LES 10 DERNIERES ACTU

« Faire cause COMMUNE pour la défense et le développement de la Seine-et-Marne »
Elections sénatoriales
La liste du rassemblement de la Gauche alternative et écologiste.



--> Elles et ils nous soutiennent.
Le 24 septembre prochain va avoir lieu l’élection sénatoriale. Les sénatrices et les sénateurs seront renouvelés dans près de la moitié des départements, dont le nôtre. Vous faites partie des grands électeurs qui devront se prononcer pour renouveler les 6 sièges sur la Seine-et-Marne à pourvoir ...
Lire la suite - 24-09-2017

Le 24 septembre prochain va avoir lieu l’élection sénatoriale. Les sénatrices et les sénateurs seront renouvelés dans près de la moitié des départements, dont le nôtre. Vous faites partie des grands électeurs qui devront se prononcer pour renouveler les 6 sièges sur la Seine-et-Marne à pourvoir à parité pour 6 ans.

Nous vous proposons aujourd’hui de faire le choix de la seule liste de large rassemblement de la gauche alternative et écologiste.

Elle porte la volonté de poser les bases d’une nouvelle construction des forces de gauche, écologistes et de progrès dans notre département. Plus localement, je vous propose de défendre fermement, tout comme l’a fait le sénateur Michel Billout avant nous, les intérêts de notre département, avec son identité rurale, urbaine et ses spécificités locales.

Au sénat, fidèle à nos engagements, je serai une parlementaire exigeante et sans concession face au mouvement de régression sociale en marche.

La droite et le centre, au contraire, soutiennent la plupart des projets gouvernementaux. Les dirigeants socialistes, quant à eux hésitent entre pro et anti-Macron. C’est pourquoi, notre liste a fait le choix de ne pas suivre Vincent Eblé, sénateur socialiste sortant. Ses nombreux renoncements et revirements durant son mandat en sont les raisons. On ne se décrète pas de gauche à chaque fois qu’il y a une élection, cela se démontre tous les jours dans les actes. Ce qui n’a pas été fait en soutenant Manuel Valls, la «loi Travail » ou les coups portés aux collectivités, par exemple.

Avec notre liste de la gauche alternative et écologiste, composée de femmes et d’hommes membres d’un parti politique ou non, nous affirmons résolument et clairement notre opposition aux nouvelles coupes annoncées dans les budgets de l’Etat et des collectivités locales ainsi qu’aux pertes de compétences des maires et des élus locaux.

Nous voulons être la voix de toutes les communes qui refusent d’être sacrifiées. Vous pouvez compter sur nous pour ne pas y renoncer une fois élus, mais pour cela, nous avons besoin de vous.

Pour la liste,
Sylvie Fuchs
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Jeudi 21 septembre 2017 : manifestation unitaire à Paris 14h00 - Place du 18 juin 1940 ( Montparnasse).
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Meeting de la Fête de l’Humanité
Salut à vous, les fainéants, les parasites de la République   

Salut à vous, les paresseux, les ramiers, les flemmards, les clampins, les bons à rien, les cossards, les cagnards, les tire-au-flanc, les tire-au-cul  

Salut à vous, les fripouilles, les indolents, les musards, ...
Lire la suite - 17-09-2017

Salut à vous, les fainéants, les parasites de la République   

Salut à vous, les paresseux, les ramiers, les flemmards, les clampins, les bons à rien, les cossards, les cagnards, les tire-au-flanc, les tire-au-cul  

Salut à vous, les fripouilles, les indolents, les musards, les oisifs, les branleurs, les glandeurs, les baguenaudiers, les branle-la-guiche, les inspecteurs des travaux finis et les fatigués de naissance…  

Salut à vous, les 99 % qui triment au royaume de l’argent Salut à vous qui créez toutes les richesses de ce pays par votre travail et qui n’avez que faire du mépris des puissants et du petit monarque Macron !   

Il ne s’excuse pas. Nous non plus, de ce que nous sommes !  

Vous êtes ici chez vous, à la Fête de l’Humanité, dans la République de la grande fraternité humaine !  

 « La solidarité est la tendresse des peuples » Cette citation de Che Guevara n’est-elle pas la meilleure définition de ce qui se passe ici, depuis 3 jours à la Fête de l’Humanité ?   

Face aux dirigeants du monde capitaliste, qui font de tout ce qui ne sert  pas leur intérêt une menace, nous sommes des centaines de milliers à clamer  cette tendresse comme l’étendard d’un nouveau possible, d’une nouvelle humanité.  

Oui, notre Fête, votre Fête de l’Humanité, qui porte plus que jamais son nom comme une promesse, est une terre d’accueil, la terre de tous les combats, de toutes les fraternités humaines, de toutes les cultures.  C’est une terre de liberté et de débats, où la parole politique n’est pas confisquée, où elle est d’abord la parole populaire, la vôtre, sans filtre, ni média.  

La Fête, c’est le rendez-vous de la jeunesse généreuse, de l’engagement désintéressé, du bénévolat militant, de la solidarité internationaliste.  C’est  la Fête du journal, qui, fidèle au serment d’indépendance de Jaurès, est le seul quotidien national, avec son magazine l’Humanité Dimanche, à n’avoir jamais cédé un pouce de terrain aux forces de l’argent.   

La Fête de l’Humanité est et reste pour cela une aventure humaine inégalée, le plus grand rassemblement populaire, culturel et politique de notre pays. Et j’adresse mes plus vives félicitations à toutes celles et ceux qui, une nouvelle fois, face aux forces hostiles, l’ont rendue possible.   

Faites leur l’ovation qu’ils méritent !   

C’est à la « réalisation de l’humanité » qu’appelait Jaurès en fondant son journal.  « L’humanité n’existe point encore ou elle existe à peine » écrivait-il, en disant sa confiance dans l’humanité militante comme l’anticipation de la grande paix humaine.   

Quelle actualité !  

Nous marchons plus que jamais sur ce chemin, car les gâchis, les guerres, les catastrophes provoqués par la crise désormais civilisationnelle du capitalisme financier mondialisé nous invite chaque jour à presser le pas vers un nouveau monde.   

Alors, voici ce que je suis d’abord venu vous dire cet après-midi sur cette scène centrale de la Fête de l’Humanité, ce que je suis venu vous proposer : soyons plus que jamais les « bâtisseurs du commun », les artisans d’une société nouvelle, les animateurs permanents des conquêtes citoyennes qui permettront la libération concrète et progressive de la société des entraves et des dominations capitalistes, sexistes, racistes, colonialistes.    

Oui, soyons les bâtisseurs du commun !  

Face à la plus petite des injustices comme à la plus grave des alertes comme celle de l’ouragan Irma, soyons les lanceurs d’alerte du nouveau monde, soyons les constructeurs de solidarités concrètes qui donneront envie d’aller plus loin ensemble.   

Je veux saluer tous les militants communistes qui ont permis cet été à plus de 40.000 personnes privées de vacances de passer une journée à la mer.   

Je veux saluer les ventes solidaires de fruits et légumes que nous développons chaque année.   

Je veux saluer la belle initiative prise à la Fête par l’Humanité et le Secours Populaire en solidarité avec les victimes d’Irma.   

La priorité, l’urgence absolue pour les Antilles, n’est pas à la polémique, c’est vrai, et encore moins à faire de la communication à l’américaine en costume et cravate, même en passant la nuit sur un lit de camp.  

L’heure est à agir pour secourir et reconstruire. Nous demandons à Emmanuel Macron et Edouard Philippe de mobiliser tous les moyens de l’État pour venir en aide aux sinistrés et rebâtir Saint Martin et Saint Barthélémy.  

Mais, au-delà, l’heure est à réévaluer toutes nos priorités !  

Oui, nous accusons !  

La planète ne tourne plus rond. A l’heure de l’alerte climatique mondiale, le capitalisme avec ses prédations écologiques, ses multinationales et ses World compagnies, son agro-business productiviste, ses inégalités qui affament, ses choix de profits et d’austérité qui détruisent les services publics, ses logiques de surarmement, de domination financière et de guerres financées à grands coups de pétro-dollars et d’évasions fiscales, tout cela c’est fini ! C’est dangereux !  

Oui, il faut passer à autre chose !  

