LES 10 DERNIERES ACTU

violences sexuelles et sexistes
la société doit changer


Plus de 300 000 femmes ont eu le courage de déclarer avoir été victimes de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol. Pour certaines, c’est un conjoint, un membre de la famille, un ami. Pour beaucoup, il s’agit également de harcèlement sexuel au travail dont 20 % des femmes aujourd’hui sont victimes.
C’est particulièrement grave, car nous savons pertinemment que ce chiffre est en deçà de la réalité. Les femmes sont plus précarisées que les hommes et les réformes du gouvernement Macron, en supprimant les protections des travailleur.se.s, vont aggraver leur situation. I...
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BUDGET 2018
Avec ce budget ce sont les Français, les travailleurs, les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités, nos services publics, nos communes qui vont trinquer. Quand vous donnez un euro d’un côté, vous en reprenez aussitôt deux de l’autre !
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Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018
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Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017
Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée ...
Lire la suite - 18-11-2017

Le parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions", alors qu’il connaît de plus en plus en difficultés, a annoncé samedi le parti. La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’Assemblée nationale du parti, réunissant à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF, à l’issue d’une période de deux mois de consultation de plus de 13.000 militants.  


  Résolution

Feuille de route pour un congrès extraordinaire du PCF adoptée par l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section à La Villette - Paris - 18 novembre 2017  


Réuni·e·s le 18 novembre 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, nous sommes plus de 900 animatrices et animateurs de sections locales du PCF. Cette Assemblée nationale fait suite à une première et intense période de consultation des communistes. Au terme de ces travaux, l’Assemblée adopte les dispositions suivantes.

A - Nous appelons l’ensemble des communistes à intensifier, dans tous les domaines, la contestation de la politique du  pouvoir Macron, et à construire dans les luttes les bases d’une politique alternative.

La politique du nouveau pouvoir est tout entière construite au service de la finance et des plus riches.
Elle se révèle aux yeux de la majorité des Français·es brutale, autoritaire, inégalitaire.

La colère grandit et des mobilisations nombreuses et importantes sont déjà engagées : contre les ordonnances cassant le code du travail ; contre des choix budgétaires au service des riches et de la finance ; contre les gâchis du capital et le scandale de l’évasion fiscale ; contre la casse du logement social et de la Sécurité sociale ; pour des politiques publiques résorbant les inégalités sociales et territoriales ; contre le démantèlement de grands atouts industriels comme Alstom ; contre l’austérité qui asphyxie les communes et les services publics ; contre les violences faites aux femmes ; pour un accueil digne des migrant·e·s ; pour des choix écologiques à la hauteur des dangers encourus par la planète…

Nous sommes engagé·e·s dans ces luttes et soutenons activement les mobilisations syndicales, sociales, associatives, d’élu·e·s locaux·ales en cours dans tout le pays. Nous voulons les nourrir utilement de propositions alternatives s’inscrivant dans notre visée communiste, car c’est d’une autre logique dont notre pays a besoin. Nous pouvons nous appuyer sur le travail de nos élu·e·s, des groupes parlementaires (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Nous décidons d’amplifier nos campagnes contre le coût du capital, pour une autre utilisation des richesses et à faire des États généraux du progrès social, le 3 février prochain à Paris, un carrefour de convergences de toutes ces luttes. Il s’agirait d’une première étape de la construction d’une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement.

B - Au-delà, nous voulons repenser l’action et les ambitions du Parti communiste pour être à la hauteur d’une période politique troublée et totalement inédite, d’une période où le monde a besoin d’une profonde révolution des rapports sociaux pour ouvrir de nouveaux chemins de justice et d’émancipation.

  Nous décidons d’engager toutes nos énergies dans la préparation d’un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d’espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d’aujourd’hui a besoin. Nous voulons le faire à partir du bilan lucide de notre action de ces dernières années et d’une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017.

Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l’intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler l’avenir de cette belle idée du commun.
Nous nous donnons le temps et la méthode nécessaires pour cela, en prenant sans attendre les décisions d’actions nécessaires.

*

Dans une première phase – décembre 2017 à fin mai 2018 – nous ouvrons quatre grands thèmes de travail et d’action sur la base d’un bilan de la période écoulée :
  • les luttes et le combat communiste ;
  • notre démarche de transformation et de rassemblement ;
  • les transformations de notre parti ;
  • les élections européennes.

1 - Les luttes et le combat communiste

Il s’agit d’avancer concrètement dans l’élaboration d’un projet communiste du 21e siècle en l’alimentant de la mise en action  de nos grands axes de bataille avec la construction :
  • d’États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris ;
  • Alstom, pour une nouvelle industrialisation ;
  • d’Assises communistes pour l’écologie que nous tiendrons en mai ;
  • d’une campagne nationale pour les communes et l’égalité des territoires dans la République, la démocratie (Appel de Grigny ; rencontres Niemeyer du 29 janvier, colloque sur la réforme constitutionnelle le 5 mars…) ;
  • d’une campagne nationale pour les droits des femmes et contre les violences.


Et, enfin, de toutes nos actions déjà lancées :
  • les 3es États généraux du numérique les 9 et 10 mars ;
  • notre convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 29 et 30 septembre ;
  • la lutte pour la paix en vue des prochaines mobilisations nationales du 22 septembre et du centenaire de la Première Guerre mondiale ;
  • nos actions de solidarité concrète ;
  • la lutte contre le racisme avec une journée d’étude au printemps ;


2 - Notre démarche de transformation et de rassemblement dans la société française  Il s’agit de produire :
  • un document d’analyse sur l’état de la société française d’aujourd’hui notamment les conditions de la lutte des classes ;
  • une proposition d’orientation de notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d’un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle.


3 - Les transformations du Parti

Il s’agit de définir l’organisation que nous devons être et les transformations concrètes pour y parvenir ; parmi ces questions, citons au moins :
  • le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité ;
  • les nouveaux modèles d’organisation dont nous avons besoin ;
  • notre politique de formation ;
  • notre communication ;
  • la conception et le rôle de nos directions.


4 - Les élections européennes

Il s’agit de définir le sens de notre campagne en 2019 et le type de listes que nous voulons construire.

