LES ACTU SUIVANTES

Pour le maintien de la gratuité des transports scolaires en Seine-et-Marne
par BERNARD CORNEILLE MARIANNE MARGATÉ
La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lor...
Lire la suite - 16-03-2016

La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lors du vote du budget 2016 où, dans le même temps, cette majorité augmente les impôts départementaux de 15%.

Il s’agit donc d’une double peine pour les familles seine-et-marnaises et d’une rupture de l’égalité entre les territoires du département.

Marianne Margaté et Bernard Corneille, Conseillers départementaux d’opposition, demanderont lors du vote de la première décision modificative budgétaire au mois de juin, l’abandon de cette mesure insupportable.

Soutenez leur action en signant massivement cette pétition.

  Les conséquences pour les familles
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€  → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un élève du primaire qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 150€
  • Pour un collégien ou un élève du primaire qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 100 €
   

JE DEMANDE LE RETOUR A LA GRATUITÉ DES TRANSPORTS SCOLAIRES EN SEINE-ET-MARNE
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Pécresse sacrifie le logement social et valide les inégalités en Ile-de-France.
Communiqué du groupe Front de Gauche à la région IDF.
A la séance des 17 & 18 mars prochains, Madame PECRESSE veut définir une nouvelle politique régionale du logement et de l’aménagement.
Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les...
Lire la suite - 15-03-2016

Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les injustices territoriales entre les villes qui sont dotées de logements sociaux et celles qui n’en ont pas. Rigide, dogmatique, politicienne et anti-économique, cette orientation stigmatise toutes les villes ayant du logement social comme étant des ghettos.

Pour sûr, les "ghettos de riches" ont de beaux jours devant eux !

Les 630000 demandeurs de logement dans notre région et les entreprises du secteur du bâtiment peuvent légitimement être inquiets. Ces mesures régionales seront un obstacle terrible à la construction. Nous défendrons au contraire une politique d’investissement souple et pragmatique en matière de logement social qui ne sanctionne pas les maires bâtisseurs mais au contraire leur donne tous les outils de leurs actions utiles.

Dans la foulée, Valérie Pécresse engage un choc de simplification qui brise l’ensemble des mécanismes de solidarité financière entre les territoires mis en place depuis 2011. En définitive, elle accélère les inégalités dans notre Région et privilégie les territoires les plus riches.

Les orientations budgétaires dévoilées par la droite régionale pour 2016 mettent en musique l’ensemble des politiques de régression déjà à l’œuvre et annoncent celles qui vont suivre. Loin de s’opposer à la baisse des dotations mises en œuvre par le gouvernement Valls, la droite régionale les accepte et utilise ces moyens réduits en direction de ceux qui possèdent le plus et au détriment de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

C’est une cure d’austérité sans précédent que Pécresse administre aux Francilien-ne-s.

Tout au long de la séance du conseil régional, le groupe Front de gauche s’opposera à ces mauvais coups qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue.
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Pierre Laurent à propos des primaires de gauche
Extrait de l’intervention de Pierre Laurent au "Lundis de gauche" du 14 mars 2016....
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Nous étions très nombreux ce matin pour soutenir Claude Jamet maire de Bagneaux sur loing
Michel Billout sénateur, Charlotte Blandiot Faride maire de Mitry mory, Marianne Margaté conseillère Départementale de seine et marne, Patricia Rouchon conseillère communautaire de l’agglomération melunaise, Jean Louis Masson maire adjoint de Vaux-le-Pénil, Anne Villeflose maire adjoint de Souppes sur Loing, Vincent Benoist conseiller de Dammarie les lys. Le maire était soutenu par des élus de tous bords.
Il est jugé aujourd’hui au tribunal correctionnel de Fontainebleau pour « entrave à la liberté des enchères, violence et voies de fait ». Pour cela, Claude Jamet encourt six mois de prison et 100.000 euros...
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Le Conseil national du PCF adopte le « Projet de base commune de discussion » du 37ème congrès
Réuni les 5 et 6 mars à Paris, le Conseil national du PCF a adopté une résolution appelant à amplifier sous toutes ses formes la mobilisation contre le projet de loi El Khomri et à participer aux journées d’action des 9 et 31 mars.
Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le ...
Lire la suite - 06-03-2016

Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le 37eme congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.

Ce projet comporte trois textes.
Le premier intitulé « Le temps du commun » porte sur le projet du Parti communiste.

Le second, intitulé « 2017 : une autre voie pour la France » propose de « construire dans les conditions inédites crées par l’échec du quinquennat de François Hollande une nouvelle étape de rassemblement à gauche pour ouvrir un chemin d’espoir ». Il s’agit de « poursuivre la démarche du Front de gauche et d’écrire une nouvelle étape »
Le PCF lance « une grande consultation citoyenne pour construire un mandat populaire pour 2017 », avec l’objectif de rencontrer 500.000 personnes d’ici la fin de l’été. Le PCF propose de construire dès maintenant, à travers des « état généraux » dans chaque circonscription des candidatures aux élections législatives pour une majorité sur un contrat de législature démocratique et d’intégrité.
Il propose de s’incrire dans le processus de primaire à gauche sur la base de la construction avant l’été d’un socle commun d’entrée dans cette primaire. Pour le conseil national, « ce processus, pour réussir, passe par une démarche collective, populaire et citoyenne ». Il doit viser à « écarter l’impasse Hollande et Valls par l’émergence d’une autre voie à gauche ».

Enfin, le troisième texte vise à construire « les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération », ce texte doit déboucher sur l’adoption d’un relevé de décisions lors du Congrès.

Les 3 textes de la base commune ont été respectivement adopté par 90 %, 81 % et 88 %. Il seront rendus publics lors d’une conférence de presse qui précédera « les lundi de gauche » :

Lundi 6 mars à 18h au siège du conseil national

Espace Neimeyer, 2 place Colonel Fabien, Parie 19eme

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, présentera et commentera pour la presse les travaux du Conseil national.
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Pierre Laurent ne décolère pas. Le sénateur de Paris et patron du Parti communiste français est vent debout contre la réforme du travail, proposée par le gouvernement.

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« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le proj...
Lire la suite - 24-02-2016

« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, « vide de leurs contenus tous les grands principes » du progrès social.

Et il ne se prive pas pour dire tout le mal qu’il pense du gouvernement, et notamment de Manuel Valls pour qui les opposants au texte sont restés « au 19ème siècle. » Réponse acerbe de Pierre Laurent : « C’est l’hôpital qui se fout de la charité.  Si on votait par malheur le projet de loi El Khomri, alors c’est un retour sur tout ce qui a été construit au fil des décennies. (…) On va ouvrir les vannes à une précarité qui est déjà galopante et qui va tirer le pays vers le bas. »

Quant à la menace d’un 49.3 pour faire passer le texte, le sénateur prévient : « Le simple fait que ça ait pu traverser la tête de la ministre en charge du texte, avant même que l’on connaisse le contenu du texte, ça en dit long sur la confiance qu’ils ont dans les parlementaires de leur propre majorité et de leur propre parti » explique-t-il. « Il n’y a aucune majorité de gauche » pour ce texte. En cas de 49.3, « je proposerai à l’ensemble des parlementaires de gauche de voter une (motion de) censure. »

Alors Manuel Valls a tout faux ? « Oui, à peu près sur tous les sujets. » Et François Hollande n’échappe pas non plus à la critique. « La fracture est consommée entre cette petite équipe gouvernementale qui a fait sortir petit à petit tous les ministres, tous ceux qui avaient une voix un peu différente » affirme-t-il. « On a aujourd’hui un petit clan gouvernemental (…) autour de François Hollande, avec quelques ministres qui sont restés dans le soutien. Mais les forces vives de la gauche sont ailleurs. »

Selon lui, François Hollande « ne peut pas être le représentant de la gauche à l’élection présidentielle. Il ne doit pas être candidat à l’élection présidentielle au nom de la gauche, il ne peut pas l’être. On se trouverait dans une situation incroyable où celui qui prétend représenter la gauche devrait porter pendant toute la campagne la déchéance de nationalité et le dynamitage du code du travail » affirme Pierre Laurent. 
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Groupe Gauche républicaine et communiste
Marianne MARGATÉ et Bernard CORNEILLE,
conseillers départementaux de Seine-et-Marne
Le 18 février, le Conseil départemental de Seine-et-Marne a adopté le budget primitif pour l’année 2016. Notre institution départementale a été marquée en 2015 par une alternance politique. Ce budget est le premier de la nouvelle mandature. Il comprend donc de grands changements.
Comme pour toutes les collectivités territoriales, ce budget est très contraint. Il l’est du fait de la baisse des dotations. Et il l’est du fait de l’augmentation des dépenses de solidarité, non entièrement compensées par l’État, dont le Département a la responsabilité.
L...
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Les lundis de gauche - 4e soirée avec Yannick Jadot, Marie Desplechin et Mériem Derkaoui
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Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu’une provocation »
Après l’ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c’est tout le système de protection des travailleurs contre l’arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d’une utilisation du 49-3 est plus qu’une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