Nous accusons ! Pourquoi la France est-elle capable de déployer des moyens croissants au service de positions militaires pour l’OTAN dans les pays baltes, en Pologne, aux Émirats arabes unis, mais ne dispose plus, depuis 2010, d’hélicoptères lourds pour faire face à ces catastrophes !  

Pourquoi la flotte française a-t-elle trop tardé à être déployée aux Antilles ?  

Nous accusons ! Jusqu’à quand les multinationales auront-elles le droit de faire la loi, comme le prévoit l’accord de libre échange, le CETA, que la France et l’Europe s’apprêtent à faire entrer en vigueur ?  

Jusqu’à quand les constructeurs automobiles pourront-ils tricher avec les normes anti-pollution ?

  Nous accusons ! Est-il concevable, alors que Houston et la Floride sont noyées sous les eaux, que nous considérions encore comme le chef du monde occidental ce fou de Donald Trump, qui nie le réchauffement climatique ?  

Est-il concevable que l’on invite cet homme sur les Champs-Élysées un jour de 14 juillet ?     

Face aux dérèglements du monde, notre beau slogan « L’humain d’abord » n’est pas de l’affichage, c’est notre ligne de conduite au quotidien, pour résister tout de suite, pour arracher dès à présent des morceaux de bonheur et pour ouvrir le chemin d’un monde meilleur.  

Voilà pourquoi nous croyons à la culture, à l’éducation, au sport pour construire de l’émancipation pour chacun, pour tisser des passerelles entre les peuples du monde, pour faire humanité ensemble dans la Paix.  

Voilà pourquoi nous saluons avec bonheur l’attribution des Jeux Olympiques de 2024 à Paris et, en grande partie, à cette Seine Saint Denis, ici même, qui nous est si chère !  

Nous allons nous battre pour que ces jeux rompent avec la dérive du gigantisme et de l’argent roi.  

Nous voulons des jeux à taille humaine.  

Nous voulons une loi olympique pour le sport populaire, pour le sport scolaire, pour le sport au travail, pour que tous les enfants de France apprennent à nager, à courir, à s’amuser.  

Nous voulons des jeux pour servir le développement social de nos quartiers.  

Nous voulons des jeux multicolores pour que le racisme soit banni des consciences, en hommage à ceux qui levèrent leur poing ganté de noir aux JO de Mexico en 1968 !  

Oui, jamais nous ne laisserons la guerre tuer les espaces de paix, jamais nous ne laisserons le désespoir tuer le rêve, jamais nous ne laisserons le sport, la culture, l’éducation tomber inexorablement aux mains des marchands.  

L’urgence est de construireune nouvelle civilisation, où les immenses progrès technologiques et humains bénéficieront à toutes et tous.  Une civilisation où les droits des salariés seront étendus et non mis en pièce.  

Une civilisation de paix, sans arme nucléaire, où le racisme et toutes les dominations et oppressions seront abolis.  

* - * - *  

Et je veux vous lancer un appel à la confiance : les forces existent pour y parvenir !  Regardons ensemble le monde. Je sais les menaces qui s’accumulent. Je sais aussi les forces nouvelles qui grandissent.  

Elles existent ici en France et partout en Europe et dans le monde, pour dire avec nous  : « L’humain et la planète sont nos priorités, pas le capitalisme financier ! »  

Quand, jour après jour, des milliers de femmes et d’hommes, victimes des guerres et de la misère, se noient en Méditerranée ou meurent assassinés dans le désert libyen, que font les dirigeants européens ? Que fait le gouvernement de la France ?   

Il demande aux dictateurs comme le Tchadien Idriss Déby de retenir dans des camps ceux qui, pour sauver leur vie, n’ont plus d’autres choix que de quitter leur pays.  

  Mais, face à ce meurtre de masse commis de sang froid, il y a les pêcheurs sénégalais, tunisiens, les bénévoles de SOS Méditerranée qui prennent la mer, sans aide, les marines européennes à leurs trousses, et qui sauvent des dizaines de milliers de vies.  

Il y a les habitants des îles grecques, des habitants qui n’ont rien ou si peu mais qui le partagent et organisent l’accueil des migrants comme  le plus sacré des devoirs.   

Il y a les habitants de la Roya, les associations de Calais, les citoyens de Grande Synthe, les Parisiens et Ivriens qui construisent des centres d’accueil, fournissent des repas, accompagnent réfugiés et migrants en quête d’avenir, scolarisent les enfants.   

Ce sont eux qui sont l’avenir, l’avenir de la France !  

* - * - *

Quand, depuis plusieurs mois, deux chefs d’États s’insultent par médias interposés, se menacent de bombardements nucléaires, quand les pays et entreprises marchandes d’armes jubilent parce que leurs chiffres d’affaires explosent aussi fort que leurs bombes...   

… Il y a 50 000 Japonais qui, en août, manifestent pour la Paix et contre les armes nucléaires.   

Il y a 122 pays qui signent un traité historique d’interdiction internationale des armes nucléaires, aujourd’hui honteusement boudé par la France.  

Il y a des dizaines de millions de manifestants qui se retrouvent en marge du Sommet de l’OTAN pour s’opposer au réarmement de l’Europe.  

Elles et ils sont l’avenir de notre humanité !  

* - * - *

Quand aux États-Unis, resurgissent, dopés par l’élection de Trump, les morts-vivants du KuKluxKlan et du parti nazi états-unien, ils sont des milliers face à eux, pour dire que leur Amérique à eux, elle est belle, généreuse et antifasciste.    

Quand les extrêmes droites dressent des barricades de feux et de haine dans les rues du Brésil, au Venezuela, du sud des États-Unis, d’Allemagne ou de Hongrie, ils sont des dizaines de milliers à faire front.  

Quand de grandes compagnies de pétrole saccagent pour des siècles des villages entiers, des terres arables et des forêts poumons du globe, elles et ils sont des milliers à s’unir, pour obtenir justice et réparation.    

Quand des firmes trans-nationales, des mafias, des autorités corrompues du Mexique, des États-Unis ou du Pérou s’accaparent des sources d’eau potable pour la revendre à prix d’or alors qu’elle est un bien commun universel, elles et ils sont des milliers à se lever pour bâtir des services publics locaux d’eau potable.  

Quand des jeunes femmes sont violées dans l’indifférence générale des passagers d’un bus en Inde ou au Maroc, ils sont des millions à prendre la rue pour crier justice et clamer l’égalité.  

Ce sont elles et eux l’avenir de l’Humanité !  

Quand le gouvernement de Benjamin Nethanyahou colonise et réprime, ils sont des milliers de personnes palestiniennes à résister à l’appel de Marwan Barghouti. Quand les mêmes emprisonnent arbitrairement Salah Hamouri, nous sommes des milliers à crier « Liberté pour Salah » et à dénoncer le silence des autorités françaises.  

Quand, en Turquie, Erdogan installe la dictature, ils sont des centaines de milliers à faire face à mains nues aux chars. Des milliers de professeurs, journalistes, militants des Droits de l’Homme, parlementaires ou maires de gauche emprisonnés, envoient au monde un message d’espoir et de courage. Et je veux saluer la libération de Loup Bureau !  

Elles et ils sont l’avenir de notre Humanité !  

Quand en France, le racisme,  le sexisme, l’homophobie tuent et abîment des vies.  

Quand Adama Traoré, meurt étouffé par les coups de la police, quand Théo est violé lors d’un contrôle d’identité, ils sont des milliers dans les quartiers populaires à demander vérité et justice !  

Elles et ils sont l’avenir de notre pays !  

Quand Emmanuel Macron va à Athènes parler de refondation de l’Europe, sans toucher aux pouvoirs de l’argent, des marchés financiers, de la BCE, nous sommes des milliers en Europe, Monsieur Macron,  à avoir la paresse de rêver d’une autre Europe que la vôtre !   

Une Europe de l’humain d’abord, de peuples libres, souverains, associés, une Europe démocratique et ouverte.  

  Une Europe dont les immenses richesses financeraient un nouveau modèle social, écologique et productif.  

  Voilà l’Europe que nous voulons, celle dont nous rêvons et que nous voulons construire avec des centaines de forces de gauche et de transformation sociale.  