Ce travail pourrait déboucher sur un Conseil national élargi, tenu les 24 et 25 mars, prenant de premières décisions d’orientation et faisant des propositions, notamment un calendrier d’élaboration et de validation de nos listes (in fine par le Conseil national). Il faudra tenir compte des modifications du mode de scrutin envisagées par le gouvernement. 

  *

C - Méthode de travail

Ces quatre thématiques devront, chacune, rassembler dans plusieurs chantiers des milliers de communistes. Les chantiers seront ouverts à tou·te·s les adhérent·e·s qui le désirent. Ils s’ouvriront également aux contributions extérieures. Chacun·e disposera de l’outil numérique mis en place par le Conseil national. 

Pour chaque thématique, une équipe d’animation nationale veillera au travail collectif et sera chargée de faire – avant fin mai – un bilan du travail, des actions menées et des propositions pour l’avenir du Parti. Toutes ces réflexions nourriront l’élaboration de la base commune. 

L’adoption du projet de base commune aura lieu les 2 et 3 juin lors d’un Conseil national élargi aux animateurs·trices des ateliers.

L’adoption de la base commune déclenchera la phase statutaire de la préparation du Congrès :
  • dépôt des bases communes alternatives éventuelles jusqu’au 6 juillet ;
  • mise a disposition des communistes de tous les textes présentés ;
  • vote sur le choix de la base commune les 4, 5 et 6 octobre ;
  • congrès locaux et départementaux du 15 octobre au 15 novembre.


Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018.  

L’Assemblée du 18 novembre mandate le Conseil national du 1er décembre, pour mettre en place le dispositif d’animation et les commissions statutaires (commissions de transparence des débats, des candidatures et du texte). Les outils d’animation numériques du site du Congrès seront prêts à fonctionner le 4 décembre.
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Ne pas accepter la mise sous tutelle de nos communes
APPEL DE L’ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains) AUX MAIRES DE FRANCE
Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 e...
Lire la suite - 17-11-2017

Ces quatre dernières années, nos collectivités territoriales ont été soumises à rude épreuve. Les dotations que l’État nous verse, pour compenser les compétences que le législateur nous a transférées, ont été diminuées de façon inédite dans l’Histoire de notre pays.

Entre 2015 et 2017, près de 11 milliards d’euros ont été ainsi soustraits arbitrairement et brutalement à l’ensemble de nos collectivités.

Contraints par la loi à l’équilibre de nos budgets et soucieux d’éviter à nos collectivités la mise sous tutelle étatique, nous – élus locaux – avons procédé, en responsabilité et en conscience, à des choix draconiens

: Réorganisation des services publics, reports de projets d’investissements, diminution des périmètres de nos politiques publiques, baisse de subventions, réduction de la masse salariale… nous avons actionné l’ensemble des leviers dont nous disposions comme maires avec le souci de maintenir un service public de qualité pour nos concitoyens.

Nous n’avons pas seulement participé au redressement des comptes publics. Nous en avons été les principaux acteurs. En trois ans, de 2013 à 2016, la baisse du déficit de l’État est, pour 85 %, le fruit des efforts que les collectivités locales, dont nos communes, ont fournis. Aujourd’hui, le Président de la République exige des élus locaux qu’ils réalisent dans les cinq années à venir, 13 nouveaux milliards d’euros d’économie.

En moins de 10 ans, ce serait près de 25 milliards d’euros dont nos services publics locaux se verraient privés. Ces annonces condamnent nos collectivités locales à une mort par asphyxie budgétaire. Cette fois, pas de réduction brutale des baisses de dotations mais un tour de bonneteau qui fait reposer la promesse du maintien des dotations de l’Etat sur la capacité de nos collectivités à réduire elles-mêmes leurs dépenses de fonctionnement.

Moins de dépenses de fonctionnement, c’est inévitablement moins de services publics pour nos populations, moins de subventions pour nos associations, moins de culture, de santé, de sport et de vie sur nos territoires.

Nous, maires et élus des territoires de la République, refusons de nous faire hara-kiri et de faire payer à nos concitoyens les choix budgétaires du Gouvernement.

Le Président de la République appelle de ses voeux un « pacte girondin » entre l’État et les collectivités, glosant sur des libertés nouvelles auxquelles aucun d’entre nous ne pourra en réalité prétendre, tant la contrainte budgétaire sera insupportable.

Les contrats proposés aux 319 principales collectivités locales de France s’apparentent dès lors à une mise sous tutelle.

La seule liberté promise serait celle du contrat ; un contrat passé individuellement entre les collectivités et les préfets, lesquels, nous dit-on, disposeront d’un « pouvoir d’appréciation », porte ouverte sur tous les arbitraires et rupture de l’égalité républicaine entre nos territoires.

Nous – Maires de France – dénonçons un retour en arrière sans précédent sur les lois de décentralisation et une attaque en règle contre les libertés des communes, des départements et des régions qui depuis la loi du 2 mars 1982 avaient vu supprimé le contrôle administratif du représentant de l’État pour le remplacer par un contrôle juridictionnel et un contrôle budgétaire spécifique.

Les collectivités locales ne sont pas des services déconcentrés de l’État. Conformément à l’article 72 de la Constitution, « elles s’administrent librement et bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement ».

La situation nouvelle qui se dessine doit nous appeler à une immense vigilance, qui dans les faits, nous conduira à poser une Question prioritaire de constitutionnalité sur le projet présidentiel à l’endroit des collectivités territoriales.

Creusets démocratiques de notre République, nos communes ne peuvent pas être réduites à l’état de variables d’ajustement. Nous avons été élus par nos concitoyens pour défendre et faire valoir leurs droits et les intérêts de leurs territoires et ceux, bien pensés, de la Nation. Nous nous y attachons et continuerons à le faire tout au long de nos mandats.

Considérant que les contrats proposés contreviennent aux dispositions de la Constitution sur la libre administration des collectivités locales,

Considérant qu’ils constituent une rupture dans l’Égalité entre nos territoires.

Considérant qu’ils menacent l’avenir de nos services publics locaux et, partant, de la cohésion de la République française. En conséquence de quoi, Monsieur le Président de la République, nous ne signerons pas ces contrats en l’état.