Le chômage, ...
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Enseignants, parents d’élèves, syndicats et élus Front de Gauche toujours mobilisés contre la réforme du collège et la fin de la gratuité des transports scolaires
Des manifestations battront le pavé de 9h à 14h jeudi 18 février devant l’hôtel du département et la préfecture.
Deux manifestations pour le prix d’une. Les élus du conseil départemental devront se concentrer lors de la séance publique qui entérinera le budget 2016. Économies et hausse d’impôt. Sous leurs fenêtres, enseignants et parents d’élèves manifesteront contre la fin de la gratuité des tr...
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Pierre Laurent sur France 2
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Les lundis de gauche - 3ème soirée - Porte ouverte pour 2017
avec Guillaume Ballas ( PS motion B ) , Florent Gueguen (FNARS) , Pierre Henri Gouyon ( Muséum d’histoire naturelle ) et Dominique Méda ( sociologue et philosophe ) ...
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Révolution numérique - Entre aliénation et émancipation. Rencontre débat organisé dans le cadre des états généraux de la révolution numérique au siège du pcf le 12 février 2016. Avec Pierre Laurent, secrétaire national du pcf et Bernard Stiegler, philosophe.
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Monsieur le Préfet,

Nous nous adressons à vous pour vous faire part du point de vue que nous portons collectivement sur la Conférence régionale, lancée le 20 octobre dernier, et les groupes de travail qui s’en sont suivis.
Nous attendions de cette Conférence, sollicitée depuis de longues années, un cadre de travail visant la résorption des bidonvilles en Ile de France et l’accompagnement des personnes concernées vers le droit commun et l’insertion durable.
Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation...
Lire la suite - 10-02-2016

Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation indigne vécue quotidiennement par 7 000 hommes, femmes, enfants des 132 bidonvilles d’Ile de France, dans la 6e puissance économique mondiale.

Vous trouverez à cet effet un document présentant 6 propositions qui ont été co-construites par des villes de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, par la Communauté d’agglomération de Plaine-Commune et par le Conseil départemental du Val-de-Marne, territoires tous concernés directement et massivement par la résurgence des bidonvilles, ainsi qu’avec la contribution des associations Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre et le Collectif Romeurope. Ces propositions ont été établies sur la base des expériences vécues sur nos territoires : elles constituent par conséquent une base permettant d’envisager des solutions efficaces et pragmatiques.

Nous attirons particulièrement votre attention sur deux points qui nous semblent être des préalables incontournables si nous voulons tous ensemble, Etat, collectivités locales, associations et citoyens engagés, proposer une issue à ces personnes privées du respect de leurs droits fondamentaux à vivre dans la dignité.

En premier lieu, nous voulons affirmer la nécessité d’un cadre réglementaire contraignant qui fixe une répartition territoriale solidaire de ces populations précaires, dans des bâtiments ou sur des terrains vacants dont une liste peut aisément être établie sur un territoire tel que celui de l’Ile-de-France. Il n’est plus acceptable que seules certaines villes accueillent massivement ces populations, persécutées dans leurs pays d’origine, tandis que nombre d’autres refusent catégoriquement de les accueillir. Le volontariat des villes ne peut en aucun cas être considéré comme la base permettant une répartition juste et solidaire. L’Etat et ses représentants doivent intervenir de manière déterminée et contraignante pour répartir l’accueil, non pas de façon « arithmétique » et arbitraire, mais en prenant en compte les situations locales et celles des familles concernées sur la base d’un véritable diagnostic social. La Conférence régionale et les Groupes de travail n’ont réuni que les villes qui ne détournent pas le regard devant cette situation humanitaire dramatique : en l’absence d’autres villes et départements (dont Paris), aucune solution pratique et opérationnelle ne pourra se dégager.

En second lieu, la question des moyens financiers et logistiques consacrés par l’Etat doit faire l’objet d’importantes précisions et d’ambitions clairement établies. Les améliorations provisoires, les constructions modulaires de transition, les missions nécessairement renforcées de la plateforme AIOS, l’accompagnement social appellent des moyens importants. Les collectivités concernées par ces situations le savent d’autant mieux compte tenu des efforts qu’elles engagent depuis de longues années déjà dans ce domaine, alors même que les dotations de l’Etat sont en baisse massive et continue. Or, pour le moment, peu d’engagements précis ont été donnés sur ce plan. Nous avons toutefois noté l’avis favorable exprimé par le représentant de l’Etat en charge de l’animation des groupes de travail à un renforcement et à un élargissement des missions de la plateforme AIOS, ainsi qu’à la proposition du Conseil départemental du Val-de-Marne d’une équipe pluridisciplinaire (professionnels de l’action sociale, de la santé en particulier) susceptible d’apporter des réponses immédiates aux situations d’urgence.

Nous souhaitons enfin réaffirmer que ni la pérennisation des bidonvilles par quelques aménagements, ni l’expulsion systématique des populations qui subissent ces conditions de vie indignes ne constituent des solutions. Elles ne sont que la conséquence du manque inacceptable de structures d’hébergement et de possibilités, à terme, de logements dont la responsabilité incombe à l’Etat. Un trop grand nombre de communes n’ont d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques, ceci ayant pour conséquence inacceptable de renvoyer et de concentrer ces populations sur un nombre limité de territoires.

Aussi, Monsieur le Préfet, nous sollicitons de votre haute bienveillance un rendez-vous au cours duquel nous pourrons aborder ces difficultés sur la base des propositions que nous vous adressons. Nous vous remettrons à cette occasion un état détaillé des lieux potentiels d’accueil et des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de notre haute considération.

Lutte pour la résorption des bidonvilles
Six propositions des collectivités

Ivry-sur-Seine, Aubervilliers, La Courneuve, Montreuil, Plaine-Commune, Saint-Denis, Stains, Conseil départemental du Val-de-Marne, Champs-sur-Marne

Suite à la tenue de la première conférence régionale sur « les campements illicites « Roms » en Ile de France », plusieurs collectivités (Ivry-sur-Seine, Montreuil, Champs-sur-Marne, Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Plaine Commune, Conseil départemental du Val-de-Marne) s’associent pour faire six propositions de travail à l’État et engager fermement la lutte contre le mal-logement et la résorption des bidonvilles.

Si l’objectif de construction d’une réponse publique sous la responsabilité de l’État est largement partagé par les collectivités, les modalités de travail proposées par le Préfet de Région ne sont pas satisfaisantes. Les thématiques des « campements » et de « l’insertion » ne peuvent être traitées par des groupes de travail distincts, de surcroît dans des échéances aussi courtes.

Depuis plus d’une dizaine d’années, les collectivités locales, les associations et collectifs de soutien se sont confrontés, bien souvent seuls, à la résurgence des bidonvilles. L’absence d’une politique globale et coordonnée a entraîné une approche extrêmement coûteuse socialement et financièrement, notamment pour des villes déjà confrontées à de grandes difficultés.

Il est grand temps que ces efforts isolés fassent l’objet d’une politique publique partagée à l’échelle régionale, avec la mise en place de solutions souples et multiples, adaptées aux réalités de chacune des situations des 132 bidonvilles du territoire francilien (évacuation avec solution d’hébergement, stabilisation temporaire, projet d’insertion ou d’auto-construction etc.).

L’ensemble des acteurs (État, collectivités - y compris non directement concernées par la présence de bidonvilles - opérateurs sociaux, représentants de la société civile) doit être partie prenante de cette stratégie, dans le cadre des compétences et des responsabilités qui lui incombent.

Nos collectivités souhaitent l’organisation d’une nouvelle table ronde régionale, ouverte cette fois à l’ensemble des collectivités franciliennes et en présence du Conseil Régional, de la Ville de Paris, du Défenseur des Droits pour travailler sur les six propositions suivantes :
  • Élaboration et pilotage par l’État d’une stratégie régionale de résorption des bidonvilles sur l’ensemble du territoire francilien, selon un principe de solidarité territoriale. Cette stratégie doit être fonction, au-delà du nombre d’habitants résidant actuellement dans les bidonvilles, de la situation des communes (richesse du territoire, nombre de logements sociaux…) et s’accompagner d’une réquisition de bâtiments et terrains identifiés comme vacants, prioritairement dans les communes n’ayant pas de projet d’accueil de ces personnes. La répartition effective des populations concernées, tout en prenant en compte leur situation globale (relations familiales, sociales, scolarisation des enfants, suivi médical) afin de ne pas interrompre brutalement les parcours de vie, ne doit pas avoir pour effet de les maintenir dans les mêmes communes.