Ces forces ont rendez-vous les 10 et 11 novembre  au  premier Forum des gauches européennes, qui se tiendra à Marseille, ville d’eau et de soleil, qui parle à tout le pays, qui parle à toute l’Europe, qui parle à tous les peuples de la méditerranée.    

  Nous serons des artisans actifs de ce rendez-vous prometteur !  

   * - * - *  

Oui, nous sommes bien les 99 % qui n’acceptent plus de subir éternellement la loi des 1 % qui se sont arrogés toutes les clefs du pouvoirs.

  Ces pouvoirs, nous voulons les reconquérir. Parce que 50 milliards de profits en 6 mois pour le CAC 40, quand on promet le pays, les communes, les services publics, les salaires, à une austérité redoublée, ce n’est plus possible !  

Parce que des centaines de milliards planqués dans les paradis fiscaux, quand on n’investit plus ou pas assez pour l’éducation, pour la santé publique, pour les transports publics non polluants, pour la transition écologique, pour une nouvelle industrialisation, ce n’est plus acceptable !  

Parce que 40 milliards de CICE distribués en pure perte, des niches fiscales à gogo pour la promotion immobilière quand on assassine le logement social, l’augmentation de la CSG, quand on allège l’ISF, ce n’est plus supportable !  

Parce que les banques et la BCE, qui ferme le crédit sauf pour soutenir les stratégies financières les plus rentables, c’est le détournement des richesses qui nous appartiennent. Nous voulons des pouvoirs et des droits nouveaux dans toute la société, pour décider démocratiquement de l’utilisation des immenses richesses disponibles.  

Et nous voulons d’abord et avant tout des droits et des pouvoirs nouveaux sur le sens et la qualité de notre travail. C’est cela le cœur de l’affrontement sur les ordonnances. Ils veulent faire de nous des pions de la mondialisation, des esclaves des temps modernes, des précaires à vie. Nous, nous voulons être des travailleurs respectés et plus autonomes. Nous voulons mieux travailler et produire mieux, avec un travail utile à soi et à toute la société. Nous voulons coopérer et non pas être en concurrence. Nous voulons l’émancipation et la maîtrise par les travailleurs eux-mêmes du contenu et du sens de leur travail. A l’heure de la révolution numérique, c’est cela vraie modernité !  

C’est pour cela que nous proposons à l’opposé de la précarisation généralisée prévue par les ordonnances et les politiques d’austérité, un nouveau progrès de civilisation à l’égal de ce que fut la création de la Sécurité Sociale : un service public de la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie.  

Entre le travail et la finance, il faut choisir et notre choix est fait !
Monsieur Macron, c’est ce débat, projet contre projet, que vous fuyez.
Vous avez trompé les français en prétendant incarner la modernité.
De votre maigre cuisse de Jupiter, ne sort que la foudre pour les droits sociaux.
Vous parlez de Révolution, vous n’êtes que la Restauration. Vous invoquez Robespierre mais vous gouvernez comme un roi capétien.
Vous prétendez que le peuple de France n’aime pas les réformes. Vous êtes un piètre historien.
Ce peuple que vous méprisez, les aime tellement les réformes, qu’il en fait des révolutions : 1789, 1848, la Commune de Paris, la loi de 1905 sur la laïcité, le Front Populaire de 1936, la Résistance et le programme du CNR, la création de la Sécurité Sociale, 1968, l’abolition de la peine de mort, le mariage pour tous…
Non, Monsieur Macron, ce que les français n’aiment pas ce sont vos réformes rétrogrades et réactionnaires.  

Vous aviez tout calculé, tout programmé, tout cadenassé avec les ordonnances au pas de charge cet été. Mais, dès juillet, nos députés, ceux de la France insoumise et notre groupe au Sénat ont fait voler en éclat votre scénario bien huilé en menant un travail de révélation, qui  a fait sauter les couches de vernis et mis à mal la politique du secret que vous aviez mise en place.  

Je suis entouré ici par les parlementaires des groupes communistes au Sénat et à l’Assemblée nationale. A l’Assemblée nationale, notre groupe, renouvelé et rajeuni, a montré sa combativité et une belle force de propositions face aux ordonnances. Au Sénat, le groupe a relayé avec tout autant de combativité cette bataille. 
Je vous demande de les saluer. 
Ils et elles sont à votre disposition !  

Et puis, le 12 septembre, après un immense travail d’explication mené par les syndicalistes, il y a eu cette première et belle journée d’action et de mobilisation : 400 000 manifestants, des milliers d’arrêts de travail. Je veux que nous saluions par une ovation les syndicalistes de ce pays.
Monsieur Macron a vanté, il y a quelques semaines, l’héroïsme en politique, se parant naturellement de toutes ces vertus.  

Mais les vrais héros, les héros anonymes du quotidien, ce sont eux, les syndicalistes, qui tiennent tête au patronat dans leurs entreprises avec courage, qui ne renoncent jamais à la protection collective de tous contre toutes les pressions, toutes les humiliations, toutes les idéologies du chacun  pour soi.  

Oui. Vivent les syndicalistes.

Syndiquez vous, soyez solidaires !

Sans eux, jamais aucun progrès social n’aurait été obtenu. Grâce à eux, la vérité se fait jour sur le sens des ordonnances Macron.  

L’inversion de la hiérarchie des normes permettra au patron de s’affranchir de la loi dans presque tous les domaines : en matière de rémunération, d’horaires et de conditions de travail, si le rapport de force dans l’entreprise le permet, tout ou presque devient négociable au niveau de l’entreprise et la possibilité est offerte aux patrons de négocier par dessus la tête des syndicats.   

Le CDI sera balayé par le contrat de chantier, jusqu’ici réservé au secteur du bâtiment, et les accords de compétitivité signés au niveau de toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas en difficulté. Le salarié qui n’accepterait pas les conditions négociées sera licencié pour faute. La fusion des organismes paritaires, des délégués du personnel avec les CE et les CHSCT, éloignent les élus syndicaux du terrain.  Les possibilités d’expertises des CE et CHSCT sont considérablement réduites. Le plafonnement des indemnisations aux prud’hommes représente un véritable « permis de licencier » pour les patrons fraudeurs.

Et les femmes enceintes n’auront pas le même congé maternité selon la branche où elles travaillent ! 

Quel scandale !

Quel recul de civilisation !

  On voit bien, à travers ces quelques exemples, le sens de ces ordonnances. Un responsable de la CGT Commerce de Paris  l’a montré dans l’Humanité de mardi : il s’agit de  « surarmer le patronat et désarmer les salariés ». Nous vous appelons à rejoindre, à amplifier cette mobilisation qui n’en est qu’à ses débuts.   

Ensemble, tout doit être fait pour assurer le succès de la prochaine mobilisation, dans quelques jours, jeudi prochain le 21 septembre, et de toutes les autres mobilisations à venir.   

Je tiens à souligner celle du 10 octobre où aura lieu une journée d’action de la fonction publique pour la défense des services publics, à l’appel, pour la première fois depuis dix ans, de toutes les organisations syndicales concernées.  

Au-delà de notre soutien actif aux initiatives syndicales, je vous appelle, au nom du Parti communiste, à entrer en campagne dans la durée, aussi longtemps et aussi fort qu’il le faudra, pour mettre en échec cette politique. Nous serons des opposants farouches et déterminés à la destruction sociale programmée. Nous serons les porteurs d’alternatives. Dans tous le pays, nous multiplierons les rencontres, nous unirons autant qu’il le faudra. Nous voulons répondre positivement au besoin de renouveau, dévoyé et plongé dans l’impasse par Macron.  

Et si quelqu’un, dans les médias -j’ai vu que cela les préoccupait et ils font même des sondages pour cela-, cherche le meilleur opposant à Macron, il l’a trouvé ! Nous  ne serons pas seuls et  nous ne voulons, d’ailleurs, pas l’être.
Mais nous serons, à coup sûr, sur le podium !
D’ailleurs, tous ensemble, on va les aider les médias, car le premier opposant, le plus déterminé, il est forcément ici à la Courneuve, à la Fête de l’Humanité.
C’est peut être vous Madame ?
C’est peut être toi jeune homme ?
Allez, aidez-moi, levez la main. Qui est le meilleur opposant ?
Mais oui, bien sûr, c’est vous le meilleur opposant : le peuple de la Fête de l’Humanité.
Je le savais, les opposants à Macron, ils sont là, ils sont légion à la Fête de l’Humanité !

