LES 10 DERNIERES ACTU



Entendez-vous les salariés, les fonctionnaires, les personnels hospitaliers, la jeunesse, les retraités.....?
Le 19 avril dans la rue pour nous faire entendre.
Notre député communiste, Alain Brunel, fait la liste de toutes les luttes et mobilisations sociales contre Macron devant tout le Gouvernement.
"Messieurs les ministres, allez-vous vous enfermer seuls contre tous ?"

Déclaration adoptée par le Conseil national des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpit...
Lire la suite - 19-04-2018

"Messieurs les ministres, allez-vous vous enfermer seuls contre tous ?"

Déclaration adoptée par le Conseil national des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.

Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

SNCF : la bataille du rail ne fait que commencer !

Les communistes soutiennent et seront aux côtés des cheminot·e·s lors des journées programmées, dont la première aura lieu le mardi 3 avril. Ils seront présent·e·s dans les 280 comités locaux de sauvegarde d’une gare, d’une ligne.

La bataille de l’opinion sera décisive. Près de 1 000 gares ont déjà fait l’objet d’au moins une distribution de tracts.

Nous appelons toutes les organisations du Parti à programmer et à poursuivre les distributions de tracts, à organiser des débats autour des propositions qui ont été présentées par notre secrétaire national et les parlementaires communistes, à participer à toutes les initiatives publiques pour la SNCF.

Concernant les collectes de solidarité, nous demandons aux organisations du Parti de se rapprocher systématiquement des responsables syndicaux cheminots de leur secteur pour voir concrètement les modalités à suivre.

Le badge « Mon train, j’y tiens » est devenu un outil à la fois de popularisation de la lutte et de solidarité concrète. Vendons-le massivement.

Appelons les fédérations, en lien avec les conseillères et conseillers régionaux communistes-Front de gauche, les Adecr à interpeller les présidences de Région. Soutenons nos élu·e·s, nos maires pour gagner la bataille de l’opinion publique.



Tour de France des hôpitaux et EHPAD

D’ici juin, les parlementaires communistes auront visité de très nombreux établissements. Le 21 avril, la commission Santé-Protection sociale propose une journée de travail pour élaborer un projet de financement de l’hôpital public. Le 5 juillet, une rencontre se tiendra à l’Assemblée nationale avec les actrices et les acteurs de l’hôpital. Un grand mouvement doit se lever pour marquer, à l'automne, de nouveaux choix budgétaires dans le cadre du PLFFS.

Énergie / Alstom

Le secteur Énergie se met en grève à partir du 3 avril.

Dimanche 8 avril, nous lançons notre campagne contre la privatisation des barrages hydrauliques à Sautet, dans l’Isère et à Éguzon dans l'Indre, et le 28 avril, nous serons dans les Pyrénées. Un cahier d’acteur énergie est en préparation. La tournée des sites d’Alstom par les parlementaires communistes se poursuit.

Les éboueurs / les Ford / les Carrefour / les Air France...

Dans tout le pays, les communistes rencontrent et soutiennent les salarié·e·s et leurs luttes pour défendre l'emploi, donc l'intérêt collectif.

Éducation nationale

?Dans les universités, le mouvement s’amplifie. Les organisations communistes aident l’UEC, le MJCF qui jouent un rôle essentiel dans le mouvement. Les parlementaires communistes sont sollicités dans plusieurs assemblées générales de professeur·e·s, comme d’étudiant·e·s.

Conseils aux victimes, solidarités concrètes, mobilisations, les organisations du Parti ne céderont rien face aux attaques de groupuscules d’extrême droite.

Une pétition est en préparation pour la liberté d’expression, la liberté d’opinion face à l’interdiction de nombreux débats dans les facultés.

?Dans ce moment de lutte dans l’Éducation nationale, le réseau École organise le samedi 26 mai une journée de travail pour enrichir nos propositions et nourrir les débats.

?Face à la ségrégation dans les universités, nous appelons les organisations du Parti, en lien avec l’UEC et le MJCF, les Adecr, à agir pour la préparation des inscriptions post-bac avec des syndicalistes étudiant·es. Nous n’acceptons pas que des milliers de bachelier·e·s se retrouvent sans affectation, ou dans une filière qu'ils n’ont pas choisie.

Culture

L'appel de Montreuil à la tenue de nouveaux États généraux de la culture suscite une adhésion forte. Les communistes sont partie prenante des combats contre la casse du service public de la culture et la précarisation des artistes et acteurs culturels.

Fonction publique

Personnels de maisons d'arrêt, fonctionnaires territoriaux, fonctionnaires de justice… Nous sommes de tous les rassemblements pour porter leurs revendications.

Démocratie – Changement de Constitution

Les organisations du Parti, en lien avec nos groupes parlementaires, l'Anecr, prolongent localement les propositions du colloque du 5 mars organisé au Sénat. Tout changement constitutionnel ne peut se faire sans débat, sans information aux citoyen·nes.

Egalité femmes/hommes

Nous sommes de tous les mouvements et actions en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Les mouvements qui se lèvent en France et dans le monde contre toutes les violences faites aux femmes sont au cœur de nos combats quotidiens pour l'émancipation. Notre engagement et nos propositions nourrissent ce mouvement pour débarrasser notre société de la domination sexiste.

