REFORME DES RETRAITES Les communistes de Montereau interpellent le député UMP Yves Jego sur des propositions alternatives
Ce vendredi 3 septembre, les communistes de la section de Montereau et ses environs se sont adressés dans une lettre ouverte rendue publique auprès de la population à leur député, Monsieur Yves Jego, sur la réforme des retraites proposée par le gouvernement et examinée au parlement dès la réouverture de la cession extraordinaire du parlement en ce mois de septembre.
3 septembre 2010
Portant le profond rejet de ce projet d’une majorité de salariés et des citoyens, les communistes y dénoncent les principales mesures anti-sociales dont l’allongement de la durée des cotisations, recul de l’âge légal du droit à la retraite à 60 ans.
LES CONSEQUENCES IMMEDIATES :
Travailler plus ou être au chômage plus longtemps Un montant des pensions dévalorisé.
Mais aussi le refus de prendre en compte les métiers insalubres et pénibles, l’aggravation des inégalités hommes / femmes, l’absence de mesures efficaces pour améliorer la retraite des femmes etc.
Aux côtés des salariés, les communistes souhaitent une véritable réforme assurant la pérennité des retraites. Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, d’autres propositions existent. Elles sont appuyées par de nombreuses actions du monde du travail, actifs, retraités, sans emplois.Dans notre pays, ce ne sont pas les moyens financiers qui manquent, mais plus sûrement la façon dont sont réparties les richesses créées par le travail qu’il faut remettre en cause.
De ce point de vue, les quelques affaires en cours qui montrent la collusion entre les grandes fortunes et certains membres du gouvernement sont édifiantes. Depuis 1983, la part des salaires dans la valeur ajoutée issue du travail est en constante diminution. Dans la même période la part des dividendes versée aux actionnaires faisait le chemin inverse de 3, 5 % du PIB à 8,5 % de 5 % à 25 % de la valeur ajoutée.
Et les communistes d’interpeller directement Yves JEGO : « Alors, Monsieur le Député, devant la perte de confiance dont fait l’objet le gouvernement alors que le Président de la république s’était engagé à maintenir la retraite à 60 ans. Il faut débattre avec l’ensemble du pays, du projet gouvernemental, mais pas seulement, il faut organiser le débat et la confrontation avec tous les projets existants qu’ils viennent des syndicats, de l’associatif, de partis politiques. »
Et les communistes de mettre sur la table le projet de Loi déposé à l’Assemblée nationale par les députés communistes, les députés du parti de gauche, qui s’inscrit dans une alternative au projet gouvernemental (www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr) pour financer les retraites en faisant contribuer les revenus financiers des entreprises, favoriser l’emploi et les salaires, promouvoir de la justice sociale, par la suppression du bouclier fiscal, contribution des hauts revenus, des revenus du capital.
Peu confiants dans la capacité d’échanges, d’écoute et de négociation de l’actuelle majorité UMP, les militants communistes participeront activement à la journée de grèves et de manifestation à l’appel des organisations syndicales le 7 septembre (Paris place de la République à 14 h).



