TOUTES LES ACTU



LA SANTÉ: Notre bien commun
En présence de nos candidats PCF/Front de Gauche, Marianne Margaté (7°), Cyrille Guilbert (7°), Flora Domingues (8°), Elsa Martin (9°), Frank Mouly (10°), de la conseillière régionale PCF Sylvie Fuchs, de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, de syndicalistes et usagers du service public de santé.

Le désert médical que nous subissons est inacceptable. Les inégalités d’accès aux soins se creusent :
  • hôpital saturé, éloigné et sans moyens de transports publics,
  • départs des médecins généralistes et spécialistes non remplacés,,
  • dépassements d’honoraires…,

Un constat alarmant... L’austérité nuit gravement à notre santé !

La disparition de l’hôpital de Lagny est un gâchis de fonds publics. C’est aujourd’hui une affaire bien juteuse pour les futurs promoteurs.

Cette disparition s’est accompagnée de la fermeture ...
Lire la suite - 17-05-2017

Un constat alarmant... L’austérité nuit gravement à notre santé !

La disparition de l’hôpital de Lagny est un gâchis de fonds publics. C’est aujourd’hui une affaire bien juteuse pour les futurs promoteurs.

Cette disparition s’est accompagnée de la fermeture de cliniques et de centres de radiologie à Lagny, Thorigny, Saint-Thibault, Pontault-Combault.

En confiant les seuls actes rentables au privé, laissant le soin au public de se charger du reste, les autorités publiques condamnent à moyen terme le service public de santé.

L’hôpital de Jossigny – Marne-la-Vallée est mal desservi, les urgences sont engorgées, les services souvent à la limite de la rupture, ce qui conduit à des difficultés d’accueil et de prise en charge des patients.

Les personnes dépendantes et les enfants handicapés vivent des situations à la limite de la maltraitance faute de structures d’accueil adaptées.

La psychiatrie et la pédopsychiatrie sont abandonnées.

Le département de Seine-et-Marne est dans les derniers pour l’accueil des personnes en perte d’autonomie. Dans notre secteur, un seul EHPAD public pour 22 privés avec des tarifs de 2 500 € pour le public à plus 3 500 € par mois pour le privé. Nos anciens méritent mieux : de la dignité et un accès assuré aux établissements spécialisés pour un coût raisonné.

La prévention quasi inexistante ne permet pas de lutter efficacement contre les maladies causées par les pollutions de l’air et de l’eau.

Avec le Président Emmanuel Macron, rien à attendre de bon ! Toujours les mêmes vieilles recettes alors qu’elles ont saccagé notre système de santé et aggravé les inégalités.

Il faut mettre fin à l’austérité, à la concurrence des territoires dans l’accueil de médecins, à la casse de notre protection sociale.
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Appel de l’Association départementale des élus communistes et républicains de Seine-et-Marne - ADECR 77 - Michel Billout
Après l’élection présidentielle, appel aux élus et citoyens de Seine-et-Marne
Mesdames, Messieurs chers-es collègues,

Le soir du premier tour, bien que le candidat soutenu par les élus communistes et républicains, Jean-Luc Mélenchon, n’ait pu se qualifier pour le second tour malgré un score historique (19,6 %), nous nous sommes félicités d’avoir largement...
Lire la suite - 08-05-2017

Mesdames, Messieurs chers-es collègues,

Le soir du premier tour, bien que le candidat soutenu par les élus communistes et républicains, Jean-Luc Mélenchon, n’ait pu se qualifier pour le second tour malgré un score historique (19,6 %), nous nous sommes félicités d’avoir largement contribué à ce résultat porteur d’espoir.

Ainsi dans les communes ayant un maire membre de l’Association Nationale des Élus communistes et républicains, le score de Jean-Luc Mélenchon a été supérieur de 11 points (30, 6%) à la moyenne nationale.

Aujourd’hui, parce que nous avons pris clairement position contre l’extrême-droite et avons appelé à utiliser le bulletin Macron pour repousser le danger qui pesait sur notre République et la démocratie, nous nous réjouissons que Le Pen soit mise en échec.

Pour autant, nous n’avons pas soutenu l’élection de M. Macron à la présidence de la République tant son programme s’inscrit dans la continuité des politiques qui désespèrent les Français et conduisent beaucoup trop d’entre eux dans les bras de l’extrême-droite.

Nous combattons résolument la casse du code travail, le recours aux ordonnances, la poursuite de la baisse des dotations de l’état aux collectivités, la suppression de 120 000 fonctionnaires, les nouveaux cadeaux fiscaux aux grands groupes industriels et financiers et à leurs principaux actionnaires, l’absence d’orientations protectrices de notre planète...

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation citoyenne pour les élections législatives permettant d’envoyer à l’Assemblée nationale le plus grand nombre de femmes et d’hommes déterminés à combattre les orientations les plus néfastes portées par M. Macron et, au contraire, contribuer à l’adoption de lois permettant le progrès social et écologique.

Pour cela toute la gauche de transformation qu’ont su incarner les candidats Mélenchon et Hamon ne doit pas se voir divisée entre de multiples candidatures se disputant le droit d’utiliser telle ou telle icône. Elle ne doit pas se voir soumettre aux diktats hégémoniques d’une poignée de dirigeants voulant tout décider d’en haut. La division conduirait à une catastrophe électorale pour toutes les forces de gauche décidées à rompre avec les politiques libérales.

A défaut d’accord national entre ces forces, il faut savoir faire confiance aux citoyens qui connaissent leur territoire, se sont déjà rencontrés dans l’action et dans les luttes, pour décider, circonscription par circonscription, du choix des candidates et candidats les plus rassembleurs et capables de défendre au mieux les choix politiques que plus de 7 millions d’électeurs ont soutenus le 23 avril dernier.

En conséquence, les élus communistes et républicains de Seine-et-Marne s’engagent à tout faire, jusqu’au dernier moment, pour contribuer au rassemblement le plus efficace et appellent tous les citoyens de gauche à se faire entendre eux aussi pour pouvoir être représentés à l’Assemblée nationale par des députés-ées qui sauront s’opposer fermement aux nouvelles dérives ultra-libérales promises par M. Macron.
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Résultats du département au 2nd tour


En additionnant les voix du premier tour portées sur LePen et Dupont-Aignan, la candidate du FN progresse d’un peu plus de 10.000 voix entre les deux tours.
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Ce soir, la candidate du Front national n’est pas élue. C’est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.
  Nous, communistes, sommes fiers d’avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu’elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n’en voulons à aucun prix, ni aujourd’hui, ni demain.

  Mais ce soir, notre coeur n’est pas à la fêt...
Lire la suite - 07-05-2017

  Nous, communistes, sommes fiers d’avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu’elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n’en voulons à aucun prix, ni aujourd’hui, ni demain.

  Mais ce soir, notre coeur n’est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l’égalité. Marine Le Pen, avec … % , obtient x millions de voix supplémentaires par rapport au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C’est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l’extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d’un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.  

Ces choix politiques de progrès, ce n’est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d’abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l’ordre du jour, c’est la construction d’une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d’une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.    

  A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême-droite.

  C’est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.  

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l’Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d’extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.  

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l’attente et à l’espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.  

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s’ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n’est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n’est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.  

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d’élu-e local-e. Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.  

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l’extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d’aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.  

Concrétisons ainsi la promesse d’une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.
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Face au danger que représenterait l'élection de Marine Le Pen à la tête de notre pays, conscients des immenses batailles qui sont à venir, nous appelons à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen
Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine-et-Marne
Au soir du 1er tour de l'élection présidentielle, le candidat soutenu par le parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon obtient près de 20% des suffrages soit près de 6,9 millions de votes à l'échelon national et plus de 140 000 en ce qui concerne la Seine et Marne .

Ces résultats vie...
Lire la suite - 05-05-2017

Au soir du 1er tour de l'élection présidentielle, le candidat soutenu par le parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon obtient près de 20% des suffrages soit près de 6,9 millions de votes à l'échelon national et plus de 140 000 en ce qui concerne la Seine et Marne .

Ces résultats viennent clore une campagne de terrain originale et moderne, dans laquelle les militants de France Insoumise, du Parti Communiste, d'Ensemble ont porté les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité les déclinant autour de grands projets sociaux et environnementaux audacieux, porteurs d'espoirs pour les générations futures. Il faudra désormais compter avec ces millions de femmes et d'hommes qui se sont emparés de ce projet de société et ont créé la formidable dynamique que l'on connaît.

La gauche n'étant malheureusement plus présente au second tour de l'élection présidentielle, celui-ci opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales et austéritaires dont notre pays souffre depuis 40 ans.

Face au danger que représenterait l'élection de Marine Le Pen à la tête de notre pays, conscients des immenses batailles qui sont à venir, nous appelons à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix.

Les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Rien n'est encore joué. Forts du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons faire élire une majorité de députés porteurs d'une politique de changement authentique, de la 6ème république, de la transition écologique et d'un autre partage des richesses, des députés mobilisés contre les appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

Dès à présent, nous appelons toutes celles et ceux qui se sont engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, avec les équipes de la France insoumise, du Parti Communiste, du Front de gauche, et toutes les forces qui sont prêtes à construire cette majorité nouvelle, à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin.

Fait à Vaux le Pénil le 25 Avril 2017

Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine-et-Marne
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Pierre Laurent - conférence de presse - 25 avril 2017

Appel de Pierre Laurent aux forces de gauche: Ne perdons plus de temps

"...dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%)"
Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j’étais ce matin à l’hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l’exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses p...
Lire la suite - 25-04-2017

Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j’étais ce matin à l’hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l’exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses proches, ses collègues et aux forces de l’ordre, mes sincères condoléances et toute la solidarité des communistes français.

En opposant la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron, le second tour de l’élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d’une espérance de gauche nouvelle. Celle-ci est porteuse d’un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%).

Aujourd’hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale.

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d’Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l’extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé, est net et sans détour. Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président dans les mains de la candidate de l’extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d’égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger. Nous prenons toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté.

Nous n’avons pas voulu la configuration du second tour, mais comment l’ignorer ? Notre choix n’est en aucun cas un soutien à la politique d’Emmanuel Macron : nous l’avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l’Assemblée nationale, dans les urnes. Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l’argent.

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d’ailleurs irresponsable de la part d’Emmanuel Macron, face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C’est dans cet esprit que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales.

  Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril.

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c’est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !, forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l’Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires. A l’expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Ils ont préservé une gauche debout. Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d’extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions. Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d’ici le 11 juin, d’autres conquêtes sont possibles.

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d’être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille. C’est l’appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s’en saisir.

Le temps presse.

Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l’extrême-droite, la droite ou les libéraux d’Emmanuel Macron. Nous n’avons pas le droit de prendre ce risque.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s’avérerait mortelle. C’est la proposition que l’exécutif national du PCF fera demain au Conseil national.

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon et qui auront à travailler ensemble demain peuvent être représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n’ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c’est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde. Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.  

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français
Paris le 25 avril 2017
Seul le prononcé fait foi
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Ensemble, construisons une majorité de progrès pour la France
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Ensemble , POUR UNE MAJORITÉ DE PROGRÈS À GAUCHE
Par le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidat-e-s soutenu-e-s par le Parti communistes français et le Front de gauche aux élections législatives, vous ferez le choix d’une France solidaire, juste, démocratique et pacifiste. Vous contribuerez à construi...
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Pierre Laurent, l’invité de Laurence Ferrari
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L’abstention sera l’enjeu des prochaines élections présidentielles. David Allaert, responsable du parti communiste du pays de Fontainebleau, s’adresse aux électeurs ...
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PAYS DE FONTAINEBLEAU, le collectif de défense de l'hôpital public alerte les populations...
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Le 29 mars 2017, Michel Billout, maire de Nangis – sénateur communiste de Seine-et-Marne a reçu la citoyenneté d’honneur palestinienne comme deux autres élus du Parti communiste français
« Nos actes doivent suivre nos mots », concluaient 154 parlementaires dans un appel au Président de la République pour la reconnaissance par la France de l’État Palestinien. Parmi ces signataires Michel Billout, maire de Nangis – sénateur de Seine-et- Marne, et Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire – sénateur de l’Oise, appliquent ce mot d’ordre depuis de nombreuses années à travers, notamment, leur soutien aux actions de jumelages entre collectivités françaises et camps de réfugiés palestiniens.
Du 15 au 19 novembre 2016 ils se sont rendus une nouvelle fois en Palestine, accompagnant une délégation de l’AJPF (association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises) composée d’une quarantaine d’élus dont Françoise Baud, maire de Vale...
Lire la suite - 29-03-2017

Du 15 au 19 novembre 2016 ils se sont rendus une nouvelle fois en Palestine, accompagnant une délégation de l’AJPF (association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises) composée d’une quarantaine d’élus dont Françoise Baud, maire de Valenton.

À cette occasion, Monsieur Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité Palestinienne, a souhaité octroyer à Françoise Baud, Michel Billout et Jean-Pierre Bosino la citoyenneté d’honneur palestinienne en reconnaissance de leurs actions aux côtés du peuple palestinien et pour les droits des réfugiés. Leurs passeports palestiniens leur ont été remis officiellement à la Mission de Palestine en France ce mercredi matin. Ce moment solennel se poursuivra au Sénat en fin de journée, en présence de Son Excellence Salam El Herfi, Ambassadeur de Palestine en France, de Patrick Le Hyaric député européen, Président de l’AJPF et Éliane Assassi, présidente du Groupe communiste, républicain et citoyen du Sénat.

Pour les élu-e-s communistes, entretenir l’amitié entre les peuples français et palestinien et participer à rendre plus populaire la cause des palestiniens en France sont des engagements fondateurs. C’est pourquoi, alors que le Président de la République renvoie une novelle fois à plus tard la reconnaissance par la France de l’État Palestinien, ils ont souhaité honorer ces trois élu-e-s investi-e-s depuis de nombreuses années dans la solidarité avec le peuple palestinien.
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La clause Molière illégale : une défaite politique pour Pécresse et Cie
Avec l’ensemble des groupes de la gauche francilienne, le Front de gauche a saisi le Préfet de Région d’Île-de-France au sujet de la clause Molière. Présentée par Pécresse, nous l’avions combattu en conseil régional la dénonçant comme illégale, xénophobe et discriminante. Dans sa réponse du jour, le préfet vient de nous donner raison.
Céline Malaisé, présidente de groupe, déclare : « Le Front de gauche est satisfait de cette réponse préfectorale. C’est un camouflet juridique pour Pécresse et Cie. C’est une défaite politique pour cette droite qui avec cette clause « Tartuffe » souhaitait gagner des voix à l’extrême-...
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Arjo Crèvecoeur vivra
Notre fédération, par la voie de notre secrétaire départementale, Sylvie Fuchs, et celle de notre responsable à la commission entreprises, Alain Janvier et Vincent Benoist pour l’exécutif, est venue soutenir les salariés et le syndicat CGT pour le maintien de l’emploi dans l’entreprise Arjowiggings Security Crèvecoeur de Jouy-sur-Morin.

Depuis des années, les cessions-acquisitions de la finance mettent en péril un outil industriel stratégique lié à la production de papier sécurisé et de la monnaie. Ce sont, de fait, 285 emplois directs et 800 indirects qui sont menacés. C’est toute une économie locale, des familles, des commer...
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La lettre d’information du groupe Front de gauche du Conseil régional d’Île-de-France
  • Clause Molière, ou clause Tartuffe ?
  • Investissements dans les lycées : une opération d’enfumage ?
  • Economie : protégeons mieux nos PME et les salariés, par Vanessa GHIATI
  • Laïcité : Pécresse joue avec le feu par électoralisme, par Céline MALAISÉ
  • Alimentation Bio : Pécresse piétine la démocratie et méprise la santé des Francilien.ne.s, par Jean-Michel RUIZ
  • De nouveaux coups sur les agents régionaux, par Michel JALLAMION
  • Culture : organismes associés en danger ! par Clémentine AUTAIN
  • Expo 2025 : la Région doit être une actrice exigeante, par Vanessa GHIATI
  • Pécresse, la candidate de la voiture par Fabien Guillaud-Bataille
  • Pour développer les espaces verts, sauvons l’AEV, par Didier MIGNOT
  • Sport/Loisirs : l’accès pour tou.te.s plutôt que l’élitisme, par Lamine CAMARA
à lire les interventions dans lea lettre d’information...
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Déchets du Grand Paris :
la Seine-et-Marne ne doit pas devenir la poubelle de l’Île-de-France !
communiqué du groupe Front de Gauche d’Ile-de-France - Sylvie Fuchs
Alors que les chantiers du Grand Paris vont générer 43 millions de tonnes de déchets supplémentaires, notre groupe est inquiet de la gestion de leur enfouissement. A l’heure actuelle, 80% des opérations sont en effet réalisées dans le département de Seine-et-Marne.

Avec le PREDEC (Plan r...
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Marianne Margaté - Votre députée
Les prochaines élections présidentielles et législatives vous donneront l’occasion de transformer votre colère et vos déceptions en un vote d’espoir et d’avenir.
...
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grève à la cooper depuis jeudi à l’appel de la CGT et soutenue par la CFDT
Au centre des revendications: une augmentation des salaires en réaction aux 28 € brut proposés, une amélioration des conditions de travail pour répondre aux maladies professionnelles en progression telles que les troubles musculo-squelettiques.
Les dividendes versés aux actionnaires augmentent, à hauteur de 25 millions d’euros, il y a, donc, de quoi répondre aux attentes des salariés à tous les niveaux.

LE PCF DÉNONCE LA LOGIQUE LIBÉRALE DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

La capitalisation boursière est en pl...
Lire la suite - 09-03-2017

Les dividendes versés aux actionnaires augmentent, à hauteur de 25 millions d’euros, il y a, donc, de quoi répondre aux attentes des salariés à tous les niveaux.

LE PCF DÉNONCE LA LOGIQUE LIBÉRALE DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

La capitalisation boursière est en pleine expansion, avec une rentabilité incontestable : ces sociétés pharmaceutiques sont des vedettes de la Bourse. La mondialisation de ce secteur est très avancée, les entreprises sont très souvent multinationales, leur marché dépasse les frontières ; on ne distingue plus vraiment les sociétés nationales françaises des sociétés multinationales.

On peut porter la critique sur plusieurs points incontestables : Sur le plan éthique : elle obéit aux lois de fer de la rentabilité. En conséquence elle protège ses intérêts par l’intermédiaire de ses brevets, y compris lorsque cela la conduit à refuser aux populations pauvres du tiers monde l’accès au médicament.

Sur le plan de la santé publique : elle refuse de faire de la recherche lorsque le marché n’est pas intéressant. Sur le plan scientifique : elle n’investit pas dans la recherche fondamentale parce que le retour sur investissement est aléatoire et de toute façon à long terme, bien loin des exigences immédiates de la Bourse. Or ce tarissement des sources de la connaissance porte en lui-même le blocage futur des applications et de leur développement.

Sur le plan économique : l’industrie pharmaceutique fait monter artificiellement les prix, elle retire des produits utiles mais dont les marges sont insuffisantes, elle maquille ses budgets recherche en affectant à ces budgets des dépenses qui ne relèvent pas de ce secteur, elle ferme des laboratoires de recherche, elle gaspille des ressources dans la publicité alors que l’essentiel des achats se fait sur prescription et, en principe, selon des critères rationnels, sinon scientifiques. Enfin, elle utilise abondamment les ressources publiques sans tenir compte des intérêts généraux.

Une autre politique du médicament est donc indispensable en France, en Europe et dans le monde, établie sur des bases nouvelles.

Sur le plan éthique : une industrie qui ne spécule pas sur la misère du monde mais qui s’attache à faire progresser la santé humaine. La propriété des brevets ne peut pas être opposée à la vie. L’intérêt immédiat à l’espoir. La financiarisation doit laisser la place à l’industrialisation et au développement.

Sur le plan de la santé publique : les intérêts majeurs des populations doivent être pris en compte. Les lois du marché, surtout lorsque celui-ci est solvabilisé par des fonds publics, ne peuvent alors être appliquées. Le médicament n’est pas une marchandise comme les autres.

Sur le plan scientifique : une grande politique de recherche fondamentale doit être mise en œuvre pour alimenter ensuite une recherche appliquée.

Sur le plan économique : l’emploi et la création de richesses à partager doivent être des objectifs majeurs. Une rationalisation et un contrôle de l’utilisation des fonds publics doivent être recherchés. Il faut exiger que la santé soit hors de portée de l’AGCS et de l’OMC.

PROPOSITIONS

Concrètement nous proposons que cette politique repose sur les mesures suivantes :

Créer un pôle public du médicament : L’État a su montrer par le passé qu’il était le seul capable de promouvoir des politiques industrielles de très longue portée : des investissements publics doivent être faits dans le secteur de la pharmacie, et d’abord dans la recherche que laisse tomber l’industrie privée. Un établissement public devrait être créé pour porter cette politique industrielle. Il pourrait être financé par l’État, mais aussi par des coopérations internationales avec d’autres pays d’Europe ou par des États et des organismes publics internationaux concernés. Il passerait des conventions de recherche avec les laboratoires de l’Université, de L’INSERM, du CNRS, du CEA ou de tout autre organisme compétent ; des coopérations avec le privé seraient possibles. Enfin, il pourrait mettre en place ses propres laboratoires. Le point central serait qu’il puisse être propriétaire des brevets qu’il a financés et qu’il puisse les commercialiser ou encore fabriquer les produits issus de cette recherche. Ainsi les riches-malades, aux usagers, mais aussi aux personnels chercheurs : il faut mettre « le médicament » entre les mains des citoyens pour le sortir de celles des actionnaires. C’est la rupture indispensable à opérer.

Gérer autrement les fonds publics qui alimentent l’industrie pharmaceutique par un plus grand contrôle du public.

Mettre en œuvre une nouvelle politique de coopération internationale. Politique basée sur la coopération plutôt que la concurrence. Politique basée sur la satisfaction des besoins des populations et non des actionnaires. L’Organisation mondiale de la santé doit évoluer pour devenir un régulateur en matière de brevets indispensables à la survie des populations (médicaments contre le sida, la grippe aviaire, etc.) propriétaire de ces brevets qui seraient alors classés patrimoine de l’humanité. Il faut en finir avec les rapports de domination des pays riches sur les pays pauvres, s’opposer au brevetage du vivant. L’Agence européenne du médicament devra permettre une utilisation publique des brevets. Assurer l’indépendance de la formation médicale et professionnelle continue à l’égard de l’industrie pharmaceutique en interdisant le financement direct par l’industrie pharmaceutique de ces actions de formation. Prévoir un financement public de la formation continue.

Renforcer les moyens de contrôler la publicité sur les médicaments, et assurer la transparence de l’information sur les médicaments en direction du grand public.
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"Un assassinat politique" de Fillon
Un peu de décence
"Un assassinat politique", c’est Jaurès assassiné car il condamnait la guerre.
Petit rappel pour François Fillon : "Un assassinat politique", ce sont trois femmes kurdes assassinées dans le 10ème en 2013 parce que militantes kurdes.

"Un assassinat politique", ce sont des dessinateurs assassinés pour les idées qu’ils défendaient. "Un assassinat politique", ce ...
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Hier soir s’est tenue la 42ᵉ cérémonie des César du cinéma à la salle Pleyel à Paris. À cette occasion, le film « Merci Patron » a été primé du César du Meilleur film documentaire.
Son réalisateur, François Ruffin, a profité de son temps de parole pour alerter sur les délocalisations, en évoquant notamment le sort d’une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens et en revenant sur plusieurs délocalisations de différentes entreprises au cours des 30 dernières années. « Pourqu...
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Jean Jacques Bourdin reçois le secrétaire national Du parti communiste Français
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Pour sa « dernière », Alain Bocquet fait voter son idée de « COP » fiscale
L’Assemblée nationale a adopté, ce matin, à une large majorité, la proposition de résolution des députés communistes et du Front de gauche appelant le Gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale». L’Assemblée nationale a adopté, ce matin, à une large majorité, la proposition de résolution des députés communistes et du Front de gauche appelant le Gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale».

C’est une première grande victoire dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Le PCF salue cette initiative et se félicite de cette adoption.  

A l’image de la COP environnementale, une COP fiscale permettrait de lutter efficacement contre la fraude et l’év...
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Osons la nouvelle République ! (Pierre Laurent)
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

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Lire la suite - 28-01-2017

Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd’hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci.

  Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 

une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c’est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.

Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c’est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 

Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.

La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d’une France enlisée dans la guerre d’Algérie, les forces réactionnaires l’imposèrent, elle n’a cessé de dériver vers ce qui n’est aujourd’hui qu’une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 

Avec le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l’abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 ! Aujourd’hui, le temps est venu d’une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.

85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd’hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l’affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?

***

Nous n’entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche. Mais la gauche républicaine est bien vivante. C’est elle qui a mis en échec l’an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux. Nous sommes les continuateurs des Républicains de l’An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges ! Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !

Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.

Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d’une démocratie sociale en devenir. 

Et aujourd’hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.

Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d’impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d’un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.

***

Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 

Nous voulons sortir du présidentialisme.

Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l’action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 

L’élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 

Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l’Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l’usage à répétition des ordonnances.

Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.

Nous voulons un Parlement à l’image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.

Nous accorderons le droit de vote et d’éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité. Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l’élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d’exercer un mandat et de garantir son retour à l’emploi dans une continuité de revenus et de droits.

Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.

Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l’expertise populaire.

Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d’intérim en boîte d’intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu’il devienne député.

Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu’elle devienne députée.

Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l’informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n’en peuvent plus d’une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain. Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l’intérêt général, indépendant des intérêts privés.

Le contrôle des conflits d’intérêts doit être renforcé.  Et concernant l’affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l’embauche d’un membre de sa famille comme assistant parlementaire.

Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n’est pas peuplé d’emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d’assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés. Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l’emprise de l’argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l’évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu’il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite. Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l’entreprise.

En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d’intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 

Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 

C’est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d’alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l’évasion fiscale, que nous contrôlerons l’utilisation du CICE, des dividendes et de l’argent des banques.

  C’est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l’initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.

C’est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.

Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n’est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n’avaient pas assez de pouvoirs.

La modernité, c’est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.

Non décidément, nous n’avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d’ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 

Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l’égalité. L’égalité, c’est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C’est pour que l’égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d’une nouvelle République. L’égalité c’est notre boussole, encore et toujours !

L’égalité dans les droits politiques, l’égalité dans les droits économiques, l’égalité dans les droits sociaux, l’égalité entre toutes et tous !

Notre pacte Républicain c’est l’émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l’affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».

Quand de l’autre côté de l’Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l’avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu’ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d’une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.

Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l’avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu’elle « favorise » l’égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu’elle le « garantit ».

Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.

Nous voulons une République qui dit que, où que l’on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu’importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C’est ça la VIe République que nous voulons construire !

Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l’encontre de ses intérêts, et qui repasse à l’offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l’évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.

Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l’enceinte de l’ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.

***

Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 

Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l’emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 

Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s’annoncent. 

Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l’intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.

Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d’autre. 

Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d’assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !

Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d’autres ont failli. 

Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l’hémicycle où s’écrivent et se votent les lois !

***

Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 

Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j’en ai retenu deux vers :

« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu’à fissurer le socle ». 

Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

  Vive la VIe République,
Vive la Sociale,
Vive la France. 
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Le maire, Jean-Jacques JEGO (PCF)de Quincy-Voisins, son conseil municipal et les 1676 signataires de la pétition ont réussi à sauver leur bureau de Poste.
Après une ultime discussion entre la Municipalité et les dirigeants de la poste, ces derniers ont confirmé à Monsieur le Maire le maintien du bureau de la poste de QUINCY-VOISINS.

Courrier:
Aucun changement : distribution par les agents de la ...
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En 2017, abrogeons la loi Travail

Tous devant le Sénat, le 11 janvier à 13h
par le Groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat

--> signer la pétition
Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépri...
Lire la suite - 11-01-2017

Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous ne renonçons toujours pas et nous demandons son abrogation.  Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépris d’un puissant et long mouvement social soutenu par une majorité de nos concitoyens et contre lequel le gouvernement n’a pas hésité à déployer des forces policières hors-norme, recourant parfois à une répression d’une rare brutalité.  Mesure phare, l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle instaure constitue un recul social sans précédent. Avec elle, le Code du travail et les garanties collectives chèrement acquises volent en éclats. Les salariés se voient imposer la loi patronale dans chaque entreprise. Les licenciements sont facilités, les heures supplémentaires peuvent être moins payées, la médecine du travail est encore affaiblie, les syndicats contournés.  Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef. Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes ayant pour seul objectif d’augmenter les profits des actionnaires.  De multiples initiatives sont d’ores et déjà prises pour la combattre, comme au Sénat où une proposition de loi d’abrogation a été déposée par le groupe CRC et discutée le 11 janvier.  Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du XIX e siècle. Alors oui, en 2017, la #LoiTravailçaSuffit, obtenons l’abrogation d’une réforme de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales.
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Discours de présentation des vœux de Pierre Laurent
Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur,...
Lire la suite - 09-01-2017

Mesdames et messieurs,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
chers amis, chers camarades,


  « L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.
En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire en commun, de ce que nous allons être capables de construire ensemble.
Vous êtes très nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche de notre pays, ambassadeurs de pays amis, vous êtes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont vos combats qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont vos combats qui portent l’espoir pour 2017.
Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

  Pour que la solidarité, l’entraide et l’amour l’emportent sur la haine, pour que l’appétit de profit cède devant l’humain d’abord, nous continuerons d’agir et d’agir encore. Les mots du poète Paul Éluard nous inspirent toujours. Oui, nous voulons la terre « bleue comme une orange ». Et nous ne renoncerons pas à nos rêves…
Et à propos de rêve un peu fou, permettez-moi de donner un grand coup de chapeau au communiste le plus médiatisé de France en cette nouvelle année, un tout jeune centenaire de 105 ans, notre camarade Robert Marchand, membre du Parti depuis 1936 et qui vient de battre un fameux record cycliste de l’heure ! Comme quoi, en cette année de centenaire de la Révolution d’Octobre, le communisme peut encore faire pédaler la jeunesse du monde ! Je t’embrasse Robert et merci pour ta belle leçon d’optimisme.

  Notre leçon d’optimisme pour 2017, vous l’avez entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».
C’est avec ce livre, qui rassemble nos propositions et dessine notre programme de gouvernement, que nous vous souhaitons une année pleine d’espoirs, et que nous entrons en campagne.
Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d’un duel déjà annoncé entre la droite et l’extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.
Propositions réalistes et précises à l’appui, « La France en commun » propose à notre peuple un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple.

  La grande lessiveuse du système marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne, ils tiennent déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’Économie du second, et Marine Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change pour que rien ne change… La machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange.
Mais j’en suis convaincu, notre pays vaut mieux que cela. J’ai parcouru la France depuis deux ans, la vérité du pays c’est qu’une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle, une issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et par l’instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien.
C’est cette ambition nouvelle que nous souhaitons porter jusqu’à lui ouvrir les portes d’une majorité politique.
Seul un nouveau choix de société nous sortira de l’ornière.
Oui, il y a urgence à redessiner l’avenir et à tracer ensemble une nouvelle ligne d’horizon pour notre pays.

  La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.
Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville (dont je salue la présence du maire Michel Lebouc), de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C’est l’humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d’une seule vie humaine
Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !
La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix », qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et le Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s’engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, et la reconstruction démocratique de ces États.
Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l’ambition d’un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde. Cette lutte pour la paix et la démocratie, vous avez sûrement remarqué qu’elle s’affiche aujourd’hui sur les murs de notre siège, l’espace Oscar Niemeyer. Je voudrais saluer la magnifique exposition, réalisée par l’association France-Kurdistan, de 200 œuvres données par 85 artistes en solidarité avec le peuple kurde, et tous les journalistes, artistes, intellectuels, juristes, enseignants, élus, emprisonnés injustement en Turquie.
Je saisis l’occasion, en hommage à toutes les forces progressistes et démocratiques qui luttent dans le monde contre les obscurantismes et les dictatures, pour adresser nommément à Selahattin Demirtas, co-président du HDP, emprisonné illégalement depuis le 4 novembre le salut fidèle et fraternel des communistes français.

  La preuve vient d’être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.
Et face à l’impunité que s’arroge depuis tant d’années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l’engagement de faire de cette année qui marque le 50e anniversaire du début de la colonisation et de l’occupation israélienne, l’année du combat pour l’arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.

  Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».
Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.

  Je veux saluer les forces citoyennes et associatives, les élus qui unissent en ce moment leurs énergies pour accueillir dignement les migrants, désamorcer les peurs et les mensonges honteusement entretenus par ceux qui cherchent à en faire leur marchandise électorale, dénoncer les surenchères et les préjugés racistes, xénophobes et islamophobes.
Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, ces citoyens injustement poursuivis pour avoir assisté des réfugiés en détresse dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, sont l’honneur de notre pays. Ce sont eux qui montrent à nos dirigeants la voie de la raison et du respect des droits fondamentaux.
Nous voulons la France à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, agissante pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.

  Nous voulons une France à l’offensive pour une gestion responsable et équitable des biens communs de l’humanité, pour un développement social et écologique, protecteur des droits humains et de la planète, pour l’application et l’amplification des accords de la COP 21.
Nous voulons une France à l’offensive pour changer l’Europe, la sortir de l’austérité et la mobiliser pour l’éradication du chômage et de la précarité. Une France mobilisée pour rejeter les traités CETA, TISA et TAFTA, une France active pour faire au plus vite de l’Europe un espace libéré de l’emprise de l’OTAN, exempt d’armes nucléaires et de destruction massive.
Oui, la voie de la paix est à notre portée et le France peut jouer un grand rôle.
Notre peuple a peur, sans doute plus qu’hier de ce monde incertain et violent, mais il n’a pas basculé. Nous ne sommes pas condamnés à assister impuissants au mano à mano entre Fillon et Le Pen, pour arbitrer qui construira les grillages les plus hauts. Nous pouvons, avec notre peuple, avancer vers un monde et une Europe solidaire de peuples libres, souverains et associés.
À cet égard, la décision prise par le 5e congrès du Parti de la gauche européenne, désormais présidé par mon camarade de Die Linke Gregor Gysi, et dont je reste l’un des vice-présidents, d’initier un forum annuel permanent de toutes les forces progressistes européennes est d’une très grande importance. Le PCF s’y investira pleinement et a proposé que la France accueille la première édition de ce forum européenne en novembre 2017 à Marseille.

  La France en commun » que nous voulons est aussi celle qui mènera résolument, courageusement, l’action contre la finance.
Libérons notre pays de la drogue de l’argent, désintoxiquons notre pays de la rentabilité financière à outrance, mettons un terme aux diktats des Junkies de la Bourse, et réorientons l’argent disponible vers la production et la répartition des richesses. Et pour cela il faudra plus qu’une bonne phrase dans un discours. On ne s’attaque pas à la finance à coups de punch lines mais à grands coups de décisions politiques.
Nous reprendrons donc le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d’un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.
Nous cesserons de racketter les petits comptes. Nous changerons l’orientation du crédit et de l’épargne, au service des projets créateurs d’emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l’activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.
Nous mènerons une lutte sans merci contre l’optimisation et l’évasion fiscale.
Nous avons nos experts, les frères Bocquet. Leur livre Sans domicile fisc est un succès et leur tour de France réunit des milliers de citoyens passionnés. Ce combat prend de l’ampleur comme le montre de premiers succès pour protéger les lanceurs d’alerte ou encore la mobilisation citoyenne autour du procès de Dax, dont le procès a lieu aujourd’hui.
Je serai prochainement aux côtés d’Alain et Éric Bocquet à Antibes, où nous braquerons le projecteur sur les évadés fiscaux dont les yachts baignent tranquillement les eaux de ce qu’on appelle là-bas « le quai des milliardaires » ! Nous braquerons le projecteur car les exilés fiscaux, c’est comme les vampires, ça n’aime pas la lumière.
Nous proposerons l’organisation d’une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.
Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l’enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d’exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises. Et il y aura alors assez d’argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.

  Donald Trump est paraît-il le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. Marine Le Pen n’en finit pas de s’extasier. Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher !
Donald Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines comme Ford une baisse de 35 % à 15 % du taux de l’impôt sur les sociétés. Cet argent, les ouvriers américains n’en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leur nouvel allié dans l’administration Trump, le PDG multimilliardaire d’Exxon, Rex Tillerson. Voilà le modèle de Marine Le Pen qui vient d’ailleurs de dévoiler son programme dans le Parisien hier. Sur la Sécurité sociale, qu’elle prétend défendre face à François Fillon, pas un mot sur la nécessaire contribution des revenus financiers, sur le relèvement indispensable des cotisations patronales. Ses cibles uniques s’appellent, je cite, « suppression de l’Aide médicale d’État, délai de carence pour les travailleurs étrangers avant de pouvoir bénéficier de protection sociale et d’accès à l’école gratuite, suppression du tiers payant généralisé, lutte contre la fraude sociale », pas celle des patrons évidemment.
Marine Le Pen cultive sa haine des pauvres. Chômeurs, allocataires du RSA, tous des assistés ! Au peuple, aux précaires, aux couches moyennes fragilisées de la société qui craignent de tout perdre, elle désigne un ennemi de proximité, un ennemi plus faible qu’eux, le réfugié, l’assisté. Voilà la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répand haine et division, la finance et les gros actionnaires prospèrent.
Nous publierons au mois de février un livre argumentaire destiné à démonter une à une les impostures de la droite et du FN, pour aider à faire tomber les masques qui doivent tomber !
Lutter réellement contre la finance, c’est au contraire réorganiser le transfert des richesses vers le travail, vers les salaires.
Nous briserons le tabou sur les salaires et organiserons une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications pour tous, visant le SMIC à 1700 euros net au terme du quinquennat, la revalorisation des grilles dans le privé et le dégel du point d’indice pour les fonctionnaires.
En rejetant la loi travail, et avant elle la loi Macron, la jeunesse de France a dit clairement qu’elle refusait la précarité à vie promise par cette loi. Ubérisée à perpétuité ? La jeunesse a dit qu’elle « valait mieux que cela ». Et elle a mille fois raison. Un an après, les jeunes communistes et leurs partenaires sauront se faire entendre dans la campagne. Et je serai à leurs côtés.
Un conseil au passage aux auteurs de ces lois, Messieurs Valls et Macron. Perdez l’habitude de prendre les Français pour des imbéciles. Monsieur Macron, vous ne galvauderez pas longtemps le beau mot de « progressistes ». La communication c’est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c’est que c’est loupé, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arnaque Uber et celle des bus Macron commencent vraiment à être visibles.
Quant à vous Monsieur Valls, votre numéro d’équilibriste frôle déjà la chute. Alors, comme cela, on vous aurait imposé le 49-3 ! À l’insu de votre plein gré en quelque sorte….
Mais attention, monsieur le candidat, la nouvelle année n’y fera rien. Les Français ne sont pas des poissons rouges avec une capacité de mémoire de 3 secondes !

  Paix, lutte contre la finance, et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « la France en commun ».
Le temps est venu d’une nouvelle page de l’histoire sociale, d’un nouvel âge de la Sécurité sociale, d’une nouvelle industrialisation de notre pays qui relèvent la France, qui rendent à chacune et chacun, et à nous tous collectivement, à nos enfants, l’espoir du progrès et d’une vie meilleure.
C’est d’abord l’époque de révolution du travail que nous vivons qui nous y invite. Le modèle capitaliste ultralibéral a fait son temps et il est partout en crise, rejeté.
J’entendais la semaine dernière François Fillon s’exprimer sur cette question. « Comment célébrer un modèle social français quand il y a 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres ? » demandait-il en substance. Mais François Fillon qui se prétend gaulliste n’a rien compris à ce qui s’est passé à la Libération. Qu’il aille voir le film « La Sociale » qui raconte la fondation de la Sécurité sociale. C’est à une audace de même ampleur que nous sommes aujourd’hui appelés si nous voulons sortir le pays de la régression sociale.
La loi El Khomri n’est pas seulement un désastre social, c’est une loi anachronique. Nous l’abrogerons pour mettre en chantier une véritable loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation.

  Mercredi, le 11 janvier, au Sénat, la proposition de loi d’abrogation que nous mettrons en discussion dans notre niche parlementaire sera une nouvelle fenêtre pour porter ce débat.
Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l’emploi tout au long de la vie, c’est indispensable aujourd’hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.
Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.
Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle. Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l’économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie.
Notre projet de progrès social, c’est celui d’un développement des services publics, pour leur maillage de tout le territoire, pour leur gestion démocratique, contre l’austérité qui les corsète, pour y développer l’investissement et y recruter des personnels sous statut.
Notre projet, c’est de donner une nouvelle jeunesse à la Sécu pour généraliser la prise en charge à 100%, pour un droit à la retraite à taux plein à 60 ans, la prise en charge de l’autonomie, un renforcement de la médecine du travail et la prévention des maladies et accidents, pour une réforme du financement, une démocratisation de sa gestion.

  Cette ambition de progrès social passe aujourd’hui par une grande cause qui doit être entendue de tous, débattue par tous : la lutte contre la grande pauvreté. Il ne s’agit plus d’un problème des autres. Il s’agit du visage le plus insupportable de cette société en crise.
Vendredi, j’ai rencontré les grandes organisations qui luttent contre la pauvreté. J’ai entendu leur appel.
C’est un débat politique qu’il faut désormais ouvrir, pour de nouveaux choix de société.
Combien de millions de personnes allons-nous sortir de la pauvreté en cinq ans quand un million sont venus grossir leur rang en dix ans ? Voilà la question à laquelle nous devons répondre.
Près de 9 millions de nos concitoyens, 15 % de la population française sont concernés.
Nous déciderons de plans d’action dans la durée, agissant sur tous les fronts concernés. Interdiction des expulsions locatives, des coupures d’énergie et d’eau, refus des privations de cantines scolaires, suppressions de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d’hébergement d’urgence, soutien à l’insertion dans l’emploi, égalité salariale femmes-hommes, élargissement de l’accès aux soins…
Une nouvelle majorité devrait convoquer, dès l’été 2017, une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, des personnes en situation de pauvreté, des salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

  Cette France à laquelle nous voulons redonner l’espoir, cette « France en commun », ce sera une nouvelle République.
Une République qui remette en son cœur les principes fondamentaux d’égalité, de promotion des droits des citoyens dans la cité comme sur le lieu de travail, d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de lutte sans merci contre les discriminations, toutes les discriminations racistes, sexistes, territoriales, de diffusion des responsabilités dans toute la société contre la confiscation des pouvoirs par quelques-uns .
Ces principes sont aujourd’hui vidés de leur sens par un régime de plus en plus autoritaire, confiscatoire, opaque, technocratique. La présidentialisation de notre vie politique, pourtant à l’origine du discrédit grandissant de la politique, est poussée à l’extrême.
Je le dis avec gravité : la manière dont s’engage le débat public pour l’élection présidentielle de 2017, la subordination totale, pour ne pas dire l’évacuation totale des enjeux des élections législatives, posent un très grave problème démocratique. Élire des députés serait devenu mineur. C’est le triomphe de la monarchie présidentialiste et de toutes ses dérives.
Seuls contre tous s’il le faut, nous mènerons à égalité d’importance élection présidentielle et élections législatives. Et nous assurons les citoyens d’une chose : les candidats que nous présentons dans chaque circonscription ne seront demain les godillots de personne, mais des députés libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens.
Nous voulons une République qui permette aux citoyens d’intervenir, en leur donnant pouvoir d’initiative législative, référendaire et pétitionnaire.
Nous voulons une République où le Parlement retrouve la primauté dans l’élaboration et le vote des lois, en supprimant le 49-3 et toutes les dispositions qui restreignent son pouvoir.
Nous voulons faire entrer le peuple dans un Parlement à parité. La France est faite d’ouvriers, d’employés, de salariés de toutes conditions. Et c’est pour obtenir un maximum de députés du peuple que nous voulons un Parlement élu à la proportionnelle, et un statut de l’élu qui permette à chacun d’accéder à tous les mandats de la République, en s’appuyant sur une limitation du cumul et du renouvellement des mandats dans le temps.
Nous voulons une République qui instaure de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les fonctionnaires et les usagers des services publics et pour les travailleurs sur l’organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises.
Oui, il est temps, grand temps de parler égalité, et quand le mot est prononcé, de le mettre en pratique dans chacun des actes, des choix, des politiques mises en œuvre.
Nous voulons une République libre et fraternelle, une République qui garantisse contre toute tentation rétrograde.
Face aux déchaînements de la Manif pour tous, les Français ont tenu bon. Nous ferons progresser encore la lutte contre les discriminations, contre l’homophobie. Nous voterons une loi-cadre avec de nouveaux moyens contre la violence faite aux femmes.
Nous modifierons l’article I de la Constitution pour écrire dorénavant : « la loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
Cette République, elle sera le thème de notre première grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives avec nos candidats le 28 janvier place de la République : « non à la monarchie présidentielle, oui à la démocratie citoyenne ».


  Voilà, chers amis, le projet que nous allons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.
Nous diffuserons « la France en commun » dans tout le pays les 21 et 22 janvier. Nous organiserons dans chaque circonscription des rencontres publiques pour en débattre.
Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.
C’est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.
Le rassemblement auquel je n’ai cessé d’appeler tout au long de l’année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, je sais ses forces immenses. Je les sais aussi déboussolées. Je veux leur adresser un message de confiance et de sincérité.
Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. (Aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant, sacré démon de la présidentielle, dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple.)
Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.
Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d’un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.
La page de 2017, il nous revient à tous de l’écrire.
Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l’élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. Nous ratifierons une partie d’entre eux, d’entre elles dès samedi 14 janvier, singulièrement là où se joue l’élection d’un député communiste ou du Front de gauche, c’est-à-dire tout simplement l’existence d’un groupe portant demain dans l’Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups. Là aussi, nous appelons au rassemblement. Rien, aucune division, ne doit entraver l’élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.
Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l’intérêt du rassemblement commun.
Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd’hui du côté de la primaire socialiste, je dis :
« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. »
Voilà, nous n’attendons plus, nous sommes en campagne, avec l’ambition qu’exige la période.
Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l’action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu’aux besoins et aspirations quotidiennes. C’est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l’union. 
C’est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.

  Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » comme dirait Michel Audiard, assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.
J’ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…
J’ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d’un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu’aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu’elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte. Notre parti agit pour l’intérêt du pays, l’intérêt général, parce qu’il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n’a aucune chance de se mettre au service exclusif d’une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d’une maturité, d’une honnêteté, d’une intelligence collective aujourd’hui hélas peu courante dans le monde politique.
Voici pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.
Oui, en ces premiers jours de 2017, c’est notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.
Alors, c’est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »
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Le 8 décembre, tous mobilisé-e-s pour défendre nos bureaux de poste
APPEL UNITAIRE

du collectif POSTE de la Convergence Nationale des collectifs de défense des Services Publics

La Poste, service public pour toutes et tous, partout

Nous sommes usagers, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux : nous décidons de lancer un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la poste.

-->Signer l'appel unitaire : La poste la poste service public pour toutes et tous partout

- Le gouvernement prépare un accord entre l’État, La Poste et l'Association des Maires de France sur la présence postale territoriale pour 2017. Fermetures de bureaux de poste, de réductions des horaires d’ouvertures de bureaux, de suppression de tournées de facteurs, de transfert d’activités postal...
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En finir avec l'évasion fiscale !
80 milliards d'euros sont illégalement détournés chaque année vers les paradis fiscaux et l'optimisation fiscale est devenue le sport préféré des multinationales faisant perdre des milliards d'euros aux Etats.

livre en vente à la fédération ou dans toutes les bonnes librairies
Dans leur livre les Frères Bocquet détaillent les mécanismes complexes qui sous-tendent ce véritable fléau et donnent à voir des solutions concrètes pour y faire face. C'est au pied du Ministère des finances, à Bercy, qu'ils ont choisi de faire leur conférence-dédicace parisienne, comme un symbole d...
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Financement de l’Atelier : Valérie Pécresse porte un très mauvais coup à l’ESS
Le président UDI de l’Atelier Arnaud Richard a annoncé hier le souhait de Valérie Pécresse et de son vice-président Jérôme Chartier de ne plus financer cet organisme dédié au développement de l’ESS. Ce choix unilatéral, brutal et absurde, est une très mauvaise nouvelle pour les salariés concernés et pour l’Économie sociale et solidaire en Ile-de-France. Il témoigne, ni plus ni moins, d’une volonté de l’exécutif régional de liquider l’Atelier.
Pour Vanessa Ghiati, administratrice Front de Gauche de l’Atelier : « C’est une décision inacceptable. L’Atelier a fait ses preuves, par son expertise sur l’entrepreneuriat social, sa contribution importante au développement de l’ESS en Ile-de-France et l’engagement de ses salariés, dont nous somme...
Lire la suite - 02-12-2016

Pour Vanessa Ghiati, administratrice Front de Gauche de l’Atelier : « C’est une décision inacceptable. L’Atelier a fait ses preuves, par son expertise sur l’entrepreneuriat social, sa contribution importante au développement de l’ESS en Ile-de-France et l’engagement de ses salariés, dont nous sommes solidaires. Il s’agit d’un outil partagé, co-administré par la Région, la Ville de Paris et plusieurs départements et organismes qui, avec des moyens limités dans ce contexte d’austérité imposée, sont mis au pied du mur pour pérenniser cette structure et ses emplois d’ici 2017.

La Région ne peut agir au mépris de ses partenaires en retirant arbitrairement sa contribution à l’Atelier, soit plus de la moitié de son budget. Valérie Précresse prétexte la création, en remplacement, d’une cellule ESS à la Région, mais celle-ci ne pourra pas se substituer au travail de l’Atelier. Ce dernier doit poursuivre son activité en complémentarité avec la CRESS IDF et les acteurs de l’ESS ».

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche à la Région : « Cette décision, prise avant même le vote du budget 2017, traduit bien le mépris de l’exécutif régional pour l’Économie sociale et solidaire. Alors que notre Région devrait donner une impulsion forte à l’ESS, porteuse d’innovation économique et de progrès social, il y a tout lieu d’être inquiets sur son devenir en Ile-de-France. Au-delà, nous sommes également très inquiets pour l’avenir de plusieurs organismes associés de la Région, menacés par la politique austéritaire de Valérie Pécresse. Notre groupe entend bien rester mobilisé pour s’opposer à ces choix et soutenir les salariés concernés ».
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Résultats du vote des communistes
53,6 % pour l’option 1 au niveau national, 57,3% sur le département.

--> la lettre de Pierre Laurent aux adhérents
Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l’ont fait sur la base de l’analyse des développements de la situation politique, de la ré...
Lire la suite - 27-11-2016

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l’ont fait sur la base de l’analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l’élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l’inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d’extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d’espoir.  

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d’esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.  

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre.  

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l’humain d’abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d’engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l’austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.  

Sur le choix présidentiel, 53, 60 % des exprimés ont voté pour l’option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français, et 46,40 % ont voté pour l’option 2. Le comité exécutif national appelle donc l’ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.  

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu’aient été leurs choix, l’unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu’il a exprimés.  

C’est dans cet état d’esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l’ensemble du comité exécutif national, s’engageront au service du choix démocratiquement effectué.  

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d’une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’oeuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible ».  

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives.  

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.  

Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l’organisation du vote qui s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd’hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.
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NON À LA DÉCHARGE !
La qualité de vie en Seine-et-Marne bradée par le Conseil Départemental à Villenoy et Isles-les-Villenoy.

RÉUNION PUBLIQUE Mercredi 16 novembre à 20h Salle de la Convivialité - place de la Mairie à Chauconin-Neufmontiers.
Avec : Marianne Margate, Conseillère départementale Front de Gauche et Michel Bachmann, Maire.

>> SIGNEZ LA PÉTITION «STOP DÉCHETS DANGEREUX VILLENOY» SUR CHANGE.ORG<<
En mars 2016, le Conseil Départemental avait adopté à l’unanimité une motion de soutien au Plan Régional d’Élimination des Déchets de Chantiers (PREDEC) qui instaurait un moratoire de 3 ans. Ce moratoire interdisait l’extension ou la création de sites de stockage de déchets en Se...
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Entretien de Pierre Laurent sur France Inter après le vote indicatif de la conférence nationale du samedi 5 novembre
cliquer pour écouter

Les adhérents voteront du 24 au 26 novembre sur l'aprobation de la résolution et les 2 options. Leur choix sera souverain et engagera le parti dans la campagne présidentielle.

La conférence nationale a adopté à une très forte majorité (94,29%) la résolution "uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne".
Lire la résolution

La conférence nationale du Parti Communiste Français a voté à 55,69% pour l'option 2 dont l'intitulé est le suivant :
Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre de démarche de ras...
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Au cours de ces derniers mois, sous diverses formes, les militants et militantes du PCF sont allés à la rencontre du peuple pour entendre ses préoccupations, ses attentes, ses idées et ses espoirs.
Des milliers de personnes, dont la parole est trop souvent confisquée, se sont exprimées en toute liberté et ont rempli un questionnaire initié par le Parti communiste français avec l’accompagnement de l’Institut Via Voice.. Il en résulte une enquête qui révèle un visage de la France...
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Pierre Laurent face à Jean Jacques Bourdin
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Retrait de la loi El-Khomri - Campagne emploi - Zéro chômage pour une société du partage
Pierre Laurent dans la manifestation
Il y a 10 ans, le gouvernement avait finalement abrogé son Contrat Première Embauche alors que la loi avait été publiée au journal officiel. La mobilisation peut nous permettre d’arracher une victoire contre un gouvernement aux abois....
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La fête de l’Humanité, comme un air de liberté - 9, 10 et 11 septembre
La Fête de l’Humanité, c’est une des dernières fêtes sainement populaire où plein de gens différents se rencontrent. C’est un événement et un lieu unique, où l’on se bat contre le futur qu’on nous impose. Que l’on ait cinq, vingt, cinquante ans ou plus, que l’on ...
Lire la suite - 09-09-2016

La Fête de l’Humanité, c’est une des dernières fêtes sainement populaire où plein de gens différents se rencontrent. C’est un événement et un lieu unique, où l’on se bat contre le futur qu’on nous impose. Que l’on ait cinq, vingt, cinquante ans ou plus, que l’on vienne en groupe d’amis, en couple ou en famille, que l’on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d’émotions.

Les passionnés de concerts ou de débats, de gastronomie ou de rencontres, de théâtre, d’expositions, de cinéma, de cirque, de sport, de livres ou d’attractions foraines, de discussions enfiévrées dans des stands qui valorisent tout à la fois l’histoire, la culture, le tourisme, la vie de toutes les régions de France et du monde n’ont pas assez de trois jours pour tout voir.

Le goût de vivre

La fête, c’est « Le goût de vivre enfin sans mesure sans frontières », comme le chantait merveilleusement Jean Ferrat. Quels que soient les caprices de la météo, les aléas de la vie politique, ou les thèmes de sa programmation, la Fête réitère chaque année l’exploit – et ce depuis huit décennies – d’être le plus grand rassemblement populaire et culturel annuel de France. Entrer dans la Fête de l’Humanité, c’est entrer dans un espace éclatant, de liberté, de fraternité. C’est un lieu d’humanité. Un lieu d’espérance.

Culture pour tous

Chaque année, la Fête se réinvente et propose une programmation d’une grande diversité. Fête, musique et politique sont les principaux gènes de son ADN. Les invités, responsables politiques, chefs d’entreprise, acteurs du mouvement social...créent des débats hors-norme. Entre stars internationales ou jeunes talents en devenir, de la grande scène aux planches des stands, difficile de choisir ! Libre aux spectateurs de concocter une programmation sur mesure. L’un des principes fondateurs de la Fête est de rendre accessible la culture au plus grand nombre, raison pour laquelle le prix d’entrée a toujours été très attractif. Cette année, le pass 3 jours est 35 euros. Hélas, le visiteur n’a qu’une seule paire d’yeux et d’oreilles !

La Fête des gens de l’ombre

La réussite de la Fête tient beaucoup à sa préparation, dès la fin du printemps, par une forte équipe militante communiste motivée, de plus en plus élargie à des réseaux associatifs, culturels, citoyens. Ce sont ces hommes, ces femmes et ces jeunes qui, pour le journal l’Humanité et avec lui, sont en grande partie l’âme véritable de la Fête. Paysans, agriculteurs, artisans, ouvriers et employés, ingénieurs, cadres et techniciens, enseignants, personnels de santé et des services publics, artistes et créateurs de toutes les régions de France se font connaître et apprécier, font partager leur savoir-faire, le fruit de leur production et de leurs recherches.

Le reflet du monde

La Fête est toujours marquée par les événements de l’année ou de la décennie en cours, que ce soient l’évolution des mœurs et de la société, la création culturelle ou artistique contemporaine, les affrontements politiques majeurs en France comme à l’étranger. Au Parc de la Courneuve, trois jours durant, les luttes pour l’emploi et de meilleures conditions de travail, la formation, le pouvoir d’achat, les services publics, l’accès à la culture sont à l’honneur. Chaque mouvement spécifique y est relié aux enjeux des politiques nationale et internationale.

chaque fois, par une multitude de voix et de mains réunies, la foule peut aspirer à un meilleur avenir.
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nouvelle mobilisation pour rouvrir la maternité


Fin juillet, le personnel a appris tout à coup que la maternité fermerait provisoirement du 1er août au 15 septembre.
Incompréhension ! C’est le maître mot parmi la quinzaine d’employés de la polyclinique, concernant la fermeture de la maternité, depuis le 1er août. Hier, personnel et syndicat CGT se sont mobilisés pour une nouvelle manifestation sur le parking de l’établissement. « La direction nous...
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Le PCF mise sur « un chemin commun » pour 2017
Face aux multiples candidats à gauche, Pierre Laurent a enjoint ceux-ci, lors de l’université d’été de sa formation, à ne pas « brader l’ambition collective ».
«L’urgence est à construire un chemin commun. » À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors d’une allocution de rentrée, samedi, aura irrigué le week-end des communiste...
Lire la suite - 30-08-2016

«L’urgence est à construire un chemin commun. » À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors d’une allocution de rentrée, samedi, aura irrigué le week-end des communistes, qui tenaient à Angers leur université d’été. « La bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car (…) les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées », a déploré le dirigeant communiste. Au sein de la fac angevine, la multiplication des prétendants inquiète : « Beaucoup de gens nous disent leur accord pour un socle de propositions et un candidat commun, mais ils pensent que ce ne sera pas possible », relève un militant de la Vienne.

Face au décuplement des annonces issues de la gauche qui s’oppose à la politique gouvernementale, Pierre Laurent a enjoint aux candidats éventuels de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, (pour de) moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient ». Une exigence d’autant plus essentielle, selon lui, que « des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous ».

Alors, le week-end du PCF s’est voulu studieux. Outre les dizaines d’ateliers, ce sont aussi des propositions en vue des échéances de 2017 (à lire aussi sur humanite.fr) qui ont été au cœur de l’allocution de Pierre Laurent. Éducation, culture, travail, sûreté nationale, VIe République, nouveau pacte républicain, lutte contre la finance, refondation de l’Europe… autant de thèmes qui font parfois débat, à l’instar de la question européenne, mais qui figurent en bonne place dans d’autres programmes à gauche. « Il y a du commun entre nous », a martelé à ce propos le sénateur de Paris, citant notamment Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon.

Si, dans les allées du campus, les avis divergent parfois parmi les militants sur la possible issue de leur démarche de rassemblement, certains plaidant pour le candidat du Front de gauche de 2012, d’autres pour un autre candidat déclaré, et d’autres encore pour un communiste, le calendrier de rentrée du PCF a été réaffirmé ce week-end. D’abord avec l’amplification à la Fête de l’Humanité de la « consultation citoyenne » menée cet été via un questionnaire. « Il s’agit de s’attaquer au sentiment qu’ont les citoyens que les décisions se prennent sans eux », explique Pierre Dharréville, en charge de cette campagne. « On entend beaucoup que la préoccupation majeure porte sur la sécurité, mais dans nos rencontres, on nous parle de travail, de salaires, de services publics », apprécie un militant de Lyon. Après cette première étape, les communistes soumettront, en octobre, à une « votation citoyenne, les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017 », a détaillé Pierre Laurent.

Le tout avant leur conférence nationale, prévue le 5 novembre, où ils feront le choix d’un candidat. « Il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré (les) difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre, quel que soit ce choix, la voix du Parti communiste », a prévenu son secrétaire national, décidé à tout mettre en œuvre d’ici là pour « faire bouger les lignes » et permettre le rassemblement. Une ambition qui vaut aussi bien pour la présidentielle que les législatives : « Dans les circonscriptions, a insisté André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche, il faut sans attendre rassembler au maximum tous ceux qui se retrouvent dans le combat contre le libéralisme. »
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Université d’été des communistes - Angers 2016 - Les vidéos

Discours de Pierre Laurent à l’université d’été des communistes
Les interviews, les vidéos, les ateliers. Les enregistrements des ateliers seront mis en ligne sur le site de l’université d’été ( http://universite-ete.pcf.fr ) d’ici peu....
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Pierre Laurent - iTELE, le 23/08/2016
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Mitry-Mory : la vente solidaire de primeurs a porté ses fruits
le communiqué du Modef pour protéger la production française de fruits et légumes et défendre la santé des consommateurs et l’environnement face aux importations concernées par des pesticides interdits en France.

Mitry-Mory, ce jeudi matin. La grande majorité des 2 t de fruits et légumes acheminés est repartie dans les paniers des habitants. (LP/Rémy Calland.)

« Et en plus ils ont été cueillis hier ! » Ce jeudi matin, un marché de fruits et légumes éphémère a vu le jour à Mitry-Mory, face à la mairie annexe de Mitry-le-Neuf et devant La Poste à Mitry-Bourg.
Cette opération, fruit d’un partenariat entre le Parti communiste français (PCF) et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), se déroulait dans plusieurs communes d’Ile-de-France. Au total, 50 t de produits frais ont été acheminés dans la nuit de mercredi à jeudi du Lot-...
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Au café du Croissant, Jaurès est toujours d’actualité
Il y a cent deux ans, Jean Jaurès était assassiné dans ce café parisien devenu la Taverne du Croissant. Aujourd’hui, tandis que d’aucuns se gargarisent du mot "guerre", le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a puisé dans les paroles de justice et de paix de son prédécesseur po...
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Non à l’état d’urgence sécuritaire, oui à un état d’urgence populaire au service du vivre ensemble (Eliane Assassi)
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre, mes chers collègues, c’est en ce jour de célébration du 14 juillet que notre peuple a été frappé à Nice, avec haine, avec rage, avec cruauté, par un individu au profil encore mal défini aujourd’hui, islamiste radical de la dernière heure.
Ainsi, 84 personnes sont décédées, parmi lesquelles 10 enfants. Des dizaines de blessés sont très gravement atteints et certains luttent encore pour la vie. À cet instant, mes pensées vont vers toutes ces familles et leurs proches, et je veux ici saluer toutes celles et ceux – policiers, gendarmes...
Lire la suite - 21-07-2016

Ainsi, 84 personnes sont décédées, parmi lesquelles 10 enfants. Des dizaines de blessés sont très gravement atteints et certains luttent encore pour la vie. À cet instant, mes pensées vont vers toutes ces familles et leurs proches, et je veux ici saluer toutes celles et ceux – policiers, gendarmes, pompiers, secouristes, personnels hospitaliers et particuliers – qui ont su faire preuve d’un grand courage.

Cette attaque sauvage a suscité d’emblée un immense désarroi dans la population, mais aussi chez de nombreux responsables politiques. Que faire contre un assaillant isolé, sans lien évident avec une organisation terroriste, bien éloigné du profil type de l’apprenti terroriste ? C’est tout le paradoxe du débat qui nous intéresse aujourd’hui.

Face à l’émotion, à la colère, au sentiment d’impuissance, nombreux sont ceux qui, tout en qualifiant l’attentat de Nice d’imprévisible, voire de fatal, exigent dans le même temps la prolongation de l’état d’urgence, qui s’est, en l’occurrence, révélé totalement inefficace.

Aussi, dans une précipitation extrême, les députés ont adopté un texte qui ne répond en rien à la situation niçoise, pas plus qu’il ne répond au légitime besoin de sécurité exprimé par nos concitoyens.

En outre, cette précipitation ne permet pas d’aborder le point clef de la bataille contre Daech : reconstruire une région dévastée par la logique de guerre des Occidentaux. Avec l’ONU, il faut mettre fin aux stratégies déstabilisatrices et engager une logique de paix. Cessons aussi des amitiés coupables dans cette région et permettons enfin la création d’un État palestinien.

Avec mes amis du groupe CRC, je le dis clairement : il ne faut pas céder à une certaine facilité en prolongeant de six mois l’état d’urgence et en lui conférant, de fait, un caractère permanent.

Oui, le risque zéro n’existe pas, et personne n’a de baguette magique. Pour autant, il faut avoir le courage de mettre un terme à cette procédure d’exception en ouvrant le débat sur les moyens politiques, économiques et sociaux pour faire face sur le long terme à la menace, pour limiter au maximum le risque.

Le 14 juillet, quelques heures avant le drame, François Hollande déclarait : « On ne peut pas prolonger l’état d’urgence éternellement ! » Il indiquait que la loi pouvait maintenant prendre le relai. Il faudra m’expliquer, monsieur le Premier ministre, monsieur le président de la commission des lois, en quoi la tragédie de Nice, contre laquelle l’état d’urgence ne pouvait rien, justifie ce contresens essentiel : on prolonge quelque chose qui n’a rien empêché.

La droite de l’hémicycle me répondra qu’il faut durcir l’état d’urgence, enfermer tous les suspects, expulser à tour de bras, interdire les rassemblements.

M. Antoine Lefèvre. Caricature !

Mme Éliane Assassi. Elle nous traitera encore une fois, et comme d’autres, de laxistes, ce que nous ne sommes pas. Pour nous, cette surenchère n’est pas responsable. Elle ne répond en rien à la situation de Nice. Elle est d’ordre politique. Elle est motivée principalement par des positionnements préélectoraux. Nous assistons à une véritable course à l’échalote pour éviter d’être vilipendé par un Front national aux aguets, se délectant d’une situation qui favorise la montée de la haine, du racisme. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Vous avez la mémoire courte, chers collègues !

Mme Éliane Assassi. Mes chers collègues, je le répète encore une fois : on ne combat pas le Front national en allant sur son terrain, celui de la guerre et de la confrontation mortifère. On le combat en remettant la France debout,...

M. Éric Doligé. Ce n’est pas vous qui allez la mettre debout !

Mme Éliane Assassi. ... en recréant le lien social et la solidarité en redonnant de l’espérance au quotidien et pour l’avenir.

M. Bernard Vera. Très bien !

Mme Éliane Assassi. Les politiques libérales, défendues aujourd’hui comme hier, détruisent ce lien, créent de l’individualisme, de l’exclusion, alors que la riposte à ce terrorisme exige une France solidaire. Le bilan de l’état d’urgence n’est pas très favorable. Sur les milliers de perquisitions administratives des premières semaines, les procédures pour terrorisme se comptent sur les doigts de la main. L’affaire la plus sérieuse, celle d’Argenteuil, avec l’arrestation le 24 mars dernier de Reda Kriket, détenteur d’un véritable arsenal, a été menée dans le cadre de la procédure de droit commun.

L’état d’urgence, hormis l’ajout concernant les outils informatiques et les quelques concessions faites à la droite parlementaire, se distingue essentiellement du droit commun par les moyens d’interdiction de manifester et de se réunir. Ce fait est assez symbolique du danger que fait courir à l’équilibre démocratique la persistance d’un état d’exception. La démocratie doit continuer à vivre et pleinement.

Je l’ai souligné lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles le 19 novembre dernier, la victoire de Daech serait de contraindre notre pays à des reculs en matière de libertés publiques. Ne cédons pas en pérennisant l’état d’urgence : notre pays doit avoir les moyens de faire face à cette menace dans le cadre du droit commun. L’action d’un déséquilibré, vassal de la dernière heure de Daech, doit-elle ébranler l’état de droit en France ? La question mérite d’être posée. Il faut avoir le courage d’affirmer que l’éradication de la menace djihadiste, véritable fascisme des temps modernes, sera un long combat qui doit mobiliser toute la société, toutes nos institutions, le peuple tout entier.

Cette mobilisation générale exige tout d’abord des moyens. Tout le monde le sait, la police, la gendarmerie, l’armée, sont exsangues. La réduction drastique de leurs moyens par les années de présidence de M. Sarkozy les a considérablement affaiblies, comme la désorganisation du renseignement.

M. Thierry Foucaud. Exactement !

Mme Éliane Assassi. La justice doit être redressée. Quels sont aujourd’hui les moyens en suivi psychologique ? Où en est la protection judiciaire de la jeunesse ? Derrière l’affichage contre la radicalisation, l’affaiblissement de notre appareil judiciaire, pénitentiaire et policier est patent. L’école, nos collectivités et le mouvement associatif sont bien sûr aux premières loges de cette bataille. C’est un grand effort financier qui doit être engagé pour mobiliser tous ces acteurs. Le projet de loi de finances pour 2017 devrait en être la traduction.

L’état d’urgence a trouvé ses limites en matière de politique répressive. C’est maintenant un autre état d’urgence que vous devez déclencher, monsieur le Premier ministre, celui de la mise en mouvement de la société, pour repousser la division. Cet état d’urgence populaire doit s’appuyer sur une autre politique économique et budgétaire. Oui, l’argent doit être mis au service du vivre ensemble et non pas toujours et encore à celui de quelques intérêts privés.

Notre société va mal.

M. Éric Doligé. Vous avez tout compris ! (Sourires sur les travées du groupe Les Républicains.)

Mme Éliane Assassi. Nos concitoyens refusent les choix libéraux comme cette désastreuse loi Travail. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Ils aspirent à vivre en paix, à vivre en sécurité, à vivre heureux, au travail comme en famille, avec leurs amis. L’état d’urgence sécuritaire, cette surenchère souvent indécente et irresponsable, ne répond en rien à cette attente.

C’est pourquoi le groupe communiste républicain et citoyen votera unanimement contre ce projet de loi, qui ferme les portes au lieu d’ouvrir des espérances.
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Pierre Laurent : «continuer à combattre avec force la loi travail»
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Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l’Elysée
Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation.
La sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C’est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l’UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le ...
Lire la suite - 25-06-2016

La sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C’est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l’UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.

Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C’est l’Europe qui doit changer.

La délégation a clairement signifié que l’heure n’est pas à l’immobilisme mais à la refondation progressiste de l’Europe, jusqu’à l’élaboration d’un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !

Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :
  • - Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.
  • - Mesures pour sortir de l’austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d’euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l’investissement public, lutte contre l’évasion fiscale.

Pour refonder l’Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l’avenir de l’Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes. A l’issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n’avons pas le sentiment qu’ils seront à l’offensive pour changer l’Union Européenne.

L’angle mort dans l’approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.

Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric, Michel Billout, Anne Sabourin
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Les premières têtes d’affiche
The Chemical Brothers - Michel Polnareff - Ms. Lauryn Hill - The Avener - Alain Souchon et Laurent Voulzy - Lindsey Stirling - The 1975 - Danakil - Caribbean Dandee avec JoeyStarr and Nathy - Ludwig Von 88 - Rokia Traoré
Fête de l’Humanité

Trois jours de fête et de rencontres dans un espace unique, festif et convivial où la solidarité se mêle à la culture dans une ambiance exceptionnelle ! 100 concerts sur 5 scènes, des centaines de débats, 250 auteurs, des expositions, des documentaires, de ...
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Retour sur une vive altercation entre les sénateurs communistes et le gouvernement, le 19 juin, à propos de l’instrumentalisation des violences par le pouvoir et des consignes données aux forces de l’ordre.
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CDG EXPRESS : UN PROJET INCOHÉRENT


Lundi 20 juin s’est tenue au Mesnil-Amelot la réunion dans le cadre de l’enquête publique concernant le Charles de Gaulle Express.

Le CDG Express serait un train direct entre l’aéroport et la gare de l’Est.
L’exposé des membres de la Commission d’enquête n’a pas convaincu une assistance très majoritairement hostile au projet, en présence de seulement quelques Maires d’un secteur pourtant directement concerné.

Ainsi, on notait la présence de Daniel Haquin (Juilly), Joël Ma...
Lire la suite - 20-06-2016

L’exposé des membres de la Commission d’enquête n’a pas convaincu une assistance très majoritairement hostile au projet, en présence de seulement quelques Maires d’un secteur pourtant directement concerné.

Ainsi, on notait la présence de Daniel Haquin (Juilly), Joël Marion (Compans), Alain Aubry (Le Mesnil-Amelot), Charlotte Blandiot-Faride (Mitry-Mory), Hervé Touguet (Villeparisis), et celle des Conseillers départementaux Marianne Margaté et Bernard Corneille (Maire d’Othis).

Beaucoup de flou sur le financement et incompréhension du projet lui-même.

Difficile de comprendre qu’un train destiné aux hommes d’affaires et aux touristes devienne la priorité quand on sait combien sont toujours plus problématiques les déplacements des habitants du Nord-Ouest Seine-et-Marne.

Surtout que ce train empruntera les voies de la ligne K et du RER B, augmentant plus encore les difficultés déjà grandes pour ceux qui vont travailler à Paris tous les jours.

Les priorités pour les habitants du secteur, on les connait pourtant. Ce sont, très vite, de meilleures conditions de transport sur les lignes ferrées existantes, la gare du Grand Paris Express au Mesnil-Amelot, le bouclage de la Francilienne et l’amélioration de la sécurité sur la Nationale 2.

Plusieurs interventions, en particulier celles des élus présents, ont souligné l’incohérence du projet et rappelé l’avis très réservé du Président du Conseil départemental.
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forum populaire de santé et de protection sociale
Un autre projet de santé est possible
Nous invitons celles et ceux qui souhaitent mettre en œuvre une autre politique de développement sanitaire et sociale, le : Samedi 18 juin à Savigny le Temple -14h Salle de Concerts du Domaine de la Grange (dite le Hangar) entrée : Avenue du 8 mai 1945 ou Avenue des Régalles (à côté de Carré Sénart) - parking : Allée Nicolas Guiard - Savigny le Temple
Les inégalités sociales déjà criantes dans notre département vont encore s’accentuer avec la mise en place des GHT au 1er juillet 2016 (groupements hospitaliers de territoires). Il va s’agir pour l’usager d’un véritable parcours du combattant pour se soigner. Conjuguer à la déser...
Lire la suite - 18-06-2016

Les inégalités sociales déjà criantes dans notre département vont encore s’accentuer avec la mise en place des GHT au 1er juillet 2016 (groupements hospitaliers de territoires). Il va s’agir pour l’usager d’un véritable parcours du combattant pour se soigner. Conjuguer à la désertification médicale, au manque de structures dit de premiers recours (centre de santé), c’est offrir la santé à une marchandisation déjà croissante, à laquelle il faut ajouter le manque de personnel. En 2015/2016 le manque de médicaux et paramédicaux est particulièrement patent en Seine et Marne afin de pouvoir assurer correctement la qualité des soins des patients et dans de bonne conditions de travail. En 2015/2016 en Ile de France, c’est 3108 lits de médecine qui ont été supprimés. Pour 2017, il est prévu également la suppression de 22.000 postes . Si nous n’intervenons pas, la mise en place des GHT se fera. Elle se fera sans qu’aucune consultation ni démarche démocratique n’ait eu lieu avec les élus, les usagers, les personnels et les associations .... Si le projet du gouvernement voit le jour se sera le regroupement au nord du département des hôpitaux de: Jossigny, Meaux, Jouarre, Coulommiers. Au sud les hôpitaux de Montereau, Nemours, Provins, Fontainebleau, Melun (en partenariat public privé) et Brie Comte Robert. Cette opération se solderait sur un discours menssongé. Or, en vérité il va s’agir de mutualisation et de partage... par plus de suppressions d’emplois au travers de transferts d’activités et d’équipements, de destruction de services jugés non rentables, le recours au privé et d’une augmentation du reste à charge pour l’usager . C’est l’étranglement par le biais de la réduction des financements : moins 1.000.400.000 euros sur l’ambulatoire, moins 1.000.000.000 euros sur la gestion. Avec la mise en place des GHT, de Coulommiers à Nemours , de Jossigny à Montereau, de Fontainebleau à Provins ...... la colère gronde parmi les personnels sur leurs conditions de travail sans cesse dégradées et qui se répercutent sur la qualité des soins prodigués aux patients. Sur le bradage du secteur public auquel ils sont attachés. Il faut une autre politique de développement sanitaire et sociale et contester les politiques d’austérité, de réduction des financements conduisant à la régression sanitaire et sociale. Ensemble nous ne pouvons laisser faire une telle attaque contre la santé et la protection sociale. Nous pensons, qu’il faut que l’ensemble des acteurs : syndicalistes, élus, citoyens, praticiens, associations se rassemblent afin d’exprimer leur détermination à défendre et promouvoir une véritable politique de santé publique. C’est dans ce contexte et dans cette optique que nous invitons les forces syndicales, politiques, associatives, élus, citoyens, praticiens à faire entendre leur refus de la mise en place forcée des GHT, de la loi Touraine donnant les pleins pouvoirs aux ARS (Agence régionale de santé). Nous vous invitons à débattre ensemble et à co-élaborer un projet de santé pour le département, liant financement et développement des hôpitaux publics, centres de santé, de prévention en organisant un forum populaire de santé et de protection sociale qui serait le point de départ d’une construction d’un véritable territoire de santé accessible à tous.
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Rencontre / Débat

Retrait de la loi Travail !
le Front de Gauche du sud Seine et Marne (Moret, Nemours, Fontainebleau, Montereau) vous invite à une : Rencontre / Débat Le vendredi 17 juin à 20 heures Salle Cateline (rue de la Cateline) à Écuelles avec Gérard Filoche ancien inspecteur du travail
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Entretien Pierre Laurent - Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC le 16 juin 2016
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réunion publique le 15 juin à Mitry-Mory, salle Jean Vilar
La lettre de Charlotte Blandiot-Faride, Maire de Mitry-Mory

Madame, Monsieur,

Je tiens à vous alerter sur l’avancée du projet CDG Express, qui aura de lourdes conséquences pour les mitryennes et les mitryens, qu’ils soient usagers des transports en commun, riverains des voi...
Lire la suite - 15-06-2016

La lettre de Charlotte Blandiot-Faride, Maire de Mitry-Mory

Madame, Monsieur,

Je tiens à vous alerter sur l’avancée du projet CDG Express, qui aura de lourdes conséquences pour les mitryennes et les mitryens, qu’ils soient usagers des transports en commun, riverains des voies ferrées, et plus globalement pour notre ville et la pérennité de sa plaine agricole.

CDG Express est une liaison ferrée, sans arrêt de Gare de l’Est à l’aéroport de Roissy qui empruntera les voies sur lesquelles circulent aujourd’hui la ligne K, le TER Picardie, le frêt, et en cas de perturbations le RER B.

D’un coût exorbitant de 1,9 milliards €, financé par SNCF réseau et ADP, sa réalisation est prévue pour 2024. Au prix de 24 € l’aller, il s’adresse aux voyageurs d’affaires et plus globalement du transport aérien afin de leur garantir, “dans un train à haut confort et à la ponctualité assurée”, une desserte de Paris en 20 mn. Le nombre de clients estimé est de 20 000 par jour.

- TRAJET DIRECT CDG / GARE DE L’EST

- 24 EUROS L’ALLER

- AUGMENTATION DES NUISANCES SONORES ET ENVIRONNEMENTALES

- DÉGRADATION DU TRAFIC SUR LES LIGNES B ET K

- 8 TRAINS PAR HEURE DE 5H À 00H

C’est un projet inadmissible car :

- Il met en place un “train pour riches” alors que les 900 000 usagers journaliers du RER B, les 15 000 usagers de la ligne K connaissent des galères à répétition

- Il dégradera les conditions de transports car il empruntera, tous les 1/4h, les voies aujourd’hui déjà empruntées par les transports en commun quotidiens, ce qui est confirmé par différents avis officiels (ARAFER, Autorité environnementale, STIF)

- Il aggravera les nuisances des riverains par une circulation de train rapide de 5h à minuit 365 jours/an

- Il est inutile car la ligne 17 reliant Saint Denis Pleyel à Roissy, prévue pour 2024, offrira une nouvelle desserte aux clients de l’aéroport, comme à tous, salariés, étudiants… au prix du Pass Navigo

- Il ampute une nouvelle fois notre plaine agricole sur 25 hectares

Laissé en sommeil depuis plusieurs années, voilà le projet relancé au motif de la candidature de Paris aux JO 2024. Bien que favorable à cette candidature, c’est un non-sens que les investissements pour cet événement mondial se fassent au détriment des millions d’usagers des transports en commun !

C’est irresponsable ! La majorité municipale et les Mitryens se sont déjà mobilisés contre ce projet. En 2006, nous étions reçus au ministère des transports pour remettre 2 000 signatures.

Une nouvelle enquête publique s’ouvre le 8 juin. Le 10 juin et le 1er juillet, une permanence du commissaire enquêteur se tiendra à Mitry-Mory de 14h à 17h. Il faut se saisir de ce moment pour vous exprimer. Pour ceux qui ne pourront pas s’y rendre, nous mettrons à leur disposition un stand lors de la Fête de la Ville afin qu’ils laissent leur avis que nous transmettrons au commissaire enquêteur.

Le 15 juin, une grande réunion aura lieu à Mitry-Mory, salle Jean Vilar à 19h. Ce sera le moment pour présenter ce projet et mesurer son envergure désastreuse. Il ne tient qu’à vous de participer à ce mouvement pour la défense de l’intérêt général et de notre cadre de vie.

Ensemble, mobilisons-nous contre le CDG Express et pour l’amélioration des transports en commun pour tous !

Bien à vous,
Charlotte Blandiot-Faride
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1 300 000 et une marée humaine à Paris contre la loi Travail




Qui peut accuser la CGT d’être responsable de la casse à l’hôpital Necker ? Personne !

► La loi Travail qu’aucune promesse électorale n’avait annoncée, est antisociale. Depuis deux mois le peuple de France, dans la rue, sur les places,par pétition ou dans les sondages réclame son retrait. Même à l’Assemblée nationale, il n’y a pas de majorité pour la voter. Seuls, le Medef, le PS et la CFDT la soutiennent. Elle doit être retirée.

► Loin de s’essouffler, la mobilisation du 14 juin a été énorme. De toutes les régions, de toutes les professions, des dockers aux hospitaliers en passant par les artistes et les chauffeurs de taxi, plus d’un million sont venus manifester le 14 juin à Paris. Ils doivent être entendus.
Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mo...
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Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mobilisation multiforme, de nouvelles journées prévues les 23 et 28 juin, assurément la manifestation nationale n’avait rien d’une tournée d’adieu.

Un conflit social majeur

C’est un conflit social qui porte loin. Plusieurs dimensions en attestent. Une dimension européenne car les dispositions les plus nocives du projet de loi sont directement encouragées par des orientations de la Commission Européenne pour plus de précarité sur tous les marchés du travail européens. La présence de plusieurs délégations syndicales européennes à la manifestation du 14 le montre. C’est aussi un conflit à la dimension professionnelle et interprofessionnelle. A la différence des mouvements contre les réformes des retraites, ce mouvement social du printemps 2016 comporte à la fois la dimension interprofessionnelle de contestation de la loi El Khomri mais fait également des revendications de professions confrontées à des blocages de salaires, des diminutions d’effectifs, ou des fragilisations de statut. (conducteurs routiers, cheminots, artistes et techniciens du spectacle, contrôleurs aériens, …) sans entamer la détermination du mouvement global, comme l’espérait le gouvernement.

La lutte fait converger la remise en cause des politiques d’austérité. Elle a replacé la question sociale au cœur de l’actualité et oblige au débat sur une alternative de rupture avec les politiques d’austérité. Il se poursuivra sous des formes évolutives, même si le gouvernement allait au bout de son passage en force.
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37e congrès

Discours de clôture de Pierre Laurent

Documents adoptés et nouvelle direction

Projet
Le temps du commun

Echéances électorales 2017
Pour la France, un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen

Transformations du Parti
Relevé de décisions

Le Conseil national élu lors du 37e Congrès
Liste des membres du Conseil national
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Intervention de Pierre Laurent lors du débat général sur les échéances électorales de 2017 samedi 4 juin 2016...
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Soutien aux sinistrés des inondations
Le groupe Front de gauche d’Ile-de-France tient à saluer l’ensemble des agents des services publics pleinement mobilisés pour porter secours et aide aux populations franciliennes touchées ces derniers jours par les violentes inondations. Nous savons que, comme à chaque événement tragique que notre Région a pu connaître, les Francilien-ne-s peuvent compter sur leur engagement et sur la solidarité entre habitant-e-s.
Notre groupe apporte tout son soutien aux victimes, sinistrés ainsi qu’à à leurs proches. Nous déplorons que Madame Pécresse, plutôt que de mobiliser des moyens humains et financiers à la hauteur de la catastrophe, ne trouve rien de mieux que rappeler à l’ordre les cheminots actuellement mobilisé...
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Communiqué de presse de la fédération

Les communistes de Seine-et-Marne se sont fixés 4 grands axes de travail: les transports en commun, la protection sociale, l’éducation et l’emploi
Les communistes de Seine et Marne étaient en congrès départemental ce week-end à Vaux le Pénil.


A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2...
Lire la suite - 01-06-2016



A cette occasion, Sylvie Fuchs, conseillère régionale d’île de France a été élue secrétaire départementale de la fédération du Parti Communiste Français de Seine et Marne.

Lors des débats, si des questions nationales telles que l’opposition à la loi El Khomri, les échéances de 2017 ont été abordées, les délégués ont également travaillé sur des priorités départementales.

Ils se sont fixés 4 grands axes de travail

1° Les transports en commun

La Seine et Marne est un département très étendu et mal desservi. Les communistes disent NON au projet du CDG Express qui desservira la gare de l'est, l'aéroport du Bourget dédié à l'aviation d'affaires et l'aéroport de Roissy CDG. Le coût de ce projet au service du monde des affaires est supérieur au coût de la rénovation et de la modernisation de l'ensemble des lignes RER d'Ile de France, au prix de 24 euros l’aller et hors Pass Navigo.

Ils veulent agir avec les usagers pour exiger les investissements nécessaires pour l'entretien et la modernisation du réseau existant et la mise en place du futur Grand Paris express.

2° La protection sociale

Comme partout en France, l'accès aux soins est en danger en Seine et Marne.

Notre département est reconnu comme désert médical et cela va être accentué avec le projet de la loi Touraine de mise en place des GHT (groupements hospitaliers de territoires) au 1er juillet 2016, c'est à dire le regroupement des hôpitaux soit :
au Nord du département pour Jossigny, Meaux, Jouarre et Coulommiers

Au Sud , pour Montereau, Nemours, Provins , Fontainebleau, Melun et Brie Comte Robert A notre initiative un grand forum Santé se tiendra le 18 juin à 14 h à Savigny le Temple pour discuter d’un autre projet possible et débattre de propositions en matière de santé.

3° L'éducation

Les communistes de Seine et Marne s'opposeront aux centaines de fermetures de classes programmées pour la rentrée prochaine.

4° L’emploi

La Seine et Marne a un solde d’emploi industriel négatif, et l’emploi dans les Services Publics est mis mal. Aux 4 coins du Département, du site verrier Sud Seine et Marnais, à l’Industrie chimique de Mitry-Mory en passant par le secteur automobile ou la logistique, c’est toujours l’économie sur la masse salariale qui prime et in finé l’emploi qui trinque. Les Communistes s’appuient en cela sur leur projet de Sécurité d’Emploi et de Formation pour faire la démonstration dans chaque cas de figure qu’il est possible de faire autrement.

D’autres actions seront menées, par exemple sur le scandale des compteurs Linky ou le projet EuropaCity …

Sylvie Fuchs
Secrétaire départementale de la fédération
du Parti Communiste Français de Seine et Marne.
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Retrait de la loi Travail : il faut amplifier le mouvement - P. Laurent invité de BFM-TV

Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les...
Lire la suite - 25-05-2016


Un appel du 37e congrès du Parti Communiste Français

En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".

En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s, les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers, employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur travail de la richesse.

Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie.

Les motivations de cette mobilisation sont claires.

Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.

Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.

Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le chantage à l’emploi.

Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…

Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.

Non, Monsieur le premier Ministre, ce ne sont pas les syndiqué-e-s qui sont minoritaires et qui veulent tordre l'intérêt général ». C'est votre gouvernement et ce qui reste de votre majorité parlementaire qui sont minoritaires :

Minoritaire chez les syndicalistes, puisque 4 centrales syndicales, la CGT, FO, la FSU et Solidaires sont opposées à la loi Travail.

Minoritaire chez les jeunes, qui devaient être la priorité du mandat présidentiel, puisque les grandes organisations dont l'UNEF, la JOC et la JC sont mobilisées dans les facs et les lycées, dans les rues et sur les places.

Minoritaire dans l'opinion. Après le million de signatures dépassé pour le retrait de la loi El-Khomri, depuis un mois, les sondages donnent plus de 70 % des Françaises et des Français opposé-e-s à la loi.

Minoritaire même à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement a choisi d'arrêter les débats et de passer la loi en force, en première lecture.

Face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et son extrême font déferler un flot d'injures, de calomnies et de violences contre les acteurs du mouvement social. Cette stratégie grossière illustre l'enjeu qu'il y a derrière cette loi et vise, dans un moment déterminant, à ne plus parler de son contenu.

Nous ne tomberons pas dans ce piège et le Parti communiste, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont :

? Déterminé-e-s, fort de la mobilisation qui s'amplifie, à soutenir et participer à toutes les initiatives jusqu'au retrait de la loi El-Khomri. Le Parti communiste français invite ses organisations départementales et locales à contribuer à faire du 14 juin, journée de grande manifestation nationale, une réussite.

Déterminé-e-s, les parlementaires du Front de gauche poursuivront le combat . Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et écologistes une proposition de loi Travail alternative . Ils seront à l'initiative d'une motion de censure de gauche si le gouvernement utilise de nouveau le 49.3.

Déterminés, nous demandons des comptes au patronat sur l'utilisation des 40 milliards d'euros du CICE.

Déterminé-e-s, nous proposons une alternative aux logiques libérales du gouvernement :

? d'écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

? d'augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

? de créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

? de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

? de donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.

? de réformer le financement de la protection sociale, de financer le développement de la formation professionnelle.

Aubervilliers/ St Denis le 2 juin 2016
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Résultats du vote pour le choix de la base commune du Congres
par section, de la Seine-et-Marne et du national.
A l’issue de ce vote, comme le précisent nos statuts, le texte proposé par le Conseil national ayant obtenu le plus de suffrages « devient la base commune de discussion de tous les communistes » pour la nouvelle phase du Congrès.

