LES ACTU SUIVANTES

1 300 000 et une marée humaine à Paris contre la loi Travail




Qui peut accuser la CGT d’être responsable de la casse à l’hôpital Necker ? Personne !

► La loi Travail qu’aucune promesse électorale n’avait annoncée, est antisociale. Depuis deux mois le peuple de France, dans la rue, sur les places,par pétition ou dans les sondages réclame son retrait. Même à l’Assemblée nationale, il n’y a pas de majorité pour la voter. Seuls, le Medef, le PS et la CFDT la soutiennent. Elle doit être retirée.

► Loin de s’essouffler, la mobilisation du 14 juin a été énorme. De toutes les régions, de toutes les professions, des dockers aux hospitaliers en passant par les artistes et les chauffeurs de taxi, plus d’un million sont venus manifester le 14 juin à Paris. Ils doivent être entendus.
Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mo...
Lire la suite - 14-06-2016

Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mobilisation multiforme, de nouvelles journées prévues les 23 et 28 juin, assurément la manifestation nationale n’avait rien d’une tournée d’adieu.

Un conflit social majeur

C’est un conflit social qui porte loin. Plusieurs dimensions en attestent. Une dimension européenne car les dispositions les plus nocives du projet de loi sont directement encouragées par des orientations de la Commission Européenne pour plus de précarité sur tous les marchés du travail européens. La présence de plusieurs délégations syndicales européennes à la manifestation du 14 le montre. C’est aussi un conflit à la dimension professionnelle et interprofessionnelle. A la différence des mouvements contre les réformes des retraites, ce mouvement social du printemps 2016 comporte à la fois la dimension interprofessionnelle de contestation de la loi El Khomri mais fait également des revendications de professions confrontées à des blocages de salaires, des diminutions d’effectifs, ou des fragilisations de statut. (conducteurs routiers, cheminots, artistes et techniciens du spectacle, contrôleurs aériens, …) sans entamer la détermination du mouvement global, comme l’espérait le gouvernement.

La lutte fait converger la remise en cause des politiques d’austérité. Elle a replacé la question sociale au cœur de l’actualité et oblige au débat sur une alternative de rupture avec les politiques d’austérité. Il se poursuivra sous des formes évolutives, même si le gouvernement allait au bout de son passage en force.
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37e congrès

Discours de clôture de Pierre Laurent

Documents adoptés et nouvelle direction

Projet
Le temps du commun

Echéances électorales 2017
Pour la France, un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen

Transformations du Parti
Relevé de décisions

Le Conseil national élu lors du 37e Congrès
Liste des membres du Conseil national
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Intervention de Pierre Laurent lors du débat général sur les échéances électorales de 2017 samedi 4 juin 2016...
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Soutien aux sinistrés des inondations
Le groupe Front de gauche d’Ile-de-France tient à saluer l’ensemble des agents des services publics pleinement mobilisés pour porter secours et aide aux populations franciliennes touchées ces derniers jours par les violentes inondations. Nous savons que, comme à chaque événement tragique que notre Région a pu connaître, les Francilien-ne-s peuvent compter sur leur engagement et sur la solidarité entre habitant-e-s.
Notre groupe apporte tout son soutien aux victimes, sinistrés ainsi qu’à à leurs proches. Nous déplorons que Madame Pécresse, plutôt que de mobiliser des moyens humains et financiers à la hauteur de la catastrophe, ne trouve rien de mieux que rappeler à l’ordre les cheminots actuellement mobilisé...
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Communiqué de presse de la fédération

Les communistes de Seine-et-Marne se sont fixés 4 grands axes de travail: les transports en commun, la protection sociale, l’éducation et l’emploi
Les communistes de Seine et Marne étaient en congrès départemental ce week-end à Vaux le Pénil.


A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2...
Lire la suite - 01-06-2016



A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2017 ont été abordées, les délégués ont également travaillé sur des priorités départementales.

Ils se sont fixés 4 grands axes de travail

1° Les transports en commun

La Seine et Marne est un département très étendu et mal desservi. Les communistes disent NON au projet du CDG Express qui desservira la gare de l'est, l'aéroport du Bourget dédié à l'aviation d'affaires et l'aéroport de Roissy CDG. Le coût de ce projet au service du monde des affaires est supérieur au coût de la rénovation et de la modernisation de l'ensemble des lignes RER d'Ile de France, au prix de 24 euros l’aller et hors Pass Navigo.

Ils veulent agir avec les usagers pour exiger les investissements nécessaires pour l'entretien et la modernisation du réseau existant et la mise en place du futur Grand Paris express.

2° La protection sociale

Comme partout en France, l'accès aux soins est en danger en Seine et Marne.

Notre département est reconnu comme désert médical et cela va être accentué avec le projet de la loi Touraine de mise en place des GHT (groupements hospitaliers de territoires) au 1er juillet 2016, c'est à dire le regroupement des hôpitaux soit :
au Nord du département pour Jossigny, Meaux, Jouarre et Coulommiers

Au Sud , pour Montereau, Nemours, Provins , Fontainebleau, Melun et Brie Comte Robert A notre initiative un grand forum Santé se tiendra le 18 juin à 14 h à Savigny le Temple pour discuter d’un autre projet possible et débattre de propositions en matière de santé.

3° L'éducation

Les communistes de Seine et Marne s'opposeront aux centaines de fermetures de classes programmées pour la rentrée prochaine.

4° L’emploi

La Seine et Marne a un solde d’emploi industriel négatif, et l’emploi dans les Services Publics est mis mal. Aux 4 coins du Département, du site verrier Sud Seine et Marnais, à l’Industrie chimique de Mitry-Mory en passant par le secteur automobile ou la logistique, c’est toujours l’économie sur la masse salariale qui prime et in finé l’emploi qui trinque. Les Communistes s’appuient en cela sur leur projet de Sécurité d’Emploi et de Formation pour faire la démonstration dans chaque cas de figure qu’il est possible de faire autrement.

D’autres actions seront menées, par exemple sur le scandale des compteurs Linky ou le projet EuropaCity …

Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine et Marne.
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Retrait de la loi Travail : il faut amplifier le mouvement - P. Laurent invité de BFM-TV

Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les...
Lire la suite - 25-05-2016


Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers, employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur travail de la richesse.

Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie.

Les motivations de cette mobilisation sont claires.

Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.

Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.

Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le chantage à l’emploi.

Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…

Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.

Non, Monsieur le premier Ministre, ce ne sont pas les syndiqué-e-s qui sont minoritaires et qui veulent tordre l'intérêt général ». C'est votre gouvernement et ce qui reste de votre majorité parlementaire qui sont minoritaires :

Minoritaire chez les syndicalistes, puisque 4 centrales syndicales, la CGT, FO, la FSU et Solidaires sont opposées à la loi Travail.

Minoritaire chez les jeunes, qui devaient être la priorité du mandat présidentiel, puisque les grandes organisations dont l'UNEF, la JOC et la JC sont mobilisées dans les facs et les lycées, dans les rues et sur les places.

Minoritaire dans l'opinion. Après le million de signatures dépassé pour le retrait de la loi El-Khomri, depuis un mois, les sondages donnent plus de 70 % des Françaises et des Français opposé-e-s à la loi.

Minoritaire même à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement a choisi d'arrêter les débats et de passer la loi en force, en première lecture.

Face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et son extrême font déferler un flot d'injures, de calomnies et de violences contre les acteurs du mouvement social. Cette stratégie grossière illustre l'enjeu qu'il y a derrière cette loi et vise, dans un moment déterminant, à ne plus parler de son contenu.

Nous ne tomberons pas dans ce piège et le Parti communiste, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont :

? Déterminé-e-s, fort de la mobilisation qui s'amplifie, à soutenir et participer à toutes les initiatives jusqu'au retrait de la loi El-Khomri. Le Parti communiste français invite ses organisations départementales et locales à contribuer à faire du 14 juin, journée de grande manifestation nationale, une réussite.

Déterminé-e-s, les parlementaires du Front de gauche poursuivront le combat . Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et écologistes une proposition de loi Travail alternative . Ils seront à l'initiative d'une motion de censure de gauche si le gouvernement utilise de nouveau le 49.3.

Déterminés, nous demandons des comptes au patronat sur l'utilisation des 40 milliards d'euros du CICE.

Déterminé-e-s, nous proposons une alternative aux logiques libérales du gouvernement :

? d'écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

? d'augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

? de créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

? de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

? de donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.

? de réformer le financement de la protection sociale, de financer le développement de la formation professionnelle.

Aubervilliers/ St Denis le 2 juin 2016
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Résultats du vote pour le choix de la base commune du Congres
par section, de la Seine-et-Marne et du national.
A l’issue de ce vote, comme le précisent nos statuts, le texte proposé par le Conseil national ayant obtenu le plus de suffrages « devient la base commune de discussion de tous les communistes » pour la nouvelle phase du Congrès.

