d’un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.
La page de 2017, il nous revient à tous de l’écrire.
Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l’élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. Nous ratifierons une partie d’entre eux, d’entre elles dès samedi 14 janvier, singulièrement là où se joue l’élection d’un député communiste ou du Front de gauche, c’est-à-dire tout simplement l’existence d’un groupe portant demain dans l’Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups. Là aussi, nous appelons au rassemblement. Rien, aucune division, ne doit entraver l’élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.
Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l’intérêt du rassemblement commun.
Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd’hui du côté de la primaire socialiste, je dis :
« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. »
Voilà, nous n’attendons plus, nous sommes en campagne, avec l’ambition qu’exige la période.
Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l’action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu’aux besoins et aspirations quotidiennes. C’est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l’union. 
C’est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.

  Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » comme dirait Michel Audiard, assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…
J’ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d’un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu’aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu’elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte. Notre parti agit pour l’intérêt du pays, l’intérêt général, parce qu’il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n’a aucune chance de se mettre au service exclusif d’une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d’une maturité, d’une honnêteté, d’une intelligence collective aujourd’hui hélas peu courante dans le monde politique.
Voici pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.
Oui, en ces premiers jours de 2017, c’est notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.
Alors, c’est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »
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Le 8 décembre, tous mobilisé-e-s pour défendre nos bureaux de poste
APPEL UNITAIRE

du collectif POSTE de la Convergence Nationale des collectifs de défense des Services Publics

La Poste, service public pour toutes et tous, partout

Nous sommes usagers, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux : nous décidons de lancer un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la poste.

-->Signer l'appel unitaire : La poste la poste service public pour toutes et tous partout

- Le gouvernement prépare un accord entre l’État, La Poste et l'Association des Maires de France sur la présence postale territoriale pour 2017. Fermetures de bureaux de poste, de réductions des horaires d’ouvertures de bureaux, de suppression de tournées de facteurs, de transfert d’activités postal...
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En finir avec l'évasion fiscale !
80 milliards d'euros sont illégalement détournés chaque année vers les paradis fiscaux et l'optimisation fiscale est devenue le sport préféré des multinationales faisant perdre des milliards d'euros aux Etats.

livre en vente à la fédération ou dans toutes les bonnes librairies
Dans leur livre les Frères Bocquet détaillent les mécanismes complexes qui sous-tendent ce véritable fléau et donnent à voir des solutions concrètes pour y faire face. C'est au pied du Ministère des finances, à Bercy, qu'ils ont choisi de faire leur conférence-dédicace parisienne, comme un symbole d...
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Financement de l’Atelier : Valérie Pécresse porte un très mauvais coup à l’ESS
Le président UDI de l’Atelier Arnaud Richard a annoncé hier le souhait de Valérie Pécresse et de son vice-président Jérôme Chartier de ne plus financer cet organisme dédié au développement de l’ESS. Ce choix unilatéral, brutal et absurde, est une très mauvaise nouvelle pour les salariés concernés et pour l’Économie sociale et solidaire en Ile-de-France. Il témoigne, ni plus ni moins, d’une volonté de l’exécutif régional de liquider l’Atelier.
Pour Vanessa Ghiati, administratrice Front de Gauche de l’Atelier : « C’est une décision inacceptable. L’Atelier a fait ses preuves, par son expertise sur l’entrepreneuriat social, sa contribution importante au développement de l’ESS en Ile-de-France et l’engagement de ses salariés, dont nous somme...
Lire la suite - 02-12-2016

Pour Vanessa Ghiati, administratrice Front de Gauche de l’Atelier : « C’est une décision inacceptable. L’Atelier a fait ses preuves, par son expertise sur l’entrepreneuriat social, sa contribution importante au développement de l’ESS en Ile-de-France et l’engagement de ses salariés, dont nous sommes solidaires. Il s’agit d’un outil partagé, co-administré par la Région, la Ville de Paris et plusieurs départements et organismes qui, avec des moyens limités dans ce contexte d’austérité imposée, sont mis au pied du mur pour pérenniser cette structure et ses emplois d’ici 2017.

La Région ne peut agir au mépris de ses partenaires en retirant arbitrairement sa contribution à l’Atelier, soit plus de la moitié de son budget. Valérie Précresse prétexte la création, en remplacement, d’une cellule ESS à la Région, mais celle-ci ne pourra pas se substituer au travail de l’Atelier. Ce dernier doit poursuivre son activité en complémentarité avec la CRESS IDF et les acteurs de l’ESS ».

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche à la Région : « Cette décision, prise avant même le vote du budget 2017, traduit bien le mépris de l’exécutif régional pour l’Économie sociale et solidaire. Alors que notre Région devrait donner une impulsion forte à l’ESS, porteuse d’innovation économique et de progrès social, il y a tout lieu d’être inquiets sur son devenir en Ile-de-France. Au-delà, nous sommes également très inquiets pour l’avenir de plusieurs organismes associés de la Région, menacés par la politique austéritaire de Valérie Pécresse. Notre groupe entend bien rester mobilisé pour s’opposer à ces choix et soutenir les salariés concernés ».
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Résultats du vote des communistes
53,6 % pour l’option 1 au niveau national, 57,3% sur le département.

--> la lettre de Pierre Laurent aux adhérents
Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l’ont fait sur la base de l’analyse des développements de la situation politique, de la ré...
Lire la suite - 27-11-2016

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l’ont fait sur la base de l’analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l’élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l’inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d’extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d’espoir.  

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d’esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.  

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre.  

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l’humain d’abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d’engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l’austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.  

Sur le choix présidentiel, 53, 60 % des exprimés ont voté pour l’option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français, et 46,40 % ont voté pour l’option 2. Le comité exécutif national appelle donc l’ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.  

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu’aient été leurs choix, l’unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu’il a exprimés.  

C’est dans cet état d’esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l’ensemble du comité exécutif national, s’engageront au service du choix démocratiquement effectué.  

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d’une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’oeuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible ».  

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives.  

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.  

Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l’organisation du vote qui s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd’hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.
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NON À LA DÉCHARGE !
La qualité de vie en Seine-et-Marne bradée par le Conseil Départemental à Villenoy et Isles-les-Villenoy.

RÉUNION PUBLIQUE Mercredi 16 novembre à 20h Salle de la Convivialité - place de la Mairie à Chauconin-Neufmontiers.
Avec : Marianne Margate, Conseillère départementale Front de Gauche et Michel Bachmann, Maire.

>> SIGNEZ LA PÉTITION «STOP DÉCHETS DANGEREUX VILLENOY» SUR CHANGE.ORG<<
En mars 2016, le Conseil Départemental avait adopté à l’unanimité une motion de soutien au Plan Régional d’Élimination des Déchets de Chantiers (PREDEC) qui instaurait un moratoire de 3 ans. Ce moratoire interdisait l’extension ou la création de sites de stockage de déchets en Se...
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Entretien de Pierre Laurent sur France Inter après le vote indicatif de la conférence nationale du samedi 5 novembre
cliquer pour écouter

Les adhérents voteront du 24 au 26 novembre sur l'aprobation de la résolution et les 2 options. Leur choix sera souverain et engagera le parti dans la campagne présidentielle.

La conférence nationale a adopté à une très forte majorité (94,29%) la résolution "uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne".
Lire la résolution

La conférence nationale du Parti Communiste Français a voté à 55,69% pour l'option 2 dont l'intitulé est le suivant :
Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre de démarche de ras...
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Au cours de ces derniers mois, sous diverses formes, les militants et militantes du PCF sont allés à la rencontre du peuple pour entendre ses préoccupations, ses attentes, ses idées et ses espoirs.
Des milliers de personnes, dont la parole est trop souvent confisquée, se sont exprimées en toute liberté et ont rempli un questionnaire initié par le Parti communiste français avec l’accompagnement de l’Institut Via Voice.. Il en résulte une enquête qui révèle un visage de la France...
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Pierre Laurent face à Jean Jacques Bourdin
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Retrait de la loi El-Khomri - Campagne emploi - Zéro chômage pour une société du partage
Pierre Laurent dans la manifestation
Il y a 10 ans, le gouvernement avait finalement abrogé son Contrat Première Embauche alors que la loi avait été publiée au journal officiel. La mobilisation peut nous permettre d’arracher une victoire contre un gouvernement aux abois....
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La fête de l’Humanité, comme un air de liberté - 9, 10 et 11 septembre
La Fête de l’Humanité, c’est une des dernières fêtes sainement populaire où plein de gens différents se rencontrent. C’est un événement et un lieu unique, où l’on se bat contre le futur qu’on nous impose. Que l’on ait cinq, vingt, cinquante ans ou plus, que l’on ...
Lire la suite - 09-09-2016

La Fête de l’Humanité, c’est une des dernières fêtes sainement populaire où plein de gens différents se rencontrent. C’est un événement et un lieu unique, où l’on se bat contre le futur qu’on nous impose. Que l’on ait cinq, vingt, cinquante ans ou plus, que l’on vienne en groupe d’amis, en couple ou en famille, que l’on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d’émotions.

Les passionnés de concerts ou de débats, de gastronomie ou de rencontres, de théâtre, d’expositions, de cinéma, de cirque, de sport, de livres ou d’attractions foraines, de discussions enfiévrées dans des stands qui valorisent tout à la fois l’histoire, la culture, le tourisme, la vie de toutes les régions de France et du monde n’ont pas assez de trois jours pour tout voir.

Le goût de vivre

La fête, c’est « Le goût de vivre enfin sans mesure sans frontières », comme le chantait merveilleusement Jean Ferrat. Quels que soient les caprices de la météo, les aléas de la vie politique, ou les thèmes de sa programmation, la Fête réitère chaque année l’exploit – et ce depuis huit décennies – d’être le plus grand rassemblement populaire et culturel annuel de France. Entrer dans la Fête de l’Humanité, c’est entrer dans un espace éclatant, de liberté, de fraternité. C’est un lieu d’humanité. Un lieu d’espérance.