Ce texte doit désormais évoluer pour permettre le plus...
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La police municipale de Chelles a fait déguerpir tous les petits vendeurs. Les communistes font de la résistance,
ils restent.
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rencontre entre Pierre Laurent et Edwy Plenel au café les frangins
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Résolution du Conseil national – 15 avril 2016
Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche
Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce te...
Lire la suite - 15-04-2016

Le Conseil national a fait le point de la préparation de notre congrès. Nous entrons dans une nouvelle phase de sa préparation, largement engagée depuis la publication de la base commune adoptée par le Conseil national. Aujourd’hui, un document adressé à tous les communistes rassemble ce texte et les quatre textes alternatifs validés par la commission de transparence conformément à nos statuts. Entre les 2 et 5 mai, les communistes voteront pour adopter celui de ces textes qui deviendra la base commune pour la suite de la discussion. Après ce vote, le texte retenu continuera d’évoluer et d’être enrichi pour intégrer le maximum d’apports venus de la discussion de tous les communistes. C’est avec ce principe de construction de l’unité des communistes que nous avançons à chaque étape de la préparation du congrès. Déjà, beaucoup de remarques, de contributions, d’enrichissements sont proposés qui devront être discutés et intégrés jusqu’au congrès. Parmi les points saillants du débat, qu’il convient d’approfondir, il y a la volonté de préciser le sens du combat communiste, d’améliorer la lisibilité de notre projet, notamment sur les enjeux européens ; le besoin de pousser le débat entre les différentes appréciations sur l’état de la gauche, sa crise, les rapports avec le PS ; la demande aussi d’approfondir l’analyse de notre expérience du Front de gauche, les raisons de ses difficultés actuelles, comment envisager sa relance et celle de notre stratégie de rassemblement et de reconstruction de la gauche pour 2017 et au-delà ; le besoin de dépasser le débat sur le mot « primaire » pour clarifier notre proposition pour 2017 à partir d’une exigence commune : rendre possible une alternative de gauche et une candidature commune par un processus politique clair sur les contenus et construit par l’implication citoyenne ; une forte demande, enfin, de concrétisation des axes de transformation du Parti énoncés et qui sont très largement partagés. Le Conseil national salue cet engagement des communistes dans la discussion et invite à l’élargir. Dans cet esprit de construction commune et de progression de la discussion, le Conseil national, comme il l’avait décidé en mars, a procédé à une analyse du débat engagé et des évolutions de la situation politique. Il a adopté la résolution suivante pour verser ces nouveaux éléments de réflexions et d’actions au débat des communistes. Les communistes à l’offensive pour ouvrir une solution progressiste à gauche Le Conseil national fait appel à l’ensemble des communistes pour que chacun-e s’implique dans la préparation du congrès qui se tiendra du 2 au 5 juin. Tout confirme l’importance des décisions que nous y prendrons pour ouvrir un chemin d’espoir à notre pays. La situation politique est en effet en pleine évolution. Elle reste marquée par de très fortes contradictions et des incertitudes que nourrit, chaque jour un peu plus, l’enfoncement du pouvoir Hollande-Valls dans des choix rejetés par le pays. Mais le fait nouveau de la dernière période est bien qu’une part importante de la jeunesse et du monde salarié a repris le chemin de l’action et du débat politique. Une nouvelle situation quatre mois après les régionales Révélations de Panama Papers, mobilisation sociale contre la loi El Khomri, occupation des places par Nuit Debout, et tant d’autres signaux dans la société attestent qu’en quelques semaines, le climat social et politique du pays a changé. Après les régionales, la situation paraissait dominée par les dangers et les peurs. Aujourd’hui, des idées essentielles reviennent au premier plan : • Le scandale de Panama papers relance le débat sur l’ampleur de la prédation financière sur les richesses créées organisée par les multinationales, le système bancaire mondialisé, les gouvernements et les institutions internationales qui soutiennent les puissances d’argent. • La mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri marque aussi bien le refus massif d’une société d’insécurité sociale et de précarité généralisée, qu’une exigence de sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e.. • Le mouvement Nuit debout témoigne de la volonté grandissante d’une irruption citoyenne dans la politique pour déverrouiller le système et s’autoriser à penser un autre avenir pour la société. Comme pour la révision constitutionnelle, conçue pour diviser la société et finalement abandonnée par François Hollande face aux contestations auxquelles nous avons activement participé, le mouvement contre la loi El Khomri peut gagner et empêcher le gouvernement de réunir une majorité parlementaire autour de son texte. Onze mesures positives en direction des jeunes ont été arrachées, même si elles sont très partielles, faisant la démonstration que la mobilisation collective peut gagner. Les 23 organisations de jeunesse, dont la JC particulièrement mobilisée, appellent à amplifier le mouvement pour la retrait de la loi El Khomri. Et les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 28 avril prochain. Les communistes, qui sont totalement impliqués dans ces mouvements, doivent redoubler d’énergie pour les faire gagner. Tous ces mouvements montrent que des forces peuvent être disponibles pour reconstruire l’espoir au- delà de ces batailles immédiates. Ces débats, ces mobilisations, ces mouvements peuvent-ils, dans la durée, ouvrir la voie à un nouvel espoir politique, voire à de nouvelles constructions politiques ? Et comment ? Voilà des questions centrales pour notre discussion de congrès. Les dangers de la situation n’ont pas pour autant disparu La situation politique reste pour autant paradoxale. Dans le désarroi social et la confusion politique générée par la politique Hollande-Valls, le discrédit de la gauche grandit, les idées de droite et d’extrême-droite demeurent omniprésentes, de nouvelles initiatives pro-libérales comme le mouvement d’Emmanuel Macron tentent de surfer sur le besoin de renouvellement politique. Nous sommes devant une forte contradiction. D’un côté, la rupture populaire à gauche avec le pouvoir Hollande-Valls paraît irréversible. De l’autre, ce désaveu massif et justifié débouchera inévitablement, si une nouvelle réponse progressiste largement rassembleuse n’est pas construite, sur une victoire de la droite et de l’extrême-droite, toutes deux porteuses de programmes radicalisés extrêmement dangereux pour notre peuple. Avec les modes de scrutin présidentiel et législatifs, majoritaires à deux tours, et un système politique ultra-présidentialisé, cette victoire peut même conduire à la marginalisation durable, voire à l’effacement de la représentation politique, des idées progressistes, de la gauche sociale et politique. Et cela alors même qu’une part croissante du peuple, notamment à gauche, cherche des réponses nouvelles pour la démocratie et le progrès humain. Il est hors de question de nous résigner à cette situation et de subir les échéances de 2017. Les communistes ont une responsabilité première à gauche pour construire, pour 2017 et au-delà , un front politique populaire et citoyen capable d’ouvrir une voie nouvelle qui soit une perspective d’espoir pour notre peuple. Les communistes à l’offensive pour ouvrir le chemin à une issue progressiste Pour sortir le pays du piège qui lui est tendu, nous sommes décidés à prendre toutes les initiatives pour construire l’union dans la société, dans l’action, dans les échéances électorales de toutes les forces populaires et de gauche qui veulent un projet de changement. Nous voulons construire un front politique populaire et citoyen qui rende possible une majorité de changement. Nous voulons pour cela renouveler la démarche de rassemblement initiée avec le Front de gauche en retrouvant son ambition majoritaire et sa dynamique citoyenne. Non seulement nous ne tournons pas le dos à la démarche du Front de gauche que nous avons initiée, mais nous voulons le relancer sur ses fondements avec une nouvelle ambition due à la période nouvelle dans laquelle se trouve le pays. Pour avancer, le Conseil national renouvelle son appel à travailler de front à trois objectifs intimement liés : une majorité populaire, une majorité législative et une candidature à l’élection présidentielle au service de la construction de ces majorités. 1- Rien ne sera possible sans l’appropriation citoyenne et populaire d’un nouveau projet politique de changement. Le projet de changement que nous voulons, qui passe par l’abandon des politiques d’austérité et des modèles de concurrence libérale refusant de s’attaquer au coût du capital, le front politique populaire et citoyen qui devra le porter, ne seront possibles que par une implication citoyenne grandissante dans la construction de ces projets et dans les échéances électorales. Les gens engagés dans la mobilisation El Khomri et Nuit debout ne veulent plus être dépossédés et ils ont raison. C’est d’ailleurs le chemin pour faire reculer la défiance politique qu’a créée dans le peuple la rupture avec le pouvoir actuel, qui aux yeux de nombreux Français disqualifie la gauche. Le sens de notre démarche, c’est la construction pour 2017 et, au-delà, de projets reconnus et portés par les citoyens. Nous devons donc saisir et créer toutes les occasions de pousser le débat populaire sur les solutions, sur les moyens à dégager pour rendre crédible une autre politique : • sur Panama papers : en poussant le débat sur nos propositions pour reprendre le contrôle sur l’argent et les banques contre la finance ; • sur la loi El Khomri : en avançant les propositions de sécurisation de l’emploi, de la formation, et de changement du travail de notre campagne « Zéro chômage, pour une société de partage » ; • sur le pouvoir citoyen : Quels nouveaux droits, quels services publics, quelle nouvelle république ? Plus généralement, nous devons permettre au maximum de citoyens, partout et sous toutes les formes possibles, d’écrire leurs exigences populaires pour dire avec leurs mots : « voilà ce que nous voulons pour nous et pour la France ». Le Conseil national propose que le Parti communiste, dont la force motrice est l’énergie militante des femmes et des hommes qui en sont membres ou qui l’entourent, se lance avec une très grande ambition dans l’expression de ce mandat populaire. Cela passe : • par un travail de contact populaire d’une ampleur inégalée. C’est le sens de la « grande consultation citoyenne » que nous lançons avec l’objectif de parler à 500 000 citoyens. Cette consultation prendra tout son sens si elle donne lieu à des restitutions publiques et à des événements qui permettent aux citoyens qui +le désirent de poursuivre leur implication. A la fête de l’Humanité, une grande restitution nationale aura lieu ; • par l’écriture ou la mise en avant de toutes les plateformes citoyennes et sociales qui émergent des mobilisations sociales, dans les Nuits debout et partout où des collectifs citoyens peuvent voir le jour ; • par l’implication dans ce travail d’écriture populaire de tous les acteurs citoyens engagés dans le mouvement syndical, associatif et politique avec lesquels nous devons intensifier les contacts, les espaces de dialogue, les constructions communes. A l’automne, une grande étape nationale de convergence de ces exigences citoyennes doit être construite. Le congrès doit pousser le débat sur ce point. Le Parti communiste doit être à tous les niveaux une force de propositions pour cette convergence nationale de projets. Pour nous, cette mobilisation citoyenne doit être le coeur de la préparation des échéances de 2017, à l’opposé des pratiques politiques dominantes. 2- Comment préparer les élections de 2017 ? Dès maintenant, construire la bataille des législatives Le discours sur l’impuissance de la politique s’accompagne, depuis la mise en place du quinquennat, d’un verrouillage institutionnel renforcé, dont une des clés est l’ultra-présidentialisation. Aussi, les élections législatives ne peuvent être renvoyées à un simple « après » élection présidentielle, déconnectées des enjeux réels de la fonction législative. Elles doivent faire élire une assemblée nationale déterminant le gouvernement du pays selon l’intérêt général, et non donner une majorité aux ordres du Président. Ce doit être une bataille nationale rassembleuse qui s’enracine sur les besoins et les luttes des 577 territoires que représentent les circonscriptions, dans une cohérence unitaire nationale. Elles doivent être abordées comme une échéance à part entière à partir d’une idée simple : quel que soit le Président, le changement aura besoin d’une majorité législative et de députés en phase avec les exigences citoyennes, qui rendent des comptes au peuple et pas au Président. Il ne faut pas seulement le dire, il faut passer aux actes dans nos priorités. Sous des formes appropriées et propres à chaque territoire, nous appelons donc les communistes à amplifier dès maintenant le chantier de l’implication et de la construction citoyenne en engageant les constructions locales, circonscription par circonscription, qui permettront de faire émerger les projets, les candidatures capables de porter ces exigences et de l’emporter partout où ce sera possible. Un cycle de formation nationale sera mis à la disposition de tous ces candidats, leurs équipes de campagne, et les directions départementales, dès cet été. Amplifier nos efforts pour une candidature de rassemblement à l’élection présidentielle porteuse d’un réel projet de rupture à gauche, capable de battre la droite et l’extrême-droite Notre ambition de rassemblement sur un nouveau projet à gauche doit s’incarner dans l’élection présidentielle. Nous savons, compte tenu du caractère ultra-personnalisé de cette élection, que le lien entre construction populaire et élection présidentielle est le plus difficile à faire. Ce défi est aiguisé par le nouveau cycle politique ouvert à partir des élections européennes avec la place prise par le FN. Le danger FN change la nature d’un scrutin où seuls deux candidats restent en lice au second tour et va dénaturer le sens du premier tour de l’élection présidentielle. Il est aussi rendu plus ardu par le désarroi créé dans le peuple de gauche qui a élu Hollande en 2012 et qui entendent aujourd’hui l’Elysée, Matignon et Solferino dénaturer le sens de la gauche et théoriser les deux gauches irréconciliables pour mieux diviser et casser toute la gauche. Dans ces conditions, la candidature de gauche à laquelle nous voulons travailler ne peut évidemment en aucun cas être celle de François Hollande qui s’acharne, malgré le rejet populaire, à vouloir repartir, ni celle d’un autre représentant de la même politique, soutenue, depuis 2012, par la direction du parti socialiste. Pour une alternative à cette politique, Nous cherchons à construire une candidature en phase avec les attentes citoyennes de changement et s’appuyant sur un contrat populaire et citoyen le plus large possible. C’est pourquoi nous regrettons les trop nombreuses candidatures annoncées à gauche et nous les appelons à s’inscrire dans la construction collective nécessaire. C’est dans ces conditions, propres à l’échéance de 2017, et pour entraîner le maximum des forces disponibles dans toute la gauche sociale et politique pour une construction alternative à la politique de François Hollande, que nous sommes disponibles pour construire un processus collectif citoyen, une primaire citoyenne à gauche si elle répond à ces objectifs. Pour nous, un tel processus suppose de donner la priorité à la construction d’un projet politique issu de débats citoyens et porteur des exigences populaires autour de cette question : « quelle France voulons- nous ? ». A son terme on pourrait imaginer une votation citoyenne pour valider la plateforme politique élaborée par le débat, et désigner le ou la candidate qui en serait porteur. Si un tel processus advient, les communistes auront à décider d’y engager ou d’y soutenir un candidat dans une conférence nationale conformément à nos statuts. Le Parti communiste s’adresse donc solennellement aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes qui s’impliquent dans le mouvement social, dans la vie associative, et à toutes les forces disponibles pour un tel processus collectif pour leur dire : passons ensemble aux actes, en commençant par la construction d’une grande phase de débats et de consultation citoyenne. Nous savons que la plupart des signataires des deux appels aux primaires, de nombreux écologistes et socialistes, de nombreux militants du FDG, de nombreux citoyens sont favorables à un tel processus. Nous proposons à tous ceux qui veulent avancer de se rencontrer très vite pour organiser une première vague de débats citoyens avant l’été dans les départements. Et nous proposons qu’en juin quatre grandes rencontres de dimension nationale débattent à partir des questions d’actualité qui mobilisent le pays : Quelle politique de gauche en matière d’emploi et de travail , d’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux ? Quelle politique bancaire, monétaire et fiscale contre l’évasion fiscale et pour que l’argent serve l’Humain d’abord ? Quels pouvoirs citoyens pour démocratiser la République ? Quelle alternative de gauche en Europe ? Ainsi, nous vérifierons ensemble si un tel processus répond à la demande du pays.
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Expression directe, 12/04/2016
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Les communistes vont plancher sur cinq copies
Primaire, front populaire, votation citoyenne, candidat communiste… Les adhérents du PCF vont avoir à trancher en vue de leur congrès, du 2 au 5 juin, entre des textes porteurs d’orientations différentes sur les échéances de 2017, les stratégies de rassemblement ou encore l’Europe.
Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national...
Lire la suite - 11-04-2016

Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national le 6 mars d’un projet de « base commune de discussion », quatre textes alternatifs à cette proposition, ayant réuni les signatures d’au moins 300 adhérents à jour de cotisation, ont été validés en fin de semaine dernière et seront donc eux aussi soumis au vote. Les échéances de 2017 y font l’objet de plusieurs options. D’ailleurs, le conseil national du PCF devrait aborder à nouveau cette question dès vendredi prochain. Composée de trois textes (lire l’Humanité du 7 mars), la proposition qu’il a adoptée lors de sa dernière séance considère à cet égard que le « processus de primaire de gauche » peut être « un moyen utile » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts par l’émergence d’une autre voie à gauche », dans un contexte où tout est fait pour assurer la tenue d’un « match à trois entre le président sortant, le candidat de la droite et Marine Le Pen ». Appelant à « redéployer » le Front de gauche dans « un nouveau front populaire et citoyen », ce texte propose en premier lieu la construction d’un « mandat populaire » engageant tous les candidats et électeurs éventuels et la tenue d’« états généraux » en vue des élections législatives qui s’appuieraient sur « une grande consultation citoyenne s’adressant à 500 000 personnes », déjà lancée par le PCF. Quatre textes alternatifs C’est leur désaccord avec cette orientation, expliquent les auteurs de « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen », dont certains figurent parmi les signataires d’un appel lancé début mars pour « rallumer l’étincelle du Front de gauche », qui les a principalement motivés à écrire leur propre document. Estimant qu’il n’y a « pas de dynamique populaire possible sans une rupture claire avec un PS discrédité » et regrettant le « déplorable gâchis » du Front de gauche (dû, disent-ils, à l’absence « d’adhésions directes » ou « d’assemblées citoyennes souveraines »), ces rédacteurs jugent nécessaire de « proposer une démarche politique radicalement neuve ». Un projet qui passe par la création d’assises locales puis nationales qui « concluraient la démarche en formulant le projet et actant les candidatures communes », avec la possibilité d’une « votation citoyenne nationale » en cas de désaccord. Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé sa candidature début février, est invité à se joindre à ce « processus ». Deux autres textes refusent l’idée de « primaire », invitant l’un et l’autre à un « examen » des stratégies de ces dernières années. C’est le cas de « Unir les communistes, le défi renouvelé du Parti communiste ! », soutenu par le réseau Faire vivre le PCF et qui regroupe un certain nombre de signataires d’un texte alternatif ayant obtenu environ 11 % des voix pour le 36e congrès. Refusant une alternative qu’ils décrivent comme un choix entre « une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté, dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s’effacerait », ils jugent que la présidentielle impose « un retournement complet » de stratégie et souhaitent « créer les conditions d’un vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction d’un Parti communiste de combat, porteur du changement de société, d’un “socialisme pour la France” renouvelé ». C’est aussi en ce sens que se prononce « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes », soutenu par Vive le Parti communiste français !, dont des signataires qui avaient réuni sur un précédent texte près de 6 % des voix lors du précédent congrès. Exigeant de « sortir de l’impasse de la primaire » (certains de ses auteurs sont d’ailleurs à l’origine d’une pétition qui exige le retrait du PCF de cette démarche), d’« abandonner toute collusion avec la gauche qui a trahi », ce projet alternatif propose aux adhérents du PCF de ne s’allier ni au PS ni au Front de gauche et de renvoyer l’essentiel des décisions sur leur éventuelle participation à la présidentielle à « une conférence nationale à la fin de l’année », tout en considérant à ce stade qu’une candidature de leur secrétaire national ne serait pas efficace. Les partisans du texte « Pour une politique communiste », notamment signé par les animateurs de l’association La Riposte, qui avait réuni près de 10 % des voix en décembre 2012, jugent que des « accords présentant le PCF comme un “allié” du Parti socialiste posent clairement problème » sans se prononcer plus avant sur les échéances de 2017. Plaidant pour un « parti mieux à même de mener campagne sous ses propres couleurs et en son propre nom, tout en étant ouvert à la conclusion d’alliances en cas de nécessité et en fonction de critères politiques clairement établis », les communistes à l’origine de ce texte prônent « un programme qui relie les revendications immédiates et partielles à des mesures qui s’attaquent à la source du pouvoir capitaliste, à savoir la propriété privée des banques et des grands groupes de l’industrie et du commerce ».

Au-delà de ces enjeux, d’autres grandes questions parcourront les débats d’ici le vote des communistes. Outre la conception du parti lui-même ou la qualification de son projet, la question de l’Europe en est une. Si les trois derniers textes cités (« Unir les communistes… », « Reconstruisons le parti de classe… » et « Pour une politique communiste ») estiment, avec des nuances, qu’il faut rompre avec l’Union européenne et l’euro, celui intitulé « L’ambition communiste… » en appelle à une « Europe à géométrie choisie », tandis que le projet de base commune du conseil national mise sur la construction « d’une Europe au service des peuples ».

Les échéances du congrès

Après un vote, entre le 2 et le 5 mai, des communistes pour choisir lequel des 5 textes qui leur sont proposés (l’un par le conseil national, les autres par au moins 300 adhérents à jour de cotisation) deviendra leur document de travail, les sections et fédérations du PCF se réuniront en congrès locaux entre les 6 et 29 mai. Des délégués de toute la France se retrouveront ensuite du 2 au 5 juin pour le congrès national.
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Panama Papers : Chassaigne (député PCF) réclame une commission d’enquête parlementaire
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Panama Leaks: les sales magouilles derrière le plus grand hold-up du monde
11,5 millions de documents provenant de l’entreprise panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore, ont été analysés par un groupement de journalistes. L’ampleur de la fraude dévoilée laisse dubitatif sur les politiques publiques enclenchées depuis des années pour lutter contre ce fléau. Mais la multiplication des révélations pourrait créer une réelle faille de confiance dans les réseaux d’évasion.
Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’inves...
Lire la suite - 04-04-2016

Tous les pays sont concernés, 214 000 entreprises Offshore, plus de 500 banques, des dizaines de personnalités politiques... Il va falloir du temps pour appréhender et décortiquer l’ensemble du système d’évasion fiscale révélé par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Et pourtant la fuite ne vient que d’un seul de ces cabinets d’avocats spécialisé dans la création de société écran au Panama, Mossack Fonseca.

« La pratique était connue mais ce que dévoilent ces informations, en provenance d’un seul cabinet d’avocats, est délirant: il s’agit d’une institutionnalisation, au niveau des plus puissants, de l’utilisation de sociétés opaques, à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d’argent », explique Lucie Watrinet de CCFD-Terre Solidaire. « Tout cela n’est permis que par l’opacité. Il faut donc impérativement imposer les mesures de transparence pour y mettre un terme et prévoir des poursuites à l’encontre des fraudeurs, mais aussi des banques et des cabinets d’avocats qui organisent ces pratiques scandaleuses ».

Une société écran, ou offshore est l’outil qui remplace le traditionnel compte en Suisse. Car depuis quelques temps, ce dernier n’est plus si secret qu’il le fut. Le riche ou l’entreprise qui veut frauder crée alors, via un cabinet comme Mossack Fonseca, une fausse société dans un paradis fiscal, qui ne fonctionne qu’avec des prête-noms, comme ça la source reste à l’abri du fisc. Pour gérer son argent le client utilise des procurations privées. Il enrichit donc ces parasites financiers, mais les sommes restent moindres que si le client payait des impôts. On connaissait l’indécence des chiffres. L’évasion fiscale, c’est au bas mot 25 000 milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux.

  • 15 fois le PIB français
  • plus de 2 fois la dette cumulée de tous les pays européens
  • 10 fois la dette cumulée des pays dits du tiers monde…
  • Ou encore la totalité des pertes subies lors de la crise des subprimes et du krach financier qui s’en est suivi.
Il faut aussi avoir bien conscience que le fléau de l’évasion fiscale touche autant les pays du nord que du Sud. Oxfam rappelle que « chaque année l’évasion fiscale coûte ainsi aux pays pauvres plus de 170 milliards de dollars, alors que 400 millions de leurs habitant-e-s n’ont même pas accès à des services de base en matière de santé. »

Infographie. Ces milliards à l’ombre des paradis fiscaux

Ce que montrent ces documents, c’est la sale petite tambouille qui mène à ce résultat. Ces réseaux d’évasion fiscale basés sur des sociétés Offshore servent en même temps à échapper au fisc et à blanchir l’argent de la drogue. Dans ces petits papiers, la Société Générale côtoie les cartels et le Hezbollah.

D’ailleurs la filiale luxembourgeoise de la Société Générale figure parmi les 10 premières banques ayant facilité la création de sociétés écran par l’intermédiaire de Mossack Fonseca… Ce qui n’est pas si étonnant lorsqu’on sait que la Société Générale déclare presque deux fois plus de bénéfices au Luxembourg qu’en France, alors même que l’économie luxembourgeoise est 43 fois plus petite que l’économie française…

« Pour ouvrir un compte Offshore aujourd’hui, on peut le faire de son smartphone. On ouvre un compte, rempli un petit questionnaire, désigne un responsable de société, on choisit son paradis fiscal, on fait un versement avec la photocopie de son passeport, et on a créé une société en 10 minutes » nous expliquait Eric Bocquet, rapporteur de commissions d’enquête au Sénat sur l’évasion fiscale et ses acteurs. « On doit établir la chaine de responsabilité de l’évasion fiscale. » Pour le Sénateur communiste, il faut casser cette logique mortifère qui fait que ces banquiers, ces avocats fiscalistes sont formés dans les meilleures écoles du système républicain et ne craignent rien. Alors il faut une volonté politique et plus de transparence réclament Oxfam et le CCFD CCFD-Terre Solidaire.

La Commission Européenne, les Etats et l’OCDE promettent une lutte sans merci contre l’évasion fiscale mais difficile de trouver des mesures efficaces. Il faut dire que des dizaines de personnalités politiques de premier plan, au nombre desquels des chefs d’état, sont directement concernés par les Panama Papers. La première fournée des révélations donne 128 dirigeants politiques et douze chefs d’Etat ou de gouvernement, dont six encore en activité. Rappelons également que le Président de la Commission Européenne, tête de pont de la lutte contre l’évasion fiscale gouvernait le premier paradis fiscal européen...

« Il est temps de faire la lumière sur l’activité réelle des entreprises dans les tous les paradis fiscaux et d’adopter en France et en Europe le reporting pays par pays public pour toutes les multinationales. La loi Sapin II offre une nouvelle occasion d’avancer dans ce sens et la multiplication des scandales montre qu’il est urgent d’agir » a réagi Manon Aubry, d’Oxfam France.

D’autant que ce projet de loi peut protéger les lanceurs d’alerte. Car en organisant des fuites d’ampleur comme celles-ci, ils peuvent briser la confiance
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Budget de Mme. Pécresse :
Un budget de casse sociale au service des plus forts
A deux jours de l’examen du budget 2016 de la région IDF, les élu-e-s franciliens découvrent par voie de presse les résultats de l’audit commandé par l’exécutif actuel à Ernst & Young qui établit une liste des 10 points forts de la situation financière et juridique de la Région. C’est une pratique scandaleuse qui réduit l’assemblée régionale à une chambre d’enregistrement sans vie démocratique et débat contradictoire.
Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services pub...
Lire la suite - 04-04-2016

Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services publics, avec notamment :

  • Une année blanche pour la rénovation des lycées dont le Plan pluriannuel d’investissement 2012-2022 est suspendu jusqu’à nouvel ordre, alors que les lycées privées rentrent dans le droit commun au nom du soi-disant respect des principes républicains devant garantir aux familles la liberté de choisir ! Mais le coup porté à ce secteur va au-delà puisque l’ensemble des politiques éducatives plaçant les lycéens au cœur de leur établissement est supprimé.

  • Un étranglement sans précédent du monde associatif, qui mettra en grand danger de très nombreuses associations et leurs salariés, dans des domaines aussi divers que le socio-sanitaire, l’environnement, le sport ou la culture. La suppression du dispositif des emplois-tremplins aggravera considérablement ce qu’il faut bien appeler un immense plan social dans ce secteur.

  • Une attaque, sans précédent là aussi, contre les droits des femmes, avec la suppression du soutien à l’IVG, à la contraception, et la politique de prévention.

  • En matière d’environnement, une véritable rupture avec des baisses de 30 à 40% des investissements sur des enjeux aussi cruciaux que la politique de l’énergie, la prévention des déchets ou la politique de l’eau. De même, le plan bio et la rénovation thermique dans les lycées et logements sont largement remis en cause.

  • En matière de logement, une baisse de 15% des investissements pour le logement social, la suppression du soutien régional à la lutte contre le saturnisme, ou encore une réduction de près de 20% des investissements pour la réhabilitation du parc locatif social.

  • En transports, l’inscription précipitée du produit d’un accord concernant le financement du Pass navigo avec l’État à hauteur de 100M€ qui n’a pourtant fait l’objet d’aucun protocole d’accord officiel avec l’État n’est pas acceptable.


C’est bien un changement de paradigme. Ainsi nous passons à des politiques publiques attentives aux besoins de toutes et tous, aux inégalités sociales et territoriales ainsi qu’aux enjeux environnementaux, à une politique de gestion à court terme, au service des plus riches, des clientèles, et de quelques intérêts particuliers.

Ce budget amplifiera dangereusement la politique gouvernementale d’austérité. Il doit être rejeté en bloc !

Nous serons pour notre part une opposition combattive face aux régressions proposées par Valérie Pécresse. Au travers de nos 87 amendements parmi lesquels des propositions visant à créer des recette nouvelles à hauteur de 1 milliard d’euros, nous avons construit des propositions justes, solidaires et réalistes pour une autre politique régionale.
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1.200.000
CONTRE LA LOI TRAVAIL, ON CONTINUE!
"Votre projet, Madame la ministre, doit être retiré (...).
Votre projet de loi, c’est l’angoisse du lendemain et la soumission au patronat et aux actionnaires".
Eliane Assassi
présidente du groupe communiste au Sénat
  • Le mouvement de contestation a connu un grand succès jeudi dernier. La pluie battante n’a pas arrêté les 1 200 000 jeunes et salarié-e-s qui ont défilé dans 260 lieux en France.
  • Ces défilés ne sont que la partie immergée de la colère sociale : plus de 70 % des Françaises et Fran...
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Baisse cumulée de 28 milliards d’euros de dotation aux collectivités territoriales : des effets catastrophiques sur l’emploi public et privé
Refusons la nouvelle baisse de dotation aux collectivités en 2017 - Par Michel Billout / 31 mars 2016
Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) c...
Lire la suite - 31-03-2016

Courrier envoyé le 30 mars 2016 aux maires de Seine et Marne

Madame le maire,
Monsieur le maire,

On commence à mesurer les effets désastreux de la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement (soit 28 milliards d’euros cumulés en moins entre 2014 et 2017) conjuguée à de nouvelles dépenses obligatoires non compensées (ou partiellement), comme les activités périscolaires par exemple.

L’élaboration des budgets des communes, des intercommunalités et des départements est ainsi devenue un véritable casse-tête. La baisse de l’épargne brute se traduit déjà par un moindre entretien du patrimoine, des hausses de fiscalité et la tarification ou la réduction de services publics locaux.

C’est maintenant qu’il nous faut encore plus nous rassembler pour refuser ces régressions et engager notre pays sur une autre voie. En effet, le rapport de l’Observatoire des Finances Locales fait état d’une baisse de 11,4% des dépenses d’investissement du bloc communal bien au-delà de l’effet habituel du cycle électoral. Or comme le reconnaissait Marylise Lebranchu elle-même « toute baisse de la dépense publique est récessive ». Les conséquences sont même douloureuses !

Selon le Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics « on ne voit pas comment la situation pourrait s’arranger dans les deux prochaines années car 45% de notre chiffre d’affaires vient des collectivités territoriales ». En réalité, la baisse de l’investissement devrait entraîner la perte de 40 000 à 50 000 emplois dans le BTP et générer 1 milliard d’euros d’allocations de solidarité en plus !

On pourra imaginer tous les plans d’accompagnement que l’on voudra, il ne pourra y avoir d’investissement sans une part d’autofinancement. Il ne pourra y avoir de bien vivre ensemble sans redonner aux collectivités territoriales les moyens d’agir. Or même en réduisant leur niveau de services, ce sont des milliers de communes qui risquent de ne plus respecter la règle de l’équilibre de la Section de Fonctionnement dès 2017.

Cependant, si chacun s’accorde à dire qu’il est essentiel de maîtriser le niveau de dépenses publiques, d’autres moyens sont disponibles.

Avec mes collègues du Groupe communiste, Républicain et Citoyen du Sénat, nous ne cessons de proposer une action résolue contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales pratiquées massivement par les plus grandes entreprises. Pourquoi ne pas remettre aussi en cause la part de Crédit Impôt Compétitivité Emploi affectée au secteur assuranciel, bancaire, de la Grande Distribution ? Gérard Mulliez lui-même ne déclarait-il pas avoir touché pour le Groupe Auchan un chèque de 165 millions d’euros, en ajoutant ce commentaire éclairant : « en fait je n’ai rien demandé et de toutes façons je n’en ai pas besoin » ?

Enfin faut-il rappeler que les collectivités locales n’ont aucune responsabilité dans l’endettement de notre pays, que la DGF est historiquement la compensation de taxes locales supprimées par l’État, que la suppression de la Taxe Professionnelle a elle aussi fortement déstabilisé les structures de recettes des collectivités ?

C’est Jean Paul Delevoye, alors Président de l’Association des Maires de France, qui, en novembre 1995, à la tribune du Congrès de cette association avait déclaré : « la prochaine asphyxie des finances communales qui s’annonce, a pour principale raison le fait que, quand l’économie était agricole, la richesse et la fiscalité étaient basées sur le foncier ; quand l’économie est devenue industrielle, la richesse était fondée sur le travail et le capital, la fiscalité aussi ; l’économie est devenue aujourd’hui principalement une économie de services et financière. Or, cette sphère est notoirement sous fiscalisée. » Pourquoi pas alors, comme le proposent également depuis longtemps les élus communistes, la mise en place d’une véritable péréquation verticale assise sur une taxation des actifs financiers des entreprises (soit 25 à 30 milliards d’euros de recettes nouvelles par an au taux de seulement 0,5%).

Il me semble que la question qui doit être posée n’est pas tant celle d’une éventuelle atténuation (en volume ou par un étalement sur la durée) de cette baisse drastique des dotations de fonctionnement des collectivités mais celle de la remise en cause de ces logiques d’austérité, inspirées directement du Pacte de Stabilité Européen, dont chacun peut constater l’échec cinglant. Il faut en réalité redonner aux collectivités locales et territoriales les moyens d’assumer pleinement leurs missions et en même temps sortir notre pays de la crise profonde dans laquelle il est engagé. Pour 2017, c’est clairement et a minima l’annulation totale de la nouvelle ponction prévue de 3,7 milliards qu’il faut exiger !

Restant à votre disposition pour en discuter personnellement, veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales.
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Pour le maintien de la gratuité des transports scolaires en Seine-et-Marne
par BERNARD CORNEILLE MARIANNE MARGATÉ
La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lor...
Lire la suite - 16-03-2016

La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lors du vote du budget 2016 où, dans le même temps, cette majorité augmente les impôts départementaux de 15%.

Il s’agit donc d’une double peine pour les familles seine-et-marnaises et d’une rupture de l’égalité entre les territoires du département.

Marianne Margaté et Bernard Corneille, Conseillers départementaux d’opposition, demanderont lors du vote de la première décision modificative budgétaire au mois de juin, l’abandon de cette mesure insupportable.

Soutenez leur action en signant massivement cette pétition.

  Les conséquences pour les familles
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€  → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un élève du primaire qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 150€
  • Pour un collégien ou un élève du primaire qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 100 €
   

JE DEMANDE LE RETOUR A LA GRATUITÉ DES TRANSPORTS SCOLAIRES EN SEINE-ET-MARNE
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Pécresse sacrifie le logement social et valide les inégalités en Ile-de-France.
Communiqué du groupe Front de Gauche à la région IDF.
A la séance des 17 & 18 mars prochains, Madame PECRESSE veut définir une nouvelle politique régionale du logement et de l’aménagement.
Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les...
Lire la suite - 15-03-2016

Elle propose de refuser les financements régionaux aux villes qui veulent construire du logement social et de les orienter vers les villes qui n’en veulent pas et qui ne respectent pas la loi SRU. La conséquence de cette posture c’est de creuser les inégalités et d’aggraver les injustices territoriales entre les villes qui sont dotées de logements sociaux et celles qui n’en ont pas. Rigide, dogmatique, politicienne et anti-économique, cette orientation stigmatise toutes les villes ayant du logement social comme étant des ghettos.

Pour sûr, les "ghettos de riches" ont de beaux jours devant eux !

Les 630000 demandeurs de logement dans notre région et les entreprises du secteur du bâtiment peuvent légitimement être inquiets. Ces mesures régionales seront un obstacle terrible à la construction. Nous défendrons au contraire une politique d’investissement souple et pragmatique en matière de logement social qui ne sanctionne pas les maires bâtisseurs mais au contraire leur donne tous les outils de leurs actions utiles.

Dans la foulée, Valérie Pécresse engage un choc de simplification qui brise l’ensemble des mécanismes de solidarité financière entre les territoires mis en place depuis 2011. En définitive, elle accélère les inégalités dans notre Région et privilégie les territoires les plus riches.

Les orientations budgétaires dévoilées par la droite régionale pour 2016 mettent en musique l’ensemble des politiques de régression déjà à l’œuvre et annoncent celles qui vont suivre. Loin de s’opposer à la baisse des dotations mises en œuvre par le gouvernement Valls, la droite régionale les accepte et utilise ces moyens réduits en direction de ceux qui possèdent le plus et au détriment de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

C’est une cure d’austérité sans précédent que Pécresse administre aux Francilien-ne-s.

Tout au long de la séance du conseil régional, le groupe Front de gauche s’opposera à ces mauvais coups qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue.
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Pierre Laurent à propos des primaires de gauche
Extrait de l’intervention de Pierre Laurent au "Lundis de gauche" du 14 mars 2016....
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Nous étions très nombreux ce matin pour soutenir Claude Jamet maire de Bagneaux sur loing
Michel Billout sénateur, Charlotte Blandiot Faride maire de Mitry mory, Marianne Margaté conseillère Départementale de seine et marne, Patricia Rouchon conseillère communautaire de l’agglomération melunaise, Jean Louis Masson maire adjoint de Vaux-le-Pénil, Anne Villeflose maire adjoint de Souppes sur Loing, Vincent Benoist conseiller de Dammarie les lys. Le maire était soutenu par des élus de tous bords.
Il est jugé aujourd’hui au tribunal correctionnel de Fontainebleau pour « entrave à la liberté des enchères, violence et voies de fait ». Pour cela, Claude Jamet encourt six mois de prison et 100.000 euros...
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Le Conseil national du PCF adopte le « Projet de base commune de discussion » du 37ème congrès
Réuni les 5 et 6 mars à Paris, le Conseil national du PCF a adopté une résolution appelant à amplifier sous toutes ses formes la mobilisation contre le projet de loi El Khomri et à participer aux journées d’action des 9 et 31 mars.
Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le ...
Lire la suite - 06-03-2016

Cette résolution lance également une campagne nationale d’actions et de propositions sur le thème « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le 37eme congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.

Ce projet comporte trois textes.
Le premier intitulé « Le temps du commun » porte sur le projet du Parti communiste.

Le second, intitulé « 2017 : une autre voie pour la France » propose de « construire dans les conditions inédites crées par l’échec du quinquennat de François Hollande une nouvelle étape de rassemblement à gauche pour ouvrir un chemin d’espoir ». Il s’agit de « poursuivre la démarche du Front de gauche et d’écrire une nouvelle étape »
Le PCF lance « une grande consultation citoyenne pour construire un mandat populaire pour 2017 », avec l’objectif de rencontrer 500.000 personnes d’ici la fin de l’été. Le PCF propose de construire dès maintenant, à travers des « état généraux » dans chaque circonscription des candidatures aux élections législatives pour une majorité sur un contrat de législature démocratique et d’intégrité.
Il propose de s’incrire dans le processus de primaire à gauche sur la base de la construction avant l’été d’un socle commun d’entrée dans cette primaire. Pour le conseil national, « ce processus, pour réussir, passe par une démarche collective, populaire et citoyenne ». Il doit viser à « écarter l’impasse Hollande et Valls par l’émergence d’une autre voie à gauche ».

Enfin, le troisième texte vise à construire « les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération », ce texte doit déboucher sur l’adoption d’un relevé de décisions lors du Congrès.

Les 3 textes de la base commune ont été respectivement adopté par 90 %, 81 % et 88 %. Il seront rendus publics lors d’une conférence de presse qui précédera « les lundi de gauche » :

Lundi 6 mars à 18h au siège du conseil national

Espace Neimeyer, 2 place Colonel Fabien, Parie 19eme

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, présentera et commentera pour la presse les travaux du Conseil national.
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Pierre Laurent ne décolère pas. Le sénateur de Paris et patron du Parti communiste français est vent debout contre la réforme du travail, proposée par le gouvernement.

Lire la suite sur publicsenat.fr
« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le proj...
Lire la suite - 24-02-2016

« Comment, en faisant voler en éclat tout ce qui encadre le temps de travail et donc en faisant travailler davantage ceux qui ont un emploi, on va créer des emplois ? » s’interroge-t-il, soulignant que c’était « ce que réclament le Medef et la droite depuis des années. » Selon lui, le projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, « vide de leurs contenus tous les grands principes » du progrès social.

Et il ne se prive pas pour dire tout le mal qu’il pense du gouvernement, et notamment de Manuel Valls pour qui les opposants au texte sont restés « au 19ème siècle. » Réponse acerbe de Pierre Laurent : « C’est l’hôpital qui se fout de la charité.  Si on votait par malheur le projet de loi El Khomri, alors c’est un retour sur tout ce qui a été construit au fil des décennies. (…) On va ouvrir les vannes à une précarité qui est déjà galopante et qui va tirer le pays vers le bas. »

Quant à la menace d’un 49.3 pour faire passer le texte, le sénateur prévient : « Le simple fait que ça ait pu traverser la tête de la ministre en charge du texte, avant même que l’on connaisse le contenu du texte, ça en dit long sur la confiance qu’ils ont dans les parlementaires de leur propre majorité et de leur propre parti » explique-t-il. « Il n’y a aucune majorité de gauche » pour ce texte. En cas de 49.3, « je proposerai à l’ensemble des parlementaires de gauche de voter une (motion de) censure. »

Alors Manuel Valls a tout faux ? « Oui, à peu près sur tous les sujets. » Et François Hollande n’échappe pas non plus à la critique. « La fracture est consommée entre cette petite équipe gouvernementale qui a fait sortir petit à petit tous les ministres, tous ceux qui avaient une voix un peu différente » affirme-t-il. « On a aujourd’hui un petit clan gouvernemental (…) autour de François Hollande, avec quelques ministres qui sont restés dans le soutien. Mais les forces vives de la gauche sont ailleurs. »

Selon lui, François Hollande « ne peut pas être le représentant de la gauche à l’élection présidentielle. Il ne doit pas être candidat à l’élection présidentielle au nom de la gauche, il ne peut pas l’être. On se trouverait dans une situation incroyable où celui qui prétend représenter la gauche devrait porter pendant toute la campagne la déchéance de nationalité et le dynamitage du code du travail » affirme Pierre Laurent. 
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Groupe Gauche républicaine et communiste
Marianne MARGATÉ et Bernard CORNEILLE,
conseillers départementaux de Seine-et-Marne
Le 18 février, le Conseil départemental de Seine-et-Marne a adopté le budget primitif pour l’année 2016. Notre institution départementale a été marquée en 2015 par une alternance politique. Ce budget est le premier de la nouvelle mandature. Il comprend donc de grands changements.
Comme pour toutes les collectivités territoriales, ce budget est très contraint. Il l’est du fait de la baisse des dotations. Et il l’est du fait de l’augmentation des dépenses de solidarité, non entièrement compensées par l’État, dont le Département a la responsabilité.
L...
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Les lundis de gauche - 4e soirée avec Yannick Jadot, Marie Desplechin et Mériem Derkaoui
...
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Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu’une provocation »
Après l’ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c’est tout le système de protection des travailleurs contre l’arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d’une utilisation du 49-3 est plus qu’une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

Le chômage, ...
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Enseignants, parents d’élèves, syndicats et élus Front de Gauche toujours mobilisés contre la réforme du collège et la fin de la gratuité des transports scolaires
Des manifestations battront le pavé de 9h à 14h jeudi 18 février devant l’hôtel du département et la préfecture.
Deux manifestations pour le prix d’une. Les élus du conseil départemental devront se concentrer lors de la séance publique qui entérinera le budget 2016. Économies et hausse d’impôt. Sous leurs fenêtres, enseignants et parents d’élèves manifesteront contre la fin de la gratuité des tr...
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Pierre Laurent sur France 2
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Les lundis de gauche - 3ème soirée - Porte ouverte pour 2017
avec Guillaume Ballas ( PS motion B ) , Florent Gueguen (FNARS) , Pierre Henri Gouyon ( Muséum d’histoire naturelle ) et Dominique Méda ( sociologue et philosophe ) ...
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Révolution numérique - Entre aliénation et émancipation. Rencontre débat organisé dans le cadre des états généraux de la révolution numérique au siège du pcf le 12 février 2016. Avec Pierre Laurent, secrétaire national du pcf et Bernard Stiegler, philosophe.
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Monsieur le Préfet,

Nous nous adressons à vous pour vous faire part du point de vue que nous portons collectivement sur la Conférence régionale, lancée le 20 octobre dernier, et les groupes de travail qui s’en sont suivis.
Nous attendions de cette Conférence, sollicitée depuis de longues années, un cadre de travail visant la résorption des bidonvilles en Ile de France et l’accompagnement des personnes concernées vers le droit commun et l’insertion durable.
Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation...
Lire la suite - 10-02-2016

Or, nous voulons par ce courrier soulever des points de désaccords qui risqueraient, s’ils n’étaient pas pris attentivement en considération, de faire échouer les travaux en cours, et vous proposer des solutions alternatives qui nous paraissent mieux adaptées pour mettre fin à la situation indigne vécue quotidiennement par 7 000 hommes, femmes, enfants des 132 bidonvilles d’Ile de France, dans la 6e puissance économique mondiale.

Vous trouverez à cet effet un document présentant 6 propositions qui ont été co-construites par des villes de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, par la Communauté d’agglomération de Plaine-Commune et par le Conseil départemental du Val-de-Marne, territoires tous concernés directement et massivement par la résurgence des bidonvilles, ainsi qu’avec la contribution des associations Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre et le Collectif Romeurope. Ces propositions ont été établies sur la base des expériences vécues sur nos territoires : elles constituent par conséquent une base permettant d’envisager des solutions efficaces et pragmatiques.

Nous attirons particulièrement votre attention sur deux points qui nous semblent être des préalables incontournables si nous voulons tous ensemble, Etat, collectivités locales, associations et citoyens engagés, proposer une issue à ces personnes privées du respect de leurs droits fondamentaux à vivre dans la dignité.

