LES ACTU SUIVANTES


Rassemblement à l’appel de la CGT77 devant le Conseil départemental et la préfecture de Seine-et-Marne
La Fédération du Parti communiste français est solidaire des agents du département en lutte et des élus du groupe communiste et républicain, Marianne Margaté, conseillère départementale PCF et Bernard Corneille ...
...lesquels se défendent contre la baisse des budgets départementaux alloués aux solidarités, à l’aménagement du territoire et des budgets nationiaux (santé, handicap, retraites...) et pour préserver et développer l’emploi. Les services publics et le statut des fonctionnaires sont des enjeux...
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APL : le gouvernement confirme ses attaques contre les bailleurs sociaux (Ian Brossat)
Le Gouvernement multiplie les mesures comptables destinées à faire les poches des bailleurs sociaux.

En effet, si la mobilisation du secteur devrait permettre d’obtenir un étalement sur trois ans, la coupe budgétaire catastrophique de 1,5 milliards d’euros imposée au monde du logement social est confirmée par le secrétaire d’État Julien Denormandie. « Les APL dans le secteur HLM baisseront bien progressivement au cours des trois prochaines années avec une réduction de 1,5 milliard en 2020 ».
Pour atteindre cette somme, après avoir fait voter une augmentation de la contribution à la CGLLS (Caisse de garantie du logement locatif social), une nouvelle attaque est prévue : l’augmentation de la TVA sur le logement social de 5,5 % à 10 %. Ainsi, le gouvernement baisse les prélèvements sur...
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élu-es (Sylvie Fuchs, conseillère régionale; Marianne Margaté, conseillère départementale; Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, Christine Ginguéné et Edith Boclet, conseillères municipales de Villeparisis) militants et associatifs (Coralie Jobelin de Chelles citoyenne; Victor Barras de Courtry Citoyenne) réunis pour demander la levée du secret défense autour du démantèlement du fort de Vaujour et contre l’extension de l’enfouissement des déchets sur ce site.

Un taux anormalement élevé de cancers se concentre autour du fort.
Fort de Vaujours
pour la vérité et la transparence

Le Fort de Vaujours, ancienne fortification militaire, a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l’armée Française.

Pendant des...
Lire la suite - 03-12-2017

Fort de Vaujours
pour la vérité et la transparence

Le Fort de Vaujours, ancienne fortification militaire, a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l’armée Française.

Pendant des années, le CEA a pratiqué sur le site des essais nucléaires dits sous-critiques (ou tirs “froids”). Ces tirs consistaient à l’explosion de bombes atomiques factices construites autour de sphères d’uranium 238. Ces tirs ont été réalisés à l’air libre aussi bien qu’en salles de tirs.

Les débris et éclats d’uranium causés par les explosions à l’air libre étaient projetés bien au delà de l’emprise du fort. Lors des gros tirs, certains débris ont été retrouvés par le CEA à plus d’un kilomètre du fort.

Lors des explosions en casemates de tir, les éclats d’uranium et autres déchets étaient évacués à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds de plusieurs dizaines de mètres. 14 de ces puits ont été recensés sur le site.

Une dépollution sur seulement 0,22% de la surface du fort fut réalisée par l’Etat français : une campagne d’assainissement très limitée compte tenu des coûts astronomiques qu’impliquent ce genre de travaux.

Pour preuve de l’insuffisance des campagnes de dépollution de l’époque, en mai 2011, une mesure de radioactivité, 33 fois supérieure à la norme, a été relevée dans l’enceinte du fort de Vaujours sur un point chaud détecté par la CRIIRAD en 2001.

L’intersyndicale, les collectifs de défense et les militants politiques obtiennent gain de cause au conseil de surveillance du centre hospitalier Sud 77.

Avec les syndicats, nous, militants communistes, réclamons notamment l’arrêt des réorganisations des services qui entraînent la fermeture de lits et l’accès au parking du site de Fontainebleau en exclusivité aux agents hospitaliers durant la durée des travaux.

Assez de souffrance des personnels hospitaliers !

Assez de renoncements aux soins et à la santé !

Suite au conseil national de la résistance(CNR) le lendemain de la seconde guerre mondiale de 1945, la sécurité sociale a été financée dans un pays dévasté par la guerre, en quasi ruines ; et on veut nous faire croire, alors que la France est la 5ème puissance économique mondiale, la 5ème plus ric...
Lire la suite - 01-12-2017

Suite au conseil national de la résistance(CNR) le lendemain de la seconde guerre mondiale de 1945, la sécurité sociale a été financée dans un pays dévasté par la guerre, en quasi ruines ; et on veut nous faire croire, alors que la France est la 5ème puissance économique mondiale, la 5ème plus riche, qu’elle ne serait plus capable de financer la sécurité sociale.

Projets Macron :

- Fermeture des urgences Fontainebleau - Nemours - Montereau
- Plan d’austérité pour 2018 moins de 3 milliards pour la protection sociale, ce qui pousse à favoriser l’ambulatoire, provoquant une baisse des lits en France (moins 16.000 pour les 2 dernières années et moins 22.000 pour l’avenir dont 239 pour les 3 sites Sud Seine et Marne)
- Dans la suite des gouvernements précédents Chirac , Sarkozy et Hollande ; Macron organise le trou de la sécurité sociale en baissant les cotisations patronales, moins 45 milliards, alors que le déficit de la sécurité sociale n’est que de 5,2 milliards en 2017.

Où va l’argent ?

Conséquence :

- Remplacement de la cotisation sociale par la contribution sociale générale (CSG) . On remplace le principe de solidarité ( je cotise selon mes moyens et je perçois selon les besoins) par un principe assurantiel (je reçois en fonction de ma contribution).
- La CSG (c’est un impôt) doit augmenter de 1,7% et rapporter 22 Milliards d’euros payés par les citoyens contre une baisse des cotisations sociales de 18 milliards. Cela coûte donc, en plus, aux citoyens la différence de 4 milliards, soit environ le montants de la suppression de l’impôts de solidarité sur la fortune (ISF).

Propositions du PCF :

Priorité à la prévention : développer le maillage hôpital / centre de santé avec les autres structures des soins existants CCAS, écoles, crèches ...
- Obligation du tiers payant
- Donner les moyens nécessaires aux 8 hôpitaux de Seine et Marne d’être des hôpitaux de plein exercice
- Empêcher le gouvernement d’étatiser le fonctionnement de la sécurité sociale.
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Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, est embastillé par Israël depuis 100 jours, en vertu d'un ordre de détention administrative

Entretien exclusif avec Salah Hamouri dans l'Humanité.

"Vous êtes notre espoir et les porte-voix de notre résistance"
Extrait:

"Il est primordial de dénoncer ce que les autorités israeliennes font aux Palestiniens et, en particulier, aux enfants qui sont trop nombreux à connaitre les prisons de l'occupant. Il s'agit là d'un véritable projet pour casser l'enfance palestinienne"

Quelques jours après l'a...
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Nestlé à Noisiel : Question écrite au gouvernement de Pierre Laurent au Sénat
Pourquoi ce qui était vrai à l’installation de Nestlé ne l’est plus en 2017 ?

Des investissements récents, un équilibre territorial et des emplois à préserver
M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le devenir des 1 300 salariés du siège Nestlé France et du site de l’ancienne Chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne.

La direction de l’entreprise Nestlé France a ann...
Lire la suite - 30-11-2017

M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le devenir des 1 300 salariés du siège Nestlé France et du site de l’ancienne Chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne.

La direction de l’entreprise Nestlé France a annoncé son déménagement de Noisiel pour fin 2019. Elle dit vouloir regrouper ses sept sièges sociaux français et ses 2 500 salariés sur un site unique situé entre Issy-les-Moulineaux et la Porte de Versailles et a fait connaître son intention de vendre le site de Noisiel.

Nombre de salariés et leurs représentants du site de Noisiel expriment de fortes inquiétudes, en lien avec ce déménagement, sur le maintien de l’emploi d’autant que, selon eux, la direction entame des démarches en vue de repérer dores et déjà des postes qu’elle pense pouvoir supprimer. En outre, en transférant les postes de travail de 1 300 salariés à l’autre bout de l’Île-de-France, elle rendrait beaucoup plus difficile l’équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle de nombre d’entre eux.

Les élus de proximité estiment que ce déménagement serait synonyme d’interrogations et d’inquiétudes tant en matière d’emploi, qu’en termes d’attractivité de ce territoire dans le cadre de la mise en place du Grand Paris, quel qu’en soit le périmètre. Ils estiment également que ce site classé situé à proximité immédiate de futurs aménagements olympiques mérite une attention particulière en vue de préserver l’originalité, l’histoire et l’unité de ce site et ont interpellé les pouvoirs publics à ce sujet. Leurs craintes et interrogations portent également sur d’éventuelles opérations immobilières concernant l’actuel terrain de la chocolaterie et ce, en liaison avec la mise en place du Grand Paris et des Jeux olympiques.

Outre le fait que l’activité industrielle en Seine-et-Marne ne cesse de chuter ces dernières années, il est à noter également que le groupe Nestlé a touché ces dernières années des dizaines de millions d’euros d’aides publiques sous la forme d’un crédit d’impôt recherche (CIR) et de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). L’État ne peut donc se désintéresser de ce qui s’y passe.

Par conséquent, il lui demande ce qu’il compte entreprendre en vue de favoriser, au siège de Nestlé France notamment, un dialogue social avec les personnels qui participerait à un projet industriel cohérent tant du point de vue de l’intérêt général que de l’équilibre territorial et qui aurait également pour objectif la préservation de l’emploi
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violences sexuelles et sexistes
la société doit changer


Plus de 300 000 femmes ont eu le courage de déclarer avoir été victimes de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol. Pour certaines, c’est un conjoint, un membre de la famille, un ami. Pour beaucoup, il s’agit également de harcèlement sexuel au travail dont 20 % des femmes aujourd’hui sont victimes.
C’est particulièrement grave, car nous savons pertinemment que ce chiffre est en deçà de la réalité. Les femmes sont plus précarisées que les hommes et les réformes du gouvernement Macron, en supprimant les protections des travailleur.se.s, vont aggraver leur situation. I...
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BUDGET 2018
Avec ce budget ce sont les Français, les travailleurs, les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités, nos services publics, nos communes qui vont trinquer. Quand vous donnez un euro d’un côté, vous en reprenez aussitôt deux de l’autre !
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Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018
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--> lire les Résultats de la consultation

Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017
Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée ...
Lire la suite - 18-11-2017

Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée nationale du parti, réunissant à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF, à l’issue d’une période de deux mois de consultation de plus de 13.000 militants.  


  Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017  


Réuni·e·s le 18 novembre 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, nous sommes plus de 900 animatrices et animateurs de sections locales du PCF. Cette Assemblée nationale fait suite à une première et intense période de consultation des communistes. Au terme de ces travaux, l’Assemblée adopte les dispositions suivantes.

A - Nous appelons l’ensemble des communistes à intensifier, dans tous les domaines, la contestation de la politique du  pouvoir Macron, et à construire dans les luttes les bases d’une politique alternative.

La politique du nouveau pouvoir est tout entière construite au service de la finance et des plus riches.
Elle se révèle aux yeux de la majorité des Français·es brutale, autoritaire, inégalitaire.

La colère grandit et des mobilisations nombreuses et importantes sont déjà engagées : contre les ordonnances cassant le code du travail ; contre des choix budgétaires au service des riches et de la finance ; contre les gâchis du capital et le scandale de l’évasion fiscale ; contre la casse du logement social et de la Sécurité sociale ; pour des politiques publiques résorbant les inégalités sociales et territoriales ; contre le démantèlement de grands atouts industriels comme Alstom ; contre l’austérité qui asphyxie les communes et les services publics ; contre les violences faites aux femmes ; pour un accueil digne des migrant·e·s ; pour des choix écologiques à la hauteur des dangers encourus par la planète…

Nous sommes engagé·e·s dans ces luttes et soutenons activement les mobilisations syndicales, sociales, associatives, d’élu·e·s locaux·ales en cours dans tout le pays. Nous voulons les nourrir utilement de propositions alternatives s’inscrivant dans notre visée communiste, car c’est d’une autre logique dont notre pays a besoin. Nous pouvons nous appuyer sur le travail de nos élu·e·s, des groupes parlementaires (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Nous décidons d’amplifier nos campagnes contre le coût du capital, pour une autre utilisation des richesses et à faire des États généraux du progrès social, le 3 février prochain à Paris, un carrefour de convergences de toutes ces luttes. Il s’agirait d’une première étape de la construction d’une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement.

B - Au-delà, nous voulons repenser l’action et les ambitions du Parti communiste pour être à la hauteur d’une période politique troublée et totalement inédite, d’une période où le monde a besoin d’une profonde révolution des rapports sociaux pour ouvrir de nouveaux chemins de justice et d’émancipation.

  Nous décidons d’engager toutes nos énergies dans la préparation d’un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d’espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d’aujourd’hui a besoin. Nous voulons le faire à partir du bilan lucide de notre action de ces dernières années et d’une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017.

Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l’intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler l’avenir de cette belle idée du commun.
Nous nous donnons le temps et la méthode nécessaires pour cela, en prenant sans attendre les décisions d’actions nécessaires.

*

Dans une première phase – décembre 2017 à fin mai 2018 – nous ouvrons quatre grands thèmes de travail et d’action sur la base d’un bilan de la période écoulée :
  • les luttes et le combat communiste ;
  • notre démarche de transformation et de rassemblement ;
  • les transformations de notre parti ;
  • les élections européennes.

1 - Les luttes et le combat communiste

Il s’agit d’avancer concrètement dans l’élaboration d’un projet communiste du 21e siècle en l’alimentant de la mise en action  de nos grands axes de bataille avec la construction :
  • d’États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris ;
  • Alstom, pour une nouvelle industrialisation ;
  • d’Assises communistes pour l’écologie que nous tiendrons en mai ;
  • d’une campagne nationale pour les communes et l’égalité des territoires dans la République, la démocratie (Appel de Grigny ; rencontres Niemeyer du 29 janvier, colloque sur la réforme constitutionnelle le 5 mars…) ;
  • d’une campagne nationale pour les droits des femmes et contre les violences.


Et, enfin, de toutes nos actions déjà lancées :
  • les 3es États généraux du numérique les 9 et 10 mars ;
  • notre convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 29 et 30 septembre ;
  • la lutte pour la paix en vue des prochaines mobilisations nationales du 22 septembre et du centenaire de la Première Guerre mondiale ;
  • nos actions de solidarité concrète ;
  • la lutte contre le racisme avec une journée d’étude au printemps ;


2 - Notre démarche de transformation et de rassemblement dans la société française  Il s’agit de produire :
  • un document d’analyse sur l’état de la société française d’aujourd’hui notamment les conditions de la lutte des classes ;
  • une proposition d’orientation de notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d’un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle.


3 - Les transformations du Parti

Il s’agit de définir l’organisation que nous devons être et les transformations concrètes pour y parvenir ; parmi ces questions, citons au moins :
  • le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité ;
  • les nouveaux modèles d’organisation dont nous avons besoin ;
  • notre politique de formation ;
  • notre communication ;
  • la conception et le rôle de nos directions.


4 - Les élections européennes

Il s’agit de définir le sens de notre campagne en 2019 et le type de listes que nous voulons construire.

Ce travail pourrait déboucher sur un Conseil national élargi, tenu les 24 et 25 mars, prenant de premières décisions d’orientation et faisant des propositions, notamment un calendrier d’élaboration et de validation de nos listes (in fine par le Conseil national). Il faudra tenir compte des modifications du mode de scrutin envisagées par le gouvernement. 

  *

C - Méthode de travail

Ces quatre thématiques devront, chacune, rassembler dans plusieurs chantiers des milliers de communistes. Les chantiers seront ouverts à tou·te·s les adhérent·e·s qui le désirent. Ils s’ouvriront également aux contributions extérieures. Chacun·e disposera de l’outil numérique mis en place par le Conseil national. 

Pour chaque thématique, une équipe d’animation nationale veillera au travail collectif et sera chargée de faire – avant fin mai – un bilan du travail, des actions menées et des propositions pour l’avenir du Parti. Toutes ces réflexions nourriront l’élaboration de la base commune. 

L’adoption du projet de base commune aura lieu les 2 et 3 juin lors d’un Conseil national élargi aux animateurs·trices des ateliers.

L’adoption de la base commune déclenchera la phase statutaire de la préparation du Congrès :
  • dépôt des bases communes alternatives éventuelles jusqu’au 6 juillet ;
  • mise a disposition des communistes de tous les textes présentés ;
  • vote sur le choix de la base commune les 4, 5 et 6 octobre ;
  • congrès locaux et départementaux du 15 octobre au 15 novembre.


Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018.  

L’Assemblée du 18 novembre mandate le Conseil national du 1er décembre, pour mettre en place le dispositif d’animation et les commissions statutaires (commissions de transparence des débats, des candidatures et du texte). Les outils d’animation numériques du site du Congrès seront prêts à fonctionner le 4 décembre.
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Ne pas accepter la mise sous tutelle de nos communes
APPEL DE L’ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains) AUX MAIRES DE FRANCE
Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 e...
Lire la suite - 17-11-2017

Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 et 2017, près de 11 milliards d’euros ont été ainsi soustraits arbitrairement et brutalement à l’ensemble de nos collectivités.

Contraints par la loi à l’équilibre de nos budgets et soucieux d’éviter à nos collectivités la mise sous tutelle étatique, nous – élus locaux – avons procédé, en responsabilité et en conscience, à des choix draconiens

: Réorganisation des services publics, reports de projets d’investissements, diminution des périmètres de nos politiques publiques, baisse de subventions, réduction de la masse salariale… nous avons actionné l’ensemble des leviers dont nous disposions comme maires avec le souci de maintenir un service public de qualité pour nos concitoyens.

Nous n’avons pas seulement participé au redressement des comptes publics. Nous en avons été les principaux acteurs. En trois ans, de 2013 à 2016, la baisse du déficit de l’État est, pour 85 %, le fruit des efforts que les collectivités locales, dont nos communes, ont fournis. Aujourd’hui, le Président de la République exige des élus locaux qu’ils réalisent dans les cinq années à venir, 13 nouveaux milliards d’euros d’économie.

En moins de 10 ans, ce serait près de 25 milliards d’euros dont nos services publics locaux se verraient privés. Ces annonces condamnent nos collectivités locales à une mort par asphyxie budgétaire. Cette fois, pas de réduction brutale des baisses de dotations mais un tour de bonneteau qui fait reposer la promesse du maintien des dotations de l’Etat sur la capacité de nos collectivités à réduire elles-mêmes leurs dépenses de fonctionnement.

Moins de dépenses de fonctionnement, c’est inévitablement moins de services publics pour nos populations, moins de subventions pour nos associations, moins de culture, de santé, de sport et de vie sur nos territoires.

Nous, maires et élus des territoires de la République, refusons de nous faire hara-kiri et de faire payer à nos concitoyens les choix budgétaires du Gouvernement.

Le Président de la République appelle de ses voeux un « pacte girondin » entre l’État et les collectivités, glosant sur des libertés nouvelles auxquelles aucun d’entre nous ne pourra en réalité prétendre, tant la contrainte budgétaire sera insupportable.

Les contrats proposés aux 319 principales collectivités locales de France s’apparentent dès lors à une mise sous tutelle.

La seule liberté promise serait celle du contrat ; un contrat passé individuellement entre les collectivités et les préfets, lesquels, nous dit-on, disposeront d’un « pouvoir d’appréciation », porte ouverte sur tous les arbitraires et rupture de l’égalité républicaine entre nos territoires.

Nous – Maires de France – dénonçons un retour en arrière sans précédent sur les lois de décentralisation et une attaque en règle contre les libertés des communes, des départements et des régions qui depuis la loi du 2 mars 1982 avaient vu supprimé le contrôle administratif du représentant de l’État pour le remplacer par un contrôle juridictionnel et un contrôle budgétaire spécifique.