Les territoires oubliés : pour l’égalité et la dignité

Nous soutenons les élu·e·s locaux/ales qui s’investissent dans l’appel de Grigny. Le samedi 9 juin, les fédérations des Hauts-de-France, leurs élu·e·s appellent à marcher sur l’Élysée pour qu’aucun territoire ne soit oublié de la République. Toutes les organisations du Parti travaillent à créer les conditions de la participation la plus large possible à cette marche.

Retraite des agriculteurs

La proposition de loi du groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne et d'Huguette Bello pour revaloriser les retraites agricoles, votée à l’Assemblée nationale, a été présentée au Sénat le 7 mars par le groupe CRCE. Le gouvernement a organisé un vote bloqué empêchant le vote au Sénat le 7 mars.

Faisons signer largement la pétition qui circule dans les fédérations rurales, sous format papier et sur le site change.org. Nous devons porter un maximum de signatures à Matignon avant le 16 mai, date à laquelle le groupe CRCE présentera à nouveau la proposition de loi au Sénat.

Logement social : un droit pour tous

Les actions se multiplient contre la loi Élan. Les maires communistes ont pris de nouveaux arrêtés anti expulsions.

Libertés syndicales

Le Syndicat des avocats de France a recensé des centaines de syndicalistes menacés de licenciement pour faits syndicaux. Les communistes sont activement solidaires.

Loi asile – Immigration

De nombreux militant·e·s communistes sont des actrices, acteurs de solidarité envers les migrant·e·s. De nombreuses déclarations montrent la colère vis-à-vis de la loi asile-immigration.

En collaboration avec des associations et des militants solidaires, le Parti communiste a travaillé à l'écriture d'un manifeste pour une France hospitalière et fraternelle. Il sera présenté le 19 avril à Paris et permettra d'ouvrir le débat public sur la loi asile-immigration.
voir le document                       

Le service public de transports subit actuellement une attaque sans précédent. Le choix des gouvernements successifs du tout TGV et la réduction des subventions de l’État à la SNCF ont mis celle-ci dans une situation intenable.
Macron veut faire payer cette politique incohérente aux cheminots, accusés de tous les maux, et aux usagers, auxquels il entend imposer un service public à deux vitesses : le TGV pour les riches, des cars pour les pauvres. Quand aux petites lignes locales menacées, l’Etat pourrait délégue...
Lire la suite - 16-04-2018

Macron veut faire payer cette politique incohérente aux cheminots, accusés de tous les maux, et aux usagers, auxquels il entend imposer un service public à deux vitesses : le TGV pour les riches, des cars pour les pauvres. Quand aux petites lignes locales menacées, l’Etat pourrait déléguer aux Régions le choix de les supprimer sous couvert “d’économies”. A cela s’ajoute la privatisation du réseau, demandée par les directives européennes, et dont on a déjà vu les ravages en Angleterre, mais dont Macron au plan national, comme Pécresse sur le plan régional, s’arrangent parfaitement!

Cette dernière, contrairement à ses annonces, est bien engagée dans une contre-révolution des transports : elle sous-investit délibérément dans les trains et les bus, accélère la destruction du fret ferroviaire au profit des camions, ouvre à la concurrence les lignes de tram et de bus, et fait reposer toujours plus le financement des transports sur les usagers en haussant le prix du Navigo.

Ce service public de transports en commun et de fret est pourtant un bien précieux pour répondre aux besoins des usagers, et au droit à la mobilité de toutes et tous. Mais aussi pour répondre à l’urgence écologique et climatique. Sa qualité est, en outre, étroitement liée aux conditions de travail de ses agents, qui doivent être défendues.

Parce que nous tenons à tous nos transports publics, parce que le dumping social et la rentabilité à tout prix ne profitent pas aux usagers, parce que les services publics sont notre bien commun, nous soutenons les cheminots mobilisés.
voir le document                       

Sylvie Fuchs, conseillère régionale PCF, est venue soutenir l’action organisée par la CGT Cheminot et la CGT énergie pour la défense de nos services publics à laquelle s’est joint Sud Rail devant la préfecture et le département à Melun.
Face à la campagne médiatique de cette semaine de la part du 1er ministre, de Macron, le président des riches chez Pernault et de Castaner le secrétaire d’État, usant, tous, d’une dialectique mensongère, il est indispensable de se mobiliser pour rétablir des vérités.

Le gouvernement act...
Lire la suite - 13-04-2018

Face à la campagne médiatique de cette semaine de la part du 1er ministre, de Macron, le président des riches chez Pernault et de Castaner le secrétaire d’État, usant, tous, d’une dialectique mensongère, il est indispensable de se mobiliser pour rétablir des vérités.

Le gouvernement actuel reproche une mauvaise organisation et gestion de la SNCF. Mais quels étaient ces dirigeants si incompétents? Ministre des Armées aujourd’hui, Florence Parly était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs. Elle a oublié aussi ses dix-huit premiers mois à la SNCF, entre novembre 2014 et avril 2016, en tant que directrice générale adjointe chargée de la stratégie et des finances. Florence Parly a ainsi touché 52 569 euros mensuels entre janvier et juin 2017, un salaire en or que la ministre a mis du temps à déclarer. Ça, c’était pour la coûteuse boutade. Par exemple, lorsque l’on entend nos joyeux drilles, pré-cités, utiliser l’exemple de trois opérateurs différents employés pour l’affichage d’informations dans une même gare, c’est le fait de la direction, pas des cheminots.

