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Hier soir s’est tenue la 42ᵉ cérémonie des César du cinéma à la salle Pleyel à Paris. À cette occasion, le film « Merci Patron » a été primé du César du Meilleur film documentaire.
Son réalisateur, François Ruffin, a profité de son temps de parole pour alerter sur les délocalisations, en évoquant notamment le sort d’une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens et en revenant sur plusieurs délocalisations de différentes entreprises au cours des 30 dernières années. « Pourqu...
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Jean Jacques Bourdin reçois le secrétaire national Du parti communiste Français
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Osons la nouvelle République ! (Pierre Laurent)
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

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Lire la suite - 28-01-2017

Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

  Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 

une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c’est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.

Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c’est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 

Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.

La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d’une France enlisée dans la guerre d’Algérie, les forces réactionnaires l’imposèrent, elle n’a cessé de dériver vers ce qui n’est aujourd’hui qu’une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 

Avec le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l’abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 ! Aujourd’hui, le temps est venu d’une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.

85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd’hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l’affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?

***

Nous n’entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche. Mais la gauche républicaine est bien vivante. C’est elle qui a mis en échec l’an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux. Nous sommes les continuateurs des Républicains de l’An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges ! Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !

Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.

Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d’une démocratie sociale en devenir. 

Et aujourd’hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.

Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d’impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d’un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.

***

Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 

Nous voulons sortir du présidentialisme.

Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l’action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 

L’élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 

Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l’Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l’usage à répétition des ordonnances.

Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.

Nous voulons un Parlement à l’image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.

Nous accorderons le droit de vote et d’éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité. Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l’élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d’exercer un mandat et de garantir son retour à l’emploi dans une continuité de revenus et de droits.

Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.

Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l’expertise populaire.

Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d’intérim en boîte d’intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu’il devienne député.

Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu’elle devienne députée.

Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l’informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n’en peuvent plus d’une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain. Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.

Le contrôle des conflits d’intérêts doit être renforcé.  Et concernant l’affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l’embauche d’un membre de sa famille comme assistant parlementaire.

Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n’est pas peuplé d’emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d’assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés. Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l’emprise de l’argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l’évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu’il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite. Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l’entreprise.

En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d’intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 

Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 

C’est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d’alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l’évasion fiscale, que nous contrôlerons l’utilisation du CICE, des dividendes et de l’argent des banques.

  C’est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l’initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.

C’est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.

Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n’est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n’avaient pas assez de pouvoirs.

La modernité, c’est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.

Non décidément, nous n’avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d’ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 

Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l’égalité. L’égalité, c’est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C’est pour que l’égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d’une nouvelle République. L’égalité c’est notre boussole, encore et toujours !

L’égalité dans les droits politiques, l’égalité dans les droits économiques, l’égalité dans les droits sociaux, l’égalité entre toutes et tous !

Notre pacte Républicain c’est l’émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l’affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».

Quand de l’autre côté de l’Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l’avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu’ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d’une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.

Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l’avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu’elle « favorise » l’égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu’elle le « garantit ».

Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.

Nous voulons une République qui dit que, où que l’on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu’importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C’est ça la VIe République que nous voulons construire !

Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l’encontre de ses intérêts, et qui repasse à l’offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l’évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.

Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l’enceinte de l’ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.

***

Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 

Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l’emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 

Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s’annoncent. 

Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l’intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.

Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d’autre. 

Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d’assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !

Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d’autres ont failli. 

Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l’hémicycle où s’écrivent et se votent les lois !

***

Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 

Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j’en ai retenu deux vers :

« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu’à fissurer le socle ». 

Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

  Vive la VIe République,
Vive la Sociale,
Vive la France. 
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Le maire, Jean-Jacques JEGO (PCF)de Quincy-Voisins, son conseil municipal et les 1676 signataires de la pétition ont réussi à sauver leur bureau de Poste.
Après une ultime discussion entre la Municipalité et les dirigeants de la poste, ces derniers ont confirmé à Monsieur le Maire le maintien du bureau de la poste de QUINCY-VOISINS.