En premier lieu, nous voulons affirmer la nécessité d’un cadre réglementaire contraignant qui fixe une répartition territoriale solidaire de ces populations précaires, dans des bâtiments ou sur des terrains vacants dont une liste peut aisément être établie sur un territoire tel que celui de l’Ile-de-France. Il n’est plus acceptable que seules certaines villes accueillent massivement ces populations, persécutées dans leurs pays d’origine, tandis que nombre d’autres refusent catégoriquement de les accueillir. Le volontariat des villes ne peut en aucun cas être considéré comme la base permettant une répartition juste et solidaire. L’Etat et ses représentants doivent intervenir de manière déterminée et contraignante pour répartir l’accueil, non pas de façon « arithmétique » et arbitraire, mais en prenant en compte les situations locales et celles des familles concernées sur la base d’un véritable diagnostic social. La Conférence régionale et les Groupes de travail n’ont réuni que les villes qui ne détournent pas le regard devant cette situation humanitaire dramatique : en l’absence d’autres villes et départements (dont Paris), aucune solution pratique et opérationnelle ne pourra se dégager.

En second lieu, la question des moyens financiers et logistiques consacrés par l’Etat doit faire l’objet d’importantes précisions et d’ambitions clairement établies. Les améliorations provisoires, les constructions modulaires de transition, les missions nécessairement renforcées de la plateforme AIOS, l’accompagnement social appellent des moyens importants. Les collectivités concernées par ces situations le savent d’autant mieux compte tenu des efforts qu’elles engagent depuis de longues années déjà dans ce domaine, alors même que les dotations de l’Etat sont en baisse massive et continue. Or, pour le moment, peu d’engagements précis ont été donnés sur ce plan. Nous avons toutefois noté l’avis favorable exprimé par le représentant de l’Etat en charge de l’animation des groupes de travail à un renforcement et à un élargissement des missions de la plateforme AIOS, ainsi qu’à la proposition du Conseil départemental du Val-de-Marne d’une équipe pluridisciplinaire (professionnels de l’action sociale, de la santé en particulier) susceptible d’apporter des réponses immédiates aux situations d’urgence.

Nous souhaitons enfin réaffirmer que ni la pérennisation des bidonvilles par quelques aménagements, ni l’expulsion systématique des populations qui subissent ces conditions de vie indignes ne constituent des solutions. Elles ne sont que la conséquence du manque inacceptable de structures d’hébergement et de possibilités, à terme, de logements dont la responsabilité incombe à l’Etat. Un trop grand nombre de communes n’ont d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques, ceci ayant pour conséquence inacceptable de renvoyer et de concentrer ces populations sur un nombre limité de territoires.

Aussi, Monsieur le Préfet, nous sollicitons de votre haute bienveillance un rendez-vous au cours duquel nous pourrons aborder ces difficultés sur la base des propositions que nous vous adressons. Nous vous remettrons à cette occasion un état détaillé des lieux potentiels d’accueil et des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de notre haute considération.

Lutte pour la résorption des bidonvilles
Six propositions des collectivités

Ivry-sur-Seine, Aubervilliers, La Courneuve, Montreuil, Plaine-Commune, Saint-Denis, Stains, Conseil départemental du Val-de-Marne, Champs-sur-Marne

Suite à la tenue de la première conférence régionale sur « les campements illicites « Roms » en Ile de France », plusieurs collectivités (Ivry-sur-Seine, Montreuil, Champs-sur-Marne, Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Plaine Commune, Conseil départemental du Val-de-Marne) s’associent pour faire six propositions de travail à l’État et engager fermement la lutte contre le mal-logement et la résorption des bidonvilles.

Si l’objectif de construction d’une réponse publique sous la responsabilité de l’État est largement partagé par les collectivités, les modalités de travail proposées par le Préfet de Région ne sont pas satisfaisantes. Les thématiques des « campements » et de « l’insertion » ne peuvent être traitées par des groupes de travail distincts, de surcroît dans des échéances aussi courtes.

Depuis plus d’une dizaine d’années, les collectivités locales, les associations et collectifs de soutien se sont confrontés, bien souvent seuls, à la résurgence des bidonvilles. L’absence d’une politique globale et coordonnée a entraîné une approche extrêmement coûteuse socialement et financièrement, notamment pour des villes déjà confrontées à de grandes difficultés.

Il est grand temps que ces efforts isolés fassent l’objet d’une politique publique partagée à l’échelle régionale, avec la mise en place de solutions souples et multiples, adaptées aux réalités de chacune des situations des 132 bidonvilles du territoire francilien (évacuation avec solution d’hébergement, stabilisation temporaire, projet d’insertion ou d’auto-construction etc.).

L’ensemble des acteurs (État, collectivités - y compris non directement concernées par la présence de bidonvilles - opérateurs sociaux, représentants de la société civile) doit être partie prenante de cette stratégie, dans le cadre des compétences et des responsabilités qui lui incombent.

Nos collectivités souhaitent l’organisation d’une nouvelle table ronde régionale, ouverte cette fois à l’ensemble des collectivités franciliennes et en présence du Conseil Régional, de la Ville de Paris, du Défenseur des Droits pour travailler sur les six propositions suivantes :
  • Élaboration et pilotage par l’État d’une stratégie régionale de résorption des bidonvilles sur l’ensemble du territoire francilien, selon un principe de solidarité territoriale. Cette stratégie doit être fonction, au-delà du nombre d’habitants résidant actuellement dans les bidonvilles, de la situation des communes (richesse du territoire, nombre de logements sociaux…) et s’accompagner d’une réquisition de bâtiments et terrains identifiés comme vacants, prioritairement dans les communes n’ayant pas de projet d’accueil de ces personnes. La répartition effective des populations concernées, tout en prenant en compte leur situation globale (relations familiales, sociales, scolarisation des enfants, suivi médical) afin de ne pas interrompre brutalement les parcours de vie, ne doit pas avoir pour effet de les maintenir dans les mêmes communes.

  • Mise en œuvre de cette stratégie par un comité de suivi régional et des comités de pilotage départementaux, piloté par un ministre désigné ou le Délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement (DIHAL) avec des moyens renforcés, incluant les différents Préfets, le Conseil Régional, les collectivités locales, les opérateurs sociaux et les associations/collectifs, dont la place et le rôle nécessitent d’être réaffirmés. Il est souhaité que l’État soit co-pilote de l’ensemble des projets alternatifs portés par les collectivités et/ou associations sur le territoire francilien. Du point de vue opérationnel, les municipalités constituent un acteur et coordinateur central.

  • Application systématique de la circulaire de 2012 : respect des décisions de justice, des diagnostics sociaux et proposition de solutions de relogement adaptées aux réalités. A cette fin, les moyens permettant le respect réel et effectif de la circulaire doivent être mis en œuvre par les Préfets au-delà des seules villes où s’installent ces populations. Un trop grand nombre de communes n’ont en effet d’autre réponse que la seule pratique des expulsions systématiques. Une prise en charge globale (en particulier l’accès aux soins) doit intervenir sans délais et sans attendre les résultats des diagnostics.

  • Élargissement des moyens et des champs d’actions de la plateforme d’Accueil, d’Information, d’Orientation et de Suivi (AIOS). La plateforme doit s’accompagner d’un volet Hébergement et Domiciliation, condition indispensable à la sortie durable des bidonvilles et à l’entrée dans le droit commun. La dimension de l’insertion professionnelle doit être consolidée par l’articulation avec les dispositifs existants des collectivités locales. Les dispositifs de domiciliation doivent bénéficier de moyens supplémentaires conséquents et en urgence ; ils doivent faire l’objet d’une vraie répartition sur un plus grand nombre de communes.

  • Une démarche urgente du gouvernement en direction de la Commission européenne concernant la mise à disposition des fonds européens. Les 40 millions d’euros de Fonds européens restitués par la France faute de projets doivent être remobilisés en urgence. A l’échelle régionale, permettre un accompagnement des collectivités et des associations pour répondre aux appels à projet correspondants. Envisager la création d’un fond régional avec une ligne budgétaire unique pour faciliter le financement des projets. Des financements doivent également être mis à disposition par la Caisses des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement.

  • Lancement d’une Commission d’enquête parlementaire sur ces situations de grande précarité et sur la résurgence de bidonvilles, tels ceux dans lesquels se retrouvent des familles Roms, qui devra aboutir à des préconisations visant à ce que l’État garantissent l’insertion durable de ces populations dans le droit commun.
Le 26 janvier 2016
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Les Lundis de gauche - 2e soirée avec Bernard Thibault et Caroline de Haas
Chaque lundi, à partir du 1er février, des échanges, des rencontres, des débats. À l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Deuxième soirée : lundi 8 février à partir de 18h30 avec : Bernard Thibault, syndicaliste et Caroline de Haas, féministe, animatrice de l’appel p...
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Communiqué de presse commun:
Nous dénonçons la tentative d’intimidation du Front National à l’encontre de Philippe de Kergorlay, curé de Chelles.
Signataires :
Europe Ecologie Les Verts 77, PCF 77, CDAFAL 77 (Familles laïques 77), République et socialisme 77, la Ligue des Droits de l’Homme 77, le Parti de Gauche 77
Philippe de Kergorlay, curé de Chelles, s’est indigné dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse de la suppression de la réduction de 75% sur le forfait solidarité transport pour les étranger-es en situation irrégulière bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME). Cette mesure prése...
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Pierre Laurent face à Jean-Jacques Bourdin - 2 février
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Plusieurs milliers d'opposants à la prolongation de l'état d'urgence et à son inscription dans la Constitution ont manifesté samedi dans toute la France.
Sous la pluie, les manifestants ont scandé "état d'urgence, état policier" ou, de circonstance: "le temps est pourri, le gouvernement aussi". Dans 70 villes, des milliers de personnes ont repris ces slogans. "L'état d'urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires", écrit le collectif "Nous ne céderons pas", à l’origine, avec "Stop état d'urgence", de cette mobilisation. "Déçu de ma nationalité", "Assignés à Résistance" ou encore "Vive Montesquieu, Séparation des pouvoirs", pouvait-on également lire sur les pancartes.
C’est que décrété par François Hollande dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'état d'urgence a été prolongé une première fois de trois mois et l'exécutif a annoncé son intention de le proroger une nouvelle fois au-delà du 26 février. Des partis de gauche, syndicats et...
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4 Vérités : "Il faut un nouveau projet de gauche", martèle Pierre Laurent
Pierre Laurent est l'invité des 4 Vérités sur France 2. Le secrétaire national du parti communiste français observe les grèves qui agitent le pays cette semaine, et notamment le conflit taxis-VTC. "Qu'on organise mieux les choses ! Les chauffeurs de taxi ne demandent que ça : qu'on réglemente la pro...
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Seine-et-Marne : près de 200 classes de primaire supprimées à la rentrée ?
La carte scolaire sera officialisée en février. En attendant, les syndicats enseignants, les parents d’élèves de la FCPE et des élus s’inquiètent du projet de fermeture de près de 200 classes à la rentrée prochaine en Seine-et-Marne.

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne.
voir le courrier officiel de Michel Billout
Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se v...
Lire la suite - 27-01-2016

Le comité technique académique s’est en effet réuni la semaine dernière pour répartir entre les trois départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne la dotation académique de 650 postes pour le premier degré.

Le département, le plus vaste de l’académie, se voit ainsi attribuer 80 postes contre 503 pour la Seine-Saint-Denis. Le syndicat enseignant Snuipp avance également la fermeture de près de 200 classes proposée en comité technique. Alors que la carte scolaire devrait être arrêtée à la mi-février, les inquiétudes montent auprès des acteurs de l’éducation. « 200 classes supprimées, ce sont près de 5 000 élèves sur le carreau ! Certaines écoles vont voir deux à trois classes fermer en même temps. Comme à Coulommiers, où une école de huit classes devrait en perdre deux, là où sont scolarisés des enfants de familles en difficulté, des allophones…, dénonce Mehdi Azzam, secrétaire départemental de la FCPE qui s’interroge : la rectrice en veut-elle à la Seine-et-Marne ? » Le Snuipp appelle à l’occupation des écoles

Le Snuipp n’y va pas de main morte non plus et appelle à la mobilisation et à l’occupation des écoles : « Ce choix de répartition des postes dans un département qui connaît le taux de poursuite d’études le plus bas de l’académie, et le taux de chômage des 16-24 ans le plus haut d’Ile-de-France, doit interpeller toute la communauté scolaire. C’est pourquoi nous appelons à se mobiliser partout en organisant des occupations d’écoles et en demandant des audiences auprès de l’inspection académique ».

Le sénateur communiste Michel Billout a d’ores et déjà adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale pour demander que des moyens supplémentaires soient alloués à la Seine-et-Marne : « Cette répartition ne tient donc aucunement compte des réalités locales, de la ruralité, des écoles qui sortent de l’éducation prioritaire ni même de celles qui y restent… Elle provoquera de nombreuses fermetures de classes dans un département où les taux d’encadrement sont parmi les plus mauvais de notre pays. C’est pourquoi, je vous demande d’accorder des moyens supplémentaires afin que la Seine-et-Marne ne soit pas, une fois de plus, le département le plus délaissé ».

Des mobilisations commencent à poindre localement tandis que le Snuipp-FSU a déposé un préavis de grève du 11 au 18 février, dates auxquelles se tiendront les prochains comités techniques qui valideront la carte scolaire.
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Intervention de Pierre LAURENT - manifestation syndicale de la fonction publique
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Pierre Laurent réagit à la réforme constitutionnelle
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L’invité du 12/13 Magazine dimanche : Pierre Laurent
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Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux
Les signatures sont à adresser à : cabsg@cgt.fr ou à communiquer au 01 55 82 83 06 ou signez la pétition en ligne
La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emploi...
Lire la suite - 14-01-2016

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.
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Vœux de Pierre LAURENT 11 janvier 2016
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Pierre Laurent invité de Public Sénat 7 janvier 2016
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Vœux : « Rien de concret pour l’emploi » (Pierre Laurent)
Au nom du Parti communiste Français, j’adresse mes vœux les plus chaleureux aux Françaises et Français. Pour que cette année soit bonne, il faudra puiser dans ce que notre société recèle de meilleur pour tourner la page des moments difficiles de 2015.
Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

M...
Lire la suite - 31-12-2015

Nous n’oublierons pas l’horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l’accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent.

Mais la France peut s’en sortir par le haut en donnant une réalité, partout, à ses valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de paix universelle. La France s’en relèvera si elle ose l’investissement massif dans la lutte contre le chômage.

Les annonces faites ce soir par le Président de la République nous indiquent, malgré les belles paroles, que la trajectoire du gouvernement, n’est ni l’apaisement des tensions en France et dans le monde, ni la présentation de mesures efficaces pour la création et la protection de l’emploi.

Le travail est la priorité des Français. C’est la garantie de l’emploi de qualité pour tous qui devrait être inscrite dans la Constitution. François Hollande a déclaré l’ « état d’urgence économique et sociale » mais de concret, rien. Pour notre part, nous agirons sans relâche pour que le droit à l’emploi et à la formation de chaque jeune devienne une réalité en 2016.

  Les frappes en Syrie seront poursuivies. L’inscription de l’État d’urgence dans la Constitution et le maintien, malgré les alertes de la société civile, de l’extension de la déchéance de nationalité aux bi-nationaux, sont totalement contraires au discours de François Hollande sur la patrie, sur l’unité des Français.

  Le PCF, fidèle à ses valeurs, fidèle aux idées de gauche, prendra plusieurs initiatives d’ampleur pour offrir un avenir aux générations futures, à tous les Français, sans distinction.

  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

  Paris, le 31 décembre 2015.
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Après les régionales - Pierre Laurent invité de RTL le 16 déc. 2015
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Régionales : Déclaration de Pierre Laurent
Les résultats du second tour des élections régionales sont marqués par le sursaut de mobilisation des électrices et des électeurs, avec près de 9 % de participation supplémentaire.
Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce ser...
Lire la suite - 13-12-2015

Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l’élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce sera un atout dans la bataille à venir pour faire reculer les idées du Front national dans le pays. Car le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer : les scores atteints par le FN sont dramatiques et alarmants, un très grand nombre de conseillers régionaux du Front national sont élus, et dans deux grandes régions, PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie, il n’y a plus de conseillers régionaux de gauche pour les combattre et soutenir les politiques publiques en faveur des besoins des gens.

La droite remporterait ce soir sept des treize grandes régions, soit un peu moins que ne le laissaient craindre les résultats du premier tour, mais toutes sont des conquêtes puisque la gauche gérait toutes ces régions à l’exception de l’Alsace dans le Grand Est. Dans ces régions s’annoncent des reculs pour les services publics, les politiques sociales, d’éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance ont ce soir de nouveaux alliés dans ces régions, alors que c’est là qu’il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s’annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d’une République solidaire et fraternelle.

La gauche remporterait cinq régions.

Compte tenu des résultats du premier tour et du retrait des listes socialistes de deux régions, les communistes et le Front de gauche n’obtiennent ce soir des élus que dans cinq régions, : Ile de France, Normandie, Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, Corse et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour le Front de Gauche, pour le PCF il s’agit d’un revers électoral important.

Les nationalistes remportent pour leur part la région Corse. Ces deux tours d’élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n’est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L’impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est urgent de sortir de l’austérité et dogmes du libéralisme. Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique. Les communistes entendent mener de front le combat contre la droite et l’extrême-droite et la construction d’un nouveau projet progressiste nourrit d’actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

En remerciant les communistes de leur engagement, je les appelle à se réunir pour tirer les leçons de cette bataille très difficile, à aller à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... Nous n’oublions pas nos résultats insuffisants au premier tour. Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. La direction nationale du PCF prendra toutes les initiatives pour favoriser ce débat. Se tiendront plusieurs réunions importantes dès la semaine prochaine. En janvier, le PCF lancera la préparation de notre Congrès. Trop de pauvreté, trop d’inégalités, trop de concurrence …. aux femmes et aux hommes qui convaincus que la société doit évoluer autrement, je les appelle à rejoindre notre parti pour agir ensemble. Sans attendre prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d’actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d’espoir pour le pays.
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Discours de Pierre Laurent - Créteil - 9 décembre 2015
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Soutien aux 5 d’Air France - Intervention de Pierre LAURENT
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Fusion des hôpitaux de Nemours, Montereau et Fontainebleau
Question au gouvernement par le sénateur communiste Michel Billout
Compte rendu intégral des débats. Mardi 1er Décembre 2015. Séance des questions au gouvernement

M. le président. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1281, adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.
M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, ...
Lire la suite - 01-12-2015

M. Michel Billout. Je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le projet de fusion des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau, en Seine-et-Marne, annoncé pour le 1er janvier 2017.

À ma connaissance, aucune étude sur les intérêts d’une telle fusion, aucune alternative en matière de restructuration n’ont été présentées, que ce soit aux instances de concertation ou au grand public.

Cette fusion arrive, de fait, au terme d’un processus d’affaiblissement de ces trois établissements hospitaliers, étalé sur une période d’une dizaine d’années. Ainsi, entre 2004 et 2014, l’hôpital de Fontainebleau a perdu près de 10 % de ses effectifs. L’activité chirurgicale y a été réduite de 22,64 %, le nombre de lits de chirurgie de 25 %. Le choix de ne pas recruter de spécialistes dans les disciplines déficitaires a induit une baisse de la fréquentation et une augmentation du taux de fuite, lequel a atteint, en 2013, 64,3 % à Fontainebleau et 92,4 % à Nemours, dans les secteurs de la médecine, de la chirurgie et de l’obstétrique.

L’hôpital de Nemours a également perdu ses activités chirurgicales, soit un service de soixante lits. C’est l’équivalent de 1 462 journées d’hospitalisation par an qui ont ainsi disparu. Par ailleurs, à Fontainebleau et à Montereau, 131 postes d’aide-soignant ont été supprimés en dix ans.

Après ces années de destruction d’activité, le projet de fusion prévoit de reformer un hôpital complet, à partir d’établissements affaiblis, au lieu de remédier aux difficultés de chacun d’entre eux. Pourtant, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, l’IGAS, daté de 2012 et intitulé « Fusions et regroupements hospitaliers, quel bilan pour les quinze dernières années ? », relève que les fusions de plusieurs établissements mal portants sont particulièrement problématiques. L’IGAS a ainsi démontré que la fusion n’était pas le levier le plus approprié pour redresser la situation financière d’un établissement de santé en déficit.

Je crains donc que cette fusion-ci ne se justifie que dans le cadre du plan d’économies de 3 milliards d’euros prévu pour les hôpitaux d’ici à 2017.

Madame la secrétaire d’État, pouvez-vous nous dire quelles projections financières et études d’impact ont été conduites en vue de garantir que cette fusion répond bien à la nécessité de développer un service public hospitalier de qualité et de proximité pour les Seine-et-Marnais, en particulier pour les habitants du sud du département ?

Ces études me paraissent d’autant plus indispensables que le rapport de l’IGAS souligne que les fusions, comme les restructurations hospitalières en général, ne font pas, hélas, l’objet d’un suivi de la part du ministère.

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État.

Mme Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes. Monsieur le sénateur, vous avez raison de rappeler les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur les fusions et les regroupements hospitaliers, qui, s’il n’exclut pas l’intérêt des rapprochements entre établissements, souligne bien les limites d’une approche trop uniforme ou trop complexe.

En effet, chaque situation doit être analysée dans son contexte territorial. Comme vous le rappelez, l’affaiblissement des hôpitaux de Nemours, de Fontainebleau et de Montereau a des causes connues : pendant trop longtemps, ces établissements ont travaillé chacun de leur côté, indépendamment les uns des autres.

Cet isolement a progressivement engendré la fragilisation de ces structures et est à l’origine des difficultés pour recruter des médecins dans certaines spécialités. De plus, des niveaux d’activité souvent insuffisants ont dégradé la situation financière de ces établissements.

Partant de ce constat, la conclusion s’est imposée que l’on ne peut pas traiter les difficultés de chacun des établissements séparément.

Dès lors, un travail considérable a été mené par les équipes pour élaborer les axes d’un projet médical partagé et susciter une évolution des organisations qui garantisse l’accès à une offre de proximité de bonne qualité.

C’est avec cet objectif qu’une direction commune a été mise en place en 2013. La trajectoire des trois établissements montre que ce projet porte ses fruits, car il a permis de consolider l’offre hospitalière publique sur ce territoire du sud du département.

La fusion des trois établissements et la création d’un établissement hospitalier multi-sites respectant les implantations actuelles doivent donc se comprendre comme l’aboutissement de ce long processus, fruit de la mobilisation conjointe des équipes.

M. le président. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, les équipes de direction de ces établissements ont sans doute mené un travail considérable, mais il est contesté par presque tous les personnels hospitaliers de ces trois entités. Vous n’évoquez pas, en outre, l’existence de véritables études d’impact ou d’autres scénarios.
Vous me donnez raison à propos du rapport de l’IGAS, mais je ne vois pas quelles leçons tirées de ce rapport ont été appliquées à ce territoire. Nous n’avons strictement aucune garantie, aujourd’hui, que la fusion de ces trois hôpitaux leur permettra de retrouver une santé financière suffisante pour surmonter les grandes difficultés qu’ils connaissent.
Le secteur hospitalier public est très concurrentiel, avec l’hôpital de Corbeil ou celui de Melun, actuellement en construction. Aussi l’inquiétude est-elle réelle quant à l’avenir des trois établissements appelés à fusionner. Je regrette que la réflexion ne puisse s’appuyer sur des études d’impact un tant soit peu sérieuses.
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Message de Pierre LAURENT - Élections régionales 2015
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Pierre Laurent : "Nécessité de protéger notre sécurité et nos libertés publiques" - 24-11-2015
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André Chassaigne « Le caractère extrêmement grave de la situation »
entretien réalisé par 
Adrien Rouchaleou Lundi, 23 Novembre, 2015 L’Humanité
Pour André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, l’état d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences ».

Quelles ont été les motivations de votre vote en faveur du projet de loi ?

André Chassaigne D...
Lire la suite - 23-11-2015

Pour André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, l’état d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences ».

Quelles ont été les motivations de votre vote en faveur du projet de loi ?

André Chassaigne D’abord, nous avons pris en compte le caractère extrêmement grave de la situation avec toujours en tête que ce type d’attentats extrêmement meurtriers pouvait se reproduire. Nous avons pensé que des mesures exceptionnelles étaient justifiées parce qu’il s’agissait de mettre tout en œuvre pour arrêter les meurtriers, mais aussi démanteler les réseaux. Nous avons abordé ce débat avec la volonté chevillée au corps d’offrir la meilleure des sécurités à nos concitoyens, sans mettre en péril les libertés auxquelles ils sont, et nous sommes, tant attachés. C’est l’attente forte des populations que nous représentons. Dans les contacts que les députés ont, notamment dans leur circonscription, ils font part d’une exigence très forte de tout mettre en œuvre pour que les citoyens puissent voir leur sécurité garantie.

Enfin, notre décision s’est appuyée sur le texte lui-même. Même si les choses ont été faites dans l’urgence, nous nous sommes livrés à une étude approfondie du projet de loi, qui se place dans l’État de droit. Nous avons considéré que les mesures qui étaient proposées donnaient une garantie face à la question primordiale des libertés individuelles.

Bien sûr, nous avons tout à fait conscience que, même dans un cadre légal, l’état d’urgence restreint inévitablement certaines libertés. Mais, en l’occurrence, nous avons considéré que les garde-fous étaient présents dans ce projet de loi, notamment par sa limitation dans le temps (trois mois au maximum) et des garanties juridictionnelles, avec des voies de recours devant le juge administratif.

Dans le texte que nous avons voté, les voies de recours sont supérieures à celles qui figuraient dans la loi de 1955. Le juge des référés administratifs peut se prononcer rapidement et annuler des mesures prises.

Nous avons pris connaissance bien évidemment des appréciations des associations. Elles sont dans leur rôle et font fort justement part de leurs inquiétudes, notamment sur les libertés fondamentales. Mais ces prises de position portaient davantage sur la révision constitutionnelle que sur la prorogation de l’état d’urgence. Et nous l’avons dit et redit, ce que nous avons voté sur l’état d’urgence n’anticipe en aucun cas un vote similaire sur la révision constitutionnelle.

  Le texte présenté mercredi par le gouvernement a évolué en séance par le biais d’amendements, certains provenant de la droite. Cela a-t-il modifié votre état d’esprit sur le texte.

André Chassaigne Il y a d’abord eu un changement positif. Une avancée que nous avons saluée concernant le contrôle parlementaire. La commission des Lois a établi un contrôle parlementaire, nous y reviendrons. C’est vrai que nous aurions pu aller plus loin et être plus exigeants dans un débat qui n’aurait pas été conduit dans l’urgence, avec la nécessité d’un vote conforme du Sénat.

Le texte a aussi durci les conditions d’assignation à résidence par une forme d’escalade sécuritaire, le gouvernement cédant sur certains points à la droite. Nous avons exprimé et réitérons nos inquiétudes sur ces évolutions.

Quant aux risques de dérapage, ils sont dans la définition même de ceux qui doivent être assignés à résidence, ainsi que dans la multiplication des perquisitions, effectuées parfois dans la démesure et la violence. C’est pour cela que nous sommes si attachés à un contrôle strict.

Être attentif à tout ce qui touche aux libertés, c’est dans notre ADN. Apporter notre soutien à la prorogation de l’état d’urgence, ce n’est pas quelque chose que l’on fait spontanément. Ce soutien a été décidé collectivement par l’ensemble des parlementaires du Front de gauche. Il a exigé de prendre en compte l’importance des enjeux et sans aucun doute du courage politique. Si nous n’avons pas considéré que les dispositions retenues étaient des atteintes démesurées aux libertés, c’est parce qu’elles sont limitées dans le temps, circonscrites dans un périmètre précis et contrôlées par le Parlement.

  Le contrôle parlementaire prévu grâce à un amendement de la commission vous semble-t-il suffisant pour écarter tous risques d’abus ?

André Chassaigne En séance, le rapporteur de la commission des Lois a précisé ce que pourrait être ce contrôle : un rapport hebdomadaire sur la mise en œuvre de l’état d’urgence devant les commissions concernées de l’Assemblée nationale et du Sénat. À nous maintenant d’avoir suffisamment d’exigence pour que le rapport hebdomadaire ne soit pas qu’un ersatz de rapport, mais soit véritablement précis. Que l’on nous présente bien toutes les actions qui ont été menées dans le cadre de l’état d’urgence et leurs motivations. Les députés du Front de gauche seront en première ligne pour exercer cette mission de contrôle.

Mais nous appelons aussi à une vigilance citoyenne pour qu’il y ait des lanceurs d’alerte. Il faut que nous puissions être saisis si des citoyens constatent des abus. Nous ne devons pas en rester aux seuls comptes rendus du ministre de l’Intérieur. Pour conclure, je tiens à rappeler, comme nous l’avons dit dans notre intervention, que l’état d’urgence n’est qu’une réponse partielle à une situation qui dépasse nos frontières. D’autres urgences existent, notamment assécher les ressources de Daech et prendre pour cela, en France comme à l’international, les mesures nécessaires. Il faut également que l’intervention en Syrie soit désormais conduite sous l’égide de l’ONU, dans le cadre d’une coalition internationale qui soit la plus large possible. Enfin, et c’est au cœur de nos combats parlementaires, la priorité est aussi d’apporter dans notre politique nationale des réponses dans le domaine de l’éducation, de l’emploi et de tout ce qui touche au vivre-ensemble. 
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Attentats du 13 novembre :
déclaration du PCF

Protéger la population, la République et les libertés fondamentales
Faire prévaloir une logique de paix, de solidarité et de progrès
Les attentats qui ont frappé la France vendredi soir sont les plus graves actions terroristes à ce jour sur notre territoire
faisant 129 morts et 352 blessés. Nous en ressentons tous une profonde douleur et une infinie tristesse. Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et nous voulons affirmer notre soutien à toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette effroyable nuit, à toutes celles et tous ceux qui ont pe...
Lire la suite - 17-11-2015

faisant 129 morts et 352 blessés. Nous en ressentons tous une profonde douleur et une infinie tristesse. Nous nous inclinons devant la mémoire des disparus et nous voulons affirmer notre soutien à toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette effroyable nuit, à toutes celles et tous ceux qui ont perdu un proche, un ami, ou qui accompagnent l’un des leurs dans le combat contre la mort. Nous saluons l’action exemplaire des personnels des services publics de secours, santé, sécurité civile, police et agents de l’État et des collectivités territoriales.

C’est chacun d’entre nous, c’est toute l’humanité que les assassins ont frappée à Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

À Beyrouth la veille, 12 novembre, à Ankara, le 10 octobre dernier, mais aussi à Sousse en mars, les assassins commandités et commandés par Daesh ont frappé dans des quartiers populaires, très fréquentés, des lieux d’échange, de détente, de loisirs, de sport et de culture, en cherchant à faire le plus de victimes possible ; partout la jeunesse a été prise pour première cible.

Ils veulent instaurer un climat permanent de terreur, de haine, de division et de violence – et ceux qui adoptent un langage de guerre pour leur répondre les confortent.

Protéger la population et protéger la République et la démocratie

La sûreté de toutes et de tous doit être une priorité et doit être assurée, et ce indissociablement avec la protection des libertés et des droits fondamentaux qui fondent notre République. Sacrifier une part de liberté serait de fait une victoire pour les terroristes de Daesh. En effet, pour Daesh, les actions terroristes sur notre territoire visent à mettre la société française en contradiction avec ses valeurs démocratiques et à créer au sein de celle-ci une situation de chaos. C’est ce qu’on appelle la «stratégie de la tension» propre au terrorisme. L’objectif des actions terroristes de Daesh n’est pas la recherche d’une victoire militaire en France, mais celui de la déstabilisation politique d’une société par la terreur et l’effroi.

Nous récusons la notion «d’ennemi de l’intérieur» qui renvoie aux pires heures de notre histoire. C’est toute la population de notre pays qui a été touchée et qui, unie, exprime aujourd’hui son hommage aux victimes. Et c’est toute la population sans aucune discrimination d’origines, de culture, d’appartenance politique, philosophique ou religieuse, qui doit être également protégée et jouir pleinement de la paix civile.

Nous avons approuvé la proclamation de l’État d’urgence aux premières heures des attentats du 13 novembre mais c’est à l’aune des principes de protection de la population, de la République et des libertés fondamentales que le PCF se prononcera sur sa prolongation qui devra de toutes les façons être soumise au contrôle parlementaire régulier. Quoi qu’il en soit, cette situation qui comporte une part de restriction des libertés publiques ne peut être que très temporairement acceptée.

Inventer le concept douteux de «terrorisme de guerre» afin d’y opposer un «régime constitutionnel d’état de crise » créé de toutes pièces pour réformer la Constitution, comme l’a annoncé ce 16 novembre le Président de la République, est d’une gravité extrême, et ne peut que conforter Daesh dans sa volonté de semer la mort et la terreur. Il ne peut être question ni de tomber dans le piège tendu par Daesh, ni de laisser le champ libre à ceux qui pourraient tirer prétexte des innommables événements de vendredi afin de réduire les libertés et les droits.

À cet égard la surenchère belliciste, sécuritaire et identitaire de la droite et du FN avec en particulier son ignoble affiche (« Choisissez votre banlieue ») collée sur les murs d’Île-de-France ne peut être que dénoncée et combattue avec la plus grande fermeté. Cette affiche, comme la scandaleuse manifestation factieuse de Pontivy, aurait dû être interdite pour trouble à l’ordre public. Le gouvernement ne peut laisser faire.

Pour nous communistes, pas d’équivoque : toute forme de stigmatisation ou de suspicion dans notre pays à l’égard des musulmans doit être condamnée avec fermeté et détermination. Toute agression physique ou verbale raciste et xénophobe ne peut être considérée que comme une agression contre tout le peuple français.

Nous n’acceptons pas que l’on fasse des réfugiés en France et en Europe, les boucs émissaires du terrorisme alors qu’ils ont été les premières victimes de Daesh, du régime syrien et de la guerre en général. Cette amalgame odieux, porté par la droite et l’extrême droite, est non seulement faux, mais dangereux. Le droit d’asile doit être pleinement respecté en France et en Europe.

Plutôt que de nouvelles lois ou d’actions de communication politique, la protection de toute la population sur notre sol demande avant tout des moyens matériels et humains pour la justice, la police, la sécurité civile, la santé, les services de renseignement et une défense opérationnelle du territoire national. Toutes choses qui, avec l’ensemble des budgets publics, ont été sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

Une évaluation parlementaire des politiques et des moyens de lutte contre le terrorisme est nécessaire à commencer par la loi renseignement votée dernièrement et dénoncée à la fois par les spécialistes du renseignement et les associations de défense des droits et des libertés.

Les mesures de lutte contre le terrorisme ne peuvent être du seul ressort de l’exécutif, elles doivent être strictement encadrées par la justice et faire l’objet d’un contrôle parlementaire tous les 15 jours. La République pour tous : une réponse progressiste à la menace terroriste de division de la société française

La véritable riposte durable à l’agression terroriste de Daesh est celle de la résistance du peuple français dans son unité et sa diversité. Elle est de dire collectivement : « Vous nous frappez mais votre action est vouée à l’échec : vous ne nous abattrez pas, vous ne ferez que conforter notre unité autour de notre aspiration à la paix et des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre République et notre démocratie ».

Cette authentique unité nationale populaire ne peut se construire que si notre pays affronte toutes les inégalités, discriminations, dominations, racismes et injustices qui le rongent de l’intérieur. Quand un nombre significatif de jeunes Français intègre les rangs du djihad et qu’ils basculent ainsi dans l’abject, la société française ne peut pas ne pas s’interroger sur le monde de violence, de guerre et de chaos dans lequel nous vivons, et sur l’état de notre société où trop de jeunes ne trouvent pas leur place, une société qui ne fait plus sens pour eux, où la valeur ultime est devenue l’argent, et qui sécrète et glorifie les pires violences. Lorsque Manuel Valls, premier ministre, parle d’ « apartheid social », il acte l’abandon de pans entiers de la population. Nous sommes au contraire partisans de plus de République, de plus de services publics, de politiques culturelle, éducative, sportive ambitieuses. La société française a besoin de se construire autour d’une espérance collective libératrice et de combats émancipateurs.

Dans les conditions exceptionnelles créées depuis les attentats, comment vont se tenir les élections régionales de décembre ? Si le maintien du scrutin est un acte d’affirmation démocratique alors il est indispensable que des mesures exceptionnelles elles aussi permettent l’exercice du libre choix des électeurs en garantissant le pluralisme, l’égalité des listes et la participation au scrutin soient prises. Les médias, en particulier les chaînes de service public, peuvent et doivent jouer un grand rôle pour cela : des modifications profondes dans l’organisation de la campagne électorale doivent être apportées. Il n’est pas normal ni admissible qu’à l’issue de la rencontre à l’Élysée et de la séance du Parlement réuni en Congrès les 15 et 16 novembre, les déclarations du secrétaire national du PCF et des présidents de groupe aient été purement et simplement censurées.

Ce scrutin sera de fait le premier rendez-vous politique national où notre peuple pourra s’exprimer depuis le 13 novembre.

Il est d’abord important qu’il y ait une participation maximum car cela sera aussi un acte de résistance politique et démocratique de masse à la terreur.

Il s’agira d’exprimer des choix politiques : la priorité à la justice sociale, la démocratie réelle, le développement et l’humanisation des services publics, en s’unissant contre l’austérité, la loi de l’argent, la misère sociale et culturelle. Nos candidats et nos listes sont les seuls à porter des politiques de création d’emplois et de relance industrielle, de développement de tous les services publics, de rénovation thermique et de constructions de logements...

Il s’agira aussi de s’opposer à des politiques qui veulent encore plus diviser notre peuple, mettre les individus et les territoires en concurrence, et stigmatiser une partie d’entre nous.

Les listes des candidats PCF et Front de gauche entendent défendre de véritables choix de gauche afin de se saisir des politiques régionales comme des leviers démocratiques pour améliorer concrètement la vie de nos concitoyens, de redonner du sens à la politique et de reconquérir des pouvoirs sur nos vies.

Tout ce qui fera société, tout ce qui remettra de l’humain au coeur des rapports sociaux, fera reculer la violence.

Le PCF appelle l’ensemble de ces militants, dans des conditions exceptionnelles et certes difficiles, à reprendre la campagne électorale dans la dignité et avec la volonté de participer à l’effort de mobilisation citoyenne.

Nous voulons, nous devons, résister à la logique de guerre

Construire une société du bien commun constitue le rempart le plus efficace contre la violence et le chaos nés de la crise systémique du capitalisme et de ses contradictions. Les méthodes para-militaires employées par ces mercenaires d’un nouveau genre, galvanisés par l’obscurantisme, ne doivent pas nous abuser sur la nature des problèmes que nous affrontons, que le monde, les peuples affrontent. Tous ceux qui, dans notre pays, parlent maintenant de « France en guerre sur son propre territoire » prennent de très lourdes responsabilités.

L’objectif recherché par Daesh est celui d’un engagement plus important de la France et des « Occidentaux » sur le terrain militaire au Proche-Orient, en Syrie et en Irak particulièrement. Cette implication militaire occidentale, dont on connaît les résultats puisqu’elle est une des causes principales de l’effondrement de l’Irak ou de la déstabilisation de la Libye, conforte Daesh sur le plan stratégique et idéologique. Sa stratégie de « guerre à tout prix » consiste notamment à polariser la situation en marginalisant les forces démocratiques et progressistes d’Irak et de Syrie et en se plaçant au centre du jeu comme seule alternative aux ambitions des puissances internationales sur la région.

Riposter à la violence terroriste par la seule voie militaire et sans stratégie politique visant le retour de la paix et le développement de toute la région serait une erreur grave et permettrait à Daesh d’atteindre ses buts de guerre : la conquête de territoires et de richesses, et le contrôle de populations pour former son califat bâti sur les ruines de l’Irak et de la Syrie. Car Daesh a un projet politique pour cette région du monde.

Promoteur et artisan de la logique de « guerre des civilisations », Daesh tend un piège à la société française, aux peuples du Proche et Moyen-Orient – qui est, lui, le théâtre de la guerre – et aux peuples du monde.

Notre pays, notre peuple ont la possibilité et les ressources de ne pas tomber dans ce piège. Nous avons ensemble la capacité de refuser ce terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France, et les guerres qui ravagent le Proche et le Moyen-Orient et lui servent de justification.

Le PCF solidaire des peuples en lutte du Proche et Moyen-Orient et d’Afrique

Notre solidarité va aux réfugiés et aux migrants auquel la France et les pays d’Europe doivent hospitalité et asile. Notre solidarité va aux forces démocratiques syriennes, irakiennes, aux populations des cantons du Rojava et les forces kurdes des YPG qui sont les premières à affronter Daesh sur le terrain militaire ; notre solidarité va aux populations Yézidis d’Irak, aux Libanais, aux Tunisiens, aux Afghans, aux Libyens et Érythréens : à tous les peuples qui subissent la violence de Daesh et des groupes djihadistes. Notre solidarité va au peuple palestinien dont les grandes puissances occidentales et le gouvernement de B. Netanyahou ont décidé de faire le sacrifice.

Nous voulons amplifier notre action de solidarité avec toutes les forces démocratiques et progressistes de ces pays qui luttent pour la paix et la défense des intérêts de leurs peuples, mais aussi pour un Proche et Moyen-Orient et une Afrique libérés des dominations, de l’exploitation et de l’oppression. Si les Kurdes du Rojava, au Kurdistan syrien, sont si violemment aux prises avec Daesh sur le terrain militaire c’est qu’ils défendent pour leur pays, la Syrie, comme pour la région, un projet de société démocratique, d’égalité, laïc, pluriculturel, écologique et d’émancipation sociale et humaine qui est l’exact opposé du projet politique de Daesh et des islamistes, comme des régimes autoritaires et des théocraties. Notre place est aux côtés de ces forces d’émancipation.

Pour sortir du chaos, il faut agir sur plusieurs plans en même temps mais toujours mobilisé autour d’un objectif : que la logique de paix prenne le pas sur celle de la guerre.

Il est possible de stopper la guerre en Irak et en Syrie

Cela nécessite de la part de la France, de tirer les leçons du passé et de reconsidérer avec sérieux les choix qui ont été les siens en matière de politique extérieure dans le Proche et le Moyen-Orient, et en Afrique, depuis des dizaines d’années. En choisissant de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN, de prioriser les opérations militaires pour devenir, aujourd’hui, le pays le plus interventionniste, d’opter pour un langage de guerre au détriment d’une action politique, diplomatique et de coopération visant la paix et le développement de la région, la France a contribué au chaos que vivent les peuples du Proche et du Moyen-Orient qui, sous la pression des grandes puissances (états-unienne, européennes ou russe), n’auraient le choix qu’entre des régimes dictatoriaux ou la soumission à des entrepreneurs de violence et des brutes obscurantistes.

C’est à un changement complet de paradigme auquel il faut s’atteler, et des choix nouveaux peuvent être faits aujourd’hui.

La France doit prendre des initiatives pour contribuer à un effort multilatéral et international pour permettre aux peuples de la région de reprendre le contrôle de leurs ressources et richesses, de reconstruire leurs États, en visant l’instauration d’États de droit et la démocratie, et le respect de leurs souverainetés. Il en va de l’intérêt de tous les peuples du monde.

L’ONU doit être replacée au centre des initiatives diplomatiques et politiques. C’est actuellement le cas à la conférence de Vienne sur la transition en Syrie. La France doit être résolue à ce que débouchent des solutions politiques incluant tous les pays de la région autour d’un objectif commun : il est nécessaire de travailler dès aujourd’hui à créer les conditions d’un cadre régional de coopération et de sécurité collective visant la paix par de grands projets de développement et d’infrastructures au bénéfice des peuples et pays de la région. C’est le rôle de la France que d’y contribuer.

À court terme, stopper les sources de la violence disséminée impose de mettre un terme à la guerre en Syrie et en Irak par une action simultanée sur trois registres : militaire, diplomatique et économique – aucun des trois ne va sans l’autre.

  • Sur le plan militaire, il s’agit, sous égide de l’ONU, par une mobilisation multilatérale internationale d’appuyer toutes les forces régionales unies dans l’objectif commun de vaincre Daesh en apportant un appui aux forces syriennes et irakiennes démocratiques, parmi lesquels les Kurdes syriens du PYD, qui combattent Daesh et les groupes djihadistes. Il faut assécher les ressources pétrolières, réseaux de clientèle de Daesh et des groupes djihadistes, les priver de leurs soutiens financiers, militaires et humains.
  • Sur le plan diplomatique, cela implique qu’il faut dès aujourd’hui permettre à la Syrie, à l’Irak, de préparer dès maintenant leur avenir, la reconstruction de leurs États et la cohésion de leur société, leur développement. La réussite des discussions de Vienne est déterminante et la France doit agir dans cet objectif.
  • Sur le plan économique, cela implique de travailler dès aujourd’hui aux actions qui doivent permettre de répondre aux immenses besoins sociaux, humains et économiques des peuples de la région. Aucune perspective ne peut s’ouvrir dans cette région comme ailleurs dans le monde si les relations économiques et commerciales sont fondées sur des accords de libre échange qui privent les peuples de leurs richesses et de leurs ressources au profit de multi ou transnationales qui promeuvent la domination de la mondialisation par le capitalisme financiarisé.
Notre pays doit prendre la tête d’un mouvement de désarmement multilatéral, cesser de contribuer au commerce des armes et, à l’image de l’accord sur le nucléaire iranien, œuvrer à l’éradication complète des armes nucléaires et de destruction massive.

La France doit retrouver son indépendance en matière de politique étrangère et de défense nationale pour promouvoir une culture de la paix.