Culture pour tous

Chaque année, la Fête se réinvente et propose une programmation d’une grande diversité. Fête, musique et politique sont les principaux gènes de son ADN. Les invités, responsables politiques, chefs d’entreprise, acteurs du mouvement social...créent des débats hors-norme. Entre stars internationales ou jeunes talents en devenir, de la grande scène aux planches des stands, difficile de choisir ! Libre aux spectateurs de concocter une programmation sur mesure. L’un des principes fondateurs de la Fête est de rendre accessible la culture au plus grand nombre, raison pour laquelle le prix d’entrée a toujours été très attractif. Cette année, le pass 3 jours est 35 euros. Hélas, le visiteur n’a qu’une seule paire d’yeux et d’oreilles !

La Fête des gens de l’ombre

La réussite de la Fête tient beaucoup à sa préparation, dès la fin du printemps, par une forte équipe militante communiste motivée, de plus en plus élargie à des réseaux associatifs, culturels, citoyens. Ce sont ces hommes, ces femmes et ces jeunes qui, pour le journal l’Humanité et avec lui, sont en grande partie l’âme véritable de la Fête. Paysans, agriculteurs, artisans, ouvriers et employés, ingénieurs, cadres et techniciens, enseignants, personnels de santé et des services publics, artistes et créateurs de toutes les régions de France se font connaître et apprécier, font partager leur savoir-faire, le fruit de leur production et de leurs recherches.

Le reflet du monde

La Fête est toujours marquée par les événements de l’année ou de la décennie en cours, que ce soient l’évolution des mœurs et de la société, la création culturelle ou artistique contemporaine, les affrontements politiques majeurs en France comme à l’étranger. Au Parc de la Courneuve, trois jours durant, les luttes pour l’emploi et de meilleures conditions de travail, la formation, le pouvoir d’achat, les services publics, l’accès à la culture sont à l’honneur. Chaque mouvement spécifique y est relié aux enjeux des politiques nationale et internationale.

chaque fois, par une multitude de voix et de mains réunies, la foule peut aspirer à un meilleur avenir.
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nouvelle mobilisation pour rouvrir la maternité


Fin juillet, le personnel a appris tout à coup que la maternité fermerait provisoirement du 1er août au 15 septembre.
Incompréhension ! C’est le maître mot parmi la quinzaine d’employés de la polyclinique, concernant la fermeture de la maternité, depuis le 1er août. Hier, personnel et syndicat CGT se sont mobilisés pour une nouvelle manifestation sur le parking de l’établissement. « La direction nous...
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Le PCF mise sur « un chemin commun » pour 2017
Face aux multiples candidats à gauche, Pierre Laurent a enjoint ceux-ci, lors de l’université d’été de sa formation, à ne pas « brader l’ambition collective ».
«L’urgence est à construire un chemin commun. » À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors d’une allocution de rentrée, samedi, aura irrigué le week-end des communiste...
Lire la suite - 30-08-2016

«L’urgence est à construire un chemin commun. » À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors d’une allocution de rentrée, samedi, aura irrigué le week-end des communistes, qui tenaient à Angers leur université d’été. « La bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car (…) les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées », a déploré le dirigeant communiste. Au sein de la fac angevine, la multiplication des prétendants inquiète : « Beaucoup de gens nous disent leur accord pour un socle de propositions et un candidat commun, mais ils pensent que ce ne sera pas possible », relève un militant de la Vienne.

Face au décuplement des annonces issues de la gauche qui s’oppose à la politique gouvernementale, Pierre Laurent a enjoint aux candidats éventuels de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, (pour de) moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient ». Une exigence d’autant plus essentielle, selon lui, que « des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous ».

Alors, le week-end du PCF s’est voulu studieux. Outre les dizaines d’ateliers, ce sont aussi des propositions en vue des échéances de 2017 (à lire aussi sur humanite.fr) qui ont été au cœur de l’allocution de Pierre Laurent. Éducation, culture, travail, sûreté nationale, VIe République, nouveau pacte républicain, lutte contre la finance, refondation de l’Europe… autant de thèmes qui font parfois débat, à l’instar de la question européenne, mais qui figurent en bonne place dans d’autres programmes à gauche. « Il y a du commun entre nous », a martelé à ce propos le sénateur de Paris, citant notamment Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon.

Si, dans les allées du campus, les avis divergent parfois parmi les militants sur la possible issue de leur démarche de rassemblement, certains plaidant pour le candidat du Front de gauche de 2012, d’autres pour un autre candidat déclaré, et d’autres encore pour un communiste, le calendrier de rentrée du PCF a été réaffirmé ce week-end. D’abord avec l’amplification à la Fête de l’Humanité de la « consultation citoyenne » menée cet été via un questionnaire. « Il s’agit de s’attaquer au sentiment qu’ont les citoyens que les décisions se prennent sans eux », explique Pierre Dharréville, en charge de cette campagne. « On entend beaucoup que la préoccupation majeure porte sur la sécurité, mais dans nos rencontres, on nous parle de travail, de salaires, de services publics », apprécie un militant de Lyon. Après cette première étape, les communistes soumettront, en octobre, à une « votation citoyenne, les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017 », a détaillé Pierre Laurent.

Le tout avant leur conférence nationale, prévue le 5 novembre, où ils feront le choix d’un candidat. « Il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré (les) difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre, quel que soit ce choix, la voix du Parti communiste », a prévenu son secrétaire national, décidé à tout mettre en œuvre d’ici là pour « faire bouger les lignes » et permettre le rassemblement. Une ambition qui vaut aussi bien pour la présidentielle que les législatives : « Dans les circonscriptions, a insisté André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche, il faut sans attendre rassembler au maximum tous ceux qui se retrouvent dans le combat contre le libéralisme. »
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Université d’été des communistes - Angers 2016 - Les vidéos

Discours de Pierre Laurent à l’université d’été des communistes
Les interviews, les vidéos, les ateliers. Les enregistrements des ateliers seront mis en ligne sur le site de l’université d’été ( http://universite-ete.pcf.fr ) d’ici peu....
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Pierre Laurent - iTELE, le 23/08/2016
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Mitry-Mory : la vente solidaire de primeurs a porté ses fruits
le communiqué du Modef pour protéger la production française de fruits et légumes et défendre la santé des consommateurs et l’environnement face aux importations concernées par des pesticides interdits en France.

Mitry-Mory, ce jeudi matin. La grande majorité des 2 t de fruits et légumes acheminés est repartie dans les paniers des habitants. (LP/Rémy Calland.)

« Et en plus ils ont été cueillis hier ! » Ce jeudi matin, un marché de fruits et légumes éphémère a vu le jour à Mitry-Mory, face à la mairie annexe de Mitry-le-Neuf et devant La Poste à Mitry-Bourg.
Cette opération, fruit d’un partenariat entre le Parti communiste français (PCF) et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), se déroulait dans plusieurs communes d’Ile-de-France. Au total, 50 t de produits frais ont été acheminés dans la nuit de mercredi à jeudi du Lot-...
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Au café du Croissant, Jaurès est toujours d’actualité
Il y a cent deux ans, Jean Jaurès était assassiné dans ce café parisien devenu la Taverne du Croissant. Aujourd’hui, tandis que d’aucuns se gargarisent du mot "guerre", le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a puisé dans les paroles de justice et de paix de son prédécesseur po...
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Non à l’état d’urgence sécuritaire, oui à un état d’urgence populaire au service du vivre ensemble (Eliane Assassi)
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre, mes chers collègues, c’est en ce jour de célébration du 14 juillet que notre peuple a été frappé à Nice, avec haine, avec rage, avec cruauté, par un individu au profil encore mal défini aujourd’hui, islamiste radical de la dernière heure.
Ainsi, 84 personnes sont décédées, parmi lesquelles 10 enfants. Des dizaines de blessés sont très gravement atteints et certains luttent encore pour la vie. À cet instant, mes pensées vont vers toutes ces familles et leurs proches, et je veux ici saluer toutes celles et ceux – policiers, gendarmes...
Lire la suite - 21-07-2016

Ainsi, 84 personnes sont décédées, parmi lesquelles 10 enfants. Des dizaines de blessés sont très gravement atteints et certains luttent encore pour la vie. À cet instant, mes pensées vont vers toutes ces familles et leurs proches, et je veux ici saluer toutes celles et ceux – policiers, gendarmes, pompiers, secouristes, personnels hospitaliers et particuliers – qui ont su faire preuve d’un grand courage.

Cette attaque sauvage a suscité d’emblée un immense désarroi dans la population, mais aussi chez de nombreux responsables politiques. Que faire contre un assaillant isolé, sans lien évident avec une organisation terroriste, bien éloigné du profil type de l’apprenti terroriste ? C’est tout le paradoxe du débat qui nous intéresse aujourd’hui.

Face à l’émotion, à la colère, au sentiment d’impuissance, nombreux sont ceux qui, tout en qualifiant l’attentat de Nice d’imprévisible, voire de fatal, exigent dans le même temps la prolongation de l’état d’urgence, qui s’est, en l’occurrence, révélé totalement inefficace.

Aussi, dans une précipitation extrême, les députés ont adopté un texte qui ne répond en rien à la situation niçoise, pas plus qu’il ne répond au légitime besoin de sécurité exprimé par nos concitoyens.

En outre, cette précipitation ne permet pas d’aborder le point clef de la bataille contre Daech : reconstruire une région dévastée par la logique de guerre des Occidentaux. Avec l’ONU, il faut mettre fin aux stratégies déstabilisatrices et engager une logique de paix. Cessons aussi des amitiés coupables dans cette région et permettons enfin la création d’un État palestinien.

Avec mes amis du groupe CRC, je le dis clairement : il ne faut pas céder à une certaine facilité en prolongeant de six mois l’état d’urgence et en lui conférant, de fait, un caractère permanent.

Oui, le risque zéro n’existe pas, et personne n’a de baguette magique. Pour autant, il faut avoir le courage de mettre un terme à cette procédure d’exception en ouvrant le débat sur les moyens politiques, économiques et sociaux pour faire face sur le long terme à la menace, pour limiter au maximum le risque.