Ce texte doit désormais évoluer pour permettre le plus...
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La police municipale de Chelles a fait déguerpir tous les petits vendeurs. Les communistes font de la résistance,
ils restent.
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rencontre entre Pierre Laurent et Edwy Plenel au café les frangins
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Résolution du Conseil national – 15 avril 2016
Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche
Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce te...
Lire la suite - 15-04-2016

Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce texte et les quatre textes alternatifs validés par la commission de transparence conformément à nos statuts. Entre les 2 et 5 mai, les communistes voteront pour adopter celui de ces textes qui deviendra la base commune pour la suite de la discussion. Après ce vote, le texte retenu continuera d’évoluer et d’être enrichi pour intégrer le maximum d’apports venus de la discussion de tous les communistes. C’est avec ce principe de construction de l’unité des communistes que nous avançons à chaque étape de la préparation du congrès. Déjà, beaucoup de remarques, de contributions, d’enrichissements sont proposés qui devront être discutés et intégrés jusqu’au congrès. Parmi les points saillants du débat, qu’il convient d’approfondir, il y a la volonté de préciser le sens du combat communiste, d’améliorer la lisibilité de notre projet, notamment sur les enjeux européens ; le besoin de pousser le débat entre les différentes appréciations sur l’état de la gauche, sa crise, les rapports avec le PS ; la demande aussi d’approfondir l’analyse de notre expérience du Front de gauche, les raisons de ses difficultés actuelles, comment envisager sa relance et celle de notre stratégie de rassemblement et de reconstruction de la gauche pour 2017 et au-delà ; le besoin de dépasser le débat sur le mot « primaire » pour clarifier notre proposition pour 2017 à partir d’une exigence commune : rendre possible une alternative de gauche et une candidature commune par un processus politique clair sur les contenus et construit par l’implication citoyenne ; une forte demande, enfin, de concrétisation des axes de transformation du Parti énoncés et qui sont très largement partagés. Le Conseil national salue cet engagement des communistes dans la discussion et invite à l’élargir. Dans cet esprit de construction commune et de progression de la discussion, le Conseil national, comme il l’avait décidé en mars, a procédé à une analyse du débat engagé et des évolutions de la situation politique. Il a adopté la résolution suivante pour verser ces nouveaux éléments de réflexions et d’actions au débat des communistes. Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche Le Conseil national fait appel à l’ensemble des communistes pour que chacun-e s’implique dans la préparation du congrès qui se tiendra du 2 au 5 juin. Tout confirme l’importance des décisions que nous y prendrons pour ouvrir un chemin d’espoir à notre pays. La situation politique est en effet en pleine évolution. Elle reste marquée par de très fortes contradictions et des incertitudes que nourrit, chaque jour un peu plus, l’enfoncement du pouvoir Hollande-Valls dans des choix rejetés par le pays. Mais le fait nouveau de la dernière période est bien qu’une part importante de la jeunesse et du monde salarié a repris le chemin de l’action et du débat politique. Une nouvelle situation quatre mois après les régionales Révélations de Panama Papers, mobilisation sociale contre la loi El Khomri, occupation des places par Nuit Debout, et tant d’autres signaux dans la société attestent qu’en quelques semaines, le climat social et politique du pays a changé. Après les régionales, la situation paraissait dominée par les dangers et les peurs. Aujourd’hui, des idées essentielles reviennent au premier plan : • Le scandale de Panama papers relance le débat sur l’ampleur de la prédation financière sur les richesses créées organisée par les multinationales, le système bancaire mondialisé, les gouvernements et les institutions internationales qui soutiennent les puissances d’argent. • La mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri marque aussi bien le refus massif d’une société d’insécurité sociale et de précarité généralisée, qu’une exigence de sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e.. • Le mouvement Nuit debout témoigne de la volonté grandissante d’une irruption citoyenne dans la politique pour déverrouiller le système et s’autoriser à penser un autre avenir pour la société. Comme pour la révision constitutionnelle, conçue pour diviser la société et finalement abandonnée par François Hollande face aux contestations auxquelles nous avons activement participé, le mouvement contre la loi El Khomri peut gagner et empêcher le gouvernement de réunir une majorité parlementaire autour de son texte. Onze mesures positives en direction des jeunes ont été arrachées, même si elles sont très partielles, faisant la démonstration que la mobilisation collective peut gagner. Les 23 organisations de jeunesse, dont la JC particulièrement mobilisée, appellent à amplifier le mouvement pour la retrait de la loi El Khomri. Et les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 28 avril prochain. Les communistes, qui sont totalement impliqués dans ces mouvements, doivent redoubler d’énergie pour les faire gagner. Tous ces mouvements montrent que des forces peuvent être disponibles pour reconstruire l’espoir au- delà de ces batailles immédiates. Ces débats, ces mobilisations, ces mouvements peuvent-ils, dans la durée, ouvrir la voie à un nouvel espoir politique, voire à de nouvelles constructions politiques ? Et comment ? Voilà des questions centrales pour notre discussion de congrès. Les dangers de la situation n’ont pas pour autant disparu La situation politique reste pour autant paradoxale. Dans le désarroi social et la confusion politique générée par la politique Hollande-Valls, le discrédit de la gauche grandit, les idées de droite et d’extrême-droite demeurent omniprésentes, de nouvelles initiatives pro-libérales comme le mouvement d’Emmanuel Macron tentent de surfer sur le besoin de renouvellement politique. Nous sommes devant une forte contradiction. D’un côté, la rupture populaire à gauche avec le pouvoir Hollande-Valls paraît irréversible. De l’autre, ce désaveu massif et justifié débouchera inévitablement, si une nouvelle réponse progressiste largement rassembleuse n’est pas construite, sur une victoire de la droite et de l’extrême-droite, toutes deux porteuses de programmes radicalisés extrêmement dangereux pour notre peuple. Avec les modes de scrutin présidentiel et législatifs, majoritaires à deux tours, et un système politique ultra-présidentialisé, cette victoire peut même conduire à la marginalisation durable, voire à l’effacement de la représentation politique, des idées progressistes, de la gauche sociale et politique. Et cela alors même qu’une part croissante du peuple, notamment à gauche, cherche des réponses nouvelles pour la démocratie et le progrès humain. Il est hors de question de nous résigner à cette situation et de subir les échéances de 2017. Les communistes ont une responsabilité première à gauche pour construire, pour 2017 et au-delà , un front politique populaire et citoyen capable d’ouvrir une voie nouvelle qui soit une perspective d’espoir pour notre peuple. Les communistes à l’offensive pour ouvrir le chemin à une issue progressiste Pour sortir le pays du piège qui lui est tendu, nous sommes décidés à prendre toutes les initiatives pour construire l’union dans la société, dans l’action, dans les échéances électorales de toutes les forces populaires et de gauche qui veulent un projet de changement. Nous voulons construire un front politique populaire et citoyen qui rende possible une majorité de changement. Nous voulons pour cela renouveler la démarche de rassemblement initiée avec le Front de gauche en retrouvant son ambition majoritaire et sa dynamique citoyenne. Non seulement nous ne tournons pas le dos à la démarche du Front de gauche que nous avons initiée, mais nous voulons le relancer sur ses fondements avec une nouvelle ambition due à la période nouvelle dans laquelle se trouve le pays. Pour avancer, le Conseil national renouvelle son appel à travailler de front à trois objectifs intimement liés : une majorité populaire, une majorité législative et une candidature à l’élection présidentielle au service de la construction de ces majorités. 1- Rien ne sera possible sans l’appropriation citoyenne et populaire d’un nouveau projet politique de changement. Le projet de changement que nous voulons, qui passe par l’abandon des politiques d’austérité et des modèles de concurrence libérale refusant de s’attaquer au coût du capital, le front politique populaire et citoyen qui devra le porter, ne seront possibles que par une implication citoyenne grandissante dans la construction de ces projets et dans les échéances électorales. Les gens engagés dans la mobilisation El Khomri et Nuit debout ne veulent plus être dépossédés et ils ont raison. C’est d’ailleurs le chemin pour faire reculer la défiance politique qu’a créée dans le peuple la rupture avec le pouvoir actuel, qui aux yeux de nombreux Français disqualifie la gauche. Le sens de notre démarche, c’est la construction pour 2017 et, au-delà, de projets reconnus et portés par les citoyens. Nous devons donc saisir et créer toutes les occasions de pousser le débat populaire sur les solutions, sur les moyens à dégager pour rendre crédible une autre politique : • sur Panama papers : en poussant le débat sur nos propositions pour reprendre le contrôle sur l’argent et les banques contre la finance ; • sur la loi El Khomri : en avançant les propositions de sécurisation de l’emploi, de la formation, et de changement du travail de notre campagne « Zéro chômage, pour une société de partage » ; • sur le pouvoir citoyen : Quels nouveaux droits, quels services publics, quelle nouvelle république ? Plus généralement, nous devons permettre au maximum de citoyens, partout et sous toutes les formes possibles, d’écrire leurs exigences populaires pour dire avec leurs mots : « voilà ce que nous voulons pour nous et pour la France ». Le Conseil national propose que le Parti communiste, dont la force motrice est l’énergie militante des femmes et des hommes qui en sont membres ou qui l’entourent, se lance avec une très grande ambition dans l’expression de ce mandat populaire. Cela passe : • par un travail de contact populaire d’une ampleur inégalée. C’est le sens de la « grande consultation citoyenne » que nous lançons avec l’objectif de parler à 500 000 citoyens. Cette consultation prendra tout son sens si elle donne lieu à des restitutions publiques et à des événements qui permettent aux citoyens qui +le désirent de poursuivre leur implication. A la fête de l’Humanité, une grande restitution nationale aura lieu ; • par l’écriture ou la mise en avant de toutes les plateformes citoyennes et sociales qui émergent des mobilisations sociales, dans les Nuits debout et partout où des collectifs citoyens peuvent voir le jour ; • par l’implication dans ce travail d’écriture populaire de tous les acteurs citoyens engagés dans le mouvement syndical, associatif et politique avec lesquels nous devons intensifier les contacts, les espaces de dialogue, les constructions communes. A l’automne, une grande étape nationale de convergence de ces exigences citoyennes doit être construite. Le congrès doit pousser le débat sur ce point. Le Parti communiste doit être à tous les niveaux une force de propositions pour cette convergence nationale de projets. Pour nous, cette mobilisation citoyenne doit être le coeur de la préparation des échéances de 2017, à l’opposé des pratiques politiques dominantes. 2- Comment préparer les élections de 2017 ? Dès maintenant, construire la bataille des législatives Le discours sur l’impuissance de la politique s’accompagne, depuis la mise en place du quinquennat, d’un verrouillage institutionnel renforcé, dont une des clés est l’ultra-présidentialisation. Aussi, les élections législatives ne peuvent être renvoyées à un simple « après » élection présidentielle, déconnectées des enjeux réels de la fonction législative. Elles doivent faire élire une assemblée nationale déterminant le gouvernement du pays selon l’intérêt général, et non donner une majorité aux ordres du Président. Ce doit être une bataille nationale rassembleuse qui s’enracine sur les besoins et les luttes des 577 territoires que représentent les circonscriptions, dans une cohérence unitaire nationale. Elles doivent être abordées comme une échéance à part entière à partir d’une idée simple : quel que soit le Président, le changement aura besoin d’une majorité législative et de députés en phase avec les exigences citoyennes, qui rendent des comptes au peuple et pas au Président. Il ne faut pas seulement le dire, il faut passer aux actes dans nos priorités. Sous des formes appropriées et propres à chaque territoire, nous appelons donc les communistes à amplifier dès maintenant le chantier de l’implication et de la construction citoyenne en engageant les constructions locales, circonscription par circonscription, qui permettront de faire émerger les projets, les candidatures capables de porter ces exigences et de l’emporter partout où ce sera possible. Un cycle de formation nationale sera mis à la disposition de tous ces candidats, leurs équipes de campagne, et les directions départementales, dès cet été. Amplifier nos efforts pour une candidature de rassemblement à l’élection présidentielle porteuse d’un réel projet de rupture à gauche, capable de battre la droite et l’extrême-droite Notre ambition de rassemblement sur un nouveau projet à gauche doit s’incarner dans l’élection présidentielle. Nous savons, compte tenu du caractère ultra-personnalisé de cette élection, que le lien entre construction populaire et élection présidentielle est le plus difficile à faire. Ce défi est aiguisé par le nouveau cycle politique ouvert à partir des élections européennes avec la place prise par le FN. Le danger FN change la nature d’un scrutin où seuls deux candidats restent en lice au second tour et va dénaturer le sens du premier tour de l’élection présidentielle. Il est aussi rendu plus ardu par le désarroi créé dans le peuple de gauche qui a élu Hollande en 2012 et qui entendent aujourd’hui l’Elysée, Matignon et Solferino dénaturer le sens de la gauche et théoriser les deux gauches irréconciliables pour mieux diviser et casser toute la gauche. Dans ces conditions, la candidature de gauche à laquelle nous voulons travailler ne peut évidemment en aucun cas être celle de François Hollande qui s’acharne, malgré le rejet populaire, à vouloir repartir, ni celle d’un autre représentant de la même politique, soutenue, depuis 2012, par la direction du parti socialiste. Pour une alternative à cette politique, Nous cherchons à construire une candidature en phase avec les attentes citoyennes de changement et s’appuyant sur un contrat populaire et citoyen le plus large possible. C’est pourquoi nous regrettons les trop nombreuses candidatures annoncées à gauche et nous les appelons à s’inscrire dans la construction collective nécessaire. C’est dans ces conditions, propres à l’échéance de 2017, et pour entraîner le maximum des forces disponibles dans toute la gauche sociale et politique pour une construction alternative à la politique de François Hollande, que nous sommes disponibles pour construire un processus collectif citoyen, une primaire citoyenne à gauche si elle répond à ces objectifs. Pour nous, un tel processus suppose de donner la priorité à la construction d’un projet politique issu de débats citoyens et porteur des exigences populaires autour de cette question : « quelle France voulons- nous ? ». A son terme on pourrait imaginer une votation citoyenne pour valider la plateforme politique élaborée par le débat, et désigner le ou la candidate qui en serait porteur. Si un tel processus advient, les communistes auront à décider d’y engager ou d’y soutenir un candidat dans une conférence nationale conformément à nos statuts. Le Parti communiste s’adresse donc solennellement aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes qui s’impliquent dans le mouvement social, dans la vie associative, et à toutes les forces disponibles pour un tel processus collectif pour leur dire : passons ensemble aux actes, en commençant par la construction d’une grande phase de débats et de consultation citoyenne. Nous savons que la plupart des signataires des deux appels aux primaires, de nombreux écologistes et socialistes, de nombreux militants du FDG, de nombreux citoyens sont favorables à un tel processus. Nous proposons à tous ceux qui veulent avancer de se rencontrer très vite pour organiser une première vague de débats citoyens avant l’été dans les départements. Et nous proposons qu’en juin quatre grandes rencontres de dimension nationale débattent à partir des questions d’actualité qui mobilisent le pays : Quelle politique de gauche en matière d’emploi et de travail , d’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux ? Quelle politique bancaire, monétaire et fiscale contre l’évasion fiscale et pour que l’argent serve l’Humain d’abord ? Quels pouvoirs citoyens pour démocratiser la République ? Quelle alternative de gauche en Europe ? Ainsi, nous vérifierons ensemble si un tel processus répond à la demande du pays.
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Expression directe, 12/04/2016
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Les communistes vont plancher sur cinq copies
Primaire, front populaire, votation citoyenne, candidat communiste… Les adhérents du PCF vont avoir à trancher en vue de leur congrès, du 2 au 5 juin, entre des textes porteurs d’orientations différentes sur les échéances de 2017, les stratégies de rassemblement ou encore l’Europe.
Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national...
Lire la suite - 11-04-2016

Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national le 6 mars d’un projet de « base commune de discussion », quatre textes alternatifs à cette proposition, ayant réuni les signatures d’au moins 300 adhérents à jour de cotisation, ont été validés en fin de semaine dernière et seront donc eux aussi soumis au vote. Les échéances de 2017 y font l’objet de plusieurs options. D’ailleurs, le conseil national du PCF devrait aborder à nouveau cette question dès vendredi prochain. Composée de trois textes (lire l’Humanité du 7 mars), la proposition qu’il a adoptée lors de sa dernière séance considère à cet égard que le « processus de primaire de gauche » peut être « un moyen utile » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts par l’émergence d’une autre voie à gauche », dans un contexte où tout est fait pour assurer la tenue d’un « match à trois entre le président sortant, le candidat de la droite et Marine Le Pen ». Appelant à « redéployer » le Front de gauche dans « un nouveau front populaire et citoyen », ce texte propose en premier lieu la construction d’un « mandat populaire » engageant tous les candidats et électeurs éventuels et la tenue d’« états généraux » en vue des élections législatives qui s’appuieraient sur « une grande consultation citoyenne s’adressant à 500 000 personnes », déjà lancée par le PCF. Quatre textes alternatifs C’est leur désaccord avec cette orientation, expliquent les auteurs de « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen », dont certains figurent parmi les signataires d’un appel lancé début mars pour « rallumer l’étincelle du Front de gauche », qui les a principalement motivés à écrire leur propre document. Estimant qu’il n’y a « pas de dynamique populaire possible sans une rupture claire avec un PS discrédité » et regrettant le « déplorable gâchis » du Front de gauche (dû, disent-ils, à l’absence « d’adhésions directes » ou « d’assemblées citoyennes souveraines »), ces rédacteurs jugent nécessaire de « proposer une démarche politique radicalement neuve ». Un projet qui passe par la création d’assises locales puis nationales qui « concluraient la démarche en formulant le projet et actant les candidatures communes », avec la possibilité d’une « votation citoyenne nationale » en cas de désaccord. Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé sa candidature début février, est invité à se joindre à ce « processus ». Deux autres textes refusent l’idée de « primaire », invitant l’un et l’autre à un « examen » des stratégies de ces dernières années. C’est le cas de « Unir les communistes, le défi renouvelé du Parti communiste ! », soutenu par le réseau Faire vivre le PCF et qui regroupe un certain nombre de signataires d’un texte alternatif ayant obtenu environ 11 % des voix pour le 36e congrès. Refusant une alternative qu’ils décrivent comme un choix entre « une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté, dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s’effacerait », ils jugent que la présidentielle impose « un retournement complet » de stratégie et souhaitent « créer les conditions d’un vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction d’un Parti communiste de combat, porteur du changement de société, d’un “socialisme pour la France” renouvelé ». C’est aussi en ce sens que se prononce « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes », soutenu par Vive le Parti communiste français !, dont des signataires qui avaient réuni sur un précédent texte près de 6 % des voix lors du précédent congrès. Exigeant de « sortir de l’impasse de la primaire » (certains de ses auteurs sont d’ailleurs à l’origine d’une pétition qui exige le retrait du PCF de cette démarche), d’« abandonner toute collusion avec la gauche qui a trahi », ce projet alternatif propose aux adhérents du PCF de ne s’allier ni au PS ni au Front de gauche et de renvoyer l’essentiel des décisions sur leur éventuelle participation à la présidentielle à « une conférence nationale à la fin de l’année », tout en considérant à ce stade qu’une candidature de leur secrétaire national ne serait pas efficace. Les partisans du texte « Pour une politique communiste », notamment signé par les animateurs de l’association La Riposte, qui avait réuni près de 10 % des voix en décembre 2012, jugent que des « accords présentant le PCF comme un “allié” du Parti socialiste posent clairement problème » sans se prononcer plus avant sur les échéances de 2017. Plaidant pour un « parti mieux à même de mener campagne sous ses propres couleurs et en son propre nom, tout en étant ouvert à la conclusion d’alliances en cas de nécessité et en fonction de critères politiques clairement établis », les communistes à l’origine de ce texte prônent « un programme qui relie les revendications immédiates et partielles à des mesures qui s’attaquent à la source du pouvoir capitaliste, à savoir la propriété privée des banques et des grands groupes de l’industrie et du commerce ».

Au-delà de ces enjeux, d’autres grandes questions parcourront les débats d’ici le vote des communistes. Outre la conception du parti lui-même ou la qualification de son projet, la question de l’Europe en est une. Si les trois derniers textes cités (« Unir les communistes… », « Reconstruisons le parti de classe… » et « Pour une politique communiste ») estiment, avec des nuances, qu’il faut rompre avec l’Union européenne et l’euro, celui intitulé « L’ambition communiste… » en appelle à une « Europe à géométrie choisie », tandis que le projet de base commune du conseil national mise sur la construction « d’une Europe au service des peuples ».