La dette?

La dette est due essentiellement à l’État. L’État a voulu développer le réseau TGV, c’est à lui de payer ses investissements, pas à la SNCF. D’autant qu’une part de ses dettes d’investissement sont pris sur le dos des cheminots à travers le gel des salaires et la suppression de 19169 postes en 10 ans. Par ailleurs, les comptes des EPIC SNCF Réseau et SNCF Mobilités sont très sains. Le poids des investissements (l’Etat) et les intérêts de la dette plombent les résultats.

La concurrence, bonne pour les usagers?

Elle est annoncée comme un facteur essentiel pour baisser les tarifs. Nous l’avons tous constaté, l’ouverture à la concurrence de l’énergie n’a pas fait baisser les tarifs bien au contraire. Et pour le Fret, la concurrence a mis des millions de tonnes de marchandises sur les routes. Macron, chez Pernault(-Ricard) dit que le prix des billets augmentent. Le Pass Navigo des zones 1à5 est passé de 120€ à 75.20€. (au passage, merci les élus communistes à la Région). L’exemple de l’Angleterre est édifiant en la matière. En Allemagne, les cheminots faisaient grèvent ces derniers jours pour défendre leur service public. Il faut savoir qu’un opérateur privé sur une grande ligne de desserte a interrompu son offre durant 5 mois. Les opérateurs privés sont inefficients, coûteux pour le bon plaisir des ultra-riches.

Le statut des cheminots?

Nos trois drilles affirment que le statut est conservé. Conservé pour qui? Ceux qui rentreront à la SNCF? NON. Ceux qui seront repris par les opérateurs privés? NON. Au rythme de la suppression de postes à la SNCF, le statut de cheminot est en voie de disparition. Leur statut coûterait cher, la sous-traitance actuellement coûte 10% plus cher à la SNCF.

Le réseau sera maintenu?

Macron, toujours au JT de 13h, utilise l’exemple de la Poste pour nous dire que le service sera maintenu. Merci de nous avouer que les petites lignes et petites gares disparaîtront comme les bureaux de poste dans les petites villes et villages. Les collectivités étranglées par la baisse et le gel des dotations ne s’occuperont plus des petites lignes. Le réseau participe de l’aménagement du territoire et n’a pas vocation à être rentable. L’essence du service public est le droit à l’égalité pour tous sur l’ensemble du territoire.

On ferme des bureaux de poste, on ferme des écoles, on ferme des gares, les médecins partent et des déserts se développent au rythme du recul des services publics.

Le cheminot ne pense qu’à lui?

Le cheminot pense à la société, aux usagers et à la qualité du service public. Ils veulent:
  • Développer le réseau ferré, c’est bon pour le climat, pour le développement durable, pour l’aménagement du territoire
  • Le droit au transport pour tous et la démocratie. Ils veulent l’intégration des comités de ligne dans les instances décisionnelles avec un droit de véto sur les schémas de dessertes du territoire et de propositions.
Tous ensemble contre Macron et sa clique de libéraux et viva le CHE-minot pour défendre notre bien commun ferré.
voir le document                       

MACRON MOBILISE LES MEDIA, MOBILISONS LES CITOYENS !
Mis en difficulté dans l’opinion sur la réforme SNCF et sur l’autoritarisme de ses choix politiques, Emmanuel Macron tente, à partir d’aujourd’hui sur TF1, une nouvelle offensive médiatique pour regagner le terrain perdu. Mais, sur le fond, il ne change rien. Pour lui, il n’y a rien à négocier avec les syndicats, rien à discuter avec les étudiants, rien à amender au Parlement. Le pays ne supporte plus cette arrogance.
La pression populaire doit donc s’accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens ! Cheminots, fonctionnaires, étudi...
Lire la suite - 11-04-2018