Les collectivités locales ne sont pas des services déconcentrés de l’État. Conformément à l’article 72 de la Constitution, « elles s’administrent librement et bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement ».

La situation nouvelle qui se dessine doit nous appeler à une immense vigilance, qui dans les faits, nous conduira à poser une Question prioritaire de constitutionnalité sur le projet présidentiel à l’endroit des collectivités territoriales.

Creusets démocratiques de notre République, nos communes ne peuvent pas être réduites à l’état de variables d’ajustement. Nous avons été élus par nos concitoyens pour défendre et faire valoir leurs droits et les intérêts de leurs territoires et ceux, bien pensés, de la Nation. Nous nous y attachons et continuerons à le faire tout au long de nos mandats.

Considérant que les contrats proposés contreviennent aux dispositions de la Constitution sur la libre administration des collectivités locales,

Considérant qu’ils constituent une rupture dans l’Égalité entre nos territoires.

Considérant qu’ils menacent l’avenir de nos services publics locaux et, partant, de la cohésion de la République française. En conséquence de quoi, Monsieur le Président de la République, nous ne signerons pas ces contrats en l’état.

Nous affirmons notre opposition résolue à toutes ces dispositions et notre volonté de protéger nos collectivités de la mise sous tutelle étatique et nous vous demandons de recevoir notre délégation avant la conférence des territoires qui se tiendra mi-décembre pour rouvrir un dialogue sur des bases plus justes et plus équitables avec nos territoires.
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Révolution - 4 novembre 2017
discours de Pierre Laurent
Chers amis, chers camarades,

En plein conflit mondial, il y a cent ans, le 20ème siècle s’est ouvert par une immense promesse : la Révolution d’Octobre.
Une révolution qui revendique « le pain, la paix, la dignité », dans une Russie tsariste en pleine décrépitude, qui tente de faire triompher l’appropriation sociale des travailleurs dans un monde capitaliste et impérialiste en pleine expansion et en pleine guerre.


Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhs...
Lire la suite - 04-11-2017



Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhsh, Frédéric Genevée, Corentin Lahu, Marie-Pierre Boursier, l’ensemble des camarades bénévoles du PCF, etc... qui, par leur présence et leur engagement ont assuré le succès de ce mois d’initiatives.
Ces 3 semaines autour de la Révolution russe de 1917 ont permis de réévaluer ce moment de l’histoire et de l’aventure révolutionnaire  humaine. Elles nous conduisent depuis deux jours à réfléchir à l’actualité de l’idée de révolution aujourd’hui, pour mieux repenser les chemins de nouvelles révolutions. 
On appelle souvent révolution en politique des moments d’accélération, de précipitation de l’histoire.  Ces trois semaines de réflexion nous auront aussi servi à prendre conscience des temps longs dans lesquels elles s’inscrivent.  

Les journées d’octobre 1917 en Russie, ou celles de juillet 1789 en France, cristallisent  des processus profonds, au cours desquelles se renforce et s’exprime la conscience  populaire et politique de la nécessité de bouleverser  les rapports sociaux.    

Nous vivons une telle période, où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.  

C’est pourquoi, pour nous communistes et révolutionnaires du 21ème siècle, ces 3 semaines furent aussi une invitation à réinventer, dans les conditions et les rapports de force d’aujourd’hui, les transformations révolutionnaires dont la France, mais aussi notre monde ont besoin.
Le capitalisme mondialisé est à la fois hyper puissant et dominateur, mais désormais miné par des contradictions dont l’ampleur le rende incapable d’assurer l’avenir et même à terme la survie de l’Humanité.   

La révolution russe, son accélération en octobre 1917, ne nait pas de rien ; elle n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle plonge ses racines dans le développement du mouvement ouvrier et de la pensée de Marx, tout au long du 19ème siècle et dans celle de Lénine au début du 20ème.  

Pour retrouver la portée qu’elle eut en France et en Europe, il faut entendre les âpres luttes de classes du 19ème siècle, les révoltes ouvrières si durement réprimées. Il faut entendre la révolte des canuts à Lyon, leur chanson « c’est nous les canuts, nous sommes tout nus... ».
Il faut entendre  les prolétaires français partant « à l’assaut du ciel » selon la formule de Marx, à deux pas d’ici, avec la Commune de Paris. 
72 jours d’héroïsme éblouissants .
72 jours conclus par la semaine sanglante avec l’écrasement de la Commune et près de 10 000 morts. 
Dix semaines dont les révolutionnaires de toute l’Europe tireront beaucoup de leçons.
Pour entendre 1917, il faut avoir en tête Fourmies, ce 1er Mai 1891, sa manifestation pacifique pour demander la journée de 8 heures et la réponse implacable de la bourgeoisie qui voit là une insupportable atteinte à sa domination rapace, jusqu’à tuer de nombreux manifestants dont le plus jeune avait 11 ans et le plus âgé 30.
C’est dans ce monde-là que surgit 1917, dans ce monde où la machine de guerre des rivalités impérialistes se déploie à toute force, indifférente à la boucherie humaine qu’elle déchaîne, broyant les hommes et la nature et où, en 3 ans, plus de deux millions d’hommes trouvent la mort sur le seul Front oriental. 
Face à ce système, l’idée socialiste que Balzac, déjà, avant Marx, nommait « communisme », progresse. Mais  nulle part, à l’échelle nationale, elle  ne parvient à l’emporter depuis la glorieuse mais si cruellement éphémère Commune de Paris.

  Et surgit 1917. 
En février, le peuple russe balaie le tricentenaire tsariste et, en octobre, en quelques jours, il fait basculer l’histoire du monde.

  « La cause pour laquelle le peuple a lutté : proposition immédiate de paix démocratique, abolition du droit de propriété sur la terre des propriétaires fonciers, contrôle ouvrier de la production, création d’un gouvernement des Soviets, cette cause est assurée » dira le Comité Révolutionnaire   dans sa déclaration du 25 octobre à 10 heures.
Dès le 26, c’est le Décret sur la paix face à la boucherie impérialiste de la Première Guerre mondiale .  

Puis le 27, un projet de règlement sur le contrôle ouvrier qui donne aux ouvriers la maîtrise de l’entreprise.  La révolution s’étend dès lors tous azimuts. 
Elle ébranle jusqu’au tréfonds les logiques impérialistes d’asservissement des peuples et, par là même, les fondements du colonialisme comme instrument de domination des plus grandes puissances.
Le décret sur la paix est plus clair que jamais : 
« Si une nation est maintenue par la force dans les frontières d’un État donné, si, malgré le désir exprimé de sa part [...], on ne lui accorde pas le droit de trancher par un vote libre, sans la moindre contrainte, après l’évacuation totale de l’armée de la nation à laquelle elle est rattachée [...] la question des formes de son existence politique, alors son rattachement est une annexion, c’est-à-dire une conquête et un acte de violence » 
Et bientôt, librement, la Finlande devient indépendante. Faut-il rappeler qu’au même moment, on razziait dans l’Empire français pour envoyer en première ligne les troupes coloniales ?
La Révolution d’Octobre, parce qu’elle touche au cœur du capital, parce qu’elle s’attaque en même temps à mille dimensions de l’aliénation et de l’exploitation, doit, dès sa naissance, faire face à une lutte des classes internationale féroce. 
Tout est fait pour écraser ce spectre rouge qui hante l’Europe, annoncé par le « Manifeste du parti communiste » de Marx et Engels et qui cherche alors les voies de son incarnation mondiale dans le chaos de la guerre mondiale et d’un capitalisme éruptif.
Comment Octobre, malgré la propagande de guerre, aurait-il pu, dès lors, échouer à trouver le large écho mondial qu’il rencontra effectivement ?

  Comment Marcel Cachin, directeur de L’Humanité, qui avait 2 ans au moment de l’écrasement de la Commune et 22 au moment de Fourmies, pouvait-il ne pas applaudir devant la jeune République des Soviets défrichant des territoires nouveaux dans l’histoire de l’humanité ? 
Comment ne pas soutenir de toutes ses forces la promesse généreuse et fougueuse de ce « pays adolescent » pour citer Maïakovski ? 
Ce pays qui semble donner des contours de chair à ce qui n’était qu’une sorte de rêve...
Bien sûr, aujourd’hui nous connaissons la suite, la logique de guerre imposée par les forces impérialistes coalisées, les tentatives de réforme de la Nouvelle Politique Economique (NEP) pour sortir de la crise et de la famine, la mort de Lénine, les promesses non  abouties et puis, malgré l’essor économique, le processus émancipateur qui s’enlise dans un système contre- révolutionnaire, répressif, dictatorial et inhumain : le stalinisme. 

C’est le paradoxe du grand souffle de 1917.  Il aura généré des processus révolutionnaires et anti-colonialistes qui auront balayé tout le siècle.
Il placera encore  l’Union Soviétique, pourtant déjà saignée par les purges staliniennes, à la tête de la lutte contre le nazisme, prolongeant un temps son prestige de la libération.
Mais il aura inexorablement  dégénéré vers un système stalinien monstrueux dont l’URSS ne se relèvera finalement jamais.

  Nous n’oublions rien de cette histoire, ni le souffle de 1917, ni la puissance irrésistible d’un peuple qui décide de prendre en mains son destin ; ni l’impasse d’un système qui nie le pouvoir démocratique de ce peuple.
Pour nous, communistes français,  la leçon a été longue et douloureuse à tirer. Mais elle est tirée définitivement.  

Il n’y a pas de processus révolutionnaire abouti sans un développement ininterrompu de la démocratie, dans tous les domaines. Aussi âpre soit le chemin, la démocratie, l’action et la maîtrise consciente du processus politique par le peuple n’est pas négociable .
  C’est la condition de la réussite.
Là est un fondement et une condition de notre projet politique.  

En 1973, Georges Marchais (dont une exposition, qui succédera à celle-ci et sera inaugurée le 27 novembre,  rappellera l’apport  qui fut le sien, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition),  publia un essai, « Le Défi démocratique » qui agira ensuite telle une onde de choc pour le PCF. 

  Ce défi démocratique était lancé, expliquait-il, tout à la fois à la société et au Parti communiste.
  Il s’agissait de trouver une réponse neuve à une situation elle-même inédite, celle d’une crise globale et durable qui ne faisait que commencer. 

  Sa conviction était que cette réponse serait un progrès continu de la démocratie. La démocratie comme but et comme moyen de la révolution.

  Cette réponse, nous la faisons nôtre aujourd’hui, avec une force renouvelée.

  Nous la faisons nôtre dans l’échange et le travail commun avec chacune et chacun de ceux qui ne se résignent pas à un monde et à une société de plus en plus injustes et inégaux, avec chacune et chacun de ceux qui veulent décider de leur propre destin  pour que les solutions à ce monde en crise soient imaginées, construites, réalisées par eux, dans le partage et la démocratie.

  Oui, nous l’affirmons plus fort que jamais :
Nous ne combattrons jusqu’à la racine ce système capitaliste, où les richesses et les pouvoirs sont concentrés comme jamais.  Nous ne le dépasserons pour une nouvelle logique de développement humain que si la démocratisation, la diffusion et l’extension des pouvoirs dans les mains du plus grand nombre est continue, que si se substituent aux logiques actuelles une utilisation solidaire et partagée des immenses richesses créées aujourd’hui par le travail et les savoirs.
Le capitalisme n’étendra plus les droits humains.
Il tente chaque jour désormais de les restreindre pour perpétuer sa domination. 

  L’émancipation humaine sera désormais indissociablement sociale, féministe, démocratique, écologiste et pacifiste.
Tel est donc notre cap : l’extension continue et planétaire des droits humains par la démocratie, pour le progrès social solidaire, l’avenir écologique, la liberté féministe, le refus de tout racisme, pour la maîtrise partagée des richesses et des savoirs et le droit à la paix.

  Le 21ème siècle est le siècle qui, le premier, va se confronter, à l’échelle de la planète toute entière, à la question du post-capitalisme. 

  Le système capitaliste s’est mondialisé et a acquis, à la fin du 20ème siècle, une hégémonie politique provisoire. 

  Mais on sent bien qu’il se montre de plus en plus incapable de répondre aux nombreux défis contemporains, qu’il s’agisse de la justice et de l’égalité dans la mondialisation, des enjeux écologiques, de la nécessité d’un usage collaboratif du numérique ou encore de la qualité  du travail avec des salariés qui sont de plus en plus formés grâce au progrès de l’éducation.  
Le système capitaliste mondialisé n’est plus capable de porter les promesses d’épanouissement et d’émancipation humaine.  Le monde craque et le monde souffre. Il est entravé, dans ses développements, par les logiques  de la rentabilité financière à outrance et par l’exacerbation de la concurrence alors qu’il faudrait développer la coopération et le partage. 
L’heure est venue d’œuvrer concrètement au dépassement de ce système.
A l’heure du réchauffement climatique et des dégradations environnementales menaçant l’espèce humaine tout entière, qui ne voit que le capitalisme freine avec toute son énergie les révolutions écologiques nécessaires, comme l’atteste encore ces jours-ci l’affaire du glyphosate ?

  A l’heure de la prolifération du terrorisme, né dans les plaies de la guerre, des inégalités, des prédations néo-coloniales, qui ose nommer la racine du mal, ce monde déréglementé, brutal, foncièrement inégal ?

  A l’heure des trafics en tous genres, touchant tous les continents, qui est prêt à s’attaquer aux spéculations  et spoliations financières qui nourrissent ces trafics au lieu de permettre le développement de l’humanité ? 
Qui est décidé à s’attaquer à la privatisation des richesses du travail humain par le système bancaire et financier, aux 80 milliards d’€uros d’évasion fiscale soustraits à la France, aux 1 000 milliards d’€uros soustraits de l’UE (3 fois le budget de la France !), aux  14 000 milliards d’€uros (près de 50 fois le budget de la France, la 6e puissance mondiale !) qui grenouillent dans les paradis fiscaux ?
Cette terrible contradiction entre des possibilités inouïes de répondre aux besoins humains et un monde tiré en arrière par la rapacité des multinationales et l’obésité de la finance génère désormais un chaos et une instabilité politiques chroniques.
Les crises politiques frappent, presque successivement, tous les pays d’Europe, comme on l’on voit dernièrement en Espagne, avec aussi un sinistre retour au premier plan des extrêmes droites, notamment en Allemagne avec l’entrée au Bundestag des néo-nazis.
   
  Ceux qui tiennent le manche l’ont bien compris, à commencer par le Président Macron qui n’a pas intitulé par hasard son livre de campagne « Révolution », et parle à propos de l’Europe d’une nécessaire « refondation ».

  Les tenants de la classe possédante savent que le statu quo est impossible. 
Mais leur révolution, c’est celle du Guépard de Visconti : « il faut que quelque chose change pour que tout continue comme avant ».
En réalité, nous vivons bien le temps des révolutions.
Les savoirs explosent, la productivité du travail est exponentielle et la révolution numérique bouleverse la donne.
L’ordre ancien craque car il paraît fou de n’utiliser ces immenses potentiels qu’au service d’une minorité mondiale de plus en plus restreinte mais de plus en plus indécemment riche et puissante.

  Enfermé dans les logiques capitalistes, le monde, avec les immenses pouvoirs que donnent à ceux qui les détiennent les possibilités créatrices du 21ème siècle, devient dangereux.  

Tout appelle à de nouveaux rapports sociaux et c’est cette révolution contre laquelle les tenants du système capitaliste s’arc-boutent.

  La révolution, les révolutions deviennent dès lors l’objet d’une bataille d’idées intense et renouvelée. 
Macron et les siens en ont conscience. Les révolutions, leur sens, se gagnent dans les têtes, dans la conscience politique de tout un chacun. 

  Cette conscience, ils la travaillent, là aussi avec une puissance médiatique qui a changé d’échelle. Ils essaient de la modeler pour leurs propres objectifs. Il leur faut imposer à tout prix l’idée que l’organisation normale de toute société suppose « des premiers de cordée » et  l’immense masse des autres, « ceux qui ne sont rien » qui sont donc destinés à suivre les premiers.

  Mais Monsieur Macron, qui étaient les premiers de cordée dans la Russie de septembre 1917 ? 
Qui d’autres, sinon les oligarques tsaristes, les propriétaires des terres qui exploitaient les moujiks !
Karl Marx, dans cette extraordinaire anticipation, avait une fois de plus vu juste :
« Le capital [...] est en fait, dans son mouvement pratique, aussi peu déterminé par la perspective d’un pourrissement futur de l’humanité [...] que par l’éventuelle chute de la Terre sur le soleil. Dans toute escroquerie financière, chaque actionnaire sait que la tempête arrivera un jour, mais chacun espère qu’elle tombera sur la tête de son voisin après que lui-même aura recueilli la pluie d’or et l’aura mise en sécurité. Après moi, le déluge : telle est la devise de tout capitaliste ».
Alors, pour éviter le déluge, nous sommes devant un choix.

  Car si la révolution qui pourrait libérer la société de ces entraves est vraiment à l’ordre du jour du 21ème siècle, cela ne veut pas dire qu’elle adviendra. 
Si cette révolution des rapports sociaux ne se produit pas, nous pouvons au contraire aller vers un monde de plus en plus brutal, violent et inégalitaire, un monde où la domination de puissances multinationales risque de devenir extrêmement pesante, s’insinuant dans tous les choix de nos vies quotidiennes et dans le contrôle de nos libertés. 
Une chose est sûre, les choses ne resteront plus en l’état.  Le monde est entré dans une instabilité très profonde. A nous d’en faire émerger le meilleur et non le pire.
Le Parti communiste aborde ces défis de manière offensive.
Plus que jamais, nous n’entendons pas rester spectateurs des évolutions et révolutions en cours.
Nous entendons être des acteurs utiles à notre peuple pour qu’il prenne en main son destin.
L’humanité a les moyens à peu près de tout faire mais elle ne peut pas tout se permettre. 
Mais qui alors va choisir ?
Qui se donnera les moyens de choisir ?
Qui décide ce que l’entreprise doit produire, où elle doit produire, de quelle façon, par quelles méthodes, en utilisant quelles matières premières, quelles énergies ? 
Ces décisions sont aujourd’hui aux mains des seuls représentants des actionnaires. Et on sait qu’ils n’ont qu’un cap : les dividendes. 
Est-ce raisonnable ? Est-ce humainement tenable ?
Un immense mouvement pour la démocratie doit permettre aux salariés, aux chercheurs, aux agriculteurs, aux citoyens, aux habitants de quartiers, aux locataires, aux jeunes, aux étudiants et lycéens, aux usagers des services publics… de maîtriser les lieux de pouvoir ou d’en créer de nouveaux. 

  De nouvelles formes de démocratie et d’appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives, doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires.
  Comment travailler, au service de quels objectifs, dans l’intérêt de qui ?
Comment produire, consommer, faire société dans la ville et sur tout le territoire ?
Comment s’émanciper individuellement dans la solidarité du développement de tous ?
Chacune de ces questions a droit à une réponse démocratique à mille lieux de la confiscation et de l’opacité de la plupart des pouvoirs aujourd’hui.

  Le communisme, pour nous, c’est précisément le mouvement continu de cette émancipation humaine contre toutes les dominations, toutes les aliénations. 
C’est un mouvement continu de conquête démocratique.  

Le communisme est avant tout un processus pour une mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement décidée, progressivement construite et sans cesse renouvelée.

  L’invention d’une nouvelle République, d’un nouvel âge de la démocratie est au cœur de notre projet communiste.
Dans le monde interdépendant qui est le nôtre, cette bataille des pouvoirs se mène à toutes les échelles, locale, nationale, européenne, mondiale.

  La révolution aujourd’hui est multiforme et elle ne se résume pas à la seule conquête du pouvoir d’Etat, aussi important soit cet enjeu, à la condition de repenser ainsi très profondément la formation de l’état.
Nous voulons, partout et en toutes circonstances, susciter, encourager les mouvements pour des conquêtes citoyennes, concrètes, immédiates. 