Courrier:
Aucun changement : distribution par les agents de la ...
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En 2017, abrogeons la loi Travail

Tous devant le Sénat, le 11 janvier à 13h
par le Groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat

--> signer la pétition
Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépri...
Lire la suite - 11-01-2017

Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépris d’un puissant et long mouvement social soutenu par une majorité de nos concitoyens et contre lequel le gouvernement n’a pas hésité à déployer des forces policières hors-norme, recourant parfois à une répression d’une rare brutalité.  Mesure phare, l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle instaure constitue un recul social sans précédent. Avec elle, le Code du travail et les garanties collectives chèrement acquises volent en éclats. Les salariés se voient imposer la loi patronale dans chaque entreprise. Les licenciements sont facilités, les heures supplémentaires peuvent être moins payées, la médecine du travail est encore affaiblie, les syndicats contournés.  Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef. Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes ayant pour seul objectif d’augmenter les profits des actionnaires.  De multiples initiatives sont d’ores et déjà prises pour la combattre, comme au Sénat où une proposition de loi d’abrogation a été déposée par le groupe CRC et discutée le 11 janvier.  Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du XIX e siècle. Alors oui, en 2017, la #LoiTravailçaSuffit, obtenons l’abrogation d’une réforme de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales.
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Discours de présentation des vœux de Pierre Laurent
Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur,...
Lire la suite - 09-01-2017

Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire en commun, de ce que nous allons être capables de construire ensemble.
Vous êtes très nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche de notre pays, ambassadeurs de pays amis, vous êtes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont vos combats qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont vos combats qui portent l’espoir pour 2017.
Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

  Pour que la solidarité, l’entraide et l’amour l’emportent sur la haine, pour que l’appétit de profit cède devant l’humain d’abord, nous continuerons d’agir et d’agir encore. Les mots du poète Paul Éluard nous inspirent toujours. Oui, nous voulons la terre « bleue comme une orange ». Et nous ne renoncerons pas à nos rêves…
Et à propos de rêve un peu fou, permettez-moi de donner un grand coup de chapeau au communiste le plus médiatisé de France en cette nouvelle année, un tout jeune centenaire de 105 ans, notre camarade Robert Marchand, membre du Parti depuis 1936 et qui vient de battre un fameux record cycliste de l’heure ! Comme quoi, en cette année de centenaire de la Révolution d’Octobre, le communisme peut encore faire pédaler la jeunesse du monde ! Je t’embrasse Robert et merci pour ta belle leçon d’optimisme.

  Notre leçon d’optimisme pour 2017, vous l’avez entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».
C’est avec ce livre, qui rassemble nos propositions et dessine notre programme de gouvernement, que nous vous souhaitons une année pleine d’espoirs, et que nous entrons en campagne.
Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d’un duel déjà annoncé entre la droite et l’extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.
Propositions réalistes et précises à l’appui, « La France en commun » propose à notre peuple un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple.

  La grande lessiveuse du système marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne, ils tiennent déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’Économie du second, et Marine Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change pour que rien ne change… La machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange.
Mais j’en suis convaincu, notre pays vaut mieux que cela. J’ai parcouru la France depuis deux ans, la vérité du pays c’est qu’une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle, une issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et par l’instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien.
C’est cette ambition nouvelle que nous souhaitons porter jusqu’à lui ouvrir les portes d’une majorité politique.
Seul un nouveau choix de société nous sortira de l’ornière.
Oui, il y a urgence à redessiner l’avenir et à tracer ensemble une nouvelle ligne d’horizon pour notre pays.

  La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.
Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville (dont je salue la présence du maire Michel Lebouc), de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C’est l’humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d’une seule vie humaine
Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !
La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix », qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et le Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s’engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, et la reconstruction démocratique de ces États.
Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l’ambition d’un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde. Cette lutte pour la paix et la démocratie, vous avez sûrement remarqué qu’elle s’affiche aujourd’hui sur les murs de notre siège, l’espace Oscar Niemeyer. Je voudrais saluer la magnifique exposition, réalisée par l’association France-Kurdistan, de 200 œuvres données par 85 artistes en solidarité avec le peuple kurde, et tous les journalistes, artistes, intellectuels, juristes, enseignants, élus, emprisonnés injustement en Turquie.
Je saisis l’occasion, en hommage à toutes les forces progressistes et démocratiques qui luttent dans le monde contre les obscurantismes et les dictatures, pour adresser nommément à Selahattin Demirtas, co-président du HDP, emprisonné illégalement depuis le 4 novembre le salut fidèle et fraternel des communistes français.