  • Mise en œuvre de cette stratégie par un comité de suivi régional et des comités de pilotage départementaux, piloté par un ministre désigné ou le Délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement (DIHAL) avec des moyens renforcés, incluant les différents Préfets, le Conseil Régional, les collectivités locales, les opérateurs sociaux et les associations/collectifs, dont la place et le rôle nécessitent d’être réaffirmés. Il est souhaité que l’État soit co-pilote de l’ensemble des projets alternatifs portés par les collectivités et/ou associations sur le territoire francilien. Du point de vue opérationnel, les municipalités constituent un acteur et coordinateur central.

  • Application systématique de la circulaire de 2012 : respect des décisions de justice, des diagnostics sociaux et proposition de solutions de relogement adaptées aux réalités. A cette fin, les moyens permettant le respect réel et effectif de la circulaire doivent être mis en œuvre par les Préfets au-delà des seules villes où s’installent ces populations. Un trop grand nombre de communes n’ont en effet d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques. Une prise en charge globale (en particulier l’accès aux soins) doit intervenir sans délais et sans attendre les résultats des diagnostics.

  • Élargissement des moyens et des champs d’actions de la plateforme d’Accueil, d’Information, d’Orientation et de Suivi (AIOS). La plateforme doit s’accompagner d’un volet Hébergement et Domiciliation, condition indispensable à la sortie durable des bidonvilles et à l’entrée dans le droit commun. La dimension de l’insertion professionnelle doit être consolidée par l’articulation avec les dispositifs existants des collectivités locales. Les dispositifs de domiciliation doivent bénéficier de moyens supplémentaires conséquents et en urgence ; ils doivent faire l’objet d’une vraie répartition sur un plus grand nombre de communes.

  • Une démarche urgente du gouvernement en direction de la Commission européenne concernant la mise à disposition des fonds européens. Les 40 millions d’euros de Fonds européens restitués par la France faute de projets doivent être remobilisés en urgence. A l’échelle régionale, permettre un accompagnement des collectivités et des associations pour répondre aux appels à projet correspondants. Envisager la création d’un fond régional avec une ligne budgétaire unique pour faciliter le financement des projets. Des financements doivent également être mis à disposition par la Caisses des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement.

  • Lancement d’une Commission d’enquête parlementaire sur ces situations de grande précarité et sur la résurgence de bidonvilles, tels ceux dans lesquels se retrouvent des familles Roms, qui devra aboutir à des préconisations visant à ce que l’État garantissent l’insertion durable de ces populations dans le droit commun.
Le 26 janvier 2016
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Les Lundis de gauche - 2e soirée avec Bernard Thibault et Caroline de Haas
Chaque lundi, à partir du 1er février, des échanges, des rencontres, des débats. À l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Deuxième soirée : lundi 8 février à partir de 18h30 avec : Bernard Thibault, syndicaliste et Caroline de Haas, féministe, animatrice de l’appel p...
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Communiqué de presse commun:
Nous dénonçons la tentative d’intimidation du Front National à l’encontre de Philippe de Kergorlay, curé de Chelles.
Signataires :
Europe Ecologie Les Verts 77, PCF 77, CDAFAL 77 (Familles laïques 77), République et socialisme 77, la Ligue des Droits de l’Homme 77, le Parti de Gauche 77
Philippe de Kergorlay, curé de Chelles, s’est indigné dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse de la suppression de la réduction de 75% sur le forfait solidarité transport pour les étranger-es en situation irrégulière bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME). Cette mesure prése...
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Pierre Laurent face à Jean-Jacques Bourdin - 2 février
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Plusieurs milliers d'opposants à la prolongation de l'état d'urgence et à son inscription dans la Constitution ont manifesté samedi dans toute la France.
Sous la pluie, les manifestants ont scandé "état d'urgence, état policier" ou, de circonstance: "le temps est pourri, le gouvernement aussi". Dans 70 villes, des milliers de personnes ont repris ces slogans. "L'état d'urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires", écrit le collectif "Nous ne céderons pas", à l’origine, avec "Stop état d'urgence", de cette mobilisation. "Déçu de ma nationalité", "Assignés à Résistance" ou encore "Vive Montesquieu, Séparation des pouvoirs", pouvait-on également lire sur les pancartes.
C’est que décrété par François Hollande dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'état d'urgence a été prolongé une première fois de trois mois et l'exécutif a annoncé son intention de le proroger une nouvelle fois au-delà du 26 février. Des partis de gauche, syndicats et...
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4 Vérités : "Il faut un nouveau projet de gauche", martèle Pierre Laurent
Pierre Laurent est l'invité des 4 Vérités sur France 2. Le secrétaire national du parti communiste français observe les grèves qui agitent le pays cette semaine, et notamment le conflit taxis-VTC. "Qu'on organise mieux les choses ! Les chauffeurs de taxi ne demandent que ça : qu'on réglemente la pro...
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Seine-et-Marne : près de 200 classes de primaire supprimées à la rentrée ?
La carte scolaire sera officialisée en février. En attendant, les syndicats enseignants, les parents d’élèves de la FCPE et des élus s’inquiètent du projet de fermeture de près de 200 classes à la rentrée prochaine en Seine-et-Marne.

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne.
voir le courrier officiel de Michel Billout
Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se v...
Lire la suite - 27-01-2016

Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se voit ainsi attribuer 80 postes contre 503 pour la Seine-Saint-Denis. Le syndicat enseignant Snuipp avance également la fermeture de près de 200 classes proposée en comité technique. Alors que la carte scolaire devrait être arrêtée à la mi-février, les inquiétudes montent auprès des acteurs de l’éducation. « 200 classes supprimées, ce sont près de 5 000 élèves sur le carreau ! Certaines écoles vont voir deux à trois classes fermer en même temps. Comme à Coulommiers, où une école de huit classes devrait en perdre deux, là où sont scolarisés des enfants de familles en difficulté, des allophones…, dénonce Mehdi Azzam, secrétaire départemental de la FCPE qui s’interroge : la rectrice en veut-elle à la Seine-et-Marne ? » Le Snuipp appelle à l’occupation des écoles

Le Snuipp n’y va pas de main morte non plus et appelle à la mobilisation et à l’occupation des écoles : « Ce choix de répartition des postes dans un département qui connaît le taux de poursuite d’études le plus bas de l’académie, et le taux de chômage des 16-24 ans le plus haut d’Ile-de-France, doit interpeller toute la communauté scolaire. C’est pourquoi nous appelons à se mobiliser partout en organisant des occupations d’écoles et en demandant des audiences auprès de l’inspection académique ».

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne : « Cette répartition ne tient donc aucunement compte des réalités locales, de la ruralité, des écoles qui sortent de l’éducation prioritaire ni même de celles qui y restent… Elle provoquera de nombreuses fermetures de classes dans un département où les taux d’encadrement sont parmi les plus mauvais de notre pays. C’est pourquoi, je vous demande d’accorder des moyens supplémentaires afin que la Seine-et-Marne ne soit pas, une fois de plus, le département le plus délaissé ».

Des mobilisations commencent à poindre localement tandis que le Snuipp-FSU a déposé un préavis de grève du 11 au 18 février, dates auxquelles se tiendront les prochains comités techniques qui valideront la carte scolaire.
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Intervention de Pierre LAURENT - manifestation syndicale de la fonction publique
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Pierre Laurent réagit à la réforme constitutionnelle
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L’invité du 12/13 Magazine dimanche : Pierre Laurent
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Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux
Les signatures sont à adresser à : cabsg@cgt.fr ou à communiquer au 01 55 82 83 06 ou signez la pétition en ligne
La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emploi...
Lire la suite - 14-01-2016

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.
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Vœux de Pierre LAURENT 11 janvier 2016
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Pierre Laurent invité de Public Sénat 7 janvier 2016
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Vœux : « Rien de concret pour l’emploi » (Pierre Laurent)
Au nom du Parti communiste Français, j’adresse mes vœux les plus chaleureux aux Françaises et Français. Pour que cette année soit bonne, il faudra puiser dans ce que notre société recèle de meilleur pour tourner la page des moments difficiles de 2015.
Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

M...
Lire la suite - 31-12-2015

Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

Mais la France peut s’en sortir par le haut en donnant une réalité, partout, à ses valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de paix universelle. La France s’en relèvera si elle ose l’investissement massif dans la lutte contre le chômage.

Les annonces faites ce soir par le Président de la République nous indiquent, malgré les belles paroles, que la trajectoire du gouvernement, n’est ni l’apaisement des tensions en France et dans le monde, ni la présentation de mesures efficaces pour la création et la protection de l’emploi.

Le travail est la priorité des Français. C’est la garantie de l’emploi de qualité pour tous qui devrait être inscrite dans la Constitution. François Hollande a déclaré l’ « état d’urgence économique et sociale » mais de concret, rien. Pour notre part, nous agirons sans relâche pour que le droit à l’emploi et à la formation de chaque jeune devienne une réalité en 2016.