Le PCF, ses élus et ses militants sont mobilisés pour faire vivre ce combat primordial pour la liberté, l’égalité, la fraternité et la paix, et contre la violence et la haine.
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Pierre Laurent invité d'I-Télé le 17 novembre
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Attentats Paris - Discours d'Éliane Assassi au Congrès réuni à Versailles
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Attentats Paris - Discours d'André Chassaigne au Congrès réuni à Versailles
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15 novembre 2015 - Réaction de Pierre LAURENT
Réaction de Pierre LAURENT suite à la rencontre avec François HOLLANDE, Président de la République...
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Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l’égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)
Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.
Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces ...
Lire la suite - 14-11-2015

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s’est immédiatement manifestée.

Moins d’un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d’urgence vient d’être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J’appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l’émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d’espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

  Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,
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Le PCF mobilisé en soutien aux salariés contre la vente du secteur Purina (accessoires animaliers).


Franck Sureau, candidat aux régionales sur la liste du Front de Gauche, Marianne Margaté, conseillère départementale, Daniel Guichard, secrétaire départemental du PCF, Alain Janvier, Stéphane Berthin secrétaire de la section locale du PCF étaient ce matin devant le siège de Nestle à Noisiel, en soutien aux salariés mobilisés contre la vente du secteur Purina (accessoires animaliers).
Tracts de l'intersyndicale et de la CGT
60 emplois sont menacés a Nemours alors que ce site a touché 2,5 M€ de CICE en 2014 et Nestlé 25 M€. Après MitryChem, Air France, la casse de l’emploi sur fonds publics continue en Seine et Marne !!...

AVEC VOUS, PIERRE LAURENT CLÉMENTINE AUTAIN & ÉRIC COQUEREL - ÉLECTION RÉGIONALE 6 DÉCEMBRE 2015 - Île-de-France - nos vies d’abord !
ÉGALITÉ ÉCOLOGIE DIGNITÉ CITOYENNETÉ
LE 6 DÉCEMBRE
Nous sommes candidats à l’élection régionale pour faire entendre une autre voix que celle de l’argent et des profits.
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Canal Coquelicot - Conférence de presse - présentation de la liste Front de Gauche 77 à l’élection régionale IDF - Nos vies d’abord - lundi 2 novembre
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Julie Morel, la colère sociale au cœur des régionales
Forte d’une expérience de lutte emblématique de la colère sociale qui grandit en France, Julie Morel, agent d’escale et syndicaliste chez Air France, est tête de la liste « Nos vies d’abord » dans le Val-d’Oise.
C’est au cœur d’un conflit devenu emblématique au sein de sa compagnie aérienne que Julie Morel, agent au sol d’Air France à Roissy-Charles-de-Gaulle, a décidé de prolonger son combat dans le champ politique. Comme une vingtaine de salariés en lutte de toute la région, elle sera candi...
Lire la suite - 29-10-2015

C’est au cœur d’un conflit devenu emblématique au sein de sa compagnie aérienne que Julie Morel, agent au sol d’Air France à Roissy-Charles-de-Gaulle, a décidé de prolonger son combat dans le champ politique. Comme une vingtaine de salariés en lutte de toute la région, elle sera candidate sur la liste soutenue par le Front de gauche « Île-de-France, nos vies d’abord », conduite par Pierre Laurent (PCF) dans le cadre d’un trio avec Clémentine Autain (Ensemble) et Éric Coquerel (Parti de gauche), pour les élections régionales des 6 et 13 décembre. Elle prendra même la tête de la campagne dans le département où elle travaille, le Val-d’Oise. « Si je peux porter un message, c’est celui de l’importance de la participation des salariés. Pour moi, il n’est pas nécessaire d’être un professionnel de la politique pour savoir de quoi les gens ont besoin. Chaque décision prise au niveau politique a forcément des conséquences sur notre quotidien », explique-t-elle d’emblée.

Et les conséquences d’une politique « dans la continuité de celle de Sarkozy », Julie a une petite idée de ce que ça donne. Car les restructurations chez Air France ne datent pas d’hier, d’où le « ras-le-bol » et la « colère » d’aujourd’hui. Embauchée par la compagnie en 2001, elle a connu le plan dit Transform 2015 : « Le leitmotiv de la direction, c’était l’équité. Retroussons-nous les manches tous ensemble, ils disaient », se rappelle-t-elle. Une équité qui, évidemment, est restée dans les mots : « Pendant que le PDG a augmenté de 25 % sa part variable, les salariés, eux, ont fait les efforts. »

Julie, qui est agent d’escale, a travaillé depuis lors trente minutes de plus par jour sans que son salaire n’augmente. Il y a les difficultés que ça engendre dans le quotidien : « En région parisienne, une demi-heure de plus, ça peut foutre en l’air toute une organisation familiale, pour gérer la crèche, l’école, c’est compliqué… » Et puis il y a le cœur du métier remis en cause : « On ne nous donne plus les moyens d’offrir aux passagers ce à quoi ils ont droit. Cela crée des tensions avec eux et aussi entre collègues, parce qu’avec des journées plus longues et moins de personnel, on n’a même plus deux minutes. » Une situation qu’elle combat, depuis les dernières élections professionnelles, comme élue CGT au comité central d’entreprise (CCE).

Alors, son « message » dans cette campagne est clairement « anti-austérité ». Expérience professionnelle à la clé. « Air France est le premier employeur privé de la région, un emploi dans la compagnie, ce sont cinq emplois induits. Les milliers de suppressions de postes supplémentaires, après les 15 000 déjà mises en œuvre ces quatre dernières années, sont très violentes pour toute l’Île-de-France », estime-t-elle. Or, pour elle, les bons choix n’ont pas été faits : « Air France a bénéficié en 2014 de 57 millions d’euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), 40 millions en 2013. Cet argent public a servi à financer la casse sociale, les plans de départs volontaires. Ça n’est plus possible. » Surtout que, malgré les résultats positifs qu’affiche désormais la compagnie, les salariés continuent de trinquer.

Si, du CCE du 5 octobre, beaucoup gardent l’image d’une chemise déchirée, c’est celle de Manuel Valls apportant le lendemain son soutien à la direction sans un mot ni pour les salariés, ni pour les annonces de suppressions d’emplois, qui a marqué la syndicaliste.

« La continuité d’un engagement personnel »

Dans ce contexte, sa candidature est un « symbole fort », estime Pierre Laurent. Mais elle est aussi « la continuité d’un engagement personnel », insiste Julie, qui commence en 2011 à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) où elle habite. « Je suis maman de deux enfants, je me suis battue contre la fermeture des Rased, de classes dans leur école qu’on a occupée la nuit, se souvient-elle. C’est un combat que j’ai porté avec mes tripes pour l’avenir de mes enfants. » Et c’est là son premier pas en politique. « À cette occasion, j’ai rencontré des élus avec qui j’ai noué des liens. Des élus de proximité. Comme tous les parents mobilisés, Madame la maire (la communiste Corinne Dupont, à cette époque – NDLR) venait devant l’école à 7 heures du matin distribuer des tracts… » Une attitude qui correspond à l’idée qu’elle se fait de la nécessité pour les élus « d’être ancrés dans la réalité ». Aux municipales suivantes, quand on lui demande si elle veut participer à la campagne « Ensemble pour Mitry-Mory », elle accepte d’être candidate : « C’est une liste qui défendait les valeurs auxquelles je crois, qui se battait pour la sauvegarde du service public, aux côtés des jeunes comme des anciens… » Pour les mêmes raisons, elle adhère dans la foulée au PCF : « Pour moi, c’était logique », dit-elle.

Cette fois encore, à l’occasion des élections régionales, c’est « tout naturellement » aux côtés d’un Front de gauche qui s’est mobilisé avec les salariés tout au long de l’année qu’elle inscrit sa candidature, avec une conviction : « Si on s’attarde un peu plus sur l’humain, on peut changer le futur. »
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Nestlé veut vendre son site Purina Nemours
L’intersyndicale et les salariés, conscients et déterminés appellent à manifester une nouvelle fois contre ce projet à partir du 28 octobre devant le siège de Nestlé Noisiel.
Tracts de l'intersyndicale et de la CGT
L’air du temps est aux projets de cession dans le Sud Seine-et-Marne. Après Henkel, un des leaders mondiaux dans les domaines des détergents et entretien de la maison, beauté et technologies adhésives, qui a annoncé en juillet vouloir vendre son site de Saint-Pierre-lès-Nemours, c’est au t...
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Régionales : Le PCF appelle tous les communistes à amplifier la campagne
DÉCLARATION DU Comité exécutif du PCF
Réuni le 21 septembre, le Comité exécutif national du PCF appelle tous les communistes du pays à amplifier leur engagement dans la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Comme l’a souligné Pierre Laurent lors de la fête de l’Humanité, ces élections auront une gra...
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Réuni le 21 septembre, le Comité exécutif national du PCF appelle tous les communistes du pays à amplifier leur engagement dans la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Comme l’a souligné Pierre Laurent lors de la fête de l’Humanité, ces élections auront une grande importance pour l’avenir des régions aux pouvoirs renforcés, et pour l’avenir politique du pays, au moment où le gouvernement Valls-Macron intensifie son offensive contre les droits du travail.  

Les objectifs fixés par le Conseil national de juin sont plus actuels que jamais. Nous voulons écarter le risque grandissant d’une victoire généralisée de la droite et de l’extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons, d’un même mouvement, contribuer à l’élection de majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d’austérité et les faisant concrètement reculer. Il y a beaucoup à perdre si nous ne menons pas la bataille. Il y a beaucoup à gagner si nous la menons : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays.  

Ces objectifs sont à nos yeux indissociables. Ils seront rendus possibles à la condition que des listes du Front de gauche, associées au maximum de citoyens et de forces partout où c’est possible, réalisent des percées significatives au premier tour, et marquent de leur empreinte les fusions auxquelles les listes de gauche devront procéder entre les deux tours pour l’emporter.  

Les possibilités de réaliser de telles percées sont réelles, mais il ne doit y avoir de temps perdu. C’est donc une campagne active et rassembleuse des communistes et du Front de gauche qui est maintenant urgente.  

La victoire face à la droite et à l’extrême-droite, la mobilisation et le rassemblement du peuple de gauche ne passent pas par le référendum artificiel imaginé par Jean-Christophe Cambadélis pour éviter le débat sur le contenu des politiques régionales et nationale. Elles passent par l’unité populaire la plus large possible pour que l’argent, dans les régions, serve à répondre aux besoins populaires et que reculent les politiques d’austérité qui les entravent. Nous voulons aussi réorienter l’argent des régions pour permettre les politiques de gauche en direction des quartiers populaires et des villes et villages en difficultés. Le bon résultat de nos listes est le meilleur chemin vers l’unité qui battra la droite et l’extrême-droite.  

Le CEN invite les communistes, leurs directions départementales et régionales à intensifier leurs efforts dans les jours qui viennent pour que toutes les listes dans lesquelles nous nous engageons soient au plus tard en ordre de bataille et présentées publiquement dans la semaine du 5 octobre. D’ici là, les orientations, les choix d’alliance, l’architecture des listes doivent être partout arrêtés, en organisant les consultations nécessaires des communistes.  

Dans toutes les régions, à l’exception de deux où le PG a choisi un accord séparé derrière EELV et où les communistes continuent à bâtir une liste du Front de gauche la plus large possible, les forces du Front de gauche travaillent à finaliser des listes communes. Dans plusieurs régions, des accords entre le Front de gauche et EELV sont en discussion, et dans deux régions, PACA et Midi Pyrénées Languedoc Roussillon, en voie d’être finalisés. Dans d’autres régions, le MRC est partie prenante.  

Dans tous les cas de figure, là où des blocages persistent, nous appelons les communistes à travailler à les lever, en veillant au respect de tous les partenaires et à la place des communistes dans ces listes. Partout, une grande attention doit être portée à l’implication citoyenne dans ces listes.  

Nous avons une grande ambition. Partout nous voulons gagner des élus et contribuer à diriger des régions pour être utiles aux populations, faire barrage à l’austérité, mettre l’argent au service de la formation, de l’emploi, de la réponse aux besoins sociaux. Nous voulons faire de ces élections une étape dans la construction d’un mouvement majoritaire pour sortir de l’austérité et mener des politiques de progrès. Le pays en a besoin. C’est possible, c’est urgent : ne perdons plus de temps !  

L’objectif est maintenant d’être en campagne le plus vite possible, le plus rassemblés possibles, le plus à l’offensive possible.  

Comité exécutif du PCF,
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élection municipale de Bussy-Saint-Georges - 27 septembre 2015
journal de Canal Coquelicot du jeudi 17 septembre
le programme des candidats;

retrouvez le programme de la liste "une gauche unie pour Bussy" conduite par Stéphane Berthin
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Fête de l’Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent
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Rencontre avec le mouvement associatif, syndical et le monde de la culture - Discours de Pierre Laurent aux personnalités - Fête de l’Humanité 2015
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En Île-de-france, fin juin, les communistes ont désigné leur secrétaire national comme chef de file d’une liste anti-austérité rassemblant à gauche les forces politiques et citoyennes.
Rappel
Fin mai, Pierre Laurent avait déclaré sur France 3 qu’il ne serait pas candidat pour se «consacrer» à son mandat de sénateur. Changeant d’avis du fait «de la discussion des communistes et de la situation politique», il a annoncé ce week-end que, s’il était élu président de la région, il qu...
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Université d'été du PCF 2015 - Discours de clôture de Pierre Laurent
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Quand la crise de la dette grecque renfloue l’Allemagne
D’après un rapport de l’Institut Leibniz de recherche économique, Berlin a réalisé près de 100 milliards d’euros d’économies budgétaires depuis 2010 et profité des privatisations d’Athènes.
Outre-Rhin, la nouvelle ne semble pas émouvoir plus que cela. Lundi encore, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, plaidait pour que « l’exhaustivité passe avant la rapidité » à propos des conditions imposées à la Grèce pour obtenir une première tranche du troisièm...
Lire la suite - 12-08-2015

Outre-Rhin, la nouvelle ne semble pas émouvoir plus que cela. Lundi encore, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, plaidait pour que « l’exhaustivité passe avant la rapidité » à propos des conditions imposées à la Grèce pour obtenir une première tranche du troisième plan, qui n’a d’aide que le nom. Le porte-parole de l’intransigeant ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, lui emboîtait le pas, en précisant les énièmes sacrifices auxquels doit se soumettre Athènes : « Un plan budgétaire et de financement ambitieux, une stratégie de privatisation crédible et une réforme des retraites durable. » La manière forte pour tout dialogue, en somme.  

Les titres de la dette allemande ont constitué une valeur refuge

Pourtant, le gouvernement allemand devrait sans doute revoir le ton de sa copie. Selon un rapport de l’Institut Leibniz de recherche économique (IWH) rendu public lundi, la crise de la dette grecque aurait permis à l’Allemagne de réaliser des économies budgétaires de l’ordre de 100 milliards d’euros depuis 2010. Les économistes rappellent que les titres de la dette allemande ont constitué une valeur refuge pour les investisseurs étrangers, qui ont pu jouir d’une baisse des taux d’intérêts de ces emprunts. « On en vient à des taux simulés sur les emprunts d’État allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd’hui, sont 3 % plus élevés que ce qu’ils ont été dans la réalité », estiment les experts. Implacables, ces derniers enfoncent le clou : « Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette. » Pour rappel : Berlin a consenti un prêt de 90 milliards d’euros à Athènes ces dernières années, soit une plus value de 10 milliards d’euros. « L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise grecque », concluent-ils, estimant que l’économie correspond à plus de 3 % du PIB. « Des mauvaises nouvelles en Grèce étaient de bonnes nouvelles en Allemagne et vice versa », soutiennent ces experts. Quelques critiques ont néanmoins été avancées, notamment celles pointant que la crise a eu pour conséquence une baisse des investissements ou encore des effets négatifs pour les salariés allemands. « Les épargnants sont beaucoup plus sinistrés, on doit faire le calcul comparatif », a déclaré Lars Feld, membre du Conseil allemand des experts économiques auprès du gouvernement allemand, au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.  

La ville de Francfort est gagnante sur le terrain des privatisations

Outre cette étude sur les taux d’intérêts, l’Allemagne est aussi gagnante sur le terrain des privatisations des services et entreprises grecs. Le Fonds de développement des biens de la République hellénique (Taiped) s’est vu confié, en 2011, la responsabilité de ces « libéralisations », dont la plus importante à ce jour reste la concession de quatorze aéroports régionaux accordée, pour un montant de 1,2 milliard d’euros, à l’entreprise allemande Fraport, qui, associée à une firme grecque, doit débourser une taxe annuelle de 22,9 millions. Les deux principaux actionnaires de ladite entreprise sont la région de Hesse (plus de 30 %) et la ville de Francfort (20 %). Les bénéfices risquent de s’avérer juteux puisqu’elle a fait main basse sur les aéroports les plus rentables du pays, parmi lesquels figurent les îles touristiques de Mykonos, Santorin, Corfou…
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Courrier de Pierre Laurent à François Hollande sur la situation kurde
Le PCF appelle la France et l’Union européenne à agir immédiatement pour empêcher toute intervention militaire turque contre les Kurdes de Syrie
Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Sénateur de Paris
 

  Monsieur François Hollande
Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

    Paris, le 3 août 2015
    Monsieur le Présiden...
Lire la suite - 03-08-2015

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Sénateur de Paris
 

  Monsieur François Hollande
Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

    Paris, le 3 août 2015
    Monsieur le Président,

Je souhaitais vous faire part de mes plus vives inquiétudes suscitées par les opérations militaires turques engagées par le Président R.T. Erdogan ces dix derniers jours.
Sous la pression évidente des États-Unis, le président Erdogan a lancé des frappes contre les positions de Daesh en Syrie mais les a accompagnées dans le même temps de frappes contre les positions du PKK en Irak et en Turquie, brisant le cessez-le-feu décrété en 2013 à l’initiative du PKK. Le chef de l’État turc a annoncé qu’il rompait le processus de négociations avec Abdullah Öcalan. Ces actions sont inacceptables et doivent être condamnées fermement.

Depuis l’attentat du 20 juillet à Suruç tuant 32 jeunes et faisant des centaines de blessés, attentat qui n’a toujours pas été revendiqué par Daesh, ces opérations militaires hors du territoire turc s’accompagnent en Turquie même de l’installation d’un climat de terreur et de répression contre la population, avec l’utilisation de balles réelles contre des manifestants et plus de 1 500 arrestations – pour l’essentiel des membres et élus du HDP, des syndicalistes, des militantes féministes, et des jeunes.

Qui plus est, des poursuites « pour soutien à la rébellion » sont engagées contre Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdag, co-présidents du HDP qui vient de recueillir 13,1% des suffrages aux législatives du 7 juin et qui est désormais le 4e groupe parlementaire avec 80 députés offrant à la Turquie un espoir de paix et de démocratie longtemps attendu.

Je vous demande instamment d’intervenir en faveur de la protection des co-présidents du HDP, Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdag. Selahattin Demirtaş a réagi à ces accusations par des paroles fortes de paix, affirmant qu’il ne laisserait pas le pays plonger dans la guerre et en lançant un appel à l’union et à la responsabilité.

Mais le chef de l’État turc fait la démonstration que sa priorité n’est pas la lutte contre l’État islamique ni la « lutte contre le terrorisme ».

Le président Erdogan, contrarié dans son projet de nature dictatoriale, veut aujourd’hui se débarrasser par la force d’une opposition démocratique dotée d’un projet d’avenir pour le pays et qui bénéficie du soutien populaire. Nous ne pouvons rester indifférents à ces atteintes à la démocratie ni à la violence qui les accompagne.

La politique du président Erdogan est lourde de dangers pour la démocratie, pour la paix et pour toute la population de Turquie, de même que pour les populations du nord de la Syrie et du Rojava, ainsi que celles du Kurdistan irakien dont le ministre des relations extérieures a exigé, vendredi, l’arrêt des bombardements.

L’action militaire et répressive de la Turquie est de nature à précipiter la région, déjà en guerre, dans un embrasement dont nul ne peut, vous le reconnaîtrez, prévoir l’issue.

Nombreux reconnaissent aujourd’hui ce que je dénonçais depuis longtemps pour l’avoir constaté lors de ma visite à Suruç en octobre dernier. Les forces de Daesh ont largement bénéficié du soutien de la Turquie, passant aisément la frontière turco-syrienne pour s’approvisionner en armes, matériels et combattants alors que les volontaires kurdes se portant au secours de la population de Kobanê étaient empêchés de passer. J’ai pu constater aussi à quel point les autorités turques ont fait peser sur les seules municipalités dirigées par le HDP (les villes de Diyarbakir, Suruç, Nusayibin, Cisré, Mârdin) la responsabilité et le poids de l’accueil et de l’aide aux dizaines de milliers de réfugiés irakiens et syriens, notamment Yézidis et ceux arrivés de Kobanê, autrement dit ceux sauvés et aidés par le PKK.v
Vous qui, à titre personnel, avez reçu la commandante des forces YPG de Kobanê en février dernier en soulignant l’action majeure des YPG qui ont infligé leur première défaite militaire et politique aux obscurantistes de Daesh, vous n’êtes pas sans savoir le rôle incontournable que joue le PKK pour la paix, la liberté, le progrès et la démocratie dans la région.

La France ne peut donc rester silencieuse et doit activement oeuvrer au retour de la paix et de la démocratie, à un cessez-le-feu et à la reprise des négociations avec le PKK que son dirigeant A. Öcalan engageait, en mars dernier, dans l’étape historique du désarmement, étape saluée par le président Erdogan lui-même.

Il est du devoir de la France de se démarquer nettement des soutiens, en particulier américains, apportés à la Turquie au cours de la réunion de l’OTAN du 28 juillet dernier. Cela signifie la suspension de toute coopération militaire, policière ou judiciaire avec le régime d’Ankara qui a fait le choix d’une répression brutale contre quiconque s’oppose à sa politique. La France ne peut, de près ou de loin, se trouver complice d’une telle politique ni de telles atteintes aux droits humains.

Notre devoir est également de mettre tous les moyens politiques et diplomatiques en œuvre pour obtenir un cessez-le-feu avec les forces du PKK et pour une initiative de relance du processus de paix en Turquie qui doit être placée sous les auspices de la « communauté internationale ».

L’avancée dramatique de l’État islamique en Irak et en Syrie ne peut être stoppée en frappant les rares forces de progrès qui résistent avec courage, et succès, contre Daesh. Je réitère ici ma demande solennelle de voir la France prendre l’initiative pour que l’Union européenne sorte le PKK de la liste des organisations terroristes. Le courage politique de la France doit être à la hauteur du courage de ces femmes et hommes qui, sans moyen adéquat, vont au feu contre une force, l’État islamique, largement mieux équipée et soutenue, directement et indirectement, par des puissances régionales. L’amalgame fait par la Turquie entre le PKK et Daesh est inacceptable et doit être dénoncé. Notre pays ne peut cautionner les bombardements turcs et doit agir pour que la Turquie stoppe ses opérations contre le PKK et revienne à la table des négociations.

L’avenir du Proche et du Moyen-Orient ne peut en aucun cas se dessiner dans l’appui, même implicite, d’une puissance membre du Conseil de sécurité de l’ONU comme la France à la stratégie autoritaire opportuniste du président turc. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

    Pierre Laurent

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La victoire du "non" doit être respectée (Pierre Laurent)
Le peuple grec vient de refuser, avec un "NON" écrasant (61,3%) l’ultimatum lancé par les créanciers. C’est la deuxième fois en 6 mois qu’il rejette l’austérité. La deuxième fois qu’il dit en même temps son attachement à l’Europe.
Les chantages financiers et mesquineries politiques n’auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Je salue le courage des grecs, de Syriza et du gouvernement Tsipras. C’est notre victoire à toutes et tous. Ce soir, nous sommes heureux ...
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Pierre Laurent proposé chef de file des communistes en Ile de France
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, a annoncé dans un entretien au Parisien qu’il est candidat aux élections régionales de décembre en Ile-de-France, en duo avec Clémentine Autain, pour "une politique ambitieuse de gauche".
"Les communistes m’ont désigné comme leur chef de file car nous estimons possible de construire un projet +Ile de France en commun+ à l’image de ce qui s’est fait à Barcelone, avec une liste faisant converger des forces politiques et citoyennes", a expliqué Pierre Laurent. Il a pour a...
Lire la suite - 29-06-2015

"Les communistes m’ont désigné comme leur chef de file car nous estimons possible de construire un projet +Ile de France en commun+ à l’image de ce qui s’est fait à Barcelone, avec une liste faisant converger des forces politiques et citoyennes", a expliqué Pierre Laurent. Il a pour ambition de "réunir toutes les forces disponibles pour une politique ambitieuse de gauche refusant la logique d’austérité". Il s’agit, à ses yeux, d’une candidature représentant "l’ensemble du Front de gauche" et "toutes les forces disponibles". "Nous souhaitons d’ailleurs que la liste soit portée par un duo paritaire avec Clémentine Autain. Cela aurait beaucoup de sens. Nous proposons une grande assemblée régionale le 6 juillet ouverte à tous ceux qui veulent construire cette force".

Il faudra également composer avec le Parti de Gauche, qui a également élu ses chefs de file. « Eric Coquerel, coordinateur politique du PG et conseiller régional et Catherine Fayet, syndicaliste santé (91) ont été élu-e-s chefs de file régionaux. Eric Coquerel a été désigné pour éventuellement solliciter la tête de liste régionale dans le cadre du rassemblement citoyen » explique le communiqué du PG. Pas de cumul

Pierre Laurent assure qu’il renoncera à son mandat de sénateur s’il est élu président de région. Il est le troisième candidat de gauche à se lancer dans la course en Ile-de-France après Emmanuelle Cosse (EELV) et Claude Bartolone (PS), qui souhaitait pourtant réunir les différentes composantes de la gauche dès le premier tour.

S’il veut "tout faire pour écarter le danger d’une victoire" de la candidate des Républicains "Valérie Pécresse, qui a mis en faillite le système universitaire en quatre ans", qui "protège les villes qui ne veulent pas construire de logement social" et "s’est opposée à la tarification sociale des transports", il reproche à Claude Bartolone d’être "un soutien de la politique gouvernementale actuelle".

Humanité.fr
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La liste "Ensemble pour Pontault" est arrivée en tête lors du second tour de l'élection municipale partielle à Pontault-Combault.
Sur la photo (de g. à d.) Sofiane Ghozelane (président du PS local), Gilles Bord, Hocine Oumari (EELV), Monique Delessard (PS), Patrick Cabuche (PC), et Nadine Lopes (MRC).
La liste “Ensemble pour Pontault” menée par Monique Delessard est arrivée en tête du scrutin avec 36,76% des voix. Un vote qui ressemble largement à celui du premier tour puisqu'elle devance la liste de ses adversaires dans le même ordre : Cédric Pommot (divers) obtient 27,96% des suffrages, suivi de Stéphane Finance (UDI/Les Républicains) avec 21,27 % et Jean-Pierre Martin (FN) qui récolte 14,12% des suffrages.
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Monique Delessard en tête au premier tour, une liste Pommot/Finance au second tour?
Lors du premier tour de l’élection municipale à Pontault-Combault, ce dimanche, Monique Delessard arrive en tête des suffrages devant Cédric Pommot. Quatre listes seront engagées, dimanche prochain au second tour... sauf en cas d’alliances.
par Julien Van Caeyseele - La République de Seine-et-Marne
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Élections régionales : le PCF appelle au rassemblement et à la convergence citoyenne
RÉSOLUTION DU CONSEIL NATIONAL

Les élections régionales auront lieu en décembre prochain.

Au lendemain de l’adoption de la loi NOTre qui bouleverse l’organisation de la République, la portée territoriale, nationale et européenne des nouvelles régions souligne l’importance de ce scrutin. Après les départementales il s’agit pour le pouvoir et le Medef de faire de cette entité territoriale un relais de la mise en concurrence des territoires au détriment de l’emploi, du progrès social, de la démocratie locale et des dépenses publiques d’intérêt général. A la clef, ce seront de nouvelles souffrances pour les populations.
Ces élections seront également la dernière consultation électorale avant 2017 dans un contexte de politique austéritaire aggravée et de recomposition politique accélérée.

Deux enjeux sont mêlés avec ces élections :

- L’avenir de la République : des régions au servic...
Lire la suite - 10-06-2015

Ces élections seront également la dernière consultation électorale avant 2017 dans un contexte de politique austéritaire aggravée et de recomposition politique accélérée.

Deux enjeux sont mêlés avec ces élections :

- L’avenir de la République : des régions au service de la solidarité et de l’égalité ou des régions au service de la compétition et des inégalités.

- Une issue véritablement de gauche à la crise politique ou l’enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

Nous refusons la perspective de régions au service exclusif de la métropolisation libérale laissant à l’autre bout de la chaîne, des « déserts» et des territoires d’exclusion.

Nous voulons préserver le droit à l’égalité territoriale, travailler à une harmonisation des territoires dans une vision équilibrée de l’aménagement. Nous voulons promouvoir un nouveau modèle de développement économique, agricole et urbain en liaison avec de nouveaux droits de la personne et des salarié-e-s. Nous voulons des régions solidaires citoyennes, démocratiques, écologiques, féministes.

Nous voulons faire entrer dans le pouvoir régional les exigences populaires de solidarité et d’égalité, faire des élections régionales un moment du rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent des politiques de gauche alternatives à l’austérité, à l’offensive sécuritaire et liberticide actuelle.

Nous voulons construire pour cela des dynamiques politiques et citoyennes jusqu’aux urnes qui mettent en échec la droite et l’extrême droite et ouvrent la possibilité de politiques publiques de gauche offensives.

Dans les régions dirigées par des majorités de gauche, les communistes avec leurs élu-e-s ont permis des avancées pour les populations que nous revendiquons dans le contexte actuel : un réseau ferré public œuvrant au désenclavement et défendant des politiques de tarification sociale, des espaces de gratuité ou de nouveaux droits ; des engagements conséquents dans la construction et la rénovation des lycées, le développement de la formation professionnelle incluant les publics défavorisés ; le soutien à l’innovation et la recherche, aux PME PMI et la création de politiques d’ESS favorisant l’emploi de proximité ; la promotion de la culture du sport pour toutes et tous et de l’éducation populaire, l’avancement de politiques d’égalité entre les hommes et les femmes.

Le PCF a fortement contribué à ces acquis que nous ne voulons pas voir abandonner ou brader. Nous refusons que la droite et l’extrême droite s’emparent de nouveaux pouvoirs et points d’appui pour 2017. Mais nous ne découplons pas cet objectif d’œuvrer à des politiques solidaires, citoyennes, écologiques remettant l’humain au cœur des priorités régionales à rebours des logiques financières de concurrence imposées par l’Europe.

Aujourd’hui, il s’agit de permettre de nouvelles avancées en combattant les logiques de compétitivité et leurs effets ravageurs pour les politiques publiques locales. Il s’agit encore de s’attaquer au coût du capital , de mobiliser de nouveaux moyens financiers au service d’objectifs d’emploi, de formation, de promotion de tous les services publics.

Pour une nouvelle union populaire, nous appelons au rassemblement et à la convergence citoyenne.

Le PCF a pris la décision de rencontrer dans chaque région l’ensemble des forces de gauche et de travailler avec elles les conditions du rassemblement politique et citoyen le plus large à gauche.

Les régions ne sauraient être les relais des choix gouvernementaux et européens. La situation de crise sociale économique écologique ou encore démocratique appelle au contraire des politiques clairement anti austéritaires et anti libérales.

Des convergences de projet s’affirment entre les forces du Front de gauche, écologistes, Nouvelle donne, des militants ou personnalités socialistes, acteurs sociaux, militant-e-s antiracistes, et féministes, culturels, intellectuels et syndicalistes qui, comme nous, cherchent à œuvrer à l’alternative à gauche ouvrant la possibilité de plate formes régionales et de listes de large rassemblement de 1er tour pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne.

Un premier état des lieux montre que le débat des communistes s’oriente très majoritairement vers ce choix et sa mise en œuvre. Il y a de la disponibilité pour favoriser l’implication politique et citoyenne la plus large possible sous toutes les formes et à tous les niveaux.

Il atteste également de la volonté largement partagée des communistes de travailler pour le second tour à la fusion des listes capables de battre ensemble la droite et l’extrême droite.

Nous travaillerons à ce rassemblement en fonction des configurations régionales, avec l’objectif de pousser tout au long de la mandature les objectifs que nous aurons portés dans la campagne du premier tour et d’assurer la présence de nombreux élu-e-s communistes, Front de gauche et issus de nos listes de rassemblement dans les nouvelles assemblées.

Leur présence sera un facteur déterminant pour les politiques qui y seront menées et pour travailler les rapports de force en lien avec les citoyen-e-s et le mouvement social.

Les discussions montrent le besoin pour le PCF d’être à l’offensive pour faire vivre nationalement notre démarche.

Dans les semaines qui arrivent les communistes seront appelés à déterminer leurs choix de rassemblement et leurs chefs de file région par région. Ils resteront maîtres de leurs décisions jusqu’au terme des consultations en cours. Les options diverses, si elles existent dans les régions, devront être soumises à leur choix.

Le Conseil national tient à souligner que notre démarche de pactes régionaux et de listes de large rassemblement au premier tour autour de ces pactes sera d’autant plus forte et efficace si elle est mise en œuvre nationalement dans toutes les régions.

Passer à la vitesse supérieure.

Alors que nous tenons ce Conseil national du PCF, le débat politique est en train de s’accélérer. Nationalement comme dans les régions. Le congrès du PS a attesté de sa volonté de sceller son unité autour d’un soutien au Président de la République. Tout montre que le malaise reste pourtant aussi profond

De plus en plus de voix, socialistes comme du Front de gauche, d’EELV , de Nouvelle Donne, de la sphère sociale disent leur volonté d’en finir avec cette politique gouvernementale qui conduit tout droit à la montée de l’abstention, à la désespérance, la montée de l’abstention nourrissant le vote FN et celui pour la droite la plus revancharde. Le champ des possibles grandit pour construire des majorités de projets et d’idées, des majorités pour gouverner.

Aujourd’hui il ne suffit plus de désigner ce que nous refusons, il s’agit alors d’affirmer ensemble et dans le respect de chacun ce que nous entendons faire.

Les élections régionales seront déterminantes pour les politiques qui y seront menées bien sûr, elles pourront être également déterminantes dans notre capacité à relancer l’intervention populaire. Le CN du PCF appelle à se rassembler faisant de ces élections un moment utile à nos concitoyens, permettant de faire grandir une nouvelle gauche porteuse d’alternative.

Il ne s’agit pas de nier les différences ni même de se cacher qu’il reste encore un long chemin à parcourir, mais notre responsabilité comme celle du Front de gauche est de nous mettre au service du mouvement citoyen, de celles et ceux qui continuent à lutter comme ils sont aujourd’hui des dizaines de milliers à le faire au sein de leur entreprise, pour préserver des lignes SNCF, des lycées, des hôpitaux de proximité, pour une mobilisation citoyenne face à la finance et une autre utilisation de l’argent des banques et des budgets, le maintien d’une agriculture paysanne, d’une association culturelle..

Le PCF entend s’engager sans réserve dans cet objectif !

Conseil national du PCF

Paris, le 10 juin 2015.
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L’alliance européenne contre l’austérité est lancée (Pierre Laurent)
Plus de 5000 personnes ont participé hier à la première journée du Forum européen des alternatives place de la République. C’est un grand succès pour l’ensemble de la gauche européenne.

Trente partis d’Europe et de la Méditerranée représentant 20 pays, toute la gauche fran...
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Le PCF honorera toute la Résistance et appelle ses militantes et militantes, les citoyennes et citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler, à organiser devant la place de la mairie, au cimetière, devant une plaque commémorative, devant une plaque de rue... des cérémonies et des initiatives dans toute la France, pour rendre hommage aux résistantes et résistants qui ont combattu pour des jours heureux.
Une soirée d’hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d’une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés so...
Lire la suite - 27-05-2015

Une soirée d’hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d’une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés sous l’occupation » publié aux Éditions de l’atelier.

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Résolution du Conseil national du PCF

Le 27 mai est la journée nationale de la Résistance car date anniversaire de la création du CNR et de l’unification de la Résistance.

Elle prend cette année un relief tout particulier, parce que c’est le 70eanniversaire de la victoire contre le nazisme et parce que le Président de la République a décidé de panthéoniser quatre héros et martyrs de la résistance : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay. Parce que la grave crise traversée par l’Europe et la poussée des forces d’extrême droite, notamment en France, appellent à faire vivre les valeurs progressistes de la Résistance. Parce qu’il y a 70 ans naissait la Sécurité Sociale conformément aux vœux du programme du CNR dont les acquis doivent être toujours défendus.

Le PCF rend hommage aux résistants qui entrent au Panthéon. Le secrétaire national du PCF participera à toutes les cérémonies officielles. Mais nous ne comprenons pas l’ostracisme dont sont victimes les communistes dans le choix présidentiel. Cela contrarie les valeurs de la République qui ont prévalu en ces temps sombres, et qui restent de pleine actualité. La Résistance des femmes et hommes communistes a été essentielle, nous appelons le Président à ne pas l’oublier pour des raisons de politique politicienne.

Le PCF quant à lui honorera toute la Résistance et appelle ses militantes et militantes, les citoyennes et citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler, à organiser devant la place de la mairie, au cimetière, devant une plaque commémorative, devant une plaque de rue... des cérémonies et des initiatives dans toute la France, pour rendre hommage aux résistantes et résistants qui ont combattu pour des jours heureux. Cela sera aussi l’occasion de réparer l’oubli de communistes dans le choix présidentiel alors que de nombreux noms de résistantes et résistants communistes ont circulé pour l’entrée au Panthéon : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Martha Desrumeaux, Missak Manouchian et ses camarades de l’affiche rouge…

Une soirée d’hommage, où sont conviés toutes celles et tous ceux qui le désirent, aura lieu au siège national du Parti communiste français - 2 place du Colonel Fabien - autour d’une pièce de théâtre sur Marie-Claude Vaillant-Couturier et de la présentation du « dictionnaire des fusillés sous l’occupation » publié aux Éditions de l’atelier.

Conseil national du PCF - Paris 10 avril 2015
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Hommage à l'appel "Créer, c'est résister. Résister c'est créer"
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Elections en Espagne : un signal pour toute l’Europe (Pierre Laurent)
Après les Grecs, se sont les Espagnols qui viennent d’exprimer avec force le besoin de changement politique dans leur pays. Les résultats des élections régionales et municipales en Espagne sont un signal pour toute l’Europe.
Le PP perd 40 % de ses votes et le PSOE 12,5 %: les politiques d’austérité sont sanctionnées une nouvelle fois. C’est la fin d’une époque, celle de la transition post-franquiste, celle du règne du néolibéralisme flanqué d’un système politique bipartisan et corrompu. Les citoyens ...
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France Culture : Interview sur l’utilisation du Crédit Impôt Recherche à Mitrychem

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manifestation contre la loi Macron.

"M.MACRON devrait plutôt contrôler l’utilisation des aides de l’état plutôt que de réduire les droits des salariés. Nous, avant de savoir si il faut travailler le dimanche nous demandons à pouvoir travailler la semaine. Mitrychem doit vivre" Sylvain Bernard
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Hollande : deux heures de "Supplément" pour ne rien ajouter à l'échec de sa politique
Le travail du dimanche n'est pas une bonne chose. En deux heures de "Supplément", Francois Hollande n'aura rien ajouté, rien annoncé, rien changé ni ajouté à l'échec de sa politique. Face à une France qui doute et qui souffre, le chef de l’État observe, commente et "assume ses choix". Il fait quelqu...
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Pierre Laurent invité de BFM-TV pour réagir aux propos de F. Hollande comparant Le Pen à un tract du PCF des années 70
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Loi Macron : « Nous soulevons points par points les dangers de ce texte »
Le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) mène la bataille contre la loi Macron au Sénat, dans un climat où la droite souhaite l’aggraver alors que les forces pro-gouvernementales attendent de la graver dans le marbre.
« Quand on prend la parole dans l’hémicycle, on entend des souffles d’exaspération venus de certains bancs. Ceux qui soutiennent la loi Macron ou qui veulent l’aggraver nous accusent de jouer l’obstruction, de faire ralentir le débat, alors que nous exerçons pleinement notre rôle...
Lire la suite - 16-04-2015

« Quand on prend la parole dans l’hémicycle, on entend des souffles d’exaspération venus de certains bancs. Ceux qui soutiennent la loi Macron ou qui veulent l’aggraver nous accusent de jouer l’obstruction, de faire ralentir le débat, alors que nous exerçons pleinement notre rôle et effectuons notre travail de parlementaires en décortiquant et en soulevant points par points les dangers de cette loi. Nous, nous prenons nos responsabilités en amendant ce texte et en alertant les salariés sur les dispositions les plus inquiétantes », s’indigne Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne. Jeudi 16 avril, au Sénat, le groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) organisait une conférence de presse pour dénoncer la précipitation dans laquelle est examiné « ce véritable monstre juridique » et la stigmatisation orchestrée face à leur opposition. « Deux semaines n’y suffiront pas pour inspecter cette loi correctement. Je mets d’ailleurs au défi la plupart des sénateurs qui ne participent pas à ces débats nécessaires de résumer et d’expliquer cette loi. Ils seront dans l’incapacité de le faire. Quand les gens verront les conséquences bouleversantes que ce texte va avoir sur leur vie de tous les jours, ils se demanderont comment les parlementaires ont pu laisser passer ça », accuse Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du PCF.

Le groupe CRC est ainsi très actif dans l’opposition au Sénat, et a rédigé 450 des 1789 amendements déposés pour cette loi. C’est que la droite majoritaire est elle aussi très mobilisée, et souhaite aggraver le texte avant que le gouvernement ne le grave dans le marbre, en conservant au passage certains amendements particulièrement libéraux. « Le caractère fourre-tout de ce projet ne relève pas de la maladresse, il est voulu » dénonce Eliane Assassi, présidente du groupe CRC, qui pointe la « généralisation du travail le dimanche », la « mise en concurrence du transport par car avec le ferroviaire », mais aussi « la remise en cause du logement social », « le gonflement des niches fiscales en faveur de l’actionnariat », « les privatisations à tout va », « l’affaiblissement des conseils de prud’hommes (et) la dérégulation du droit de licenciement ». Autant de mesures particulièrement nocives pour une société et ses citoyens pourtant très largement passées sous silence dans la plupart des médias.

« Ce texte a une cohérence, une cohérence au service du marché, une cohérence d’adaptation au bon vouloir de la finance » ajoute Eliane Assassi, qui déplore que l’intérêt général soit ici sacrifié au profit des actionnaires. En déclarant que « le fait que la France soit l’un des pays qui protège le plus ses travailleurs est l’une des explications de son taux de chômage à 10 % » dans l’édition du Monde datée du 8 avril, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a lui-même confirmé que son objectif était de casser les protections, de casser le droit du travail, de flexibiliser et de précariser toujours plus les salariés. La droite, au Sénat, s’engouffre dans la brèche : « elle dépose une série d’amendements renforçant les niches fiscales et réductrices d’impôts pour les plus riches », « elle anticipe les choix gouvernementaux en relevant les seuils sociaux pour combattre les droits des salariés », « elle remet en cause le compte pénibilité », « elle s’attaque aux 35 heures », « elle rétablit la suppression de la peine d’emprisonnement liée au délit d’entrave, suppression présentée dans le texte d’origine de Monsieur Macron mais écartée par les députés », « elle généralise le travail du dimanche dans les commerces de moins de 11 salariés », s’indigne le groupe CRC.

« C’est en plus une loi qui n’a absolument pas prouvé sons efficacité et qui ne sera pas créatrice d’emploi, tranche Pierre Laurent, tout comme ni l’ANI ni le CICE n’ont créé d’emploi. Toutes les évaluations sérieuses le montrent, et les seules études qui existent sur la loi Macron, dont celle réalisée par la Ville de Paris, concluent qu’il n’y aura pas d’impact sur la croissance ou de réduction du chômage avec ce texte. » « Les services publics ont un rôle énorme à jouer sur la croissance, sur la relance économique, et ils sont comme par hasard les grands absents de ce texte », embraye Annie David, sénatrice PCF de l’Isère.

Mobilisés, les sénateurs communistes invitent tous ceux qui souhaitent se tenir informés à suivre le compte twitter de leur groupe (@crcsenat) pour se tenir aux courants de l’évolution de la loi et des débats. Ils dénoncent également l’objectif conjoint de la droite et du gouvernement de faire passer cette loi au plus vite, afin qu’elle ne soit pas en lumière au moment du 1er mai, journée qui pourrait déboucher, comme le 9 avril, sur une mobilisation massive.

Aurélien Soucheyre - Jeudi, 16 Avril, 2015 - Humanite.fr
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La loi Macron, la loi qui favorise les privatisations, par Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne
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Elections départementales 2015

canton de Mitry-Mory
Résultats du canton au 2d tour

M. Bernard CORNEILLE Mme Marianne MARGATÉ (FdG) 9109 voix 54,66% Oui
Mme Catherine GAFFET M. Stéphane RUMIEJ (FN) 7557 45,34% Non

Inscrits 37596

Abstentions 19664 52,30%

Votants 17932 47,70%

Blancs 948 2,52 5,29%

Nuls 318 0,85 1,77%

Exprimés 16666 44,33% 92,94
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Départementales 2015 - Déclaration de Pierre Laurent
Le premier tour des élections départementales, malgré une participation en hausse de 6,5 points par rapport à 2011, reste marqué par une grève massive des urnes avec plus de 48,5 % d'abstentions. La défiance s'ancre plus que jamais.

Les résultats des suffrages exprimés connus à cette h...
Lire la suite - 22-03-2015

Le premier tour des élections départementales, malgré une participation en hausse de 6,5 points par rapport à 2011, reste marqué par une grève massive des urnes avec plus de 48,5 % d'abstentions. La défiance s'ancre plus que jamais.

Les résultats des suffrages exprimés connus à cette heure confirment le risque d'un basculement massif des départements, annoncent une large victoire de la droite et de l'extrême droite, avec un niveau très élevé du Front national et un recul massif du total des voix de la gauche. Ce soir, la situation des forces de gauche en France est plus que critique. Dans de nombreux départements traditionnellement ancrés à gauche, les résultats ne laissent aucun doute quant à la profondeur de la crise politique. Le Parti socialiste recule nettement et la gauche ne sera pas présente au second tour dans de nombreux cantons.