Nous affirmons notre opposition résolue à toutes ces dispositions et notre volonté de protéger nos collectivités de la mise sous tutelle étatique et nous vous demandons de recevoir notre délégation avant la conférence des territoires qui se tiendra mi-décembre pour rouvrir un dialogue sur des bases plus justes et plus équitables avec nos territoires.
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Révolution - 4 novembre 2017
discours de Pierre Laurent
Chers amis, chers camarades,

En plein conflit mondial, il y a cent ans, le 20ème siècle s’est ouvert par une immense promesse : la Révolution d’Octobre.
Une révolution qui revendique « le pain, la paix, la dignité », dans une Russie tsariste en pleine décrépitude, qui tente de faire triompher l’appropriation sociale des travailleurs dans un monde capitaliste et impérialiste en pleine expansion et en pleine guerre.


Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhs...
Lire la suite - 04-11-2017



Cette promesse d’octobre 1917, la magnifique exposition d’affiches disponible en cet Espace Niemeyer, les nombreuses conférences et débats qui se sont tenus, l’ont à la fois illustrée et fait revivre, en ont éclairé la portée. 
- Je remercie Alain Gesgon,  Lydia Samarbakhsh, Frédéric Genevée, Corentin Lahu, Marie-Pierre Boursier, l’ensemble des camarades bénévoles du PCF, etc... qui, par leur présence et leur engagement ont assuré le succès de ce mois d’initiatives.
Ces 3 semaines autour de la Révolution russe de 1917 ont permis de réévaluer ce moment de l’histoire et de l’aventure révolutionnaire  humaine. Elles nous conduisent depuis deux jours à réfléchir à l’actualité de l’idée de révolution aujourd’hui, pour mieux repenser les chemins de nouvelles révolutions. 
On appelle souvent révolution en politique des moments d’accélération, de précipitation de l’histoire.  Ces trois semaines de réflexion nous auront aussi servi à prendre conscience des temps longs dans lesquels elles s’inscrivent.  

Les journées d’octobre 1917 en Russie, ou celles de juillet 1789 en France, cristallisent  des processus profonds, au cours desquelles se renforce et s’exprime la conscience  populaire et politique de la nécessité de bouleverser  les rapports sociaux.    

Nous vivons une telle période, où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.  

C’est pourquoi, pour nous communistes et révolutionnaires du 21ème siècle, ces 3 semaines furent aussi une invitation à réinventer, dans les conditions et les rapports de force d’aujourd’hui, les transformations révolutionnaires dont la France, mais aussi notre monde ont besoin.
Le capitalisme mondialisé est à la fois hyper puissant et dominateur, mais désormais miné par des contradictions dont l’ampleur le rende incapable d’assurer l’avenir et même à terme la survie de l’Humanité.   

La révolution russe, son accélération en octobre 1917, ne nait pas de rien ; elle n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle plonge ses racines dans le développement du mouvement ouvrier et de la pensée de Marx, tout au long du 19ème siècle et dans celle de Lénine au début du 20ème.  

Pour retrouver la portée qu’elle eut en France et en Europe, il faut entendre les âpres luttes de classes du 19ème siècle, les révoltes ouvrières si durement réprimées. Il faut entendre la révolte des canuts à Lyon, leur chanson « c’est nous les canuts, nous sommes tout nus... ».
Il faut entendre  les prolétaires français partant « à l’assaut du ciel » selon la formule de Marx, à deux pas d’ici, avec la Commune de Paris. 
72 jours d’héroïsme éblouissants .
72 jours conclus par la semaine sanglante avec l’écrasement de la Commune et près de 10 000 morts. 
Dix semaines dont les révolutionnaires de toute l’Europe tireront beaucoup de leçons.
Pour entendre 1917, il faut avoir en tête Fourmies, ce 1er Mai 1891, sa manifestation pacifique pour demander la journée de 8 heures et la réponse implacable de la bourgeoisie qui voit là une insupportable atteinte à sa domination rapace, jusqu’à tuer de nombreux manifestants dont le plus jeune avait 11 ans et le plus âgé 30.
C’est dans ce monde-là que surgit 1917, dans ce monde où la machine de guerre des rivalités impérialistes se déploie à toute force, indifférente à la boucherie humaine qu’elle déchaîne, broyant les hommes et la nature et où, en 3 ans, plus de deux millions d’hommes trouvent la mort sur le seul Front oriental. 
Face à ce système, l’idée socialiste que Balzac, déjà, avant Marx, nommait « communisme », progresse. Mais  nulle part, à l’échelle nationale, elle  ne parvient à l’emporter depuis la glorieuse mais si cruellement éphémère Commune de Paris.

  Et surgit 1917. 
En février, le peuple russe balaie le tricentenaire tsariste et, en octobre, en quelques jours, il fait basculer l’histoire du monde.

  « La cause pour laquelle le peuple a lutté : proposition immédiate de paix démocratique, abolition du droit de propriété sur la terre des propriétaires fonciers, contrôle ouvrier de la production, création d’un gouvernement des Soviets, cette cause est assurée » dira le Comité Révolutionnaire   dans sa déclaration du 25 octobre à 10 heures.
Dès le 26, c’est le Décret sur la paix face à la boucherie impérialiste de la Première Guerre mondiale .  

Puis le 27, un projet de règlement sur le contrôle ouvrier qui donne aux ouvriers la maîtrise de l’entreprise.  La révolution s’étend dès lors tous azimuts. 
Elle ébranle jusqu’au tréfonds les logiques impérialistes d’asservissement des peuples et, par là même, les fondements du colonialisme comme instrument de domination des plus grandes puissances.
Le décret sur la paix est plus clair que jamais : 
« Si une nation est maintenue par la force dans les frontières d’un État donné, si, malgré le désir exprimé de sa part [...], on ne lui accorde pas le droit de trancher par un vote libre, sans la moindre contrainte, après l’évacuation totale de l’armée de la nation à laquelle elle est rattachée [...] la question des formes de son existence politique, alors son rattachement est une annexion, c’est-à-dire une conquête et un acte de violence » 
Et bientôt, librement, la Finlande devient indépendante. Faut-il rappeler qu’au même moment, on razziait dans l’Empire français pour envoyer en première ligne les troupes coloniales ?
La Révolution d’Octobre, parce qu’elle touche au cœur du capital, parce qu’elle s’attaque en même temps à mille dimensions de l’aliénation et de l’exploitation, doit, dès sa naissance, faire face à une lutte des classes internationale féroce. 
Tout est fait pour écraser ce spectre rouge qui hante l’Europe, annoncé par le « Manifeste du parti communiste » de Marx et Engels et qui cherche alors les voies de son incarnation mondiale dans le chaos de la guerre mondiale et d’un capitalisme éruptif.
Comment Octobre, malgré la propagande de guerre, aurait-il pu, dès lors, échouer à trouver le large écho mondial qu’il rencontra effectivement ?