  Les frappes en Syrie seront poursuivies. L’inscription de l’État d’urgence dans la Constitution et le maintien, malgré les alertes de la société civile, de l’extension de la déchéance de nationalité aux bi-nationaux, sont totalement contraires au discours de François Hollande sur la patrie, sur l’unité des Français.

  Le PCF, fidèle à ses valeurs, fidèle aux idées de gauche, prendra plusieurs initiatives d’ampleur pour offrir un avenir aux générations futures, à tous les Français, sans distinction.

  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

  Paris, le 31 décembre 2015.
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Après les régionales - Pierre Laurent invité de RTL le 16 déc. 2015
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Régionales : Déclaration de Pierre Laurent
Les résultats du second tour des élections régionales sont marqués par le sursaut de mobilisation des électrices et des électeurs, avec près de 9 % de participation supplémentaire.
Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce ser...
Lire la suite - 13-12-2015

Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce sera un atout dans la bataille à venir pour faire reculer les idées du Front national dans le pays. Car le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer : les scores atteints par le FN sont dramatiques et alarmants, un très grand nombre de conseillers régionaux du Front national sont élus, et dans deux grandes régions, PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie, il n’y a plus de conseillers régionaux de gauche pour les combattre et soutenir les politiques publiques en faveur des besoins des gens.

La droite remporterait ce soir sept des treize grandes régions, soit un peu moins que ne le laissaient craindre les résultats du premier tour, mais toutes sont des conquêtes puisque la gauche gérait toutes ces régions à l’exception de l’Alsace dans le Grand Est. Dans ces régions s’annoncent des reculs pour les services publics, les politiques sociales, d’éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance ont ce soir de nouveaux alliés dans ces régions, alors que c’est là qu’il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s’annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d’une République solidaire et fraternelle.

La gauche remporterait cinq régions.

Compte tenu des résultats du premier tour et du retrait des listes socialistes de deux régions, les communistes et le Front de gauche n’obtiennent ce soir des élus que dans cinq régions, : Ile de France, Normandie, Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, Corse et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour le Front de Gauche, pour le PCF il s’agit d’un revers électoral important.

Les nationalistes remportent pour leur part la région Corse. Ces deux tours d’élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n’est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L’impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est urgent de sortir de l’austérité et dogmes du libéralisme. Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique. Les communistes entendent mener de front le combat contre la droite et l’extrême-droite et la construction d’un nouveau projet progressiste nourrit d’actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

En remerciant les communistes de leur engagement, je les appelle à se réunir pour tirer les leçons de cette bataille très difficile, à aller à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... Nous n’oublions pas nos résultats insuffisants au premier tour. Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. La direction nationale du PCF prendra toutes les initiatives pour favoriser ce débat. Se tiendront plusieurs réunions importantes dès la semaine prochaine. En janvier, le PCF lancera la préparation de notre Congrès. Trop de pauvreté, trop d’inégalités, trop de concurrence …. aux femmes et aux hommes qui convaincus que la société doit évoluer autrement, je les appelle à rejoindre notre parti pour agir ensemble. Sans attendre prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d’actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d’espoir pour le pays.
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Discours de Pierre Laurent - Créteil - 9 décembre 2015
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Soutien aux 5 d’Air France - Intervention de Pierre LAURENT
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Fusion des hôpitaux de Nemours, Montereau et Fontainebleau
Question au gouvernement par le sénateur communiste Michel Billout
Compte rendu intégral des débats. Mardi 1er Décembre 2015. Séance des questions au gouvernement

M. le président. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1281, adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.
M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, ...
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M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, aucune alternative en matière de restructuration n’ont été présentées, que ce soit aux instances de concertation ou au grand public.

Cette fusion arrive, de fait, au terme d’un processus d’affaiblissement de ces trois établissements hospitaliers, étalé sur une période d’une dizaine d’années. Ainsi, entre 2004 et 2014, l’hôpital de Fontainebleau a perdu près de 10 % de ses effectifs. L’activité chirurgicale y a été réduite de 22,64 %, le nombre de lits de chirurgie de 25 %. Le choix de ne pas recruter de spécialistes dans les disciplines déficitaires a induit une baisse de la fréquentation et une augmentation du taux de fuite, lequel a atteint, en 2013, 64,3 % à Fontainebleau et 92,4 % à Nemours, dans les secteurs de la médecine, de la chirurgie et de l’obstétrique.

L’hôpital de Nemours a également perdu ses activités chirurgicales, soit un service de soixante lits. C’est l’équivalent de 1 462 journées d’hospitalisation par an qui ont ainsi disparu. Par ailleurs, à Fontainebleau et à Montereau, 131 postes d’aide-soignant ont été supprimés en dix ans.

Après ces années de destruction d’activité, le projet de fusion prévoit de reformer un hôpital complet, à partir d’établissements affaiblis, au lieu de remédier aux difficultés de chacun d’entre eux. Pourtant, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, l’IGAS, daté de 2012 et intitulé « Fusions et regroupements hospitaliers, quel bilan pour les quinze dernières années ? », relève que les fusions de plusieurs établissements mal portants sont particulièrement problématiques. L’IGAS a ainsi démontré que la fusion n’était pas le levier le plus approprié pour redresser la situation financière d’un établissement de santé en déficit.

Je crains donc que cette fusion-ci ne se justifie que dans le cadre du plan d’économies de 3 milliards d’euros prévu pour les hôpitaux d’ici à 2017.

Madame la secrétaire d’État, pouvez-vous nous dire quelles projections financières et études d’impact ont été conduites en vue de garantir que cette fusion répond bien à la nécessité de développer un service public hospitalier de qualité et de proximité pour les Seine-et-Marnais, en particulier pour les habitants du sud du département ?

Ces études me paraissent d’autant plus indispensables que le rapport de l’IGAS souligne que les fusions, comme les restructurations hospitalières en général, ne font pas, hélas, l’objet d’un suivi de la part du ministère.

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État.

Mme Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes. Monsieur le sénateur, vous avez raison de rappeler les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur les fusions et les regroupements hospitaliers, qui, s’il n’exclut pas l’intérêt des rapprochements entre établissements, souligne bien les limites d’une approche trop uniforme ou trop complexe.

En effet, chaque situation doit être analysée dans son contexte territorial. Comme vous le rappelez, l’affaiblissement des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau a des causes connues : pendant trop longtemps, ces établissements ont travaillé chacun de leur côté, indépendamment les uns des autres.

Cet isolement a progressivement engendré la fragilisation de ces structures et est à l’origine des difficultés pour recruter des médecins dans certaines spécialités. De plus, des niveaux d’activité souvent insuffisants ont dégradé la situation financière de ces établissements.

Partant de ce constat, la conclusion s’est imposée que l’on ne peut pas traiter les difficultés de chacun des établissements séparément.

Dès lors, un travail considérable a été mené par les équipes pour élaborer les axes d’un projet médical partagé et susciter une évolution des organisations qui garantisse l’accès à une offre de proximité de bonne qualité.

C’est avec cet objectif qu’une direction commune a été mise en place en 2013. La trajectoire des trois établissements montre que ce projet porte ses fruits, car il a permis de consolider l’offre hospitalière publique sur ce territoire du sud du département.

La fusion des trois établissements et la création d’un établissement hospitalier multi-sites respectant les implantations actuelles doivent donc se comprendre comme l’aboutissement de ce long processus, fruit de la mobilisation conjointe des équipes.

M. le président. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, les équipes de direction de ces établissements ont sans doute mené un travail considérable, mais il est contesté par presque tous les personnels hospitaliers de ces trois entités. Vous n’évoquez pas, en outre, l’existence de véritables études d’impact ou d’autres scénarios.
Vous me donnez raison à propos du rapport de l’IGAS, mais je ne vois pas quelles leçons tirées de ce rapport ont été appliquées à ce territoire. Nous n’avons strictement aucune garantie, aujourd’hui, que la fusion de ces trois hôpitaux leur permettra de retrouver une santé financière suffisante pour surmonter les grandes difficultés qu’ils connaissent.
Le secteur hospitalier public est très concurrentiel, avec l’hôpital de Corbeil ou celui de Melun, actuellement en construction. Aussi l’inquiétude est-elle réelle quant à l’avenir des trois établissements appelés à fusionner. Je regrette que la réflexion ne puisse s’appuyer sur des études d’impact un tant soit peu sérieuses.
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Message de Pierre LAURENT - Élections régionales 2015
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Pierre Laurent : "Nécessité de protéger notre sécurité et nos libertés publiques" - 24-11-2015
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André Chassaigne « Le caractère extrêmement grave de la situation »
entretien réalisé par 
Adrien Rouchaleou Lundi, 23 Novembre, 2015 L’Humanité
Pour André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, l’état d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences ».

Quelles ont été les motivations de votre vote en faveur du projet de loi ?