Ce soir, j'entends, nous entendons la colère, l'indignation, le dégoût qu'expriment ce vote comme cette abstention massive. Indignation et colère de toutes celles et ceux qui n'arrivent plus à vivre dignement, qui ont le sentiment quotidien d'être pris pour des imbéciles, qui voient les renoncements vis à vis des pouvoirs de la finance, des actionnaires du CAC 40, des oukases de l'Union européenne, les sacrifices qu'on leur demande au nom de l'austérité sans autre résultat que la montée du chômage et de la pauvreté, et qui, désarçonnés, ne savent plus dans quelle direction est l'espoir.

La confirmation de la percée du Front national est autant la conséquence de ce désarroi, de ce ras-le-bol généralisé que celle d'un long processus de banalisation de ses idées. Jamais avant un scrutin, le FN n'avait été autant placé au centre du débat politique et médiatique. La droite, et plus particulièrement, Nicolas Sarkozy, en ont été de fervents artisans, n'hésitant pas, encore à quelques jours du scrutin, à reprendre à leur compte des propositions du parti d'extrême droite. Mais, au-delà, tous ceux, médias et responsables politiques, qui favorisent cette banalisation et le danger qu'elle fait courir à la démocratie sont face à leurs responsabilités.

Dans ce contexte, le Parti communiste avec le Front de gauche résistent. Les résultats des candidats du nouveau rassemblement avec d'autres forces de gauche et écologistes qui s'est dessiné à l'occasion de ces élections nous encouragent dans la perspective de la construction d'une alternative politique plus que jamais nécessaire au vu des résultats de ce soir. Toutefois, ses scores restent encore insuffisants et ne sont pas, à l'évidence, à la hauteur de la gravité de la situation et de la désespérance parmi la population.

Devant cette situation, j'appelle à une prise de conscience sans faux fuyant. Après les municipales et les européennes, le message envoyé par les Françaises et les Français est une nouvelle sanction claire et sans appel de la politique conduite depuis 2012. Restera-t-il une nouvelle fois sans réponse ? Entendre ce message des urnes, c'est changer de politique et, sans attendre, continuer d'agir et de rassembler pour cela.

J'appelle à réagir avec force, d'abord dimanche prochain, lors du second tour, en ne laissant pas la catastrophe s'amplifier, en ne lâchant aucune nouvelle position à la droite et à l'extrême droite, en se donnant des points d'appui pour l'avenir.

Pas une voix ne doit manquer aux candidats présentés par le Front de gauche, le PCF et souvent d'autres forces de gauche et écologistes, en lice au second tour. Ils deviennent, je n’en doute pas, les candidats du rassemblement face à l'extrême droite ou à la droite. Chaque élu PCF et FDG sera un point d’appui pour résister aux politiques d’austérité, développer les luttes et les solidarités concrètes, et pour bâtir une perspective de changement populaire authentiquement de gauche.

Dans les autres cas où les candidats présentés par le Parti socialiste, EELV ou d’autres composantes de la gauche sont au second tour, j'appelle au rassemblement de toutes et tous face à la droite ou à l'extrême droite. La conquête de cantons et de départements au 2e tour par la droite et l’extrême droite ne peut qu’aggraver durement les conditions de vie déjà difficiles des populations. Leur objectif commun est d’aller encore plus loin dans l’austérité, la régression des protections sociales, la concurrence de tous contre tous, la réduction des dépenses et de l’emploi publics, la privatisation des services publics, la déconstruction des politiques de solidarité mises en place à l'échelle départementale par des majorités de gauche.

Dans les cantons où la gauche n'a pas réussi à accéder au second tour, j'en appelle à la responsabilité de chaque électeur. Par le bulletin de vote, nous avons le pouvoir de stopper la montée en puissance du FN et de déjouer le scénario du pire qui se dessine pour notre pays. Ce n'est plus une affaire de canton, ou de candidat plus ou moins pire qu'un autre. C'est une affaire nationale. Il est de notre devoir de femmes et d'hommes de gauche de tout faire pour empêcher la victoire de candidats du Front national dont le caractère haineux et raciste a clairement été démontré au cours de la campagne. Leur élection constituerait un obstacle majeur supplémentaire à toute alternative progressiste dans notre pays.

Enfin, et au-delà des résultats de ce soir, j'appelle à la construction d'une gauche nouvelle. Tous les efforts déjà engagés pour construire une autre voie à gauche doivent être amplifiés. Toutes les forces populaires et citoyennes du pays sont concernées. Toutes les forces de gauche sont interpellées. Personne ne peut dire : c'est les autres. L'heure est maintenant à la décision, à l'action, au sursaut, à la construction patiente et déterminée de la seule issue possible : la construction d'une politique et d'une majorité alternative, citoyenne et populaire à gauche, pour sortir de l'austérité et pour un projet social, solidaire et écologique. La politique du gouvernement, notre système économique et institutionnel sont à bout de souffle. La démocratie est menacée. Il y a urgence. Le changement est inéluctable. Nous sommes plus que jamais décidés à y travailler.

Je vous remercie.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

Paris, le dimanche 22 mars 2015.
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Après les intimidations et les menaces de sanctions contre les députés de gauche ne voulant pas se résigner au vote de la loi Macron, après l'affolement de l'exécutif et l'acte de faiblesse avec l'utilisation du 49.3, le Premier ministre s'est lancé dans une pale resucée de son discours de politique générale d'avril 2014. Alors que cette politique est en échec, qu'elle provoque des dégâts sociaux et économiques considérables, qu'elle nourrit la désespérance et le FN, qu'elle fracture la gauche en donnant la main à la droite, Manuel Valls dit qu'il continuera " avec tous les moyens" que donnent la constitution.
Motion de censure – 19/02/2015 Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Chers collègues, Le moment est grave, Grave pour le gouvernement, d’abord et avant tout, Puisque ce débat porte sur un aveu d’échec, son échec.

Au terme de semaines ...
Lire la suite - 19-02-2015

Motion de censure – 19/02/2015 Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Chers collègues, Le moment est grave, Grave pour le gouvernement, d’abord et avant tout, Puisque ce débat porte sur un aveu d’échec, son échec.

Au terme de semaines de débats au sein et en dehors de notre hémicycle sur le désormais célèbre «projet de loi Macron », le gouvernement s’est retrouvé dans une impasse politique. C’est le constat de cet échec qui vous a amené, Monsieur le Premier Ministre, à engager la responsabilité du gouvernement sur la version du projet de loi issue des débats.

Pourtant, le sens des responsabilités et la voix de la raison auraient dû conduire le gouvernement à retirer un texte indigeste sur la forme comme sur le fond. Un texte, qui indubitablement, ne pouvait pas obtenir l’adhésion d’une majorité de députés de gauche et ne pouvait être adopté qu’avec les voix de la droite.

Plutôt que de le reconnaître et d’exprimer ainsi sa responsabilité, l’Exécutif a décidé de passer en force, envers et contre tous, y compris contre une partie des élus de sa propre majorité.

Vous avez voulu ainsi faire une démonstration de force. Elle est au contraire la manifestation d’une profonde faiblesse.

Le choix que vous avez fait est d’abord un déni de démocratie.

Le recours à l’article 49-3 a pour seul but d’empêcher la représentation nationale de se prononcer sur un texte qui a été discuté durant près de 200 heures en commission et en séance publique.

Le recours à cet artifice constitutionnel est l’aveu d’un échec. Echec car au-delà de ce texte, c’est la politique gouvernementale dans son ensemble qui est contestée. Il est vrai que ce projet de loi symbolise à lui-seul la dérive libérale d’une majorité qui était pourtant censée incarner une alternative à la politique de Sarkozy et mener la guerre à la finance.

Car la voie que vous avez choisie est celle du « reniement permanent ». Le projet de loi Macron n’en est que la consécration.

Auparavant, vous avez imposé une série de réformes régressives qui ont été autant de coups de butoir contre notre modèle social. Qu’il s’agisse de la ratification du « Traité budgétaire » - véritable pêché originel – de l’ « Accord national interprofessionnel » (ANI), du « Crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE), ou du si mal nommé « Pacte de responsabilité », la ligne a toujours été dictée par les dogmes de l’archéo-libéralisme et de l’austérité budgétaire.

Avec ce nouveau projet de loi, vous avez confirmé votre incapacité à entendre la voix du peuple et de sa représentation pour succomber aux sirènes du MEDEF et aux injonctions de Bruxelles.

Car la réalité est bien là. Contrairement à son intitulé le « projet de loi Macron », ne créera ni activité ni emploi. Il est simplement calibré pour répondre aux exigences de Bruxelles. Son objectif est d’envoyer à nos partenaires européens le signal que notre pays se réforme, c’est-à-dire – selon votre définition : ouvre un peu plus ses portes aux marchés financiers et aux investisseurs avides de profits et de rentes confortables. Cela explique très certainement votre intransigeance et pourquoi vous êtes prêt à tout faire pour que cette loi passe. Sans hésiter à user d’une pirouette constitutionnelle aussi archaïque que les mesures du projet de loi.

L’archaïsme est d’abord dans les mesures de régression qu’accumule ce projet de loi aux apparences de fourre-tout, mais dont l’ultra-libéralisme est le fil conducteur : abandon du ferroviaire au profit de sociétés d’autocars, abandon du service public de la justice au profit de banques, de cabinets anglo-saxons ou tous autres investisseurs qui voudront s’offrir le sceau de la République, abandon des commerces de proximité au profit des grands groupes, risque de marchandisation du corps humain, privatisation de la gestion de nos aéroports pourtant rentables, allègement fiscal des actions gratuites au profit des dirigeant du CAC 40, recul des obligations patronales en matière de licenciements économiques, et j’en passe…

Vous le savez, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les députés du Front de gauche n’ont jamais fait le choix d’une posture interdisant l’examen objectif des textes qui ont été soumis. Mais nous avons beau scruter ce texte à la recherche d’une mesure de progrès social, pas une ligne n’est porteuse d’une quelconque avancée. Il ne porte que des reculs pour les droits des salariés, des reculs pour les services publics et les services de proximité. Les dispositions portant sur l’extension et la banalisation du « travail le dimanche » incarnent à elles seules le détricotage de notre modèle social.

A l’opposé, et vous ne vous le cachez pas, le gouvernement assume, quant à lui, pleinement une posture, celle du tournant libéral que la droite appelle de ses vœux. Certaines propositions de ce projet de loi s’inspirent d’ailleurs directement du rapport commandé par le Président Nicolas Sarkozy à la Commission pour la libération de la croissance française, au sein de laquelle Emmanuel Macron siégeait comme rapporteur.

D’autres propositions sont issues des recommandations faites explicitement par la Commission européenne, ce qui est de nature à rendre les Français toujours plus perplexes sur l’identification et la localisation du pouvoir politique en France : qui décide et au nom de quels intérêts ? La question est d’ordre démocratique et idéologique.

A Bruxelles comme à Paris, réformer c’est libéraliser. Un crédo et une équation simple dont les éléments constitutifs s’accompagnent d’une régression sociale indigne d’un Gouvernement de gauche. Un crédo porté par la droite de cet hémicycle qui aujourd’hui, sans craindre le ridicule, vient critiquer la politique qu’elle rêve de mener, puissance 4, à la place du Gouvernement.

Certains socialistes ont dénoncé le projet de loi dès le départ : Martine Aubry a qualifié le texte de « régression » et Pierre Joxe s’est dit « éberlué » et « stupéfait » par un texte « ahurissant ».

Ils savent, comme nous, les résultats auxquels ont abouti les politiques de Thatcher, Blair ou Schröder. Vous n’échapperez pas à la règle : dérèglementation tous azimuts, concurrence sauvage et régression sociale, sont synonymes de hausse inexorable du chômage et de la précarité dans notre pays.

Une tragédie économique et sociale qui a un coût politique non moins dramatique. La hausse continue du chômage s’accompagne, aux diverses élections, d’un renforcement de l’abstention et de l’extrême droite. Vous portez ici une responsabilité forte, historique de ce double fléau pour la démocratie.

Malgré la force des désaveux infligés par le suffrage universel à l’occasion des élections municipales et européennes, l’obstination et le dogmatisme continuent de prévaloir à l’Elysée comme à Matignon. Dans le même temps, et de façon grandissante, les interrogations et le doute s’emparent des députés de la majorité.

Nombreux sont ceux, bien au-delà des rangs du Front de gauche, qui attendent du Gouvernement un changement de cap en faveur de la relance et de l’emploi. Si nombre de nos concitoyens expriment aujourd’hui leur déception et parfois leur colère, c’est qu’ils attendent du Gouvernement qu’il se donne enfin les moyens du changement, qu’il se dote enfin d’une vraie ambition économique et sociale. Or, de fait, le Gouvernement est loin du compte ! Où sont, depuis des mois, les mesures attendues de revalorisation des salaires et de soutien au pouvoir d’achat des ménages ? Où sont les mesures de lutte contre les licenciements boursiers et l’avidité des actionnaires ? Où sont les mesures sociales ambitieuses en matière de santé, de retraite et d’emploi ? Où est passée la grande réforme fiscale. Pour les députés du Front de gauche, et je dirai plus largement de la gauche progressiste, il n’y a pas de fatalité en Europe, au triomphe de la logique libérale de mise en concurrence des territoires et des peuples. Il n’y pas de résignation face à la Troïka, celle-là même qui a mis le peuple grec à terre.

Le Président de la République et votre Gouvernement, Monsieur le Premier ministre, ne pourront plus longtemps tourner le dos aux valeurs de la gauche. Du reste, une partie de la majorité parlementaire ne supporte plus ce reniement permanent.

Elle ne supporte plus, non plus, votre mépris pour la représentation nationale. Non contents d’utiliser la procédure du temps législatif programmé qui – je le rappelle – a limité drastiquement le temps de parole des députés.

Non contents d’abuser du recours aux ordonnances qui confine, lui aussi, au déni de démocratie ; Vous imposez aujourd’hui le 49-3 qui bâillonne les députés qui voulaient voter contre ce texte.

Vous avez voulu tendre un piège institutionnel pour faire entrer tout le monde dans le rang. Nous refusons ce chantage politique tant notre parole est libre.

Votre calcul politicien est court termiste.

Vous ne pourrez, en permanence, empêcher les convergences de s’exprimer et de se renforcer en faveur d’une alternative à gauche.

Vous ne pourrez, non plus, ad vitam, masquer votre rapprochement avec la droite par des envolées verbales aussi artificielles que trompeuses.

Mais ce qui est plus grave aujourd’hui dans la comédie politique à laquelle vous vous livrez, c’est qu’elle aggrave le fossé qui se creuse entre nos concitoyens et les élus.

La crise à laquelle vous êtes confrontés aujourd’hui est aussi morale. La dimension parfois technique des débats ne saurait masquer l’enjeu de l’offre politique alternative et du choix de société. En cela, « la crise » n’est pas technique. Elle est foncièrement existentielle. Elle interroge notre rapport à nous-mêmes, au monde et à l’Autre, au capital et au travail.

Résignés et tétanisés face à la puissante vague néolibérale et réactionnaire, certains de ceux qui se disent « progressistes » ont déserté le combat des idées et des valeurs pour se laisser guider par un « gestionnisme réaliste ». Comme si un destin commun s’appréciait à l’aune des seuls taux directeurs de la BCE, de la croissance, de la dette publique, des sondages… à défaut de tout socle moral, prenant en compte, avant tout, l’humain. L’humain d’abord. La fracture entre les élites (politique, financière, médiatique, bureaucratique, intellectuelle) et le peuple se nourrit d’un profond sentiment d’injustice, qui cultive lui-même les divisions et les antagonismes dans une société sclérosée en son sommet, profondément inégalitaire, sous tension identitaire, et incertaine de ses valeurs communes. Soyons clairs.

Pour des députés de la gauche progressiste, une censure du Gouvernement et de la loi Macron n’a donc rien à voir avec la motion présentée par la droite. Chacun sait bien ici que la droite manœuvre, sans craindre de mettre à jour ses incohérences et contradictions, puisqu’elle vote contre la politique qu’elle préconise elle-même.

Chacun sait bien ici que votre censure est l’expression d’une simple hypocrisie politicienne pour occulter le bilan désastreux de vos années de pouvoir.

Personne n’est dupe du programme destructeur qui est le vôtre et qui enfoncerait encore un peu plus notre pays dans la crise. Le seul reproche que vous avez à faire au Gouvernement c’est d’avoir adhéré à votre propre programme économique, et de l’appliquer sans vous reconnaître les droits d’auteur. Vous souhaitez censurer le gouvernement pour exercer directement le pouvoir. Votre démarche ne s’explique donc que par des considérations de pouvoir personnel, et nullement d’intérêt général, c’est-à-dire l’intérêt du peuple.

Pour notre part, c’est précisément au nom du respect du peuple et par souci de cohérence entre nos idées et nos actes, que nous assumons le fait de condamner la politique menée par le Gouvernement.

Nous avons tenté de déposer, avec des collègues d’autres bancs, notre propre motion de censure, avec notre propre argumentaire. D’une part, parce que nous combattons le texte sur lequel vous avez engagé votre responsabilité. Mais aussi parce que nous sommes convaincus de l’urgence et de la nécessité de la nomination d’un nouveau Gouvernement qui puisse réunir l’ensemble des forces de gauche pour conduire une politique de progrès social et de refondation démocratique. Monsieur le Premier ministre, Nous n’avons cessé de vous mettre en garde contre la dérive de votre politique économique toujours plus pro-libérale.

Aujourd’hui, il est temps d’en tirer les conséquences, A travers notre censure, nous adressons un message clair pour que la majorité élue par la gauche cesse de se fourvoyer dans les méandres du libéralisme économique prônée par la droite.

Parfois, le retour à la raison doit être provoqué par un geste fort. Nous assumons ce geste, au nom du peuple de gauche et dans l’intérêt de la gauche.

C’est dans cet esprit, celui de la conviction et de la détermination, qu’en son âme et conscience, une majorité de députés du Front de gauche se positionne sur la censure de ce Gouvernement.
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49-3 Loi Macron: Valls exprime son mépris pour la souveraineté de l’Assemblée nationale et des parlementaires
Le Premier ministre vient d’annoncer qu’il engage la responsabilité du gouvernement en utilisant la procédure du 49-3 sur la loi Macron. Intimidations et menaces étaient déjà la marque de fabrique du Premier Ministre pour arracher de courtes majorités sur sa politique. Cette fois ci ses coups de bottes habituels n'auront pas suffit à faire rentrer dans le rang des députés de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la très libérale loi Macron. Le Premier Ministre, en échec, brandit le 49-3, et exprime ainsi tout son mépris pour la souveraineté de l’Assemblée nationale et des parlementaires.
Manuel Valls n’a pas de majorité sur sa politique dont la loi Macron est un symbole et un axe majeur. Le Premier Ministre n’a pas réussi à convaincre des députés de gauche que le travail du dimanche, les attaques contre les prud’hommes, la défiscalisation des dividendes, la privatisat...
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Grèce générale en Europe
Solidarité Des manifestations ont eu lieu dans les principales villes de l’Union européenne, comme à Paris hier, au terme d’une semaine de mobilisations en soutien au peuple grec et contre l’austérité.

Le ciel parisien n’était pas bleu grec hier. Pourtant, il n’était question que de couleur hellène, du changement politique, avec l’avènement du gouvernement d’Alexis Tsipras, et du chantage auquel se livre depuis la Banque centrale européenne (BCE), lors de la manifestation qui a réuni près de cinq ...
Lire la suite - 16-02-2015

Le ciel parisien n’était pas bleu grec hier. Pourtant, il n’était question que de couleur hellène, du changement politique, avec l’avènement du gouvernement d’Alexis Tsipras, et du chantage auquel se livre depuis la Banque centrale européenne (BCE), lors de la manifestation qui a réuni près de cinq mille personnes dans la capitale. Sur le monument aux morts de la place de la République, encore noyé par les témoignages d’affection à l’égard des journalistes assassinés de Charlie Hebdo, des militants de la fédération du PCF de Paris ont déployé une banderole?: «?Je rêve d’une banque qui aide la Grèce. Je rêve d’une banque qui occupe la banque?!?» La manifestation démarre. «?Je tenais à soutenir le peuple grec mais aussi à dénoncer l’austérité qui conduit ce pays et l’Europe à la catastrophe. Alexis Tsipras se bat avec son peuple. En France aussi, nous avons besoin de lutter. Si on laissait faire Hollande, il nous baisserait nos salaires?», déclare Françoise, une retraitée contrainte de travailler pour subsister. Même ton de colère dans la bouche de Pascal, qui charge contre «?ces dirigeants de la troïka (BCE, Commission européenne et FMI) qui ne sont pas élus et qui veulent mettre au pas les Grecs?». Il flottait hier le souvenir de 2005, lorsque les citoyens français s’étaient prononcés de manière souveraine contre le traité constitutionnel européen, ce que le Congrès de Versailles a bafoué.

Des mobilisations européennes alors que l’Eurogroupe se réunit à Bruxelles

L’esprit du cortège parisien, où étaient présents de nombreux militants associatifs et politiques de la gauche dont Clémentine Autain, Pierre Laurent ou encore Jean-Luc Mélenchon, était en communion avec la semaine de mobilisations qui a eu lieu en Europe, à l’appel du Parti de la gauche européenne (PGE) et de collectifs unitaires comme Avec les Grecs en France. On a manifesté à Athènes, bien sûr, mais également à Berlin, Vienne, Madrid, Lisbonne, Bruxelles ou encore à Rome, où plus de 20?000?personnes ont défilé samedi. «?Il y a eu plus de cinquante-cinq manifestations. Le peuple de la gauche italienne était présent avec la CGIL, le plus grand syndicat. Il y avait même des représentants d’une minorité du Parti démocratique. Il s’agit d’une question de solidarité mais aussi de soutien à un changement de modèle?», témoigne Anna Camposampiero, du Parti de la refondation communiste. Et c’est bien ce qui effraie en haut lieu, à en juger par les déclarations de Pierre Moscovici, hier, au micro d’Europe 1. «?Il y a un nouveau gouvernement et, c’est naturel, il veut apporter des changements politiques et répondre à un certain nombre d’inégalités ou de situations sociales qu’il ressent. De l’autre côté, il y a des engagements qui ont été pris, non pas par le précédent gouvernement, mais par l’État grec?», a osé le commissaire européen aux Affaires économiques et financières. Une posture d’intransigeance qui tranche aussi avec l’appel de cinquante députés et europarlementaires socialistes qui estiment que «?la place de la France est aux côtés de la Grèce?». Pour Pierre Laurent, le président du PGE, les propos de Pierre Moscovici «?font fi, une nouvelle fois, du vote du peuple grec?». «?Contrairement à cet ultimatum, la Commission européenne doit négocier avec le gouvernement grec. C’est lui qui est légitime?», ajoute-t-il, alors que se tient à partir d’aujourd’hui l’Eurogroupe à Bruxelles. Il est déjà question d’une nouvelle mobilisation pour le 28?février, date à laquelle devrait entrer en vigueur le nouveau plan d’austérité convenu avec Samaras, l’ancien chef de l’exécutif grec?! Encore une fois, il ne s’agit pas que d’un face-à-face entre les hommes en noir des institutions et les «?sans cravates?» du gouvernement d’Alexis Tsipras.

Cathy Ceïbe Lundi, 16 Février, 2015 L'Humanité
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Swissleaks : « un argent volé aux Français et aux citoyens européens »
Les révélations du Monde sur le « Swissleaks » mettent en évidence l'ampleur considérable de la fraude fiscale que le PCF dénonce depuis longtemps déjà. Dans son rapport parlementaire publié en 2012, le sénateur communiste Eric Bocquet chiffre à 60 milliards le montant de la fraude fiscale en France et à 1000 milliards à l'échelle européenne, soit trois fois le montant de la totalité de la dette grecque ! Cet argent est illégalement détourné des caisses publiques et donc directement volé aux Français et aux citoyens européens.
Avec les chiffres des dividendes versés aux actionnaires publiés cette semaine, démonstration est faite que l'argent coule à flots. Ce n'est pas la crise pour tout le monde. En 2014, les dividendes ont explosé de 30 % pour atteindre plus de 56 milliards d'euros pour les groupes du CAC 40 dont 46 mil...
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Les 4 vérités Présenté par Roland Sicard
invité Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, sénateur de Paris, secrétaire national du Parti communiste français
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Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe » (Pierre Laurent)
Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité.
Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.

La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.
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Loi Macron : libérale et liberticide
Le ministre de l’Économie du gouvernement Valls/Hollande défend une loi fourre-tout de près de 160 articles déréglementant le code du travail, cassant le service public du transport, vendant les aéroports et les barrages publics aux spéculateurs, élargissant le travail du dimanche…
Sarkozy en a été empêché, Macron le fait. Décidément quand ce gouvernement socialiste dit Liberté, il choisit celle des multinationales contre celle des travailleurs et des usagers. Le projet de loi Macron « pour la croissance et l’activité », est, sous prétexte de satisfaire les dogmes libéraux déf...
Lire la suite - 20-01-2015

Sarkozy en a été empêché, Macron le fait. Décidément quand ce gouvernement socialiste dit Liberté, il choisit celle des multinationales contre celle des travailleurs et des usagers. Le projet de loi Macron « pour la croissance et l’activité », est, sous prétexte de satisfaire les dogmes libéraux défendus par Berlin et Bruxelles en menant toute la zone Euro en déflation, une imposture économique et un danger social.

Une imposture

Souvenez vous, durant l’été on vous parlait d’un projet de loi sur « la croissance et le pouvoir d’achat » ce devait être pour vous « restituer 6 milliards de pouvoir d’achat ». A l’arrivée, un texte uniquement tourné vers les exigences de « déréglementation ». Et, pour stimuler la croissance, il n’y a rien. Même la députée socialiste Karine Berger reconnaît que « la baisse de 5% du tarif réglementé des notaires équivaut à construire en France 8 petits immeubles de 25 logements par an » ! Si le gouvernement voulait faire un acte fort pour le pouvoir d’achat, il déciderait une revalorisation substantielle du SMIC au 1er janvier pour relancer l'économie.

Barrages et aéroports bradés !

La loi Macron envisage la vente de participation de l’État pour 5 à 10 milliards pour le désendetter. D'abord, on voit mal en quoi cela relancera la croissance et l'activité. Dans la liste des entreprises publiques à liquider, le ministre évoque notamment les barrages hydrauliques et les aéroports de Nice et Lyon après celui de Toulouse. C'est donc une attaque en règle contre les services publics pour répondre aux injonctions de la Commission européenne. Déjà, sous Sarkozy, les mêmes arguments avaient conduit à la privatisation du gaz et de l'électricité. On connaît le résultat : perte d'emplois, pression sur les salaires dans l'entreprise, augmentation des tarifs pour les usagers afin de satisfaire les dividendes des actionnaires.

Les pauvres prendront le car

La loi prévoit aussi de libéraliser complètement le transport par autocar jusqu'à présent soumis à autorisation. Emmanuel Macron déclare : « Les français sont trop pauvres pour prendre le train . » Quel cynisme ! Pourquoi le gouvernement se refuse à l'augmentation du SMIC, de l'ensemble des salaires et des minimas ?

A coup sûr, cette mesure accompagnera la volonté de la SNCF de supprimer encore des lignes ou des gares pas assez rentables au détriment de l'aménagement du territoire.

Yes week-end !

Beaucoup a déjà été dit sur l’inanité de l'extension du travail du dimanche, ce recul social, la conception marchande du temps de vivre, le non respect des familles, un volontariat des salariés concernés qui est largement un mythe.

Rappelons-nous ! Après un grand chantage dans les années 1990, Virgin Megastore avait obtenu le droit d’ouvrir 7 jours sur 7. Depuis 2012, Virgin a mis la clé sous la porte et tous les salariés sont au chômage… Outre que 12 dimanches annuels travaillés ne peuvent constituer un plan de lutte contre la pauvreté et la précarité, pensons aux salarié-e-s, le travail du dimanche sert les grandes enseignes au détriment du petit commerce et des nombreux emplois qu'il porte. Beaucoup de petits commerçants et artisans sont contre : le président de l'Union professionnelle artisanale parle même d'un perdant-perdant. Il y a d’autres sujets de reculs sociaux dans les chapitres ouverts par le projet de loi : suppression de la pénalisation du « délit d’entrave », la libéralisation des professions réglementées, la possibilité de ventes à la découpe de logements publics, des modifications des règles de la justice prud’homale...

Le MEDEF ne cache pas sa joie

L’engagement de tout l’exécutif derrière ce projet de loi, applaudi du Medef, et que le député UMP Mariton n’exclut pas de voter, à un double sens : amplifier l’ancrage libéral de la politique gouvernementale, donner des gages à la Commission Européenne. Un MEDEF soutien officiel du gouvernement mais qui ne lâche pas les commandes, quand, tout en félicitant le Premier ministre, il demande des "corrections" sur le dispositif pénibilité, de "rester cohérent dans la stratégie de baisse des charges", de continuer les démarches en faveur de la "simplification", et de "corriger les errements sur le temps partiel (24h) qui détruisent actuellement de l'emploi". Fidèle à lui même, il mène sa lutte des classes en attaquant toujours plus fort les intérêts, les droits et protections des salariés. A l'évidence, la Loi Macron va cristalliser un grand débat politique, un vrai débat de société, un débat sur "la direction à prendre". Nous savons qui va la soutenir ou la faire passer, de la droite au Parti socialiste. Des forces considérables, politiques, associatives, syndicales et citoyennes, n'en voudront pas et peuvent mettre en échec le gouvernement tout en ouvrant une perspective positive.
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Charlie Hebdo : "Rien ne peut justifier une telle folie meurtrière" (Pierre Laurent)
Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur.
Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s'exprime l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression...
Lire la suite - 07-01-2015

Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s'exprime l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. Que les auteurs de ce crime abject soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches. Ce matin, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Les relations de fraternité et de complicité que nous avions, notamment lors de la Fête de l'Humanité, avec les dessinateurs de Charlie-Hebdo, renforcent notre peine.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Les militants communistes, les élus communistes et républicains, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l'essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses. Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.
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70 heures payées 40, les urgentistes ruent dans les brancards
Une grève illimitée débute aujourd’hui dans les services d’urgences hospitaliers, à l’appel de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Les urgentistes réclament la réduction du temps de travail à 48 heures par semaine, contre une soixantaine actuellement, et la revalorisation des gardes.

Alexandra Chaignon Lundi, 22 Décembre, 2014 L'Humanité
La menace couvait depuis plusieurs semaines. Faute d'avoir été entendus, les urgentistes sont entrés aujourd'hui en grève illimitée, à l'appel de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Si, à la mi-décembre, le syndicat a salué par communiqué l'ouverture de négociations avec le mini...
Lire la suite - 22-12-2014

La menace couvait depuis plusieurs semaines. Faute d'avoir été entendus, les urgentistes sont entrés aujourd'hui en grève illimitée, à l'appel de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Si, à la mi-décembre, le syndicat a salué par communiqué l'ouverture de négociations avec le ministère de la Santé, ses dirigeants ont maintenu l'appel à la grève, s'estimant " loin du compte et de la signature d'un protocole d'accord ". Deux points d'achoppement cristallisent le mécontentement de ces spécialistes : les horaires à rallonge, accentués par le manque de personnel, et la revalorisation des gardes. Concernant l'aménagement du temps de travail, comme l'explique Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf, il s'agit d'opérer un décompte en heures du temps de travail avec un maximum fixé à 48 heures par semaine, se décomposant en 39 heures de travail clinique posté et 9 heures de travail non posté (temps qui serait dévolu à l'administratif, aux réunions, au codage, etc.). Une rémunération supplémentaire étant réclamée pour la période comprise entre 39 et 48 heures. " Il faut arrêter de penser que les médecins vont travailler 70 heures payées 40. On veut bien faire des efforts, mais ce temps gratuit a des limites ", insiste Yves Rébufat, médecin anesthésiste et président du SNPHAR-E, le syndicat des anesthésistes-réanimateurs élargi.

«?Nous n’avons pas de décompte horaire. Nous devons travailler dix demi-journées par semaine. Mais la demi-journée n’a pas de durée définie. Comme les blocs ferment de plus en plus tard pour maintenir un niveau d’activité élevé, notre temps de travail ne cesse de s’allonger. Il faut que ça s’arrête?», souligne Yves Rébufat, le président du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes élargi (SNPHAR-E), qui ajoute?: «?C’est un coup de gueule des médecins de l’hôpital public qui en ont marre de répondre présent à chaque crise “sanitaire”, que ce soit les mouvements de grève des libéraux, la canicule ou je ne sais quoi encore?». Rémunérations inégalitaires ?entre praticiens

«?On ne demande rien d’autre que l’application des directives européennes?», précise de son côté Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Amuf. La revendication des urgentistes s’appuie en effet sur la législation européenne, qui dit que les médecins ne doivent pas travailler plus de 48?heures par semaine. «?Cela ne nécessite aucune modification réglementaire?», poursuit le praticien, évoquant une simple transposition nationale d’accords d’ores et déjà signés dans certains hôpitaux. Il pointe également l’attitude de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé (Anap) sur cette question?: «?Quand un hôpital a fait le choix de décompter le travail à l’heure, elle lui demande, pour un motif d’efficience, de revenir au décompte à la demi-journée. L’Anap préconise donc une régression sociale en contradiction complète avec la réglementation européenne.?»

L’Amuf défend également l’idée d’une indemnité de sujétion identique pour les gardes, quel que soit le statut des médecins (praticien hospitalier, praticien à diplôme hors Union européenne, professeur des universités, praticien hospitalier). Car les rémunérations sont inégalitaires entre les praticiens?: les médecins universitaires sont ainsi payés 200?euros de plus par garde que les praticiens hospitaliers.

Quant aux libéraux, ils ont obtenu la défiscalisation d’une partie, voire de l’intégralité de leurs revenus pour la permanence des soins. «?La permanence des soins, qui accueille des patients 24?heures sur 24, soirs et week-ends, est un service public, il faut mettre tout cela à plat et aligner les indemnités de garde de manière à ce qu’elles soient rémunérées de façon identique pour tout le monde?», insiste Christophe Prudhomme, d’autant que l’exaspération prend de l’ampleur dans les hôpitaux. Les conflits concernant les conditions et le temps de travail des médecins urgentistes se multiplient, à l’instar de la grève récente à Carcassonne. «?Il y a actuellement entre 15 et 20?% de postes d’urgentistes vacants, souligne le porte-parole de l’Amuf qui est aussi membre de la CGT. On assiste à une fuite par les deux bouts. Les jeunes médecins partent après deux ou trois ans, épuisés par les conditions de travail et, pour les mêmes raisons, les plus anciens quittent le métier pour se reconvertir dans d’autres activités moins contraignantes.?»

«?Rapport de forces?» engagé ?avec le ministère

Outre les restrictions budgétaires et le manque de personnel, les urgentistes sont par ailleurs très remontés de se voir exclus du compte pénibilité, réservé aux salariés du privé, mesure phare de la dernière réforme des retraites permettant aux salariés aux conditions de travail difficiles de partir plus tôt à la retraite. Ils font ainsi valoir que leurs conditions de travail, déjà difficiles, se sont dégradées dans un contexte d’économies drastiques pour l’hôpital (plus de 2?milliards d’euros d’ici à 2017), d’autant que «?la désorganisation de la médecine de ville?» provoque un afflux de patients dans les services d’urgences. Les médecins hospitaliers, qui, par exemple, travaillent de nuit, ne bénéficient pas de ce dispositif.

Si les urgentistes ont décidé d’engager «?un rapport de forces?» avec le ministère de la Santé, ils ne sont pas les seuls. Plusieurs syndicats de médecins libéraux appellent en effet les médecins à fermer leur cabinet entre le 24 et le 31?décembre. Les revendications des urgentistes «?n’ont rien à voir?» avec celles des médecins libéraux, comme le rappelle l’Amuf, mais les deux mouvement pourraient se percuter. La grève des libéraux pourrait en effet se traduire par un afflux supplémentaire de patients aux urgences, la dernière semaine de décembre. «?Je ne suis pas choqué par le mouvement des médecins libéraux en tant que tel, ils ont toute légitimité pour agir, même si on n’est pas forcément en phase, souligne Christophe Prudhomme. Mais ce qui me choque, c’est que certaines ARS (agences régionales de santé) ont sollicité des chefs des urgences pour leur demander de limiter les congés des urgentistes durant les fêtes de fin d’année pour suppléer cette grève des libéraux. Après, si le ministère considère qu’un désordre s’annonce, qu’il réquisitionne les libéraux, car nous, urgentistes, ne sommes plus en capacité de faire plus.?»

Les urgentistes pouvant être assignés, leur mobilisation ne déstabilisera pas les soins. «?Chez nous, c’est simple, la grève, c’est porter un badge. Il y aura les mêmes effectifs?», poursuit le médecin. C’est un effet d’affichage pour les médias, mais aussi pour les 18?millions de personnes qui passent aux urgences chaque année.

HÔPITAUX, MÉDECINS : UNE SEMAINE DE GRÈVE DANS LA SANTÉ

Le malaise est général dans le secteur de la santé. Ainsi, fortes de leur représentation (elles rassemblent plus de la moitié des praticiens hospitaliers), deux intersyndicales de médecins hospitaliers - Avenir hospitalier et la Confédération des praticiens hospitaliers - soutiennent " fortement " le mouvement de leurs collègues urgentistes. Par ailleurs, après les urgentistes, de nombreux médecins libéraux, généralistes et spécialistes s'apprêtent à fermer leur cabinet à compter du 24 décembre jusqu'au 31 décembre et à faire la grève des gardes pendant cette même période. Les médecins s'opposent au projet de loi sur la santé de Marisol Touraine, dont l'examen au Parlement a été repoussé au mois d'avril.
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Les salariés de Mitrychem inquiets.

1,1 million d'euros versés au titre du Crédit d'Impôt Recherche en deux ans et en retour 42 emplois supprimés avec une délocalisation aux Pays-Bas?

Cela illustre bien la nécessité de notre contre-offensive sur la destination des aides publiques au titre du CICE et du CIR et sur les provocations du grand patronat.
Placée en observation après avoir été déclarée en redressement judiciaire, cette entreprise qui fabrique les principes actifs du Spasfon doit annoncer un plan de restructuration lundi prochain. Le tribunal de commerce de Meaux a signifié la poursuite de la période d'observation de MitryChem et fixé une nouvelle audience au 26 janvier. Sylvain Bernard, délégué syndical, dénonce, avec les salariés, "une faillite organisée. A quoi ont servi les 500 000 € versés dans le cadre du CIR en 2013 et les 600 000 € pour l'année 2014?"
Le crédit d'impôt recherche (CIR), ça sert à quoi?

Le CIR est une mesure générique de soutien aux activités de recherche et développement (R&D) des entreprises.

Pour être éligibles au CIR, les dépenses doivent répondre aux conditions suivantes :
  • correspondre à des opérati...
Lire la suite - 19-12-2014

Le crédit d'impôt recherche (CIR), ça sert à quoi?

Le CIR est une mesure générique de soutien aux activités de recherche et développement (R&D) des entreprises.

Pour être éligibles au CIR, les dépenses doivent répondre aux conditions suivantes :
  • correspondre à des opérations de recherche localisées au sein de l'Espace économique européen, sauf pour les dépenses de veille technologique et de défense des brevets,
  • déterminer le résultat imposable à l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés.


Sont éligibles les dépenses suivantes :
  • dotations aux amortissements des biens et bâtiments affectées à la recherche,
  • dépenses de personnel concernant les chercheurs et techniciens de recherche (le salaire des jeunes docteurs est pris en compte pour le double de son montant pendant 2 ans après leur embauche en CDI ),
  • rémunérations supplémentaires des salariés auteurs d'une invention,
  • dépenses de fonctionnement, fixées forfaitairement à 75 % des dotations aux amortissements et 50 % des dépenses de personnel (200 % pour les dépenses concernant les jeunes docteurs),
  • dépenses de recherche externalisées, confiées à tout organisme public, université, fondation reconnue d'utilité publique, association de la loi de 1901 ayant pour fondateur et membre un organisme de recherche ou une université,
  • dépenses retenues pour le double de leur montant (à condition qu'il n'existe pas de lien de dépendance entre l'organisme et l'entreprise),
  • dépenses de recherche confiées à des organismes agréés par le ministère de la recherche (limitées à 3 fois le montant total des autres dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt),
  • frais de brevets,
  • dépenses de normalisation des produits de l'entreprise (pour 50 % du montant),
  • dépenses de veille technologique (60 000 € par an maximum)
  • dépenses de nouvelles collections dans le secteur textile-habillement-cuir.
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Cuba / Etats-Unis : Une nouvelle étape s'ouvre
La reprise des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba est un tournant historique qui peut permettre de mettre fin à un demi-siècle de politiques agressives mises en place par Washington pour mettre à bas la volonté d'indépendance du peuple cubain. D'autres pas de la part des États-Unis seront nécessaires pour mettre fin une fois pour toutes au blocus inhumain qui a causé tant de dommages au développement de Cuba.
C'est la victoire du peuple cubain qui a toujours résisté avec dignité à la volonté de domination états-unienne et la victoire de tous les peuples du continent qui ont consolidé leur coopération et leur solidarité grâce à la création de nouvelles institutions d'intégration de l'Amérique latine dont ...
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Les profs des collèges rayés de la carte des Réseaux d’Éducation Prioritaire ne lâchent rien.
Seul le collège Robert Doisneau sauve sa tête à Dammarie-lès-Lys. Vincent Eblé, président du conseil général et sénateur, se félicite pourtant « de voir la réalité démographique, sociale et territoriale seine-et-marnaise prise en compte ».
Ils étaient dans les rues de Paris après l'annonce de la sortie de neuf collèges du réseau d'éducation prioritaire. 1 500 à défiler boulevard des Invalides à Paris (VIIe) sous les fenêtres du ministère de l'Education nationale... plus le réseau d'éducation prioritaire... Interpellée par nombre d'élu...

Débat Pierre Laurent / Pierre Gattaz dans l'Humanité
Quelques heures après que Pierre Laurent, indigné par les déclarations sur la «souffrance patronale» et la monopolisation par le Medef du discours sur l’entreprise, eut proposé un débat public au patron des patrons, un tweet #gattaz relevait le gant et souhaitait l’Humanité comme champ clos. La confrontation s’est déroulée jeudi 11 décembre comme une conclusion aux mobilisations patronales de la semaine dernière et à leur réplique orchestrée par les militants du PCF. Climat courtois, écoute mutuelle mais débat sans concession, animé par le directeur de la rédaction de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, et par le chef du service politique, économique et social du quotidien, Sébastien Crépel. Pierre Gattaz veut afficher un «esprit d’ouverture» afin de « faire avancer la démocratie » et se présente soucieux d’une «économie humaine». Pierre Laurent souligne que le travail est à l’origine de toute richesse créée dans l’entreprise et relève leur opposition fondamentale à propos de son accaparement par le capital. La controverse est lancée; elle déborde le temps d’abord imparti à cet échange; elle n’en restera pas là... Jugez-en.
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Le rassemblement de la gauche impossible avec Valls

"Au sein du PS, il y a de profondes réticences à la politique actuelle, continue le secrétaire national du PCF, assurant qu'il "travaille tous les jours au rassemblement de la gauche", une perspective irréalisable selon lui, tant que Manuel Valls sera à la tête du gouvernement. "Le PS se tire tous les jours une balle dans le pied en faisant une politique de droite", regrette-t-il, citant notamment la loi Macron, "une loi de déréglementation sociale".
"Le pays attend très profondément autre chose. Quand il s'est débarrassé de Nicolas Sarkozy en 2012, il attendait autre chose", poursuit Pierre Laurent, déplorant les divergences entre le discours de Jean-Christophe Cambadélis en clôture des états généraux du PS sur les valeurs de la gauche, et la p...
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Initiative publique du PCF77 dans le cadre de la ‘’contre semaine d’action’’ en riposte au Medef, devant le siège départemental du Medef.
Sont intervenus : Daniel Guichard secrétaire départemental - Alain Janvier membre de la direction PCF 77 – Charlotte Blandiot Faride conseillère régionale d’Ile de France, maire adjointe à Mitry-Mory - Michel Billout sénateur maire de Nangis

à voir dans les titres de l'actualité de Canal Coquelicot 77

Avant propos de Daniel Guichard secrétaire départemental.
"Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons »

Pour riposter, l...
Lire la suite - 03-12-2014

"Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons »

Pour riposter, le parti communiste français a lancé depuis lundi « une contre semaine d'action" en riposte à la semaine de mobilisation du Medef.

Les patrons veulent parler de l'entreprise ? Banco ! Parce que nous aussi, on aime l'entreprise, celle qui respecte le travail, celle qui crée et partage des richesses.

Nous sommes là pour demander des comptes… Où va l'argent du CICE- crédit d'impôt compétitivité emploi ? DU CIR-crédit impôt recherche ? Des banques ? De l'État ? Qui touche quoi ? Pour en faire quoi ? En Seine-et-Marne, c'est près de 10 000 entreprises qui ont bénéficié du CICE sur l'exercice 2013/ 2014 pour 100 millions d'euros. À ce sujet nous attendons toujours la réponse du préfet à notre question, montant du CICE en Seine-et-Marne et les entreprises qui en ont bénéficié

D'autres actions devant des grands groupes, de grandes distributions, banque et entreprise du CAC 40 (SNECMA, raffinerie Total de Grandpuits, EDF, Air Liquide, et d'autres secteurs encore. « qui ont encaissé des centaines de milliers d'euros du CICE sans la moindre contrepartie en termes d'emploi, d’augmentation des salaires, d'investissement » seront également organisés.

Cette semaine n’est pas le terme de l’initiative et de la riposte, mais que le début. Il faut donc l’amplifier et poursuivre partout ou cela est possible et les lieux d’interventions dans le département ne manquent pas.