  Comment Marcel Cachin, directeur de L’Humanité, qui avait 2 ans au moment de l’écrasement de la Commune et 22 au moment de Fourmies, pouvait-il ne pas applaudir devant la jeune République des Soviets défrichant des territoires nouveaux dans l’histoire de l’humanité ? 
Comment ne pas soutenir de toutes ses forces la promesse généreuse et fougueuse de ce « pays adolescent » pour citer Maïakovski ? 
Ce pays qui semble donner des contours de chair à ce qui n’était qu’une sorte de rêve...
Bien sûr, aujourd’hui nous connaissons la suite, la logique de guerre imposée par les forces impérialistes coalisées, les tentatives de réforme de la Nouvelle Politique Economique (NEP) pour sortir de la crise et de la famine, la mort de Lénine, les promesses non  abouties et puis, malgré l’essor économique, le processus émancipateur qui s’enlise dans un système contre- révolutionnaire, répressif, dictatorial et inhumain : le stalinisme. 

C’est le paradoxe du grand souffle de 1917.  Il aura généré des processus révolutionnaires et anti-colonialistes qui auront balayé tout le siècle.
Il placera encore  l’Union Soviétique, pourtant déjà saignée par les purges staliniennes, à la tête de la lutte contre le nazisme, prolongeant un temps son prestige de la libération.
Mais il aura inexorablement  dégénéré vers un système stalinien monstrueux dont l’URSS ne se relèvera finalement jamais.

  Nous n’oublions rien de cette histoire, ni le souffle de 1917, ni la puissance irrésistible d’un peuple qui décide de prendre en mains son destin ; ni l’impasse d’un système qui nie le pouvoir démocratique de ce peuple.
Pour nous, communistes français,  la leçon a été longue et douloureuse à tirer. Mais elle est tirée définitivement.  

Il n’y a pas de processus révolutionnaire abouti sans un développement ininterrompu de la démocratie, dans tous les domaines. Aussi âpre soit le chemin, la démocratie, l’action et la maîtrise consciente du processus politique par le peuple n’est pas négociable .
  C’est la condition de la réussite.
Là est un fondement et une condition de notre projet politique.  

En 1973, Georges Marchais (dont une exposition, qui succédera à celle-ci et sera inaugurée le 27 novembre,  rappellera l’apport  qui fut le sien, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition),  publia un essai, « Le Défi démocratique » qui agira ensuite telle une onde de choc pour le PCF. 

  Ce défi démocratique était lancé, expliquait-il, tout à la fois à la société et au Parti communiste.
  Il s’agissait de trouver une réponse neuve à une situation elle-même inédite, celle d’une crise globale et durable qui ne faisait que commencer. 

  Sa conviction était que cette réponse serait un progrès continu de la démocratie. La démocratie comme but et comme moyen de la révolution.

  Cette réponse, nous la faisons nôtre aujourd’hui, avec une force renouvelée.

  Nous la faisons nôtre dans l’échange et le travail commun avec chacune et chacun de ceux qui ne se résignent pas à un monde et à une société de plus en plus injustes et inégaux, avec chacune et chacun de ceux qui veulent décider de leur propre destin  pour que les solutions à ce monde en crise soient imaginées, construites, réalisées par eux, dans le partage et la démocratie.

  Oui, nous l’affirmons plus fort que jamais :
Nous ne combattrons jusqu’à la racine ce système capitaliste, où les richesses et les pouvoirs sont concentrés comme jamais.  Nous ne le dépasserons pour une nouvelle logique de développement humain que si la démocratisation, la diffusion et l’extension des pouvoirs dans les mains du plus grand nombre est continue, que si se substituent aux logiques actuelles une utilisation solidaire et partagée des immenses richesses créées aujourd’hui par le travail et les savoirs.
Le capitalisme n’étendra plus les droits humains.
Il tente chaque jour désormais de les restreindre pour perpétuer sa domination. 

  L’émancipation humaine sera désormais indissociablement sociale, féministe, démocratique, écologiste et pacifiste.
Tel est donc notre cap : l’extension continue et planétaire des droits humains par la démocratie, pour le progrès social solidaire, l’avenir écologique, la liberté féministe, le refus de tout racisme, pour la maîtrise partagée des richesses et des savoirs et le droit à la paix.

  Le 21ème siècle est le siècle qui, le premier, va se confronter, à l’échelle de la planète toute entière, à la question du post-capitalisme. 

  Le système capitaliste s’est mondialisé et a acquis, à la fin du 20ème siècle, une hégémonie politique provisoire. 

  Mais on sent bien qu’il se montre de plus en plus incapable de répondre aux nombreux défis contemporains, qu’il s’agisse de la justice et de l’égalité dans la mondialisation, des enjeux écologiques, de la nécessité d’un usage collaboratif du numérique ou encore de la qualité  du travail avec des salariés qui sont de plus en plus formés grâce au progrès de l’éducation.  
Le système capitaliste mondialisé n’est plus capable de porter les promesses d’épanouissement et d’émancipation humaine.  Le monde craque et le monde souffre. Il est entravé, dans ses développements, par les logiques  de la rentabilité financière à outrance et par l’exacerbation de la concurrence alors qu’il faudrait développer la coopération et le partage. 
L’heure est venue d’œuvrer concrètement au dépassement de ce système.
A l’heure du réchauffement climatique et des dégradations environnementales menaçant l’espèce humaine tout entière, qui ne voit que le capitalisme freine avec toute son énergie les révolutions écologiques nécessaires, comme l’atteste encore ces jours-ci l’affaire du glyphosate ?

  A l’heure de la prolifération du terrorisme, né dans les plaies de la guerre, des inégalités, des prédations néo-coloniales, qui ose nommer la racine du mal, ce monde déréglementé, brutal, foncièrement inégal ?