  En construisant des services publics, en créant la Sécurité sociale, les colonies de vacances, le tourisme social, la politique du logement social…, les communistes ont œuvré à la révolution contre les pouvoirs du capital.

  Aujourd’hui, ce sont toutes les pratiques et les expérimentations sociales, démocratiques, écologiques qui sont les terrains de ces luttes.
Nous voulons rendre notre communisme plus quotidien,  plus concret, mieux ancré dans les contradictions de l’époque. Nous devons nous-mêmes construire des pouvoirs sur les moyens considérables que nous offrent les technologies numériques.  

Nous voulons, en multipliant les initiatives de solidarités concrètes, les espaces citoyens de délibérations, les fabriques solidaires, libérer toutes les énergies démocratiques, leur donner sens et possibilité de s’associer.
En un mot, nous voulons faire le pari d’un nouveau progrès humain en chemin contre les logiques qui en entravent le développement.

  Pour plagier Saint Just, nous affirmons que le progrès social et écologique est une idée  neuve en France et en Europe !!!  

C’est pourquoi, par exemple, nous venons de décider de tenir, face à l’offensive anti-sociale de Macron, des Etats Généraux du progrès social, le 3 février 2018.
Car notre résistance n’est pas défensive, elle est porteuse de projet.

  Nous allons, dans les jours qui viennent, mettre à disposition des Cahiers du progrès social pour soumettre nos propositions, recueillir celles des citoyen-ne-s, des salarié-e-s, acteurs associatifs, culturels, économiques…  

Ensuite, nous organiserons une première étape nationale de cette campagne, le 3 février prochain, par la tenue d’états généraux du progrès social, ouverts à tous les citoyen-ne-s et à toutes les forces qui partagent cette démarche. 
Ils seront  un lieu où se mêleront les témoignages des luttes, l’expression des revendications, mais aussi et surtout les propositions et la construction de solutions. 
Un  lieu aussi où d’autres étapes de cette campagne pourront être proposées pour porter, par la mobilisation populaire, les mesures indispensables à une révolution sociale.
Faire révolution aujourd’hui, c’est donc pousser en avant tous les potentiels émancipateurs dans la société, dans le travail, dans l’affirmation des individus, dans le recul des processus de confiscation des richesses, dans la démocratie.
  La révolution du 21ème siècle, nous la concevons comme un processus de long terme qui se développera probablement de manière inégale et diverse à l’échelle de la planète, mais avec des dimensions internationalistes et mondiales de plus en plus fortes. 

  En effet, quelle que soit la poussée révolutionnaire, émancipatrice ou démocratique, où qu’elle se produise, elle a besoin d’une dimension internationale pour tenir dans la durée. 
Sinon, les logiques de la mondialisation et la puissance de concentration du capital financier deviennent des obstacles difficilement surmontables. Voilà pourquoi, nous nous attelons à la construction de convergences des luttes solides et durables entre forces européennes comme nous le ferons les 10, 11 novembre lors du Forum européen de Marseille.   

La question écologique, la question de la paix, oui une nouvelle fois de la paix quand tant de menaces pèsent à nouveau,  la lutte contre le pouvoir des transnationales sont des enjeux majeurs de cette lutte mondiale.

  Le combat féministe, la conquête d’une égalité pleine et entière des femmes est assurément aussi l’un des chemins les plus puissants de la nécessaire révolution des rapports sociaux au 21ème siècle. 

  Nous n’oublions pas qu’en Octobre 1917, lorsque le « gouvernement ouvrier et paysan » est mis  en place,  Alexandra Kollontaï fait partie de ce gouvernement. 
C’est la première femme ministre au monde.
En France, à cette époque, les femmes n’ont même pas le droit d’avoir un compte bancaire à leur nom ! 
Et le PCF, près de 10 ans plus tard, sera poursuivi en justice pour avoir présenté des femmes aux élections municipales !

  Ce combat, les femmes qui prennent aujourd’hui la parole contre les violences sexuelles nous le rappellent avec force, est  très largement devant nous.
C’est la conjugaison de tous ces mouvements, leur capacité à trouver du sens en commun qui feront ou non un processus révolutionnaire.

  C’est pour mener ce combat avec une efficacité repensée que le Parti communiste veut changer, mener à bien le processus de sa propre révolution. 
Les communistes  fixeront dans quelques jours l’ordre du jour de leur Congrès, lors de l’assemblée des animatrices et animateurs de section qui se tiendra à la Cité des Sciences de la Villette, le 18 novembre prochain.
  La ré-invention du Parti communiste, pour en faire une force capable d’affronter ces défis, est la condition de sa fidélité à son idéal révolutionnaire.
Ce chantier, ces chantiers, nous allons les engager avec confiance et détermination. 
Chers amis, chers camarades, 
Cent ans après 1917, nous n’irons pas prendre d’assaut ce soir le central téléphonique et le Palais de l’Élysée.  Après 1789, 1871, 1917, 1945 puis 1968, c’est une autre révolution qui est à l’ordre du jour de l’humanité, de nouveaux chemins de révolution que nous avons à ouvrir ensemble.
En 2017, face aux défis gigantesques qui s’additionnent, il est temps qu’une implication populaire durable, et non seulement insurrectionnelle, pousse et prolonge dans tous les domaines, par la conquête citoyenne permanente, les processus révolutionnaires qui cheminent et se cherchent. 
Cette implication, c’est ce que nous nommons « Le communisme de nouvelle génération ».  et c’est à la penser que nous aurons consacrés avec bonheur ce mois de débats. 
voir le document                       

Conseil national des 13 & 14 octobre
Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finan...
Lire la suite - 14-10-2017

Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finance. En un mot, au service des riches et nous avions décidé d’engager notre campagne contre la politique du gouvernement, contre les ordonnances, pour imposer des reculs et construire des solutions alternatives.

Un mois après, force est de constater que notre appréciation de cette politique se confirme :

  • Avec la présentation des budgets, celui de la l’État et celui de la Sécurité sociale : un budget fait par des riches, pour des riches.
  • Avec la montée du mécontentement, de la colère dans le pays, un mouvement de riposte qui grandit, s’élargit à de plus en plus de secteurs,contre les ordonnances et la politique de casse sociale.
  • Avec, dans l’opinion publique, une prise de conscience du caractère inégalitaire, des injustices sociales et fiscales, des projets du Président. Le « et de gauche, et de droite », cette soi-disant « modernité » prend du plomb dans l’aile, et c’est « le président des riches » qui s’affiche avec arrogance et mépris envers les salarié·e·s en lutte, les catégories populaires. Un mépris de classe, en somme.
Dans cette période où le clivage gauche-droite se réaffirme, où la question de l’unité, des convergences grandit, nous avons à investir de manière offensive cet espace à gauche pour faire monter les batailles et les solutions alternatives.

C’est dans ce contexte que nous avons à déployer une campagne permettant de faire converger les luttes contre cette politique de droite et faire grandir l’exigence d’entrer dans une nouvelle phase de progrès social pour contrer la politique libérale et autoritaire de Macron.

Une politique faites par des riches, pour les riches
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FONCTION PUBLIQUE

LE SERVICE PUBLIC EST LE CŒUR DE LA SOCIÉTÉ DE DEMAIN


Nous avons toutes et tous intérêt à des services publics développés, fournis par des agents bien formés et bien payés !

A lire ou relire l’interview dans l’Humanité de Anicet Le Pors et Gérard Aschieri « Les fonctionnaires répondent aux besoins d’avenir » du 23 janvier 2015.

MACRON CASSE LE SERVICE PUBLIC

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique :
  • gel de la valeur du point indice
  • retour à la journée de carence
  • menace de 120 000 suppression...
Lire la suite - 10-10-2017

MACRON CASSE LE SERVICE PUBLIC

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique :
  • gel de la valeur du point indice
  • retour à la journée de carence
  • menace de 120 000 suppressions d’emploi...
Ces mesures vont dégrader le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics et fragiliser les services publics rendus aux usagers.

UNITÉ !

Le fait que l’ensemble des syndicats soient tombés d’accord pour contrer ces mesures, faisant preuve d’une unité qui n’est pas automatique, montre que l’enjeu est important et clair pour la majorité des fonctionnaires de toute catégorie. D’autant que ces mesures sont de même inspiration que celles qui frappent les salariés du privé. La plupart des salariés prennent peu à peu conscience que la politique de Macron, qu’on y soit favorable ou pas, ne tiendra même pas ses promesses de développement économique.

LE SERVICE PUBLIC EST L’AVENIR DU MONDE

Les services publics, la Sécurité sociale, ne sont pas que l’héritage d’un passé encore récent. C’est le coeur de la société que nous voulons, d’une civilisation solidaire, et au lieu d’être dégradés par des politiques d’austérité, ils doivent être développés par l’argent disponible (voir notamment paradis fiscaux) pour permettre l’augmentation générale du niveau de santé, d’éducation, et accessoirement de toute activité économique.

LES COMMUNISTES PROPOSENT UN SERVICE PUBLIC DU 21e SIÈCLE !
  • Remise en cause de l’austérité budgétaire pour un nouveau développement des services publics avec abandon du pacte de stabilité et de tout dispositif visant l’austérité budgétaire ; fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et moratoire sur les fermetures de services publics ; mobilisation pour de nouvelles recettes.
  • Renforcer le maillage des services publics, en particulier dans les territoires suburbains et ruraux. Agir pour leur réimplantation avec gestion démocratique et participative, associant direction, usagers, élus et représentants du personnel.
  • Plans d’investissement pour assurer l’ensemble de leurs missions, ce qui implique un plan de formation et de création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires exerçant dans les services publics.
voir le document                       

Non au CDG Express ! Oui à la ligne 17 et à l’amélioration de la ligne B du RER!
UN TRAIN POUR LES RICHES ET LA GALÈRE POUR LES AUTRES ?

Une délégation composée d’élus du Val d’Oise et de Seine-et-Marne a été reçue à Matignon ce matin par des collaborateurs du Président de la République et du Premier ministre.
Ils ont exprimé leur inquiétude, leur incompréhension et surtout leur refus de voir la réalisation de la ligne 17 du Grand Paris Express reportée, voire abandonnée.

Les rumeurs nous ont été confirmées puisque le dossier, nous a-t-on dit, a été ouvert et que la réflexion est engagée.
...
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Communiqué des DÉPUTÉS COMMUNISTES
PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale
La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.
Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.
Paris, 28 septembre 2017 PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé ce jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’act...
Lire la suite - 28-09-2017

Paris, 28 septembre 2017 PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé ce jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.

Obnubilé par sa volonté de compression et de privatisation des dépenses de santé utiles, le gouvernement prévoit également 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance Maladie, au détriment de la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens. Nos hôpitaux, déjà exsangues, seront quant à eux mis à contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros après des coupes budgétaires sans précédent ces trois dernières années.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque pour rétablir les comptes sociaux. Plutôt que d’augmenter injustement le forfait hospitalier, interrogeons-nous sur les 44,5 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales liées aux politiques de baisse du prétendu coût du travail. Les députés communistes combattront ces orientations qui ne feront que renforcer la fracture sanitaire et sociale.

Nous ne laisserons pas détruire la Sécurité sociale solidaire.
voir le document                       

Communiqué de Jean-Paul DUFREGNE et Fabien ROUSSEL
DÉPUTÉS COMMUNISTES
Projet de budget 2018 : au bonheur des riches !
Le projet de budget 2018 présenté ce matin par les ministres Le Maire et Darmanin est un budget écrit par les riches, pour les riches !
Paris, 27 septembre 2017 Démantèlement de l’ISF, énième allègement de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe sur les dividendes, etc. Ce sont 12,8 milliards d’euros de cadeaux fiscaux* ainsi accordés aux plus riches et aux grandes entreprises quand 16 milliards d’eur...
Lire la suite - 27-09-2017

Paris, 27 septembre 2017 Démantèlement de l’ISF, énième allègement de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe sur les dividendes, etc. Ce sont 12,8 milliards d’euros de cadeaux fiscaux* ainsi accordés aux plus riches et aux grandes entreprises quand 16 milliards d’euros de baisse de dépenses publiques viendront peser durement sur le pouvoir d’achat des ménages, des retraités, des jeunes et des fonctionnaires.

La purge budgétaire sur l’emploi, le logement et les transports va se traduire par la baisse des APL et la suppression de 200 000 emplois aidés ! C’est le plus grand plan social jamais réalisé dans notre pays. La hausse brutale de la CSG va affecter lourdement des millions de retraités. Enfin, les coupes budgétaires massives dans la santé et les collectivités vont asphyxier nos hôpitaux et mettre sous tutelle nos communes !

Ce projet de budget n’est pas acceptable. Plutôt que de renforcer considérablement les inégalités, il est urgent de mettre l’argent au service du plus grand nombre. Les députés communistes proposeront de :
• Lutter efficacement contre l’évasion et l’optimisation fiscales : ce sont 60 à 80 milliards d’euros de recettes supplémentaires potentielles pour le budget de l’Etat.
• Mettre l’égalité au cœur de la fiscalité, notamment en renforçant l’ISF et en taxant plus fortement les revenus financiers, ceux du capital pour inciter les actionnaires à investir et à produire en France plutôt qu’à spéculer.
• Conditionner les aides publiques versées aux entreprises (CICE, CIR…) à des créations d’emplois ou à des investissements en France.

Ces propositions visent à mieux répartir les richesses pour mettre l’économie au service du bonheur commun.

Ce budget 2018, c’est «les riches d’abord». Pour nous, «c’est l’Humain d’abord» !

Suppression de l’ISF : 3,2 milliards d’euros

Prélèvement forfaitaire unique : 1,3 milliard d’euros

Baisse du taux de ldimpôt sur les sociétés : 1,2 milliard d’euros

Suppression de la 4ème tranche de la taxe sur les salaires (à partir de 152 000 euros) : 0,1 Milliard d’euros

Hausse du CICE sans contrepartie : 4 milliards d’euros

Suppression de la taxe sur les dividendes : 3 milliards d’euros
voir le document                       

Remerciements chaleureux à celles et ceux qui se sont investis dans cette sénatoriale et aux 276 suffrages des grands électeurs (8,93%)
résultats de la sénatoriale en Seine-et-Marne

Inscrits:3216
Votants: 3162
Exprimés: 3090

1) Agir ensemble pour la Seine-et-Marne (LR), Anne CHAIN-LARCHÉ 3 sièges 1305 voix 42,23%
2) Rassembler pour servir la Seine-et-Marne et la France (LREM),Arnaud DE BELENET 2 sièges 708 voix 22,91%
3) Pour la Seine-et-Marne : Réussir à Gauche (LSOC), Vincent ÉBLÉ 1 siège 540 voix 17,48%
4) Faire cause commune pour la défense et le développement de la Seine-et-Marne (COM/EELV/DVG), Sylvie FUCHS 0 siège 276 voix 8,93%
5)La force de nos territoires, sauvons la démocratie locale (LDVD), Michel GÉRÈS 0 siège 125 voix 4,05%
6)Rassemblement des patriotes et des républicains (LEXD/FN), Pierre BACQUÉ 0 siège 107 voix 3,46%
Alliance écologiste indépendante et citoyenne pour la Seine-et-Marne rurale et citadine (LECO), Franck BRACQUEMART 0 siège 29 voix 0,94%


En Seine et Marne, grâce aux 276 grands électeurs qui nous ont soutenus, nous avons réalisé un score dont nous pouvons être fiers. Certes, nous n’avons pas obtenu de siège mais restons lucides et confiants devant ce résultat.
Cher(e)s ami(e)s,
Cher(e)s camarades,

au terme d’une campagne aussi courte qu’intense, je veux tout d’abord saluer ici l’excellent travail en commun réalisé depuis cet été.

Remercier toutes celles et ceux qui ont aidé aux rédactions, au travail de mise en page...
Lire la suite - 25-09-2017

Cher(e)s ami(e)s,
Cher(e)s camarades,

au terme d’une campagne aussi courte qu’intense, je veux tout d’abord saluer ici l’excellent travail en commun réalisé depuis cet été.

Remercier toutes celles et ceux qui ont aidé aux rédactions, au travail de mise en page et la participation active des uns et des autres dans le déroulement de cette campagne ultra courte. Je veux remercier les camarades de notre fédération qui n’ont pas compté leurs efforts pour assurer les mises sous pli et réussir ainsi la diffusion de nos idées et de nos propositions en direction des 3216 grands électeurs et de leurs suppléants.

Je veux remercier tous les candidats, et les élus du département qui ont relayé nos matériels, travaillé à convaincre autour d’eux, participé aux réunions publiques ...

Remercier Michel pour ses précieux conseils et son appui constant à mes côtés. Nous l’avons toutes et tous ressenti, la dynamique de cette campagne a été due en grande partie à la manière dont nous avons collectivement construit cette liste.

Loin d’être tournée vers le passé et recroquevillée sur elle même, elle est apparue pour ce qu’elle est : rassembleuse, respectueuse des différentes sensibilités à gauche, porteuse de défis allant dans le sens de la défense des territoires mais aussi de propositions de développement de progrès sociaux et environnementaux pour notre département et le pays.

Cette liste s’est inscrite dans la construction d’un projet de société de progrès pour tous, c’est en cela qu’elle a suscité espoirs et perspectives d’avenir.

Face au gouvernement Macron et son train de réformes moyenâgeuses, trois groupes de parlementaires vont continuer de mener l’indispensable bataille d’opposants à ces politiques libérales.

A l’Assemblée nationale il s’agit du groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) et de celui de la France Insoumise.

Au Sénat, les 13 élus du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) continueront de tenir la ligne de front et de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron.

En Seine et Marne, grâce aux 276 grands électeurs qui nous ont soutenus, nous avons réalisé un score dont nous pouvons être fiers. Certes, nous n’avons pas obtenu de siège mais restons lucides et confiants devant ce résultat, Car comme nous l’avons souligné dans nos matériels, il ne suffit pas de se proclamer unitaire et de gauche au moment des élections. Ce travail collectif que nous avons réalisé , nous allons continuer à l’enrichir, à le faire rayonner et l’amplifier dans les mois et les échéances électorales à venir.

Nous avons su travailler ensemble le temps d’une élection, nous devons chacune, chacun continuer d’élargir ce rassemblement pour nous opposer aux mauvais coups qui se préparent. A ce titre, nous avons un bel outil l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains qui peut nous y aider, afin de continuer à travailler ensemble.

Dans l’attente de vous retrouver prochainement, Fraternellement.

Sylvie Fuchs
Candidate à l’élection sénatoriale
Conseillère régionale d’Ile de France
Maire de Roissy en Brie de 2008 à 2014
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« Faire cause COMMUNE pour la défense et le développement de la Seine-et-Marne »
Elections sénatoriales
La liste du rassemblement de la Gauche alternative et écologiste.



--> Elles et ils nous soutiennent.
Le 24 septembre prochain va avoir lieu l’élection sénatoriale. Les sénatrices et les sénateurs seront renouvelés dans près de la moitié des départements, dont le nôtre. Vous faites partie des grands électeurs qui devront se prononcer pour renouveler les 6 sièges sur la Seine-et-Marne à pourvoir ...
Lire la suite - 24-09-2017

Le 24 septembre prochain va avoir lieu l’élection sénatoriale. Les sénatrices et les sénateurs seront renouvelés dans près de la moitié des départements, dont le nôtre. Vous faites partie des grands électeurs qui devront se prononcer pour renouveler les 6 sièges sur la Seine-et-Marne à pourvoir à parité pour 6 ans.

Nous vous proposons aujourd’hui de faire le choix de la seule liste de large rassemblement de la gauche alternative et écologiste.

Elle porte la volonté de poser les bases d’une nouvelle construction des forces de gauche, écologistes et de progrès dans notre département. Plus localement, je vous propose de défendre fermement, tout comme l’a fait le sénateur Michel Billout avant nous, les intérêts de notre département, avec son identité rurale, urbaine et ses spécificités locales.

Au sénat, fidèle à nos engagements, je serai une parlementaire exigeante et sans concession face au mouvement de régression sociale en marche.