André Chassaigne D...
Lire la suite - 23-11-2015

Pour André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, l’état d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences ».

Quelles ont été les motivations de votre vote en faveur du projet de loi ?

André Chassaigne D’abord, nous avons pris en compte le caractère extrêmement grave de la situation avec toujours en tête que ce type d’attentats extrêmement meurtriers pouvait se reproduire. Nous avons pensé que des mesures exceptionnelles étaient justifiées parce qu’il s’agissait de mettre tout en œuvre pour arrêter les meurtriers, mais aussi démanteler les réseaux. Nous avons abordé ce débat avec la volonté chevillée au corps d’offrir la meilleure des sécurités à nos concitoyens, sans mettre en péril les libertés auxquelles ils sont, et nous sommes, tant attachés. C’est l’attente forte des populations que nous représentons. Dans les contacts que les députés ont, notamment dans leur circonscription, ils font part d’une exigence très forte de tout mettre en œuvre pour que les citoyens puissent voir leur sécurité garantie.

Enfin, notre décision s’est appuyée sur le texte lui-même. Même si les choses ont été faites dans l’urgence, nous nous sommes livrés à une étude approfondie du projet de loi, qui se place dans l’État de droit. Nous avons considéré que les mesures qui étaient proposées donnaient une garantie face à la question primordiale des libertés individuelles.

Bien sûr, nous avons tout à fait conscience que, même dans un cadre légal, l’état d’urgence restreint inévitablement certaines libertés. Mais, en l’occurrence, nous avons considéré que les garde-fous étaient présents dans ce projet de loi, notamment par sa limitation dans le temps (trois mois au maximum) et des garanties juridictionnelles, avec des voies de recours devant le juge administratif.

Dans le texte que nous avons voté, les voies de recours sont supérieures à celles qui figuraient dans la loi de 1955. Le juge des référés administratifs peut se prononcer rapidement et annuler des mesures prises.

Nous avons pris connaissance bien évidemment des appréciations des associations. Elles sont dans leur rôle et font fort justement part de leurs inquiétudes, notamment sur les libertés fondamentales. Mais ces prises de position portaient davantage sur la révision constitutionnelle que sur la prorogation de l’état d’urgence. Et nous l’avons dit et redit, ce que nous avons voté sur l’état d’urgence n’anticipe en aucun cas un vote similaire sur la révision constitutionnelle.

  Le texte présenté mercredi par le gouvernement a évolué en séance par le biais d’amendements, certains provenant de la droite. Cela a-t-il modifié votre état d’esprit sur le texte.

André Chassaigne Il y a d’abord eu un changement positif. Une avancée que nous avons saluée concernant le contrôle parlementaire. La commission des Lois a établi un contrôle parlementaire, nous y reviendrons. C’est vrai que nous aurions pu aller plus loin et être plus exigeants dans un débat qui n’aurait pas été conduit dans l’urgence, avec la nécessité d’un vote conforme du Sénat.

Le texte a aussi durci les conditions d’assignation à résidence par une forme d’escalade sécuritaire, le gouvernement cédant sur certains points à la droite. Nous avons exprimé et réitérons nos inquiétudes sur ces évolutions.

Quant aux risques de dérapage, ils sont dans la définition même de ceux qui doivent être assignés à résidence, ainsi que dans la multiplication des perquisitions, effectuées parfois dans la démesure et la violence. C’est pour cela que nous sommes si attachés à un contrôle strict.

Être attentif à tout ce qui touche aux libertés, c’est dans notre ADN. Apporter notre soutien à la prorogation de l’état d’urgence, ce n’est pas quelque chose que l’on fait spontanément. Ce soutien a été décidé collectivement par l’ensemble des parlementaires du Front de gauche. Il a exigé de prendre en compte l’importance des enjeux et sans aucun doute du courage politique. Si nous n’avons pas considéré que les dispositions retenues étaient des atteintes démesurées aux libertés, c’est parce qu’elles sont limitées dans le temps, circonscrites dans un périmètre précis et contrôlées par le Parlement.

  Le contrôle parlementaire prévu grâce à un amendement de la commission vous semble-t-il suffisant pour écarter tous risques d’abus ?

André Chassaigne En séance, le rapporteur de la commission des Lois a précisé ce que pourrait être ce contrôle : un rapport hebdomadaire sur la mise en œuvre de l’état d’urgence devant les commissions concernées de l’Assemblée nationale et du Sénat. À nous maintenant d’avoir suffisamment d’exigence pour que le rapport hebdomadaire ne soit pas qu’un ersatz de rapport, mais soit véritablement précis. Que l’on nous présente bien toutes les actions qui ont été menées dans le cadre de l’état d’urgence et leurs motivations. Les députés du Front de gauche seront en première ligne pour exercer cette mission de contrôle.

Mais nous appelons aussi à une vigilance citoyenne pour qu’il y ait des lanceurs d’alerte. Il faut que nous puissions être saisis si des citoyens constatent des abus. Nous ne devons pas en rester aux seuls comptes rendus du ministre de l’Intérieur. Pour conclure, je tiens à rappeler, comme nous l’avons dit dans notre intervention, que l’état d’urgence n’est qu’une réponse partielle à une situation qui dépasse nos frontières. D’autres urgences existent, notamment assécher les ressources de Daech et prendre pour cela, en France comme à l’international, les mesures nécessaires. Il faut également que l’intervention en Syrie soit désormais conduite sous l’égide de l’ONU, dans le cadre d’une coalition internationale qui soit la plus large possible. Enfin, et c’est au cœur de nos combats parlementaires, la priorité est aussi d’apporter dans notre politique nationale des réponses dans le domaine de l’éducation, de l’emploi et de tout ce qui touche au vivre-ensemble. 
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Attentats du 13 novembre :
déclaration du PCF

Protéger la population, la République et les libertés fondamentales
Faire prévaloir une logique de paix, de solidarité et de progrès
Les attentats qui ont frappé la France vendredi soir sont les plus graves actions terroristes à ce jour sur notre territoire
faisant 129 morts et 352 blessés. Nous en ressentons tous une profonde douleur et une infinie tristesse. Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et nous voulons affirmer notre soutien à toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette effroyable nuit, à toutes celles et tous ceux qui ont pe...
Lire la suite - 17-11-2015

faisant 129 morts et 352 blessés. Nous en ressentons tous une profonde douleur et une infinie tristesse. Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et nous voulons affirmer notre soutien à toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette effroyable nuit, à toutes celles et tous ceux qui ont perdu un proche, un ami, ou qui accompagnent l’un des leurs dans le combat contre la mort. Nous saluons l’action exemplaire des personnels des services publics de secours, santé, sécurité civile, police et agents de l’État et des collectivités territoriales.

C’est chacun d’entre nous, c’est toute l’humanité que les assassins ont frappée à Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

À Beyrouth la veille, 12 novembre, à Ankara, le 10 octobre dernier, mais aussi à Sousse en mars, les assassins commandités et commandés par Daesh ont frappé dans des quartiers populaires, très fréquentés, des lieux d’échange, de détente, de loisirs, de sport et de culture, en cherchant à faire le plus de victimes possible ; partout la jeunesse a été prise pour première cible.

Ils veulent instaurer un climat permanent de terreur, de haine, de division et de violence – et ceux qui adoptent un langage de guerre pour leur répondre les confortent.

Protéger la population et protéger la République et la démocratie

La sûreté de toutes et de tous doit être une priorité et doit être assurée, et ce indissociablement avec la protection des libertés et des droits fondamentaux qui fondent notre République. Sacrifier une part de liberté serait de fait une victoire pour les terroristes de Daesh. En effet, pour Daesh, les actions terroristes sur notre territoire visent à mettre la société française en contradiction avec ses valeurs démocratiques et à créer au sein de celle-ci une situation de chaos. C’est ce qu’on appelle la «stratégie de la tension» propre au terrorisme. L’objectif des actions terroristes de Daesh n’est pas la recherche d’une victoire militaire en France, mais celui de la déstabilisation politique d’une société par la terreur et l’effroi.

Nous récusons la notion «d’ennemi de l’intérieur» qui renvoie aux pires heures de notre histoire. C’est toute la population de notre pays qui a été touchée et qui, unie, exprime aujourd’hui son hommage aux victimes. Et c’est toute la population sans aucune discrimination d’origines, de culture, d’appartenance politique, philosophique ou religieuse, qui doit être également protégée et jouir pleinement de la paix civile.

Nous avons approuvé la proclamation de l’État d’urgence aux premières heures des attentats du 13 novembre mais c’est à l’aune des principes de protection de la population, de la République et des libertés fondamentales que le PCF se prononcera sur sa prolongation qui devra de toutes les façons être soumise au contrôle parlementaire régulier. Quoi qu’il en soit, cette situation qui comporte une part de restriction des libertés publiques ne peut être que très temporairement acceptée.