  Nous sommes ici des centaines de milliers depuis trois jours, à l’initiative de l’Humanité, des communistes, avec tous nos invités politiques et sociaux, pour le plus grand rassemblement anti-Macron après le 12 septembre.
Ici, tout le monde a été invité, tout le monde a pu parler. Et nous allons continuer, plus forts encore avec l’énergie puisée ici.  

D’autres initiatives politiques viendront.
La France Insoumise tient sa manifestation le 23 septembre. Que chacun apporte sa pierre, en veillant à l’agenda syndical primordial.
C’est l’addition de nos efforts collectifs qui coûtera cher à Macron et au Medef. 
Vous pouvez compter sur les communistes pour toujours jouer collectif !
Depuis hier, parce que j’ai osé dire que le traitement médiatique de la Fête, qui ne parle que d’un absent et non des 500 000 présents nous agaçait, certains parlent de « guerre des gauches » à la Fête. 
Mais, ils n’ont rien compris, rien entendu du cri qui monde de la Fête : celui de l’unité.
  Alors, puisqu’ils sont durs de la feuille, crions tous ensemble : « Unité ! Unité ! Unité ! »  

Notre seule ambition, au Parti communiste, est d’être utile.
Utile au monde du travail. Utile en favorisant partout le rassemblement, l’unité, les convergences. 
Nous avons l’ambition de mettre en échec une des plus grandes offensives patronales contre le monde du travail. 
Dans ces circonstances, le chacun pour soi n’a aucun sens. Syndicats, formations politiques, mouvements sociaux, chacun est légitime pour prendre des initiatives. 
Nous serons de tous les rendez-vous à venir à même de favoriser la montée en puissance du mouvement, avec pour seul souci de renforcer le mouvement d’ensemble, de le faire converger, de l’étendre, de le renforcer, de l’enraciner, en permettant aux salariés eux-mêmes d’en maîtriser les objectifs, l’agenda, le contenu, la conduite.

                                               * - * - *

Votre enthousiasme m’encourage, depuis cette grande scène, à lancer pour conclure, un appel à la jeunesse, à toute la jeunesse de France, à vous tous, les jeunes si nombreux ici à la Fête de l’Humanité.  

  Comme chaque année, vous avez envahi les allées du Parc Georges Valbon pour faire la fête, assister aux concerts, débattre, échanger, vous engager !  

Vous ne la voyez pas cette génération Mr Macron, aveuglé par vos exemples de réussite individuelle, de Start Up, d’écoles de commerce, véritables usines à fabriquer des traders.  

Mais la jeunesse, elle est bien plus diverse, bien plus riche.  

Vous auriez dû venir vous balader ici dans les allées. Vous auriez vu tous ces jeunes qui proposent, qui échangent, qui construisent, qui résistent !   

Vous auriez entendu hier les rappeurs du S-Crew  déclamer pourquoi  “Le Rap a toujours été une musique de révoltés”, prendre d’assaut la grande scène et faire vibrer des dizaines de milliers de personnes.  

Je lance un appel à la jeunesse, celle qui entre sur le marché du travail Bac+5 en poche, comme celle qui se retrouve sans bahut à la rentrée ou galère, bac en poche, sur la plateforme APB.  

Celle qui trime en apprentissage comme celle qui travaille comme chauffeur Uber dans les pires conditions, 70 heures par semaine, et qui s’entend dire par le gouvernement avec mépris : « ça vaut mieux que de tenir les murs de la cité ou dealer ».  

Je lance un appel à cette jeunesse qui veut son autonomie, sa liberté, qui connaît les pièges qu’on lui tend et qui refuse de renoncer à rêver d’un nouveau monde.   

Inventons ensemble les droits nouveaux qui vous permettront de vivre pleinement vos choix, de répondre à votre aspiration  de  construire  dans la sécurité une vie libre et autonome.   

Je lance un appel à cette jeunesse à qui une députée « En marche » à osé  demander  de « ne pas pleurer pour 5 euros ».   

Si le silence avait un prix, beaucoup de jeunes seraient sûrement prêts à mettre 5 € pour qu’elle se taise et qu’on arrête de subir son mépris.  

Je lance un appel à la jeunesse en lui disant : envahissez les associations, les syndicats étudiants, lycéens, ouvriers, enseignants, les organisations politiques pour entrer dans la bataille et bâtir la société de demain, votre  société, en bâtissant avec nous ce commun dont nous avons tous besoin. Soyez avec nous les bâtisseurs du commun !  

A cette jeunesse,  je dis :  « Vous êtes chez vous à la Fête de l’Humanité. Soyez chez vous au Parti communiste et aidez-nous à le révolutionner pour en faire le creuset de toutes les expérimentations sociales et politiques de transformation sociale ! Soyez chez vous à la Jeunesse communiste de France » !  

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir sur les écrans, à partir du 27 septembre ce formidable film de Raoul Peck  « Le jeune Karl Marx »,  pour comprendre que c’est à votre âge que les grands destins révolutionnaires se dessinent.  

A la jeunesse de France, comme à vous tous, je lance cet appel : bâtissons ensemble le monde de paix et d’humanité qui se construira par le respect, l’égalité, la justice. On a longtemps dit, après la seconde guerre mondiale, que la jeunesse avait la chance de grandir dans un monde qui lui épargnerait la guerre.
Ce n’est plus vrai. La guerre se répand à nouveau. La paix redevient un bien fragile.  

Ce monde capitaliste chaotique, la montée des nationalismes, des racismes, des violences que génère sa crise, ouvre la porte à des dangers croissants.
Il y a trop d’armes, beaucoup trop d’armes, beaucoup trop sophistiquées, beaucoup trop d’argent autour de ce commerce pour que nous ne reprenions pas le chemin du combat mondial pour la paix.

  Le 23 septembre, en France comme dans le monde, ont été décidées depuis plusieurs mois par plus de 150 organisations, dont notre parti, les Marches pour la Paix.  

Soyez-y et portez ces exigences : paix universelle, désarmement universel, abolition des armes nucléaires, signature par la France du Traité International signé à l’ONU par 122 pays  le 7 juillet dernier.   

Ce jour là, nous marcherons ensemble en reprenant les mots du philosophe Spinoza :
 « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice » .  

Oui, nous marcherons vers une nouvelle Humanité !
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Communiqué du Groupe GRC au département

Une rentrée dans les collèges sous le signe de l’inquiétude
Les conseillers départementaux du canton de Mitry-Mory, Marianne Margaté et Bernard Corneille, s’inquiètent des conséquences de l’annonce gouvernementale de la fin des contrats aidés sur le fonctionnement des collèges.
Près de 300 femmes et hommes travaillent aujourd’hui à l’accueil, la restauration, l’entretien et la maintenance dans les collèges de Seine-et-Marne. Ils rendent un service indispensable au quotidien.

Qu’en sera-t-il demain? Que deviendra leur emploi ? Comment et par qui s...
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La finance contre le travail
Pour démolir le Code du Travail en toute tranquillité, le gouvernement a choisi d’appuyer sur l’accélérateur en plein été. Son plan ? Une loi “Travail” El Khomri taille XXL ! Cette loi avait suscité une large contestation dans le pays. Il n’y a pas plus de majorité aujourd’...
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Le Parti communiste français organise le 31 aout à 16h une émission spéciale diffusée sur facebook pour décrypter les ordonnances de Macron.
Rentrée sur les chapeaux de roues pour les communistes.

une rentrée de combat, où il s’agit d’être efficace dans les mobilisations contre les ordonnances de la casse du code du travail et de procéder par étape. Le contenu, jusque là inconnu dans le détail, même si l’on en perçoit ...
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Caroline Roux reçoit Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, Sénateur C.R.C. de Paris
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Dans l’arbitraire le plus absolu, Israël menace de 6 mois de détention administrative notre compatriote Salah Hamouri
Alors qu’il pouvait être relâché sous caution, l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, est sous le coup d’une peine de détention administrative de 6 mois décidée par le gouverneur militaire.
Un juge devra statuer dans 48h s’il approuve ou non la sentence alors qu’aucune preuve n’est produite par l’accusation, les forces armées ou la police israéliennes sur un quelconque délit commis par notre compatriote. C’est d’un arbitraire absolu.