La droite et le centre, au contraire, soutiennent la plupart des projets gouvernementaux. Les dirigeants socialistes, quant à eux hésitent entre pro et anti-Macron. C’est pourquoi, notre liste a fait le choix de ne pas suivre Vincent Eblé, sénateur socialiste sortant. Ses nombreux renoncements et revirements durant son mandat en sont les raisons. On ne se décrète pas de gauche à chaque fois qu’il y a une élection, cela se démontre tous les jours dans les actes. Ce qui n’a pas été fait en soutenant Manuel Valls, la «loi Travail » ou les coups portés aux collectivités, par exemple.

Avec notre liste de la gauche alternative et écologiste, composée de femmes et d’hommes membres d’un parti politique ou non, nous affirmons résolument et clairement notre opposition aux nouvelles coupes annoncées dans les budgets de l’Etat et des collectivités locales ainsi qu’aux pertes de compétences des maires et des élus locaux.

Nous voulons être la voix de toutes les communes qui refusent d’être sacrifiées. Vous pouvez compter sur nous pour ne pas y renoncer une fois élus, mais pour cela, nous avons besoin de vous.

Pour la liste,
Sylvie Fuchs
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Jeudi 21 septembre 2017 : manifestation unitaire à Paris 14h00 - Place du 18 juin 1940 ( Montparnasse).
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Meeting de la Fête de l’Humanité
Salut à vous, les fainéants, les parasites de la République   

Salut à vous, les paresseux, les ramiers, les flemmards, les clampins, les bons à rien, les cossards, les cagnards, les tire-au-flanc, les tire-au-cul  

Salut à vous, les fripouilles, les indolents, les musards, ...
Lire la suite - 17-09-2017

Salut à vous, les fainéants, les parasites de la République   

Salut à vous, les paresseux, les ramiers, les flemmards, les clampins, les bons à rien, les cossards, les cagnards, les tire-au-flanc, les tire-au-cul  

Salut à vous, les fripouilles, les indolents, les musards, les oisifs, les branleurs, les glandeurs, les baguenaudiers, les branle-la-guiche, les inspecteurs des travaux finis et les fatigués de naissance…  

Salut à vous, les 99 % qui triment au royaume de l’argent Salut à vous qui créez toutes les richesses de ce pays par votre travail et qui n’avez que faire du mépris des puissants et du petit monarque Macron !   

Il ne s’excuse pas. Nous non plus, de ce que nous sommes !  

Vous êtes ici chez vous, à la Fête de l’Humanité, dans la République de la grande fraternité humaine !  

 « La solidarité est la tendresse des peuples » Cette citation de Che Guevara n’est-elle pas la meilleure définition de ce qui se passe ici, depuis 3 jours à la Fête de l’Humanité ?   

Face aux dirigeants du monde capitaliste, qui font de tout ce qui ne sert  pas leur intérêt une menace, nous sommes des centaines de milliers à clamer  cette tendresse comme l’étendard d’un nouveau possible, d’une nouvelle humanité.  

Oui, notre Fête, votre Fête de l’Humanité, qui porte plus que jamais son nom comme une promesse, est une terre d’accueil, la terre de tous les combats, de toutes les fraternités humaines, de toutes les cultures.  C’est une terre de liberté et de débats, où la parole politique n’est pas confisquée, où elle est d’abord la parole populaire, la vôtre, sans filtre, ni média.  

La Fête, c’est le rendez-vous de la jeunesse généreuse, de l’engagement désintéressé, du bénévolat militant, de la solidarité internationaliste.  C’est  la Fête du journal, qui, fidèle au serment d’indépendance de Jaurès, est le seul quotidien national, avec son magazine l’Humanité Dimanche, à n’avoir jamais cédé un pouce de terrain aux forces de l’argent.   

La Fête de l’Humanité est et reste pour cela une aventure humaine inégalée, le plus grand rassemblement populaire, culturel et politique de notre pays. Et j’adresse mes plus vives félicitations à toutes celles et ceux qui, une nouvelle fois, face aux forces hostiles, l’ont rendue possible.   

Faites leur l’ovation qu’ils méritent !   

C’est à la « réalisation de l’humanité » qu’appelait Jaurès en fondant son journal.  « L’humanité n’existe point encore ou elle existe à peine » écrivait-il, en disant sa confiance dans l’humanité militante comme l’anticipation de la grande paix humaine.   

Quelle actualité !  

Nous marchons plus que jamais sur ce chemin, car les gâchis, les guerres, les catastrophes provoqués par la crise désormais civilisationnelle du capitalisme financier mondialisé nous invite chaque jour à presser le pas vers un nouveau monde.   

Alors, voici ce que je suis d’abord venu vous dire cet après-midi sur cette scène centrale de la Fête de l’Humanité, ce que je suis venu vous proposer : soyons plus que jamais les « bâtisseurs du commun », les artisans d’une société nouvelle, les animateurs permanents des conquêtes citoyennes qui permettront la libération concrète et progressive de la société des entraves et des dominations capitalistes, sexistes, racistes, colonialistes.    

Oui, soyons les bâtisseurs du commun !  

Face à la plus petite des injustices comme à la plus grave des alertes comme celle de l’ouragan Irma, soyons les lanceurs d’alerte du nouveau monde, soyons les constructeurs de solidarités concrètes qui donneront envie d’aller plus loin ensemble.   

Je veux saluer tous les militants communistes qui ont permis cet été à plus de 40.000 personnes privées de vacances de passer une journée à la mer.   

Je veux saluer les ventes solidaires de fruits et légumes que nous développons chaque année.   

Je veux saluer la belle initiative prise à la Fête par l’Humanité et le Secours Populaire en solidarité avec les victimes d’Irma.   

La priorité, l’urgence absolue pour les Antilles, n’est pas à la polémique, c’est vrai, et encore moins à faire de la communication à l’américaine en costume et cravate, même en passant la nuit sur un lit de camp.  

L’heure est à agir pour secourir et reconstruire. Nous demandons à Emmanuel Macron et Edouard Philippe de mobiliser tous les moyens de l’État pour venir en aide aux sinistrés et rebâtir Saint Martin et Saint Barthélémy.  

Mais, au-delà, l’heure est à réévaluer toutes nos priorités !  

Oui, nous accusons !  

La planète ne tourne plus rond. A l’heure de l’alerte climatique mondiale, le capitalisme avec ses prédations écologiques, ses multinationales et ses World compagnies, son agro-business productiviste, ses inégalités qui affament, ses choix de profits et d’austérité qui détruisent les services publics, ses logiques de surarmement, de domination financière et de guerres financées à grands coups de pétro-dollars et d’évasions fiscales, tout cela c’est fini ! C’est dangereux !  

Oui, il faut passer à autre chose !  

Nous accusons ! Pourquoi la France est-elle capable de déployer des moyens croissants au service de positions militaires pour l’OTAN dans les pays baltes, en Pologne, aux Émirats arabes unis, mais ne dispose plus, depuis 2010, d’hélicoptères lourds pour faire face à ces catastrophes !  

Pourquoi la flotte française a-t-elle trop tardé à être déployée aux Antilles ?  

Nous accusons ! Jusqu’à quand les multinationales auront-elles le droit de faire la loi, comme le prévoit l’accord de libre échange, le CETA, que la France et l’Europe s’apprêtent à faire entrer en vigueur ?  

Jusqu’à quand les constructeurs automobiles pourront-ils tricher avec les normes anti-pollution ?

  Nous accusons ! Est-il concevable, alors que Houston et la Floride sont noyées sous les eaux, que nous considérions encore comme le chef du monde occidental ce fou de Donald Trump, qui nie le réchauffement climatique ?  

Est-il concevable que l’on invite cet homme sur les Champs-Élysées un jour de 14 juillet ?     

Face aux dérèglements du monde, notre beau slogan « L’humain d’abord » n’est pas de l’affichage, c’est notre ligne de conduite au quotidien, pour résister tout de suite, pour arracher dès à présent des morceaux de bonheur et pour ouvrir le chemin d’un monde meilleur.  

Voilà pourquoi nous croyons à la culture, à l’éducation, au sport pour construire de l’émancipation pour chacun, pour tisser des passerelles entre les peuples du monde, pour faire humanité ensemble dans la Paix.  

Voilà pourquoi nous saluons avec bonheur l’attribution des Jeux Olympiques de 2024 à Paris et, en grande partie, à cette Seine Saint Denis, ici même, qui nous est si chère !  

Nous allons nous battre pour que ces jeux rompent avec la dérive du gigantisme et de l’argent roi.  

Nous voulons des jeux à taille humaine.  

Nous voulons une loi olympique pour le sport populaire, pour le sport scolaire, pour le sport au travail, pour que tous les enfants de France apprennent à nager, à courir, à s’amuser.  

Nous voulons des jeux pour servir le développement social de nos quartiers.  

Nous voulons des jeux multicolores pour que le racisme soit banni des consciences, en hommage à ceux qui levèrent leur poing ganté de noir aux JO de Mexico en 1968 !  

Oui, jamais nous ne laisserons la guerre tuer les espaces de paix, jamais nous ne laisserons le désespoir tuer le rêve, jamais nous ne laisserons le sport, la culture, l’éducation tomber inexorablement aux mains des marchands.  

L’urgence est de construireune nouvelle civilisation, où les immenses progrès technologiques et humains bénéficieront à toutes et tous.  Une civilisation où les droits des salariés seront étendus et non mis en pièce.  

Une civilisation de paix, sans arme nucléaire, où le racisme et toutes les dominations et oppressions seront abolis.  

* - * - *  

Et je veux vous lancer un appel à la confiance : les forces existent pour y parvenir !  Regardons ensemble le monde. Je sais les menaces qui s’accumulent. Je sais aussi les forces nouvelles qui grandissent.  

Elles existent ici en France et partout en Europe et dans le monde, pour dire avec nous  : « L’humain et la planète sont nos priorités, pas le capitalisme financier ! »  

Quand, jour après jour, des milliers de femmes et d’hommes, victimes des guerres et de la misère, se noient en Méditerranée ou meurent assassinés dans le désert libyen, que font les dirigeants européens ? Que fait le gouvernement de la France ?   

Il demande aux dictateurs comme le Tchadien Idriss Déby de retenir dans des camps ceux qui, pour sauver leur vie, n’ont plus d’autres choix que de quitter leur pays.  

  Mais, face à ce meurtre de masse commis de sang froid, il y a les pêcheurs sénégalais, tunisiens, les bénévoles de SOS Méditerranée qui prennent la mer, sans aide, les marines européennes à leurs trousses, et qui sauvent des dizaines de milliers de vies.  

Il y a les habitants des îles grecques, des habitants qui n’ont rien ou si peu mais qui le partagent et organisent l’accueil des migrants comme  le plus sacré des devoirs.   

Il y a les habitants de la Roya, les associations de Calais, les citoyens de Grande Synthe, les Parisiens et Ivriens qui construisent des centres d’accueil, fournissent des repas, accompagnent réfugiés et migrants en quête d’avenir, scolarisent les enfants.   

Ce sont eux qui sont l’avenir, l’avenir de la France !  

* - * - *

Quand, depuis plusieurs mois, deux chefs d’États s’insultent par médias interposés, se menacent de bombardements nucléaires, quand les pays et entreprises marchandes d’armes jubilent parce que leurs chiffres d’affaires explosent aussi fort que leurs bombes...   

… Il y a 50 000 Japonais qui, en août, manifestent pour la Paix et contre les armes nucléaires.   

Il y a 122 pays qui signent un traité historique d’interdiction internationale des armes nucléaires, aujourd’hui honteusement boudé par la France.  

Il y a des dizaines de millions de manifestants qui se retrouvent en marge du Sommet de l’OTAN pour s’opposer au réarmement de l’Europe.  

Elles et ils sont l’avenir de notre humanité !  

* - * - *

Quand aux États-Unis, resurgissent, dopés par l’élection de Trump, les morts-vivants du KuKluxKlan et du parti nazi états-unien, ils sont des milliers face à eux, pour dire que leur Amérique à eux, elle est belle, généreuse et antifasciste.    

Quand les extrêmes droites dressent des barricades de feux et de haine dans les rues du Brésil, au Venezuela, du sud des États-Unis, d’Allemagne ou de Hongrie, ils sont des dizaines de milliers à faire front.  

Quand de grandes compagnies de pétrole saccagent pour des siècles des villages entiers, des terres arables et des forêts poumons du globe, elles et ils sont des milliers à s’unir, pour obtenir justice et réparation.    

Quand des firmes trans-nationales, des mafias, des autorités corrompues du Mexique, des États-Unis ou du Pérou s’accaparent des sources d’eau potable pour la revendre à prix d’or alors qu’elle est un bien commun universel, elles et ils sont des milliers à se lever pour bâtir des services publics locaux d’eau potable.  

Quand des jeunes femmes sont violées dans l’indifférence générale des passagers d’un bus en Inde ou au Maroc, ils sont des millions à prendre la rue pour crier justice et clamer l’égalité.  

Ce sont elles et eux l’avenir de l’Humanité !  

Quand le gouvernement de Benjamin Nethanyahou colonise et réprime, ils sont des milliers de personnes palestiniennes à résister à l’appel de Marwan Barghouti. Quand les mêmes emprisonnent arbitrairement Salah Hamouri, nous sommes des milliers à crier « Liberté pour Salah » et à dénoncer le silence des autorités françaises.  

Quand, en Turquie, Erdogan installe la dictature, ils sont des centaines de milliers à faire face à mains nues aux chars. Des milliers de professeurs, journalistes, militants des Droits de l’Homme, parlementaires ou maires de gauche emprisonnés, envoient au monde un message d’espoir et de courage. Et je veux saluer la libération de Loup Bureau !  

Elles et ils sont l’avenir de notre Humanité !  

Quand en France, le racisme,  le sexisme, l’homophobie tuent et abîment des vies.  

Quand Adama Traoré, meurt étouffé par les coups de la police, quand Théo est violé lors d’un contrôle d’identité, ils sont des milliers dans les quartiers populaires à demander vérité et justice !  

Elles et ils sont l’avenir de notre pays !  

Quand Emmanuel Macron va à Athènes parler de refondation de l’Europe, sans toucher aux pouvoirs de l’argent, des marchés financiers, de la BCE, nous sommes des milliers en Europe, Monsieur Macron,  à avoir la paresse de rêver d’une autre Europe que la vôtre !   

Une Europe de l’humain d’abord, de peuples libres, souverains, associés, une Europe démocratique et ouverte.  

  Une Europe dont les immenses richesses financeraient un nouveau modèle social, écologique et productif.  

  Voilà l’Europe que nous voulons, celle dont nous rêvons et que nous voulons construire avec des centaines de forces de gauche et de transformation sociale.  

Ces forces ont rendez-vous les 10 et 11 novembre  au  premier Forum des gauches européennes, qui se tiendra à Marseille, ville d’eau et de soleil, qui parle à tout le pays, qui parle à toute l’Europe, qui parle à tous les peuples de la méditerranée.    

  Nous serons des artisans actifs de ce rendez-vous prometteur !  

   * - * - *  

Oui, nous sommes bien les 99 % qui n’acceptent plus de subir éternellement la loi des 1 % qui se sont arrogés toutes les clefs du pouvoirs.

  Ces pouvoirs, nous voulons les reconquérir. Parce que 50 milliards de profits en 6 mois pour le CAC 40, quand on promet le pays, les communes, les services publics, les salaires, à une austérité redoublée, ce n’est plus possible !  

Parce que des centaines de milliards planqués dans les paradis fiscaux, quand on n’investit plus ou pas assez pour l’éducation, pour la santé publique, pour les transports publics non polluants, pour la transition écologique, pour une nouvelle industrialisation, ce n’est plus acceptable !  

Parce que 40 milliards de CICE distribués en pure perte, des niches fiscales à gogo pour la promotion immobilière quand on assassine le logement social, l’augmentation de la CSG, quand on allège l’ISF, ce n’est plus supportable !  

Parce que les banques et la BCE, qui ferme le crédit sauf pour soutenir les stratégies financières les plus rentables, c’est le détournement des richesses qui nous appartiennent. Nous voulons des pouvoirs et des droits nouveaux dans toute la société, pour décider démocratiquement de l’utilisation des immenses richesses disponibles.  

Et nous voulons d’abord et avant tout des droits et des pouvoirs nouveaux sur le sens et la qualité de notre travail. C’est cela le cœur de l’affrontement sur les ordonnances. Ils veulent faire de nous des pions de la mondialisation, des esclaves des temps modernes, des précaires à vie. Nous, nous voulons être des travailleurs respectés et plus autonomes. Nous voulons mieux travailler et produire mieux, avec un travail utile à soi et à toute la société. Nous voulons coopérer et non pas être en concurrence. Nous voulons l’émancipation et la maîtrise par les travailleurs eux-mêmes du contenu et du sens de leur travail. A l’heure de la révolution numérique, c’est cela vraie modernité !  

C’est pour cela que nous proposons à l’opposé de la précarisation généralisée prévue par les ordonnances et les politiques d’austérité, un nouveau progrès de civilisation à l’égal de ce que fut la création de la Sécurité Sociale : un service public de la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie.  

Entre le travail et la finance, il faut choisir et notre choix est fait !
Monsieur Macron, c’est ce débat, projet contre projet, que vous fuyez.
Vous avez trompé les français en prétendant incarner la modernité.
De votre maigre cuisse de Jupiter, ne sort que la foudre pour les droits sociaux.
Vous parlez de Révolution, vous n’êtes que la Restauration. Vous invoquez Robespierre mais vous gouvernez comme un roi capétien.
Vous prétendez que le peuple de France n’aime pas les réformes. Vous êtes un piètre historien.
Ce peuple que vous méprisez, les aime tellement les réformes, qu’il en fait des révolutions : 1789, 1848, la Commune de Paris, la loi de 1905 sur la laïcité, le Front Populaire de 1936, la Résistance et le programme du CNR, la création de la Sécurité Sociale, 1968, l’abolition de la peine de mort, le mariage pour tous…
Non, Monsieur Macron, ce que les français n’aiment pas ce sont vos réformes rétrogrades et réactionnaires.  

Vous aviez tout calculé, tout programmé, tout cadenassé avec les ordonnances au pas de charge cet été. Mais, dès juillet, nos députés, ceux de la France insoumise et notre groupe au Sénat ont fait voler en éclat votre scénario bien huilé en menant un travail de révélation, qui  a fait sauter les couches de vernis et mis à mal la politique du secret que vous aviez mise en place.  

Je suis entouré ici par les parlementaires des groupes communistes au Sénat et à l’Assemblée nationale. A l’Assemblée nationale, notre groupe, renouvelé et rajeuni, a montré sa combativité et une belle force de propositions face aux ordonnances. Au Sénat, le groupe a relayé avec tout autant de combativité cette bataille. 
Je vous demande de les saluer. 
Ils et elles sont à votre disposition !  

Et puis, le 12 septembre, après un immense travail d’explication mené par les syndicalistes, il y a eu cette première et belle journée d’action et de mobilisation : 400 000 manifestants, des milliers d’arrêts de travail. Je veux que nous saluions par une ovation les syndicalistes de ce pays.
Monsieur Macron a vanté, il y a quelques semaines, l’héroïsme en politique, se parant naturellement de toutes ces vertus.  

Mais les vrais héros, les héros anonymes du quotidien, ce sont eux, les syndicalistes, qui tiennent tête au patronat dans leurs entreprises avec courage, qui ne renoncent jamais à la protection collective de tous contre toutes les pressions, toutes les humiliations, toutes les idéologies du chacun  pour soi.  

Oui. Vivent les syndicalistes.

Syndiquez vous, soyez solidaires !

Sans eux, jamais aucun progrès social n’aurait été obtenu. Grâce à eux, la vérité se fait jour sur le sens des ordonnances Macron.  

L’inversion de la hiérarchie des normes permettra au patron de s’affranchir de la loi dans presque tous les domaines : en matière de rémunération, d’horaires et de conditions de travail, si le rapport de force dans l’entreprise le permet, tout ou presque devient négociable au niveau de l’entreprise et la possibilité est offerte aux patrons de négocier par dessus la tête des syndicats.   