Le 14 juillet, quelques heures avant le drame, François Hollande déclarait : « On ne peut pas prolonger l’état d’urgence éternellement ! » Il indiquait que la loi pouvait maintenant prendre le relai. Il faudra m’expliquer, monsieur le Premier ministre, monsieur le président de la commission des lois, en quoi la tragédie de Nice, contre laquelle l’état d’urgence ne pouvait rien, justifie ce contresens essentiel : on prolonge quelque chose qui n’a rien empêché.

La droite de l’hémicycle me répondra qu’il faut durcir l’état d’urgence, enfermer tous les suspects, expulser à tour de bras, interdire les rassemblements.

M. Antoine Lefèvre. Caricature !

Mme Éliane Assassi. Elle nous traitera encore une fois, et comme d’autres, de laxistes, ce que nous ne sommes pas. Pour nous, cette surenchère n’est pas responsable. Elle ne répond en rien à la situation de Nice. Elle est d’ordre politique. Elle est motivée principalement par des positionnements préélectoraux. Nous assistons à une véritable course à l’échalote pour éviter d’être vilipendé par un Front national aux aguets, se délectant d’une situation qui favorise la montée de la haine, du racisme. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Vous avez la mémoire courte, chers collègues !

Mme Éliane Assassi. Mes chers collègues, je le répète encore une fois : on ne combat pas le Front national en allant sur son terrain, celui de la guerre et de la confrontation mortifère. On le combat en remettant la France debout,...

M. Éric Doligé. Ce n’est pas vous qui allez la mettre debout !

Mme Éliane Assassi. ... en recréant le lien social et la solidarité en redonnant de l’espérance au quotidien et pour l’avenir.

M. Bernard Vera. Très bien !

Mme Éliane Assassi. Les politiques libérales, défendues aujourd’hui comme hier, détruisent ce lien, créent de l’individualisme, de l’exclusion, alors que la riposte à ce terrorisme exige une France solidaire. Le bilan de l’état d’urgence n’est pas très favorable. Sur les milliers de perquisitions administratives des premières semaines, les procédures pour terrorisme se comptent sur les doigts de la main. L’affaire la plus sérieuse, celle d’Argenteuil, avec l’arrestation le 24 mars dernier de Reda Kriket, détenteur d’un véritable arsenal, a été menée dans le cadre de la procédure de droit commun.

L’état d’urgence, hormis l’ajout concernant les outils informatiques et les quelques concessions faites à la droite parlementaire, se distingue essentiellement du droit commun par les moyens d’interdiction de manifester et de se réunir. Ce fait est assez symbolique du danger que fait courir à l’équilibre démocratique la persistance d’un état d’exception. La démocratie doit continuer à vivre et pleinement.

Je l’ai souligné lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles le 19 novembre dernier, la victoire de Daech serait de contraindre notre pays à des reculs en matière de libertés publiques. Ne cédons pas en pérennisant l’état d’urgence : notre pays doit avoir les moyens de faire face à cette menace dans le cadre du droit commun. L’action d’un déséquilibré, vassal de la dernière heure de Daech, doit-elle ébranler l’état de droit en France ? La question mérite d’être posée. Il faut avoir le courage d’affirmer que l’éradication de la menace djihadiste, véritable fascisme des temps modernes, sera un long combat qui doit mobiliser toute la société, toutes nos institutions, le peuple tout entier.

Cette mobilisation générale exige tout d’abord des moyens. Tout le monde le sait, la police, la gendarmerie, l’armée, sont exsangues. La réduction drastique de leurs moyens par les années de présidence de M. Sarkozy les a considérablement affaiblies, comme la désorganisation du renseignement.

M. Thierry Foucaud. Exactement !

Mme Éliane Assassi. La justice doit être redressée. Quels sont aujourd’hui les moyens en suivi psychologique ? Où en est la protection judiciaire de la jeunesse ? Derrière l’affichage contre la radicalisation, l’affaiblissement de notre appareil judiciaire, pénitentiaire et policier est patent. L’école, nos collectivités et le mouvement associatif sont bien sûr aux premières loges de cette bataille. C’est un grand effort financier qui doit être engagé pour mobiliser tous ces acteurs. Le projet de loi de finances pour 2017 devrait en être la traduction.

L’état d’urgence a trouvé ses limites en matière de politique répressive. C’est maintenant un autre état d’urgence que vous devez déclencher, monsieur le Premier ministre, celui de la mise en mouvement de la société, pour repousser la division. Cet état d’urgence populaire doit s’appuyer sur une autre politique économique et budgétaire. Oui, l’argent doit être mis au service du vivre ensemble et non pas toujours et encore à celui de quelques intérêts privés.

Notre société va mal.

M. Éric Doligé. Vous avez tout compris ! (Sourires sur les travées du groupe Les Républicains.)

Mme Éliane Assassi. Nos concitoyens refusent les choix libéraux comme cette désastreuse loi Travail. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Ils aspirent à vivre en paix, à vivre en sécurité, à vivre heureux, au travail comme en famille, avec leurs amis. L’état d’urgence sécuritaire, cette surenchère souvent indécente et irresponsable, ne répond en rien à cette attente.

C’est pourquoi le groupe communiste républicain et citoyen votera unanimement contre ce projet de loi, qui ferme les portes au lieu d’ouvrir des espérances.
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Pierre Laurent : «continuer à combattre avec force la loi travail»
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Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l’Elysée
Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation.
La sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C’est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l’UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le ...
Lire la suite - 25-06-2016

La sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C’est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l’UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.

Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C’est l’Europe qui doit changer.

La délégation a clairement signifié que l’heure n’est pas à l’immobilisme mais à la refondation progressiste de l’Europe, jusqu’à l’élaboration d’un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !

Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :
  • - Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.
  • - Mesures pour sortir de l’austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d’euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l’investissement public, lutte contre l’évasion fiscale.

Pour refonder l’Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l’avenir de l’Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes. A l’issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n’avons pas le sentiment qu’ils seront à l’offensive pour changer l’Union Européenne.

L’angle mort dans l’approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.

Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric, Michel Billout, Anne Sabourin
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Les premières têtes d’affiche
The Chemical Brothers - Michel Polnareff - Ms. Lauryn Hill - The Avener - Alain Souchon et Laurent Voulzy - Lindsey Stirling - The 1975 - Danakil - Caribbean Dandee avec JoeyStarr and Nathy - Ludwig Von 88 - Rokia Traoré
Fête de l’Humanité

Trois jours de fête et de rencontres dans un espace unique, festif et convivial où la solidarité se mêle à la culture dans une ambiance exceptionnelle ! 100 concerts sur 5 scènes, des centaines de débats, 250 auteurs, des expositions, des documentaires, de ...
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Retour sur une vive altercation entre les sénateurs communistes et le gouvernement, le 19 juin, à propos de l’instrumentalisation des violences par le pouvoir et des consignes données aux forces de l’ordre.
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CDG EXPRESS : UN PROJET INCOHÉRENT


Lundi 20 juin s’est tenue au Mesnil-Amelot la réunion dans le cadre de l’enquête publique concernant le Charles de Gaulle Express.

Le CDG Express serait un train direct entre l’aéroport et la gare de l’Est.
L’exposé des membres de la Commission d’enquête n’a pas convaincu une assistance très majoritairement hostile au projet, en présence de seulement quelques Maires d’un secteur pourtant directement concerné.

Ainsi, on notait la présence de Daniel Haquin (Juilly), Joël Ma...
Lire la suite - 20-06-2016

L’exposé des membres de la Commission d’enquête n’a pas convaincu une assistance très majoritairement hostile au projet, en présence de seulement quelques Maires d’un secteur pourtant directement concerné.

Ainsi, on notait la présence de Daniel Haquin (Juilly), Joël Marion (Compans), Alain Aubry (Le Mesnil-Amelot), Charlotte Blandiot-Faride (Mitry-Mory), Hervé Touguet (Villeparisis), et celle des Conseillers départementaux Marianne Margaté et Bernard Corneille (Maire d’Othis).

Beaucoup de flou sur le financement et incompréhension du projet lui-même.

Difficile de comprendre qu’un train destiné aux hommes d’affaires et aux touristes devienne la priorité quand on sait combien sont toujours plus problématiques les déplacements des habitants du Nord-Ouest Seine-et-Marne.

Surtout que ce train empruntera les voies de la ligne K et du RER B, augmentant plus encore les difficultés déjà grandes pour ceux qui vont travailler à Paris tous les jours.

Les priorités pour les habitants du secteur, on les connait pourtant. Ce sont, très vite, de meilleures conditions de transport sur les lignes ferrées existantes, la gare du Grand Paris Express au Mesnil-Amelot, le bouclage de la Francilienne et l’amélioration de la sécurité sur la Nationale 2.