  La preuve vient d’être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.
Et face à l’impunité que s’arroge depuis tant d’années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l’engagement de faire de cette année qui marque le 50e anniversaire du début de la colonisation et de l’occupation israélienne, l’année du combat pour l’arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.

  Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».
Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.

  Je veux saluer les forces citoyennes et associatives, les élus qui unissent en ce moment leurs énergies pour accueillir dignement les migrants, désamorcer les peurs et les mensonges honteusement entretenus par ceux qui cherchent à en faire leur marchandise électorale, dénoncer les surenchères et les préjugés racistes, xénophobes et islamophobes.
Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, ces citoyens injustement poursuivis pour avoir assisté des réfugiés en détresse dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, sont l’honneur de notre pays. Ce sont eux qui montrent à nos dirigeants la voie de la raison et du respect des droits fondamentaux.
Nous voulons la France à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, agissante pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.

  Nous voulons une France à l’offensive pour une gestion responsable et équitable des biens communs de l’humanité, pour un développement social et écologique, protecteur des droits humains et de la planète, pour l’application et l’amplification des accords de la COP 21.
Nous voulons une France à l’offensive pour changer l’Europe, la sortir de l’austérité et la mobiliser pour l’éradication du chômage et de la précarité. Une France mobilisée pour rejeter les traités CETA, TISA et TAFTA, une France active pour faire au plus vite de l’Europe un espace libéré de l’emprise de l’OTAN, exempt d’armes nucléaires et de destruction massive.
Oui, la voie de la paix est à notre portée et le France peut jouer un grand rôle.
Notre peuple a peur, sans doute plus qu’hier de ce monde incertain et violent, mais il n’a pas basculé. Nous ne sommes pas condamnés à assister impuissants au mano à mano entre Fillon et Le Pen, pour arbitrer qui construira les grillages les plus hauts. Nous pouvons, avec notre peuple, avancer vers un monde et une Europe solidaire de peuples libres, souverains et associés.
À cet égard, la décision prise par le 5e congrès du Parti de la gauche européenne, désormais présidé par mon camarade de Die Linke Gregor Gysi, et dont je reste l’un des vice-présidents, d’initier un forum annuel permanent de toutes les forces progressistes européennes est d’une très grande importance. Le PCF s’y investira pleinement et a proposé que la France accueille la première édition de ce forum européenne en novembre 2017 à Marseille.

  La France en commun » que nous voulons est aussi celle qui mènera résolument, courageusement, l’action contre la finance.
Libérons notre pays de la drogue de l’argent, désintoxiquons notre pays de la rentabilité financière à outrance, mettons un terme aux diktats des Junkies de la Bourse, et réorientons l’argent disponible vers la production et la répartition des richesses. Et pour cela il faudra plus qu’une bonne phrase dans un discours. On ne s’attaque pas à la finance à coups de punch lines mais à grands coups de décisions politiques.
Nous reprendrons donc le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d’un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.
Nous cesserons de racketter les petits comptes. Nous changerons l’orientation du crédit et de l’épargne, au service des projets créateurs d’emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l’activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.
Nous mènerons une lutte sans merci contre l’optimisation et l’évasion fiscale.
Nous avons nos experts, les frères Bocquet. Leur livre Sans domicile fisc est un succès et leur tour de France réunit des milliers de citoyens passionnés. Ce combat prend de l’ampleur comme le montre de premiers succès pour protéger les lanceurs d’alerte ou encore la mobilisation citoyenne autour du procès de Dax, dont le procès a lieu aujourd’hui.
Je serai prochainement aux côtés d’Alain et Éric Bocquet à Antibes, où nous braquerons le projecteur sur les évadés fiscaux dont les yachts baignent tranquillement les eaux de ce qu’on appelle là-bas « le quai des milliardaires » ! Nous braquerons le projecteur car les exilés fiscaux, c’est comme les vampires, ça n’aime pas la lumière.
Nous proposerons l’organisation d’une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.
Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l’enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d’exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises. Et il y aura alors assez d’argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.