Je demande i...
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Au cœur de l’Université d’été du PCF qui se tenait à Angers ce week-end, l’intervention du Secrétaire national du PCF était très attendue. Entre riposte au projet politique de Macron, préparation de la Fête de l’Humanité, et ouverture d’un chantier de "transformation des pratiques", le menu de rentrée est copieux.
L’université d’été 2017, c’est fini. L’édition de tous les records : ça semblait impossible mais les communistes l’ont fait ! Plus de 1 100 participants au rendez-vous angevin, des intervenants épatants tous azimuts (parlementaires, chercheurs, artistes, militants...), un banquet...
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Allocution Pierre LAURENT
Ici, nous nous éduquons librement, sans tutelle. Et c’est cette conquête politique de la liberté de pensée, d’analyse, d’organisation et d’action, qui nécessite l’appropriation de savoirs, que les puissants voudraient s’arroger pour eux seuls. Au peuple, ils voudraient réserver la vulgate et le martelage de leurs schémas idéologiques.

Nous, nous voulons notre autonomie, nous prenons parti pour être libres et agir en citoyens éclairés sur les enjeux du monde.
Université d’été 2017
27 août- Angers

Allocution Pierre LAURENT

Chers camarades,
chers amis, chers invités et conférenciers,

J’espère que pour vous toutes et tous les travaux de notre université d’été ont bien commencé.

Je veux ...
Lire la suite - 27-08-2017

Université d’été 2017
27 août- Angers

Allocution Pierre LAURENT

Chers camarades,
chers amis, chers invités et conférenciers,

J’espère que pour vous toutes et tous les travaux de notre université d’été ont bien commencé.

Je veux d’abord vous remercier pour la belle fraternité de ce rassemblement. Nous sommes heureux de coupler cette année notre forum estival avec le campus des élus. Je leur adresse également mon salut. Nous sommes plus de mille au total et nos échanges s’annoncent d’une grande richesse. Quel beau moment d’éducation populaire! La politique pour nous n’est pas une profession, c’est l’exercice du partage démocratique, c’est l’apprentissage du pouvoir citoyen, c’est un terrain de conquête pour l’émancipation.

Voilà pourquoi chaque année l’utilité de notre université est un cinglant démenti aux fossoyeurs des partis.

Ici, nous nous éduquons librement, sans tutelle. Et c’est cette conquête politique de la liberté de pensée, d’analyse, d’organisation et d’action, qui nécessite l’appropriation de savoirs, que les puissants voudraient s’arroger pour eux seuls. Au peuple, ils voudraient réserver la vulgate et le martelage de leurs schémas idéologiques.

Nous, nous voulons notre autonomie, nous prenons parti pour être libres et agir en citoyens éclairés sur les enjeux du monde.

Notre université d’été, c’est aussi le premier acte de notre rentrée politique. Je dis bien le premier, surtout cette année, car en ce mois de septembre les rendez-vous de lutte ne manqueront pas, et notre rentrée connaîtra comme chaque année son point d’orgue à la Fête de l’Humanité les 15, 16 et 17 septembre. La Fête de l’Humanité demeure, et de loin, le plus grand rassemblement populaire, culturel et politique de notre pays. C’est là aussi un beau et grand moment de culture et d’émancipation. La Fête, c’est le rendez-vous de tous les combats, de tous les débats, de toutes les cultures, de toutes les fraternités, c’est la fête du journal de Jaurès, le seul quotidien national qui, avec son magazine l’Humanité Dimanche, continue de tenir tête, en toute indépendance, aux puissances d’argent.

La Fête, c’est le rendez-vous de la jeunesse, de l’engagement désintéressé, du bénévolat militant, de la solidarité internationale. Dans les trois semaines qui viennent, la préparation de la Fête devra être notre priorité à tous, en lien direct avec l’effervescence sociale qui s’annonce et à laquelle la Fête va donner une immense caisse de résonance quelques jours après la journée de mobilisation syndicale du 12 septembre. Je vous appelle à consacrer toute votre énergie à sa réussite.

Chers camarades, j’espère que vous avez refait le plein d’énergie. Car j’irai droit au but. La rentrée à laquelle je vous appelle est une rentrée sur les chapeaux de roue, une rentrée de combat et de riposte, une rentrée de créativité politique pour notre parti, une rentrée de construction et de rassemblement pour l’alternative au pouvoir Macron.

Oui, une rentrée de combat, car le pouvoir Macron n’a pas tardé à frapper. Il paraît qu’il ne devait être « ni de droite, ni de gauche », ce pouvoir. Mais il ne frappe en tous cas que d’une seule main, la droite !

26.000 euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer très longtemps le vrai visage du nouveau pouvoir.

Les coups pleuvent et d’abord sur les plus fragiles : la baisse de l’APL, du jamais vu, cinq euros dont beaucoup ne semble même pas mesurer la valeur ; la suppression de 293.000 emplois aidés, un vrai massacre social et associatif ; les ordonnances pour précariser tous les contrats de travail ; la hausse de la CSG qui, n’en déplaise aux additions truquées du gouvernement, va entamer le pouvoir d’achat des salariés et plus durement encore des retraités ; l’austérité inégalée programmée pour les communes et les services publics… Et tout çà pour quoi ?

Pour baisser l’ISF, pour sacrifier les budgets publics au remboursement de la dette aux créanciers de la finance, pour protéger les taux de profit des plus gros actionnaires, des plus grands groupes… Pas une seule mesure envisagée pour rétablir la justice fiscale, pour taxer les revenus financiers, pour combattre l’évasion fiscale illégale comme légale quand elle est baptisée optimisation, pour réorienter l’usage des profits, du crédit bancaire et de la création monétaire.

La proposition des frères Bocquet d’une COP fiscale mondiale, adoptée par une résolution de l’Assemblée nationale à la toute fin du quinquennat Hollande, est restée lettre morte et absente des dossiers présidentiels lors de tous les sommets et rencontres internationales pourtant multipliés par le Président depuis son élection.

Le pouvoir Macron a beau user et abuser de communication sur le thème du renouveau et de la moralisation, le masque est tombé dès cet été. Le livre que publie André Chassaigne en cette rentrée décrypte à point nommé le projet présidentiel pour en dire la vérité. C’est un pouvoir libéral au service des mêmes logiques, des mêmes intérêts financiers, c’est le pouvoir des 1 % contre les 99 %, un pouvoir qui croit tout savoir mieux que tout le monde, un pouvoir cynique, immoral, enclin au passage en force. Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la transparence du statut de la première dame. Ce statut n’est pas un progrès mais un signal monarchique de plus, qui révèle la tentation permanente créée par ce régime ultraprésidentialisé pour tous les attributs du pouvoir personnel.

Nous ne voulons ni de première dame, ni de premier homme. La royauté a pour nous toujours la tête coupée. Nous voulons la démocratie, un peuple souverain et un Parlement de plein droit élu à la proportionnelle !

Le Président vient d’ailleurs de récidiver, comme il l’avait fait déjà à plusieurs reprises, en affichant son mépris pour l’intelligence populaire. « La France ne veut pas... » « La France ne comprend pas ...».

Ces gens là, comme chantait Brel, n’aiment les Français que le temps d’une élection. Et bien, ce sont les Français qui risquent de n’avoir aimé Macron que le temps d’une élection !

* * *

Oui, si nous le laissons faire, c’est un pouvoir libéral à force tendance autoritaire qui va chercher à nous imposer sa loi. Le Parlement a été abaissé en acceptant de voter le blanc-seing que constitue la loi d’habilitation des ordonnances, avant même la fin des discussions avec les syndicats. A quelques jours de la publication du texte des ordonnances, les syndicats n’en connaissent toujours pas la teneur détaillée et précise. A quelques jours de la publication du texte, et après soi disant des semaines de concertation, ils en sont réduits, comme l’a raconté Philippe Martinez chez Bourdin hier matin, a essayer de lire à l’envers le texte que la ministre a sous les yeux quand elle les rencontre.

L’opération enfumage continue.