  A l’heure des trafics en tous genres, touchant tous les continents, qui est prêt à s’attaquer aux spéculations  et spoliations financières qui nourrissent ces trafics au lieu de permettre le développement de l’humanité ? 
Qui est décidé à s’attaquer à la privatisation des richesses du travail humain par le système bancaire et financier, aux 80 milliards d’€uros d’évasion fiscale soustraits à la France, aux 1 000 milliards d’€uros soustraits de l’UE (3 fois le budget de la France !), aux  14 000 milliards d’€uros (près de 50 fois le budget de la France, la 6e puissance mondiale !) qui grenouillent dans les paradis fiscaux ?
Cette terrible contradiction entre des possibilités inouïes de répondre aux besoins humains et un monde tiré en arrière par la rapacité des multinationales et l’obésité de la finance génère désormais un chaos et une instabilité politiques chroniques.
Les crises politiques frappent, presque successivement, tous les pays d’Europe, comme on l’on voit dernièrement en Espagne, avec aussi un sinistre retour au premier plan des extrêmes droites, notamment en Allemagne avec l’entrée au Bundestag des néo-nazis.
   
  Ceux qui tiennent le manche l’ont bien compris, à commencer par le Président Macron qui n’a pas intitulé par hasard son livre de campagne « Révolution », et parle à propos de l’Europe d’une nécessaire « refondation ».

  Les tenants de la classe possédante savent que le statu quo est impossible. 
Mais leur révolution, c’est celle du Guépard de Visconti : « il faut que quelque chose change pour que tout continue comme avant ».
En réalité, nous vivons bien le temps des révolutions.
Les savoirs explosent, la productivité du travail est exponentielle et la révolution numérique bouleverse la donne.
L’ordre ancien craque car il paraît fou de n’utiliser ces immenses potentiels qu’au service d’une minorité mondiale de plus en plus restreinte mais de plus en plus indécemment riche et puissante.

  Enfermé dans les logiques capitalistes, le monde, avec les immenses pouvoirs que donnent à ceux qui les détiennent les possibilités créatrices du 21ème siècle, devient dangereux.  

Tout appelle à de nouveaux rapports sociaux et c’est cette révolution contre laquelle les tenants du système capitaliste s’arc-boutent.

  La révolution, les révolutions deviennent dès lors l’objet d’une bataille d’idées intense et renouvelée. 
Macron et les siens en ont conscience. Les révolutions, leur sens, se gagnent dans les têtes, dans la conscience politique de tout un chacun. 

  Cette conscience, ils la travaillent, là aussi avec une puissance médiatique qui a changé d’échelle. Ils essaient de la modeler pour leurs propres objectifs. Il leur faut imposer à tout prix l’idée que l’organisation normale de toute société suppose « des premiers de cordée » et  l’immense masse des autres, « ceux qui ne sont rien » qui sont donc destinés à suivre les premiers.

  Mais Monsieur Macron, qui étaient les premiers de cordée dans la Russie de septembre 1917 ? 
Qui d’autres, sinon les oligarques tsaristes, les propriétaires des terres qui exploitaient les moujiks !
Karl Marx, dans cette extraordinaire anticipation, avait une fois de plus vu juste :
« Le capital [...] est en fait, dans son mouvement pratique, aussi peu déterminé par la perspective d’un pourrissement futur de l’humanité [...] que par l’éventuelle chute de la Terre sur le soleil. Dans toute escroquerie financière, chaque actionnaire sait que la tempête arrivera un jour, mais chacun espère qu’elle tombera sur la tête de son voisin après que lui-même aura recueilli la pluie d’or et l’aura mise en sécurité. Après moi, le déluge : telle est la devise de tout capitaliste ».
Alors, pour éviter le déluge, nous sommes devant un choix.

  Car si la révolution qui pourrait libérer la société de ces entraves est vraiment à l’ordre du jour du 21ème siècle, cela ne veut pas dire qu’elle adviendra. 
Si cette révolution des rapports sociaux ne se produit pas, nous pouvons au contraire aller vers un monde de plus en plus brutal, violent et inégalitaire, un monde où la domination de puissances multinationales risque de devenir extrêmement pesante, s’insinuant dans tous les choix de nos vies quotidiennes et dans le contrôle de nos libertés. 
Une chose est sûre, les choses ne resteront plus en l’état.  Le monde est entré dans une instabilité très profonde. A nous d’en faire émerger le meilleur et non le pire.
Le Parti communiste aborde ces défis de manière offensive.
Plus que jamais, nous n’entendons pas rester spectateurs des évolutions et révolutions en cours.
Nous entendons être des acteurs utiles à notre peuple pour qu’il prenne en main son destin.
L’humanité a les moyens à peu près de tout faire mais elle ne peut pas tout se permettre. 
Mais qui alors va choisir ?
Qui se donnera les moyens de choisir ?
Qui décide ce que l’entreprise doit produire, où elle doit produire, de quelle façon, par quelles méthodes, en utilisant quelles matières premières, quelles énergies ? 
Ces décisions sont aujourd’hui aux mains des seuls représentants des actionnaires. Et on sait qu’ils n’ont qu’un cap : les dividendes. 
Est-ce raisonnable ? Est-ce humainement tenable ?
Un immense mouvement pour la démocratie doit permettre aux salariés, aux chercheurs, aux agriculteurs, aux citoyens, aux habitants de quartiers, aux locataires, aux jeunes, aux étudiants et lycéens, aux usagers des services publics… de maîtriser les lieux de pouvoir ou d’en créer de nouveaux. 

  De nouvelles formes de démocratie et d’appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives, doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires.
  Comment travailler, au service de quels objectifs, dans l’intérêt de qui ?
Comment produire, consommer, faire société dans la ville et sur tout le territoire ?
Comment s’émanciper individuellement dans la solidarité du développement de tous ?
Chacune de ces questions a droit à une réponse démocratique à mille lieux de la confiscation et de l’opacité de la plupart des pouvoirs aujourd’hui.

  Le communisme, pour nous, c’est précisément le mouvement continu de cette émancipation humaine contre toutes les dominations, toutes les aliénations. 
C’est un mouvement continu de conquête démocratique.  

Le communisme est avant tout un processus pour une mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement décidée, progressivement construite et sans cesse renouvelée.

