Pour une politique nucléaire diversifiée
Dans le cadre d’une diversification énergétique, les communistes restent attachés au développement de l’électronucléaire. Rappelons que cette source d’énergie ne dégage pas de gaz à effet de serre.
19 octobre 2006
Au sein des collectifs antilibéraux, un accord a été trouvé sur la question de la défense de l’environnement et du développement durable. Pour autant, la nature de la politique énergétique à conduire fait toujours l’objet d’un débat. Le programme des collectifs propose l’organisation d’un débat public sur cette question. Durant ce débat et jusqu’à sa conclusion par un référendum, il est normal qu’aucune décision nouvelle ne soit prise.
Le Parti communiste fait le choix d’une nouvelle croissance au service du développement durable et de la défense de l’environnement. Les communistes sont partisans d’une rupture avec le productivisme.
Pour autant, ils ne font pas leurs les thèses des partisans de la décrois¬sance absolue. Cela reviendrait à leurs yeux à entériner les inégalités. Le type de croissance qu’ils veulent développer suppose une politique énergétique fondée sur la diversification des sources, économe dans la maîtrise de la demande (recherche d’une meilleure efficacité énergétique en matière de transport et d’habitat) et préconisant un programme de recherches, d’expérimentation et de production des énergies renouvelables. Cela nécessite également le développement d’une filière nucléaire publique.
Celui-ci doit s’accompagner, dans le cadre du renouvellement du parc nucléaire actuel, d’un effort d’investissement conséquent en matière de recherche afin d’élever le niveau de sécurité et d’améliorer le traitement des déchets. Le développement de cette filière nucléaire doit se faire dans la transparence. Ils souhaitent la création d’une haute autorité rassemblant élus de la nation, scientifiques et techniciens de la filière, organisations syndicales et associations.
Il s’agit d’instaurer par ce biais un contrôle démocratique sur la filière