Mais les députés macronistes, de droite et du centre, eux, ont déjà accepté dès juillet de dessaisir la représentation nationale. C’est un déni de souveraineté inacceptable sur un sujet aussi majeur.

Le diable se cache dans les détails et il faudra suivre de près le texte final du gouvernement. Mais tout ce que nous en connaissons annonce clairement la couleur : la loi perd sa valeur première et un principe de défaveur permettra dans bien des cas d’imposer dans l’entreprise des normes sociales et des contrats de travail dégradés ; les facilitations aux licenciements sont multipliées ; le recours à de nouveaux contrats précaires est étendu pour contourner définitivement le CDI ; les instances représentatives du personnel sont taillées ; des referendums bidons du type «  travailler plus ou c’est la porte » vont légaliser le chantage patronal.

Je veux saluer le travail remarquable des parlementaires communistes tout au long de la session de juillet.
A l’Assemblée nationale, notre groupe, rajeuni et renouvelé, a montré sa combativité et une belle force de propositions. Avec les députés du groupe de la France Insoumise, nos députés ont été les seuls à s’opposer avec clarté à ce texte, défendant chaque fois qu’ils ont pu les propositions issues de notre projet de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation. Car c’est de logique qu’il faut changer.

Le capital veut la précarisation à outrance, même à haut niveau de qualification. Et il n’aura pas de limites si nous les laissons faire. Nous, nous voulons une révolution du travail et de l’emploi, la construction d’un service public de l’emploi qui assure à chacun tout au long de sa vie la continuité du droit à l’emploi et à la formation, l’évolution nécessaire des métiers en ces temps de révolution numérique, le libre choix de son orientation professionnelle pour l’épanouissement au travail.

Le capital veut des pions de la mondialisation.
Nous, nous voulons pour chacun un travail épanouissant, utile à soi et à la société.
Nous voulons prolonger par de nouvelles conquêtes historiques l’ambition qu’affichait Ambroise Croizat, et qui allait déjà bien au-delà de la seule Sécurité sociale : « le problème qui se pose à ceux qui veulent apporter une solution durable au problème social, déclarait-il, est de faire disparaître l’insécurité qui pèse sur tous ceux qui vivent de leur travail. Il est de garantir à tous qu’en toutes circonstances ils jouiront de revenus suffisants pour assurer leur subsistance familiale. C’est ainsi seulement, en libérant les travailleurs de l’obsession permanente de la misère, qu’on permettra à tous les hommes et à toutes les femmes de développer pleinement leurs possibilités, leur personnalité... ».

Le temps est venu de donner une nouvelle réponse à cette ambition de civilisation, de la même manière qu’il est devenu indissociable de penser développement humain et protection de la planète. Oui, c’est un enjeu de civilisation, a fortiori à l’heure de la révolution numérique.

Au Sénat, notre groupe a relayé avec tout autant de combativité cette bataille. Je veux souligner qu’au Sénat, nous sommes désormais les seuls, comme groupe, à porter la voix de millions de travailleurs. Ce sera d’ailleurs l’enjeu essentiel des élections sénatoriales du 24 septembre.
Y-aura -t-il dans le futur Sénat un groupe pour porter la voix de l’opposition au pouvoir Macron et des propositions sociales, écologiques et démocratiques de progrès. Ce groupe, nous sommes les seuls capables d’en garantir la constitution. Sans ce groupe, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et les macronistes, ouvrant la voie à de nouvelles régressions, rendant même possibles des réformes constitutionnelles contournant la consultation des Français par référendum. Dans les départements concernés, les communistes ont quatre semaines pour relever ce défi en cherchant à faire converger le maximum de grands électeurs progressistes concernés.

Et ce défi, j’en suis certain, nous allons le relever !

A la Fête de l’Humanité, je prononcerai le discours du meeting le dimanche après-midi entouré de tous nos parlementaires, député(e)s, sénatrices, sénateurs et chefs de file à ces élections, et je dirai avec force ce jour là la révolution démocratique à laquelle nous appelons notre pays, face aux dérives autoritaires qui rongent notre démocratie, et qui se répandent avec danger sur la planète toute entière.

D’ici là, et pour les semaines qui suivront, nous préparerons la Fête de l’Humanité dans l’action, en proposant la venue à La Courneuve à toutes celles et ceux qui veulent agir et donner de la force à leurs mobilisations. Et nos parlementaires, les dirigeants de notre parti, les artisans de la rédaction de notre projet de loi pour la sécurisation de l’emploi sont à la disposition du pays pour animer partout où vous les solliciterez le débat public sur les ordonnances.

Le 12 septembre, nous serons mobilisés dans tout le pays à l’appel des organisations syndicales pour le premier grand rendez-vous national de mobilisation contre les ordonnances Macron, cette loi travail XXL. Le texte du projet sera alors normalement connu et le travail de révélation de ces dangers devra être partout amplifié. Une carte-pétition et une adresse nationale de nos parlementaires nous aideront à mener ce travail de contact avec le maximum de salariés.

Nous porterons dans chaque circonstance nos propositions pour un Code du travail rénové. Réussir ce premier rendez-vous est capital pour enclencher un mouvement d’ampleur. Il faudra d’autres rendez-vous. La Fête de l’Humanité sera le premier. Elle peut mettre la jeunesse dans le coup et il y a beaucoup de convergences à construire. Nous devrons alors veiller pour la suite à respecter les responsabilités des organisations syndicales, en répondant présents aux rendez-vous qu’elles fixeront, et en encourageant tous les processus unitaires à même de porter le plus loin la nécessaire levée en masse, seule capable d’empêcher la ratification des ordonnances et leur mise en œuvre. Nous mettrons tous les espaces de la Fête de l’Humanité au service de cette mobilisation, en y invitant massivement au débat syndicalistes et travailleurs concernés.

* * *

J’ai parlé de convergences. C’est essentiel. L’annonce du gouvernement sur la suppression de près de 300 000 emplois aidés est irresponsable.

Pour les familles, pour les collectivités locales, pour les écoles, pour les associations, qui bénéficient de ces missions, c’est un terrible coup dur. Ce qui devrait être entrepris, c’est l’inverse : sortir ces emplois de leur précarité actuelle pour aller vers leur sécurisation et leur qualification. Ça, ce serait utile à la lutte contre le chômage. Je vous propose de créer des collectifs de riposte concrets partout où le cas se présente pour engager la bataille de la défense de ces emplois, de leur transformation pérenne. Et avec nos élus et parlementaires, je propose de rencontrer tous les acteurs concernés pour envisager les mobilisations nationales nécessaires.
Je crois que nous devrions procéder ainsi sur tous les fronts , en organisant concrètement les ripostes : pour les moyens de nos communes et les budgets de nos services publics, pour l’inscription des étudiants à l’université, pour la rentrée scolaire, où les effets d’annonce sur les 12 élèves par classe ont fait long feu pour laisser place à un discours du nouveau ministre Jean-Michel Blanquer ouvrant de plus en plus clairement à la privatisation des missions publiques d’éducation.
Notre présence nationale devant les établissements scolaires la semaine de la rentrée doit être partout organisée.

Enfin, permettez-moi de dire un dernier mot, mais il y aurait tant à dire sur tant de sujets, sur le logement. La politique qui se profile est scandaleuse : à la baisse de l’APL s’ajoute déjà la décision d’assouplir le dispositif de la loi SRU. C’est une démission en règle devant les exigences du marché qui s’annonce, alors même que le logement devrait être une priorité nationale en brisant justement les reins d’une spéculation qui organise la pénurie de logements abordables et de qualité pour le plus grand nombre. Je le dis aux élus, aux associations, aux locataires, aux demandeurs de logement, aux architectes et urbanistes de ce pays qui s’alarment de la privatisation grandissante de nos villes, le Parti communiste est disponible pour construire une riposte nationale d’ampleur à ces attaques et une mobilisation nationale pour une grande politique progressiste du logement dans notre pays.
Voilà là encore, un magnifique sujet de créations de centaines de milliers d’emplois, en lien avec une véritable ambition sociale et écologique pour le pays !