  L’invention d’une nouvelle République, d’un nouvel âge de la démocratie est au cœur de notre projet communiste.
Dans le monde interdépendant qui est le nôtre, cette bataille des pouvoirs se mène à toutes les échelles, locale, nationale, européenne, mondiale.

  La révolution aujourd’hui est multiforme et elle ne se résume pas à la seule conquête du pouvoir d’Etat, aussi important soit cet enjeu, à la condition de repenser ainsi très profondément la formation de l’état.
Nous voulons, partout et en toutes circonstances, susciter, encourager les mouvements pour des conquêtes citoyennes, concrètes, immédiates. 

  En construisant des services publics, en créant la Sécurité sociale, les colonies de vacances, le tourisme social, la politique du logement social…, les communistes ont œuvré à la révolution contre les pouvoirs du capital.

  Aujourd’hui, ce sont toutes les pratiques et les expérimentations sociales, démocratiques, écologiques qui sont les terrains de ces luttes.
Nous voulons rendre notre communisme plus quotidien,  plus concret, mieux ancré dans les contradictions de l’époque. Nous devons nous-mêmes construire des pouvoirs sur les moyens considérables que nous offrent les technologies numériques.  

Nous voulons, en multipliant les initiatives de solidarités concrètes, les espaces citoyens de délibérations, les fabriques solidaires, libérer toutes les énergies démocratiques, leur donner sens et possibilité de s’associer.
En un mot, nous voulons faire le pari d’un nouveau progrès humain en chemin contre les logiques qui en entravent le développement.

  Pour plagier Saint Just, nous affirmons que le progrès social et écologique est une idée  neuve en France et en Europe !!!  

C’est pourquoi, par exemple, nous venons de décider de tenir, face à l’offensive anti-sociale de Macron, des Etats Généraux du progrès social, le 3 février 2018.
Car notre résistance n’est pas défensive, elle est porteuse de projet.

  Nous allons, dans les jours qui viennent, mettre à disposition des Cahiers du progrès social pour soumettre nos propositions, recueillir celles des citoyen-ne-s, des salarié-e-s, acteurs associatifs, culturels, économiques…  

Ensuite, nous organiserons une première étape nationale de cette campagne, le 3 février prochain, par la tenue d’états généraux du progrès social, ouverts à tous les citoyen-ne-s et à toutes les forces qui partagent cette démarche. 
Ils seront  un lieu où se mêleront les témoignages des luttes, l’expression des revendications, mais aussi et surtout les propositions et la construction de solutions. 
Un  lieu aussi où d’autres étapes de cette campagne pourront être proposées pour porter, par la mobilisation populaire, les mesures indispensables à une révolution sociale.
Faire révolution aujourd’hui, c’est donc pousser en avant tous les potentiels émancipateurs dans la société, dans le travail, dans l’affirmation des individus, dans le recul des processus de confiscation des richesses, dans la démocratie.
  La révolution du 21ème siècle, nous la concevons comme un processus de long terme qui se développera probablement de manière inégale et diverse à l’échelle de la planète, mais avec des dimensions internationalistes et mondiales de plus en plus fortes. 

  En effet, quelle que soit la poussée révolutionnaire, émancipatrice ou démocratique, où qu’elle se produise, elle a besoin d’une dimension internationale pour tenir dans la durée. 
Sinon, les logiques de la mondialisation et la puissance de concentration du capital financier deviennent des obstacles difficilement surmontables. Voilà pourquoi, nous nous attelons à la construction de convergences des luttes solides et durables entre forces européennes comme nous le ferons les 10, 11 novembre lors du Forum européen de Marseille.   

La question écologique, la question de la paix, oui une nouvelle fois de la paix quand tant de menaces pèsent à nouveau,  la lutte contre le pouvoir des transnationales sont des enjeux majeurs de cette lutte mondiale.

  Le combat féministe, la conquête d’une égalité pleine et entière des femmes est assurément aussi l’un des chemins les plus puissants de la nécessaire révolution des rapports sociaux au 21ème siècle. 

  Nous n’oublions pas qu’en Octobre 1917, lorsque le « gouvernement ouvrier et paysan » est mis  en place,  Alexandra Kollontaï fait partie de ce gouvernement. 
C’est la première femme ministre au monde.
En France, à cette époque, les femmes n’ont même pas le droit d’avoir un compte bancaire à leur nom ! 
Et le PCF, près de 10 ans plus tard, sera poursuivi en justice pour avoir présenté des femmes aux élections municipales !

  Ce combat, les femmes qui prennent aujourd’hui la parole contre les violences sexuelles nous le rappellent avec force, est  très largement devant nous.
C’est la conjugaison de tous ces mouvements, leur capacité à trouver du sens en commun qui feront ou non un processus révolutionnaire.

  C’est pour mener ce combat avec une efficacité repensée que le Parti communiste veut changer, mener à bien le processus de sa propre révolution. 
Les communistes  fixeront dans quelques jours l’ordre du jour de leur Congrès, lors de l’assemblée des animatrices et animateurs de section qui se tiendra à la Cité des Sciences de la Villette, le 18 novembre prochain.
  La ré-invention du Parti communiste, pour en faire une force capable d’affronter ces défis, est la condition de sa fidélité à son idéal révolutionnaire.
Ce chantier, ces chantiers, nous allons les engager avec confiance et détermination. 
Chers amis, chers camarades, 
Cent ans après 1917, nous n’irons pas prendre d’assaut ce soir le central téléphonique et le Palais de l’Élysée.  Après 1789, 1871, 1917, 1945 puis 1968, c’est une autre révolution qui est à l’ordre du jour de l’humanité, de nouveaux chemins de révolution que nous avons à ouvrir ensemble.
En 2017, face aux défis gigantesques qui s’additionnent, il est temps qu’une implication populaire durable, et non seulement insurrectionnelle, pousse et prolonge dans tous les domaines, par la conquête citoyenne permanente, les processus révolutionnaires qui cheminent et se cherchent. 
Cette implication, c’est ce que nous nommons « Le communisme de nouvelle génération ».  et c’est à la penser que nous aurons consacrés avec bonheur ce mois de débats. 
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Conseil national des 13 & 14 octobre
Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finan...
Lire la suite - 14-10-2017

Il y a un mois, nous étions réunis ici, à la veille de la Fête de l’Humanité, deux jours après la première mobilisation nationale contre les ordonnances réformant le code du travail : nous avions caractérisé la politique de Macron comme un politique de droite au service du patronat, de la finance. En un mot, au service des riches et nous avions décidé d’engager notre campagne contre la politique du gouvernement, contre les ordonnances, pour imposer des reculs et construire des solutions alternatives.