Les échéances du congrès

Après un vote, entre le 2 et le 5 mai, des communistes pour choisir lequel des 5 textes qui leur sont proposés (l’un par le conseil national, les autres par au moins 300 adhérents à jour de cotisation) deviendra leur document de travail, les sections et fédérations du PCF se réuniront en congrès locaux entre les 6 et 29 mai. Des délégués de toute la France se retrouveront ensuite du 2 au 5 juin pour le congrès national.
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Panama Papers : Chassaigne (député PCF) réclame une commission d’enquête parlementaire
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Panama Leaks: les sales magouilles derrière le plus grand hold-up du monde
11,5 millions de documents provenant de l’entreprise panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore, ont été analysés par un groupement de journalistes. L’ampleur de la fraude dévoilée laisse dubitatif sur les politiques publiques enclenchées depuis des années pour lutter contre ce fléau. Mais la multiplication des révélations pourrait créer une réelle faille de confiance dans les réseaux d’évasion.
Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’inves...
Lire la suite - 04-04-2016

Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Et pourtant la fuite ne vient que d’un seul de ces cabinets d’avocats spécialisé dans la création de société écran au Panama, Mossack Fonseca.

« La pratique était connue mais ce que dévoilent ces informations, en provenance d’un seul cabinet d’avocats, est délirant: il s’agit d’une institutionnalisation, au niveau des plus puissants, de l’utilisation de sociétés opaques, à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d’argent », explique Lucie Watrinet de CCFD-Terre Solidaire. « Tout cela n’est permis que par l’opacité. Il faut donc impérativement imposer les mesures de transparence pour y mettre un terme et prévoir des poursuites à l’encontre des fraudeurs, mais aussi des banques et des cabinets d’avocats qui organisent ces pratiques scandaleuses ».

Une société écran, ou offshore est l’outil qui remplace le traditionnel compte en Suisse. Car depuis quelques temps, ce dernier n’est plus si secret qu’il le fut. Le riche ou l’entreprise qui veut frauder crée alors, via un cabinet comme Mossack Fonseca, une fausse société dans un paradis fiscal, qui ne fonctionne qu’avec des prête-noms, comme ça la source reste à l’abri du fisc. Pour gérer son argent le client utilise des procurations privées. Il enrichit donc ces parasites financiers, mais les sommes restent moindres que si le client payait des impôts. On connaissait l’indécence des chiffres. L’évasion fiscale, c’est au bas mot 25 000 milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux.

  • 15 fois le PIB français
  • plus de 2 fois la dette cumulée de tous les pays européens
  • 10 fois la dette cumulée des pays dits du tiers monde…
  • Ou encore la totalité des pertes subies lors de la crise des subprimes et du krach financier qui s’en est suivi.
Il faut aussi avoir bien conscience que le fléau de l’évasion fiscale touche autant les pays du nord que du Sud. Oxfam rappelle que « chaque année l’évasion fiscale coûte ainsi aux pays pauvres plus de 170 milliards de dollars, alors que 400 millions de leurs habitant-e-s n’ont même pas accès à des services de base en matière de santé. »

Infographie. Ces milliards à l’ombre des paradis fiscaux

Ce que montrent ces documents, c’est la sale petite tambouille qui mène à ce résultat. Ces réseaux d’évasion fiscale basés sur des sociétés Offshore servent en même temps à échapper au fisc et à blanchir l’argent de la drogue. Dans ces petits papiers, la Société Générale côtoie les cartels et le Hezbollah.

D’ailleurs la filiale luxembourgeoise de la Société Générale figure parmi les 10 premières banques ayant facilité la création de sociétés écran par l’intermédiaire de Mossack Fonseca… Ce qui n’est pas si étonnant lorsqu’on sait que la Société Générale déclare presque deux fois plus de bénéfices au Luxembourg qu’en France, alors même que l’économie luxembourgeoise est 43 fois plus petite que l’économie française…

« Pour ouvrir un compte Offshore aujourd’hui, on peut le faire de son smartphone. On ouvre un compte, rempli un petit questionnaire, désigne un responsable de société, on choisit son paradis fiscal, on fait un versement avec la photocopie de son passeport, et on a créé une société en 10 minutes » nous expliquait Eric Bocquet, rapporteur de commissions d’enquête au Sénat sur l’évasion fiscale et ses acteurs. « On doit établir la chaine de responsabilité de l’évasion fiscale. » Pour le Sénateur communiste, il faut casser cette logique mortifère qui fait que ces banquiers, ces avocats fiscalistes sont formés dans les meilleures écoles du système républicain et ne craignent rien. Alors il faut une volonté politique et plus de transparence réclament Oxfam et le CCFD CCFD-Terre Solidaire.

La Commission Européenne, les Etats et l’OCDE promettent une lutte sans merci contre l’évasion fiscale mais difficile de trouver des mesures efficaces. Il faut dire que des dizaines de personnalités politiques de premier plan, au nombre desquels des chefs d’état, sont directement concernés par les Panama Papers. La première fournée des révélations donne 128 dirigeants politiques et douze chefs d’Etat ou de gouvernement, dont six encore en activité. Rappelons également que le Président de la Commission Européenne, tête de pont de la lutte contre l’évasion fiscale gouvernait le premier paradis fiscal européen...

« Il est temps de faire la lumière sur l’activité réelle des entreprises dans les tous les paradis fiscaux et d’adopter en France et en Europe le reporting pays par pays public pour toutes les multinationales. La loi Sapin II offre une nouvelle occasion d’avancer dans ce sens et la multiplication des scandales montre qu’il est urgent d’agir » a réagi Manon Aubry, d’Oxfam France.

D’autant que ce projet de loi peut protéger les lanceurs d’alerte. Car en organisant des fuites d’ampleur comme celles-ci, ils peuvent briser la confiance
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Budget de Mme. Pécresse :
Un budget de casse sociale au service des plus forts
A deux jours de l’examen du budget 2016 de la région IDF, les élu-e-s franciliens découvrent par voie de presse les résultats de l’audit commandé par l’exécutif actuel à Ernst & Young qui établit une liste des 10 points forts de la situation financière et juridique de la Région. C’est une pratique scandaleuse qui réduit l’assemblée régionale à une chambre d’enregistrement sans vie démocratique et débat contradictoire.
Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services pub...
Lire la suite - 04-04-2016

Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services publics, avec notamment :

  • Une année blanche pour la rénovation des lycées dont le Plan pluriannuel d’investissement 2012-2022 est suspendu jusqu’à nouvel ordre, alors que les lycées privées rentrent dans le droit commun au nom du soi-disant respect des principes républicains devant garantir aux familles la liberté de choisir ! Mais le coup porté à ce secteur va au-delà puisque l’ensemble des politiques éducatives plaçant les lycéens au cœur de leur établissement est supprimé.

  • Un étranglement sans précédent du monde associatif, qui mettra en grand danger de très nombreuses associations et leurs salariés, dans des domaines aussi divers que le socio-sanitaire, l’environnement, le sport ou la culture. La suppression du dispositif des emplois-tremplins aggravera considérablement ce qu’il faut bien appeler un immense plan social dans ce secteur.

  • Une attaque, sans précédent là aussi, contre les droits des femmes, avec la suppression du soutien à l’IVG, à la contraception, et la politique de prévention.

  • En matière d’environnement, une véritable rupture avec des baisses de 30 à 40% des investissements sur des enjeux aussi cruciaux que la politique de l’énergie, la prévention des déchets ou la politique de l’eau. De même, le plan bio et la rénovation thermique dans les lycées et logements sont largement remis en cause.

  • En matière de logement, une baisse de 15% des investissements pour le logement social, la suppression du soutien régional à la lutte contre le saturnisme, ou encore une réduction de près de 20% des investissements pour la réhabilitation du parc locatif social.

  • En transports, l’inscription précipitée du produit d’un accord concernant le financement du Pass navigo avec l’État à hauteur de 100M€ qui n’a pourtant fait l’objet d’aucun protocole d’accord officiel avec l’État n’est pas acceptable.


C’est bien un changement de paradigme. Ainsi nous passons à des politiques publiques attentives aux besoins de toutes et tous, aux inégalités sociales et territoriales ainsi qu’aux enjeux environnementaux, à une politique de gestion à court terme, au service des plus riches, des clientèles, et de quelques intérêts particuliers.

Ce budget amplifiera dangereusement la politique gouvernementale d’austérité. Il doit être rejeté en bloc !

Nous serons pour notre part une opposition combattive face aux régressions proposées par Valérie Pécresse. Au travers de nos 87 amendements parmi lesquels des propositions visant à créer des recette nouvelles à hauteur de 1 milliard d’euros, nous avons construit des propositions justes, solidaires et réalistes pour une autre politique régionale.
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1.200.000
CONTRE LA LOI TRAVAIL, ON CONTINUE!
"Votre projet, Madame la ministre, doit être retiré (...).
Votre projet de loi, c’est l’angoisse du lendemain et la soumission au patronat et aux actionnaires".
Eliane Assassi
présidente du groupe communiste au Sénat
  • Le mouvement de contestation a connu un grand succès jeudi dernier. La pluie battante n’a pas arrêté les 1 200 000 jeunes et salarié-e-s qui ont défilé dans 260 lieux en France.
  • Ces défilés ne sont que la partie immergée de la colère sociale : plus de 70 % des Françaises et Fran...
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Baisse cumulée de 28 milliards d’euros de dotation aux collectivités territoriales : des effets catastrophiques sur l’emploi public et privé
Refusons la nouvelle baisse de dotation aux collectivités en 2017 - Par Michel Billout / 31 mars 2016
Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) c...
Lire la suite - 31-03-2016

Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) conjuguée à de nouvelles dépenses obligatoires non compensées (ou partiellement), comme les activités périscolaires par exemple.