  Donald Trump est paraît-il le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. Marine Le Pen n’en finit pas de s’extasier. Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher !
Donald Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines comme Ford une baisse de 35 % à 15 % du taux de l’impôt sur les sociétés. Cet argent, les ouvriers américains n’en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leur nouvel allié dans l’administration Trump, le PDG multimilliardaire d’Exxon, Rex Tillerson. Voilà le modèle de Marine Le Pen qui vient d’ailleurs de dévoiler son programme dans le Parisien hier. Sur la Sécurité sociale, qu’elle prétend défendre face à François Fillon, pas un mot sur la nécessaire contribution des revenus financiers, sur le relèvement indispensable des cotisations patronales. Ses cibles uniques s’appellent, je cite, « suppression de l’Aide médicale d’État, délai de carence pour les travailleurs étrangers avant de pouvoir bénéficier de protection sociale et d’accès à l’école gratuite, suppression du tiers payant généralisé, lutte contre la fraude sociale », pas celle des patrons évidemment.
Marine Le Pen cultive sa haine des pauvres. Chômeurs, allocataires du RSA, tous des assistés ! Au peuple, aux précaires, aux couches moyennes fragilisées de la société qui craignent de tout perdre, elle désigne un ennemi de proximité, un ennemi plus faible qu’eux, le réfugié, l’assisté. Voilà la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répand haine et division, la finance et les gros actionnaires prospèrent.
Nous publierons au mois de février un livre argumentaire destiné à démonter une à une les impostures de la droite et du FN, pour aider à faire tomber les masques qui doivent tomber !
Lutter réellement contre la finance, c’est au contraire réorganiser le transfert des richesses vers le travail, vers les salaires.
Nous briserons le tabou sur les salaires et organiserons une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications pour tous, visant le SMIC à 1700 euros net au terme du quinquennat, la revalorisation des grilles dans le privé et le dégel du point d’indice pour les fonctionnaires.
En rejetant la loi travail, et avant elle la loi Macron, la jeunesse de France a dit clairement qu’elle refusait la précarité à vie promise par cette loi. Ubérisée à perpétuité ? La jeunesse a dit qu’elle « valait mieux que cela ». Et elle a mille fois raison. Un an après, les jeunes communistes et leurs partenaires sauront se faire entendre dans la campagne. Et je serai à leurs côtés.
Un conseil au passage aux auteurs de ces lois, Messieurs Valls et Macron. Perdez l’habitude de prendre les Français pour des imbéciles. Monsieur Macron, vous ne galvauderez pas longtemps le beau mot de « progressistes ». La communication c’est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c’est que c’est loupé, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arnaque Uber et celle des bus Macron commencent vraiment à être visibles.
Quant à vous Monsieur Valls, votre numéro d’équilibriste frôle déjà la chute. Alors, comme cela, on vous aurait imposé le 49-3 ! À l’insu de votre plein gré en quelque sorte….
Mais attention, monsieur le candidat, la nouvelle année n’y fera rien. Les Français ne sont pas des poissons rouges avec une capacité de mémoire de 3 secondes !

  Paix, lutte contre la finance, et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « la France en commun ».
Le temps est venu d’une nouvelle page de l’histoire sociale, d’un nouvel âge de la Sécurité sociale, d’une nouvelle industrialisation de notre pays qui relèvent la France, qui rendent à chacune et chacun, et à nous tous collectivement, à nos enfants, l’espoir du progrès et d’une vie meilleure.
C’est d’abord l’époque de révolution du travail que nous vivons qui nous y invite. Le modèle capitaliste ultralibéral a fait son temps et il est partout en crise, rejeté.
J’entendais la semaine dernière François Fillon s’exprimer sur cette question. « Comment célébrer un modèle social français quand il y a 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres ? » demandait-il en substance. Mais François Fillon qui se prétend gaulliste n’a rien compris à ce qui s’est passé à la Libération. Qu’il aille voir le film « La Sociale » qui raconte la fondation de la Sécurité sociale. C’est à une audace de même ampleur que nous sommes aujourd’hui appelés si nous voulons sortir le pays de la régression sociale.
La loi El Khomri n’est pas seulement un désastre social, c’est une loi anachronique. Nous l’abrogerons pour mettre en chantier une véritable loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation.