Le CDI sera balayé par le contrat de chantier, jusqu’ici réservé au secteur du bâtiment, et les accords de compétitivité signés au niveau de toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas en difficulté. Le salarié qui n’accepterait pas les conditions négociées sera licencié pour faute. La fusion des organismes paritaires, des délégués du personnel avec les CE et les CHSCT, éloignent les élus syndicaux du terrain.  Les possibilités d’expertises des CE et CHSCT sont considérablement réduites. Le plafonnement des indemnisations aux prud’hommes représente un véritable « permis de licencier » pour les patrons fraudeurs.

Et les femmes enceintes n’auront pas le même congé maternité selon la branche où elles travaillent ! 

Quel scandale !

Quel recul de civilisation !

  On voit bien, à travers ces quelques exemples, le sens de ces ordonnances. Un responsable de la CGT Commerce de Paris  l’a montré dans l’Humanité de mardi : il s’agit de  « surarmer le patronat et désarmer les salariés ». Nous vous appelons à rejoindre, à amplifier cette mobilisation qui n’en est qu’à ses débuts.   

Ensemble, tout doit être fait pour assurer le succès de la prochaine mobilisation, dans quelques jours, jeudi prochain le 21 septembre, et de toutes les autres mobilisations à venir.   

Je tiens à souligner celle du 10 octobre où aura lieu une journée d’action de la fonction publique pour la défense des services publics, à l’appel, pour la première fois depuis dix ans, de toutes les organisations syndicales concernées.  

Au-delà de notre soutien actif aux initiatives syndicales, je vous appelle, au nom du Parti communiste, à entrer en campagne dans la durée, aussi longtemps et aussi fort qu’il le faudra, pour mettre en échec cette politique. Nous serons des opposants farouches et déterminés à la destruction sociale programmée. Nous serons les porteurs d’alternatives. Dans tous le pays, nous multiplierons les rencontres, nous unirons autant qu’il le faudra. Nous voulons répondre positivement au besoin de renouveau, dévoyé et plongé dans l’impasse par Macron.  

Et si quelqu’un, dans les médias -j’ai vu que cela les préoccupait et ils font même des sondages pour cela-, cherche le meilleur opposant à Macron, il l’a trouvé ! Nous  ne serons pas seuls et  nous ne voulons, d’ailleurs, pas l’être.
Mais nous serons, à coup sûr, sur le podium !
D’ailleurs, tous ensemble, on va les aider les médias, car le premier opposant, le plus déterminé, il est forcément ici à la Courneuve, à la Fête de l’Humanité.
C’est peut être vous Madame ?
C’est peut être toi jeune homme ?
Allez, aidez-moi, levez la main. Qui est le meilleur opposant ?
Mais oui, bien sûr, c’est vous le meilleur opposant : le peuple de la Fête de l’Humanité.
Je le savais, les opposants à Macron, ils sont là, ils sont légion à la Fête de l’Humanité !

  Nous sommes ici des centaines de milliers depuis trois jours, à l’initiative de l’Humanité, des communistes, avec tous nos invités politiques et sociaux, pour le plus grand rassemblement anti-Macron après le 12 septembre.
Ici, tout le monde a été invité, tout le monde a pu parler. Et nous allons continuer, plus forts encore avec l’énergie puisée ici.  

D’autres initiatives politiques viendront.
La France Insoumise tient sa manifestation le 23 septembre. Que chacun apporte sa pierre, en veillant à l’agenda syndical primordial.
C’est l’addition de nos efforts collectifs qui coûtera cher à Macron et au Medef. 
Vous pouvez compter sur les communistes pour toujours jouer collectif !
Depuis hier, parce que j’ai osé dire que le traitement médiatique de la Fête, qui ne parle que d’un absent et non des 500 000 présents nous agaçait, certains parlent de « guerre des gauches » à la Fête. 
Mais, ils n’ont rien compris, rien entendu du cri qui monde de la Fête : celui de l’unité.
  Alors, puisqu’ils sont durs de la feuille, crions tous ensemble : « Unité ! Unité ! Unité ! »  

Notre seule ambition, au Parti communiste, est d’être utile.
Utile au monde du travail. Utile en favorisant partout le rassemblement, l’unité, les convergences. 
Nous avons l’ambition de mettre en échec une des plus grandes offensives patronales contre le monde du travail. 
Dans ces circonstances, le chacun pour soi n’a aucun sens. Syndicats, formations politiques, mouvements sociaux, chacun est légitime pour prendre des initiatives. 
Nous serons de tous les rendez-vous à venir à même de favoriser la montée en puissance du mouvement, avec pour seul souci de renforcer le mouvement d’ensemble, de le faire converger, de l’étendre, de le renforcer, de l’enraciner, en permettant aux salariés eux-mêmes d’en maîtriser les objectifs, l’agenda, le contenu, la conduite.

                                               * - * - *

Votre enthousiasme m’encourage, depuis cette grande scène, à lancer pour conclure, un appel à la jeunesse, à toute la jeunesse de France, à vous tous, les jeunes si nombreux ici à la Fête de l’Humanité.  

  Comme chaque année, vous avez envahi les allées du Parc Georges Valbon pour faire la fête, assister aux concerts, débattre, échanger, vous engager !  

Vous ne la voyez pas cette génération Mr Macron, aveuglé par vos exemples de réussite individuelle, de Start Up, d’écoles de commerce, véritables usines à fabriquer des traders.  

Mais la jeunesse, elle est bien plus diverse, bien plus riche.  

Vous auriez dû venir vous balader ici dans les allées. Vous auriez vu tous ces jeunes qui proposent, qui échangent, qui construisent, qui résistent !   

Vous auriez entendu hier les rappeurs du S-Crew  déclamer pourquoi  “Le Rap a toujours été une musique de révoltés”, prendre d’assaut la grande scène et faire vibrer des dizaines de milliers de personnes.  

Je lance un appel à la jeunesse, celle qui entre sur le marché du travail Bac+5 en poche, comme celle qui se retrouve sans bahut à la rentrée ou galère, bac en poche, sur la plateforme APB.  

Celle qui trime en apprentissage comme celle qui travaille comme chauffeur Uber dans les pires conditions, 70 heures par semaine, et qui s’entend dire par le gouvernement avec mépris : « ça vaut mieux que de tenir les murs de la cité ou dealer ».  

Je lance un appel à cette jeunesse qui veut son autonomie, sa liberté, qui connaît les pièges qu’on lui tend et qui refuse de renoncer à rêver d’un nouveau monde.   

Inventons ensemble les droits nouveaux qui vous permettront de vivre pleinement vos choix, de répondre à votre aspiration  de  construire  dans la sécurité une vie libre et autonome.   

Je lance un appel à cette jeunesse à qui une députée « En marche » à osé  demander  de « ne pas pleurer pour 5 euros ».   

Si le silence avait un prix, beaucoup de jeunes seraient sûrement prêts à mettre 5 € pour qu’elle se taise et qu’on arrête de subir son mépris.  

Je lance un appel à la jeunesse en lui disant : envahissez les associations, les syndicats étudiants, lycéens, ouvriers, enseignants, les organisations politiques pour entrer dans la bataille et bâtir la société de demain, votre  société, en bâtissant avec nous ce commun dont nous avons tous besoin. Soyez avec nous les bâtisseurs du commun !  

A cette jeunesse,  je dis :  « Vous êtes chez vous à la Fête de l’Humanité. Soyez chez vous au Parti communiste et aidez-nous à le révolutionner pour en faire le creuset de toutes les expérimentations sociales et politiques de transformation sociale ! Soyez chez vous à la Jeunesse communiste de France » !  

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir sur les écrans, à partir du 27 septembre ce formidable film de Raoul Peck  « Le jeune Karl Marx »,  pour comprendre que c’est à votre âge que les grands destins révolutionnaires se dessinent.  

A la jeunesse de France, comme à vous tous, je lance cet appel : bâtissons ensemble le monde de paix et d’humanité qui se construira par le respect, l’égalité, la justice. On a longtemps dit, après la seconde guerre mondiale, que la jeunesse avait la chance de grandir dans un monde qui lui épargnerait la guerre.
Ce n’est plus vrai. La guerre se répand à nouveau. La paix redevient un bien fragile.  

Ce monde capitaliste chaotique, la montée des nationalismes, des racismes, des violences que génère sa crise, ouvre la porte à des dangers croissants.
Il y a trop d’armes, beaucoup trop d’armes, beaucoup trop sophistiquées, beaucoup trop d’argent autour de ce commerce pour que nous ne reprenions pas le chemin du combat mondial pour la paix.

  Le 23 septembre, en France comme dans le monde, ont été décidées depuis plusieurs mois par plus de 150 organisations, dont notre parti, les Marches pour la Paix.  

Soyez-y et portez ces exigences : paix universelle, désarmement universel, abolition des armes nucléaires, signature par la France du Traité International signé à l’ONU par 122 pays  le 7 juillet dernier.   

Ce jour là, nous marcherons ensemble en reprenant les mots du philosophe Spinoza :
 « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice » .  

Oui, nous marcherons vers une nouvelle Humanité !
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Communiqué du Groupe GRC au département

Une rentrée dans les collèges sous le signe de l’inquiétude
Les conseillers départementaux du canton de Mitry-Mory, Marianne Margaté et Bernard Corneille, s’inquiètent des conséquences de l’annonce gouvernementale de la fin des contrats aidés sur le fonctionnement des collèges.
Près de 300 femmes et hommes travaillent aujourd’hui à l’accueil, la restauration, l’entretien et la maintenance dans les collèges de Seine-et-Marne. Ils rendent un service indispensable au quotidien.

Qu’en sera-t-il demain? Que deviendra leur emploi ? Comment et par qui s...
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La finance contre le travail
Pour démolir le Code du Travail en toute tranquillité, le gouvernement a choisi d’appuyer sur l’accélérateur en plein été. Son plan ? Une loi “Travail” El Khomri taille XXL ! Cette loi avait suscité une large contestation dans le pays. Il n’y a pas plus de majorité aujourd’...
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Le Parti communiste français organise le 31 aout à 16h une émission spéciale diffusée sur facebook pour décrypter les ordonnances de Macron.
Rentrée sur les chapeaux de roues pour les communistes.

une rentrée de combat, où il s’agit d’être efficace dans les mobilisations contre les ordonnances de la casse du code du travail et de procéder par étape. Le contenu, jusque là inconnu dans le détail, même si l’on en perçoit ...
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Caroline Roux reçoit Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, Sénateur C.R.C. de Paris
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Dans l’arbitraire le plus absolu, Israël menace de 6 mois de détention administrative notre compatriote Salah Hamouri
Alors qu’il pouvait être relâché sous caution, l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, est sous le coup d’une peine de détention administrative de 6 mois décidée par le gouverneur militaire.
Un juge devra statuer dans 48h s’il approuve ou non la sentence alors qu’aucune preuve n’est produite par l’accusation, les forces armées ou la police israéliennes sur un quelconque délit commis par notre compatriote. C’est d’un arbitraire absolu.

Je demande i...
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Au cœur de l’Université d’été du PCF qui se tenait à Angers ce week-end, l’intervention du Secrétaire national du PCF était très attendue. Entre riposte au projet politique de Macron, préparation de la Fête de l’Humanité, et ouverture d’un chantier de "transformation des pratiques", le menu de rentrée est copieux.
L’université d’été 2017, c’est fini. L’édition de tous les records : ça semblait impossible mais les communistes l’ont fait ! Plus de 1 100 participants au rendez-vous angevin, des intervenants épatants tous azimuts (parlementaires, chercheurs, artistes, militants...), un banquet...
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Allocution Pierre LAURENT
Ici, nous nous éduquons librement, sans tutelle. Et c’est cette conquête politique de la liberté de pensée, d’analyse, d’organisation et d’action, qui nécessite l’appropriation de savoirs, que les puissants voudraient s’arroger pour eux seuls. Au peuple, ils voudraient réserver la vulgate et le martelage de leurs schémas idéologiques.

Nous, nous voulons notre autonomie, nous prenons parti pour être libres et agir en citoyens éclairés sur les enjeux du monde.
Université d’été 2017
27 août- Angers

Allocution Pierre LAURENT

Chers camarades,
chers amis, chers invités et conférenciers,

J’espère que pour vous toutes et tous les travaux de notre université d’été ont bien commencé.

Je veux ...
Lire la suite - 27-08-2017

Université d’été 2017
27 août- Angers

Allocution Pierre LAURENT

Chers camarades,
chers amis, chers invités et conférenciers,

J’espère que pour vous toutes et tous les travaux de notre université d’été ont bien commencé.

Je veux d’abord vous remercier pour la belle fraternité de ce rassemblement. Nous sommes heureux de coupler cette année notre forum estival avec le campus des élus. Je leur adresse également mon salut. Nous sommes plus de mille au total et nos échanges s’annoncent d’une grande richesse. Quel beau moment d’éducation populaire! La politique pour nous n’est pas une profession, c’est l’exercice du partage démocratique, c’est l’apprentissage du pouvoir citoyen, c’est un terrain de conquête pour l’émancipation.

Voilà pourquoi chaque année l’utilité de notre université est un cinglant démenti aux fossoyeurs des partis.

Ici, nous nous éduquons librement, sans tutelle. Et c’est cette conquête politique de la liberté de pensée, d’analyse, d’organisation et d’action, qui nécessite l’appropriation de savoirs, que les puissants voudraient s’arroger pour eux seuls. Au peuple, ils voudraient réserver la vulgate et le martelage de leurs schémas idéologiques.

Nous, nous voulons notre autonomie, nous prenons parti pour être libres et agir en citoyens éclairés sur les enjeux du monde.

Notre université d’été, c’est aussi le premier acte de notre rentrée politique. Je dis bien le premier, surtout cette année, car en ce mois de septembre les rendez-vous de lutte ne manqueront pas, et notre rentrée connaîtra comme chaque année son point d’orgue à la Fête de l’Humanité les 15, 16 et 17 septembre. La Fête de l’Humanité demeure, et de loin, le plus grand rassemblement populaire, culturel et politique de notre pays. C’est là aussi un beau et grand moment de culture et d’émancipation. La Fête, c’est le rendez-vous de tous les combats, de tous les débats, de toutes les cultures, de toutes les fraternités, c’est la fête du journal de Jaurès, le seul quotidien national qui, avec son magazine l’Humanité Dimanche, continue de tenir tête, en toute indépendance, aux puissances d’argent.

La Fête, c’est le rendez-vous de la jeunesse, de l’engagement désintéressé, du bénévolat militant, de la solidarité internationale. Dans les trois semaines qui viennent, la préparation de la Fête devra être notre priorité à tous, en lien direct avec l’effervescence sociale qui s’annonce et à laquelle la Fête va donner une immense caisse de résonance quelques jours après la journée de mobilisation syndicale du 12 septembre. Je vous appelle à consacrer toute votre énergie à sa réussite.

Chers camarades, j’espère que vous avez refait le plein d’énergie. Car j’irai droit au but. La rentrée à laquelle je vous appelle est une rentrée sur les chapeaux de roue, une rentrée de combat et de riposte, une rentrée de créativité politique pour notre parti, une rentrée de construction et de rassemblement pour l’alternative au pouvoir Macron.

Oui, une rentrée de combat, car le pouvoir Macron n’a pas tardé à frapper. Il paraît qu’il ne devait être « ni de droite, ni de gauche », ce pouvoir. Mais il ne frappe en tous cas que d’une seule main, la droite !

26.000 euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer très longtemps le vrai visage du nouveau pouvoir.

Les coups pleuvent et d’abord sur les plus fragiles : la baisse de l’APL, du jamais vu, cinq euros dont beaucoup ne semble même pas mesurer la valeur ; la suppression de 293.000 emplois aidés, un vrai massacre social et associatif ; les ordonnances pour précariser tous les contrats de travail ; la hausse de la CSG qui, n’en déplaise aux additions truquées du gouvernement, va entamer le pouvoir d’achat des salariés et plus durement encore des retraités ; l’austérité inégalée programmée pour les communes et les services publics… Et tout çà pour quoi ?

Pour baisser l’ISF, pour sacrifier les budgets publics au remboursement de la dette aux créanciers de la finance, pour protéger les taux de profit des plus gros actionnaires, des plus grands groupes… Pas une seule mesure envisagée pour rétablir la justice fiscale, pour taxer les revenus financiers, pour combattre l’évasion fiscale illégale comme légale quand elle est baptisée optimisation, pour réorienter l’usage des profits, du crédit bancaire et de la création monétaire.

La proposition des frères Bocquet d’une COP fiscale mondiale, adoptée par une résolution de l’Assemblée nationale à la toute fin du quinquennat Hollande, est restée lettre morte et absente des dossiers présidentiels lors de tous les sommets et rencontres internationales pourtant multipliés par le Président depuis son élection.

Le pouvoir Macron a beau user et abuser de communication sur le thème du renouveau et de la moralisation, le masque est tombé dès cet été. Le livre que publie André Chassaigne en cette rentrée décrypte à point nommé le projet présidentiel pour en dire la vérité. C’est un pouvoir libéral au service des mêmes logiques, des mêmes intérêts financiers, c’est le pouvoir des 1 % contre les 99 %, un pouvoir qui croit tout savoir mieux que tout le monde, un pouvoir cynique, immoral, enclin au passage en force. Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la transparence du statut de la première dame. Ce statut n’est pas un progrès mais un signal monarchique de plus, qui révèle la tentation permanente créée par ce régime ultraprésidentialisé pour tous les attributs du pouvoir personnel.

Nous ne voulons ni de première dame, ni de premier homme. La royauté a pour nous toujours la tête coupée. Nous voulons la démocratie, un peuple souverain et un Parlement de plein droit élu à la proportionnelle !

Le Président vient d’ailleurs de récidiver, comme il l’avait fait déjà à plusieurs reprises, en affichant son mépris pour l’intelligence populaire. « La France ne veut pas... » « La France ne comprend pas ...».

Ces gens là, comme chantait Brel, n’aiment les Français que le temps d’une élection. Et bien, ce sont les Français qui risquent de n’avoir aimé Macron que le temps d’une élection !

* * *

Oui, si nous le laissons faire, c’est un pouvoir libéral à force tendance autoritaire qui va chercher à nous imposer sa loi. Le Parlement a été abaissé en acceptant de voter le blanc-seing que constitue la loi d’habilitation des ordonnances, avant même la fin des discussions avec les syndicats. A quelques jours de la publication du texte des ordonnances, les syndicats n’en connaissent toujours pas la teneur détaillée et précise. A quelques jours de la publication du texte, et après soi disant des semaines de concertation, ils en sont réduits, comme l’a raconté Philippe Martinez chez Bourdin hier matin, a essayer de lire à l’envers le texte que la ministre a sous les yeux quand elle les rencontre.

L’opération enfumage continue.

Mais les députés macronistes, de droite et du centre, eux, ont déjà accepté dès juillet de dessaisir la représentation nationale. C’est un déni de souveraineté inacceptable sur un sujet aussi majeur.

Le diable se cache dans les détails et il faudra suivre de près le texte final du gouvernement. Mais tout ce que nous en connaissons annonce clairement la couleur : la loi perd sa valeur première et un principe de défaveur permettra dans bien des cas d’imposer dans l’entreprise des normes sociales et des contrats de travail dégradés ; les facilitations aux licenciements sont multipliées ; le recours à de nouveaux contrats précaires est étendu pour contourner définitivement le CDI ; les instances représentatives du personnel sont taillées ; des referendums bidons du type «  travailler plus ou c’est la porte » vont légaliser le chantage patronal.

Je veux saluer le travail remarquable des parlementaires communistes tout au long de la session de juillet.
A l’Assemblée nationale, notre groupe, rajeuni et renouvelé, a montré sa combativité et une belle force de propositions. Avec les députés du groupe de la France Insoumise, nos députés ont été les seuls à s’opposer avec clarté à ce texte, défendant chaque fois qu’ils ont pu les propositions issues de notre projet de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation. Car c’est de logique qu’il faut changer.