L’élaboration des budgets des communes, des intercommunalités et des départements est ainsi devenue un véritable casse-tête. La baisse de l’épargne brute se traduit déjà par un moindre entretien du patrimoine, des hausses de fiscalité et la tarification ou la réduction de services publics locaux.

C’est maintenant qu’il nous faut encore plus nous rassembler pour refuser ces régressions et engager notre pays sur une autre voie. En effet, le rapport de l’Observatoire des Finances Locales fait état d’une baisse de 11,4% des dépenses d’investissement du bloc communal bien au-delà de l’effet habituel du cycle électoral. Or comme le reconnaissait Marylise Lebranchu elle-même « toute baisse de la dépense publique est récessive ». Les conséquences sont même douloureuses !

Selon le Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics « on ne voit pas comment la situation pourrait s’arranger dans les deux prochaines années car 45% de notre chiffre d’affaires vient des collectivités territoriales ». En réalité, la baisse de l’investissement devrait entraîner la perte de 40 000 à 50 000 emplois dans le BTP et générer 1 milliard d’euros d’allocations de solidarité en plus !

On pourra imaginer tous les plans d’accompagnement que l’on voudra, il ne pourra y avoir d’investissement sans une part d’autofinancement. Il ne pourra y avoir de bien vivre ensemble sans redonner aux collectivités territoriales les moyens d’agir. Or même en réduisant leur niveau de services, ce sont des milliers de communes qui risquent de ne plus respecter la règle de l’équilibre de la Section de Fonctionnement dès 2017.

Cependant, si chacun s’accorde à dire qu’il est essentiel de maîtriser le niveau de dépenses publiques, d’autres moyens sont disponibles.

Avec mes collègues du Groupe communiste, Républicain et Citoyen du Sénat, nous ne cessons de proposer une action résolue contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales pratiquées massivement par les plus grandes entreprises. Pourquoi ne pas remettre aussi en cause la part de Crédit Impôt Compétitivité Emploi affectée au secteur assuranciel, bancaire, de la Grande Distribution ? Gérard Mulliez lui-même ne déclarait-il pas avoir touché pour le Groupe Auchan un chèque de 165 millions d’euros, en ajoutant ce commentaire éclairant : « en fait je n’ai rien demandé et de toutes façons je n’en ai pas besoin » ?

Enfin faut-il rappeler que les collectivités locales n’ont aucune responsabilité dans l’endettement de notre pays, que la DGF est historiquement la compensation de taxes locales supprimées par l’État, que la suppression de la Taxe Professionnelle a elle aussi fortement déstabilisé les structures de recettes des collectivités ?

C’est Jean Paul Delevoye, alors Président de l’Association des Maires de France, qui, en novembre 1995, à la tribune du Congrès de cette association avait déclaré : « la prochaine asphyxie des finances communales qui s’annonce, a pour principale raison le fait que, quand l’économie était agricole, la richesse et la fiscalité étaient basées sur le foncier ; quand l’économie est devenue industrielle, la richesse était fondée sur le travail et le capital, la fiscalité aussi ; l’économie est devenue aujourd’hui principalement une économie de services et financière. Or, cette sphère est notoirement sous fiscalisée. » Pourquoi pas alors, comme le proposent également depuis longtemps les élus communistes, la mise en place d’une véritable péréquation verticale assise sur une taxation des actifs financiers des entreprises (soit 25 à 30 milliards d’euros de recettes nouvelles par an au taux de seulement 0,5%).

Il me semble que la question qui doit être posée n’est pas tant celle d’une éventuelle atténuation (en volume ou par un étalement sur la durée) de cette baisse drastique des dotations de fonctionnement des collectivités mais celle de la remise en cause de ces logiques d’austérité, inspirées directement du Pacte de Stabilité Européen, dont chacun peut constater l’échec cinglant. Il faut en réalité redonner aux collectivités locales et territoriales les moyens d’assumer pleinement leurs missions et en même temps sortir notre pays de la crise profonde dans laquelle il est engagé. Pour 2017, c’est clairement et a minima l’annulation totale de la nouvelle ponction prévue de 3,7 milliards qu’il faut exiger !

Restant à votre disposition pour en discuter personnellement, veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales.
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Pour le maintien de la gratuité des transports scolaires en Seine-et-Marne
par BERNARD CORNEILLE MARIANNE MARGATÉ
La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lor...
Lire la suite - 16-03-2016

La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lors du vote du budget 2016 où, dans le même temps, cette majorité augmente les impôts départementaux de 15%.

Il s’agit donc d’une double peine pour les familles seine-et-marnaises et d’une rupture de l’égalité entre les territoires du département.

Marianne Margaté et Bernard Corneille, Conseillers départementaux d’opposition, demanderont lors du vote de la première décision modificative budgétaire au mois de juin, l’abandon de cette mesure insupportable.

Soutenez leur action en signant massivement cette pétition.

  Les conséquences pour les familles
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€  → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un élève du primaire qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 150€
  • Pour un collégien ou un élève du primaire qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 100 €
   

JE DEMANDE LE RETOUR A LA GRATUITÉ DES TRANSPORTS SCOLAIRES EN SEINE-ET-MARNE
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Pécresse sacrifie le logement social et valide les inégalités en Ile-de-France.
Communiqué du groupe Front de Gauche à la région IDF.
A la séance des 17 & 18 mars prochains, Madame PECRESSE veut définir une nouvelle politique régionale du logement et de l’aménagement.
Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les...
Lire la suite - 15-03-2016

Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les injustices territoriales entre les villes qui sont dotées de logements sociaux et celles qui n’en ont pas. Rigide, dogmatique, politicienne et anti-économique, cette orientation stigmatise toutes les villes ayant du logement social comme étant des ghettos.

Pour sûr, les "ghettos de riches" ont de beaux jours devant eux !

Les 630000 demandeurs de logement dans notre région et les entreprises du secteur du bâtiment peuvent légitimement être inquiets. Ces mesures régionales seront un obstacle terrible à la construction. Nous défendrons au contraire une politique d’investissement souple et pragmatique en matière de logement social qui ne sanctionne pas les maires bâtisseurs mais au contraire leur donne tous les outils de leurs actions utiles.

Dans la foulée, Valérie Pécresse engage un choc de simplification qui brise l’ensemble des mécanismes de solidarité financière entre les territoires mis en place depuis 2011. En définitive, elle accélère les inégalités dans notre Région et privilégie les territoires les plus riches.

Les orientations budgétaires dévoilées par la droite régionale pour 2016 mettent en musique l’ensemble des politiques de régression déjà à l’œuvre et annoncent celles qui vont suivre. Loin de s’opposer à la baisse des dotations mises en œuvre par le gouvernement Valls, la droite régionale les accepte et utilise ces moyens réduits en direction de ceux qui possèdent le plus et au détriment de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

C’est une cure d’austérité sans précédent que Pécresse administre aux Francilien-ne-s.

Tout au long de la séance du conseil régional, le groupe Front de gauche s’opposera à ces mauvais coups qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue.
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Pierre Laurent à propos des primaires de gauche
Extrait de l’intervention de Pierre Laurent au "Lundis de gauche" du 14 mars 2016....
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Nous étions très nombreux ce matin pour soutenir Claude Jamet maire de Bagneaux sur loing
Michel Billout sénateur, Charlotte Blandiot Faride maire de Mitry mory, Marianne Margaté conseillère Départementale de seine et marne, Patricia Rouchon conseillère communautaire de l’agglomération melunaise, Jean Louis Masson maire adjoint de Vaux-le-Pénil, Anne Villeflose maire adjoint de Souppes sur Loing, Vincent Benoist conseiller de Dammarie les lys. Le maire était soutenu par des élus de tous bords.
Il est jugé aujourd’hui au tribunal correctionnel de Fontainebleau pour « entrave à la liberté des enchères, violence et voies de fait ». Pour cela, Claude Jamet encourt six mois de prison et 100.000 euros...
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Le Conseil national du PCF adopte le « Projet de base commune de discussion » du 37ème congrès
Réuni les 5 et 6 mars à Paris, le Conseil national du PCF a adopté une résolution appelant à amplifier sous toutes ses formes la mobilisation contre le projet de loi El Khomri et à participer aux journées d’action des 9 et 31 mars.
Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le ...
Lire la suite - 06-03-2016

Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le 37eme congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.

Ce projet comporte trois textes.
Le premier intitulé « Le temps du commun » porte sur le projet du Parti communiste.

Le second, intitulé « 2017 : une autre voie pour la France » propose de « construire dans les conditions inédites crées par l’échec du quinquennat de François Hollande une nouvelle étape de rassemblement à gauche pour ouvrir un chemin d’espoir ». Il s’agit de « poursuivre la démarche du Front de gauche et d’écrire une nouvelle étape »
Le PCF lance « une grande consultation citoyenne pour construire un mandat populaire pour 2017 », avec l’objectif de rencontrer 500.000 personnes d’ici la fin de l’été. Le PCF propose de construire dès maintenant, à travers des « état généraux » dans chaque circonscription des candidatures aux élections législatives pour une majorité sur un contrat de législature démocratique et d’intégrité.
Il propose de s’incrire dans le processus de primaire à gauche sur la base de la construction avant l’été d’un socle commun d’entrée dans cette primaire. Pour le conseil national, « ce processus, pour réussir, passe par une démarche collective, populaire et citoyenne ». Il doit viser à « écarter l’impasse Hollande et Valls par l’émergence d’une autre voie à gauche ».

Enfin, le troisième texte vise à construire « les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération », ce texte doit déboucher sur l’adoption d’un relevé de décisions lors du Congrès.