"Cette contre semaine ne vise pas les PME et PMI qui souffrent et ne sont pas aidées, ni par les banques ni par la politique gouvernementale. "Aujourd'hui nous voulons interpeler avec le mot d'ordre, vous avez des comptes à rendre sur l'utilisation de l'argent public.

20 milliards d'euros de cadeau fiscaux ont été faits aux grands groupes sans effet sur l'emploi. Des entreprises qui ferment, délocalisent ou licencient empochent le magot. Sans dépense supplémentaire pour l'État, cet argent pourrait être utile aux petites et moyennes entreprises qui s'engageraient à créer de l'emploi. Cet argent pourrait aussi permettre de maintenir les aides au financement des collectivités qui font œuvre utile pour tous les services publics qu'elles apportent aux citoyens et à la vie associative que l'on est en train d'asphyxier."
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ENFIN UN PASS NAVIGO A TARIF UNIQUE POUR TOUTES LES FRANCILIENNES ET TOUS LES FRANCILIENS: une revendication que le groupe communiste porte à la Région depuis plus de 10 ans.
Mesure de justice sociale et territoriale, elle a été au cœur du débat du Conseil régional, notamment sur le tarif de la zone unique et sur son financement. Le Conseil régional d’Île-de-France et le STIF avaient adopté, en décembre 2011, un texte qui propose une réforme globale de la tarification des transports en Île-de-France, dont la zone unique aux tarifs des zones 1-2
Petit rappel aux élus socialistes et verts.

C'était en décembre 2011

Le Conseil d’administration du Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) a adopté mercredi un protocole qui prévoit une réforme globale de la tarification des transports, dont la mise en œuvre d’une zone unique ...
Lire la suite - 27-11-2014

Petit rappel aux élus socialistes et verts.

C'était en décembre 2011

Le Conseil d’administration du Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) a adopté mercredi un protocole qui prévoit une réforme globale de la tarification des transports, dont la mise en œuvre d’une zone unique au tarif de la zone 1-2, financée par une augmentation de la contribution des entreprises, le versement transport.

Ce sont les propositions que porte le Front de gauche depuis plusieurs années qui sont dorénavant soutenues par toute la gauche. Pour Laurence Cohen, administratrice du STIF : « Alors que les élu-e-s socialistes restaient sceptiques sur la proposition de zone unique jusqu’en 2010, et qu’Europe Écologie-Les Verts proposait une zone unique financée par une hausse des contributions des usagers et des collectivités il y a encore quelques semaines, c’est bien la proposition de justice sociale et territoriale que portait le Front de gauche sur laquelle s’engage aujourd’hui le STIF ». En effet, il n’était pas acceptable, compte tenu des difficultés que vivent les Francilien-nes dans les transports en commun, de faire supporter la zone unique par les usagers.

La gauche doit maintenant aller jusqu’au bout en engageant la mobilisation pour obtenir l’harmonisation du versement transport en Île-de-France, avec un taux unique de 2,6%.

Nous regrettons que les amendements déposés par les sénatrices et sénateurs communistes, républicains et citoyens demandant que le STIF ait la maîtrise des taux du versement transport aient été rejetés non seulement par la majorite presidentielle mais egalement par le PS et Europe Écologie-Les Verts. C’est une occasion manquée de marquer une première étape vers la mise en place de cette zone unique.

Il nous faut donc mobiliser les forces militantes à gauche pour qu’un positionnement cohérent soit adopté au plan national par l’ensemble de la gauche afin de permettre au STIF d’appliquer cette mesure.

Dans la perspective de cette zone unique, nous proposerons lors du débat budgétaire le dézonage le week-end et les jours fériés des pass Navigo dès 2012.
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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lance un défi à Pierre Gattaz, président du MEDEF « Venez débattre avec moi, argument contre argument, de ces questions à la télévision pour que les Françaises et les Français se fassent leur opinion ».
Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons ».

Le MEDEF se moque du monde

Depuis 2012, le MEDEF a tout obtenu du gouvernement : multiplication des exonérations, démantèlement du code du travail, précarisation, subventions publiques, recul de l’âge de la retraite... Tout cela en pure perte : le chômage atteint des records histor...
Lire la suite - 20-11-2014

Le MEDEF se moque du monde

Depuis 2012, le MEDEF a tout obtenu du gouvernement : multiplication des exonérations, démantèlement du code du travail, précarisation, subventions publiques, recul de l’âge de la retraite... Tout cela en pure perte : le chômage atteint des records historiques, la précarité explose, l’économie est à l’arrêt. L’austérité fait des ravages. Seuls le patronat et les grandes entreprises profitent de cet immense gâchis. Et ils en veulent toujours plus. Pourquoi s’en priver ? Depuis 2012, Hollande et ses gouvernements n’ont cesse? de leur servir la soupe !

La vérité sur le MEDEF

Il ne faut pas confondre les petites entreprises et celles du CAC 40. Les premières, majoritairement, sont asphyxie?es par les banques et subissent la loi des grands groupes. Les secondes représentent une véritable caste. Une centaine de personnes trustent les sièges de leurs conseils d’administration. Gattaz défend bec et ongles les intérêts de cette oligarchie. Aujourd’hui, le gouvernement et le patronat doivent rendre des comptes.

Où va l’argent public versé au patronat ? Où va l’argent prêté aux banques par la BCE à 0,05 % d’intérêt ? Quelles sont les retombées réelles de ces cadeaux sur l’emploi et les salaires ? A ces questions, le MEDEF, le gouvernement et les grands médias se gardent bien d’apporter des réponses. Et pour cause ! Le vrai scandale, c’est le coût du capital !

Les vrais assistés sont au MEDEF

Les prestations aux entreprises ? Plus de 200 milliards d’euros, dont 30 d’exonérations de cotisations, 10 de Crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), 6 de Crédit Impôt Recherche... Cette politique se poursuit depuis 30 ans, sans aucune efficacité sur l’emploi. La question dérange. Peu d’entreprises osent donner les chiffres et les services de l’État sont silencieux. Mais nous savons que des grands groupes, tels que Auchan, Orange, PSA ou Sanofi ont encaissé des millions au titre du CICE sans aucune contrepartie.

Proposition : Une modulation du taux des cotisations sociales patronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers.

Les vrais fraudeurs sont au MEDEF

L’argent est là pourtant : la fraude fiscale pour 50 milliards, la fraude aux cotisations sociales patronales pour 20 milliards, l’évasion fiscale entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année... Il faut avoir le courage d’aller les chercher.

Proposition : Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale.

Les cadeaux fiscaux, c’est pour le MEDEF

C’est le grand dada du MEDEF, de l’UMP, du FN et du gouvernement : il faut réduire les impôts ! Ce slogan occulte une vraie question : l’injustice aujourd’hui devant l’impôt. Avec la TVA qui rapporte trois fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés, on paye tous l’impôt. La vérité c’est que la pression fiscale est plus forte sur les couches moyennes et populaires que sur les plus riches.

Proposition : Une véritable réforme fiscale de gauche pour un impôt juste, utile et éthique.

La cupidité, c’est le MEDEF

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part croissante de la richesse produite. La part des dividendes dans la richesse produite est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Les dividendes et rachats d’actions - stériles économiquement : ni emploi, ni investissement - viennent d’atteindre 95% du résultat des entreprises cotées à Wall Street ! En France, pour le CAC 40, ce taux a dépassé 80% en 2013.

Proposition : La mise à contribution des revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que celui de la cotisation sociale des salariés.

L’argent des banques, c’est pour le MEDEF

La Banque Centrale Européenne s’apprête à réinjecter 1.000 milliards d’euros en prêtant aux banques commerciales à un taux de 0,05% ! Mais elle ne prête toujours pas aux États, alors qu’un pays comme la France pourrait économiser plusieurs milliards d’euros sur les 45 milliards du « service de la dette » en se refinançant directement auprès de la BCE !

Proposition La BCE doit prêter directement aux États.


TENONS TÊTE AU MEDEF !

1. Semaine de mobilisation

Dans chaque département comme au plan national, les communistes organisent du 1er au 5 décembre, une contre-semaine d’actions et de mobilisations face au MEDEF et à la politique gouvernementale d’austérité.

2. Pierre laurent lance un défi au medef

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lance un défi à Pierre Gattaz, président du MEDEF « Venez débattre avec moi, argument contre argument, de ces questions à la télévision pour que les Françaises et les Français se fassent leur opinion ».
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Le PCF pour un mouvement permanent de lutte contre l'austérité
Le PCF se félicite du succès de la journée de mobilisation du 15 novembre, contre les politiques d'austérité. A l'appel du collectif « 3A – Alternative à l'austérité- » des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans tout le pays.

(Photo Fabrice Savel)
37 rassemblements décentralisés, 95 organisations participantes, voilà qui témoigne d'une envie d'élever le niveau de la riposte face à la politique gouvernementale dont l'échec est patent. C'est maintenant au service d'un mouvement permanent de lutte contre l'austérité et pour des alternatives à ce...
Lire la suite - 17-11-2014

37 rassemblements décentralisés, 95 organisations participantes, voilà qui témoigne d'une envie d'élever le niveau de la riposte face à la politique gouvernementale dont l'échec est patent. C'est maintenant au service d'un mouvement permanent de lutte contre l'austérité et pour des alternatives à cette politique, que le PC veut consacrer l'essentiel de son énergie, avec le Front de gauche et toutes les forces disponibles.

C'est avec cet objectif que le 19 novembre, les parlementaires du Front de gauche se rendront à la gare de péage de Chamant (A1) pour demander la nationalisation des autoroutes. La privatisation des concessions autoroutières a permis aux sociétés autoroutières d'engranger 14 milliards de bénéfices ; pactole qui pourrait être porté à 32 milliards si la concession de l’État allait à échéance. Ce scandale doit cesser.

Le PCF propose également de riposter à la semaine d'action du MEDEF, du 1er au 8 décembre, sur la «souffrance» des patrons, Dans toute la France, il s'agit de porter la contradiction au MEDEF, arguments contre arguments. Pierre Gattaz vient à nouveau de relancer la proposition de suppression de l'ISF. Ca suffit ! Le syndicat patronal, en exigeant, sans cesse, de la part du gouvernement la baisse du coût du travail et l’austérité pour les dépenses publiques ne fait qu'enfoncer, chaque jour, notre économie plus profondément dans la crise. Toute cette semaine, nous demanderons des comptes au patronat et avancerons nos propositions pour la relance sociale.

Le PCF sera également partie prenante de l'initiative construite contre le travail du dimanche par le Front des luttes, le 4 décembre et de la manifestation avec les organisations de chômeurs du 6 décembre.
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MOBILISATION NATIONALE LE 15 NOVEMBRE CONTRE LES POLITIQUES D'AUSTERITE ET POUR METTRE EN OEUVRE UNE ALTERNATIVE PROGRESSISTE DE GAUCHE!

15 novembre départ à 14h place Denfert-Rochereau - arrivée Assemblée nationale
La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.
Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation crée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. ...
Lire la suite - 15-11-2014

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation crée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut créer les conditions d’une véritable reconquête industrielle. Il faut s’attaquer au capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

  • Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !
  • Pour dire non aux exigences du Medef !
  • Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !
  • Nous appelons à organiser des manifestations à Paris et dans les grandes villes de France
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Stop au racket !

Renationalisons les autoroutes

Les usagers des autoroutes ne sont pas la? pour satisfaire aux appétits financiers du CAC 40 ! En 2005, les concessions d'autoroutes ont été totalement privatise?es par un gouvernement de droite pour financer, déjà, le remboursement de la dette publique. Ce sont les groupes Eiffage, Vinci et consorts, qui ont racheté ces concessions.
Depuis, les péages n'ont eu de cesse d'augmenter. Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. Et le gouvernement voudrait encore que les concessions soient prolongées !

La cour des comptes et l'autorité de la concurre...
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Depuis, les péages n'ont eu de cesse d'augmenter. Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. Et le gouvernement voudrait encore que les concessions soient prolongées !

La cour des comptes et l'autorité de la concurrence n'ont de cesse de déplorer ce choix. Les parlementaires communistes et du front de gauche également, et depuis de nombreuses années. Ils ont déposé à l'Assemblée nationale et au Sénat une proposition de loi demandant la renationalisation des concessions d'autoroutes.

Le gouvernement est pour l'instant de?favorable à cette proposition de loi. Lors de la discussion de cette proposition de loi au sénat le 19 juin dernier, et alors que les sénateurs socialistes, écologistes, radicaux de gauche et communistes étaient majoritaires au sénat, cette proposition de loi n'a pas été votée. Manquaient les voix des sénateurs socialistes et radicaux de gauche. Pourquoi ce refus ? Au nom de l'austérité, bien sûr, et de la dette.

Certes, il faudrait dans un premier temps financer ce rachat. Cet investissement selon plusieurs études serait vite rentabilisé. Mais après ? Vaut-il mieux que l'argent des péages aille dans les poches des actionnaires ou serve à financer la transition écologique, pour améliorer les transports pour tous ? Pour nous, c'est clair l'urgence écologique et sociale impose notre choix. Si le gouvernement est capable de donner 50 milliard pour satisfaire les exigences du Medef, il doit être capable d'investir pour les autoroutes.

On nous dit maintenant qu'il faut taxer ces sociétés d'autoroutes, mais ce n'est pas la solution. La solution, c'est que les autoroutes dont la construction a été financée en grande partie par les contribuables revienne à l’État et donc au peuple.

Une telle solution permettrait également de faire baisser des péages honteusement élevés. Tellement élevés qu'ils ont permis depuis la privatisation de réaliser 15 milliards de dividendes pour ces sociétés. Alors que l'on demande tous les sacrifices aux ménages, pour récupérer trois sous, il est temps que la finance paye son tribut, elle en a les moyens !
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Le PCF a réunit près de 800 délégués samedi 8 novembre à Montreuil pour sa conférence nationale et quelques 1 500 personnes le dimanche pour des ateliers thématiques et un meeting de clôture de Pierre Laurent.

Le compte rendu des 9 ateliers sera publié dans la Revue du Projet de décem...
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Conférence nationale des 8 et 9 novembre 2014
Son objectif : comment mieux travailler à l'émergence d'une véritable alternative de société, de politique et de gouvernement et à la démarche de rassemblement nécessaire.
Pour sa préparation, le Conseil national a arrêté les dispositions suivantes :

  • Ordre du jour : point d'étape sur nos initiatives en cours dans une situation politique à analyser et apprécier à chaque étape, notre démarche de rassemblement pour une politique, une majorit...
Lire la suite - 08-11-2014

Pour sa préparation, le Conseil national a arrêté les dispositions suivantes :

  • Ordre du jour : point d'étape sur nos initiatives en cours dans une situation politique à analyser et apprécier à chaque étape, notre démarche de rassemblement pour une politique, une majorité et un gouvernement de gauche, la relance du Front de gauche, le déploiement de nos campagnes d'action, le travail sur notre projet, la préparation des échéances électorales de 2015.
  • Le dimanche matin, la mise en place de 10 ateliers pour le projet, dont le Conseil national a arrêté la dénomination, permettant d'élargir l'implication des communistes au travail de projet.
  • La conférence nationale sera conclue par une allocution publique du secrétaire national.
  • Il a arrêté, conformément à nos statuts, les participants à cette conférence : les membres du Conseil national, les parlementaires nationaux et européens, les délégations des fédérations, élu-e-s par les conseils départementaux, dont le nombre est établi pour chacune en fonction du nombre d'adhérents. Le Conseil national a retenu la répartition suivante : 4 délégué-e-s de droit par département plus 1 par tranche de 400 adhérent-e-s. Ces délégué-e-s participeront aux débats et aux votes éventuels du samedi.
  • Il propose aux fédérations d'inviter pour les ateliers du dimanche matin, en plus de leur délégation statutaire respective, le maximum de camarades intéressé-e-s par le projet ou par tel ou tel atelier.
Le Conseil national du PCF invite partout à créer les conditions d'une préparation de la conférence qui permette la participation du maximum de communistes

Conférence nationale des 8 et 9 novembre à Montreuil - Inscription aux ateliers du dimanche matin

Les ateliers du dimanche matin - Accueil à partir de 8h30 - sont ouverts à toutes celles et ceux qui sont intéressé-es. Ils seront suivis par un meeting de Pierre Laurent vers 12h30.
  • Répondre aux besoins humains, relancer l'activité et l'emploi
  • Faire reculer le coût du capital pour financer le développement du progrès humain et la relance sociale
  • Éducation, savoir, culture comme conditions pour l'émancipation humaine
  • Transformer le travail, l'entreprise pour transformer la société
  • Construire un nouveau modèle productif, social et écologique
  • Vers une VIe République : pour une nouvelle ère citoyenne de la démocratie dans les institutions, les territoires, les entreprises
  • Construire l'égalité et le vivre ensemble contre toutes les dominations
  • Transformer la mondialisation : refonder l'Europe
  • Transformer la mondialisation : le rôle de la France pour un monde de paix et de solidarité


L'inscription peut être réalisée à l'aide du formulaire ci-dessous. N'hésitez pas à vous rapprocher de la fédération de votre département sur les questions pratiques ( transports, etc... )

Un bar avec petite restauration ( sandwichs, fruits ... ) sera assuré par les camarades de Seine-saint-Denis. Afin de les aider à anticiper les quantités, merci de nous dire si vous comptez déjeuner sur place dimanche.

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Engagé-es contre l'austérité

Résolution du Conseil national du 15 octobre 2014
Nous voulons créer une dynamique populaire, capable de faire naître des perspectives sociales et démocratiques nouvelles.
A l'opposé, en assumant totalement le choix de l’austérité, le gouvernement en accélère les feux à tous les étages du pays : budget de l'État, de la Sécurité sociale, des collectivités locales. Avec la réforme territoriale, il place maintenant celles-ci comme une des pièces maîtresses du dispositif ...
Lire la suite - 15-10-2014

A l'opposé, en assumant totalement le choix de l’austérité, le gouvernement en accélère les feux à tous les étages du pays : budget de l'État, de la Sécurité sociale, des collectivités locales. Avec la réforme territoriale, il place maintenant celles-ci comme une des pièces maîtresses du dispositif austéritaire.

Porteurs d’injustices insupportables, ces choix conduisent au désastre social et économique, enfoncent davantage le pays dans la crise en obscurcissant toute issue positive, aggravent un déficit démocratique déjà terrible et créent une situation politique instable et lourde de danger.

Dans cette crise démocratique, la République est profondément malmenée, la souveraineté populaire gravement mise en cause. Nous voulons une VIe République citoyenne, sociale, solidaire et respectueuse de ses territoires et de ses citoyens. C'est pour nous un enjeu majeur.

L’urgence est donc d’amplifier notre mobilisation en engageant toutes nos forces dans l’action et dans le rassemblement contre ces politiques et pour une alternative. Celle-ci ne peut se construire qu'en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre avec zèle par ce gouvernement, comme la droite auparavant.

Nous voulons consacrer notre énergie à l’action, aux rassemblements les plus larges et au travail pour une alternative de gauche crédible et populaire, car il n’y va pas moins que de l’avenir de la gauche, de l’avenir du pays.

Le Conseil national invite les communistes à développer en grand leurs initiatives comme le décrit le plan de travail : les mille rencontres, la mobilisation du 15 novembre, la pétition nationale pour permettre à l’échelle de tout le pays les confrontations d’idées, pour faire progresser la pertinence des propositions alternatives, pour ouvrir des constructions politiques, et redonner espoir.

Ces élections sont au cœur d’enjeux très importants et – conjointement à la réforme territoriale – posent des questions de fond : quelle organisation de nos territoires ? Au service de qui ? Priorité aux grands groupes, aux marchés financiers ou bien à la réponse aux besoins des habitantes et habitants ? Mise en concurrence des territoires ou coopération ? Avec le projet de disparition des départements, on veut nous construire des guichets au service du marché dirigés par des collectivités gigantesques que tout éloignera du citoyen alors que tout réclame proximité et intervention citoyenne. Si on ajoute à cet ensemble le régime sec imposé à tous les niveaux, c’est l’avenir du service public et de la commune qui est en cause, c’est l’avenir des villes, celui des zones urbaines, et de la ruralité qui se joue.

Nous sommes donc dans des enjeux politiques de premier ordre.

Ces objectifs et ces ambitions font totalement corps avec la bataille contre la réforme territoriale et avec l’échéance des élections départementales de mars prochain.

Nous y avancerons des propositions pour des budgets sociaux à la hauteur des besoins, pour des services publics étendus et rénovés, pour une fiscalité juste n'exonérant pas les entreprises de leur responsabilité sociale, pour un renouveau de la démocratie, et pour une coopération entre les territoires.

Nombreux sont celles et ceux qui perçoivent les dangers de la réforme des collectivité, profondément structurante du dispositif libéral, imposant l’austérité, attisant la concurrence entre les territoires, ouvrant de nouveaux espaces de profits pour le marché. Ils sentent aussi les dangers qui planent sur la démocratie locale.

Contribuons aux convergences et au déploiement des fortes résistances qui s'expriment dans le pays, qu’elles viennent de citoyen-ne-s ou d’élu-e-s.

Poursuivre, démocratiser, développer nos départements pourraient être la base de propositions en menant de grandes batailles avec des femmes et des hommes qui partagent cette vision.

Ainsi, cette élection pourrait être vécue comme une chance de franchir un cap supplémentaire dans notre démarche de rassemblement

Dans ce contexte inédit de crise, ces élections départementales qui auront lieu partout dans le pays – une première – prendront ainsi un caractère national incontournable marquant les rapports de force politique. Nous voulons en faire une contribution essentielle à la construction politique que nous ambitionnons de réaliser à gauche, en rupture avec les politiques libérales menées depuis 2012 par le gouvernement.

Nous voulons affirmer partout notre présence. Nous agirons pour poursuivre notre action dans les deux départements que nous présidons. Nous nous mobiliserons contre le basculement de départements à droite et l'entrée de conseillers Front national.

Nous visons l’élection du maximum de conseiller-e-s communistes, Front de gauche, acteurs et actrices de la société civile, militant-e-s de gauche et écologistes, engagés contre l'austérité et contestant les politiques actuelles. Le redoutable mode de scrutin nécessite un travail de construction de candidatures de large rassemblement au service de ces objectifs.

Avec toutes celles et ceux qui peuvent se retrouver dans cette démarche, c’est au plus près des réalités locales que se construiront ces candidatures.

Enfin, la conférence nationale des 8 et 9 novembre définira la mise en œuvre de l’ensemble de notre démarche politique.
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CONFÉRENCE DE PRESSE

Appel aux élus, aux citoyens de Seine-et-Marne

NON au regroupement autoritaire des communes
OUI aux coopérations, à la démocratie, aux services publics
mardi 7 octobre à 8 h 30 à NANGIS à l'espace culturel

Pour info les derniers éléments de calendrier du projet de SRCI

Fin août, le Préfet de Région a rendu sa copie sur le redécoupage des agglomérations qui prévoit le regroupement obligatoire des communes en de gigantesques territoires. En Seine et Marne, ce projet découperait l’ouest du département en 3 ou 4 grandes agglomérations de 340 000 à 533 000 habitants!

Ces hyper-structures ne présagent rien de bon pour les populations, les services publics, nos communes. Les citoyens seraient davantage encore éloignés des lieux de décision.
L'aménagement de notre département s'en trouverait bouleverser.

- Une partie pourrait se voir rattachée à la métropole du Grand Paris dans des conditions de participation très floues.

- L’autre en serait totalement exclue.

Cela se ferait dans un contexte de très fort...
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Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale : prenons l'argent ailleurs que dans les poches des familles (Pierre Laurent)
Le président de la République vient de déclarer : « Il n'y a pas de plan d'économie qui soit indolore ». Oui, c'est douloureux pour les classes moyennes et populaires, les femmes, les familles monoparentales, les jeunes couples, à qui le gouvernement impose un plan d'austérité de 21 milliards d'euros sur la protection sociale.
Ce choix met en péril la protection sociale à la française, la relance économique, la vitalité et la jeunesse du pays. Le gouvernement suivra t-il le modèle allemand jusqu'à la chute démographique ? Réduire le congé parental, avec un tel niveau d'inégalités salariale, revient à faire perdre leurs dr...
Lire la suite - 01-10-2014

Ce choix met en péril la protection sociale à la française, la relance économique, la vitalité et la jeunesse du pays. Le gouvernement suivra t-il le modèle allemand jusqu'à la chute démographique ? Réduire le congé parental, avec un tel niveau d'inégalités salariale, revient à faire perdre leurs droits aux femmes, sans que cela ne bénéficie au partage des tâches éducatives.

Faire passer la prime de naissance de 923 à 300 euros pour le deuxième enfant, c'est porter un nouveau coup au pouvoir d'achat et influer négativement sur le taux de natalité français. Cette économie, à court terme, de 250 millions d'euros, est une entrave au redressement économique du pays. Les communistes et leurs parlementaires, en lien avec les associations et mouvements mutualistes, prendront toutes les initiatives pour s'opposer à ces orientations et modifier en profondeur le PLFSS.

Prenons l'argent ailleurs que dans les poches des familles ! Des dizaines de milliards d'euros circulent hors de l'économie réelle, hors des comptes publics, hors des salaires et du pouvoir d'achat. Il est possible de mettre à contribution les énormes revenus financiers à hauteur des salaires, cela dégagerait plus de 70 milliards d'euros. Depuis 20 ans, le cumul des exonérations de cotisations sociales patronales s'élève à 300 milliards d'euros. Le Pacte de responsabilité prévoit 30 milliards d'exonérations sur la seule branche famille. Il faut cesser de priver la sécurité sociale de ces contributions des entreprises.

La fraude aux cotisations des entreprises représente entre 20,1 et 24,9 milliards d'euros selon la Cour des Comptes, elle dépasse le montant du trou de la Sécurité sociale. Pourquoi alors ne pas annoncer le renforcement de la lutte contre la fraude patronale en donnant les moyens humains et financiers aux organismes qui en sont chargés ?

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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Sénat : Un groupe communiste et citoyen plus que jamais utile aux populations, aux collectivités territoriales et à la gauche
La majorité sénatoriale repasse à droite. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour notre peuple. Pire, pour la première fois le FN va siéger au sénat en faisant élire deux sénateurs dans le Var et les Bouches du Rhône. C’est une défaite pour le gouvernement Valls et le Parti socialiste, conséquence du résultat des élections municipales, d'un fort mécontentement populaire et d’une réforme territoriale autoritaire et austéritaire.
Le PCF se félicite de l’élection de Christine Prunaud dans les Côtes d'Armor et de la réélection de Thierry Foucaud en Seine-maritime. Les candidates et candidats que nous soutenions ont obtenu des résultats en progression dans 16 départements.

Avec 18 élu(e)s au service des territo...
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"Le Premier ministre n'annonce rien. C'est consternant. Il maintient un cap économique déjà totalement en échec" (Pierre Laurent)
269 députés sur 577 ont voté la confiance à un Manuel Valls « droit dans ses bottes », totalement sourd à la défiance populaire qui ne cesse de grandir. Confirmant une politique qui mène à l'échec, le Premier ministre a tenté de l'habiller d'un vernis prétendument de gauche.
En réalité, le cap de l'austérité est totalement maintenu. Résultat : le Premier ministre ne dispose plus que d'une majorité peau de chagrin, ce vote de confiance n'est qu'une victoire à la Pyrrhus sans aucune perspective.

65 voix de gauche venant des bancs communistes et Front de ga...
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Déclaration de politique générale du Gouvernement, débat et vote sur cette déclaration
Première séance du mardi 16 septembre 2014
M. le président. La parole est à M. André Chassaigne.

M. André Chassaigne. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, la première responsabilité d’un gouvernement est de conduire la politique choisie démocratiquement et en co...
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M. le président. La parole est à M. André Chassaigne.

M. André Chassaigne. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, la première responsabilité d’un gouvernement est de conduire la politique choisie démocratiquement et en conscience par le peuple.

Pourtant, monsieur le Premier ministre, en écoutant votre déclaration de politique générale, je n’ai pas trouvé les orientations politiques qui ont conduit en 2012 à la victoire, victoire obtenue grâce au soutien populaire à la gauche dans sa diversité.

Du reste, vous fermez la porte à tout dialogue et à toute discussion sur le contenu de la politique que vous entendez mener.

Plusieurs députés du groupe SRC. Mais non !

M. André Chassaigne. Vous refusez par avance tout débat sur les choix qui sont les vôtres en matière économique et sociale, comme vous refusez de consulter le peuple sur le bouleversement de notre architecture territoriale.

Il en va de même pour les choix faits sur la scène diplomatique, qui engagent pourtant la crédibilité internationale de la France.

Je ne reviendrai pas sur l’épisode désastreux de Gaza et l’abandon du peuple palestinien, mais notez combien il est absurde que notre représentation nationale soit obligée de quémander un débat alors que la France s’apprête à rejoindre une coalition, sous l’égide de l’OTAN, pour intervenir contre l’État islamique dans une région dévastée par les interventions à répétition. Je le dis avec force, nous n’avons aucune complaisance pour les fanatiques, qui commettent tant de crimes contre l’humanité, mais, une fois encore, le Parlement ne sera consulté qu’après coup alors que le choix d’intervenir sans mandat de l’ONU est un signal funeste pour notre diplomatie, qui ne sait plus faire entendre la voix originale de la France,…

M. François Loncle. Ce n’est pas exact !

M. André Chassaigne. …une diplomatie qui, désormais, tourne le dos à la voie diplomatique.

Nous mesurons combien il est urgent que notre pays se dote d’une nouvelle Constitution pour que voie enfin le jour une VIe République parlementaire, sociale et participative.

À l’heure même où le peuple attend, plus que jamais, que nous le représentions pour résoudre les graves difficultés du pays, vous nous dites qu’il n’y a pas d’alternative, que la voie sans issue dans laquelle vous êtes engagés est la seule voie possible.

Pourtant, nos concitoyens font le constat que les majorités qui se succèdent appliquent aveuglément les mêmes recettes depuis des années sans que la situation ne s’améliore, sans que les inégalités reculent.

Aussi, le vote que nous allons émettre tout à l’heure engage non pas seulement votre responsabilité, mais aussi la nôtre. Il engage notre responsabilité d’élus du peuple, déterminés à défendre les intérêts de nos concitoyens.

Vous avez fait le choix de rompre unilatéralement et sans appel le contrat qu’avait signé François Hollande avec les Français en 2012.

En gouvernant à contresens des engagements pris, monsieur le Premier ministre, vous précipitez la crise morale et politique que nous traversons et, en affirmant qu’il n’y a pas d’alternative, en justifiant vos choix libéraux par des impératifs techniques, en masquant l’enjeu d’une offre politique de gauche, vous faites obstacle au débat de fond sur les choix de société.

La vérité, c’est que vous êtes résigné et tétanisé face à la puissante vague néolibérale et réactionnaire. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

La vérité, c’est que vous vous proclamez progressiste et moderne alors que vous avez déserté le combat des idées et des valeurs pour vous laisser guider par une maladie certes ancienne, le réalisme gestionnaire, un prétendu réalisme, devrais-je dire, puisqu’il se traduit en réalité par une aggravation permanente des difficultés qu’il prétend combattre.

Pour notre part, nous refusons que l’obsession des équilibres financiers tienne lieu de cap et de vision politique, comme si notre destin commun, le destin de notre peuple, son bonheur, ne s’appréciaient qu’à l’aune de la seule rentabilité financière des entreprises du CAC 40 et des milliards d’euros de baisse des dépenses publiques.

Vous l’avez d’ailleurs dit, la fracture est de plus en plus nette entre le peuple et les élites, politique, financière, médiatique, bureaucratique, intellectuelle. Elle se nourrit de l’accroissement sans précédent des injustices et des inégalités économiques et sociales. Ce terreau de l’inégalité et de l’injustice crée lui-même les divisions et les antagonismes dans une société sous tension identitaire et incertaine de ses valeurs communes.

Non seulement votre politique est injuste mais elle masque aussi la vérité.

À l’heure où l’on rappelle à juste titre le devoir d’exemplarité des élus, faut-il souligner que le premier de nos devoirs d’exemplarité est le devoir de vérité ? Pourquoi cacher qu’il existe une alternative à gauche à la politique d’accélération des réformes libérales que vous nous proposez de soutenir et d’accompagner, à la servilité volontaire à l’égard de la Commission européenne et du gouvernement allemand, au suivisme de notre diplomatie sur les positions de l’OTAN et des États-Unis ?

M. François Loncle. Caricature !

M. André Chassaigne. C’est en le reconnaissant que la France se grandira. Pourquoi cacher qu’il existe une alternative à la complaisance dont vous faites preuve à l’égard du MEDEF, au discours qui prétend faire des chômeurs des coupables, à la politique d’austérité, au pacte de responsabilité, au CICE ?

Oui, monsieur le Premier ministre, il existe bien une alternative aux recettes qui donnent depuis des années les mêmes résultats économiques, sociaux et politiques. Une partie grandissante de la majorité dans cette assemblée est d’ailleurs disponible pour accompagner une telle politique.

Nous croyons à la possibilité de bâtir une autre Europe que celle imposée par les techno-libéraux, qui confond allègrement le bonheur des peuples avec celui des banques et autres firmes internationales.

Nous portons l’exigence que soit enfin donnée une impulsion politique en faveur d’une Europe sociale et l’élaboration d’un véritable traité social européen, porteur de valeurs et de normes protectrices de nos travailleurs, socle d’une Europe solidaire libérée de la tutelle des marchés financiers, des dogmes du libéralisme et de l’austérité budgétaire.

Comment accepter que le projet européen soit d’aller plus loin encore dans l’idéologie du libre-échange et la doctrine de la concurrence libre et non faussée en soutenant le processus de négociation du Traité transatlantique, hors de tout contrôle démocratique et au mépris de la souveraineté des peuples ?

Ce traité, dicté, rappelons-le, par les seuls intérêts des firmes internationales et des grands opérateurs économiques, ne vise qu’à la conquête des marchés, la mise en concurrence des salariés et le nivellement par le bas des normes sociales, sanitaires et environnementales. L’objectif est, là encore, contraire à notre modèle social, à notre mode de développement et aux valeurs de la gauche.

Nous continuons à exiger la suspension immédiate des négociations transatlantiques, inacceptables sur la forme comme sur le fond. Or rien ne nous porte à croire que votre gouvernement rejettera ce traité. Pis, si l’on en croit les modifications apportées par les députés de votre majorité à notre proposition de résolution de mai dernier, nous sommes, hélas, en mesure de penser qu’il tient pour acquis qu’il s’agira d’un bon texte.

Mes chers collègues, nous avons la conviction que l’avenir de la gauche dans notre pays passe par l’élaboration et la mise en œuvre d’un authentique pacte de solidarité, à la hauteur des attentes et des aspirations de nos concitoyens. Pour cela, la gauche doit s’engager dans une dynamique de rassemblement, parce qu’il n’est pas trop tard pour remettre l’emploi, le progrès social, la reconversion écologique au cœur des réflexions et des propositions de la gauche.

Monsieur le Premier ministre, vous adoptez une attitude de repli et de conservatisme idéologique. Or ce n’est pas par la baisse des dépenses publiques et la poursuite fiévreuse de la compétitivité que l’Europe et notre pays pourront sortir de la crise.

Il faut faire le choix de l’investissement public, du relèvement des salaires, de l’innovation et de la promotion de l’emploi qualifié.

M. Jean Lassalle. Très bien !

M. André Chassaigne. Malheureusement, la feuille de route que vous venez de tracer n’offre aucune perspective en ce sens.

Pourtant, depuis 2012, un bilan objectif de la politique conduite aurait dû vous servir de lanterne. Vous prétendiez réduire les déficits, ils se sont aggravés. Vous prétendiez inverser la courbe du chômage, des milliers de nos concitoyens perdent chaque jour leur emploi. Vous prétendiez faire reculer la pauvreté, les pauvres sont aujourd’hui de plus en plus pauvres et les travailleurs pauvres ne font plus figure d’exception dans le monde du travail.

M. Jean Lassalle. Tout à fait !

M. André Chassaigne. Vous prétendiez vous poser en protecteur des plus fragiles, vous annoncez un simple petit coup de pouce pour les petites retraites, une simple prime en lieu et place d’une revalorisation pourtant promise.

Vous proclamez souvent, monsieur le Premier ministre, votre amour pour l’entreprise, mais, si l’on aime vraiment les entreprises, la première des preuves d’amour n’est-elle pas de les empêcher de fermer ?

Je ne suis pas de ceux qui vous blâment d’avoir répondu à l’invitation du MEDEF. Le premier responsable de l’action du Gouvernement se doit de répondre à l’invitation de tous ceux qui ont une responsabilité dans la marche du pays, mais l’on ne peut y aller, comme vous l’avez fait, pour caresser la main de ceux qui portent une si lourde responsabilité dans l’échec du redressement économique.

Ce qu’il fallait dire aux représentants des grandes entreprises, c’est que la gauche n’accepte plus de voir les richesses produites par les salariés être dilapidées dans les dividendes stériles versés aux actionnaires.

M. Jean Lassalle. Très bien !

M. André Chassaigne. Ce qu’il fallait leur dire, c’est que la hausse de 30 % des dividendes en un trimestre, 40,7 milliards de dollars, est un hold-up insoutenable pour le pays, auquel il faut mettre un terme.

Ce qu’il fallait leur dire, c’est que la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, qu’ils ne cessent d’entretenir et d’aggraver par leurs montages financiers, leurs filialisations et les délocalisations, allait devenir la priorité de l’action politique de la gauche, pour rapatrier, de gré ou de force, les 80 milliards d’euros volés chaque année au budget de l’État.

M. Marc Dolez. Très bien !

M. André Chassaigne. Ce qu’il fallait leur dire, c’est que le coût exorbitant du capital, les près de 300 milliards d’euros versés chaque année aux actionnaires et aux banques en intérêts, est le principal boulet de la compétitivité française, le cancer de la raison économique, qui doit être combattu.

M. Jean Lassalle. Très bien !

M. André Chassaigne. Ce qu’il fallait leur dire, c’est que leur boulimie financière est un crime contre la société française, contre sa jeunesse, contre ses forces vives.

Vous n’auriez sans doute pas gagné les applaudissements de l’assemblée patronale, mais vous auriez démontré, courageusement, que l’économie française n’a pas vocation à être la variable d’ajustement des puissances financières. Disant cela, vous auriez été un fidèle artisan de la responsabilité politique et du respect de la parole du Bourget.

Avec les 40 milliards d’euros de nouvelles subventions publiques en direction des entreprises, le patronat n’est pourtant pas à plaindre, mais cela n’empêche pas le MEDEF de multiplier ses revendications, et hier encore.

Espérons qu’au-delà des mots de votre déclaration d’aujourd’hui, vous ne le suivrez pas dans ses nouvelles provocations. Il reste que vous vous engagez à le satisfaire sur bon nombre de points : le travail du dimanche, la baisse des cotisations sociales, le relèvement des seuils sociaux, et j’en passe sans aucun doute.

Monsieur le Premier ministre, la question centrale n’est pas aujourd’hui une prétendue insuffisance de la capacité d’offre ou encore le coût du travail. Le problème, c’est que les carnets de commandes de nos entreprises, nos PME, nos petites entreprises et nos artisans sont vides. Dans ce contexte, votre politique, qui conduit à la stagnation des salaires et à la réduction des dépenses publiques, alimente la récession.

Comme nous l’avions souligné dès son élaboration, le pacte budgétaire est le péché originel de François Hollande. Ce traité s’avère, comme nous le craignions, mortifère pour les pays de la zone euro, condamnés à se livrer une guerre économique sans merci plutôt que de coopérer. Or, la France devrait aujourd’hui constituer un large front en Europe pour promouvoir une nouvelle stratégie fondée sur des investissements massifs en faveur de la transition écologique, une lutte résolue contre l’évasion et l’optimisation fiscales, des mesures fortes pour réorienter l’activité bancaire et réduire la domination de la finance sur l’économie réelle, et une volonté farouche de redonner du souffle aux services publics et aux collectivités locales. Telle n’est pas la voie que vous avez choisie.

En veilleur des valeurs de la gauche, Jean Jaurès alertait sur les risques de dérive. Il le disait avec des mots forts : « Les hommes pratiques […] sont ceux qui emploient quelques mots humanitaires pour amorcer les suffrages du peuple et qui, sous ces mots, ne mettent aucun sentiment ardent, aucune idée précise qui puisse inquiéter les privilégiés. » En cette année d’hommage à sa pensée et à son action, un gouvernement qui se dit de gauche se doit d’y être attentif et de s’inspirer de son esprit de justice et de solidarité.

Pour les députés du Front de gauche, cette déclaration de politique générale sonne comme une déclaration de défiance à l’endroit du peuple. C’est pourquoi nous ne vous accorderons pas notre confiance. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

M. Jean Lassalle. Très bien !

[…]

Vote en application de l’article 49, alinéa 1er, de la Constitution

M. le président. Le Premier ministre ayant engagé la responsabilité du Gouvernement, je vais mettre aux voix l’approbation de sa déclaration de politique générale.

Le vote se déroulera dans les salles voisines de la salle des séances.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Il est ouvert pour une durée de trente minutes. Il sera donc clos à dix-huit heures trente.

Suspension et reprise de la séance

M. le président. La séance est suspendue.

(La séance, suspendue à dix-huit heures, est reprise à dix-huit heures quarante.)

M. le président. La séance est reprise.

Voici le résultat du scrutin sur la déclaration de politique générale du Gouvernement :

Nombre de votants 566

Nombre de suffrages exprimés 513

Majorité absolue des suffrages exprimés 257

Pour l’approbation 269

Contre 244

L’Assemblée nationale a approuvé la déclaration de politique générale du Gouvernement. (Mmes et MM. les députés des groupes SRC et RRDP se lèvent et applaudissent longuement.)
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« Soyons les acteurs d’un sursaut national et citoyen »
Le meeting sur la Grande Scène de la fête de l'Humanité avec Patrick Le Hyaric.
S’appuyant sur le succès populaire et la vigueur des débats politiques de ce week-end réussi, Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, appelle à relever le défi de l’espérance et d’une gauche qui retrouve ses couleurs.

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Quel plaisir d...
Lire la suite - 14-09-2014

S’appuyant sur le succès populaire et la vigueur des débats politiques de ce week-end réussi, Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, appelle à relever le défi de l’espérance et d’une gauche qui retrouve ses couleurs.

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Quel plaisir de nous retrouver rassemblés ici, si nombreux. Nous avions tellement besoin de nous parler, de nous écouter, de nous retrouver.

Quelle est belle notre Fête ! Votre Fête !

Et quel contraste, quel fossé ! Quel fossé entre vos visages, vos sourires échangés, vos joies partagées, vos espérances, vos idées débattues ici dans une multitude de confrontations et de rencontres. Avec les plaisirs éprouvés comme une communion dans les spectacles et les expositions.

Quel fossé entre cette belle espérance populaire et le spectacle atterrant qui nous est offert par le paysage dévasté de la vie politique.

Cette longue coulée de boue, charriant des tombereaux de promesses non tenues, de retournements de veste, de mensonges, de mépris, d’affaires, de trafics et de corruption, jusqu’au plus haut niveau de l’état.

L’argent qui tient le haut du pavé, l’argent-roi qui corrompt, l’argent qui pollue, l’argent qui ronge notre République jusqu’à l’épuisement, pendant que dans nos quartiers, dans nos villages, la France que vous connaissez, celle qui travaille, celle qui recherche un emploi, vit dans l’angoisse du lendemain et redoute que l’avenir de ses enfants soit sacrifié.

Surendettés, que devront-ils répondre aux huissiers qui viendront demain saisir les meubles pour un retard de loyer ?

Pourront-t-ils le faire, à l’image de ce petit sous-ministrion pris la main dans le sac, en invoquant « la phobie administrative » ?

Quelle époque !

Décidément, le poisson pourrit par la tête.

Il est urgent de réagir !

La belle France des Lumières, des révolutions et de la Commune de Paris, la France du Front populaire et du Conseil national de la résistance, a besoin de votre engagement.

Un engagement citoyen de type nouveau, avec la conviction que les réponses ne viendront pas d’en haut et qu’on ne les trouvera pas dans les livres d’histoire.

Elles viendront de vous, d’un mouvement du peuple, tel qu’il est, et tel qu’il vit avec ses souffrances, ses craintes, ses joies et ses espoirs pour lui-même, pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

De cette Fête de l’Humanité, nous vous proposons que grandisse le projet d’un sursaut national et citoyen pour une autre politique de justice, de démocratie et de paix. Oui, parce qu’une autre politique est possible !

Partagée par le peuple de gauche et de l’écologie, qui redonne ses chances de réussite à un progressisme de notre temps.

Un progressisme à la française, riche de ce qu’il a de plus universel dans nos traditions de luttes, revivifié par ce que porte notre jeunesse de colères, de modernité et d’espoirs.

Au fond, ici, au cœur de cette Fête et ensemble, n’avons-nous pas modestement cette immense responsabilité de contribuer à redonner confiance à tant de nos concitoyens qui l’ont perdue ?

Je le crois !

Nous n’avons pas le droit de les laisser dans le désarroi, dans l’impuissance politique, face à ce que beaucoup appellent « la grande trahison du peuple de gauche et du peuple tout court ».

Celle du couple Hollande-Valls.

Ne laissons pas le Premier ministre affirmer, avec son ton docte et suffisant, que le choix ne réside qu’entre sa politique droitière et le retour des vieux chevaux usés de la droite dure.

Qu’entre lui, le petit Napoléon de l’austérité, et le chaos de l’extrême-droite, il n’y aurait rien !

Non, ce n’est pas vrai !

La petite musique savamment orchestrée qu’on entend dans les télés et les radios n’a qu’un objectif : tenter de nous enfermer dans de terribles tenailles où nous n’aurions plus le choix qu’entre le mauvais et le pire. Le pire et … le pire !

Non, ils peuvent sans cesse remaquiller l’extrême-droite et la revêtir d’habits plus présentables, elle reste l’extrême-droite et Mme Le Pen n’est pas l’alternative.