Le capital veut la précarisation à outrance, même à haut niveau de qualification. Et il n’aura pas de limites si nous les laissons faire. Nous, nous voulons une révolution du travail et de l’emploi, la construction d’un service public de l’emploi qui assure à chacun tout au long de sa vie la continuité du droit à l’emploi et à la formation, l’évolution nécessaire des métiers en ces temps de révolution numérique, le libre choix de son orientation professionnelle pour l’épanouissement au travail.

Le capital veut des pions de la mondialisation.
Nous, nous voulons pour chacun un travail épanouissant, utile à soi et à la société.
Nous voulons prolonger par de nouvelles conquêtes historiques l’ambition qu’affichait Ambroise Croizat, et qui allait déjà bien au-delà de la seule Sécurité sociale : « le problème qui se pose à ceux qui veulent apporter une solution durable au problème social, déclarait-il, est de faire disparaître l’insécurité qui pèse sur tous ceux qui vivent de leur travail. Il est de garantir à tous qu’en toutes circonstances ils jouiront de revenus suffisants pour assurer leur subsistance familiale. C’est ainsi seulement, en libérant les travailleurs de l’obsession permanente de la misère, qu’on permettra à tous les hommes et à toutes les femmes de développer pleinement leurs possibilités, leur personnalité... ».

Le temps est venu de donner une nouvelle réponse à cette ambition de civilisation, de la même manière qu’il est devenu indissociable de penser développement humain et protection de la planète. Oui, c’est un enjeu de civilisation, a fortiori à l’heure de la révolution numérique.

Au Sénat, notre groupe a relayé avec tout autant de combativité cette bataille. Je veux souligner qu’au Sénat, nous sommes désormais les seuls, comme groupe, à porter la voix de millions de travailleurs. Ce sera d’ailleurs l’enjeu essentiel des élections sénatoriales du 24 septembre.
Y-aura -t-il dans le futur Sénat un groupe pour porter la voix de l’opposition au pouvoir Macron et des propositions sociales, écologiques et démocratiques de progrès. Ce groupe, nous sommes les seuls capables d’en garantir la constitution. Sans ce groupe, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et les macronistes, ouvrant la voie à de nouvelles régressions, rendant même possibles des réformes constitutionnelles contournant la consultation des Français par référendum. Dans les départements concernés, les communistes ont quatre semaines pour relever ce défi en cherchant à faire converger le maximum de grands électeurs progressistes concernés.

Et ce défi, j’en suis certain, nous allons le relever !

A la Fête de l’Humanité, je prononcerai le discours du meeting le dimanche après-midi entouré de tous nos parlementaires, député(e)s, sénatrices, sénateurs et chefs de file à ces élections, et je dirai avec force ce jour là la révolution démocratique à laquelle nous appelons notre pays, face aux dérives autoritaires qui rongent notre démocratie, et qui se répandent avec danger sur la planète toute entière.

D’ici là, et pour les semaines qui suivront, nous préparerons la Fête de l’Humanité dans l’action, en proposant la venue à La Courneuve à toutes celles et ceux qui veulent agir et donner de la force à leurs mobilisations. Et nos parlementaires, les dirigeants de notre parti, les artisans de la rédaction de notre projet de loi pour la sécurisation de l’emploi sont à la disposition du pays pour animer partout où vous les solliciterez le débat public sur les ordonnances.

Le 12 septembre, nous serons mobilisés dans tout le pays à l’appel des organisations syndicales pour le premier grand rendez-vous national de mobilisation contre les ordonnances Macron, cette loi travail XXL. Le texte du projet sera alors normalement connu et le travail de révélation de ces dangers devra être partout amplifié. Une carte-pétition et une adresse nationale de nos parlementaires nous aideront à mener ce travail de contact avec le maximum de salariés.

Nous porterons dans chaque circonstance nos propositions pour un Code du travail rénové. Réussir ce premier rendez-vous est capital pour enclencher un mouvement d’ampleur. Il faudra d’autres rendez-vous. La Fête de l’Humanité sera le premier. Elle peut mettre la jeunesse dans le coup et il y a beaucoup de convergences à construire. Nous devrons alors veiller pour la suite à respecter les responsabilités des organisations syndicales, en répondant présents aux rendez-vous qu’elles fixeront, et en encourageant tous les processus unitaires à même de porter le plus loin la nécessaire levée en masse, seule capable d’empêcher la ratification des ordonnances et leur mise en œuvre. Nous mettrons tous les espaces de la Fête de l’Humanité au service de cette mobilisation, en y invitant massivement au débat syndicalistes et travailleurs concernés.

* * *

J’ai parlé de convergences. C’est essentiel. L’annonce du gouvernement sur la suppression de près de 300 000 emplois aidés est irresponsable.

Pour les familles, pour les collectivités locales, pour les écoles, pour les associations, qui bénéficient de ces missions, c’est un terrible coup dur. Ce qui devrait être entrepris, c’est l’inverse : sortir ces emplois de leur précarité actuelle pour aller vers leur sécurisation et leur qualification. Ça, ce serait utile à la lutte contre le chômage. Je vous propose de créer des collectifs de riposte concrets partout où le cas se présente pour engager la bataille de la défense de ces emplois, de leur transformation pérenne. Et avec nos élus et parlementaires, je propose de rencontrer tous les acteurs concernés pour envisager les mobilisations nationales nécessaires.
Je crois que nous devrions procéder ainsi sur tous les fronts , en organisant concrètement les ripostes : pour les moyens de nos communes et les budgets de nos services publics, pour l’inscription des étudiants à l’université, pour la rentrée scolaire, où les effets d’annonce sur les 12 élèves par classe ont fait long feu pour laisser place à un discours du nouveau ministre Jean-Michel Blanquer ouvrant de plus en plus clairement à la privatisation des missions publiques d’éducation.
Notre présence nationale devant les établissements scolaires la semaine de la rentrée doit être partout organisée.

Enfin, permettez-moi de dire un dernier mot, mais il y aurait tant à dire sur tant de sujets, sur le logement. La politique qui se profile est scandaleuse : à la baisse de l’APL s’ajoute déjà la décision d’assouplir le dispositif de la loi SRU. C’est une démission en règle devant les exigences du marché qui s’annonce, alors même que le logement devrait être une priorité nationale en brisant justement les reins d’une spéculation qui organise la pénurie de logements abordables et de qualité pour le plus grand nombre. Je le dis aux élus, aux associations, aux locataires, aux demandeurs de logement, aux architectes et urbanistes de ce pays qui s’alarment de la privatisation grandissante de nos villes, le Parti communiste est disponible pour construire une riposte nationale d’ampleur à ces attaques et une mobilisation nationale pour une grande politique progressiste du logement dans notre pays.
Voilà là encore, un magnifique sujet de créations de centaines de milliers d’emplois, en lien avec une véritable ambition sociale et écologique pour le pays !

Je le dis solennellement : sur tous ces terrains, nous combattrons la politique gouvernementale avec la ferme volonté de lui imposer des reculs et de promouvoir dans l’action et la conscience de millions de nos concitoyens des propositions alternatives efficaces et crédibles. Nous n’allons pas jouer les pleureuses en attendant cinq ans la prochaine élection présidentielle.
Nous voulons battre ces choix et en imposer d’autres chaque fois que ce sera possible, partout où cela sera possible.

* * *

Je vous ai dit rentrée de combat et de riposte, mais au cœur de l’action, je vous propose aussi une rentrée de créativité politique.

Oui, il nous faut plus que jamais de l’audace. Le monde que nous vivons est rempli de paradoxes. Dans la crise mondiale et nationale que nous traversons, se confrontent sans cesse l’émergence et la recherche du nouveau, comme les dangers de la régression et de la guerre.
Chaque jour nous voyons la misère se répandre, les difficultés de vie se développer, le capital inventer de nouvelles manières d’exploiter, Trump affoler la planète avec ses délires racistes, nationalistes et guerriers, le terrorisme frapper, nous constatons les ravages et les aberrations de ce monde capitaliste qui ne vit que pour l’argent, qui ne sait plus respecter le travail, la dignité humaine, la planète. Mais chaque jour aussi, nous voyons des femmes et des hommes chercher à mieux vivre, à mieux travailler, à mieux coopérer, inventer de nouvelles manières de s’associer, de produire, d’échanger.
Nous voyons la solidarité s’exprimer, l’Amérique anti-Trump se mobiliser, Barcelone, sa maire Ada Colau et ses habitants tenir bon comme Paris après Charlie.
Ce monde est chaque jour à la croisée des chemins, chaque jour en équilibre entre le chaos capitaliste et l’espoir d’une autre mondialité de paix et de solidarité. Chaque question du quotidien devient un choix de société : faut-il accueillir des migrants, et c’est notre rapport au monde qui est questionné ? Faut-il accepter le pistolet sur la tempe de travailler le dimanche, et c’est le sens du travail qui est sur la sellette ? Faut-il continuer à payer un loyer inabordable pour se loger et laisser Rn’B privatiser nos villes ? Faut-il manger aux conditions de géants transnationaux de l’agro-business sans scrupules ?

Nous sommes, nous, nos concitoyens, des millions à nous poser chaque jour ces questions et à osciller entre l’espoir d’une autre monde possible, et tellement nécessaire, et la difficulté de lui ouvrir un chemin, voire le sentiment de son impossibilité.

Oui, l’état du monde nous inquiète parce que nous voyons bien que la crise profonde, majeure, durable, structurelle, et probablement civilisationnelle du mode de production capitaliste à l’échelle mondialisée fait courir à la planète des dangers inégalés.
Mais, nous voyons aussi que cette situation pose au monde des questions sociales, écologiques, éthiques, culturelles, et finalement elles aussi civilisationnelles inédites. La question du changement, du changement profond de société, de modèle, de paradigme est concrètement posée à notre monde.
Elle est à l’ordre du jour comme jamais.
L’hypothèse géniale de Marx et d’Engels, qui reposait déjà sur tant de travail, d’études et d’analyses, si bien contée dans le film « Le jeune Karl Marx » qu’est venu nous présenter Raoul Peck, devient aujourd’hui un chemin crédible de dépassement des aliénations capitalistes. Oui, le XXIème siècle peut être celui du dépassement progressif du système capitaliste, de ses logiques prédatrices, inégalitaires et surannées.
Jamais, notre communisme, celui du dépassement progressif et concret de ces logiques pour de nouvelles logiques du commun, de la coopération, de la liberté contre les dominations, n’ a trouvé autant d’actualité. Mais ce chemin est un chemin de luttes de classes intenses et durables, un chemin de constructions progressives, concrètes, sans cesse renouvelées. Il doit être un chemin de démocratie sans cesse approfondi pour faire reculer les coûts et les gâchis du capital, pour donner toujours davantage d’espaces et de pouvoirs aux citoyens, pour partager toujours davantage de savoirs pour conquérir toujours plus d’autonomie, pour créer une société d’individus libres, solidaires et associés, où la coopération prime sur la compétition.

Cette création continue, dans le mouvement concret de la lutte des classes, des luttes pour l’émancipation humaine, c’est notre communisme, notre communisme du quotidien, appelé à faire grandir dans les plaies de la crise un monde nouveau qui pousse à la porte.
Nous sommes des résistants, et il n’ y a pas meilleurs résistants que nous quand il faut faire face dans le combat. Mais notre projet communiste n’est pas la résistance, notre projet, c’est la conquête citoyenne, c’est la libération concrète et progressive de la société des entraves et des gâchis capitalistes.

Voilà pourquoi je ne crois pas à la nécessité d’une parenthèse « populiste » fut-elle baptisée de gauche, qui, face à la crise démocratique, à l’impuissance construite du politique, substituerait, comme un sas de transition obligé vers une future renaissance démocratique, la logique de l’identification, où chacun accepte de délaisser une part de sa libre initiative, en lieu et place de la construction d’une intervention populaire large, diversifiée, autonome.
Non, le PCF et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans le populisme de gauche. Je ne dis pas cela pour créer je ne sais quelle polémique. Je dis cela pour souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche.

* * *

Vous le savez, je pense que l’heure est venue de notre propre révolution politique, de notre réinvention en quelque sorte. Réinvention, ce ne veut évidemment pas dire que nous partirions d’une feuille blanche. Se réinventer pour moi, c’est changer tout ce qui doit l’être sans tabou pour pouvoir jouer à nouveau pleinement notre rôle, à la hauteur des enjeux de la période. Une réinvention résolument offensive et conquérante, parce que notre audace doit être le contraire d’un renoncement. Parce que notre force, avec son originalité culturelle, d’idées, de projet, de pratiques, reste indispensable à la reconstruction d’un projet majoritaire de transformation sociale.

Il rêve, ce Pierre Laurent, diront certains après une année politique si trouble, si paradoxale, si chaotique, si incertaine, si dure à vivre.
Oui, c’est vrai, dans la tornade politique que nous venons de vivre, rien n’a été simple. Nous avons marqué des points et subi des revers.
Certes, nous n’avons pas, cette fois encore, su déjouer le piège présidentiel, qui s’est refermé sur le pays avec ce second tour Macron-Le Pen. Nous avons contribué au score remarquable de Jean-Luc Mélenchon, nous avons élu un groupe à l’Assemblée nationale, une gageure dans cette tornade politique, aux côtés d’un groupe de la France Insoumise. Mais dans notre score législatif, nous avons payé cher le prix de la présidentialisation comme celui de la ringardisation des partis orchestrée par tous les candidats à la présidentielle, y compris celui que nous soutenions. De tout cela, nous avons à tirer leçons et bilan.
Et nous allons le faire, en prenant le temps d’un débat approfondi.

Mais dans cette situation aussi difficile que passionnante et inédite, concentrons nous sur l’essentiel : les immenses espaces qui continuent d’exister pour transformer l’aspiration au changement, l’envie d’un nouveau mode de vie en projet politique progressiste et en conquêtes démocratiques.

C’est la recherche de la nouveauté qui a fait gagner Macron. Mais si Macron a capté le besoin de renouveau au profit d’une recomposition unissant libéraux de droite et socio-libéraux, la majorité de la société n’a pas adopté sa doctrine libérale. C’est bien plus compliqué que cela. La société a cherché à débloquer un système politique verrouillé qui se reproduit sur lui-même et tourne en boucle autour des mêmes recettes. Voilà d’ailleurs pourquoi les contradictions du macronisme exploseront elles aussi à leur tour. La société n’en restera pas là.

Quelles que soient les difficultés, les contradictions, ne perdons jamais de vue la recherche de neuf, de progrès nouveaux, d’un nouveau mode de vie et de développement qui travaillent en profondeur la société française, comme une bonne partie de la planète. Et ayons l’ambition d’être en toutes circonstances les bâtisseurs du commun. Oui, les bâtisseurs du commun !

Nous savons faire beaucoup de choses, mais qui sait que tout cela forme en réalité notre projet, une visée cohérente ? Bien trop peu.

40.000 personnes privées de vacances viennent à nouveau cet été, grâce aux élus et militants communistes, de partir une journée à la mer. Ils étaient encore quatre mille sur les plages de Malo-les- Bains grâce aux communistes du Nord la veille de l’ouverture de notre université d’été. Nos journées solidaires de vente de fruits et légumes connaissent un succès grandissant d’année en année. En ce moment, les communistes de Grigny organisent la collecte de vêtements et tous biens de première nécessité pour 250 familles qui ont tout perdu dans un terrible incendie dans cette ville. A Paris, Ivry, dans la vallée de la Roya dans les Alpes Maritimes, dans le Pas de Calais, les communistes sont dans l’action concrète aux côtés des migrants pour un accueil digne des valeurs humaines. La solidarité est pour nous un projet, une vision politique de la société et du monde.

Les SCOP-TI, les ex-Fralib, sont parmi nous à cette université d’été. Ils ont besoin de notre engagement. Nous sommes là, à nouveau. Parce que leur combat n’est pas seulement une lutte, c’est un projet humain, un projet de vie et de travail, un projet politique coopératif qui nous intéresse.

Nous portons en toutes circonstances l’exigence d’une autre utilisation de l’argent et d’un autre rôle pour les banques, de l’exigence d’une COP fiscale mondiale au financement des PME, de la création d’un pôle public bancaire à la création d’un fonds européen pour le développement social et écologique, parce que nous voulons faire grandir la conscience que monnaie et crédit doivent redevenir des biens communs utiles au développement de tous.

Nous voulons mettre en commun toutes les forces disponibles pour se mêler du dossier de la nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire. Parce que nous voulons un projet d’intérêt national pour la navale française, pas seulement un rafistolage capitalistique à court terme , où les fonds publics ne sont que les béquilles du capital.

Nous sommes fiers de l’action de nos élus, qui fourmillent d’expérimentations sociales, écologiques, urbaines, culturelles, qui ouvrent les pistes de ce que pourrait être une société nouvelle, au point que c’est souvent dans ces communes, pourtant loin d’être les mieux dotées, que s’invente le plus pour la société toute entière. Nous organisons chaque année des rencontres politiques novatrices sur la révolution numérique. Il est temps que nous passions aux travaux pratiques pour inventer les nouveaux usages sociaux militants et collaboratifs correspondant à ces novations.
C’est vrai pour notre propre Parti. Nous devrions porter plus fort encore chaque projet coopératif, social, écologique, démocratique qui émerge en devenant des partenaires actifs de toutes les innovations qui fourmillent dans la société, en cherchant toujours à tirer vers le haut ces expériences de transformation.

Nous sommes des internationalistes plus que jamais convaincus de la nécessité de construire nos luttes de transformation à l’échelle européenne et mondiale. Nous sommes pleinement engagés , comme parti hôte de cet événement, dans la préparation du forum européen qui se prépare pour les 10 et 11 novembre à Marseille. Et nous lancerons dès cette année notre bataille en vue des élections européennes de 2019.
Nous avons l’ambition de redéployer notre activité pour la paix et nous serons une nouvelle fois partie prenante des marches pour la paix du 23 septembre, un combat aujourd’hui consubstantiel à celui du développement humain, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, des Palestiniens, des Kurdes et de tant d’autres, de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique et pour les enjeux écologiques.
Nous comptons redonner toute sa place à la lutte contre tous les racismes, dans nos quartiers comme dans le monde à l’heure des délires de Trump ( allez voir "I am not your negro") ou des poussées xénophobes des extrêmes-droites européennes.
Nous soutenons la candidature des JO Paris en 2024 parce que nous voulons y porter les enjeux d’un sport citoyen et populaire, désintoxiqué de la finance, et que pour nous la joie d’un jeune gamin sur un stade, dans une piscine ou dans un stade , ou la beauté d’un dribble de Neymar ne se confond pas avec l’hystérie spéculative qui cherche à tout marchandiser.

* * *

Oui, être en toutes circonstances des bâtisseurs du commun, le parti de toutes les causes communes pour l’émancipation , voilà qui dans la situation confuse et troublée que nous connaissons redonnera du sens et de la clarté à notre combat. Nous en avons les forces, je le pense, mais reconnaissons-le, dans un monde et un rapport à la politique qui se bouleversent, nous n’avons pas toujours la cohérence, l’efficacité, l’organisation, la communication, l’ouverture, la facilité d’accès qui permettent de les déployer.

A nous de repenser notre nouvelle organisation communiste, nos pratiques, un nouvel âge de notre communication qui nous permettront de pousser jusqu’au bout l’ambition d’ être le parti de toutes ces transformations concrètes . Un siècle après notre fondation, sachons saisir la chance de notre propre révolution. Je crois sincèrement que les conditions sont réunies pour un bon qualitatif de nos transformations, que nos adhérents y sont prêts et que des centaines de milliers de ceux qui nous entourent, nous côtoient, nous apprécient, nous attendent, trouveraient alors dans ce mouvement de fortes raisons d’espérer .
Nous tiendrons notre congrès dès 2018, un an avant la date prévue, pour prendre la mesure de la situation nouvelle , des responsabilités qu’elle nous impose et des transformations que cela implique. Toutes les questions seront mises entre les mains des communistes. Les chantiers de travail de ce congrès seront précisément décidés lors d’une assemblée nationale des animateurs des sections locales du Parti.