Inventer le concept douteux de «terrorisme de guerre» afin d’y opposer un «régime constitutionnel d’état de crise » créé de toutes pièces pour réformer la Constitution, comme l’a annoncé ce 16 novembre le Président de la République, est d’une gravité extrême, et ne peut que conforter Daesh dans sa volonté de semer la mort et la terreur. Il ne peut être question ni de tomber dans le piège tendu par Daesh, ni de laisser le champ libre à ceux qui pourraient tirer prétexte des innommables événements de vendredi afin de réduire les libertés et les droits.

À cet égard la surenchère belliciste, sécuritaire et identitaire de la droite et du FN avec en particulier son ignoble affiche (« Choisissez votre banlieue ») collée sur les murs d’Île-de-France ne peut être que dénoncée et combattue avec la plus grande fermeté. Cette affiche, comme la scandaleuse manifestation factieuse de Pontivy, aurait dû être interdite pour trouble à l’ordre public. Le gouvernement ne peut laisser faire.

Pour nous communistes, pas d’équivoque : toute forme de stigmatisation ou de suspicion dans notre pays à l’égard des musulmans doit être condamnée avec fermeté et détermination. Toute agression physique ou verbale raciste et xénophobe ne peut être considérée que comme une agression contre tout le peuple français.

Nous n’acceptons pas que l’on fasse des réfugiés en France et en Europe, les boucs émissaires du terrorisme alors qu’ils ont été les premières victimes de Daesh, du régime syrien et de la guerre en général. Cette amalgame odieux, porté par la droite et l’extrême droite, est non seulement faux, mais dangereux. Le droit d’asile doit être pleinement respecté en France et en Europe.

Plutôt que de nouvelles lois ou d’actions de communication politique, la protection de toute la population sur notre sol demande avant tout des moyens matériels et humains pour la justice, la police, la sécurité civile, la santé, les services de renseignement et une défense opérationnelle du territoire national. Toutes choses qui, avec l’ensemble des budgets publics, ont été sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

Une évaluation parlementaire des politiques et des moyens de lutte contre le terrorisme est nécessaire à commencer par la loi renseignement votée dernièrement et dénoncée à la fois par les spécialistes du renseignement et les associations de défense des droits et des libertés.

Les mesures de lutte contre le terrorisme ne peuvent être du seul ressort de l’exécutif, elles doivent être strictement encadrées par la justice et faire l’objet d’un contrôle parlementaire tous les 15 jours. La République pour tous : une réponse progressiste à la menace terroriste de division de la société française

La véritable riposte durable à l’agression terroriste de Daesh est celle de la résistance du peuple français dans son unité et sa diversité. Elle est de dire collectivement : « Vous nous frappez mais votre action est vouée à l’échec : vous ne nous abattrez pas, vous ne ferez que conforter notre unité autour de notre aspiration à la paix et des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre République et notre démocratie ».

Cette authentique unité nationale populaire ne peut se construire que si notre pays affronte toutes les inégalités, discriminations, dominations, racismes et injustices qui le rongent de l’intérieur. Quand un nombre significatif de jeunes Français intègre les rangs du djihad et qu’ils basculent ainsi dans l’abject, la société française ne peut pas ne pas s’interroger sur le monde de violence, de guerre et de chaos dans lequel nous vivons, et sur l’état de notre société où trop de jeunes ne trouvent pas leur place, une société qui ne fait plus sens pour eux, où la valeur ultime est devenue l’argent, et qui sécrète et glorifie les pires violences. Lorsque Manuel Valls, premier ministre, parle d’ « apartheid social », il acte l’abandon de pans entiers de la population. Nous sommes au contraire partisans de plus de République, de plus de services publics, de politiques culturelle, éducative, sportive ambitieuses. La société française a besoin de se construire autour d’une espérance collective libératrice et de combats émancipateurs.

Dans les conditions exceptionnelles créées depuis les attentats, comment vont se tenir les élections régionales de décembre ? Si le maintien du scrutin est un acte d’affirmation démocratique alors il est indispensable que des mesures exceptionnelles elles aussi permettent l’exercice du libre choix des électeurs en garantissant le pluralisme, l’égalité des listes et la participation au scrutin soient prises. Les médias, en particulier les chaînes de service public, peuvent et doivent jouer un grand rôle pour cela : des modifications profondes dans l’organisation de la campagne électorale doivent être apportées. Il n’est pas normal ni admissible qu’à l’issue de la rencontre à l’Élysée et de la séance du Parlement réuni en Congrès les 15 et 16 novembre, les déclarations du secrétaire national du PCF et des présidents de groupe aient été purement et simplement censurées.

Ce scrutin sera de fait le premier rendez-vous politique national où notre peuple pourra s’exprimer depuis le 13 novembre.

Il est d’abord important qu’il y ait une participation maximum car cela sera aussi un acte de résistance politique et démocratique de masse à la terreur.

Il s’agira d’exprimer des choix politiques : la priorité à la justice sociale, la démocratie réelle, le développement et l’humanisation des services publics, en s’unissant contre l’austérité, la loi de l’argent, la misère sociale et culturelle. Nos candidats et nos listes sont les seuls à porter des politiques de création d’emplois et de relance industrielle, de développement de tous les services publics, de rénovation thermique et de constructions de logements...

Il s’agira aussi de s’opposer à des politiques qui veulent encore plus diviser notre peuple, mettre les individus et les territoires en concurrence, et stigmatiser une partie d’entre nous.

Les listes des candidats PCF et Front de gauche entendent défendre de véritables choix de gauche afin de se saisir des politiques régionales comme des leviers démocratiques pour améliorer concrètement la vie de nos concitoyens, de redonner du sens à la politique et de reconquérir des pouvoirs sur nos vies.

Tout ce qui fera société, tout ce qui remettra de l’humain au coeur des rapports sociaux, fera reculer la violence.

Le PCF appelle l’ensemble de ces militants, dans des conditions exceptionnelles et certes difficiles, à reprendre la campagne électorale dans la dignité et avec la volonté de participer à l’effort de mobilisation citoyenne.

Nous voulons, nous devons, résister à la logique de guerre

Construire une société du bien commun constitue le rempart le plus efficace contre la violence et le chaos nés de la crise systémique du capitalisme et de ses contradictions. Les méthodes para-militaires employées par ces mercenaires d’un nouveau genre, galvanisés par l’obscurantisme, ne doivent pas nous abuser sur la nature des problèmes que nous affrontons, que le monde, les peuples affrontent. Tous ceux qui, dans notre pays, parlent maintenant de « France en guerre sur son propre territoire » prennent de très lourdes responsabilités.

L’objectif recherché par Daesh est celui d’un engagement plus important de la France et des « Occidentaux » sur le terrain militaire au Proche-Orient, en Syrie et en Irak particulièrement. Cette implication militaire occidentale, dont on connaît les résultats puisqu’elle est une des causes principales de l’effondrement de l’Irak ou de la déstabilisation de la Libye, conforte Daesh sur le plan stratégique et idéologique. Sa stratégie de « guerre à tout prix » consiste notamment à polariser la situation en marginalisant les forces démocratiques et progressistes d’Irak et de Syrie et en se plaçant au centre du jeu comme seule alternative aux ambitions des puissances internationales sur la région.

Riposter à la violence terroriste par la seule voie militaire et sans stratégie politique visant le retour de la paix et le développement de toute la région serait une erreur grave et permettrait à Daesh d’atteindre ses buts de guerre : la conquête de territoires et de richesses, et le contrôle de populations pour former son califat bâti sur les ruines de l’Irak et de la Syrie. Car Daesh a un projet politique pour cette région du monde.

Promoteur et artisan de la logique de « guerre des civilisations », Daesh tend un piège à la société française, aux peuples du Proche et Moyen-Orient – qui est, lui, le théâtre de la guerre – et aux peuples du monde.

Notre pays, notre peuple ont la possibilité et les ressources de ne pas tomber dans ce piège. Nous avons ensemble la capacité de refuser ce terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France, et les guerres qui ravagent le Proche et le Moyen-Orient et lui servent de justification.

Le PCF solidaire des peuples en lutte du Proche et Moyen-Orient et d’Afrique

Notre solidarité va aux réfugiés et aux migrants auquel la France et les pays d’Europe doivent hospitalité et asile. Notre solidarité va aux forces démocratiques syriennes, irakiennes, aux populations des cantons du Rojava et les forces kurdes des YPG qui sont les premières à affronter Daesh sur le terrain militaire ; notre solidarité va aux populations Yézidis d’Irak, aux Libanais, aux Tunisiens, aux Afghans, aux Libyens et Érythréens : à tous les peuples qui subissent la violence de Daesh et des groupes djihadistes. Notre solidarité va au peuple palestinien dont les grandes puissances occidentales et le gouvernement de B. Netanyahou ont décidé de faire le sacrifice.