La pression populaire doit donc s’accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens ! Cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, agents des services publics, salariés du secteur privé… les mobilisations sociales s’amplifient parce que le pays prend conscience que Macron, loin d’être « l’homme nouveau » qu’il prétendait être, agit en fait comme le représentant attitré des intérêts de la finance. J’appelle, au nom du Parti communiste, à dire non dans tout le pays à cette politique injuste, à amplifier le soutien aux cheminots, à étendre l’entrée dans l’action de maximum de salariés sur leurs revendications, à réussir la journée interprofessionnelle d’action syndicale du 19 avril, celle de la fonction publique du 22 mai, et à préparer une grande mobilisation citoyenne le 1er mai. Le Parti communiste propose, comme il l’a fait devant les barrages du Sautet dans l’Isère et d’Eguzon dans l’Indre, autour de l’Hôpital de Douai dans le Nord, de généraliser les chaînes humaines autour des gares, hôpitaux, Postes, tribunaux... pour mettre symboliquement sous protection citoyenne les services publics autour du slogan : « Mon service public, j’y tiens » !!! Nous mettons le badge édité par le Parti communiste sur ce thème à disposition de toutes et tous. Nous proposons également d’amplifier la tenue, dans tout le pays, de réunions publiques pour discuter des contre-propositions pour une autre logique de développement des services publics, des salaires et de l’emploi. Dette SNCF, fret ferroviaire, avenir des petites lignes, financement des investissements nécessaires dans tous les services publics, avenir des communes… tout doit être sur la table. Concernant la perspective d’un temps fort national un week-end, nous partageons l’objectif d’additionner l’énergie des secteurs en lutte et celle de tous les citoyens prêts à les soutenir. Une telle initiative n’a de sens que si elle unit les forces syndicales, les forces citoyennes et les forces politiques qui soutiennent les luttes en cours. Le PCF est disponible pour continuer à discuter des conditions à réunir pour une telle initiative. Nous soumettons à ce débat la proposition d’organiser, sur le mode de la consultation citoyenne contre la privatisation de la Poste il y a quelques années, un immense référendum populaire sur la question de la SNCF 100 % publique. Des millions de nos concitoyens pourraient y participer.
voir le document                       

Hubert Wulfranc - réforme ferroviaire
Pacte ferroviaire : "On défait la Nation d’un bien qui appartient solidairement à tous les français pour en faire un anonyme sur le marché concurrentiel du transport ferré en particulier et du transport des voyageurs en général."...
voir le document                       

Marianne Margaté réagit aux propos indécents du Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne
COMMUNIQUÉ de Marianne Margaté
Présidente du Groupe de la Gauche Républicaine et Communiste au sein du Conseil départemental de Seine-et-Marne
faisant suite à l’article publié dans le Figaro le 4 avril « Faisons enfin usage du droit de réquisition », signé par le Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne
Le Président du Conseil départemental de Seine et Marne : mouche du coche anti-gréviste ! Il appelle à la réquisition des cheminots grévistes de la SNCF ! Il participe comme tant d’autres au matraquage idéologique actuel sans un mot sur les conséquences de cette réforme sur la fermeture de lign...
voir le document                       

Résolution du Conseil national du PCF du 31 mars sur les élections européennes de juin 2019
En Europe, l’humain d’abord, pas la finance !

Les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Les Français·e·s devront décider qui seront les 79 eurodéputé·e·s, en métropole et outre-mer, qui les représenteront au Parlement européen. Ces élections se dérouleront dans une Europe en crise économique, sociale, écologique, politique et civilisationnelle. Le PCF s’engage à offrir à notre peuple le choix de l’humain d’abord, du progrès social et écologique, celui du changement en France et en Europe, au service des intérêts populaires.
Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les d...
Lire la suite - 31-03-2018

Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dirigeants politiques libéraux. Nous alertions alors sur les risques de la crise économique, sociale, écologique, politique et même civilisationnelle vers laquelle cette conception nous menait.

Les gouvernements français ont participé activement à la rédaction des traités et en ont été des exécutants zélés. Aussi, avec les classes dirigeantes des autres pays, ils auront passé les dix dernières années à utiliser les outils communs européens, à la faveur de la crise financière de 2008, pour accélérer la destruction de notre modèle de société, avec la casse de nos services publics, des codes du travail, ainsi que la privatisation et les libéralisations des secteurs jusqu’ici protégés des lois du marché dans l’intérêt des populations, tout en protégeant les intérêts des actionnaires, des banques et multinationales par l’injection massive de liquidités dans le système bancaire, sans aucune condition sur l’emploi et l’écologie, la socialisation des dettes privées et la concurrence fiscale. Les inégalités ont explosé, dans et entre les pays européens, pendant qu’une minorité s’est enrichie. Nos sociétés souffrent, sont affaiblies face à la crise financière qui vient, et sont aujourd’hui incapables de relever les grands défis du monde : développement humain partagé, transition écologique, paix et sécurité collective, alors même que la politique irresponsable de Donald Trump, la montée en puissance de régimes autoritaires, la croissance des périls pour la paix du monde rendent plus nécessaire que jamais une Europe de la coopération.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron défend toujours cette même orientation libérale en France et participe largement à pousser l’Union européenne vers plus d’intégration libérale et militaire, sous couvert de « modernité » et de « refondation ». Le budget de la France pour 2018 qui grève lourdement l’investissement dans les services publics et les collectivités locales, les lois travail 1 et 2, l’augmentation de la CSG, la casse des universités, la situation de l’hôpital et des EHPAD, la nouvelle réforme des retraites, et la privatisation de la SNCF et des services publics, en sont les preuves.

Mais, il est devenu impossible d’obtenir le consentement des peuples pour les « réformes » néolibérales, tant le rejet de cette UE est massif et très profond dans nos sociétés. C’est pourquoi, pour poursuive leur projet et leurs objectifs de remodelages sociaux, les classes dirigeantes en Europe ont clairement opté, après le déni des référendums de 2005, pour un tournant autoritaire, en s’appuyant sur les institutions les moins démocratiques comme la Commission européenne, avec une méthode allant du contournement des parlements (comme avec le 49-3 et les ordonnances) et des souverainetés populaires jusqu’au coup d’État financier perpétré contre la Grèce, avec l’appui actif de la Banque centrale européenne et du FMI. La démocratie, les libertés politiques, comme en Catalogne, et les droits humains ont reculé à toute vitesse.

