CONTRE LE MATRAQUAGE MÉDIATIQUE : pour le droit à l'information

Les liens entre puissances financières - les Lagardère, Bouygues, Dassault, Bertelsmann - et médias, la pression médiatique pour imposer le bipartisme, la transformation du public en consommateurs, sont des questions qui s’installent sur la place publique.


6 octobre 2006

Ces dérives se font au détriment du divertissement de qualité, de l’information pluraliste, c’est-à-dire présentée de façon contradictoire et donnant la parole aux citoyens, à leur représentants, à la société civile. Au détriment aussi de la place de la création et des arts.

Progressivement, alors que les médias devraient être un moyen de démocratisation considérable, de transformation de la société par la mise en débat des possibles, des utopies à construire, on prive les citoyens de leur possibilité de nommer les choses et à partir de là de contribuer à la transformation de la société. Cela a été typique au moment du référendum.

Pour les communistes, il faut affirmer avec force que les médias doivent être dégagés des logiques financières sans revenir à une tutelle d’État.

Le PCF, avec le groupe ouvert qu’il a mis en place sur cette question, propose d’inscrire dans la constitution le droit des citoyens à l’information et de constitutionnaliser du même coup le CSA en le transformant en Conseil supérieur des médias non pas nommé par les pouvoirs en place mais représentatif à la fois de la représentation nationale, des profession¬nels de l’audiovisuel et des citoyens.

Deuxièmement, il propose de rechercher des formes nouvelles d’appropriation sociale telles que des conseils d’adminis¬tration composés de représentants de la nation et des professionnels via leurs syndicats, des PDG élus par ces conseils d’administration et non pas nommés par le pouvoir.

Troisième proposition : assurer le financement d’un véritable pôle public reconstitué sur la base de France Télévisions, de l’INA, de ce qui reste comme moyens de production dans l’audiovisuel, notamment à France3, et garantir la vie des médias associatifs à but non lucratif qui d’une certaine manière font partie du service public. Ces financements peuvent être assurés en taxant toutes les activités commerciales sur les médias et en taxant davantage la publicité dans le privé. Cela permettrait aussi de supprimer la publicité sur le service public de l’audiovisuel. Car si l’on veut rouvrir des espaces de débat public et de création sur les médias, il faut casser l’Audimat, cet outil de sou¬mission à un consumérisme que souhaite le libéralisme au niveau de la planète 