Un mois après, force est de constater que notre appréciation de cette politique se confirme :

  • Avec la présentation des budgets, celui de la l’État et celui de la Sécurité sociale : un budget fait par des riches, pour des riches.
  • Avec la montée du mécontentement, de la colère dans le pays, un mouvement de riposte qui grandit, s’élargit à de plus en plus de secteurs,contre les ordonnances et la politique de casse sociale.
  • Avec, dans l’opinion publique, une prise de conscience du caractère inégalitaire, des injustices sociales et fiscales, des projets du Président. Le « et de gauche, et de droite », cette soi-disant « modernité » prend du plomb dans l’aile, et c’est « le président des riches » qui s’affiche avec arrogance et mépris envers les salarié·e·s en lutte, les catégories populaires. Un mépris de classe, en somme.
Dans cette période où le clivage gauche-droite se réaffirme, où la question de l’unité, des convergences grandit, nous avons à investir de manière offensive cet espace à gauche pour faire monter les batailles et les solutions alternatives.

C’est dans ce contexte que nous avons à déployer une campagne permettant de faire converger les luttes contre cette politique de droite et faire grandir l’exigence d’entrer dans une nouvelle phase de progrès social pour contrer la politique libérale et autoritaire de Macron.

Une politique faites par des riches, pour les riches
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FONCTION PUBLIQUE

LE SERVICE PUBLIC EST LE CŒUR DE LA SOCIÉTÉ DE DEMAIN


Nous avons toutes et tous intérêt à des services publics développés, fournis par des agents bien formés et bien payés !

A lire ou relire l’interview dans l’Humanité de Anicet Le Pors et Gérard Aschieri « Les fonctionnaires répondent aux besoins d’avenir » du 23 janvier 2015.

MACRON CASSE LE SERVICE PUBLIC

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique :
  • gel de la valeur du point indice
  • retour à la journée de carence
  • menace de 120 000 suppression...
Lire la suite - 10-10-2017

MACRON CASSE LE SERVICE PUBLIC

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique :
  • gel de la valeur du point indice
  • retour à la journée de carence
  • menace de 120 000 suppressions d’emploi...
Ces mesures vont dégrader le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics et fragiliser les services publics rendus aux usagers.

UNITÉ !

Le fait que l’ensemble des syndicats soient tombés d’accord pour contrer ces mesures, faisant preuve d’une unité qui n’est pas automatique, montre que l’enjeu est important et clair pour la majorité des fonctionnaires de toute catégorie. D’autant que ces mesures sont de même inspiration que celles qui frappent les salariés du privé. La plupart des salariés prennent peu à peu conscience que la politique de Macron, qu’on y soit favorable ou pas, ne tiendra même pas ses promesses de développement économique.

LE SERVICE PUBLIC EST L’AVENIR DU MONDE

Les services publics, la Sécurité sociale, ne sont pas que l’héritage d’un passé encore récent. C’est le coeur de la société que nous voulons, d’une civilisation solidaire, et au lieu d’être dégradés par des politiques d’austérité, ils doivent être développés par l’argent disponible (voir notamment paradis fiscaux) pour permettre l’augmentation générale du niveau de santé, d’éducation, et accessoirement de toute activité économique.

LES COMMUNISTES PROPOSENT UN SERVICE PUBLIC DU 21e SIÈCLE !
  • Remise en cause de l’austérité budgétaire pour un nouveau développement des services publics avec abandon du pacte de stabilité et de tout dispositif visant l’austérité budgétaire ; fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et moratoire sur les fermetures de services publics ; mobilisation pour de nouvelles recettes.
  • Renforcer le maillage des services publics, en particulier dans les territoires suburbains et ruraux. Agir pour leur réimplantation avec gestion démocratique et participative, associant direction, usagers, élus et représentants du personnel.
  • Plans d’investissement pour assurer l’ensemble de leurs missions, ce qui implique un plan de formation et de création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires exerçant dans les services publics.
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Non au CDG Express ! Oui à la ligne 17 et à l’amélioration de la ligne B du RER!
UN TRAIN POUR LES RICHES ET LA GALÈRE POUR LES AUTRES ?

Une délégation composée d’élus du Val d’Oise et de Seine-et-Marne a été reçue à Matignon ce matin par des collaborateurs du Président de la République et du Premier ministre.
Ils ont exprimé leur inquiétude, leur incompréhension et surtout leur refus de voir la réalisation de la ligne 17 du Grand Paris Express reportée, voire abandonnée.

Les rumeurs nous ont été confirmées puisque le dossier, nous a-t-on dit, a été ouvert et que la réflexion est engagée.
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Communiqué des DÉPUTÉS COMMUNISTES
PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale
La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.
Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.
Paris, 28 septembre 2017 PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé ce jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’act...
Lire la suite - 28-09-2017

Paris, 28 septembre 2017 PLFSS 2018 : contre le démantèlement programmé de la Sécurité sociale La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé ce jeudi 28 septembre le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.

Obnubilé par sa volonté de compression et de privatisation des dépenses de santé utiles, le gouvernement prévoit également 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance Maladie, au détriment de la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens. Nos hôpitaux, déjà exsangues, seront quant à eux mis à contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros après des coupes budgétaires sans précédent ces trois dernières années.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque pour rétablir les comptes sociaux. Plutôt que d’augmenter injustement le forfait hospitalier, interrogeons-nous sur les 44,5 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales liées aux politiques de baisse du prétendu coût du travail. Les députés communistes combattront ces orientations qui ne feront que renforcer la fracture sanitaire et sociale.