Nous voici entré·e·s dans une ère de régression civilisationnelle où la guerre est à l’horizon. La colère contre cette cogestion par le consensus libéral provoque la sanction des pouvoirs établis, mais au profit de l’extrême droite et des démagogues des partis « attrape-tout », dont les orientations xénophobes pèsent de plus en plus, jusqu’à la constitution de gouvernements droite-extrême droite, et une instrumentalisation nauséabonde de la question migratoire. L’appauvrissement, la concurrence, la peur du déclassement et le sentiment d’impuissance produisent dégoût et abstention, laissant la place aux solutions de repli national, de rejet xénophobe et autres phénomènes morbides. Le rapport des forces en Europe risque de se dégrader durablement pour la gauche et les progressistes. Le danger est grand d’avoir un Parlement européen dominé par une droite radicalisée, l’extrême droite et les populistes.

Les communistes ne seront pas les témoins horrifiés de l’accélération de l’intégration européenne néolibérale ou de la guerre des nationalismes. Nous refusons le piège idéologique tendu par Emmanuel Macron d’une division entre « pro et anti UE » – ce même piège que nous avons su déjouer en 2005 – qui évacue la question du contenu des politiques menées, et de la responsabilité des gouvernements français qui ont tous soutenu et promu ces politiques. Nous ne pensons pas non plus que l’alternative à l’Union européenne libérale réside dans une sortie de l’UE et de l’euro. Croire que cette option, dans un monde d’interdépendances, permettrait à notre peuple de se dégager du capitalisme ou de la concurrence mondiale entre les travailleurs·euses et les peuples est une illusion. Les suites du Brexit en sont une dramatique illustration. Il y a également des défis mondiaux, comme l’enjeu écologique, la lutte contre l’évasion fiscale, les gigantesques capitaux spéculatifs mondiaux ou encore la domination du dollar, qui exigent une organisation à l’échelle régionale. D’ailleurs, les Français·es comme la plupart des peuples européens ne veulent plus de cette UE, mais ne veulent pas non plus en sortir.

C’est à travers d’intenses luttes pour la reconquête de pouvoirs sur les orientations de l’Union européenne, et pour le respect des souverainetés populaires et nationales que se situe la voie d’une refondation démocratique de l’Europe. C’est bien du local au global qu’il faut défendre les intérêts populaires et ouvrir des brèches dans l’édifice néolibéral. Les luttes en cours dans notre pays ont besoin d’un rassemblement social et politique uni face aux choix du Président, face à la droite et l’extrême droite, tant en France qu’en Europe. Pour être victorieuses, ces batailles doivent allier des propositions de rupture avec les choix européens actuels et des propositions de nouvelles constructions européennes.

L’élection d’eurodéputé·e·s communistes est indispensable pour défendre les intérêts populaires et rassembler largement les forces progressistes en France et en Europe.

Dans ce contexte, le PCF entre en campagne dès aujourd’hui, autour de 3 objectifs : 1. Rompre avec l’UE libérale et porter une vision alternative de la coopération entre les peuples : au service des intérêts populaires et internationalistes. Qui décide, qui dispose des outils communs et pour quels intérêts ? Voici la question que nous souhaitons porter dans le débat public en France et en Europe. C’est une question de classe et de démocratie majeure. Nous voulons l’Europe de l’humain d’abord, non de la finance. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire. Nous voulons donc une France et des député·e·s européen·ne·s français·es qui agissent de manière offensive, à partir des luttes et avec toutes les forces progressistes, autour de 4 fils rouges et 14 priorités.

Quatre grands « fils rouges »

1. Contre l’Europe de la concurrence, de l’austérité et du chômage : nous voulons l’Europe de l’humain d’abord. Notre campagne portera avant tout sur la réponse aux besoins humains et écologiques.

2. Nous ne voulons plus l’Europe de la finance. L’argent doit être mis au service d’objectifs sociaux et environnementaux.

3. Nous ne voulons plus de l’Europe des coups d’État financiers. Nous voulons l’union des peuples et des nations libres, souverains et associés. Nous voulons que notre pays puisse négocier librement les contours de sa participation à l’UE, à travers une construction à géométrie choisie et dans le respect de la souveraineté populaire. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire.

4. Nous ne voulons pas d’une Europe dominatrice, militariste et forteresse. Nous voulons un modèle de coopération régionale qui change la mondialisation, au service de la paix, des échanges justes, et capable de penser les mobilités humaines.

Quatorze engagements pour la campagne et les candidat·e·s communistes pour l’humain et la planète

Pour les services publics : moratoire sur les directives de libéralisation, abrogation du traité budgétaire et plan d’investissement européen d’urgence pour les transports, la santé, le logement, l’école, les échanges universitaires type Erasmus, et la formation.

Pour une Europe des communs numériques, de la neutralité du Net, de la protection des données personnelles.

Pour en finir avec le dumping social : mise en place en France d’une clause de non régression et harmonisation par le haut des revenus, droit du travail et des droits sociaux, à partir de la méthode de l’européen·ne le/la plus favorisé·e, salaire minimum européen.