Plusieurs interventions, en particulier celles des élus présents, ont souligné l’incohérence du projet et rappelé l’avis très réservé du Président du Conseil départemental.
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forum populaire de santé et de protection sociale
Un autre projet de santé est possible
Nous invitons celles et ceux qui souhaitent mettre en œuvre une autre politique de développement sanitaire et sociale, le : Samedi 18 juin à Savigny le Temple -14h Salle de Concerts du Domaine de la Grange (dite le Hangar) entrée : Avenue du 8 mai 1945 ou Avenue des Régalles (à côté de Carré Sénart) - parking : Allée Nicolas Guiard - Savigny le Temple
Les inégalités sociales déjà criantes dans notre département vont encore s’accentuer avec la mise en place des GHT au 1er juillet 2016 (groupements hospitaliers de territoires). Il va s’agir pour l’usager d’un véritable parcours du combattant pour se soigner. Conjuguer à la déser...
Lire la suite - 18-06-2016

Les inégalités sociales déjà criantes dans notre département vont encore s’accentuer avec la mise en place des GHT au 1er juillet 2016 (groupements hospitaliers de territoires). Il va s’agir pour l’usager d’un véritable parcours du combattant pour se soigner. Conjuguer à la désertification médicale, au manque de structures dit de premiers recours (centre de santé), c’est offrir la santé à une marchandisation déjà croissante, à laquelle il faut ajouter le manque de personnel. En 2015/2016 le manque de médicaux et paramédicaux est particulièrement patent en Seine et Marne afin de pouvoir assurer correctement la qualité des soins des patients et dans de bonne conditions de travail. En 2015/2016 en Ile de France, c’est 3108 lits de médecine qui ont été supprimés. Pour 2017, il est prévu également la suppression de 22.000 postes . Si nous n’intervenons pas, la mise en place des GHT se fera. Elle se fera sans qu’aucune consultation ni démarche démocratique n’ait eu lieu avec les élus, les usagers, les personnels et les associations .... Si le projet du gouvernement voit le jour se sera le regroupement au nord du département des hôpitaux de: Jossigny, Meaux, Jouarre, Coulommiers. Au sud les hôpitaux de Montereau, Nemours, Provins, Fontainebleau, Melun (en partenariat public privé) et Brie Comte Robert. Cette opération se solderait sur un discours menssongé. Or, en vérité il va s’agir de mutualisation et de partage... par plus de suppressions d’emplois au travers de transferts d’activités et d’équipements, de destruction de services jugés non rentables, le recours au privé et d’une augmentation du reste à charge pour l’usager . C’est l’étranglement par le biais de la réduction des financements : moins 1.000.400.000 euros sur l’ambulatoire, moins 1.000.000.000 euros sur la gestion. Avec la mise en place des GHT, de Coulommiers à Nemours , de Jossigny à Montereau, de Fontainebleau à Provins ...... la colère gronde parmi les personnels sur leurs conditions de travail sans cesse dégradées et qui se répercutent sur la qualité des soins prodigués aux patients. Sur le bradage du secteur public auquel ils sont attachés. Il faut une autre politique de développement sanitaire et sociale et contester les politiques d’austérité, de réduction des financements conduisant à la régression sanitaire et sociale. Ensemble nous ne pouvons laisser faire une telle attaque contre la santé et la protection sociale. Nous pensons, qu’il faut que l’ensemble des acteurs : syndicalistes, élus, citoyens, praticiens, associations se rassemblent afin d’exprimer leur détermination à défendre et promouvoir une véritable politique de santé publique. C’est dans ce contexte et dans cette optique que nous invitons les forces syndicales, politiques, associatives, élus, citoyens, praticiens à faire entendre leur refus de la mise en place forcée des GHT, de la loi Touraine donnant les pleins pouvoirs aux ARS (Agence régionale de santé). Nous vous invitons à débattre ensemble et à co-élaborer un projet de santé pour le département, liant financement et développement des hôpitaux publics, centres de santé, de prévention en organisant un forum populaire de santé et de protection sociale qui serait le point de départ d’une construction d’un véritable territoire de santé accessible à tous.
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Rencontre / Débat

Retrait de la loi Travail !
le Front de Gauche du sud Seine et Marne (Moret, Nemours, Fontainebleau, Montereau) vous invite à une : Rencontre / Débat Le vendredi 17 juin à 20 heures Salle Cateline (rue de la Cateline) à Écuelles avec Gérard Filoche ancien inspecteur du travail
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Entretien Pierre Laurent - Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC le 16 juin 2016
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réunion publique le 15 juin à Mitry-Mory, salle Jean Vilar
La lettre de Charlotte Blandiot-Faride, Maire de Mitry-Mory

Madame, Monsieur,

Je tiens à vous alerter sur l’avancée du projet CDG Express, qui aura de lourdes conséquences pour les mitryennes et les mitryens, qu’ils soient usagers des transports en commun, riverains des voi...
Lire la suite - 15-06-2016

La lettre de Charlotte Blandiot-Faride, Maire de Mitry-Mory

Madame, Monsieur,

Je tiens à vous alerter sur l’avancée du projet CDG Express, qui aura de lourdes conséquences pour les mitryennes et les mitryens, qu’ils soient usagers des transports en commun, riverains des voies ferrées, et plus globalement pour notre ville et la pérennité de sa plaine agricole.

CDG Express est une liaison ferrée, sans arrêt de Gare de l’Est à l’aéroport de Roissy qui empruntera les voies sur lesquelles circulent aujourd’hui la ligne K, le TER Picardie, le frêt, et en cas de perturbations le RER B.

D’un coût exorbitant de 1,9 milliards €, financé par SNCF réseau et ADP, sa réalisation est prévue pour 2024. Au prix de 24 € l’aller, il s’adresse aux voyageurs d’affaires et plus globalement du transport aérien afin de leur garantir, “dans un train à haut confort et à la ponctualité assurée”, une desserte de Paris en 20 mn. Le nombre de clients estimé est de 20 000 par jour.

- TRAJET DIRECT CDG / GARE DE L’EST

- 24 EUROS L’ALLER

- AUGMENTATION DES NUISANCES SONORES ET ENVIRONNEMENTALES

- DÉGRADATION DU TRAFIC SUR LES LIGNES B ET K

- 8 TRAINS PAR HEURE DE 5H À 00H

C’est un projet inadmissible car :

- Il met en place un “train pour riches” alors que les 900 000 usagers journaliers du RER B, les 15 000 usagers de la ligne K connaissent des galères à répétition

- Il dégradera les conditions de transports car il empruntera, tous les 1/4h, les voies aujourd’hui déjà empruntées par les transports en commun quotidiens, ce qui est confirmé par différents avis officiels (ARAFER, Autorité environnementale, STIF)

- Il aggravera les nuisances des riverains par une circulation de train rapide de 5h à minuit 365 jours/an

- Il est inutile car la ligne 17 reliant Saint Denis Pleyel à Roissy, prévue pour 2024, offrira une nouvelle desserte aux clients de l’aéroport, comme à tous, salariés, étudiants… au prix du Pass Navigo

- Il ampute une nouvelle fois notre plaine agricole sur 25 hectares

Laissé en sommeil depuis plusieurs années, voilà le projet relancé au motif de la candidature de Paris aux JO 2024. Bien que favorable à cette candidature, c’est un non-sens que les investissements pour cet événement mondial se fassent au détriment des millions d’usagers des transports en commun !

C’est irresponsable ! La majorité municipale et les Mitryens se sont déjà mobilisés contre ce projet. En 2006, nous étions reçus au ministère des transports pour remettre 2 000 signatures.

Une nouvelle enquête publique s’ouvre le 8 juin. Le 10 juin et le 1er juillet, une permanence du commissaire enquêteur se tiendra à Mitry-Mory de 14h à 17h. Il faut se saisir de ce moment pour vous exprimer. Pour ceux qui ne pourront pas s’y rendre, nous mettrons à leur disposition un stand lors de la Fête de la Ville afin qu’ils laissent leur avis que nous transmettrons au commissaire enquêteur.

Le 15 juin, une grande réunion aura lieu à Mitry-Mory, salle Jean Vilar à 19h. Ce sera le moment pour présenter ce projet et mesurer son envergure désastreuse. Il ne tient qu’à vous de participer à ce mouvement pour la défense de l’intérêt général et de notre cadre de vie.

Ensemble, mobilisons-nous contre le CDG Express et pour l’amélioration des transports en commun pour tous !

Bien à vous,
Charlotte Blandiot-Faride
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1 300 000 et une marée humaine à Paris contre la loi Travail




Qui peut accuser la CGT d’être responsable de la casse à l’hôpital Necker ? Personne !

► La loi Travail qu’aucune promesse électorale n’avait annoncée, est antisociale. Depuis deux mois le peuple de France, dans la rue, sur les places,par pétition ou dans les sondages réclame son retrait. Même à l’Assemblée nationale, il n’y a pas de majorité pour la voter. Seuls, le Medef, le PS et la CFDT la soutiennent. Elle doit être retirée.

► Loin de s’essouffler, la mobilisation du 14 juin a été énorme. De toutes les régions, de toutes les professions, des dockers aux hospitaliers en passant par les artistes et les chauffeurs de taxi, plus d’un million sont venus manifester le 14 juin à Paris. Ils doivent être entendus.
Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mo...
Lire la suite - 14-06-2016

Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mobilisation multiforme, de nouvelles journées prévues les 23 et 28 juin, assurément la manifestation nationale n’avait rien d’une tournée d’adieu.

Un conflit social majeur

C’est un conflit social qui porte loin. Plusieurs dimensions en attestent. Une dimension européenne car les dispositions les plus nocives du projet de loi sont directement encouragées par des orientations de la Commission Européenne pour plus de précarité sur tous les marchés du travail européens. La présence de plusieurs délégations syndicales européennes à la manifestation du 14 le montre. C’est aussi un conflit à la dimension professionnelle et interprofessionnelle. A la différence des mouvements contre les réformes des retraites, ce mouvement social du printemps 2016 comporte à la fois la dimension interprofessionnelle de contestation de la loi El Khomri mais fait également des revendications de professions confrontées à des blocages de salaires, des diminutions d’effectifs, ou des fragilisations de statut. (conducteurs routiers, cheminots, artistes et techniciens du spectacle, contrôleurs aériens, …) sans entamer la détermination du mouvement global, comme l’espérait le gouvernement.

La lutte fait converger la remise en cause des politiques d’austérité. Elle a replacé la question sociale au cœur de l’actualité et oblige au débat sur une alternative de rupture avec les politiques d’austérité. Il se poursuivra sous des formes évolutives, même si le gouvernement allait au bout de son passage en force.
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37e congrès

Discours de clôture de Pierre Laurent

Documents adoptés et nouvelle direction

Projet
Le temps du commun

Echéances électorales 2017
Pour la France, un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen

Transformations du Parti
Relevé de décisions

Le Conseil national élu lors du 37e Congrès
Liste des membres du Conseil national
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Intervention de Pierre Laurent lors du débat général sur les échéances électorales de 2017 samedi 4 juin 2016...
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Soutien aux sinistrés des inondations
Le groupe Front de gauche d’Ile-de-France tient à saluer l’ensemble des agents des services publics pleinement mobilisés pour porter secours et aide aux populations franciliennes touchées ces derniers jours par les violentes inondations. Nous savons que, comme à chaque événement tragique que notre Région a pu connaître, les Francilien-ne-s peuvent compter sur leur engagement et sur la solidarité entre habitant-e-s.
Notre groupe apporte tout son soutien aux victimes, sinistrés ainsi qu’à à leurs proches. Nous déplorons que Madame Pécresse, plutôt que de mobiliser des moyens humains et financiers à la hauteur de la catastrophe, ne trouve rien de mieux que rappeler à l’ordre les cheminots actuellement mobilisé...
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Communiqué de presse de la fédération

Les communistes de Seine-et-Marne se sont fixés 4 grands axes de travail: les transports en commun, la protection sociale, l’éducation et l’emploi
Les communistes de Seine et Marne étaient en congrès départemental ce week-end à Vaux le Pénil.