Le Conseil national réuni hier travaille sur un document de consultation des communistes qui sera disponible dès la Fête de l’Humanité pour préparer cette assemblée. A chaque étape, les communistes seront consultés et maîtres des décisions. C’est ensemble et unis que nous conduiront le changement.

Ce nouveau rôle, cette relance, ce nouveau Parti communiste qu’il nous faut promouvoir tous ensemble est indispensable à la reconstruction d’une gauche nouvelle, d’une majorité politique et populaire pouvant demain constituer une alternative au pouvoir Macron. Communistes, insoumis, écologistes, hamonistes, socialistes de gauche, citoyens progressistes de tous horizons, cette majorité, nous devons commencer à la construire ensemble.
Tous nos efforts, toutes nos luttes, tous nos espoirs ne doivent pas demain pouvoir à nouveau être confisqués. Nous ne voulons pas revivre le second tour Macron-Le Pen. Il faut donc construire , sérieusement, patiemment. Il faudra des alliances. Mais, aujourd’hui, elles doivent être reconstruites et repensées. Il se fera beaucoup dans les luttes te les mouvements citoyens.
Il faudra le déploiement plus audacieux de notre propre initiative. Mais, d’ores et déjà, nous tendons la main à tous. Nous voulons le dialogue, la coopération, le respect. Les chemins du Front populaire et citoyen que nous appelons plus que jamais de nos vœux ne sont pas écrits d’avance. Le travail sur un pacte d’humanité, que nous avions entamé avec plusieurs personnalités, doit être poursuivi.
Nous sommes prêts à défricher tous ces chemins avec l’ensemble des forces, personnalités, citoyens disponibles. Là encore, il ne faudra pas craindre d’expérimenter. Et je veux lancer pour terminer une invitation à tous : rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Cette agora géante, où souvent se sont inventées ou ont été amorcées des promesses nouvelles, est la vôtre. La Fête de l’Humanité est une terre d’accueil, de débats, où la parole populaire s’entend en direct. Cette année, elle sera le premier grand forum à ciel ouvert de riposte à Macron et de reconstruction. Nous vous y attendons. N’oubliez pas l’adage. Les absents ont toujours tort.

Alors aux 15,16 et 17 septembre à La Courneuve !
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Vente solidaire de fruits et légumes 17 août
Pour le pouvoir d’achat, des prix justes et une agriculture rémunératrice responsable

Cette année rendez-vous est donné, à toutes et tous, à partir de 8h, Jeudi 17 août, à Mitry-Mory.
L’ouverture des États généraux de l’alimentation a eu lieu en grandes pompes, avec une volonté de grand battage médiatique. Pour diversion ?
Les dernières décisions gouvernementales ne laissent en effet entrevoir aucune volonté de répondre à la nécessaire augmentation du pouvoir d’ac...
Lire la suite - 17-08-2017

L’ouverture des États généraux de l’alimentation a eu lieu en grandes pompes, avec une volonté de grand battage médiatique. Pour diversion ?
Les dernières décisions gouvernementales ne laissent en effet entrevoir aucune volonté de répondre à la nécessaire augmentation du pouvoir d’achat des citoyens. Elles ne s’attaquent pas plus aux chantiers urgents de la rémunération du travail paysan et des salarié-e-s.

Marchés, investissements, compétitivité semblent seuls préoccuper le Ministre de l’agriculture, alors que les producteurs manifestent et revendiquent massivement, depuis des années, pour une juste rémunération de leurs produits. La nouvelle répartition des aides européennes annoncée par le ministère, déjà en contradiction avec l’objectif affiché par les États généraux, ne fait même qu’accroître la mise en danger des exploitations familiales et paysannes.

De son côté le Président de la République annonce tout haut ce que les pouvoirs précédents n’ont pas osé « Le monde agricole doit se transformer, le monde de la distribution doit l’accompagner » Le PCF considère, lui, que l’encadrement des marges de la grande distribution est un des premiers leviers majeurs et prioritaires d’une nouvelle ambition pour un véritable modèle agricole repensé.

Produire une alimentation saine, accessible à tous pour rompre ainsi la fracture alimentaire, tout en vivant dignement de son travail, engager la transition écologique de l’agriculture, et promouvoir un aménagement équilibré des territoires, nous pensons que c’est possible et urgent ! Moins cher pour les consommateurs, plus rémunérateur pour les producteurs, le circuit court à prix juste, la population est invitée à en discuter... et à en bénéficier lors de la grande vente solidaire de fruits et légumes organisée, comme chaque année, par les communistes et par les agriculteurs de MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux).

Cette année rendez-vous est donné, à toutes et tous, à partir de 8h, Jeudi 17 août, à Mitry-Mory.
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Déclaration de la Fédération du Parti communiste français de Seine & Marne - Élections sénatoriales du 24 septembre 2017
Le 24 septembre prochain, trois mois après l’élection des député-e-s à l’Assemblée nationale, auront lieu les élections sénatoriales. Les sénatrices et les sénateurs seront entièrement renouvelés dans près de la moitié des départements.
Le département de Seine & Marne fait partie des 38 départements métropolitains concernés par le renouvellement par moitié du Sénat, soit 170 sénatrices et sénateurs qui seront élus le 24 septembre prochain au suffrage universel indirect par un collège de ’’grands électeurs’’.
...
Lire la suite - 10-08-2017

Le département de Seine & Marne fait partie des 38 départements métropolitains concernés par le renouvellement par moitié du Sénat, soit 170 sénatrices et sénateurs qui seront élus le 24 septembre prochain au suffrage universel indirect par un collège de ’’grands électeurs’’.

En Seine & Marne, 3216 grands électeurs sont appelés à se prononcer pour renouveler les 6 sièges de sénateurs à pourvoir à parité. Conseillères et Conseillers municipaux pour l’immense majorité, mais aussi électeurs supplémentaires, ces grands électeurs s’attachent à faire vivre au quotidien la démocratie dans nos villes, à tout ce qui est collectif, partagé, vivant, facteur du développement et du « mieux vivre » sur nos territoires.

Après l’élection d’une Assemblée nationale très majoritairement acquise à ses choix, il s’agit pour le président Macron d’obtenir tous les pouvoirs pour aller plus vite et plus loin dans ses réformes, y compris par des révisions constitutionnelles.

Son discours au congrès à Versailles a confirmé l’objectif d’un ralliement aux thèses ultra libérales, notamment pour engager la casse du code du travail et réduire les dépenses publiques si utiles aux populations.

Dans ce contexte, nous réaffirmons notre opposition totale aux politiques de rigueur et de soumission aux puissances financières. Durant ce mandat, nos élus (Groupe CRC) ont refusé de voter les budgets austéritaires, notamment ceux de la sécurité sociale qui asphyxient les hôpitaux et portent des coups à notre système de protection sociale. Ils ont œuvré en faveur de l’emploi, combattu les cadeaux distribués au patronat (CICE, CIR…), se sont opposés à l’état d’urgence permanent, à la déchéance de nationalité, aux réformes territoriales fragilisant les communes et les départements.

Ils viennent de voter contre le recours aux ordonnances pour casser le code du travail, ont dénoncé l’augmentation du taux de la CSG, la suppression de 5 euros sur les APL, alors même que l’essentiel de l’impôt sur la fortune des plus riches va être supprimé, créant un mouvement de mécontentement dans le pays. Les illusions tombent sous la réalité.

Face à la droite «classique» et à la droite «macroniste», nos élus mèneront les combats pour défendre les droits des travailleurs, l’autonomie et la libre administration des communes et des départements, la protection sociale, la solidarité, le vivre ensemble, les services publics...

Notre responsabilité est donc immense pour continuer de disposer demain de parlementaires combatifs, déterminés à faire échec à la politique du gouvernement et à relayer les exigences des populations, des élu-e-s locaux et des forces vives de Seine & Marne.
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Le premier été présidentiel a démasqué la réalité du macronisme

4 août 1789 : Abolition des privilèges et des droits féodaux

4 août 2017 : Leur rétablissement ?

#LaRepubliqueEnMarcheArriere
Cela n’a pas fait un pli. Le premier été présidentiel signe la fin des illusions pour celles et ceux qui ont cru aux promesses d’une "nouvelle politique". Il n’y a jamais eu d’adhésion populaire au macronisme. Emmanuel Macron et sa majorité ont d’abord été élus par le puissant re...
Lire la suite - 04-08-2017

Cela n’a pas fait un pli. Le premier été présidentiel signe la fin des illusions pour celles et ceux qui ont cru aux promesses d’une "nouvelle politique". Il n’y a jamais eu d’adhésion populaire au macronisme. Emmanuel Macron et sa majorité ont d’abord été élus par le puissant rejet du système actuel. Ce grand chamboule-tout n’était qu’une apparence trompeuse pour ne rien changer, poursuivre et aggraver l’austérité. Après Sarkozy et Hollande, Macron fait le job pour lequel il a été choisi par le monde de la finance, la patronat et la commission européenne.

Inédite sous la V ème République après trois mois de mandat, la chute d’indice de confiance du Président de la République et de son premier Ministre n’est que le début des difficultés pour le nouveau pouvoir. Après les amis et les amours, voilà le temps des emmerdes.

Les arbitrages politiques rendus ces dernières semaines, sur la loi dite travail, contre les plus fragiles dans notre société, les étudiants, les retraités, la curée libérale contre les politiques publiques, les fonctionnaires, les collectivités locales, s’accumulent et s’additionnent. La communication présidentielle peut tourner à plein régime, rien n’y fait, notre pays et notre société voient aujourd’hui plus clairement le vrai visage du macronisme. Les supercheries et les enfumages successifs, les "et en même temps", n’arrivent plus à masquer l’autoritarisme libéral, si violent pour les faibles et si doux pour les assujettis à l’ISF.

Des dates importantes sont inscrites à l’agenda de la rentrée, dont la journée d’action du 12 septembre. D’ici là, le parti communiste aura à cœur d’agir concrètement pour une société plus solidaire avec la vente solidaire de fruits et légumes, le 17 août, et les sorties à la mer pour les enfants et les familles privés de vacances. 

La prochaine Fête de l’Humanité - les 15, 16 et 17 septembre - va être, à n’en pas douter, le grand rendez-vous des convergences progressistes, celui des luttes, des débats et des possibles pour ne pas laisser l’avenir du pays entre les mains d’Emmanuel Macron et sa star-up présidentielle et parlementaire.
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Décès de Jacqueline Timbaud infatiguable militante de la mémoire résistante
Ses obsèques auront lieu mercredi 2 août au cimetière du Père Lachaise (crématorium de la Coupole) de 10h30 à 11h30 avec prise de parole de l'amicale Châteaubriant, de la CGT, et du Parti.

La fédération du PCF de Seine et Marne adresse au nom de tous les camarades les plus sincères condoléances à sa famille.

Jacqueline était très attachée à notre parti, au changement de société pour une société de justice sociale, de fraternité, une société au service de l’Humain.

Jacqueline a pendant toute sa vie honorée la mémoire de son Père, Jean-Pierre Timbaud, fusillé par les nazis à Châteaubriant le 22 octobre 1941.

"C'est avec émotion que j'ai appris le décès, à 89 ans, de Jacqueline Ollivier-Timbaud. Je tiens à rendre hommage à cette infatigable militante de la mémoire résistante. Je sais combien toute sa vie elle travailla à garder vivant auprès des plus jeunes générations le souvenir des fusillés de la Sablière de Châteaubriand et parmi eux celui de son père Jean-Pierre Timbaud."

Pierre Laurent,
Secrétaire national du Pcf
28 juillet 2017
Jacqueline avait 13 ans, ce 22 octobre 1941, où sa vie bascula à jamais, après l'annonce de l'exécution de ce père dont elle était si fière, militant communiste enflammé et jeune dirigeant de la Fédération des Métaux CGT de la Région parisienne. Je me souviens de Jacqueline toujours vaillante dans n...
Lire la suite - 02-08-2017

Jacqueline avait 13 ans, ce 22 octobre 1941, où sa vie bascula à jamais, après l'annonce de l'exécution de ce père dont elle était si fière, militant communiste enflammé et jeune dirigeant de la Fédération des Métaux CGT de la Région parisienne. Je me souviens de Jacqueline toujours vaillante dans nombre de commémorations, à Châteaubriand bien-sûr, mais partout où elle pouvait témoigner du courage et du sens de l'engagement et de l'esprit de la Résistance, Jacqueline toujours tellement émue aussi quand elle entendait lire l'admirable lettre que Jean-Pierre Timbaud lui avait adressée ainsi qu'à sa mère juste avant d'être assassiné.

« Toute ma vie j'ai combattu pour une humanité meilleure »
écrivait-il signant « celui qui vous adore ».

Forte de cet héritage, Jacqueline avait aussi à cœur de porter l'espoir d'un monde de justice, de fraternité et de paix. Elle milita ainsi dans la section du PCF du 18e arrondissement plusieurs années, et y rencontra mon père Paul, puis ensuite auprès des camarades du 12e arrondissement avant de rejoindre la Seine et Marne.

Au nom du PCF et en mon nom, je veux vous assurer, sa fille Maryse et son époux Gérard ses petits-enfants Muriel, Pierre et Fadila, et ses arrières petits-enfants Elias, Medhi et Ismaël et à tous les membres de l'Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt , à l'Institut d'Histoire sociale CGT de la Métallurgie, à la fédération de la Métallurgie CGT et à tous ses camarades seine et marnais de notre très chaleureux soutien.

Pierre Laurent,
Secrétaire national du Pcf
28 juillet 2017
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Réforme du code du travail: "Nous avons formulé des propositions, pour augmenter le SMIC, pour lutter contre les contrats précaires, pour éviter les turpitudes dont vous êtes désormais l'incarnation et qui consistent à s'enrichir en licenciant." - Sébastien Jumel
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Évasion fiscale. Le gouvernement refuse 80 milliards de recettes
L’Assemblée nationale l’avait validée cet hiver, mais Matignon laisse au point mort la proposition de COP fiscale des députés communistes.
Il faut remonter au 2 février dernier pour avoir des nouvelles parlementaires de la COP (conférence des parties) fiscale mondiale.

C’est en effet ce jour-là que l’Assemblée nationale validait la proposition du député communiste Alain Bocquet et du groupe de la Gauche démocrate et répu...
Lire la suite - 02-08-2017

Il faut remonter au 2 février dernier pour avoir des nouvelles parlementaires de la COP (conférence des parties) fiscale mondiale.

C’est en effet ce jour-là que l’Assemblée nationale validait la proposition du député communiste Alain Bocquet et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) pour que la France propose une COP fiscale, reprenant le principe de la COP21, liée pour sa part aux enjeux climatiques et écologiques (lire notre édition du 3 février). « Comme les gaz à effet de serre font des trous dans la couche d’ozone, les paradis fiscaux et l’opacité créent des gouffres dans la finance mondiale », avait déclaré l’élu du Nord, dont c’était le dernier mandat.

Depuis, plus rien.

Le texte avait pourtant été bon train dans l’Hémicycle puisque, malgré l’abstention de la droite, la commission des Affaires européennes à l’Assemblée nationale comme celle des Finances l’avaient elles aussi adopté.

« Contre l’évasion fiscale » et « pour la laïcité financière »

Pourtant, si le travail parlementaire avait avancé depuis cette date, la France serait bien partie pour prendre la tête de la lutte « contre l’évasion fiscale » et « pour la laïcité financière ». L’évasion fiscale prive les comptes publics de la France de près de 80 milliards d’euros et est aujourd’hui « organisée, généralisée au cœur du système financier », décrivait Alain Bocquet.

Dans le discours de politique générale du premier ministre, Édouard Philippe, elle était malgré tout passée sous silence alors même que ce dernier disait vouloir moraliser la vie publique. « Mais l’indécence de l’argent, elle crève les yeux ! » tonnait Pierre Laurent, sénateur de Paris, dans son intervention en réponse au discours d’Édouard Philippe.

Le premier secrétaire du PCF relevait d’ailleurs que celui-ci ne disait « rien de l’évasion fiscale, qui coûte 80 milliards par an au pays, rien de la résolution votée à notre initiative par l’Assemblée nationale pour une COP fiscale mondiale ». À l’Assemblée nationale aussi, les communistes rappellent l’engagement des députés qui ont voté la résolution à la quasi-unanimité dans la précédente mandature.

Mais là encore, alors que le 20 juillet dernier le député du Nord Fabien Roussel demandait au gouvernement ce qu’il comptait faire pour agir contre les paradis fiscaux en citant « la belle idée d’une COP fiscale et financière », les ministres ont botté en touche. Dans sa réponse, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a réussi à ne pas dire un mot sur cette dernière, arguant que la France était « à la pointe de la dénonciation des paradis fiscaux » dans le cadre du G20. Pas assez pour faire rentrer les dizaines de milliards d’euros concernés dans les caisses apparemment.
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L’agriculture bio en danger !
Aujourd’hui, alors que le candidat Macron s’était engagé, entre autre, pour l’augmentation du bio dans les cantines scolaires, et que les crises agricoles s’enchainent à une cadence infernale, les annonces du ministre de l’agriculture viennent plomber une agriculture biologique en pleine effervescence.
Cette dernière ne manque pourtant pas d’initiatives pour développer un modèle de développement respectueux des terres, des consommateurs et pourvoyeurs d’emplois durables et non-délocalisables.

Voilà près d’un an et demi que le groupe Front de Gauche alerte sur le traitement d...
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intervention relative au débat d’orientation budgétaire 2018 - Fabien Roussel député communiste du Nord
Fabien Roussel fustige le projet de baisse de l’ISF et rappelle qu’en 20 ans, la fortune des 500 familles les plus riches est passée de 80 milliards d’euros à 570 milliards d’euros... plus que le budget de l’Etat !...
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Moralisation de la vie politique - Faisons sauter le verrou de Bercy !
"Faisons sauter le verrou de Bercy, car, ces dernières années, l’affaire Cahuzac a profondément choqué l’opinion publique. Cahuzac, ministre du budget a été pris la main dans le pot de confiture en ayant des comptes offshore à Singapour. Or grâce au verrou de Bercy, il était le seul à pouvoi...
Lire la suite - 19-07-2017

"Faisons sauter le verrou de Bercy, car, ces dernières années, l’affaire Cahuzac a profondément choqué l’opinion publique. Cahuzac, ministre du budget a été pris la main dans le pot de confiture en ayant des comptes offshore à Singapour. Or grâce au verrou de Bercy, il était le seul à pouvoir instruire un dossier le concernant. Bien sur, il ne l’a pas fait, et c’est ce qui l’protégé. Il a été pris par l’action des médias et en particulier Médiapart qui a levé le sujet. Et donc si l’on veut rétablir la confiance dans ce domaine, il faut laisser le soin à la justice de pouvoir instruire des dossiers d’évasion fiscale et tous les dossiers d’évasion fiscale, y compris ceux de responsables politiques, si l’en est, mais pas qu’eux. Or Bercy explique, à chaque fois, qu’il vaut mieux les laisser faire, qu’il vaut mieux les laisser gérer et qu’il vaut mieux les laisser négocier, en toute opacité, pour faire rentrer un peu d’impôt à la maison. Un peu d’impôt, certes, c’est 2 à 3 milliards qui sont rentrés ces dernières années, mais en comparaison aux 60 à 80 milliards qui manquent au budget de la Nation, c’est bien peu. Ce sera l’objet d’une discussion dans le cadre du budget. En revanche, concernant la confiance qui doit être rétablie en direction de ces responsables politiques, comment nos concitoyens comprendraient que ce sont les responsables politiques qui vont juger eux-mêmes si ils ont fraudé ou pas. Et en plus, ce n’est même pas les responsables politiques, c’est Bercy, lui-même qui va détenir une liste et qui sera seul juge de savoir s’il devra la rendre publique ou de lancer des actions ou non. C’est absolument scandaleux et là pour le coup si l’on veut faire un grand pas dans la transparence, dans la clarification, dans l’honnêteté des responsables politiques, c’est bien de faire sauter le verrou de Bercy une bonne fois pour toute. Vous portez le renouveau, un nouveau souffle et bien allez-y soufflez
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Id Logistics, la lutte solidaire a payé
Après 7 jours de grève et de luttes, les salariés, tous solidaires, de ID Logistics, par la voix de leurs délégués Nadia Siffer, élue CGT au CE et Walter Villard, ont obtenu ce qu’ils voulaient du repreneur Onet Logistique, nouveau sous-traitant de Safran.