Pour la conquête de nouveaux droits visant l’égalité femmes/hommes dans tous les domaines, défense du droit des femmes à disposer de leur corps (IVG, contraception) et mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour la défense de l’environnement, plan d’investissement dans la transition énergétique et écologique.

Pour un développement industriel équilibré, respectueux des territoires et des salarié·e·s, innovant au plan social et environnemental.

Pour une alimentation saine et une réforme de la PAC qui favorise l’agriculture paysanne.

Pour une Europe du partage des cultures et des langues, ouverte sur le monde : une Europe protectrice de la création et des créateurs et créatrices, des droits d’auteur·e et de la diffusion des œuvres, favorisant la diversité culturelle et le multilinguisme, protégeant l’exception culturelle contre la mainmise des GAFA, développant à l’inverse les programmes et les échanges artistiques et culturels.

Création d’un fonds européen de développement social et écologique abondé par la BCE, pour financer une vaste expansion, en coopération, de tous les services publics en Europe.

Justice fiscale : lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales, lutte contre les paradis fiscaux, taxe sur les transactions financières et les GAFA, harmonisation des taxes sur les bénéfices des entreprises à un haut niveau.

Remise à plat du fonctionnement des institutions financières : mise sous contrôle démocratique et changement du rôle et des missions de la BCE pour que le crédit bancaire aux entreprises appuie les investissements développant l’emploi, en quantité et en qualité, et la formation et dissuade les opérations financières, la spéculation et les délocalisations.

Révision des équilibres institutionnels : la primauté aux instances élues et respect des choix souverains des peuples, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, révision de la procédure d’initiative citoyenne européenne.

Pour une politique hospitalière à l’égard des migrant·e·s en rupture avec l’Europe forteresse et contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations.

Pour des traités internationaux de maîtrise des échanges commerciaux et des flux de capitaux subordonnés au développement commun de l’emploi, de la santé et de l’écologie, à l’opposé des traités de libre échange : refus de tout nouvel accord dégradant les conditions sociales et environnementales des pays européens.

Pour la paix : une France qui s’affranchisse de l’OTAN, refuse le projet de défense européenne, et agisse pour une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, type « Helsinki 2 ».

Nous mettons cette vision et ces priorités dès aujourd’hui au service des luttes et au pot commun des convergences possibles entre forces de gauche.

2. A partir de cette vision, travailler les convergences pour construire une liste porteuse de l’objectif « L’humain d’abord, pas la finance » et faire élire des député·e·s communistes et de gauche, capables de défendre les intérêts populaires et de porter une autre voix de la France que celle de Macron ou de la droite LR et de l’extrême droite. À l’heure où Emmanuel Macron cherche à faire de l’élection européenne un référendum « pour ou contre l’Europe » afin d’élargir ses bases politiques, de remporter une victoire et de poursuivre la recomposition politique en France à son avantage, le monde du travail, toutes celles et tous ceux qui luttent contre sa politique, la jeunesse qui « vaut mieux que cela » et les femmes qui sont en train de bouleverser profondément et durablement les rapports humains, doivent ensemble mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur néolibéral. À l’heure où le Front national reste une force structurante du paysage français, et où des convergences se cherchent avec la droite radicalisée, nous ne pouvons acter l’éparpillement des forces de gauche façon puzzle. Les forces progressistes peuvent porter un coup à Macron et ouvrir un espoir pour l’avenir de notre pays et de l’Europe.

Le PCF lance un appel aux actrices et acteurs du mouvement social et citoyen, à toutes les forces de gauche opposées à la politique de Macron pour construire une plateforme commune et une liste qui incarnent le choix fondamental de l’humain face à la finance, avec l’objectif de disputer la victoire aux tenants de l’Europe du capital et du repli nationaliste. Cette liste devrait viser une très large ouverture aux acteurs du mouvement social et pourrait permettre une convergence des forces politiques progressistes, dans le respect des différences mais autour d’objectifs communs. En tout état de cause, le PCF prendra ses responsabilités pour construire une liste de rassemblement.

3. Unir et renforcer les forces progressistes dans le Parlement européen autour d’axes politiques ouvrant des brèches dans la construction libérale de l’UE. Selon les premières projections, le rapport de force pourrait une nouvelle fois se dégrader en faveur de la droite radicalisée, des populismes et de l’extrême droite. Dans le même temps, la crise de la social-démocratie et l’existence de forces en rupture avec la ligne libérale et les grandes coalitions, l’émergence de partis progressistes nouveaux, peuvent, à condition d’un travail politique de convergence de qualité – à l’image des efforts fournis dans le cadre du Forum européen de Marseille –, faire passer une étape de développement de notre groupe parlementaire, travaillant la cohérence politique et défendant un fonctionnement confédéral, comme c’est le cas aujourd’hui avec la GUE/NGL, ce qui permet la liberté dans la solidarité. Dans cette optique, nous exprimons notre opposition ferme aux logiques de division. L’issue positive pour les peuples réside dans notre capacité à dépasser ces débats pour porter ensemble, dans un front commun européen et dans le Parlement, les intérêts et les besoins populaires. La présence d’eurodéputé·e·s communistes français·es sera décisive pour y parvenir.