Nous ne laisserons pas détruire la Sécurité sociale solidaire.
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Communiqué de Jean-Paul DUFREGNE et Fabien ROUSSEL
DÉPUTÉS COMMUNISTES
Projet de budget 2018 : au bonheur des riches !
Le projet de budget 2018 présenté ce matin par les ministres Le Maire et Darmanin est un budget écrit par les riches, pour les riches !
Paris, 27 septembre 2017 Démantèlement de l’ISF, énième allègement de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe sur les dividendes, etc. Ce sont 12,8 milliards d’euros de cadeaux fiscaux* ainsi accordés aux plus riches et aux grandes entreprises quand 16 milliards d’eur...
Lire la suite - 27-09-2017

Paris, 27 septembre 2017 Démantèlement de l’ISF, énième allègement de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe sur les dividendes, etc. Ce sont 12,8 milliards d’euros de cadeaux fiscaux* ainsi accordés aux plus riches et aux grandes entreprises quand 16 milliards d’euros de baisse de dépenses publiques viendront peser durement sur le pouvoir d’achat des ménages, des retraités, des jeunes et des fonctionnaires.

La purge budgétaire sur l’emploi, le logement et les transports va se traduire par la baisse des APL et la suppression de 200 000 emplois aidés ! C’est le plus grand plan social jamais réalisé dans notre pays. La hausse brutale de la CSG va affecter lourdement des millions de retraités. Enfin, les coupes budgétaires massives dans la santé et les collectivités vont asphyxier nos hôpitaux et mettre sous tutelle nos communes !

Ce projet de budget n’est pas acceptable. Plutôt que de renforcer considérablement les inégalités, il est urgent de mettre l’argent au service du plus grand nombre. Les députés communistes proposeront de :
• Lutter efficacement contre l’évasion et l’optimisation fiscales : ce sont 60 à 80 milliards d’euros de recettes supplémentaires potentielles pour le budget de l’Etat.
• Mettre l’égalité au cœur de la fiscalité, notamment en renforçant l’ISF et en taxant plus fortement les revenus financiers, ceux du capital pour inciter les actionnaires à investir et à produire en France plutôt qu’à spéculer.
• Conditionner les aides publiques versées aux entreprises (CICE, CIR…) à des créations d’emplois ou à des investissements en France.

Ces propositions visent à mieux répartir les richesses pour mettre l’économie au service du bonheur commun.

Ce budget 2018, c’est «les riches d’abord». Pour nous, «c’est l’Humain d’abord» !

Suppression de l’ISF : 3,2 milliards d’euros

Prélèvement forfaitaire unique : 1,3 milliard d’euros

Baisse du taux de ldimpôt sur les sociétés : 1,2 milliard d’euros

Suppression de la 4ème tranche de la taxe sur les salaires (à partir de 152 000 euros) : 0,1 Milliard d’euros

Hausse du CICE sans contrepartie : 4 milliards d’euros

Suppression de la taxe sur les dividendes : 3 milliards d’euros
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INITIATIVES

Lire la suite - 29-11-2017
Le projet de la loi de financement de la sécurité sociale 2018 est a analysé dans le cadre plus large de super austérité sur tout le quinquennat

Réduire de 60 milliards d’euros la dépense publique en 5 ans dont la sphère sociale : -25 Mds (-15 Mds assurance maladie et -10 Mds assurance chômage)

Rien que pour le budget 2018 : taux de croissance française anticipée : +1,7% et des économies (-15 Mds au total dont la protection sociale -5Mds)

La logique du PLFSS 2018 est la suivante : éliminer d’ici 2020 le déficit constitué par les quatre branches du régime général de la sécurité sociale : (maladie ; vieillesse ; famille ;-accident de travail-maladie professionnelle -) et aussi celui du Fond de solidarité vieillesse.

Le gouvernement estime le déficit de la Sécurité sociale en 2017 a 5,2 Mds d’euros. Il veut faire des économies de 3Mds en 2018 pour le ramener à 2,2 Mds Cette politique a une triple conséquence :

I) Un plan d’austérité de 4,2 Mds d’euros pour l’assurance maladie. Ondam : le « plafond » annuel voté par le parlement que l’assurance maladie est limitée de +2,3% soit 4,4 Mds en plus pour les soins en 2018. En fait, André Chassaigne rappelle que l’augmentation des dépenses prévues est de +4,5%, aussi il manque 4,5 Mds pour faire face à la hausse des soins de dépenses dû a la démographie et à la technologie

II) Les hôpitaux, une cible au bord de l’explosion où le gouvernement prévoit d’économiser en 2018 : -1,6 milliard d’euros. Pour cela ; il veut favoriser l’ambulatoire Cela implique de supprimer des lits (-16000 ces 2 dernières années), des services, voire des établissements entiers par le renforcement des regroupements des Groupes Hospitaliers Territoriaux (GHT)

III) Substitution de la Contribution sociale généralisée (CSG) à la cotisation sociale. La CSG doit augmenter de 1,7% et rapporter 22 Mds d’euros payés par les citoyens contre une baisse des cotisations sociales de 18 Mds. Cela coûte donc, en plus, aux citoyens la différence de 4 Mds, soit le montant de la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et pire l’étatisation de la sécurité sociale.

Notre objectif est de développer la prévention, le maillage Hôpital-centre de santé, 100% Sécurité sociale et financement par la cotisation sociale.
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Dans la conquête de droits et de justice, l'histoire du mouvement ouvrier et des quartiers populaires est émaillée de violences, de répression et de vies arrachées. Lorsqu'elle se révolte, la classe dominée est considérée comme dangereuse. Tous les moyens sont bons pour l'écraser.

Venez en débattre
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BULLETIN INFO FEDE

Consultation des communistes pour la préparation du congrès 2018
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DERNIERS TRACTS

UN NOUVEAU PROGRÈS SOCIAL POUR LA FRANCE

STOP À LA CASSE SOCIALE DE MACRON
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FONCTION PUBLIQUE
LE SERVICE PUBLIC EST LE CŒUR DE LA SOCIÉTÉ DE DEMAIN
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DERNIER COMMUNIQUÉ

Création du groupe EELV-M1717 au Conseil régional d’Île-de-France
Le Front de gauche : trait d’union de la gauche francilienne
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L'AFFICHE

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LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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Parti communiste français - Fédération de Seine-et-Marne
264 rue de la Justice - Vaux le Penil Boite Postale 118 - 77004- Melun cedex - Tél : 01.64.79.75.10 - Fax : 01.64.79.75.15 - pcf77@wanadoo.fr

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