Les 3 textes de la base commune ont été respectivement adopté par 90 %, 81 % et 88 %. Il seront rendus publics lors d’une conférence de presse qui précédera « les lundi de gauche » :

Lundi 6 mars à 18h au siège du conseil national

Espace Neimeyer, 2 place Colonel Fabien, Parie 19eme

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, présentera et commentera pour la presse les travaux du Conseil national.
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Pierre Laurent ne décolère pas. Le sénateur de Paris et patron du Parti communiste français est vent debout contre la réforme du travail, proposée par le gouvernement.

Lire la suite sur publicsenat.fr
« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le proj...
Lire la suite - 24-02-2016

« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, « vide de leurs contenus tous les grands principes » du progrès social.

Et il ne se prive pas pour dire tout le mal qu’il pense du gouvernement, et notamment de Manuel Valls pour qui les opposants au texte sont restés « au 19ème siècle. » Réponse acerbe de Pierre Laurent : « C’est l’hôpital qui se fout de la charité.  Si on votait par malheur le projet de loi El Khomri, alors c’est un retour sur tout ce qui a été construit au fil des décennies. (…) On va ouvrir les vannes à une précarité qui est déjà galopante et qui va tirer le pays vers le bas. »

Quant à la menace d’un 49.3 pour faire passer le texte, le sénateur prévient : « Le simple fait que ça ait pu traverser la tête de la ministre en charge du texte, avant même que l’on connaisse le contenu du texte, ça en dit long sur la confiance qu’ils ont dans les parlementaires de leur propre majorité et de leur propre parti » explique-t-il. « Il n’y a aucune majorité de gauche » pour ce texte. En cas de 49.3, « je proposerai à l’ensemble des parlementaires de gauche de voter une (motion de) censure. »

Alors Manuel Valls a tout faux ? « Oui, à peu près sur tous les sujets. » Et François Hollande n’échappe pas non plus à la critique. « La fracture est consommée entre cette petite équipe gouvernementale qui a fait sortir petit à petit tous les ministres, tous ceux qui avaient une voix un peu différente » affirme-t-il. « On a aujourd’hui un petit clan gouvernemental (…) autour de François Hollande, avec quelques ministres qui sont restés dans le soutien. Mais les forces vives de la gauche sont ailleurs. »

Selon lui, François Hollande « ne peut pas être le représentant de la gauche à l’élection présidentielle. Il ne doit pas être candidat à l’élection présidentielle au nom de la gauche, il ne peut pas l’être. On se trouverait dans une situation incroyable où celui qui prétend représenter la gauche devrait porter pendant toute la campagne la déchéance de nationalité et le dynamitage du code du travail » affirme Pierre Laurent. 
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Groupe Gauche républicaine et communiste
Marianne MARGATÉ et Bernard CORNEILLE,
conseillers départementaux de Seine-et-Marne
Le 18 février, le Conseil départemental de Seine-et-Marne a adopté le budget primitif pour l’année 2016. Notre institution départementale a été marquée en 2015 par une alternance politique. Ce budget est le premier de la nouvelle mandature. Il comprend donc de grands changements.
Comme pour toutes les collectivités territoriales, ce budget est très contraint. Il l’est du fait de la baisse des dotations. Et il l’est du fait de l’augmentation des dépenses de solidarité, non entièrement compensées par l’État, dont le Département a la responsabilité.
L...
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Les lundis de gauche - 4e soirée avec Yannick Jadot, Marie Desplechin et Mériem Derkaoui
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Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu’une provocation »
Après l’ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c’est tout le système de protection des travailleurs contre l’arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d’une utilisation du 49-3 est plus qu’une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

Le chômage, ...
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Enseignants, parents d’élèves, syndicats et élus Front de Gauche toujours mobilisés contre la réforme du collège et la fin de la gratuité des transports scolaires
Des manifestations battront le pavé de 9h à 14h jeudi 18 février devant l’hôtel du département et la préfecture.
Deux manifestations pour le prix d’une. Les élus du conseil départemental devront se concentrer lors de la séance publique qui entérinera le budget 2016. Économies et hausse d’impôt. Sous leurs fenêtres, enseignants et parents d’élèves manifesteront contre la fin de la gratuité des tr...
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Pierre Laurent sur France 2
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Les lundis de gauche - 3ème soirée - Porte ouverte pour 2017
avec Guillaume Ballas ( PS motion B ) , Florent Gueguen (FNARS) , Pierre Henri Gouyon ( Muséum d’histoire naturelle ) et Dominique Méda ( sociologue et philosophe ) ...
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Révolution numérique - Entre aliénation et émancipation. Rencontre débat organisé dans le cadre des états généraux de la révolution numérique au siège du pcf le 12 février 2016. Avec Pierre Laurent, secrétaire national du pcf et Bernard Stiegler, philosophe.
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Monsieur le Préfet,

Nous nous adressons à vous pour vous faire part du point de vue que nous portons collectivement sur la Conférence régionale, lancée le 20 octobre dernier, et les groupes de travail qui s’en sont suivis.
Nous attendions de cette Conférence, sollicitée depuis de longues années, un cadre de travail visant la résorption des bidonvilles en Ile de France et l’accompagnement des personnes concernées vers le droit commun et l’insertion durable.
Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation...
Lire la suite - 10-02-2016

Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation indigne vécue quotidiennement par 7 000 hommes, femmes, enfants des 132 bidonvilles d’Ile de France, dans la 6e puissance économique mondiale.

Vous trouverez à cet effet un document présentant 6 propositions qui ont été co-construites par des villes de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, par la Communauté d’agglomération de Plaine-Commune et par le Conseil départemental du Val-de-Marne, territoires tous concernés directement et massivement par la résurgence des bidonvilles, ainsi qu’avec la contribution des associations Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre et le Collectif Romeurope. Ces propositions ont été établies sur la base des expériences vécues sur nos territoires : elles constituent par conséquent une base permettant d’envisager des solutions efficaces et pragmatiques.

Nous attirons particulièrement votre attention sur deux points qui nous semblent être des préalables incontournables si nous voulons tous ensemble, Etat, collectivités locales, associations et citoyens engagés, proposer une issue à ces personnes privées du respect de leurs droits fondamentaux à vivre dans la dignité.

En premier lieu, nous voulons affirmer la nécessité d’un cadre réglementaire contraignant qui fixe une répartition territoriale solidaire de ces populations précaires, dans des bâtiments ou sur des terrains vacants dont une liste peut aisément être établie sur un territoire tel que celui de l’Ile-de-France. Il n’est plus acceptable que seules certaines villes accueillent massivement ces populations, persécutées dans leurs pays d’origine, tandis que nombre d’autres refusent catégoriquement de les accueillir. Le volontariat des villes ne peut en aucun cas être considéré comme la base permettant une répartition juste et solidaire. L’Etat et ses représentants doivent intervenir de manière déterminée et contraignante pour répartir l’accueil, non pas de façon « arithmétique » et arbitraire, mais en prenant en compte les situations locales et celles des familles concernées sur la base d’un véritable diagnostic social. La Conférence régionale et les Groupes de travail n’ont réuni que les villes qui ne détournent pas le regard devant cette situation humanitaire dramatique : en l’absence d’autres villes et départements (dont Paris), aucune solution pratique et opérationnelle ne pourra se dégager.

En second lieu, la question des moyens financiers et logistiques consacrés par l’Etat doit faire l’objet d’importantes précisions et d’ambitions clairement établies. Les améliorations provisoires, les constructions modulaires de transition, les missions nécessairement renforcées de la plateforme AIOS, l’accompagnement social appellent des moyens importants. Les collectivités concernées par ces situations le savent d’autant mieux compte tenu des efforts qu’elles engagent depuis de longues années déjà dans ce domaine, alors même que les dotations de l’Etat sont en baisse massive et continue. Or, pour le moment, peu d’engagements précis ont été donnés sur ce plan. Nous avons toutefois noté l’avis favorable exprimé par le représentant de l’Etat en charge de l’animation des groupes de travail à un renforcement et à un élargissement des missions de la plateforme AIOS, ainsi qu’à la proposition du Conseil départemental du Val-de-Marne d’une équipe pluridisciplinaire (professionnels de l’action sociale, de la santé en particulier) susceptible d’apporter des réponses immédiates aux situations d’urgence.

Nous souhaitons enfin réaffirmer que ni la pérennisation des bidonvilles par quelques aménagements, ni l’expulsion systématique des populations qui subissent ces conditions de vie indignes ne constituent des solutions. Elles ne sont que la conséquence du manque inacceptable de structures d’hébergement et de possibilités, à terme, de logements dont la responsabilité incombe à l’Etat. Un trop grand nombre de communes n’ont d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques, ceci ayant pour conséquence inacceptable de renvoyer et de concentrer ces populations sur un nombre limité de territoires.

Aussi, Monsieur le Préfet, nous sollicitons de votre haute bienveillance un rendez-vous au cours duquel nous pourrons aborder ces difficultés sur la base des propositions que nous vous adressons. Nous vous remettrons à cette occasion un état détaillé des lieux potentiels d’accueil et des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de notre haute considération.

Lutte pour la résorption des bidonvilles
Six propositions des collectivités

Ivry-sur-Seine, Aubervilliers, La Courneuve, Montreuil, Plaine-Commune, Saint-Denis, Stains, Conseil départemental du Val-de-Marne, Champs-sur-Marne

Suite à la tenue de la première conférence régionale sur « les campements illicites « Roms » en Ile de France », plusieurs collectivités (Ivry-sur-Seine, Montreuil, Champs-sur-Marne, Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Plaine Commune, Conseil départemental du Val-de-Marne) s’associent pour faire six propositions de travail à l’État et engager fermement la lutte contre le mal-logement et la résorption des bidonvilles.