  Mercredi, le 11 janvier, au Sénat, la proposition de loi d’abrogation que nous mettrons en discussion dans notre niche parlementaire sera une nouvelle fenêtre pour porter ce débat.
Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l’emploi tout au long de la vie, c’est indispensable aujourd’hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.
Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.
Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle. Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l’économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie.
Notre projet de progrès social, c’est celui d’un développement des services publics, pour leur maillage de tout le territoire, pour leur gestion démocratique, contre l’austérité qui les corsète, pour y développer l’investissement et y recruter des personnels sous statut.
Notre projet, c’est de donner une nouvelle jeunesse à la Sécu pour généraliser la prise en charge à 100%, pour un droit à la retraite à taux plein à 60 ans, la prise en charge de l’autonomie, un renforcement de la médecine du travail et la prévention des maladies et accidents, pour une réforme du financement, une démocratisation de sa gestion.

  Cette ambition de progrès social passe aujourd’hui par une grande cause qui doit être entendue de tous, débattue par tous : la lutte contre la grande pauvreté. Il ne s’agit plus d’un problème des autres. Il s’agit du visage le plus insupportable de cette société en crise.
Vendredi, j’ai rencontré les grandes organisations qui luttent contre la pauvreté. J’ai entendu leur appel.
C’est un débat politique qu’il faut désormais ouvrir, pour de nouveaux choix de société.
Combien de millions de personnes allons-nous sortir de la pauvreté en cinq ans quand un million sont venus grossir leur rang en dix ans ? Voilà la question à laquelle nous devons répondre.
Près de 9 millions de nos concitoyens, 15 % de la population française sont concernés.
Nous déciderons de plans d’action dans la durée, agissant sur tous les fronts concernés. Interdiction des expulsions locatives, des coupures d’énergie et d’eau, refus des privations de cantines scolaires, suppressions de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d’hébergement d’urgence, soutien à l’insertion dans l’emploi, égalité salariale femmes-hommes, élargissement de l’accès aux soins…
Une nouvelle majorité devrait convoquer, dès l’été 2017, une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, des personnes en situation de pauvreté, des salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

  Cette France à laquelle nous voulons redonner l’espoir, cette « France en commun », ce sera une nouvelle République.
Une République qui remette en son cœur les principes fondamentaux d’égalité, de promotion des droits des citoyens dans la cité comme sur le lieu de travail, d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de lutte sans merci contre les discriminations, toutes les discriminations racistes, sexistes, territoriales, de diffusion des responsabilités dans toute la société contre la confiscation des pouvoirs par quelques-uns .
Ces principes sont aujourd’hui vidés de leur sens par un régime de plus en plus autoritaire, confiscatoire, opaque, technocratique. La présidentialisation de notre vie politique, pourtant à l’origine du discrédit grandissant de la politique, est poussée à l’extrême.
Je le dis avec gravité : la manière dont s’engage le débat public pour l’élection présidentielle de 2017, la subordination totale, pour ne pas dire l’évacuation totale des enjeux des élections législatives, posent un très grave problème démocratique. Élire des députés serait devenu mineur. C’est le triomphe de la monarchie présidentialiste et de toutes ses dérives.
Seuls contre tous s’il le faut, nous mènerons à égalité d’importance élection présidentielle et élections législatives. Et nous assurons les citoyens d’une chose : les candidats que nous présentons dans chaque circonscription ne seront demain les godillots de personne, mais des députés libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens.
Nous voulons une République qui permette aux citoyens d’intervenir, en leur donnant pouvoir d’initiative législative, référendaire et pétitionnaire.
Nous voulons une République où le Parlement retrouve la primauté dans l’élaboration et le vote des lois, en supprimant le 49-3 et toutes les dispositions qui restreignent son pouvoir.
Nous voulons faire entrer le peuple dans un Parlement à parité. La France est faite d’ouvriers, d’employés, de salariés de toutes conditions. Et c’est pour obtenir un maximum de députés du peuple que nous voulons un Parlement élu à la proportionnelle, et un statut de l’élu qui permette à chacun d’accéder à tous les mandats de la République, en s’appuyant sur une limitation du cumul et du renouvellement des mandats dans le temps.
Nous voulons une République qui instaure de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les fonctionnaires et les usagers des services publics et pour les travailleurs sur l’organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises.
Oui, il est temps, grand temps de parler égalité, et quand le mot est prononcé, de le mettre en pratique dans chacun des actes, des choix, des politiques mises en œuvre.
Nous voulons une République libre et fraternelle, une République qui garantisse contre toute tentation rétrograde.
Face aux déchaînements de la Manif pour tous, les Français ont tenu bon. Nous ferons progresser encore la lutte contre les discriminations, contre l’homophobie. Nous voterons une loi-cadre avec de nouveaux moyens contre la violence faite aux femmes.
Nous modifierons l’article I de la Constitution pour écrire dorénavant : « la loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
Cette République, elle sera le thème de notre première grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives avec nos candidats le 28 janvier place de la République : « non à la monarchie présidentielle, oui à la démocratie citoyenne ».