Je le dis solennellement : sur tous ces terrains, nous combattrons la politique gouvernementale avec la ferme volonté de lui imposer des reculs et de promouvoir dans l’action et la conscience de millions de nos concitoyens des propositions alternatives efficaces et crédibles. Nous n’allons pas jouer les pleureuses en attendant cinq ans la prochaine élection présidentielle.
Nous voulons battre ces choix et en imposer d’autres chaque fois que ce sera possible, partout où cela sera possible.

* * *

Je vous ai dit rentrée de combat et de riposte, mais au cœur de l’action, je vous propose aussi une rentrée de créativité politique.

Oui, il nous faut plus que jamais de l’audace. Le monde que nous vivons est rempli de paradoxes. Dans la crise mondiale et nationale que nous traversons, se confrontent sans cesse l’émergence et la recherche du nouveau, comme les dangers de la régression et de la guerre.
Chaque jour nous voyons la misère se répandre, les difficultés de vie se développer, le capital inventer de nouvelles manières d’exploiter, Trump affoler la planète avec ses délires racistes, nationalistes et guerriers, le terrorisme frapper, nous constatons les ravages et les aberrations de ce monde capitaliste qui ne vit que pour l’argent, qui ne sait plus respecter le travail, la dignité humaine, la planète. Mais chaque jour aussi, nous voyons des femmes et des hommes chercher à mieux vivre, à mieux travailler, à mieux coopérer, inventer de nouvelles manières de s’associer, de produire, d’échanger.
Nous voyons la solidarité s’exprimer, l’Amérique anti-Trump se mobiliser, Barcelone, sa maire Ada Colau et ses habitants tenir bon comme Paris après Charlie.
Ce monde est chaque jour à la croisée des chemins, chaque jour en équilibre entre le chaos capitaliste et l’espoir d’une autre mondialité de paix et de solidarité. Chaque question du quotidien devient un choix de société : faut-il accueillir des migrants, et c’est notre rapport au monde qui est questionné ? Faut-il accepter le pistolet sur la tempe de travailler le dimanche, et c’est le sens du travail qui est sur la sellette ? Faut-il continuer à payer un loyer inabordable pour se loger et laisser Rn’B privatiser nos villes ? Faut-il manger aux conditions de géants transnationaux de l’agro-business sans scrupules ?

Nous sommes, nous, nos concitoyens, des millions à nous poser chaque jour ces questions et à osciller entre l’espoir d’une autre monde possible, et tellement nécessaire, et la difficulté de lui ouvrir un chemin, voire le sentiment de son impossibilité.

Oui, l’état du monde nous inquiète parce que nous voyons bien que la crise profonde, majeure, durable, structurelle, et probablement civilisationnelle du mode de production capitaliste à l’échelle mondialisée fait courir à la planète des dangers inégalés.
Mais, nous voyons aussi que cette situation pose au monde des questions sociales, écologiques, éthiques, culturelles, et finalement elles aussi civilisationnelles inédites. La question du changement, du changement profond de société, de modèle, de paradigme est concrètement posée à notre monde.
Elle est à l’ordre du jour comme jamais.
L’hypothèse géniale de Marx et d’Engels, qui reposait déjà sur tant de travail, d’études et d’analyses, si bien contée dans le film « Le jeune Karl Marx » qu’est venu nous présenter Raoul Peck, devient aujourd’hui un chemin crédible de dépassement des aliénations capitalistes. Oui, le XXIème siècle peut être celui du dépassement progressif du système capitaliste, de ses logiques prédatrices, inégalitaires et surannées.
Jamais, notre communisme, celui du dépassement progressif et concret de ces logiques pour de nouvelles logiques du commun, de la coopération, de la liberté contre les dominations, n’ a trouvé autant d’actualité. Mais ce chemin est un chemin de luttes de classes intenses et durables, un chemin de constructions progressives, concrètes, sans cesse renouvelées. Il doit être un chemin de démocratie sans cesse approfondi pour faire reculer les coûts et les gâchis du capital, pour donner toujours davantage d’espaces et de pouvoirs aux citoyens, pour partager toujours davantage de savoirs pour conquérir toujours plus d’autonomie, pour créer une société d’individus libres, solidaires et associés, où la coopération prime sur la compétition.

Cette création continue, dans le mouvement concret de la lutte des classes, des luttes pour l’émancipation humaine, c’est notre communisme, notre communisme du quotidien, appelé à faire grandir dans les plaies de la crise un monde nouveau qui pousse à la porte.
Nous sommes des résistants, et il n’ y a pas meilleurs résistants que nous quand il faut faire face dans le combat. Mais notre projet communiste n’est pas la résistance, notre projet, c’est la conquête citoyenne, c’est la libération concrète et progressive de la société des entraves et des gâchis capitalistes.

Voilà pourquoi je ne crois pas à la nécessité d’une parenthèse « populiste » fut-elle baptisée de gauche, qui, face à la crise démocratique, à l’impuissance construite du politique, substituerait, comme un sas de transition obligé vers une future renaissance démocratique, la logique de l’identification, où chacun accepte de délaisser une part de sa libre initiative, en lieu et place de la construction d’une intervention populaire large, diversifiée, autonome.
Non, le PCF et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans le populisme de gauche. Je ne dis pas cela pour créer je ne sais quelle polémique. Je dis cela pour souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche.

* * *

Vous le savez, je pense que l’heure est venue de notre propre révolution politique, de notre réinvention en quelque sorte. Réinvention, ce ne veut évidemment pas dire que nous partirions d’une feuille blanche. Se réinventer pour moi, c’est changer tout ce qui doit l’être sans tabou pour pouvoir jouer à nouveau pleinement notre rôle, à la hauteur des enjeux de la période. Une réinvention résolument offensive et conquérante, parce que notre audace doit être le contraire d’un renoncement. Parce que notre force, avec son originalité culturelle, d’idées, de projet, de pratiques, reste indispensable à la reconstruction d’un projet majoritaire de transformation sociale.

Il rêve, ce Pierre Laurent, diront certains après une année politique si trouble, si paradoxale, si chaotique, si incertaine, si dure à vivre.
Oui, c’est vrai, dans la tornade politique que nous venons de vivre, rien n’a été simple. Nous avons marqué des points et subi des revers.
Certes, nous n’avons pas, cette fois encore, su déjouer le piège présidentiel, qui s’est refermé sur le pays avec ce second tour Macron-Le Pen. Nous avons contribué au score remarquable de Jean-Luc Mélenchon, nous avons élu un groupe à l’Assemblée nationale, une gageure dans cette tornade politique, aux côtés d’un groupe de la France Insoumise. Mais dans notre score législatif, nous avons payé cher le prix de la présidentialisation comme celui de la ringardisation des partis orchestrée par tous les candidats à la présidentielle, y compris celui que nous soutenions. De tout cela, nous avons à tirer leçons et bilan.
Et nous allons le faire, en prenant le temps d’un débat approfondi.

Mais dans cette situation aussi difficile que passionnante et inédite, concentrons nous sur l’essentiel : les immenses espaces qui continuent d’exister pour transformer l’aspiration au changement, l’envie d’un nouveau mode de vie en projet politique progressiste et en conquêtes démocratiques.

C’est la recherche de la nouveauté qui a fait gagner Macron. Mais si Macron a capté le besoin de renouveau au profit d’une recomposition unissant libéraux de droite et socio-libéraux, la majorité de la société n’a pas adopté sa doctrine libérale. C’est bien plus compliqué que cela. La société a cherché à débloquer un système politique verrouillé qui se reproduit sur lui-même et tourne en boucle autour des mêmes recettes. Voilà d’ailleurs pourquoi les contradictions du macronisme exploseront elles aussi à leur tour. La société n’en restera pas là.

Quelles que soient les difficultés, les contradictions, ne perdons jamais de vue la recherche de neuf, de progrès nouveaux, d’un nouveau mode de vie et de développement qui travaillent en profondeur la société française, comme une bonne partie de la planète. Et ayons l’ambition d’être en toutes circonstances les bâtisseurs du commun. Oui, les bâtisseurs du commun !

Nous savons faire beaucoup de choses, mais qui sait que tout cela forme en réalité notre projet, une visée cohérente ? Bien trop peu.