Si l’objectif de construction d’une réponse publique sous la responsabilité de l’État est largement partagé par les collectivités, les modalités de travail proposées par le Préfet de Région ne sont pas satisfaisantes. Les thématiques des « campements » et de « l’insertion » ne peuvent être traitées par des groupes de travail distincts, de surcroît dans des échéances aussi courtes.

Depuis plus d’une dizaine d’années, les collectivités locales, les associations et collectifs de soutien se sont confrontés, bien souvent seuls, à la résurgence des bidonvilles. L’absence d’une politique globale et coordonnée a entraîné une approche extrêmement coûteuse socialement et financièrement, notamment pour des villes déjà confrontées à de grandes difficultés.

Il est grand temps que ces efforts isolés fassent l’objet d’une politique publique partagée à l’échelle régionale, avec la mise en place de solutions souples et multiples, adaptées aux réalités de chacune des situations des 132 bidonvilles du territoire francilien (évacuation avec solution d’hébergement, stabilisation temporaire, projet d’insertion ou d’auto-construction etc.).

L’ensemble des acteurs (État, collectivités - y compris non directement concernées par la présence de bidonvilles - opérateurs sociaux, représentants de la société civile) doit être partie prenante de cette stratégie, dans le cadre des compétences et des responsabilités qui lui incombent.

Nos collectivités souhaitent l’organisation d’une nouvelle table ronde régionale, ouverte cette fois à l’ensemble des collectivités franciliennes et en présence du Conseil Régional, de la Ville de Paris, du Défenseur des Droits pour travailler sur les six propositions suivantes :
  • Élaboration et pilotage par l’État d’une stratégie régionale de résorption des bidonvilles sur l’ensemble du territoire francilien, selon un principe de solidarité territoriale. Cette stratégie doit être fonction, au-delà du nombre d’habitants résidant actuellement dans les bidonvilles, de la situation des communes (richesse du territoire, nombre de logements sociaux…) et s’accompagner d’une réquisition de bâtiments et terrains identifiés comme vacants, prioritairement dans les communes n’ayant pas de projet d’accueil de ces personnes. La répartition effective des populations concernées, tout en prenant en compte leur situation globale (relations familiales, sociales, scolarisation des enfants, suivi médical) afin de ne pas interrompre brutalement les parcours de vie, ne doit pas avoir pour effet de les maintenir dans les mêmes communes.

  • Mise en œuvre de cette stratégie par un comité de suivi régional et des comités de pilotage départementaux, piloté par un ministre désigné ou le Délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement (DIHAL) avec des moyens renforcés, incluant les différents Préfets, le Conseil Régional, les collectivités locales, les opérateurs sociaux et les associations/collectifs, dont la place et le rôle nécessitent d’être réaffirmés. Il est souhaité que l’État soit co-pilote de l’ensemble des projets alternatifs portés par les collectivités et/ou associations sur le territoire francilien. Du point de vue opérationnel, les municipalités constituent un acteur et coordinateur central.

  • Application systématique de la circulaire de 2012 : respect des décisions de justice, des diagnostics sociaux et proposition de solutions de relogement adaptées aux réalités. A cette fin, les moyens permettant le respect réel et effectif de la circulaire doivent être mis en œuvre par les Préfets au-delà des seules villes où s’installent ces populations. Un trop grand nombre de communes n’ont en effet d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques. Une prise en charge globale (en particulier l’accès aux soins) doit intervenir sans délais et sans attendre les résultats des diagnostics.

  • Élargissement des moyens et des champs d’actions de la plateforme d’Accueil, d’Information, d’Orientation et de Suivi (AIOS). La plateforme doit s’accompagner d’un volet Hébergement et Domiciliation, condition indispensable à la sortie durable des bidonvilles et à l’entrée dans le droit commun. La dimension de l’insertion professionnelle doit être consolidée par l’articulation avec les dispositifs existants des collectivités locales. Les dispositifs de domiciliation doivent bénéficier de moyens supplémentaires conséquents et en urgence ; ils doivent faire l’objet d’une vraie répartition sur un plus grand nombre de communes.

  • Une démarche urgente du gouvernement en direction de la Commission européenne concernant la mise à disposition des fonds européens. Les 40 millions d’euros de Fonds européens restitués par la France faute de projets doivent être remobilisés en urgence. A l’échelle régionale, permettre un accompagnement des collectivités et des associations pour répondre aux appels à projet correspondants. Envisager la création d’un fond régional avec une ligne budgétaire unique pour faciliter le financement des projets. Des financements doivent également être mis à disposition par la Caisses des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement.

  • Lancement d’une Commission d’enquête parlementaire sur ces situations de grande précarité et sur la résurgence de bidonvilles, tels ceux dans lesquels se retrouvent des familles Roms, qui devra aboutir à des préconisations visant à ce que l’État garantissent l’insertion durable de ces populations dans le droit commun.
Le 26 janvier 2016
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Les Lundis de gauche - 2e soirée avec Bernard Thibault et Caroline de Haas
Chaque lundi, à partir du 1er février, des échanges, des rencontres, des débats. À l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Deuxième soirée : lundi 8 février à partir de 18h30 avec : Bernard Thibault, syndicaliste et Caroline de Haas, féministe, animatrice de l’appel p...
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Communiqué de presse commun:
Nous dénonçons la tentative d’intimidation du Front National à l’encontre de Philippe de Kergorlay, curé de Chelles.
Signataires :
Europe Ecologie Les Verts 77, PCF 77, CDAFAL 77 (Familles laïques 77), République et socialisme 77, la Ligue des Droits de l’Homme 77, le Parti de Gauche 77
Philippe de Kergorlay, curé de Chelles, s’est indigné dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse de la suppression de la réduction de 75% sur le forfait solidarité transport pour les étranger-es en situation irrégulière bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME). Cette mesure prése...
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Pierre Laurent face à Jean-Jacques Bourdin - 2 février
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Plusieurs milliers d'opposants à la prolongation de l'état d'urgence et à son inscription dans la Constitution ont manifesté samedi dans toute la France.
Sous la pluie, les manifestants ont scandé "état d'urgence, état policier" ou, de circonstance: "le temps est pourri, le gouvernement aussi". Dans 70 villes, des milliers de personnes ont repris ces slogans. "L'état d'urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires", écrit le collectif "Nous ne céderons pas", à l’origine, avec "Stop état d'urgence", de cette mobilisation. "Déçu de ma nationalité", "Assignés à Résistance" ou encore "Vive Montesquieu, Séparation des pouvoirs", pouvait-on également lire sur les pancartes.
C’est que décrété par François Hollande dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'état d'urgence a été prolongé une première fois de trois mois et l'exécutif a annoncé son intention de le proroger une nouvelle fois au-delà du 26 février. Des partis de gauche, syndicats et...
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4 Vérités : "Il faut un nouveau projet de gauche", martèle Pierre Laurent
Pierre Laurent est l'invité des 4 Vérités sur France 2. Le secrétaire national du parti communiste français observe les grèves qui agitent le pays cette semaine, et notamment le conflit taxis-VTC. "Qu'on organise mieux les choses ! Les chauffeurs de taxi ne demandent que ça : qu'on réglemente la pro...
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Seine-et-Marne : près de 200 classes de primaire supprimées à la rentrée ?
La carte scolaire sera officialisée en février. En attendant, les syndicats enseignants, les parents d’élèves de la FCPE et des élus s’inquiètent du projet de fermeture de près de 200 classes à la rentrée prochaine en Seine-et-Marne.

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne.
voir le courrier officiel de Michel Billout
Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se v...
Lire la suite - 27-01-2016

Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se voit ainsi attribuer 80 postes contre 503 pour la Seine-Saint-Denis. Le syndicat enseignant Snuipp avance également la fermeture de près de 200 classes proposée en comité technique. Alors que la carte scolaire devrait être arrêtée à la mi-février, les inquiétudes montent auprès des acteurs de l’éducation. « 200 classes supprimées, ce sont près de 5 000 élèves sur le carreau ! Certaines écoles vont voir deux à trois classes fermer en même temps. Comme à Coulommiers, où une école de huit classes devrait en perdre deux, là où sont scolarisés des enfants de familles en difficulté, des allophones…, dénonce Mehdi Azzam, secrétaire départemental de la FCPE qui s’interroge : la rectrice en veut-elle à la Seine-et-Marne ? » Le Snuipp appelle à l’occupation des écoles

Le Snuipp n’y va pas de main morte non plus et appelle à la mobilisation et à l’occupation des écoles : « Ce choix de répartition des postes dans un département qui connaît le taux de poursuite d’études le plus bas de l’académie, et le taux de chômage des 16-24 ans le plus haut d’Ile-de-France, doit interpeller toute la communauté scolaire. C’est pourquoi nous appelons à se mobiliser partout en organisant des occupations d’écoles et en demandant des audiences auprès de l’inspection académique ».

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne : « Cette répartition ne tient donc aucunement compte des réalités locales, de la ruralité, des écoles qui sortent de l’éducation prioritaire ni même de celles qui y restent… Elle provoquera de nombreuses fermetures de classes dans un département où les taux d’encadrement sont parmi les plus mauvais de notre pays. C’est pourquoi, je vous demande d’accorder des moyens supplémentaires afin que la Seine-et-Marne ne soit pas, une fois de plus, le département le plus délaissé ».