  Voilà, chers amis, le projet que nous allons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.
Nous diffuserons « la France en commun » dans tout le pays les 21 et 22 janvier. Nous organiserons dans chaque circonscription des rencontres publiques pour en débattre.
Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.
C’est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.
Le rassemblement auquel je n’ai cessé d’appeler tout au long de l’année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, je sais ses forces immenses. Je les sais aussi déboussolées. Je veux leur adresser un message de confiance et de sincérité.
Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. (Aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant, sacré démon de la présidentielle, dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple.)
Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.
Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d’un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.
La page de 2017, il nous revient à tous de l’écrire.
Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l’élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. Nous ratifierons une partie d’entre eux, d’entre elles dès samedi 14 janvier, singulièrement là où se joue l’élection d’un député communiste ou du Front de gauche, c’est-à-dire tout simplement l’existence d’un groupe portant demain dans l’Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups. Là aussi, nous appelons au rassemblement. Rien, aucune division, ne doit entraver l’élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.
Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l’intérêt du rassemblement commun.
Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd’hui du côté de la primaire socialiste, je dis :
« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. »
Voilà, nous n’attendons plus, nous sommes en campagne, avec l’ambition qu’exige la période.
Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l’action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu’aux besoins et aspirations quotidiennes. C’est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l’union. 
C’est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.

  Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » comme dirait Michel Audiard, assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…
J’ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d’un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu’aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu’elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte. Notre parti agit pour l’intérêt du pays, l’intérêt général, parce qu’il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n’a aucune chance de se mettre au service exclusif d’une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d’une maturité, d’une honnêteté, d’une intelligence collective aujourd’hui hélas peu courante dans le monde politique.
Voici pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.
Oui, en ces premiers jours de 2017, c’est notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.
Alors, c’est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »
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Le 8 décembre, tous mobilisé-e-s pour défendre nos bureaux de poste
APPEL UNITAIRE

du collectif POSTE de la Convergence Nationale des collectifs de défense des Services Publics

La Poste, service public pour toutes et tous, partout

Nous sommes usagers, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux : nous décidons de lancer un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la poste.

-->Signer l'appel unitaire : La poste la poste service public pour toutes et tous partout

- Le gouvernement prépare un accord entre l’État, La Poste et l'Association des Maires de France sur la présence postale territoriale pour 2017. Fermetures de bureaux de poste, de réductions des horaires d’ouvertures de bureaux, de suppression de tournées de facteurs, de transfert d’activités postal...
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En finir avec l'évasion fiscale !
80 milliards d'euros sont illégalement détournés chaque année vers les paradis fiscaux et l'optimisation fiscale est devenue le sport préféré des multinationales faisant perdre des milliards d'euros aux Etats.

livre en vente à la fédération ou dans toutes les bonnes librairies
Dans leur livre les Frères Bocquet détaillent les mécanismes complexes qui sous-tendent ce véritable fléau et donnent à voir des solutions concrètes pour y faire face. C'est au pied du Ministère des finances, à Bercy, qu'ils ont choisi de faire leur conférence-dédicace parisienne, comme un symbole d...
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INITIATIVES



samedi 25 février à partir de 14h
à la fédération


BULLETIN INFO FEDE

Retour sur la journée du 21 janvier

Le programme «la France en commun»

Meeting aux Dock d’Aubervilliers

Les rencontres nationales du PCF
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DERNIERS TRACTS

En finir avec le chômage et l’insécurité sociale !
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L’énergie est un bien commun : stop à la libéralisation pour un pôle public de l’énergie
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DERNIER COMMUNIQUÉ

Communiqué de presse - Vaux le Pénil le 1er Juin 2016

Les communistes de Seine-et-Marne se sont fixés 4 grands axes de travail: les transports en commun, la protection sociale, l’éducation et l’éducation
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L'AFFICHE

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LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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