40.000 personnes privées de vacances viennent à nouveau cet été, grâce aux élus et militants communistes, de partir une journée à la mer. Ils étaient encore quatre mille sur les plages de Malo-les- Bains grâce aux communistes du Nord la veille de l’ouverture de notre université d’été. Nos journées solidaires de vente de fruits et légumes connaissent un succès grandissant d’année en année. En ce moment, les communistes de Grigny organisent la collecte de vêtements et tous biens de première nécessité pour 250 familles qui ont tout perdu dans un terrible incendie dans cette ville. A Paris, Ivry, dans la vallée de la Roya dans les Alpes Maritimes, dans le Pas de Calais, les communistes sont dans l’action concrète aux côtés des migrants pour un accueil digne des valeurs humaines. La solidarité est pour nous un projet, une vision politique de la société et du monde.

Les SCOP-TI, les ex-Fralib, sont parmi nous à cette université d’été. Ils ont besoin de notre engagement. Nous sommes là, à nouveau. Parce que leur combat n’est pas seulement une lutte, c’est un projet humain, un projet de vie et de travail, un projet politique coopératif qui nous intéresse.

Nous portons en toutes circonstances l’exigence d’une autre utilisation de l’argent et d’un autre rôle pour les banques, de l’exigence d’une COP fiscale mondiale au financement des PME, de la création d’un pôle public bancaire à la création d’un fonds européen pour le développement social et écologique, parce que nous voulons faire grandir la conscience que monnaie et crédit doivent redevenir des biens communs utiles au développement de tous.

Nous voulons mettre en commun toutes les forces disponibles pour se mêler du dossier de la nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire. Parce que nous voulons un projet d’intérêt national pour la navale française, pas seulement un rafistolage capitalistique à court terme , où les fonds publics ne sont que les béquilles du capital.

Nous sommes fiers de l’action de nos élus, qui fourmillent d’expérimentations sociales, écologiques, urbaines, culturelles, qui ouvrent les pistes de ce que pourrait être une société nouvelle, au point que c’est souvent dans ces communes, pourtant loin d’être les mieux dotées, que s’invente le plus pour la société toute entière. Nous organisons chaque année des rencontres politiques novatrices sur la révolution numérique. Il est temps que nous passions aux travaux pratiques pour inventer les nouveaux usages sociaux militants et collaboratifs correspondant à ces novations.
C’est vrai pour notre propre Parti. Nous devrions porter plus fort encore chaque projet coopératif, social, écologique, démocratique qui émerge en devenant des partenaires actifs de toutes les innovations qui fourmillent dans la société, en cherchant toujours à tirer vers le haut ces expériences de transformation.

Nous sommes des internationalistes plus que jamais convaincus de la nécessité de construire nos luttes de transformation à l’échelle européenne et mondiale. Nous sommes pleinement engagés , comme parti hôte de cet événement, dans la préparation du forum européen qui se prépare pour les 10 et 11 novembre à Marseille. Et nous lancerons dès cette année notre bataille en vue des élections européennes de 2019.
Nous avons l’ambition de redéployer notre activité pour la paix et nous serons une nouvelle fois partie prenante des marches pour la paix du 23 septembre, un combat aujourd’hui consubstantiel à celui du développement humain, du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, des Palestiniens, des Kurdes et de tant d’autres, de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique et pour les enjeux écologiques.
Nous comptons redonner toute sa place à la lutte contre tous les racismes, dans nos quartiers comme dans le monde à l’heure des délires de Trump ( allez voir "I am not your negro") ou des poussées xénophobes des extrêmes-droites européennes.
Nous soutenons la candidature des JO Paris en 2024 parce que nous voulons y porter les enjeux d’un sport citoyen et populaire, désintoxiqué de la finance, et que pour nous la joie d’un jeune gamin sur un stade, dans une piscine ou dans un stade , ou la beauté d’un dribble de Neymar ne se confond pas avec l’hystérie spéculative qui cherche à tout marchandiser.

* * *

Oui, être en toutes circonstances des bâtisseurs du commun, le parti de toutes les causes communes pour l’émancipation , voilà qui dans la situation confuse et troublée que nous connaissons redonnera du sens et de la clarté à notre combat. Nous en avons les forces, je le pense, mais reconnaissons-le, dans un monde et un rapport à la politique qui se bouleversent, nous n’avons pas toujours la cohérence, l’efficacité, l’organisation, la communication, l’ouverture, la facilité d’accès qui permettent de les déployer.

A nous de repenser notre nouvelle organisation communiste, nos pratiques, un nouvel âge de notre communication qui nous permettront de pousser jusqu’au bout l’ambition d’ être le parti de toutes ces transformations concrètes . Un siècle après notre fondation, sachons saisir la chance de notre propre révolution. Je crois sincèrement que les conditions sont réunies pour un bon qualitatif de nos transformations, que nos adhérents y sont prêts et que des centaines de milliers de ceux qui nous entourent, nous côtoient, nous apprécient, nous attendent, trouveraient alors dans ce mouvement de fortes raisons d’espérer .
Nous tiendrons notre congrès dès 2018, un an avant la date prévue, pour prendre la mesure de la situation nouvelle , des responsabilités qu’elle nous impose et des transformations que cela implique. Toutes les questions seront mises entre les mains des communistes. Les chantiers de travail de ce congrès seront précisément décidés lors d’une assemblée nationale des animateurs des sections locales du Parti.

Le Conseil national réuni hier travaille sur un document de consultation des communistes qui sera disponible dès la Fête de l’Humanité pour préparer cette assemblée. A chaque étape, les communistes seront consultés et maîtres des décisions. C’est ensemble et unis que nous conduiront le changement.

Ce nouveau rôle, cette relance, ce nouveau Parti communiste qu’il nous faut promouvoir tous ensemble est indispensable à la reconstruction d’une gauche nouvelle, d’une majorité politique et populaire pouvant demain constituer une alternative au pouvoir Macron. Communistes, insoumis, écologistes, hamonistes, socialistes de gauche, citoyens progressistes de tous horizons, cette majorité, nous devons commencer à la construire ensemble.
Tous nos efforts, toutes nos luttes, tous nos espoirs ne doivent pas demain pouvoir à nouveau être confisqués. Nous ne voulons pas revivre le second tour Macron-Le Pen. Il faut donc construire , sérieusement, patiemment. Il faudra des alliances. Mais, aujourd’hui, elles doivent être reconstruites et repensées. Il se fera beaucoup dans les luttes te les mouvements citoyens.
Il faudra le déploiement plus audacieux de notre propre initiative. Mais, d’ores et déjà, nous tendons la main à tous. Nous voulons le dialogue, la coopération, le respect. Les chemins du Front populaire et citoyen que nous appelons plus que jamais de nos vœux ne sont pas écrits d’avance. Le travail sur un pacte d’humanité, que nous avions entamé avec plusieurs personnalités, doit être poursuivi.
Nous sommes prêts à défricher tous ces chemins avec l’ensemble des forces, personnalités, citoyens disponibles. Là encore, il ne faudra pas craindre d’expérimenter. Et je veux lancer pour terminer une invitation à tous : rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Cette agora géante, où souvent se sont inventées ou ont été amorcées des promesses nouvelles, est la vôtre. La Fête de l’Humanité est une terre d’accueil, de débats, où la parole populaire s’entend en direct. Cette année, elle sera le premier grand forum à ciel ouvert de riposte à Macron et de reconstruction. Nous vous y attendons. N’oubliez pas l’adage. Les absents ont toujours tort.

Alors aux 15,16 et 17 septembre à La Courneuve !
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BULLETIN INFO FEDE

- point sur la diffusion de la vignette- bon de soutien à l’Humanité

-agenda du mois d’août
* vente de fruits et légumes solidaires le 17 août
* université d’été du 25 au 27 août
* rdv de la diffusion de la vignette le 29 août

- souscription
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DERNIER COMMUNIQUÉ

Le Parti Communiste français tient à remercier les 9251 électrices et électeurs qui ont voté pour les candidats soutenus ou présentés par le PCF au 1er tour des élections législatives en Seine et Marne.
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L'AFFICHE

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LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
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Parti communiste français - Fédération de Seine-et-Marne
264 rue de la Justice - Vaux le Penil Boite Postale 118 - 77004- Melun cedex - Tél : 01.64.79.75.10 - Fax : 01.64.79.75.15 - pcf77@wanadoo.fr

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