Des mobilisations commencent à poindre localement tandis que le Snuipp-FSU a déposé un préavis de grève du 11 au 18 février, dates auxquelles se tiendront les prochains comités techniques qui valideront la carte scolaire.
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Intervention de Pierre LAURENT - manifestation syndicale de la fonction publique
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Pierre Laurent réagit à la réforme constitutionnelle
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L’invité du 12/13 Magazine dimanche : Pierre Laurent
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Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux
Les signatures sont à adresser à : cabsg@cgt.fr ou à communiquer au 01 55 82 83 06 ou signez la pétition en ligne
La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emploi...
Lire la suite - 14-01-2016

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.
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Vœux de Pierre LAURENT 11 janvier 2016
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Pierre Laurent invité de Public Sénat 7 janvier 2016
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Vœux : « Rien de concret pour l’emploi » (Pierre Laurent)
Au nom du Parti communiste Français, j’adresse mes vœux les plus chaleureux aux Françaises et Français. Pour que cette année soit bonne, il faudra puiser dans ce que notre société recèle de meilleur pour tourner la page des moments difficiles de 2015.
Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

M...
Lire la suite - 31-12-2015

Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

Mais la France peut s’en sortir par le haut en donnant une réalité, partout, à ses valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de paix universelle. La France s’en relèvera si elle ose l’investissement massif dans la lutte contre le chômage.

Les annonces faites ce soir par le Président de la République nous indiquent, malgré les belles paroles, que la trajectoire du gouvernement, n’est ni l’apaisement des tensions en France et dans le monde, ni la présentation de mesures efficaces pour la création et la protection de l’emploi.

Le travail est la priorité des Français. C’est la garantie de l’emploi de qualité pour tous qui devrait être inscrite dans la Constitution. François Hollande a déclaré l’ « état d’urgence économique et sociale » mais de concret, rien. Pour notre part, nous agirons sans relâche pour que le droit à l’emploi et à la formation de chaque jeune devienne une réalité en 2016.

  Les frappes en Syrie seront poursuivies. L’inscription de l’État d’urgence dans la Constitution et le maintien, malgré les alertes de la société civile, de l’extension de la déchéance de nationalité aux bi-nationaux, sont totalement contraires au discours de François Hollande sur la patrie, sur l’unité des Français.

  Le PCF, fidèle à ses valeurs, fidèle aux idées de gauche, prendra plusieurs initiatives d’ampleur pour offrir un avenir aux générations futures, à tous les Français, sans distinction.

  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

  Paris, le 31 décembre 2015.
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Après les régionales - Pierre Laurent invité de RTL le 16 déc. 2015
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Régionales : Déclaration de Pierre Laurent
Les résultats du second tour des élections régionales sont marqués par le sursaut de mobilisation des électrices et des électeurs, avec près de 9 % de participation supplémentaire.
Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce ser...
Lire la suite - 13-12-2015

Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce sera un atout dans la bataille à venir pour faire reculer les idées du Front national dans le pays. Car le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer : les scores atteints par le FN sont dramatiques et alarmants, un très grand nombre de conseillers régionaux du Front national sont élus, et dans deux grandes régions, PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie, il n’y a plus de conseillers régionaux de gauche pour les combattre et soutenir les politiques publiques en faveur des besoins des gens.

La droite remporterait ce soir sept des treize grandes régions, soit un peu moins que ne le laissaient craindre les résultats du premier tour, mais toutes sont des conquêtes puisque la gauche gérait toutes ces régions à l’exception de l’Alsace dans le Grand Est. Dans ces régions s’annoncent des reculs pour les services publics, les politiques sociales, d’éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance ont ce soir de nouveaux alliés dans ces régions, alors que c’est là qu’il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s’annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d’une République solidaire et fraternelle.

La gauche remporterait cinq régions.

Compte tenu des résultats du premier tour et du retrait des listes socialistes de deux régions, les communistes et le Front de gauche n’obtiennent ce soir des élus que dans cinq régions, : Ile de France, Normandie, Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, Corse et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour le Front de Gauche, pour le PCF il s’agit d’un revers électoral important.

Les nationalistes remportent pour leur part la région Corse. Ces deux tours d’élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n’est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L’impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est urgent de sortir de l’austérité et dogmes du libéralisme. Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique. Les communistes entendent mener de front le combat contre la droite et l’extrême-droite et la construction d’un nouveau projet progressiste nourrit d’actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

En remerciant les communistes de leur engagement, je les appelle à se réunir pour tirer les leçons de cette bataille très difficile, à aller à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... Nous n’oublions pas nos résultats insuffisants au premier tour. Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. La direction nationale du PCF prendra toutes les initiatives pour favoriser ce débat. Se tiendront plusieurs réunions importantes dès la semaine prochaine. En janvier, le PCF lancera la préparation de notre Congrès. Trop de pauvreté, trop d’inégalités, trop de concurrence …. aux femmes et aux hommes qui convaincus que la société doit évoluer autrement, je les appelle à rejoindre notre parti pour agir ensemble. Sans attendre prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d’actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d’espoir pour le pays.
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Discours de Pierre Laurent - Créteil - 9 décembre 2015
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Soutien aux 5 d’Air France - Intervention de Pierre LAURENT
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Fusion des hôpitaux de Nemours, Montereau et Fontainebleau
Question au gouvernement par le sénateur communiste Michel Billout
Compte rendu intégral des débats. Mardi 1er Décembre 2015. Séance des questions au gouvernement

M. le président. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1281, adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.
M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, ...
Lire la suite - 01-12-2015

M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, aucune alternative en matière de restructuration n’ont été présentées, que ce soit aux instances de concertation ou au grand public.

Cette fusion arrive, de fait, au terme d’un processus d’affaiblissement de ces trois établissements hospitaliers, étalé sur une période d’une dizaine d’années. Ainsi, entre 2004 et 2014, l’hôpital de Fontainebleau a perdu près de 10 % de ses effectifs. L’activité chirurgicale y a été réduite de 22,64 %, le nombre de lits de chirurgie de 25 %. Le choix de ne pas recruter de spécialistes dans les disciplines déficitaires a induit une baisse de la fréquentation et une augmentation du taux de fuite, lequel a atteint, en 2013, 64,3 % à Fontainebleau et 92,4 % à Nemours, dans les secteurs de la médecine, de la chirurgie et de l’obstétrique.

L’hôpital de Nemours a également perdu ses activités chirurgicales, soit un service de soixante lits. C’est l’équivalent de 1 462 journées d’hospitalisation par an qui ont ainsi disparu. Par ailleurs, à Fontainebleau et à Montereau, 131 postes d’aide-soignant ont été supprimés en dix ans.

Après ces années de destruction d’activité, le projet de fusion prévoit de reformer un hôpital complet, à partir d’établissements affaiblis, au lieu de remédier aux difficultés de chacun d’entre eux. Pourtant, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, l’IGAS, daté de 2012 et intitulé « Fusions et regroupements hospitaliers, quel bilan pour les quinze dernières années ? », relève que les fusions de plusieurs établissements mal portants sont particulièrement problématiques. L’IGAS a ainsi démontré que la fusion n’était pas le levier le plus approprié pour redresser la situation financière d’un établissement de santé en déficit.

Je crains donc que cette fusion-ci ne se justifie que dans le cadre du plan d’économies de 3 milliards d’euros prévu pour les hôpitaux d’ici à 2017.

Madame la secrétaire d’État, pouvez-vous nous dire quelles projections financières et études d’impact ont été conduites en vue de garantir que cette fusion répond bien à la nécessité de développer un service public hospitalier de qualité et de proximité pour les Seine-et-Marnais, en particulier pour les habitants du sud du département ?

Ces études me paraissent d’autant plus indispensables que le rapport de l’IGAS souligne que les fusions, comme les restructurations hospitalières en général, ne font pas, hélas, l’objet d’un suivi de la part du ministère.

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État.

Mme Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes. Monsieur le sénateur, vous avez raison de rappeler les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur les fusions et les regroupements hospitaliers, qui, s’il n’exclut pas l’intérêt des rapprochements entre établissements, souligne bien les limites d’une approche trop uniforme ou trop complexe.

En effet, chaque situation doit être analysée dans son contexte territorial. Comme vous le rappelez, l’affaiblissement des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau a des causes connues : pendant trop longtemps, ces établissements ont travaillé chacun de leur côté, indépendamment les uns des autres.

Cet isolement a progressivement engendré la fragilisation de ces structures et est à l’origine des difficultés pour recruter des médecins dans certaines spécialités. De plus, des niveaux d’activité souvent insuffisants ont dégradé la situation financière de ces établissements.

Partant de ce constat, la conclusion s’est imposée que l’on ne peut pas traiter les difficultés de chacun des établissements séparément.

Dès lors, un travail considérable a été mené par les équipes pour élaborer les axes d’un projet médical partagé et susciter une évolution des organisations qui garantisse l’accès à une offre de proximité de bonne qualité.

C’est avec cet objectif qu’une direction commune a été mise en place en 2013. La trajectoire des trois établissements montre que ce projet porte ses fruits, car il a permis de consolider l’offre hospitalière publique sur ce territoire du sud du département.

La fusion des trois établissements et la création d’un établissement hospitalier multi-sites respectant les implantations actuelles doivent donc se comprendre comme l’aboutissement de ce long processus, fruit de la mobilisation conjointe des équipes.

M. le président. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, les équipes de direction de ces établissements ont sans doute mené un travail considérable, mais il est contesté par presque tous les personnels hospitaliers de ces trois entités. Vous n’évoquez pas, en outre, l’existence de véritables études d’impact ou d’autres scénarios.
Vous me donnez raison à propos du rapport de l’IGAS, mais je ne vois pas quelles leçons tirées de ce rapport ont été appliquées à ce territoire. Nous n’avons strictement aucune garantie, aujourd’hui, que la fusion de ces trois hôpitaux leur permettra de retrouver une santé financière suffisante pour surmonter les grandes difficultés qu’ils connaissent.
Le secteur hospitalier public est très concurrentiel, avec l’hôpital de Corbeil ou celui de Melun, actuellement en construction. Aussi l’inquiétude est-elle réelle quant à l’avenir des trois établissements appelés à fusionner. Je regrette que la réflexion ne puisse s’appuyer sur des études d’impact un tant soit peu sérieuses.
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