Nous voulons amplifier notre action de solidarité avec toutes les forces démocratiques et progressistes de ces pays qui luttent pour la paix et la défense des intérêts de leurs peuples, mais aussi pour un Proche et Moyen-Orient et une Afrique libérés des dominations, de l’exploitation et de l’oppression. Si les Kurdes du Rojava, au Kurdistan syrien, sont si violemment aux prises avec Daesh sur le terrain militaire c’est qu’ils défendent pour leur pays, la Syrie, comme pour la région, un projet de société démocratique, d’égalité, laïc, pluriculturel, écologique et d’émancipation sociale et humaine qui est l’exact opposé du projet politique de Daesh et des islamistes, comme des régimes autoritaires et des théocraties. Notre place est aux côtés de ces forces d’émancipation.

Pour sortir du chaos, il faut agir sur plusieurs plans en même temps mais toujours mobilisé autour d’un objectif : que la logique de paix prenne le pas sur celle de la guerre.

Il est possible de stopper la guerre en Irak et en Syrie

Cela nécessite de la part de la France, de tirer les leçons du passé et de reconsidérer avec sérieux les choix qui ont été les siens en matière de politique extérieure dans le Proche et le Moyen-Orient, et en Afrique, depuis des dizaines d’années. En choisissant de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN, de prioriser les opérations militaires pour devenir, aujourd’hui, le pays le plus interventionniste, d’opter pour un langage de guerre au détriment d’une action politique, diplomatique et de coopération visant la paix et le développement de la région, la France a contribué au chaos que vivent les peuples du Proche et du Moyen-Orient qui, sous la pression des grandes puissances (états-unienne, européennes ou russe), n’auraient le choix qu’entre des régimes dictatoriaux ou la soumission à des entrepreneurs de violence et des brutes obscurantistes.

C’est à un changement complet de paradigme auquel il faut s’atteler, et des choix nouveaux peuvent être faits aujourd’hui.

La France doit prendre des initiatives pour contribuer à un effort multilatéral et international pour permettre aux peuples de la région de reprendre le contrôle de leurs ressources et richesses, de reconstruire leurs États, en visant l’instauration d’États de droit et la démocratie, et le respect de leurs souverainetés. Il en va de l’intérêt de tous les peuples du monde.

L’ONU doit être replacée au centre des initiatives diplomatiques et politiques. C’est actuellement le cas à la conférence de Vienne sur la transition en Syrie. La France doit être résolue à ce que débouchent des solutions politiques incluant tous les pays de la région autour d’un objectif commun : il est nécessaire de travailler dès aujourd’hui à créer les conditions d’un cadre régional de coopération et de sécurité collective visant la paix par de grands projets de développement et d’infrastructures au bénéfice des peuples et pays de la région. C’est le rôle de la France que d’y contribuer.

À court terme, stopper les sources de la violence disséminée impose de mettre un terme à la guerre en Syrie et en Irak par une action simultanée sur trois registres : militaire, diplomatique et économique – aucun des trois ne va sans l’autre.

  • Sur le plan militaire, il s’agit, sous égide de l’ONU, par une mobilisation multilatérale internationale d’appuyer toutes les forces régionales unies dans l’objectif commun de vaincre Daesh en apportant un appui aux forces syriennes et irakiennes démocratiques, parmi lesquels les Kurdes syriens du PYD, qui combattent Daesh et les groupes djihadistes. Il faut assécher les ressources pétrolières, réseaux de clientèle de Daesh et des groupes djihadistes, les priver de leurs soutiens financiers, militaires et humains.
  • Sur le plan diplomatique, cela implique qu’il faut dès aujourd’hui permettre à la Syrie, à l’Irak, de préparer dès maintenant leur avenir, la reconstruction de leurs États et la cohésion de leur société, leur développement. La réussite des discussions de Vienne est déterminante et la France doit agir dans cet objectif.
  • Sur le plan économique, cela implique de travailler dès aujourd’hui aux actions qui doivent permettre de répondre aux immenses besoins sociaux, humains et économiques des peuples de la région. Aucune perspective ne peut s’ouvrir dans cette région comme ailleurs dans le monde si les relations économiques et commerciales sont fondées sur des accords de libre échange qui privent les peuples de leurs richesses et de leurs ressources au profit de multi ou transnationales qui promeuvent la domination de la mondialisation par le capitalisme financiarisé.
Notre pays doit prendre la tête d’un mouvement de désarmement multilatéral, cesser de contribuer au commerce des armes et, à l’image de l’accord sur le nucléaire iranien, œuvrer à l’éradication complète des armes nucléaires et de destruction massive.

La France doit retrouver son indépendance en matière de politique étrangère et de défense nationale pour promouvoir une culture de la paix.

Le PCF, ses élus et ses militants sont mobilisés pour faire vivre ce combat primordial pour la liberté, l’égalité, la fraternité et la paix, et contre la violence et la haine.
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Pierre Laurent invité d'I-Télé le 17 novembre
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Attentats Paris - Discours d'Éliane Assassi au Congrès réuni à Versailles
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Attentats Paris - Discours d'André Chassaigne au Congrès réuni à Versailles
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15 novembre 2015 - Réaction de Pierre LAURENT
Réaction de Pierre LAURENT suite à la rencontre avec François HOLLANDE, Président de la République...
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Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l’égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)
Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.
Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces ...
Lire la suite - 14-11-2015

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s’est immédiatement manifestée.

Moins d’un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d’urgence vient d’être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J’appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l’émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d’espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

  Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,
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Le PCF mobilisé en soutien aux salariés contre la vente du secteur Purina (accessoires animaliers).


Franck Sureau, candidat aux régionales sur la liste du Front de Gauche, Marianne Margaté, conseillère départementale, Daniel Guichard, secrétaire départemental du PCF, Alain Janvier, Stéphane Berthin secrétaire de la section locale du PCF étaient ce matin devant le siège de Nestle à Noisiel, en soutien aux salariés mobilisés contre la vente du secteur Purina (accessoires animaliers).
Tracts de l'intersyndicale et de la CGT
60 emplois sont menacés a Nemours alors que ce site a touché 2,5 M€ de CICE en 2014 et Nestlé 25 M€. Après MitryChem, Air France, la casse de l’emploi sur fonds publics continue en Seine et Marne !!...

AVEC VOUS, PIERRE LAURENT CLÉMENTINE AUTAIN & ÉRIC COQUEREL - ÉLECTION RÉGIONALE 6 DÉCEMBRE 2015 - Île-de-France - nos vies d’abord !
ÉGALITÉ ÉCOLOGIE DIGNITÉ CITOYENNETÉ
LE 6 DÉCEMBRE
Nous sommes candidats à l’élection régionale pour faire entendre une autre voix que celle de l’argent et des profits.
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Canal Coquelicot - Conférence de presse - présentation de la liste Front de Gauche 77 à l’élection régionale IDF - Nos vies d’abord - lundi 2 novembre
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Julie Morel, la colère sociale au cœur des régionales
Forte d’une expérience de lutte emblématique de la colère sociale qui grandit en France, Julie Morel, agent d’escale et syndicaliste chez Air France, est tête de la liste « Nos vies d’abord » dans le Val-d’Oise.
C’est au cœur d’un conflit devenu emblématique au sein de sa compagnie aérienne que Julie Morel, agent au sol d’Air France à Roissy-Charles-de-Gaulle, a décidé de prolonger son combat dans le champ politique. Comme une vingtaine de salariés en lutte de toute la région, elle sera candi...
Lire la suite - 29-10-2015

C’est au cœur d’un conflit devenu emblématique au sein de sa compagnie aérienne que Julie Morel, agent au sol d’Air France à Roissy-Charles-de-Gaulle, a décidé de prolonger son combat dans le champ politique. Comme une vingtaine de salariés en lutte de toute la région, elle sera candidate sur la liste soutenue par le Front de gauche « Île-de-France, nos vies d’abord », conduite par Pierre Laurent (PCF) dans le cadre d’un trio avec Clémentine Autain (Ensemble) et Éric Coquerel (Parti de gauche), pour les élections régionales des 6 et 13 décembre. Elle prendra même la tête de la campagne dans le département où elle travaille, le Val-d’Oise. « Si je peux porter un message, c’est celui de l’importance de la participation des salariés. Pour moi, il n’est pas nécessaire d’être un professionnel de la politique pour savoir de quoi les gens ont besoin. Chaque décision prise au niveau politique a forcément des conséquences sur notre quotidien », explique-t-elle d’emblée.