    
Il reste néanmoins, deux, trois points du protocole d’accord à revoir. Mais globalement, les revendications semblent satisfaites. Avec Sylvie Fuchs, conseillère régionale PCF, Marianne Margaté, conseillère départementale PCF, Françoise Célestin, conseillère municipale PCF de Vert-Saint-Denis et...
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Passe Navigo : avec Pécresse, les Francilien.nes vont une nouvelle fois payer beaucoup trop !
Au lendemain du second tour des législatives, Pécresse annonce une nouvelle hausse du Passe Navigo pour le 1er août, le portant à 75,20 euros par mois. Au total en 1 an, son prix aura augmenté de plus de 5 euros. Lors de la campagne régionale, Pécresse s’était pourtant engagée à ne pas toucher à son prix.
Pour Céline Malaisé, présidente de groupe : « Ses fanfaronnades de l’été dernier, lorsqu’elle affirmait avoir sauvé le Passe unique après une première augmentation de 3€, n’étaient donc que mensonges. Le passe Navigo à 85 euros que nous redoutions se profile. Et ce, alors que les t...
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résultats des législatives - 2° tour
1: A. Luquet (MoDem-REM)56% - (LR)44%
2: V. Lacroute (LR)54,1%- (REM)45,9%
3: Y. Jego (UDI)69,1% - (FN)30,9%
4: C. Jacob (LR)61,8% - (REM)38,2%
5: F. Riester (LR)68,9% - (FN)31,1%
6: J.-F. Parigi (LR)55,2% - (REM) 44,8%
7: R. Kokouendo (REM)61,4% - (FN)38,6%
8: J.-M. Fauvergue (REM)67,1% - (LR)32,9%
9: M. Peyron (REM)54,3% - (LR)45,7%
10: S. Do (REM)56,3% - (FI)43,7%
11: O. Faure (PS)61,1% - (REM)38,9%

Elections législatives: Déclaration du PCF
La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la propo...
Lire la suite - 19-06-2017

La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu’elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne.

C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin
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soutien aux salariés de ID logistics
Marianne Margaté conseillère départementale, Alain Janvier responsable entreprises au PCF et Sylvie Fuchs conseillère régionale IDF sont allés soutenir les salariés de ID logistics à Moissy-Cramayel.
L’ensemble du personnel qualifié se bat pour maintenir leur emploi sur le site en gardant la même convention collective du transport et non entretien avec maintien de leurs acquis. Ce n’est pas l’argent qui manque plus d’un milliard huit cent millions et un carnet de adresse, pl...
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résultats des législatives
merci aux 9251 électeurs et électrices
Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent

Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée ...
Lire la suite - 12-06-2017

Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent

Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée nationale dominée par les députés d'En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique.

La mobilisation est nécessaire au second tour pour empêcher ce hold-up institutionnel contre le pluralisme politique de notre pays, et pour résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement d'Emmanuel Macron.

Le nouveau record d'abstention est alarmant pour notre démocratie. C'est le premier échec d'Emmanuel Macron. C'est la conséquence de la présidentialisation aggravée de notre vie politique qui dévalorise un peu plus, à chaque quinquennat, l'élection de l'Assemblée nationale. Et c'est l'échec de tous ceux qui poussent à cette présidentialisation forcenée, construisant une représentation politique dans laquelle la majorité des citoyens se reconnaît de moins en moins.

Nous demandons instamment qu'Emmanuel Macron et le gouvernement ré-ouvrent, sans attendre le lendemain du second tour, le débat sur le changement de nos institutions : l'instauration de la proportionnelle à toutes les élections, qui, seule, permet de refléter la richesse et la diversité politiques du pays, ainsi que celle d'un nouveau calendrier électoral, pour redonner à l'élection législative et au Parlement toute leur légitimité et leur importance dans la vie démocratique de notre pays.

Ce record d'abstention est aussi la marque d'une défiance déjà forte à l'égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d'Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l'ont soutenu au premier tour de l'élection présidentielle et il n'a été élu que par la mobilisation d'une large majorité de femmes et d'hommes qui voulait barrer la route de l'Elysée à Marine Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d'aucun élan supplémentaire. Ce sont l'abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

La division des forces de gauche se paie en effet très cher. Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C'est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est très bas.

La gauche est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier.

Ce soir, l'urgence est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des Républicains et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice.

Les candidats d'En marche !, ou les socialistes rebaptisés « majorité présidentielle », sont porteurs du programme libéral du Président. Les candidats des Républicains ne sont pas des opposants, puisqu'ils veulent en pousser les logiques libérales le plus loin possible. Ni les uns, ni les autres ne sont nos candidats.

Nous continuerons aussi à faire barrage, partout où c'est nécessaire, aux candidats du Front national, car nous voulons empêcher leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion de continuer à prospérer.

Partout où ils sont encore en lice, nous voulons élire dimanche prochain des députés communistes et Front de gauche, des députés d'autres forces de gauche qui sont prêts à combattre aux côtés des forces sociales, la casse le code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique des effectifs de fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités locales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

Ces candidats de gauche sont présents au second tour en Métropole et en Outre Mer pour gagner dans plusieurs dizaines de circonscriptions, dont une partie sont des candidats communistes. Ils deviennent ce soir les candidats de rassemblement de toutes les forces de gauche pour gagner.

Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé. La mobilisation des électeurs de gauche est nécessaire, car c'est grâce à l'abstention massive que la « République En Marche » pourrait obtenir dimanche prochain une majorité absolue et monocolore, qui lui donnerait dès cet été les mains libres pour appliquer sa politique libérale.

Les députés communistes et Front de gauche qu'il est possible d'élire dimanche prochain seront un point d'appui solide pour former un groupe, un gage d'espoir pour reconstruire l'avenir et la gauche ; ce sont des femmes et des hommes que vous connaissez, vous savez leur engagement pour vous défendre, proposer un chemin nouveau à notre société, unir les forces nécessaires. Vous pourrez compter sur eux tout au long du quinquennat, dans les luttes comme à l'Assemblée.

Nos militants vont se réunir lundi soir, en lien avec notre direction nationale, pour évaluer la situation issue du premier tour dans chaque circonscription et faire pour le second tour les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription.

Au-delà du second tour, les communistes prendront toutes les dispositions pour analyser la dernière période, faire le bilan de la situation et prendre de nouvelles décisions pour être à la hauteur des problèmes auxquels notre organisation et l'ensemble de la gauche sont confrontés. A l'évidence, pour ce qui nous concerne, il y a aura beaucoup à repenser en lien avec les adhérent-e-s du PCF, et l'audace devra être au rendez-vous. Un Conseil national de notre parti se réunira à cet effet les 23 et 24 juin prochains.
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Elections législatives Second tour
Le second tour de l'élection législative de dimanche prochain 18 juin revêt aujourd'hui une importance nouvelle suite au bouleversement politique du 1er tour. L'urgence est à la mobilisation face aux candidats d'Emmanuel Macron, des Républicains qui cherchent à installer une majorité libérale écrasante et ceux du FN, qui continuent à faire prospérer leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion.
Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d'Emmanuel Macron qui, dans le contexte d'une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu'au premier tour de l'élection présidentielle, p...
Lire la suite - 12-06-2017

Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d'Emmanuel Macron qui, dans le contexte d'une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu'au premier tour de l'élection présidentielle, pourraient obtenir 80 % du nombre de sièges à l'Assemblée nationale, 90 % avec les Républicains.

La diversité politique de notre pays serait ainsi effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Le deuxième risque est qu'Emmanuel Macron et son premier ministre issu des rangs Républicains s'appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d'austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée.

Face à ces deux menaces, l'urgence est d'élire dimanche prochain 18 juin, partout où ils sont présents au second tour, en Métropole et en Outre Mer, des députés communistes et Front de gauche, des députés de la France insoumise et d'autres forces de gauche, qui sont prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

La victoire de ces candidat-e-s de gauche et de progrès social est possible.

Nous appelons les électrices et les électeurs de gauche, qu'ils aient voté ou qu'ils se soient abstenus au premier tour, à se mobiliser autour de ces candidatures et à permettre ainsi l'élection de femmes et d'hommes de terrain, qui ont toujours combattu les politiques d'austérité, et les injustices. Des femmes et des hommes qui ont inlassablement été du côté de l'Humain d'abord face aux puissances de l'argent. Des candidat-e-s qui n'ont jamais renoncé à leurs valeurs et à leurs engagements.

Des femmes et des hommes sur lesquels les citoyens continueront de pouvoir s'appuyer.
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LA SANTÉ: Notre bien commun
En présence de nos candidats PCF/Front de Gauche, Marianne Margaté (7°), Cyrille Guilbert (7°), Flora Domingues (8°), Elsa Martin (9°), Frank Mouly (10°), de la conseillière régionale PCF Sylvie Fuchs, de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, de syndicalistes et usagers du service public de santé.

Le désert médical que nous subissons est inacceptable. Les inégalités d’accès aux soins se creusent :
  • hôpital saturé, éloigné et sans moyens de transports publics,
  • départs des médecins généralistes et spécialistes non remplacés,,
  • dépassements d’honoraires…,

Un constat alarmant... L’austérité nuit gravement à notre santé !

La disparition de l’hôpital de Lagny est un gâchis de fonds publics. C’est aujourd’hui une affaire bien juteuse pour les futurs promoteurs.

Cette disparition s’est accompagnée de la fermeture ...
Lire la suite - 17-05-2017

Un constat alarmant... L’austérité nuit gravement à notre santé !

La disparition de l’hôpital de Lagny est un gâchis de fonds publics. C’est aujourd’hui une affaire bien juteuse pour les futurs promoteurs.

Cette disparition s’est accompagnée de la fermeture de cliniques et de centres de radiologie à Lagny, Thorigny, Saint-Thibault, Pontault-Combault.

En confiant les seuls actes rentables au privé, laissant le soin au public de se charger du reste, les autorités publiques condamnent à moyen terme le service public de santé.

L’hôpital de Jossigny – Marne-la-Vallée est mal desservi, les urgences sont engorgées, les services souvent à la limite de la rupture, ce qui conduit à des difficultés d’accueil et de prise en charge des patients.

Les personnes dépendantes et les enfants handicapés vivent des situations à la limite de la maltraitance faute de structures d’accueil adaptées.

La psychiatrie et la pédopsychiatrie sont abandonnées.

Le département de Seine-et-Marne est dans les derniers pour l’accueil des personnes en perte d’autonomie. Dans notre secteur, un seul EHPAD public pour 22 privés avec des tarifs de 2 500 € pour le public à plus 3 500 € par mois pour le privé. Nos anciens méritent mieux : de la dignité et un accès assuré aux établissements spécialisés pour un coût raisonné.

La prévention quasi inexistante ne permet pas de lutter efficacement contre les maladies causées par les pollutions de l’air et de l’eau.

Avec le Président Emmanuel Macron, rien à attendre de bon ! Toujours les mêmes vieilles recettes alors qu’elles ont saccagé notre système de santé et aggravé les inégalités.

Il faut mettre fin à l’austérité, à la concurrence des territoires dans l’accueil de médecins, à la casse de notre protection sociale.
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Appel de l’Association départementale des élus communistes et républicains de Seine-et-Marne - ADECR 77 - Michel Billout
Après l’élection présidentielle, appel aux élus et citoyens de Seine-et-Marne
Mesdames, Messieurs chers-es collègues,

Le soir du premier tour, bien que le candidat soutenu par les élus communistes et républicains, Jean-Luc Mélenchon, n’ait pu se qualifier pour le second tour malgré un score historique (19,6 %), nous nous sommes félicités d’avoir largement...
Lire la suite - 08-05-2017

Mesdames, Messieurs chers-es collègues,

Le soir du premier tour, bien que le candidat soutenu par les élus communistes et républicains, Jean-Luc Mélenchon, n’ait pu se qualifier pour le second tour malgré un score historique (19,6 %), nous nous sommes félicités d’avoir largement contribué à ce résultat porteur d’espoir.

Ainsi dans les communes ayant un maire membre de l’Association Nationale des Élus communistes et républicains, le score de Jean-Luc Mélenchon a été supérieur de 11 points (30, 6%) à la moyenne nationale.

Aujourd’hui, parce que nous avons pris clairement position contre l’extrême-droite et avons appelé à utiliser le bulletin Macron pour repousser le danger qui pesait sur notre République et la démocratie, nous nous réjouissons que Le Pen soit mise en échec.

Pour autant, nous n’avons pas soutenu l’élection de M. Macron à la présidence de la République tant son programme s’inscrit dans la continuité des politiques qui désespèrent les Français et conduisent beaucoup trop d’entre eux dans les bras de l’extrême-droite.

Nous combattons résolument la casse du code travail, le recours aux ordonnances, la poursuite de la baisse des dotations de l’état aux collectivités, la suppression de 120 000 fonctionnaires, les nouveaux cadeaux fiscaux aux grands groupes industriels et financiers et à leurs principaux actionnaires, l’absence d’orientations protectrices de notre planète...

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation citoyenne pour les élections législatives permettant d’envoyer à l’Assemblée nationale le plus grand nombre de femmes et d’hommes déterminés à combattre les orientations les plus néfastes portées par M. Macron et, au contraire, contribuer à l’adoption de lois permettant le progrès social et écologique.

Pour cela toute la gauche de transformation qu’ont su incarner les candidats Mélenchon et Hamon ne doit pas se voir divisée entre de multiples candidatures se disputant le droit d’utiliser telle ou telle icône. Elle ne doit pas se voir soumettre aux diktats hégémoniques d’une poignée de dirigeants voulant tout décider d’en haut. La division conduirait à une catastrophe électorale pour toutes les forces de gauche décidées à rompre avec les politiques libérales.

A défaut d’accord national entre ces forces, il faut savoir faire confiance aux citoyens qui connaissent leur territoire, se sont déjà rencontrés dans l’action et dans les luttes, pour décider, circonscription par circonscription, du choix des candidates et candidats les plus rassembleurs et capables de défendre au mieux les choix politiques que plus de 7 millions d’électeurs ont soutenus le 23 avril dernier.

En conséquence, les élus communistes et républicains de Seine-et-Marne s’engagent à tout faire, jusqu’au dernier moment, pour contribuer au rassemblement le plus efficace et appellent tous les citoyens de gauche à se faire entendre eux aussi pour pouvoir être représentés à l’Assemblée nationale par des députés-ées qui sauront s’opposer fermement aux nouvelles dérives ultra-libérales promises par M. Macron.
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Résultats du département au 2nd tour


En additionnant les voix du premier tour portées sur LePen et Dupont-Aignan, la candidate du FN progresse d’un peu plus de 10.000 voix entre les deux tours.
...
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Ce soir, la candidate du Front national n’est pas élue. C’est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.
  Nous, communistes, sommes fiers d’avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu’elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n’en voulons à aucun prix, ni aujourd’hui, ni demain.

  Mais ce soir, notre coeur n’est pas à la fêt...
Lire la suite - 07-05-2017

  Nous, communistes, sommes fiers d’avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu’elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n’en voulons à aucun prix, ni aujourd’hui, ni demain.

  Mais ce soir, notre coeur n’est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l’égalité. Marine Le Pen, avec … % , obtient x millions de voix supplémentaires par rapport au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C’est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l’extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d’un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.  

Ces choix politiques de progrès, ce n’est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d’abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l’ordre du jour, c’est la construction d’une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d’une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.    

  A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême-droite.

  C’est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.  

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l’Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d’extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.  

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l’attente et à l’espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.  

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s’ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n’est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n’est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.  

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d’élu-e local-e. Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.  

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l’extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d’aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.  

Concrétisons ainsi la promesse d’une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.
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Face au danger que représenterait l'élection de Marine Le Pen à la tête de notre pays, conscients des immenses batailles qui sont à venir, nous appelons à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen
Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine-et-Marne
Au soir du 1er tour de l'élection présidentielle, le candidat soutenu par le parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon obtient près de 20% des suffrages soit près de 6,9 millions de votes à l'échelon national et plus de 140 000 en ce qui concerne la Seine et Marne .

Ces résultats vie...
Lire la suite - 05-05-2017

Au soir du 1er tour de l'élection présidentielle, le candidat soutenu par le parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon obtient près de 20% des suffrages soit près de 6,9 millions de votes à l'échelon national et plus de 140 000 en ce qui concerne la Seine et Marne .

Ces résultats viennent clore une campagne de terrain originale et moderne, dans laquelle les militants de France Insoumise, du Parti Communiste, d'Ensemble ont porté les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité les déclinant autour de grands projets sociaux et environnementaux audacieux, porteurs d'espoirs pour les générations futures. Il faudra désormais compter avec ces millions de femmes et d'hommes qui se sont emparés de ce projet de société et ont créé la formidable dynamique que l'on connaît.

La gauche n'étant malheureusement plus présente au second tour de l'élection présidentielle, celui-ci opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales et austéritaires dont notre pays souffre depuis 40 ans.

Face au danger que représenterait l'élection de Marine Le Pen à la tête de notre pays, conscients des immenses batailles qui sont à venir, nous appelons à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix.

Les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Rien n'est encore joué. Forts du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons faire élire une majorité de députés porteurs d'une politique de changement authentique, de la 6ème république, de la transition écologique et d'un autre partage des richesses, des députés mobilisés contre les appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

Dès à présent, nous appelons toutes celles et ceux qui se sont engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, avec les équipes de la France insoumise, du Parti Communiste, du Front de gauche, et toutes les forces qui sont prêtes à construire cette majorité nouvelle, à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin.

Fait à Vaux le Pénil le 25 Avril 2017

Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine-et-Marne
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Pierre Laurent - conférence de presse - 25 avril 2017

Appel de Pierre Laurent aux forces de gauche: Ne perdons plus de temps

"...dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%)"
Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j’étais ce matin à l’hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l’exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses p...
Lire la suite - 25-04-2017

Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j’étais ce matin à l’hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l’exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses proches, ses collègues et aux forces de l’ordre, mes sincères condoléances et toute la solidarité des communistes français.

En opposant la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron, le second tour de l’élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d’une espérance de gauche nouvelle. Celle-ci est porteuse d’un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%).

Aujourd’hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale.

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d’Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l’extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé, est net et sans détour. Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président dans les mains de la candidate de l’extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d’égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger. Nous prenons toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté.

Nous n’avons pas voulu la configuration du second tour, mais comment l’ignorer ? Notre choix n’est en aucun cas un soutien à la politique d’Emmanuel Macron : nous l’avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l’Assemblée nationale, dans les urnes. Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l’argent.

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d’ailleurs irresponsable de la part d’Emmanuel Macron, face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C’est dans cet esprit que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales.

  Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril.

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c’est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !, forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l’Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires. A l’expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Ils ont préservé une gauche debout. Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d’extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions. Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d’ici le 11 juin, d’autres conquêtes sont possibles.

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d’être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille. C’est l’appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s’en saisir.

Le temps presse.

Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l’extrême-droite, la droite ou les libéraux d’Emmanuel Macron. Nous n’avons pas le droit de prendre ce risque.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s’avérerait mortelle. C’est la proposition que l’exécutif national du PCF fera demain au Conseil national.

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon et qui auront à travailler ensemble demain peuvent être représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n’ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c’est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde. Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.  

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français
Paris le 25 avril 2017
Seul le prononcé fait foi
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