A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2...
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A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2017 ont été abordées, les délégués ont également travaillé sur des priorités départementales.

Ils se sont fixés 4 grands axes de travail

1° Les transports en commun

La Seine et Marne est un département très étendu et mal desservi. Les communistes disent NON au projet du CDG Express qui desservira la gare de l'est, l'aéroport du Bourget dédié à l'aviation d'affaires et l'aéroport de Roissy CDG. Le coût de ce projet au service du monde des affaires est supérieur au coût de la rénovation et de la modernisation de l'ensemble des lignes RER d'Ile de France, au prix de 24 euros l’aller et hors Pass Navigo.

Ils veulent agir avec les usagers pour exiger les investissements nécessaires pour l'entretien et la modernisation du réseau existant et la mise en place du futur Grand Paris express.

2° La protection sociale

Comme partout en France, l'accès aux soins est en danger en Seine et Marne.

Notre département est reconnu comme désert médical et cela va être accentué avec le projet de la loi Touraine de mise en place des GHT (groupements hospitaliers de territoires) au 1er juillet 2016, c'est à dire le regroupement des hôpitaux soit :
au Nord du département pour Jossigny, Meaux, Jouarre et Coulommiers

Au Sud , pour Montereau, Nemours, Provins , Fontainebleau, Melun et Brie Comte Robert A notre initiative un grand forum Santé se tiendra le 18 juin à 14 h à Savigny le Temple pour discuter d’un autre projet possible et débattre de propositions en matière de santé.

3° L'éducation

Les communistes de Seine et Marne s'opposeront aux centaines de fermetures de classes programmées pour la rentrée prochaine.

4° L’emploi

La Seine et Marne a un solde d’emploi industriel négatif, et l’emploi dans les Services Publics est mis mal. Aux 4 coins du Département, du site verrier Sud Seine et Marnais, à l’Industrie chimique de Mitry-Mory en passant par le secteur automobile ou la logistique, c’est toujours l’économie sur la masse salariale qui prime et in finé l’emploi qui trinque. Les Communistes s’appuient en cela sur leur projet de Sécurité d’Emploi et de Formation pour faire la démonstration dans chaque cas de figure qu’il est possible de faire autrement.

D’autres actions seront menées, par exemple sur le scandale des compteurs Linky ou le projet EuropaCity …

Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine et Marne.
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Retrait de la loi Travail : il faut amplifier le mouvement - P. Laurent invité de BFM-TV

Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les...
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Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers, employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur travail de la richesse.

Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie.

Les motivations de cette mobilisation sont claires.

Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.

Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.

Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le chantage à l’emploi.

Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…

Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.

Non, Monsieur le premier Ministre, ce ne sont pas les syndiqué-e-s qui sont minoritaires et qui veulent tordre l'intérêt général ». C'est votre gouvernement et ce qui reste de votre majorité parlementaire qui sont minoritaires :

Minoritaire chez les syndicalistes, puisque 4 centrales syndicales, la CGT, FO, la FSU et Solidaires sont opposées à la loi Travail.

Minoritaire chez les jeunes, qui devaient être la priorité du mandat présidentiel, puisque les grandes organisations dont l'UNEF, la JOC et la JC sont mobilisées dans les facs et les lycées, dans les rues et sur les places.

Minoritaire dans l'opinion. Après le million de signatures dépassé pour le retrait de la loi El-Khomri, depuis un mois, les sondages donnent plus de 70 % des Françaises et des Français opposé-e-s à la loi.

Minoritaire même à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement a choisi d'arrêter les débats et de passer la loi en force, en première lecture.

Face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et son extrême font déferler un flot d'injures, de calomnies et de violences contre les acteurs du mouvement social. Cette stratégie grossière illustre l'enjeu qu'il y a derrière cette loi et vise, dans un moment déterminant, à ne plus parler de son contenu.

Nous ne tomberons pas dans ce piège et le Parti communiste, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont :

? Déterminé-e-s, fort de la mobilisation qui s'amplifie, à soutenir et participer à toutes les initiatives jusqu'au retrait de la loi El-Khomri. Le Parti communiste français invite ses organisations départementales et locales à contribuer à faire du 14 juin, journée de grande manifestation nationale, une réussite.

Déterminé-e-s, les parlementaires du Front de gauche poursuivront le combat . Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et écologistes une proposition de loi Travail alternative . Ils seront à l'initiative d'une motion de censure de gauche si le gouvernement utilise de nouveau le 49.3.

Déterminés, nous demandons des comptes au patronat sur l'utilisation des 40 milliards d'euros du CICE.

Déterminé-e-s, nous proposons une alternative aux logiques libérales du gouvernement :

? d'écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

? d'augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

? de créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

? de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

? de donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.

? de réformer le financement de la protection sociale, de financer le développement de la formation professionnelle.

Aubervilliers/ St Denis le 2 juin 2016
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Résultats du vote pour le choix de la base commune du Congres
par section, de la Seine-et-Marne et du national.
A l’issue de ce vote, comme le précisent nos statuts, le texte proposé par le Conseil national ayant obtenu le plus de suffrages « devient la base commune de discussion de tous les communistes » pour la nouvelle phase du Congrès.