Le CN se dote d’outils pour engager dès aujourd’hui la campagne.

Nous lançons dès aujourd’hui une campagne d’information et de débats publics pour l’élaboration de propositions concrètes à partir de la vision et des priorités de campagne, et organiserons la diffusion de masse de notre appel dans les luttes et auprès des forces progressistes.

Nous lançons une pétition pour une autre utilisation de l’argent en Europe – et donc de l’euro – présentant la proposition de fonds européens de développement social et écologique.

Un bilan des député·e·s du Front de gauche sera édité sous forme de fascicule pour la Fête de l’Humanité. Nous demandons que soient organisées dans les médias les conditions d’un véritable débat démocratique pluraliste. Les dispositions qui figurent dans le projet de loi gouvernemental sont à cet égard inacceptables.

Nous rendrons publique une lettre de réponse à la proposition d’Édouard Philippe de participer au comité de surveillance transpartisan des « consultations citoyennes sur l’Europe ».

Nous constituons sans attendre une équipe nationale de campagne rassemblant l’équipe d’animation du chantier Europe et les secteurs du Parti concernés. Elle est chargée de rédiger dans la semaine l’appel aux forces sociales et politiques, d’établir un agenda de campagne, des matériels et initiatives publiques. Sous la responsabilité du CEN et en lien avec les fédérations, elle est chargée de rassembler les propositions de candidatures nécessaires à la construction de la liste large que nous visons. Au CN de juin, elle soumettra de premières propositions, avec comme objectif la finalisation de la liste à l’automne.
voir le document                       

Mobilisations du 22 mars à Paris: Référendum populaire pour le service public

Agents, usagers, retraités… et cheminots ont convergé en nombre, ce jeudi, à Paris, place de la Bastille, pour les « salaires, l’emploi et le statut » des fonctionnaires, et pour défendre un modèle de société.
Kévin n’est ni fonctionnaire, ni cheminot. L’étudiant à l’université Paris-IV est pourtant aux avant-postes du cortège des agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière qui ont manifesté, jeudi, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Solid...
Lire la suite - 23-03-2018

Kévin n’est ni fonctionnaire, ni cheminot. L’étudiant à l’université Paris-IV est pourtant aux avant-postes du cortège des agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière qui ont manifesté, jeudi, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Solidaires et FA-FP). Pour lui, pas de statut à défendre, de point d’indice à dégeler, ni de plans de départs volontaires à combattre. « On n’est pas de la fonction publique, mais les services publics, nous en sommes les usagers. Et ce qu’on voit, c’est que les jeunes auront de plus en plus de mal à accéder à l’éducation nationale, avec la mise en place de la sélection à l’entrée des facs avec le nouveau système d’inscription Parcoursup. »

« Cheminots, fonctionnaires, nos demandes ne sont pas différentes »

Lancée début février sur des mots d’ordre de défense de la fonction publique, la manifestation d’hier s’est mue en référendum populaire en faveur des services publics dans son acception la plus large. Sûrement l’effet du cortège des cheminots, qui a convergé avec celui des agents d’État, territoriaux et hospitaliers en fin d’après-midi sur la place de la Bastille, à Paris, malgré une nuée nourrie de gaz lacrymogène. Mais pas que. « Cheminots, fonctionnaires, nos demandes ne sont pas différentes, analyse une agent syndiquée CGT du ministère du Travail qui garde l’anonymat pour éviter toute répression antisyndicale. Le projet de réforme de la fonction publique du gouvernement vise, comme pour les cheminots, à affaiblir les protections des agents. Ils commencent par le statut pour pouvoir proposer des plans de départs volontaires. Bientôt, ils s’attaqueront à nos retraites. Donc, aujourd’hui, je suis moi aussi cheminote. »

« Le service public, c’est la seule garantie d’un accès égalitaire au système de santé, défend Jean Vignes, secrétaire fédéral SUD santé sociaux. On ne défend pas à travers la fonction publique un privilège des salariés mais une garantie pour la population d’un accès sans sélection économique, quel que soit l’endroit, partout et pour tous. » L’infirmier psychiatrique s’inquiète de la prise de pouvoir du secteur privé lucratif sur le secteur public. « Dans certaines régions, la gynécologie en secteur 1 n’existe plus. Il faut attendre cinq à six mois pour prendre en charge certaines pathologies à l’hôpital, contre une quinzaine de jours dans le privé : ophtalmologie, pédopsychiatrie. Plus on perd de temps, plus ça se dégrade et ça devient difficile à soigner. »

Le Syndicat des avocats de France mêlé aux manifestants

Derrière un calicot CFTC, Maritza Maurin a profité d’heures de délégation syndicales pour manifester. Surveillante pénitentiaire à l’établissement pour mineurs (EPM) de Porcheville, elle n’a pas le droit de se mettre en grève sur son temps de travail. « C’était important d’être là aujourd’hui car l’annonce de la suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique est inacceptable. Après quatorze ans, je gagne 1 700 euros net par mois et c’est compliqué quand on est mère de famille, seule, avec une fille de 18 ans en Île-de-France. Après avoir privatisé La Poste, le gouvernement s’attaque à la SNCF et bientôt à toute la fonction publique. Dans la pénitentiaire, il y a de plus en plus de partenariat public-privé, ça a des conséquences sur la qualité de la nourriture donnée aux détenus, sur la malfaçon dans l’immobilier qui entraîne des soucis dans la détention, mais aussi sur la dégradation de nos conditions de travail. »