Et les conséquences d’une politique « dans la continuité de celle de Sarkozy », Julie a une petite idée de ce que ça donne. Car les restructurations chez Air France ne datent pas d’hier, d’où le « ras-le-bol » et la « colère » d’aujourd’hui. Embauchée par la compagnie en 2001, elle a connu le plan dit Transform 2015 : « Le leitmotiv de la direction, c’était l’équité. Retroussons-nous les manches tous ensemble, ils disaient », se rappelle-t-elle. Une équité qui, évidemment, est restée dans les mots : « Pendant que le PDG a augmenté de 25 % sa part variable, les salariés, eux, ont fait les efforts. »

Julie, qui est agent d’escale, a travaillé depuis lors trente minutes de plus par jour sans que son salaire n’augmente. Il y a les difficultés que ça engendre dans le quotidien : « En région parisienne, une demi-heure de plus, ça peut foutre en l’air toute une organisation familiale, pour gérer la crèche, l’école, c’est compliqué… » Et puis il y a le cœur du métier remis en cause : « On ne nous donne plus les moyens d’offrir aux passagers ce à quoi ils ont droit. Cela crée des tensions avec eux et aussi entre collègues, parce qu’avec des journées plus longues et moins de personnel, on n’a même plus deux minutes. » Une situation qu’elle combat, depuis les dernières élections professionnelles, comme élue CGT au comité central d’entreprise (CCE).

Alors, son « message » dans cette campagne est clairement « anti-austérité ». Expérience professionnelle à la clé. « Air France est le premier employeur privé de la région, un emploi dans la compagnie, ce sont cinq emplois induits. Les milliers de suppressions de postes supplémentaires, après les 15 000 déjà mises en œuvre ces quatre dernières années, sont très violentes pour toute l’Île-de-France », estime-t-elle. Or, pour elle, les bons choix n’ont pas été faits : « Air France a bénéficié en 2014 de 57 millions d’euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), 40 millions en 2013. Cet argent public a servi à financer la casse sociale, les plans de départs volontaires. Ça n’est plus possible. » Surtout que, malgré les résultats positifs qu’affiche désormais la compagnie, les salariés continuent de trinquer.

Si, du CCE du 5 octobre, beaucoup gardent l’image d’une chemise déchirée, c’est celle de Manuel Valls apportant le lendemain son soutien à la direction sans un mot ni pour les salariés, ni pour les annonces de suppressions d’emplois, qui a marqué la syndicaliste.

« La continuité d’un engagement personnel »

Dans ce contexte, sa candidature est un « symbole fort », estime Pierre Laurent. Mais elle est aussi « la continuité d’un engagement personnel », insiste Julie, qui commence en 2011 à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) où elle habite. « Je suis maman de deux enfants, je me suis battue contre la fermeture des Rased, de classes dans leur école qu’on a occupée la nuit, se souvient-elle. C’est un combat que j’ai porté avec mes tripes pour l’avenir de mes enfants. » Et c’est là son premier pas en politique. « À cette occasion, j’ai rencontré des élus avec qui j’ai noué des liens. Des élus de proximité. Comme tous les parents mobilisés, Madame la maire (la communiste Corinne Dupont, à cette époque – NDLR) venait devant l’école à 7 heures du matin distribuer des tracts… » Une attitude qui correspond à l’idée qu’elle se fait de la nécessité pour les élus « d’être ancrés dans la réalité ». Aux municipales suivantes, quand on lui demande si elle veut participer à la campagne « Ensemble pour Mitry-Mory », elle accepte d’être candidate : « C’est une liste qui défendait les valeurs auxquelles je crois, qui se battait pour la sauvegarde du service public, aux côtés des jeunes comme des anciens… » Pour les mêmes raisons, elle adhère dans la foulée au PCF : « Pour moi, c’était logique », dit-elle.

Cette fois encore, à l’occasion des élections régionales, c’est « tout naturellement » aux côtés d’un Front de gauche qui s’est mobilisé avec les salariés tout au long de l’année qu’elle inscrit sa candidature, avec une conviction : « Si on s’attarde un peu plus sur l’humain, on peut changer le futur. »
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Nestlé veut vendre son site Purina Nemours
L’intersyndicale et les salariés, conscients et déterminés appellent à manifester une nouvelle fois contre ce projet à partir du 28 octobre devant le siège de Nestlé Noisiel.
Tracts de l'intersyndicale et de la CGT
L’air du temps est aux projets de cession dans le Sud Seine-et-Marne. Après Henkel, un des leaders mondiaux dans les domaines des détergents et entretien de la maison, beauté et technologies adhésives, qui a annoncé en juillet vouloir vendre son site de Saint-Pierre-lès-Nemours, c’est au t...
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Régionales : Le PCF appelle tous les communistes à amplifier la campagne
DÉCLARATION DU Comité exécutif du PCF
Réuni le 21 septembre, le Comité exécutif national du PCF appelle tous les communistes du pays à amplifier leur engagement dans la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Comme l’a souligné Pierre Laurent lors de la fête de l’Humanité, ces élections auront une gra...
Lire la suite - 21-09-2015

Réuni le 21 septembre, le Comité exécutif national du PCF appelle tous les communistes du pays à amplifier leur engagement dans la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Comme l’a souligné Pierre Laurent lors de la fête de l’Humanité, ces élections auront une grande importance pour l’avenir des régions aux pouvoirs renforcés, et pour l’avenir politique du pays, au moment où le gouvernement Valls-Macron intensifie son offensive contre les droits du travail.  

Les objectifs fixés par le Conseil national de juin sont plus actuels que jamais. Nous voulons écarter le risque grandissant d’une victoire généralisée de la droite et de l’extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons, d’un même mouvement, contribuer à l’élection de majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d’austérité et les faisant concrètement reculer. Il y a beaucoup à perdre si nous ne menons pas la bataille. Il y a beaucoup à gagner si nous la menons : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays.  

Ces objectifs sont à nos yeux indissociables. Ils seront rendus possibles à la condition que des listes du Front de gauche, associées au maximum de citoyens et de forces partout où c’est possible, réalisent des percées significatives au premier tour, et marquent de leur empreinte les fusions auxquelles les listes de gauche devront procéder entre les deux tours pour l’emporter.  

Les possibilités de réaliser de telles percées sont réelles, mais il ne doit y avoir de temps perdu. C’est donc une campagne active et rassembleuse des communistes et du Front de gauche qui est maintenant urgente.  

La victoire face à la droite et à l’extrême-droite, la mobilisation et le rassemblement du peuple de gauche ne passent pas par le référendum artificiel imaginé par Jean-Christophe Cambadélis pour éviter le débat sur le contenu des politiques régionales et nationale. Elles passent par l’unité populaire la plus large possible pour que l’argent, dans les régions, serve à répondre aux besoins populaires et que reculent les politiques d’austérité qui les entravent. Nous voulons aussi réorienter l’argent des régions pour permettre les politiques de gauche en direction des quartiers populaires et des villes et villages en difficultés. Le bon résultat de nos listes est le meilleur chemin vers l’unité qui battra la droite et l’extrême-droite.  

Le CEN invite les communistes, leurs directions départementales et régionales à intensifier leurs efforts dans les jours qui viennent pour que toutes les listes dans lesquelles nous nous engageons soient au plus tard en ordre de bataille et présentées publiquement dans la semaine du 5 octobre. D’ici là, les orientations, les choix d’alliance, l’architecture des listes doivent être partout arrêtés, en organisant les consultations nécessaires des communistes.  

Dans toutes les régions, à l’exception de deux où le PG a choisi un accord séparé derrière EELV et où les communistes continuent à bâtir une liste du Front de gauche la plus large possible, les forces du Front de gauche travaillent à finaliser des listes communes. Dans plusieurs régions, des accords entre le Front de gauche et EELV sont en discussion, et dans deux régions, PACA et Midi Pyrénées Languedoc Roussillon, en voie d’être finalisés. Dans d’autres régions, le MRC est partie prenante.  

Dans tous les cas de figure, là où des blocages persistent, nous appelons les communistes à travailler à les lever, en veillant au respect de tous les partenaires et à la place des communistes dans ces listes. Partout, une grande attention doit être portée à l’implication citoyenne dans ces listes.  

Nous avons une grande ambition. Partout nous voulons gagner des élus et contribuer à diriger des régions pour être utiles aux populations, faire barrage à l’austérité, mettre l’argent au service de la formation, de l’emploi, de la réponse aux besoins sociaux. Nous voulons faire de ces élections une étape dans la construction d’un mouvement majoritaire pour sortir de l’austérité et mener des politiques de progrès. Le pays en a besoin. C’est possible, c’est urgent : ne perdons plus de temps !  

L’objectif est maintenant d’être en campagne le plus vite possible, le plus rassemblés possibles, le plus à l’offensive possible.  

Comité exécutif du PCF,
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élection municipale de Bussy-Saint-Georges - 27 septembre 2015
journal de Canal Coquelicot du jeudi 17 septembre
le programme des candidats;

retrouvez le programme de la liste "une gauche unie pour Bussy" conduite par Stéphane Berthin
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Fête de l’Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent
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BULLETIN INFO FEDE

Tirer Force et Cohérence de l’apport de tous les communistes

Projet de base commune
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6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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