Ce texte doit désormais évoluer pour permettre le plus...
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La police municipale de Chelles a fait déguerpir tous les petits vendeurs. Les communistes font de la résistance,
ils restent.
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rencontre entre Pierre Laurent et Edwy Plenel au café les frangins
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Résolution du Conseil national – 15 avril 2016
Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche
Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce te...
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Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce texte et les quatre textes alternatifs validés par la commission de transparence conformément à nos statuts. Entre les 2 et 5 mai, les communistes voteront pour adopter celui de ces textes qui deviendra la base commune pour la suite de la discussion. Après ce vote, le texte retenu continuera d’évoluer et d’être enrichi pour intégrer le maximum d’apports venus de la discussion de tous les communistes. C’est avec ce principe de construction de l’unité des communistes que nous avançons à chaque étape de la préparation du congrès. Déjà, beaucoup de remarques, de contributions, d’enrichissements sont proposés qui devront être discutés et intégrés jusqu’au congrès. Parmi les points saillants du débat, qu’il convient d’approfondir, il y a la volonté de préciser le sens du combat communiste, d’améliorer la lisibilité de notre projet, notamment sur les enjeux européens ; le besoin de pousser le débat entre les différentes appréciations sur l’état de la gauche, sa crise, les rapports avec le PS ; la demande aussi d’approfondir l’analyse de notre expérience du Front de gauche, les raisons de ses difficultés actuelles, comment envisager sa relance et celle de notre stratégie de rassemblement et de reconstruction de la gauche pour 2017 et au-delà ; le besoin de dépasser le débat sur le mot « primaire » pour clarifier notre proposition pour 2017 à partir d’une exigence commune : rendre possible une alternative de gauche et une candidature commune par un processus politique clair sur les contenus et construit par l’implication citoyenne ; une forte demande, enfin, de concrétisation des axes de transformation du Parti énoncés et qui sont très largement partagés. Le Conseil national salue cet engagement des communistes dans la discussion et invite à l’élargir. Dans cet esprit de construction commune et de progression de la discussion, le Conseil national, comme il l’avait décidé en mars, a procédé à une analyse du débat engagé et des évolutions de la situation politique. Il a adopté la résolution suivante pour verser ces nouveaux éléments de réflexions et d’actions au débat des communistes. Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche Le Conseil national fait appel à l’ensemble des communistes pour que chacun-e s’implique dans la préparation du congrès qui se tiendra du 2 au 5 juin. Tout confirme l’importance des décisions que nous y prendrons pour ouvrir un chemin d’espoir à notre pays. La situation politique est en effet en pleine évolution. Elle reste marquée par de très fortes contradictions et des incertitudes que nourrit, chaque jour un peu plus, l’enfoncement du pouvoir Hollande-Valls dans des choix rejetés par le pays. Mais le fait nouveau de la dernière période est bien qu’une part importante de la jeunesse et du monde salarié a repris le chemin de l’action et du débat politique. Une nouvelle situation quatre mois après les régionales Révélations de Panama Papers, mobilisation sociale contre la loi El Khomri, occupation des places par Nuit Debout, et tant d’autres signaux dans la société attestent qu’en quelques semaines, le climat social et politique du pays a changé. Après les régionales, la situation paraissait dominée par les dangers et les peurs. Aujourd’hui, des idées essentielles reviennent au premier plan : • Le scandale de Panama papers relance le débat sur l’ampleur de la prédation financière sur les richesses créées organisée par les multinationales, le système bancaire mondialisé, les gouvernements et les institutions internationales qui soutiennent les puissances d’argent. • La mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri marque aussi bien le refus massif d’une société d’insécurité sociale et de précarité généralisée, qu’une exigence de sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e.. • Le mouvement Nuit debout témoigne de la volonté grandissante d’une irruption citoyenne dans la politique pour déverrouiller le système et s’autoriser à penser un autre avenir pour la société. Comme pour la révision constitutionnelle, conçue pour diviser la société et finalement abandonnée par François Hollande face aux contestations auxquelles nous avons activement participé, le mouvement contre la loi El Khomri peut gagner et empêcher le gouvernement de réunir une majorité parlementaire autour de son texte. Onze mesures positives en direction des jeunes ont été arrachées, même si elles sont très partielles, faisant la démonstration que la mobilisation collective peut gagner. Les 23 organisations de jeunesse, dont la JC particulièrement mobilisée, appellent à amplifier le mouvement pour la retrait de la loi El Khomri. Et les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 28 avril prochain. Les communistes, qui sont totalement impliqués dans ces mouvements, doivent redoubler d’énergie pour les faire gagner. Tous ces mouvements montrent que des forces peuvent être disponibles pour reconstruire l’espoir au- delà de ces batailles immédiates. Ces débats, ces mobilisations, ces mouvements peuvent-ils, dans la durée, ouvrir la voie à un nouvel espoir politique, voire à de nouvelles constructions politiques ? Et comment ? Voilà des questions centrales pour notre discussion de congrès. Les dangers de la situation n’ont pas pour autant disparu La situation politique reste pour autant paradoxale. Dans le désarroi social et la confusion politique générée par la politique Hollande-Valls, le discrédit de la gauche grandit, les idées de droite et d’extrême-droite demeurent omniprésentes, de nouvelles initiatives pro-libérales comme le mouvement d’Emmanuel Macron tentent de surfer sur le besoin de renouvellement politique. Nous sommes devant une forte contradiction. D’un côté, la rupture populaire à gauche avec le pouvoir Hollande-Valls paraît irréversible. De l’autre, ce désaveu massif et justifié débouchera inévitablement, si une nouvelle réponse progressiste largement rassembleuse n’est pas construite, sur une victoire de la droite et de l’extrême-droite, toutes deux porteuses de programmes radicalisés extrêmement dangereux pour notre peuple. Avec les modes de scrutin présidentiel et législatifs, majoritaires à deux tours, et un système politique ultra-présidentialisé, cette victoire peut même conduire à la marginalisation durable, voire à l’effacement de la représentation politique, des idées progressistes, de la gauche sociale et politique. Et cela alors même qu’une part croissante du peuple, notamment à gauche, cherche des réponses nouvelles pour la démocratie et le progrès humain. Il est hors de question de nous résigner à cette situation et de subir les échéances de 2017. Les communistes ont une responsabilité première à gauche pour construire, pour 2017 et au-delà , un front politique populaire et citoyen capable d’ouvrir une voie nouvelle qui soit une perspective d’espoir pour notre peuple. Les communistes à l’offensive pour ouvrir le chemin à une issue progressiste Pour sortir le pays du piège qui lui est tendu, nous sommes décidés à prendre toutes les initiatives pour construire l’union dans la société, dans l’action, dans les échéances électorales de toutes les forces populaires et de gauche qui veulent un projet de changement. Nous voulons construire un front politique populaire et citoyen qui rende possible une majorité de changement. Nous voulons pour cela renouveler la démarche de rassemblement initiée avec le Front de gauche en retrouvant son ambition majoritaire et sa dynamique citoyenne. Non seulement nous ne tournons pas le dos à la démarche du Front de gauche que nous avons initiée, mais nous voulons le relancer sur ses fondements avec une nouvelle ambition due à la période nouvelle dans laquelle se trouve le pays. Pour avancer, le Conseil national renouvelle son appel à travailler de front à trois objectifs intimement liés : une majorité populaire, une majorité législative et une candidature à l’élection présidentielle au service de la construction de ces majorités. 1- Rien ne sera possible sans l’appropriation citoyenne et populaire d’un nouveau projet politique de changement. Le projet de changement que nous voulons, qui passe par l’abandon des politiques d’austérité et des modèles de concurrence libérale refusant de s’attaquer au coût du capital, le front politique populaire et citoyen qui devra le porter, ne seront possibles que par une implication citoyenne grandissante dans la construction de ces projets et dans les échéances électorales. Les gens engagés dans la mobilisation El Khomri et Nuit debout ne veulent plus être dépossédés et ils ont raison. C’est d’ailleurs le chemin pour faire reculer la défiance politique qu’a créée dans le peuple la rupture avec le pouvoir actuel, qui aux yeux de nombreux Français disqualifie la gauche. Le sens de notre démarche, c’est la construction pour 2017 et, au-delà, de projets reconnus et portés par les citoyens. Nous devons donc saisir et créer toutes les occasions de pousser le débat populaire sur les solutions, sur les moyens à dégager pour rendre crédible une autre politique : • sur Panama papers : en poussant le débat sur nos propositions pour reprendre le contrôle sur l’argent et les banques contre la finance ; • sur la loi El Khomri : en avançant les propositions de sécurisation de l’emploi, de la formation, et de changement du travail de notre campagne « Zéro chômage, pour une société de partage » ; • sur le pouvoir citoyen : Quels nouveaux droits, quels services publics, quelle nouvelle république ? Plus généralement, nous devons permettre au maximum de citoyens, partout et sous toutes les formes possibles, d’écrire leurs exigences populaires pour dire avec leurs mots : « voilà ce que nous voulons pour nous et pour la France ». Le Conseil national propose que le Parti communiste, dont la force motrice est l’énergie militante des femmes et des hommes qui en sont membres ou qui l’entourent, se lance avec une très grande ambition dans l’expression de ce mandat populaire. Cela passe : • par un travail de contact populaire d’une ampleur inégalée. C’est le sens de la « grande consultation citoyenne » que nous lançons avec l’objectif de parler à 500 000 citoyens. Cette consultation prendra tout son sens si elle donne lieu à des restitutions publiques et à des événements qui permettent aux citoyens qui +le désirent de poursuivre leur implication. A la fête de l’Humanité, une grande restitution nationale aura lieu ; • par l’écriture ou la mise en avant de toutes les plateformes citoyennes et sociales qui émergent des mobilisations sociales, dans les Nuits debout et partout où des collectifs citoyens peuvent voir le jour ; • par l’implication dans ce travail d’écriture populaire de tous les acteurs citoyens engagés dans le mouvement syndical, associatif et politique avec lesquels nous devons intensifier les contacts, les espaces de dialogue, les constructions communes. A l’automne, une grande étape nationale de convergence de ces exigences citoyennes doit être construite. Le congrès doit pousser le débat sur ce point. Le Parti communiste doit être à tous les niveaux une force de propositions pour cette convergence nationale de projets. Pour nous, cette mobilisation citoyenne doit être le coeur de la préparation des échéances de 2017, à l’opposé des pratiques politiques dominantes. 2- Comment préparer les élections de 2017 ? Dès maintenant, construire la bataille des législatives Le discours sur l’impuissance de la politique s’accompagne, depuis la mise en place du quinquennat, d’un verrouillage institutionnel renforcé, dont une des clés est l’ultra-présidentialisation. Aussi, les élections législatives ne peuvent être renvoyées à un simple « après » élection présidentielle, déconnectées des enjeux réels de la fonction législative. Elles doivent faire élire une assemblée nationale déterminant le gouvernement du pays selon l’intérêt général, et non donner une majorité aux ordres du Président. Ce doit être une bataille nationale rassembleuse qui s’enracine sur les besoins et les luttes des 577 territoires que représentent les circonscriptions, dans une cohérence unitaire nationale. Elles doivent être abordées comme une échéance à part entière à partir d’une idée simple : quel que soit le Président, le changement aura besoin d’une majorité législative et de députés en phase avec les exigences citoyennes, qui rendent des comptes au peuple et pas au Président. Il ne faut pas seulement le dire, il faut passer aux actes dans nos priorités. Sous des formes appropriées et propres à chaque territoire, nous appelons donc les communistes à amplifier dès maintenant le chantier de l’implication et de la construction citoyenne en engageant les constructions locales, circonscription par circonscription, qui permettront de faire émerger les projets, les candidatures capables de porter ces exigences et de l’emporter partout où ce sera possible. Un cycle de formation nationale sera mis à la disposition de tous ces candidats, leurs équipes de campagne, et les directions départementales, dès cet été. Amplifier nos efforts pour une candidature de rassemblement à l’élection présidentielle porteuse d’un réel projet de rupture à gauche, capable de battre la droite et l’extrême-droite Notre ambition de rassemblement sur un nouveau projet à gauche doit s’incarner dans l’élection présidentielle. Nous savons, compte tenu du caractère ultra-personnalisé de cette élection, que le lien entre construction populaire et élection présidentielle est le plus difficile à faire. Ce défi est aiguisé par le nouveau cycle politique ouvert à partir des élections européennes avec la place prise par le FN. Le danger FN change la nature d’un scrutin où seuls deux candidats restent en lice au second tour et va dénaturer le sens du premier tour de l’élection présidentielle. Il est aussi rendu plus ardu par le désarroi créé dans le peuple de gauche qui a élu Hollande en 2012 et qui entendent aujourd’hui l’Elysée, Matignon et Solferino dénaturer le sens de la gauche et théoriser les deux gauches irréconciliables pour mieux diviser et casser toute la gauche. Dans ces conditions, la candidature de gauche à laquelle nous voulons travailler ne peut évidemment en aucun cas être celle de François Hollande qui s’acharne, malgré le rejet populaire, à vouloir repartir, ni celle d’un autre représentant de la même politique, soutenue, depuis 2012, par la direction du parti socialiste. Pour une alternative à cette politique, Nous cherchons à construire une candidature en phase avec les attentes citoyennes de changement et s’appuyant sur un contrat populaire et citoyen le plus large possible. C’est pourquoi nous regrettons les trop nombreuses candidatures annoncées à gauche et nous les appelons à s’inscrire dans la construction collective nécessaire. C’est dans ces conditions, propres à l’échéance de 2017, et pour entraîner le maximum des forces disponibles dans toute la gauche sociale et politique pour une construction alternative à la politique de François Hollande, que nous sommes disponibles pour construire un processus collectif citoyen, une primaire citoyenne à gauche si elle répond à ces objectifs. Pour nous, un tel processus suppose de donner la priorité à la construction d’un projet politique issu de débats citoyens et porteur des exigences populaires autour de cette question : « quelle France voulons- nous ? ». A son terme on pourrait imaginer une votation citoyenne pour valider la plateforme politique élaborée par le débat, et désigner le ou la candidate qui en serait porteur. Si un tel processus advient, les communistes auront à décider d’y engager ou d’y soutenir un candidat dans une conférence nationale conformément à nos statuts. Le Parti communiste s’adresse donc solennellement aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes qui s’impliquent dans le mouvement social, dans la vie associative, et à toutes les forces disponibles pour un tel processus collectif pour leur dire : passons ensemble aux actes, en commençant par la construction d’une grande phase de débats et de consultation citoyenne. Nous savons que la plupart des signataires des deux appels aux primaires, de nombreux écologistes et socialistes, de nombreux militants du FDG, de nombreux citoyens sont favorables à un tel processus. Nous proposons à tous ceux qui veulent avancer de se rencontrer très vite pour organiser une première vague de débats citoyens avant l’été dans les départements. Et nous proposons qu’en juin quatre grandes rencontres de dimension nationale débattent à partir des questions d’actualité qui mobilisent le pays : Quelle politique de gauche en matière d’emploi et de travail , d’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux ? Quelle politique bancaire, monétaire et fiscale contre l’évasion fiscale et pour que l’argent serve l’Humain d’abord ? Quels pouvoirs citoyens pour démocratiser la République ? Quelle alternative de gauche en Europe ? Ainsi, nous vérifierons ensemble si un tel processus répond à la demande du pays.
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Expression directe, 12/04/2016
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Les communistes vont plancher sur cinq copies
Primaire, front populaire, votation citoyenne, candidat communiste… Les adhérents du PCF vont avoir à trancher en vue de leur congrès, du 2 au 5 juin, entre des textes porteurs d’orientations différentes sur les échéances de 2017, les stratégies de rassemblement ou encore l’Europe.
Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national...
Lire la suite - 11-04-2016

Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national le 6 mars d’un projet de « base commune de discussion », quatre textes alternatifs à cette proposition, ayant réuni les signatures d’au moins 300 adhérents à jour de cotisation, ont été validés en fin de semaine dernière et seront donc eux aussi soumis au vote. Les échéances de 2017 y font l’objet de plusieurs options. D’ailleurs, le conseil national du PCF devrait aborder à nouveau cette question dès vendredi prochain. Composée de trois textes (lire l’Humanité du 7 mars), la proposition qu’il a adoptée lors de sa dernière séance considère à cet égard que le « processus de primaire de gauche » peut être « un moyen utile » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts par l’émergence d’une autre voie à gauche », dans un contexte où tout est fait pour assurer la tenue d’un « match à trois entre le président sortant, le candidat de la droite et Marine Le Pen ». Appelant à « redéployer » le Front de gauche dans « un nouveau front populaire et citoyen », ce texte propose en premier lieu la construction d’un « mandat populaire » engageant tous les candidats et électeurs éventuels et la tenue d’« états généraux » en vue des élections législatives qui s’appuieraient sur « une grande consultation citoyenne s’adressant à 500 000 personnes », déjà lancée par le PCF. Quatre textes alternatifs C’est leur désaccord avec cette orientation, expliquent les auteurs de « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen », dont certains figurent parmi les signataires d’un appel lancé début mars pour « rallumer l’étincelle du Front de gauche », qui les a principalement motivés à écrire leur propre document. Estimant qu’il n’y a « pas de dynamique populaire possible sans une rupture claire avec un PS discrédité » et regrettant le « déplorable gâchis » du Front de gauche (dû, disent-ils, à l’absence « d’adhésions directes » ou « d’assemblées citoyennes souveraines »), ces rédacteurs jugent nécessaire de « proposer une démarche politique radicalement neuve ». Un projet qui passe par la création d’assises locales puis nationales qui « concluraient la démarche en formulant le projet et actant les candidatures communes », avec la possibilité d’une « votation citoyenne nationale » en cas de désaccord. Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé sa candidature début février, est invité à se joindre à ce « processus ». Deux autres textes refusent l’idée de « primaire », invitant l’un et l’autre à un « examen » des stratégies de ces dernières années. C’est le cas de « Unir les communistes, le défi renouvelé du Parti communiste ! », soutenu par le réseau Faire vivre le PCF et qui regroupe un certain nombre de signataires d’un texte alternatif ayant obtenu environ 11 % des voix pour le 36e congrès. Refusant une alternative qu’ils décrivent comme un choix entre « une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté, dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s’effacerait », ils jugent que la présidentielle impose « un retournement complet » de stratégie et souhaitent « créer les conditions d’un vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction d’un Parti communiste de combat, porteur du changement de société, d’un “socialisme pour la France” renouvelé ». C’est aussi en ce sens que se prononce « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes », soutenu par Vive le Parti communiste français !, dont des signataires qui avaient réuni sur un précédent texte près de 6 % des voix lors du précédent congrès. Exigeant de « sortir de l’impasse de la primaire » (certains de ses auteurs sont d’ailleurs à l’origine d’une pétition qui exige le retrait du PCF de cette démarche), d’« abandonner toute collusion avec la gauche qui a trahi », ce projet alternatif propose aux adhérents du PCF de ne s’allier ni au PS ni au Front de gauche et de renvoyer l’essentiel des décisions sur leur éventuelle participation à la présidentielle à « une conférence nationale à la fin de l’année », tout en considérant à ce stade qu’une candidature de leur secrétaire national ne serait pas efficace. Les partisans du texte « Pour une politique communiste », notamment signé par les animateurs de l’association La Riposte, qui avait réuni près de 10 % des voix en décembre 2012, jugent que des « accords présentant le PCF comme un “allié” du Parti socialiste posent clairement problème » sans se prononcer plus avant sur les échéances de 2017. Plaidant pour un « parti mieux à même de mener campagne sous ses propres couleurs et en son propre nom, tout en étant ouvert à la conclusion d’alliances en cas de nécessité et en fonction de critères politiques clairement établis », les communistes à l’origine de ce texte prônent « un programme qui relie les revendications immédiates et partielles à des mesures qui s’attaquent à la source du pouvoir capitaliste, à savoir la propriété privée des banques et des grands groupes de l’industrie et du commerce ».

Au-delà de ces enjeux, d’autres grandes questions parcourront les débats d’ici le vote des communistes. Outre la conception du parti lui-même ou la qualification de son projet, la question de l’Europe en est une. Si les trois derniers textes cités (« Unir les communistes… », « Reconstruisons le parti de classe… » et « Pour une politique communiste ») estiment, avec des nuances, qu’il faut rompre avec l’Union européenne et l’euro, celui intitulé « L’ambition communiste… » en appelle à une « Europe à géométrie choisie », tandis que le projet de base commune du conseil national mise sur la construction « d’une Europe au service des peuples ».

Les échéances du congrès

Après un vote, entre le 2 et le 5 mai, des communistes pour choisir lequel des 5 textes qui leur sont proposés (l’un par le conseil national, les autres par au moins 300 adhérents à jour de cotisation) deviendra leur document de travail, les sections et fédérations du PCF se réuniront en congrès locaux entre les 6 et 29 mai. Des délégués de toute la France se retrouveront ensuite du 2 au 5 juin pour le congrès national.
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Panama Papers : Chassaigne (député PCF) réclame une commission d’enquête parlementaire
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Panama Leaks: les sales magouilles derrière le plus grand hold-up du monde
11,5 millions de documents provenant de l’entreprise panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore, ont été analysés par un groupement de journalistes. L’ampleur de la fraude dévoilée laisse dubitatif sur les politiques publiques enclenchées depuis des années pour lutter contre ce fléau. Mais la multiplication des révélations pourrait créer une réelle faille de confiance dans les réseaux d’évasion.
Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’inves...
Lire la suite - 04-04-2016

Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Et pourtant la fuite ne vient que d’un seul de ces cabinets d’avocats spécialisé dans la création de société écran au Panama, Mossack Fonseca.

« La pratique était connue mais ce que dévoilent ces informations, en provenance d’un seul cabinet d’avocats, est délirant: il s’agit d’une institutionnalisation, au niveau des plus puissants, de l’utilisation de sociétés opaques, à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d’argent », explique Lucie Watrinet de CCFD-Terre Solidaire. « Tout cela n’est permis que par l’opacité. Il faut donc impérativement imposer les mesures de transparence pour y mettre un terme et prévoir des poursuites à l’encontre des fraudeurs, mais aussi des banques et des cabinets d’avocats qui organisent ces pratiques scandaleuses ».

Une société écran, ou offshore est l’outil qui remplace le traditionnel compte en Suisse. Car depuis quelques temps, ce dernier n’est plus si secret qu’il le fut. Le riche ou l’entreprise qui veut frauder crée alors, via un cabinet comme Mossack Fonseca, une fausse société dans un paradis fiscal, qui ne fonctionne qu’avec des prête-noms, comme ça la source reste à l’abri du fisc. Pour gérer son argent le client utilise des procurations privées. Il enrichit donc ces parasites financiers, mais les sommes restent moindres que si le client payait des impôts. On connaissait l’indécence des chiffres. L’évasion fiscale, c’est au bas mot 25 000 milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux.

  • 15 fois le PIB français
  • plus de 2 fois la dette cumulée de tous les pays européens
  • 10 fois la dette cumulée des pays dits du tiers monde…
  • Ou encore la totalité des pertes subies lors de la crise des subprimes et du krach financier qui s’en est suivi.
Il faut aussi avoir bien conscience que le fléau de l’évasion fiscale touche autant les pays du nord que du Sud. Oxfam rappelle que « chaque année l’évasion fiscale coûte ainsi aux pays pauvres plus de 170 milliards de dollars, alors que 400 millions de leurs habitant-e-s n’ont même pas accès à des services de base en matière de santé. »

Infographie. Ces milliards à l’ombre des paradis fiscaux

Ce que montrent ces documents, c’est la sale petite tambouille qui mène à ce résultat. Ces réseaux d’évasion fiscale basés sur des sociétés Offshore servent en même temps à échapper au fisc et à blanchir l’argent de la drogue. Dans ces petits papiers, la Société Générale côtoie les cartels et le Hezbollah.