Vers la fin du cortège, le syndicat des avocats de France s’est aussi mêlé aux manifestants. « Aux armes justiciables, joignez nos bataillons », entonnent les robes noires et jabots sur l’air de la Marseillaise. Parmi eux, la bâtonnière du Val-de-Marne, vent debout contre la réforme judiciaire et la déjudiciarisation de ce « qui est considéré comme “de petits contentieux” ». « Nous participons au service public à notre manière, explique maître Pascale Taelman, même si nous sommes des libéraux. Service de consultation, organisation du secteur “assistés”, nous sommes un pilier de l’État de droit et nous allons le quitter tranquillement si les justiciables ne peuvent plus accéder à la justice. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous participons à la convergence des mécontentements. »

Tout ne s’arrête pas à la mobilisation réussie

Claire Vincent est venue en famille, avec son père retraité. Eux aussi sont solidaires, bien qu’ils soient issus du privé. « Nous payons nos impôts pour le service public, faut pas nous l’abîmer », explique cette salariée de Groupama, déjà échaudée par les centres d’appels et autres services numérisés et robotisés que promet le gouvernement. Cette syndiquée CGT veut des êtres humains derrière les guichets et des institutions qui ne soient pas des « machines à profit » mais qui « produisent un service parce qu’il y a un besoin ».

Toutes les attentes, tous les espoirs et toutes les revendications exprimées par les 180 cortèges ne s’arrêtent pas à la mobilisation, réussie, de ce jeudi. Les salariés d’Air France entrent dans la danse dès ce vendredi. La grève en pointillé des cheminots débute le 3 avril pour trois mois. D’autres mouvements sociaux, comme celui des salariés de Carrefour, sont attendus. Les syndicats de la fonction publique se retrouvent, eux, le 27 mars, pour envisager la suite. « On fait tous face à la même logique de recul social. On a besoin de convergences face à un gouvernement qui est sur des positions dures », affirme Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics. « On partage des problématiques communes, mais la manifestation des cheminots a créé un Larsen par rapport à notre mot d’ordre », s’inquiète cependant François Hommeril, le président de la CFE-CGC. Mais si tout le monde découvre « le vrai visage de Macron et de sa logique du tout pour les premiers de cordée, il y a sûrement des convergences à bâtir avec les autres secteurs attaqués », soutient Denis Turbet-Delof, délégué général Solidaires fonction publique.
voir le document                       

Bussy-Saint-Georges : les sans-papiers de France Routage obtiennent gain de cause
Pour obtenir des papiers, les 37 travailleurs occupaient symboliquement les lieux depuis le 20 février.
Les conditions de fin de conflit sont enfin réunies sachant que pour France Routage, 36 dossiers ont été déposés en préfecture pour une régularisation par le travail », indique la CGT dans un communiqué.

Selon nos informations, les documents (déclaration de concordance d’identité et d...
voir le document                       

Le service public ferroviaire, bien commun de la nation

Le PCF appelle à soutenir et participer massivement à la journée de mobilisation organisée par les organisations syndicales le 22 mars à Paris.

Présenté comme novateur, ce pacte ferroviaire reprend les recettes archaïques des privatisations du rail ayant eu lieu dans d’autres pays européens, avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Aussi bien pour les usagers, que pour les cheminots.
Le service public ferroviaire, bien commun de la nation, qui répond à des enjeux écologiques, de mobilité et d’aménagement du territoire extrêmement importants, mérite mieux qu’une réforme à la hussarde.

Transformation de la SNCF en Société d’économie mixte, fin du statut de c...
voir le document                       

Lire toutes les Actu
INITIATIVES

voir le document
voir le document
BULLETIN INFO FEDE

Macron mobilise les médias, Mobilisons les citoyens !

La France n’est pas à vendre ! La vie n’est pas une marchandise.
voir le bulletin

DERNIERS TRACTS

SNCF
MODERNISER OUI, CASSER NON

NON AU CDG EXPRESS
Investir pour le droit à la mobilité
voir le tract

VIVRE ET VIEILLIR DANS LA DIGNITÉ ET LE RESPECT

PLAN HÔPITAL: LE PIRE EST À CRAINDRE
voir le tract

DERNIER COMMUNIQUÉ

Un autre projet de santé est possible
voir le communiqué

L'AFFICHE

voir l affiche
LE LIVRE

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e

4. L’égalité femmes-hommes maintenant !

5. Une France protectrice, solidaire et ouverte sur le monde

6. Produire autrement pour l’humain et la planète

7. À l’offensive pour changer l’Europe
voir le descriptif

Parti communiste français - Fédération de Seine-et-Marne
264 rue de la Justice - Vaux le Penil Boite Postale 118 - 77004- Melun cedex - Tél : 01.64.79.75.10 - Fax : 01.64.79.75.15 - pcf77@wanadoo.fr

Haut de page