D’ailleurs la filiale luxembourgeoise de la Société Générale figure parmi les 10 premières banques ayant facilité la création de sociétés écran par l’intermédiaire de Mossack Fonseca… Ce qui n’est pas si étonnant lorsqu’on sait que la Société Générale déclare presque deux fois plus de bénéfices au Luxembourg qu’en France, alors même que l’économie luxembourgeoise est 43 fois plus petite que l’économie française…

« Pour ouvrir un compte Offshore aujourd’hui, on peut le faire de son smartphone. On ouvre un compte, rempli un petit questionnaire, désigne un responsable de société, on choisit son paradis fiscal, on fait un versement avec la photocopie de son passeport, et on a créé une société en 10 minutes » nous expliquait Eric Bocquet, rapporteur de commissions d’enquête au Sénat sur l’évasion fiscale et ses acteurs. « On doit établir la chaine de responsabilité de l’évasion fiscale. » Pour le Sénateur communiste, il faut casser cette logique mortifère qui fait que ces banquiers, ces avocats fiscalistes sont formés dans les meilleures écoles du système républicain et ne craignent rien. Alors il faut une volonté politique et plus de transparence réclament Oxfam et le CCFD CCFD-Terre Solidaire.

La Commission Européenne, les Etats et l’OCDE promettent une lutte sans merci contre l’évasion fiscale mais difficile de trouver des mesures efficaces. Il faut dire que des dizaines de personnalités politiques de premier plan, au nombre desquels des chefs d’état, sont directement concernés par les Panama Papers. La première fournée des révélations donne 128 dirigeants politiques et douze chefs d’Etat ou de gouvernement, dont six encore en activité. Rappelons également que le Président de la Commission Européenne, tête de pont de la lutte contre l’évasion fiscale gouvernait le premier paradis fiscal européen...

« Il est temps de faire la lumière sur l’activité réelle des entreprises dans les tous les paradis fiscaux et d’adopter en France et en Europe le reporting pays par pays public pour toutes les multinationales. La loi Sapin II offre une nouvelle occasion d’avancer dans ce sens et la multiplication des scandales montre qu’il est urgent d’agir » a réagi Manon Aubry, d’Oxfam France.

D’autant que ce projet de loi peut protéger les lanceurs d’alerte. Car en organisant des fuites d’ampleur comme celles-ci, ils peuvent briser la confiance
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Budget de Mme. Pécresse :
Un budget de casse sociale au service des plus forts
A deux jours de l’examen du budget 2016 de la région IDF, les élu-e-s franciliens découvrent par voie de presse les résultats de l’audit commandé par l’exécutif actuel à Ernst & Young qui établit une liste des 10 points forts de la situation financière et juridique de la Région. C’est une pratique scandaleuse qui réduit l’assemblée régionale à une chambre d’enregistrement sans vie démocratique et débat contradictoire.
Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services pub...
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Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services publics, avec notamment :

  • Une année blanche pour la rénovation des lycées dont le Plan pluriannuel d’investissement 2012-2022 est suspendu jusqu’à nouvel ordre, alors que les lycées privées rentrent dans le droit commun au nom du soi-disant respect des principes républicains devant garantir aux familles la liberté de choisir ! Mais le coup porté à ce secteur va au-delà puisque l’ensemble des politiques éducatives plaçant les lycéens au cœur de leur établissement est supprimé.

  • Un étranglement sans précédent du monde associatif, qui mettra en grand danger de très nombreuses associations et leurs salariés, dans des domaines aussi divers que le socio-sanitaire, l’environnement, le sport ou la culture. La suppression du dispositif des emplois-tremplins aggravera considérablement ce qu’il faut bien appeler un immense plan social dans ce secteur.

  • Une attaque, sans précédent là aussi, contre les droits des femmes, avec la suppression du soutien à l’IVG, à la contraception, et la politique de prévention.

  • En matière d’environnement, une véritable rupture avec des baisses de 30 à 40% des investissements sur des enjeux aussi cruciaux que la politique de l’énergie, la prévention des déchets ou la politique de l’eau. De même, le plan bio et la rénovation thermique dans les lycées et logements sont largement remis en cause.

  • En matière de logement, une baisse de 15% des investissements pour le logement social, la suppression du soutien régional à la lutte contre le saturnisme, ou encore une réduction de près de 20% des investissements pour la réhabilitation du parc locatif social.

  • En transports, l’inscription précipitée du produit d’un accord concernant le financement du Pass navigo avec l’État à hauteur de 100M€ qui n’a pourtant fait l’objet d’aucun protocole d’accord officiel avec l’État n’est pas acceptable.


C’est bien un changement de paradigme. Ainsi nous passons à des politiques publiques attentives aux besoins de toutes et tous, aux inégalités sociales et territoriales ainsi qu’aux enjeux environnementaux, à une politique de gestion à court terme, au service des plus riches, des clientèles, et de quelques intérêts particuliers.

Ce budget amplifiera dangereusement la politique gouvernementale d’austérité. Il doit être rejeté en bloc !

Nous serons pour notre part une opposition combattive face aux régressions proposées par Valérie Pécresse. Au travers de nos 87 amendements parmi lesquels des propositions visant à créer des recette nouvelles à hauteur de 1 milliard d’euros, nous avons construit des propositions justes, solidaires et réalistes pour une autre politique régionale.
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1.200.000
CONTRE LA LOI TRAVAIL, ON CONTINUE!
"Votre projet, Madame la ministre, doit être retiré (...).
Votre projet de loi, c’est l’angoisse du lendemain et la soumission au patronat et aux actionnaires".
Eliane Assassi
présidente du groupe communiste au Sénat
  • Le mouvement de contestation a connu un grand succès jeudi dernier. La pluie battante n’a pas arrêté les 1 200 000 jeunes et salarié-e-s qui ont défilé dans 260 lieux en France.
  • Ces défilés ne sont que la partie immergée de la colère sociale : plus de 70 % des Françaises et Fran...
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Baisse cumulée de 28 milliards d’euros de dotation aux collectivités territoriales : des effets catastrophiques sur l’emploi public et privé
Refusons la nouvelle baisse de dotation aux collectivités en 2017 - Par Michel Billout / 31 mars 2016
Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) c...
Lire la suite - 31-03-2016

Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) conjuguée à de nouvelles dépenses obligatoires non compensées (ou partiellement), comme les activités périscolaires par exemple.

L’élaboration des budgets des communes, des intercommunalités et des départements est ainsi devenue un véritable casse-tête. La baisse de l’épargne brute se traduit déjà par un moindre entretien du patrimoine, des hausses de fiscalité et la tarification ou la réduction de services publics locaux.

C’est maintenant qu’il nous faut encore plus nous rassembler pour refuser ces régressions et engager notre pays sur une autre voie. En effet, le rapport de l’Observatoire des Finances Locales fait état d’une baisse de 11,4% des dépenses d’investissement du bloc communal bien au-delà de l’effet habituel du cycle électoral. Or comme le reconnaissait Marylise Lebranchu elle-même « toute baisse de la dépense publique est récessive ». Les conséquences sont même douloureuses !

Selon le Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics « on ne voit pas comment la situation pourrait s’arranger dans les deux prochaines années car 45% de notre chiffre d’affaires vient des collectivités territoriales ». En réalité, la baisse de l’investissement devrait entraîner la perte de 40 000 à 50 000 emplois dans le BTP et générer 1 milliard d’euros d’allocations de solidarité en plus !

On pourra imaginer tous les plans d’accompagnement que l’on voudra, il ne pourra y avoir d’investissement sans une part d’autofinancement. Il ne pourra y avoir de bien vivre ensemble sans redonner aux collectivités territoriales les moyens d’agir. Or même en réduisant leur niveau de services, ce sont des milliers de communes qui risquent de ne plus respecter la règle de l’équilibre de la Section de Fonctionnement dès 2017.

Cependant, si chacun s’accorde à dire qu’il est essentiel de maîtriser le niveau de dépenses publiques, d’autres moyens sont disponibles.

Avec mes collègues du Groupe communiste, Républicain et Citoyen du Sénat, nous ne cessons de proposer une action résolue contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales pratiquées massivement par les plus grandes entreprises. Pourquoi ne pas remettre aussi en cause la part de Crédit Impôt Compétitivité Emploi affectée au secteur assuranciel, bancaire, de la Grande Distribution ? Gérard Mulliez lui-même ne déclarait-il pas avoir touché pour le Groupe Auchan un chèque de 165 millions d’euros, en ajoutant ce commentaire éclairant : « en fait je n’ai rien demandé et de toutes façons je n’en ai pas besoin » ?

Enfin faut-il rappeler que les collectivités locales n’ont aucune responsabilité dans l’endettement de notre pays, que la DGF est historiquement la compensation de taxes locales supprimées par l’État, que la suppression de la Taxe Professionnelle a elle aussi fortement déstabilisé les structures de recettes des collectivités ?

C’est Jean Paul Delevoye, alors Président de l’Association des Maires de France, qui, en novembre 1995, à la tribune du Congrès de cette association avait déclaré : « la prochaine asphyxie des finances communales qui s’annonce, a pour principale raison le fait que, quand l’économie était agricole, la richesse et la fiscalité étaient basées sur le foncier ; quand l’économie est devenue industrielle, la richesse était fondée sur le travail et le capital, la fiscalité aussi ; l’économie est devenue aujourd’hui principalement une économie de services et financière. Or, cette sphère est notoirement sous fiscalisée. » Pourquoi pas alors, comme le proposent également depuis longtemps les élus communistes, la mise en place d’une véritable péréquation verticale assise sur une taxation des actifs financiers des entreprises (soit 25 à 30 milliards d’euros de recettes nouvelles par an au taux de seulement 0,5%).

Il me semble que la question qui doit être posée n’est pas tant celle d’une éventuelle atténuation (en volume ou par un étalement sur la durée) de cette baisse drastique des dotations de fonctionnement des collectivités mais celle de la remise en cause de ces logiques d’austérité, inspirées directement du Pacte de Stabilité Européen, dont chacun peut constater l’échec cinglant. Il faut en réalité redonner aux collectivités locales et territoriales les moyens d’assumer pleinement leurs missions et en même temps sortir notre pays de la crise profonde dans laquelle il est engagé. Pour 2017, c’est clairement et a minima l’annulation totale de la nouvelle ponction prévue de 3,7 milliards qu’il faut exiger !

Restant à votre disposition pour en discuter personnellement, veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales.
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