Cette adversaire de la liberté qui n’a pour programme que de transformer notre pays en une caserne, replié sur lui-même, fermé au monde, mené à la trique à coups de répression et d’interdictions de toutes sortes.

Elle, dont le parti broie toute vie associative, toute vie culturelle dans les municipalités qu’il vient de conquérir, qui refuse le droit de manifester aux travailleurs sans papiers.

Elle, l’héritière, la dauphine du roi déchu, la châtelaine milliardaire de Montretout est maintenant en embuscade avec ses amis.

Charognards de la vie politique, ils se gavent sur la décomposition du paysage politique, spéculent sur la misère, espérant encaisser les dividendes de la haine, des replis et des échecs gouvernementaux.

Cette adversaire de l’égalité qui refuse aux femmes le droit universel à l’avortement et les assujettit au rôle unique de mère, qui s’attaque aux fondements républicains de l’éducation nationale et derrière laquelle vient courir une partie grandissante des possédants.

Cette adversaire de la fraternité, championne du repli identitaire, qui veut chasser de nos écoles les enfants d’immigrés et traquer nos compatriotes musulmans.

Cette adversaire de la laïcité, soutien indéfectible de fondamentalistes religieux tout en étant l’apôtre des guerres de religion qu’elle tente d’instiller dans notre pays.

C’est vrai que dans l’actuel climat nauséabond, de brouillages de repères, l’extrême-droite a gagné du terrain dans la féroce guerre idéologique. C’est grave, très grave !

Elle peut continuer à en gagner sans une prise de conscience et un sursaut républicain.

Et fraternellement, nous disons à chacune et chacun, révolté par ce qui se passe, enragé de voir notre industrie et notre agriculture perdre son sang, déçu et amer :

Ami, compatriote, ne te trompe pas de colère !

Ton ennemi ce n’est pas l’immigré, c’est le banquier !

Ton problème ce n’est pas la gauche. C’est qu’il n y a pas assez de gauche dans ce pays.

Sachez, Madame la châtelaine, qu’ici sont réunis celles et ceux qui jamais ne vous laisseront faire.

Que vous aurez, en toutes circonstances, face à vous les militants infatigables de la liberté, de l’égalité et de la fraternité !

Et, non Monsieur Valls, l’alternative n’est pas non plus dans le retour d’une droite usée, jusqu’à la corde, engagée dans une pathétique guerre des chefs.

Une droite qui n’a d’autre projet que de recycler ses anciennes gloires, de réchauffer les plats amers de la division, les thèses empruntées à l’extrême droite, et la course à l’échalote pour toujours plus d’austérité, moins de dépenses publiques et un transfert toujours plus grand de la richesse produite vers le capital.

Cette droite qui compte surfer sur les eaux mauvaises libérées par Manuel Valls pour aller plus loin, plus vite, plus fort dans le détricotage des 35 heures, du code du travail, de notre système de retraite, pour réduire les droits des salariés et des chômeurs.

M. Valls propose le transfert de 90 milliards d’euros vers le capital ?

Qu’à cela ne tienne.

L’UMP, elle, en propose le double !

Toujours plus !

Toujours pire !

Comme le MEDEF !

Tel est leur programme, si peu présentable que leur Messie, dont on annonce le prochain retour, envisage de se présenter sous un autre nom, tant la marque UMP est dépréciée et dont il a peur qu’on l’appelle « l’Union de la Minorité des Privilégiés ».

Non, le choix n’est pas de ce côté-là !

Il est d’abord dans le respect des engagements pris devant le peuple en 2012.

L’alternative c’est un choix de gauche.

Un choix de gauche pour l’égalité, la solidarité, la justice sociale et fiscale, des droits nouveaux pour les citoyens et les salariés, non plus le service au capital, l’échine courbée face aux comptables de Rothschild installés à Bercy et de la Commission de Bruxelles, -qui a maintenant pour président le gardien des coffres forts du paradis fiscal du Luxembourg-, l’arrimage aux généraux de l’OTAN.

Un choix qui permette, comme l’a proposé mon ami Pierre Laurent, le secrétaire du Parti communiste hier, ici même, un programme de redressement de la France.

Après-demain, les députés seront appelés à s’exprimer sur la confiance à ce nouveau gouvernement purgé de ses ministres récalcitrants.

Nous appelons solennellement les députés socialistes et écologistes à faire comme ceux du Front de gauche en refusant la confiance au Premier ministre, comme des millions de femmes et d’hommes dans ce pays la lui refusent.

On ne voit d’ailleurs pas comment l’Assemblée nationale peut vous donner la confiance, M. Valls, puisque vous la bafouer en rayant d’un trait de plume ses décisions les plus positives.

Vous avez convoqué des caméras pour annoncer avec mépris que vous démolissiez la loi sur le blocage des loyers.

C’est par SMS que les retraités, qui ont tant de mal à vivre, ont appris qu’ils n’auraient même pas la toute petite revalorisation des petites retraites, pourtant votée.

Qui êtes-vous donc pour mépriser tant le Parlement et votre propre majorité que vous voulez mettre au pas !

Si vous n’avez pas la confiance, ce ne sera pas la fin du monde !

Il sera tout simplement temps que vous partiez, M. Valls !

Beaucoup, ici, diraient « que vous dégagiez » !

En emportant dans vos valises votre politique d’austérité, de chômage et de précarité !

Et ce ne sera pas le chaos.

La confiance refusée au locataire actuel de Matignon, il restera tout simplement à celui de l’Elysée à désigner un nouveau premier ministre, un nouveau gouvernement pour une autre politique.

Bref, il reviendra à François Hollande de tenir compte du refus de l’Assemblée Nationale comme le prévoit la Constitution.

En vérité, il lui reviendra de faire ce qu’il a refusé au lendemain des sanctions des élections municipales et européennes.

Evoquer une dissolution n’a donc pas de sens.

A moins que le chef de l’état choisisse de laisser les clés du camion à la droite.

Dès lors, parlementaires de toute la gauche, il en porterait seul la responsabilité.

Au fond de vous-mêmes, vous ne pouvez le croire.

Cher(e)s ami(e)s,

Le Village du monde, les différentes allées de la fête ont vibré à l’unisson des espérances populaires qui, à travers le monde, tentent de frayer le chemin de la concorde, de la coopération, de l’amitié, de la fraternité et de la paix.

La fête a vibré pour la solidarité internationale.

Elle a vibré pour la Palestine.

Pour Gaza où la folie meurtrière de l’Etat israélien a semé la désolation, la mort.

Que les forces de paix, de Gaza à Ramallah, de Tel Aviv à Jérusalem, sachent que nous ne cesserons d’agir pour que la France porte au sein des Nations Unies l’exigence d’un Etat palestinien viable dans des frontières sûres et reconnues, aux cotés de celui d’Israël, la fin du blocus inhumain de Gaza, la fin de la colonisation et la libération de tous les prisonniers politiques, à commencer par celui qui devient le nouveau Mandela aux yeux du monde, le député Marwan Barghouti.

Chers amis,

Depuis quelques temps de violentes nuées annonciatrices d’orage s’étalent sur notre monde.

De quelque côté que l’on se tourne jaillissent tensions et fracas, haines et drames humains, famines et terribles maladies, massacres et guerres de toutes sortes, religieuses ou interethniques, populations déplacées de force, massacres de minorités, sanglantes et mortifères migrations.

Qui ne pressent parmi vous que l’humanité est prise dans une course de vitesse avec les logiques de guerre qui partout s’installent ?

Qui ne pressent l’urgence de dégager partout des perspectives de paix en lieu et place des postures guerrières qui dictent les choix des gouvernants ?

La troisième guerre d’Irak qui s’annonce vient douloureusement confirmer qu’aucune leçon n’a été tirée des erreurs, des fautes du passé.

Bien sûr qu’il faut arrêter, la lèpre terroriste, la folie meurtrière de djihadistes qui rêvent de disposer d’un Etat pour ensuite disséminer partout leurs métastases.

Arrêter la folie meurtrière de fondamentalistes les plus rétrogrades, inventée hier par l’impérialisme pour combattre les forces syndicales et progressistes et qu’aujourd’hui, tels des monstres échappent à tout contrôle au plus grand malheur des populations.

Leur barbarie n’a pas de limite.

Ne viennent-ils pas, après l’avoir décapité, de mettre en scène l’odieux assassinat de David Haines, travailleur humanitaire britannique qui consacrait sa vie à soulager les souffrances des populations les plus maltraitées.

Personne ne peut accepter que 153 personnes comme lui, ces porteurs de solidarité et d’humanité sont devenus une cible pour tous ces fanatiques.

Bien sûr qu’il faut briser les reins à ces égorgeurs.

Encore convient-il d’en préciser les conditions, les limites et de préparer les suites, en ayant à l’esprit que la finalité ne saurait être militaire et que seule des solutions politiques, économiques, sociales, coopératives permettront de résoudre les problèmes.

C’est de cela que notre Parlement devrait être saisi au lieu, une fois de plus, d’être mis devant le fait accompli.

C’est à cela que la nécessaire, l’indispensable Organisation des Nations-Unies devrait travailler.

Nous avons, à cet instant, une pensée particulière pour nos frères et pour nos sœurs kurdes qui combattent en première ligne contre la cruauté sauvage de l’Etat islamique, en Irak comme en Syrie.

Nous ne supportons pas que les fauteurs de guerres de l’OTAN, imposent jusque sur le continent européen, en Ukraine, et avec la complicité des instances européennes, des tensions nouvelles au bénéfice des intérêts géostratégiques nord-américains.

Nous combattons tous les impérialismes, d’où qu’ils viennent, qu’ils soient nouveaux ou plus anciens, à l’Ouest comme à l’Est. La France souveraine n’a rien à faire dans la structure militaire de l’OTAN.

Exigeons le retour de notre indépendance diplomatique au service du règlement politique et pacifique des conflits, au service du droit international, d’un nouvel équilibre mondial et d’un monde débarrassé de ses arsenaux nucléaires.

Non ! La paix n’a pas vocation à être un intervalle entre deux guerres.

Elle est bel et bien le cœur de notre combat politique, de notre visée commune pour un monde fraternel et pour que se réalise enfin l’Humanité.

Ne laissons pas le monde vaciller sous nos pieds.

Le capitalisme, qui a désormais étendu ses griffes sur toute la planète, broyeur d’hommes, est aussi broyeur des ressources naturelles et de tous les biens communs qu’il accapare, marchandise et saccage.

Il creuse une dette terrible pour l’avenir. La dette écologique.

Face au réchauffement climatique commencé, face à la mort programmée des écosystèmes sacrifiés à l’autel de la rentabilité, aux migrations massives liées aux pénuries d’eau et aux guerres pour le contrôle des ressources naturelles.

Il y a urgence.

Urgence à mettre en place un nouveau mode de développement, respectueux des populations et de tout ce qui constitue l’environnement des individus.

L’humanité pour laquelle nous nous battons ne saurait survivre à la violence du capitalisme.

Notre choix de l’humain d’abord nous dicte d’inscrire la cause environnementale et écologique parmi les fondations d’une société nouvelle, d’un monde nouveau de coopération et de partage.

Partage des avoirs, partage des savoirs et partage des pouvoirs !

Une société de mise en commun des ressources naturelles, de partage des biens communs, l’eau, l’énergie, les transports, le logement, la santé, l’éducation, la culture, la biodiversité, l’alimentation, les communications, le crédit.

Tant de choses avec lesquelles nos concitoyens sont d’accord et que nous appelons nous : le commun, le communisme !

La Conférence sur le climat qui aura lieu l’année prochaine à Paris nous invite à favoriser l’émergence d’un vaste mouvement citoyen pour qu’enfin, une prise de conscience populaire contraigne les gouvernements à agir.

Cher(e)s ami(e)s,

Ces défis immenses ne pourront être relevés que par un vaste mouvement démocratique propre à régénérer une gauche malade de ses renoncements, de ses promesses non tenues et du divorce qu’elle entretient avec les classes populaires.

Une gauche malade de ses prophètes habillés en croquemort, d’un Président de la République sourd aux colères populaires et d’un Premier ministre autoritaire et minoritaire qui s’accroche à nos institutions monarchiques.

Une gauche malade qui vient d’organiser la liquidation après-vente du discours du Bourget, de la guerre à la finance et de la révolution fiscale qui nous étaient pourtant promises.

Une gauche qui ne saurait être laissée aux mains de l’usurpateur, Monsieur Valls.

N’usurpe-t-il pas le beau mot de « Gauche » au point qu’avec lui, droite et gauche se confondent ?

La gauche c’est une diversité d’opinions, animées des mêmes valeurs, partageant le même idéal d’égalité, de solidarité, de justice.

La gauche c’est l’union et le rassemblement du monde du travail et de la création, pas le renforcement de la dictature de la finance.

Ce sont les services publics, le code du travail, la sécurité sociale, l’encadrement des loyers, une grande réforme de justice fiscale et le combat contre les paradis fiscaux, le pouvoir d’achat du monde du travail et des retraités et non les dividendes pour une poignée de possédants.

La gauche c’est la guerre au chômage et non la chasse aux chômeurs.

La gauche c’est le contrôle de l’argent et des banques et non le flicage –puisqu’il faut bien nommer les choses par leur nom- de celles et ceux qui n’en peuvent plus d’être laissés sur le bord du chemin.

16 millions d’entre nous qui terminent le mois à dix euros près. Pendant que la France est le seul pays au monde où les dividendes des actionnaires ont augmenté de plus d’un tiers.

La gauche ce n’est pas de laisser 30% -le tiers de la valeur ajoutée des entreprises- soit 300 milliards d’euros s’évaporer chaque année au détriment de la production, du financement solidaire des retraites, de la sécurité sociale et du bien commun.

La gauche ce n’est pas s’attaquer au droit du travail. C’est garantir une formation, un travail, une activité pour chacune et chacun tout au long de sa vie.

Oui une sécurité sociale professionnelle.

La gauche ce sont des initiatives nouvelles pour que l’égalité entre les hommes et les femmes devienne enfin une réalité.

La gauche ce n’est pas l’obligation de travailler le dimanche. Mais pour six millions de chômeurs le droit de pouvoir travailler en semaine.

La gauche ce n’est pas d’obliger les grands-parents et les parents à travailler jusqu’à 67, 70 ans quand leurs enfants et leurs petits-enfants sont au chômage.

Au contraire ! La gauche c’est considérer que l’augmentation de la productivité du travail, les nouvelles technologies, les profits, doivent permettre de diminuer le temps de travail, de porter à nouveau la retraite à 60 ans.

C’est concevoir le temps libre comme une aide aux autres, une aide aux engagements associatifs, sportifs, culturels et familiaux.

Et il faut cesser de nous raconter des histoires et de tenter de nous placer dans ce piège des provocations du Premier ministre qui est allé se prosterner devant les représentants du veau d’or du capital à l’université du Medef.

Oui, nous, nous aimons l’entreprise mais pour ce qu’elle est : un collectif humain dans lequel les ouvriers, les cadres, les ingénieurs jouent un rôle primordial.

Un collectif humain sur lequel, il est profondément injuste que les propriétaires, les dirigeants, les actionnaires aient un droit de vie et de mort.

Nous aimons tellement l’entreprise que nous considérons qu’il faut cesser de les fermer.

Nous l’aimons tellement l’entreprise que pour son efficacité, nous voudrions que les travailleurs puissent contribuer au choix de ses orientations, de sa gestion, de la répartition des profits.

Nous aimons tellement l’entreprise que nous considérons que certaines d’entre elles, notamment certains secteurs stratégiques, les grandes banques, doivent être la propriété de toutes et tous, au service de l’intérêt général et non plus d’une poignée de spéculateurs.

Nous aimons tellement l’entreprise que nous souhaitons que les richesses qui s’y créent soient réparties autrement : moins pour les dividendes qui ont décuplé ces dernières années et plus pour les salaires !

Oui, il faut une grande loi donnant des pouvoirs nouveaux d’intervention aux salariés dans leurs entreprises.

D’ailleurs, si les travailleurs avaient voix au chapitre, croyez-vous qu’on jetterait 40 milliards par les fenêtres dans un prétendu pacte de compétitivité ? Sans obligation de création d’emplois ?

Si les salariés de BNP Paribas avaient leur mot à dire, croyez-vous qu’on ne discuterait pas autrement du fait que cette banque possède autant d’argent que toutes les richesses produites chaque année dans notre pays ?

Croyez-vous qu’on continuerait à appliquer cette dictature austéritaire en Europe alors que les grosses banques européennes disposent de près de trois fois toutes les richesses que nous produisons dans l’Union européenne ?

Bien sûr que non !

On répartirait autrement les richesses.

On augmenterait les salaires et on investirait dans la transition écologique. Cela créerait des millions d’emplois.

Voilà pourquoi la gauche c’est aussi le projet de donner de l’air à la société, de réinventer et de revivifier la démocratie.

Voilà pourquoi nous nous engageons dans le combat pour une sixième république où les citoyens dans la cité et les salariés dans leurs entreprises disposent de droits et de pouvoirs nouveaux.

Où on en termine avec cette monarchie présidentielle, où on puisse choisir nos élus à la proportionnelle, où le rôle du Parlement serait premier.

La gauche c’est la démocratie communale et non l’actuel charcutage de nos régions et de nos communes.

La gauche c’est l’accès à la culture pour toutes et tous. Et non pas la casse sur injonction du Medef du statut des intermittents.

La gauche c’est le combat acharné contre l’extrême-droite et pas son utilisation comme garde chiourme du système pour que rien ne change.

La gauche c’est le droit de vote de tous les résidents étrangers et non la chasse aux Roms.

La gauche c’est une action tenace appelant à une grande mobilisation populaire pour que la France soit active pour une refondation de l’Europe.

Une Europe des peuples et non plus l’Europe des puissants, des marchands et de l’argent, et des actes forts pour un nouvel ordre mondial plus juste, plus solidaire et pour la paix.

Ce sont ces valeurs que vous avez porté tout au long de cette fête. Continuons !

Gardez-la, cette parole !

Gardez-la !

Ne vous la faites pas confisquer par le prêt à penser médiatique et la liturgie libérale, par les censeurs et les démagogues.

Gardez la parole pour ne pas laisser ce beau mot de « gauche », galvaudé, abîmé, sacrifié. Ce beau mot qui porte en lui toute la puissance de l’espérance.

Gardons la parole. Réunissons-nous. Débattons. Préparons dès demain des actions, des initiatives de rassemblement.

Inventons ! Inventons ensemble !

Soyons les acteurs d’un sursaut national et citoyen. Les artisans déterminés d’un nouveau cap pour la France.

Ne laissons pas les guerres s’affirmer comme des fatalités.

Chers amis,

Notre Fête est belle. Elle est en tout point réussie. Elle est déjà utile.

- Utile à redonner des raisons d’espérer quand la dureté de la vie, l’absence de perspectives et le rejet de l’autre peuvent conduire à des replis mortifères.

- Utile parce qu’ici la gauche reprend espoir

- Utile pour reprendre confiance en soi et dans notre pays.

Cette France que nous croyons capable d’innover et d’apporter au Monde sa part d’universalité comme elle le fit tout au long de l’histoire.

Cette France que nous aimons quand elle s’ouvre aux autres, porteuse de paix, de tolérance, de solidarité et de coopérations.

Rien n’est fait. Mais tout est possible, si nos concitoyens en décident ainsi.

Ensemble, contribuons à ce qu’ils en fassent le choix.

Donnons foi, à cette belle espérance des utopistes et des révolutionnaires, que les lendemains qui chantent débutent toujours par des jours ensoleillés.

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allée Stéphane Hessel - Parc départemental de La Courneuve
L'espace de la fédération, ainsi que les stands des sections de Champs-Emerainville, Torcy, de Chelles-Courtry-Brou-Vaires, de Nangis Pays de Brie-Coulommiers-La Ferté-Provins, de Roissy-Pontault-Pontcarré-Ozoir et de Mitry-Agglo de Melun se situent allée Stéphane Hessel.

L'inauguration de l...

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POUR RALLUMER L’ESPOIR IL EST GRAND TEMPS D’EXERCER NOTRE POUVOIR DE CITOYEN
Nous vous invitons à en débattre lors d’une rencontre avec Michel BILLOUT, sénateur et maire de NANGIS Samedi 30 août à 10h30 à Cannes-Ecluse Salle Familiale, rue Désiré Thoison (parking à côté du 79, puis suivre le fléchage)

La Réforme Territoriale concoctée dans les couloirs du pouvoir et en discussion dans les deux assemblées, nécessite la participation et la réflexion de tous les citoyens
Des questions se posent :

- Que vont devenir nos communes ?
- Suppression massive de postes alors que le chômage ne cesse d’augmenter ?
- Éloignement des citoyens de la prise des décisions qui les concernent ?
- Suppression progressive des services de proximité et des service...
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A l'université du MEDEF, Valls offre aux patrons une entrée directe au cœur du dispositif gouvernemental
A la tête d'un nouveau gouvernement, où tous les Ministres sont désormais alignés derrière ses coups de talonnettes et de menton, Manuel Valls est allé cet après-midi aux Université d'été du Medef pour déposer aux pieds de Pierre Gattaz ce qu'il croit être le cadavre de la gauche.
Inutile d'imaginer l'accueil triomphal des patrons réunis à cette occasion, qui, non contents d'avoir déjà obtenus, via le CICE et le Pacte de responsabilité, plus qu'ils n'en demandaient, se sont vus offrir, avec la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Industrie, une entrée directe au cœ...
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Déclaration de Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
La démission du gouvernement Valls, cinq mois après son entrée en fonction était un premier et terrible constat d'échec.
La liste du gouvernement Valls II en est un second, tout aussi éclatant. Avec une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais, symbolisée par l'arrivée d'Emmanuel Macron, homme-clé des banques et de la finance, l'exécutif s'enfonce dans une impasse dangereuse pour la France.
La politique Hollande-Valls n'obtient aucun résultat. Les causes sont connues : une austérité draconienne, une dépression de la demande par la baisse des salaires et du pouvoir d'achat, des libertés et des cadeaux accrus pour la finance et et le capital, une offre productive saignée par la rémunérat...
Lire la suite - 26-08-2014

La politique Hollande-Valls n'obtient aucun résultat. Les causes sont connues : une austérité draconienne, une dépression de la demande par la baisse des salaires et du pouvoir d'achat, des libertés et des cadeaux accrus pour la finance et et le capital, une offre productive saignée par la rémunération des dividendes. Le nouveau gouvernement va amplifier cette politique, l'échec est programmé d'avance. La France peut gravement dévisser. L'autoritarisme et la brutalité comme méthode de gouvernement ne feront qu’accélérer cette grave crise politique.

Ce gouvernement sera incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes, pour renouer avec les exigences d'une politique de redressement national. Nous ne pouvons pas laisser faire car le prix à payer est déjà et sera plus lourd encore pour la France et les Français. Notre colère est d'autant plus grande que des solutions et des forces existent pour une autre politique. Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d'entrer en action, de débattre et d'agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique. Des fronts larges d'actions et de solutions doivent maintenant se constituer partout dans le pays pour la relance sociale, la justice fiscale, la lutte contre les gâchis de la finance, les créations d'emplois utiles aux services publics, au logement, à l'industrie et à la transition écologique, et pour la refondation démocratique de la République. Je donne rendez-vous à la fête de l'Humanité à toutes celles et ceux qui y sont prêts.
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"Taisez-vous, et laissez parler Jaurès!"
(Pierre Laurent)
« Je ne suis pas un modéré, je suis avec vous un révolutionnaire.» Oui, Jean Jaurès, ce militant de la civilisation humaine, cet infatigable défenseur de la paix et du progrès, était un révolutionnaire de son temps, avec son temps.
Aux libres interprètes contemporains de gauche ou de droite voire d'extrême droite qui cherchent à l'enrôler, pour ne pas dire à l’usurper, nous disons aujourd’hui, cent ans après que les deux balles tirées à bout portant par Raoul Villain lui ait fauché la vie : « taisez vous et laissez parler Jaur...
Lire la suite - 30-07-2014

Aux libres interprètes contemporains de gauche ou de droite voire d'extrême droite qui cherchent à l'enrôler, pour ne pas dire à l’usurper, nous disons aujourd’hui, cent ans après que les deux balles tirées à bout portant par Raoul Villain lui ait fauché la vie : « taisez vous et laissez parler Jaurès ». Pas une page qui ne dise en effet son ardent désir de libérer l’humanité. Dans notre France de 2014, Jaurès a fort à nous dire. Oui, laissons là les usurpateurs et écoutons cette voix forte, chaleureuse, généreuse d'un homme enraciné dans la réalité vivante du peuple et agissant sans relâche pour les valeurs universelles d'humanisme qui fondèrent le socialisme français.

La guerre tue à Gaza, en Irak, en Syrie, en Lybie. La guerre, c’est pour préparer la paix, nous disent-ils encore. Mais la guerre appelle la guerre et toujours plus de barbarie. Où sont les leçons de Jaurès ? « Si chauvins de France et d’Allemagne réussissaient à jeter les deux nations l’une contre l’autre, la guerre s’accompagnerait de violences sauvages qui souilleraient pour des générations le regard et la mémoire des hommes ». La souillure est là. Mais Jaurès n’avait pas seulement alerté, il avait dit la cause : « tant que dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possèdera les grands moyens de production et d’échange (…), tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi qui est la concurrence illimitée (…), il y aura des germes de guerre. »

Jean Jaurès n’a jamais renoncé. "J'espère encore malgré tout..."Jusque dans les derniers discours qu'il prononce, à quelques jours de la déclaration la guerre meurtrière, Jaurès affirme avec ardeur la force de l'optimisme qui a été le socle de son engagement. Un optimisme qui anime tous ses combats pour la paix, la justice et la liberté. Jaurès porte, face à l'adversité la plus féroce, son message avec conviction: "les capitalistes sentent, quoi qu'ils fassent, que l'avenir est leur ennemi". Il avait, comme nous devrions l'avoir, une confiance inébranlable en la force de l'humanité à se libérer d’un capitalisme qui l’entrave. "La peur resserre ; l'espérance dilate" disait-il. Le fatalisme, aujourd’hui érigé en doctrine d’État, ne faisait pas partie de son vocabulaire. Pour Jaurès, la solidarité humaine, le sentiment de justice, le désir d'émancipation ne sont pas des rêves stériles mais le moteur même de toute vie authentiquement humaine. Neuf millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté quand les plus riches augmentent leur revenu de 20% en un an, la France cinquième puissance mondiale et championne d'Europe en nombre de millionnaires ! "Cherchez l'erreur " nous aurait dit Jaurès. Et il aurait, avec nous, chercher la solution.

Pour Jaurès, révolutionner la société, c’est sans cesse réformer. « L’évolution révolutionnaire », comme il l’écrira. Il est d’une grande constance sur cette question. Pour lui, il n'y a pas d'autre voie pour aller vers une révolution durable que des réformes déterminées avec et dans l'intérêt du peuple. Penser la révolution sans penser aux réformes possibles -ici et maintenant- c'est être paralysé. Réformer sans avoir l'idéal "toujours discernable en chacun de ses actes, en chacune de ses paroles" c'est être aveugle. Avec lui, nous refusons effectivement la paralysie et l’aveuglement.

Ceux qui maquillent leurs mesures de régression sociale et économique derrière les mots de Jaurès ne peuvent faire illusion. La réforme exige une hauteur de vue à mille lieues du réformisme néo libéral d'aujourd'hui qui ne fait que mettre en œuvre ce qui est présenté comme inéluctable et sans alternative. Pour les gouvernements successifs la réforme n'est plus un choix qu'on incarne mais une obligation dictée par le Medef et les marchés qu'on met en forme. Reprendre le chemin de réformes sociales authentiques dans l’esprit de l’évolution révolutionnaire de Jaurès, c’est aujourd’hui la seule alternative à la barbarie soft qui nous est chaque jour imposée.

A l’inverse du détournement de sens actuel, Jaurès plaide pour le progrès permanent de la démocratie sociale et politique comme une seule même cause. Il le comprend très tôt. La République ne peut plus l’être à moitié, elle sera sociale ou ne sera pas vraiment la République.

"Ce qui manque à la démocratie c'est la confiance en soi-même… » L’inébranlable optimisme de Jaurès c'était par un même mouvement, une confiance vissée au corps en la démocratie. Il croit à la politique pour le gouvernement du peuple par lui-même : « là où les partis n’existent pas, soit parce qu’un groupe en a tué un autre, soit parce que le pessimisme s’est emparé de l’esprit public, on court le risque que les oligarchies se substituent à la classe même au nom de laquelle elles gouvernent. » Le changement de la société : c’est l'affaire du peuple et des individus libres qui le composent martèle-t-il. A la fin de son histoire du socialisme Jaurès dit "créer la démocratie en la dépassant a été, durant un grand siècle tourmenté et fécond, l'œuvre de la classe ouvrière. Diriger la démocratie en la dépassant et l'obliger enfin à se hausser au socialisme, ce sera sa grande œuvre de demain." Voilà encore une clé pour aujourd’hui.

Toute sa vie durant, il creusera les chemins possibles, concrets d’une conquête de la propriété et de la coopération sociales : « le jour où dans la société transformée tous les hommes seront propriétaires associés ; le jour où par une série de transformations légales les salariés et prolétaires d’aujourd’hui seront avec tous les individus de la société des coopérants … », déclare-t-il dans un célèbre discours prononcé en Amérique latine.

Là encore, il traque la guerre, celle qui fait du « tous contre tous » la logique du système. « Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir enfin la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie (…) un régime de concorde sociale et d’unité ».

Et lui ne se trompe pas d’adversaire. Il dénonce « le capitalisme international qui va chercher la main d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie (…) , pour amener partout dans le monde des salaires au niveau des pays où ils sont les plus bas ». Il plaide pour « la communauté universel du droit social », où « toutes les nations apprendront à respecter chez l’étranger un homme et un frère. » Il appelle le 28 juin 1914, un mois avant la guerre, à « assurer un salaire minimum aux travailleurs étrangers ou français de façon à prévenir l’effet déprimant de concurrence » et à « protéger les ouvriers étrangers contre l’arbitraire administratif et policier pour qu’ils puissent s’organiser avec leurs camarades de France et lutter solidairement avec eux sans crainte d’expulsions ».

Voilà pour ceux qui parlent de Jaurès pour mieux étouffer sa voix. Ne les laissons pas faire ! En ces temps de nouveau troublés, où le doute est cultivé sur les valeurs héritées du siècle des Lumières et de la révolution française, en ces temps où liberté, égalité, fraternité sont tenues pour des mots sans effets, en ces temps où l’extrême droite distille son venin réactionnaire, nous devons agir dans les pas de Jaurès pour mettre fin à la guerre économique, pour promouvoir la coopération entre tous et chacun. Sinon, aujourd’hui comme hier, ainsi que le disait Jaurès, dans cette nuée dormante se développe l’orage des politiques agressives et destructrices de demain. « On ne pourra relever la patrie, relever l'Europe, qu'en abaissant le capitalisme », Jaurès avait raison !

Son cri est d’abord un cri de liberté. "Le but c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but c’est l’individu.» Il est patriote mais pour lui « la patrie n’est pas un absolu, elle est un moyen de liberté et de justice. ». Pour Jaurès, l’individu est la fin suprême. La liberté est la valeur absolue du socialisme. Contre l’égoïsme réactionnaire et asservissant des capitalistes de l’époque il défend l’égoïsme égalitaire et universel des prolétaires. Il veut des citoyens « copropriétaires des moyens de production », et c’est ainsi, écrit-il, que « toute la nation sera comme une immense assemblée possédante et dirigeante ».

Jaurès, c’est l’optimisme. Et notre chemin face à tous ceux qui nous veulent que nous courbions l’échine, et répandent à dessein le pessimisme jusqu’au plus profond du cœur de la nation. La peur : voilà l’arme des nouvelles oligarchies. La peur : voilà le grand ennemi de l’immense majorité que nous sommes. A nous de suivre aujourd’hui Jaurès pour que la peur change de camp, pour avancer en faisant nôtre, en ce jour symbolique, la devise de Jaurès « ni haine, ni renoncement ! ».

Pour nous, les héritiers de Jaurès et de Babeuf, qu’il nommait lui-même « notre grand communiste », l’égalité et le partage sont l’essence de notre combat d’aujourd’hui, l’issue pour sortir de la crise, pour construire une société du bien commun. N’attendons pas pour être heureux !
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Déclaration commune CGT/PCF, à l'issue de la rencontre du 24 juin 2014
A l’invitation du PCF, une délégation de la CGT, conduite par Thierry Lepaon a rencontré une délégation du PCF, conduite par Pierre Laurent.
Les deux délégations ont échangé sur la situation sociale, économique et environnementale. Les orientations politiques prises en France et en Europe placent le monde du travail dans une situation extrêmement dégradée. Les salariés expriment des préoccupations majeures : l’augmentation des salair...
Lire la suite - 01-07-2014

Les deux délégations ont échangé sur la situation sociale, économique et environnementale. Les orientations politiques prises en France et en Europe placent le monde du travail dans une situation extrêmement dégradée. Les salariés expriment des préoccupations majeures : l’augmentation des salaires, la création d’emplois, l’accès à une protection sociale de haut niveau et aux services publics, l’amélioration de leur cadre de vie. Ce sont des enjeux prioritaires, auxquels le champ politique pour sa part, et le syndicalisme à la place qui est la sienne, doivent apporter des réponses.

Les deux délégations ont constaté que les peuples des différents pays européens, par-delà leurs spécificités, se trouvent confrontés aux mêmes injonctions économiques et aux mêmes conséquences sociales sur leur vie. Le chômage massif touche presque tous les pays et en particulier la jeunesse. Les inégalités se creusent et progressent. Le recul des services publics, de l’action publique, quelle qu’en soit la forme, et des capacités industrielles est un handicap majeur pour répondre aux besoins sociaux et sortir de la crise. En France, le pacte de responsabilité, le plan de 50 milliards de coupes budgétaires et la réforme territoriale envisagée, mis en oeuvre sous la pression du Medef et de la commission européenne, engagent plus encore le pays dans l'impasse économique, sociale et démocratique.

Le manque actuel de perspectives pour les salariés constitue le principal facteur de progression des partis et mouvements d’extrême droite dans tous les pays d’Europe. C’est une menace très sérieuse pour la démocratie, comme pour les chances d’une relance économique en faveur du monde du travail.

En ce sens la proposition travaillée par le syndicalisme européen d’une relance de l’investissement au niveau européen et d’une construction européenne sur la base de priorités sociales constitue une réelle alternative, dont les salariés doivent s’emparer. Un changement de cap politique en France et en Europe est indispensable. Il est possible en s'attaquant aux coûts du capital et en investissant dans la réponse aux besoins sociaux, industriels et écologiques. Un nouveau mode de développement productif et social est nécessaire qui mette au centre de ses priorités la revalorisation des salaires et des qualifications, la lutte contre le chômage et la création d'emplois, le financement solidaire de la protection sociale, la reconquête industrielle, la justice fiscale et une nouvelle efficacité de l'impôt, la démocratie sociale.

La CGT a fait part de son analyse concernant l’état du rapport des forces en France entre le monde du travail d’une part, celui des actionnaires et du patronat d’autre part.

Plutôt que d’affronter le monde de la finance comme le candidat Hollande s’y était engagé, le gouvernement ne cesse de répondre positivement aux exigences du patronat de baisser ce qu’il appelle le coût du travail. Les accords interprofessionnels et les lois portant sur la situation au travail des salariés se succèdent et affaiblissent les droits des salariés et la démocratie sociale. Cette bienveillance gouvernementale à l’égard du patronat ne permet pas de mobiliser les leviers économiques pertinents pour sortir de la crise, notamment la relance par la consommation, par l’investissement industriel, et par la mobilisation des ressources financières au service du développement social.

La CGT a rappelé sa position concernant sa contribution à la transformation sociale. La situation économique, sociale et environnementale provoque des attentes fortes de la part des salariés quant à leurs conditions de travail, au contenu de leur travail, à sa reconnaissance et sa valorisation, à leurs droits sociaux.

Elle nécessite une implication citoyenne sur le terrain politique et une intervention massive des salariés dans leur rapport au travail et face au patronat, au niveau de leur entreprise, au niveau interprofessionnel comme au niveau européen.

Parce que le travail est créateur de richesses et d’émancipation humaine, la CGT considère qu’il faut transformer le travail pour transformer la société dans un objectif de développement humain durable. Elle a pour ambition d’être utile aux salariés pour qu’ils puissent intervenir et agir dans leur quotidien de travail.

L’efficacité et la crédibilité du syndicalisme résident dans sa capacité à mettre les salariés en mouvement pour gagner des droits concrets et immédiats et pour construire une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie. Dans un rapport de proximité avec les salariés, c’est par la contestation, la proposition, la mobilisation et la négociation que la CGT agit avec eux. Cette démarche correspond à sa fonction revendicative.

La multiplication des conflits sociaux porteurs d'exigences sociales légitimes, cohabite avec une tentation de repli sur soi des salariés préoccupante. La situation de division du syndicalisme est préjudiciable à notre vivre ensemble, elle affaiblit la capacité des salariés à agir pour défendre leurs intérêts et faire prévaloir des propositions de progrès social pour tous.

La responsabilité du syndicalisme aujourd’hui est de rassembler les salariés dans toute leur diversité d’opinion, de catégorie et de statut.

La démarche de la CGT pour un syndicalisme rassemblé est un enjeu essentiel pour construire le rapport de force nécessaire en faveur des salariés. Il se fait sans exclusive et vise l’intervention la plus large des salariés pour défendre leurs intérêts individuels et collectifs.

C’est le sens que la CGT a donné à sa stratégie lors de son dernier congrès : être utile, accessible et solidaire.

C’est pour cela qu’elle réaffirme, conformément à ses statuts, la nécessité de l’indépendance et de l’autonomie de la démarche syndicale, du respect de la diversité d’opinions politiques, philosophiques et religieuses des syndiqués.

Le dialogue et l’échange entre le syndicalisme et le monde associatif, politique, intellectuel sont nécessaires pour nourrir un nouveau projet social, dans le respect des prérogatives et des responsabilités des uns et des autres.

Pour le PCF, la gravité de la situation sociale et politique du pays appelle une intervention citoyenne et populaire démultipliée pour faire émerger un projet solidaire et démocratique, pour la France. Rien ne sera possible sans l'engagement des salariés et plus largement de tous les citoyens, alors que tout est fait pour bâillonner la démocratie dans la vie de la cité comme dans celle de l'entreprise, et organiser le recul du pouvoir de ceux-ci sur les grandes décisions qui concernent l'avenir de notre pays.

Le PCF entend renforcer son investissement dans le soutien aux luttes sociales, en France et en Europe, pour des solutions alternatives de progrès.

Face à l'affaissement politique et démocratique, aux risques de marginalisation durable de toute perspective progressiste, il entend travailler à la construction d'un projet politique de gauche pour le pays qui donne la priorité à la promotion d'un nouveau modèle de développement répondant aux besoins sociaux, écologiques et industriels.

Il souhaite agir dans cet esprit au rassemblement de toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans les impasses politiques actuelles et veulent des choix solidaires pour un autre avenir pour la France. Il est disponible pour sa part au dialogue, à l'échange et l'action constructifs entre toutes les forces politiques, sociales et citoyennes qui le souhaitent, dans le respect de l'indépendance, des prérogatives et des responsabilités propres à chacune d’entre elles.

Paris, le 24 juin 2014

Pour la CGT : composition de la délégation conduite par Thierry Lepaon, secrétaire général, Eric Lafont, Agnès Le Bot, Marie-Laurence Bertrand, Mohamed Oussedik.

Pour le PCF : composition de la délégation conduite par Pierre Laurent, secrétaire national, Jean Charles Nègre, Isabelle De Almeida, Igor Zamichiei.
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Réductions des dépenses de santé: chaque repli de la Sécurité Sociale est une victoire pour les assureurs privés
Depuis quelques jours, des pistes de « réductions de dépenses de santé » sont savamment distillées au grand public par le gouvernement : une journée d'hospitalisation en moins lors des accouchements, la moitié des interventions chirurgicales en « ambulatoire »... .
Ne soyons pas aveugles : il s'agit simplement de transférer au citoyen des dépenses jusque là prises en charge par la sécurité sociale. En effet, la visite médicale, le suivi d’une jeune mère par une sage-femme à domicile, le changement du pansement, les soins infirmiers post opératoires... tous ...
Lire la suite - 30-06-2014

Ne soyons pas aveugles : il s'agit simplement de transférer au citoyen des dépenses jusque là prises en charge par la sécurité sociale. En effet, la visite médicale, le suivi d’une jeune mère par une sage-femme à domicile, le changement du pansement, les soins infirmiers post opératoires... tous ces actes feront l'objet de retenues de franchise et de non remboursement. Quels choix le patient pourra-t-il dès lors faire ? Premièrement, payer le surplus engendré par un acte considéré hier comme tout à fait normal et nécessaire, et désigné du jour au lendemain comme superflus, par besoins d'économie. Deuxièmement, renoncer purement et simplement aux soins, faute de moyens. Troisièmement, se tourner, lorsqu'il peut se le permettre, vers les fameux « produits complémentaires » des assurances privées. Dans tous les cas, les Français vont payer de leur poche. Comme désormais à chaque nouveau projet de loi du gouvernement Valls, les grands gagnants sont tout désignés: le monde de la finance et les acteurs assuranciels, pour qui chaque désengagement de la Sécurité Sociale est une aubaine économique, et chaque repli de la solidarité nationale une victoire. Le PCF défend, à l'opposé de cette politique, une égalité d'accès eux évolutions médicales et techniques, tant au niveau géographique qu'économique. Un maillage du territoire national beaucoup plus dense peut répondre à ce processus et permettre de ré-ouvrir des activités. Il faut donc le développement du service public hospitalier, si l'on veut conserver une sécurité sociale solidaire.
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5 millions de chômeurs : la plus terrible des défaites (Olivier Dartigolles)
Après l'aveu de la rapporteure générale du Budget quant aux effets récessifs provoqués par le pacte de responsabilité, après la note de conjoncture plus que défavorable de l'Insee pour l'année 2014, les chiffres du chômage sonnent comme le glas de tout espoir d'amélioration économique sous la politique menée par le gouvernement.
C'est la plus terrible des défaites, car elle avait été présentée comme la reine des batailles, comme le premier indicateur du redressement du pays. François Hollande en avait fait un challenge personnel : c'est un échec cuisant.

Nous ne sommes plus dans des prévisions et des exercices m...
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1er Rendez-vous départemental de diffusion de la vignette
Jeudi 26 juin à partir de 19h à la fédération

« Face à l’urgence sociale et à la gravité de la crise politique - quelle nouvelle dynamique pour le Front de gauche ? Quel chemin à gauche ?»

Venez en débattre avec la participation de Jean-Luc Gibelin (membre du collège exécutif et de la direction nationale du PCF)
Après les élections européennes qui ont vu la poussée des conservateurs, y compris les plus extrêmes, le rassemblement de la Courneuve sera l’occasion pour les progressistes de se rencontrer et de réfléchir ensemble aux initiatives à prendre pour combattre l’austérité et refonder la gauche.
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Lire la suite - 26-06-2014

Après les élections européennes qui ont vu la poussée des conservateurs, y compris les plus extrêmes, le rassemblement de la Courneuve sera l’occasion pour les progressistes de se rencontrer et de réfléchir ensemble aux initiatives à prendre pour combattre l’austérité et refonder la gauche.

Par ses débats, ses forums, la Fête 2014 sera le lieu de résistance de celles et ceux qui, en France et en Europe, veulent agir et construire une alternative progressiste.

Elle sera aussi le rendez-vous des femmes et des hommes qui veulent faire entendre les valeurs de solidarités internationalistes et de paix dans le monde.

Dans les prochaines semaines, la préparation de la Fête peut donc être l’occasion d’un large débat politique dans les quartiers et les entreprises. Sur la réforme territoriale que François Hollande veut imposer à la hussarde, sur le grand marché transatlantique négocié aujourd’hui dans le plus grand secret, sur la politique du FN... et sur l’urgence de construire une alternative effectivement à gauche.

Un débat « grand angle » qui s’adresse aux millions d’hommes et de femmes de gauche mécontents de la politique de François Hollande : les électeurs du Front de gauche bien sûr, mais aussi des socialistes, des écologistes, des acteurs des mouvements sociaux et du monde associatif...

La Fête de l’Humanité doit devenir leur fête.

Pour mener à bien cette ambition, il convient de mobiliser en premier lieu les communistes. C’est pourquoi l’objectif des prochains jours doit être de les rencontrer pour les mettre en position de mener cette bataille. Mener également cette bataille en allant à la rencontre des 18 860 électeurs du 25 mai qui ont voté pour la liste conduite par Patrick le Hyaric aux élections européennes dans le département. Ils sont plus de 800 dans une ville, 500 dans une autre, ou encore 480,310 ,110,170 et parfois plusieurs dizaines de voix dans une petite ville, comme à Fontenay Trésigny 74, 80 à Moret sur Loing, 22 dans le village de Bailly Carrois ou la liste du front de gauche arrive en 3er position derrière le FN et l'UMP et est la 1er force à gauche !. Creuser sans attendre cette piste de travail dans cette période et dans chacune des sections, relève de la seule décision politique de sa direction.

Voyons bien que les conséquences de ce travail peuvent être profitables et bénéfiques pour la diffusion de la vignette .Pour la participation à la fête de l'humanité et surtout pour contribuer au renforcement de la construction d'une véritable alternative politique de gauche dont le pays a besoin maintenant !

Nous avons devant nous une situation de crise gravissime.Ne la laissons pas sans réponse, sans intervention de notre part . C'est notre responsabilité à toutes et tous.
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« RECONSTRUIRE ENSEMBLE UN NOUVEAU PROJET DE GAUCHE POUR LA FRANCE »
Le Conseil national du PCF appelle les militants à engager un immense effort politique pour rendre possible l'ouverture d'une perspective de gauche.
Dans cette optique, il a été décidé : d’intensifier l'activité du PCF dans les luttes, d’engager une campagne politique dans la durée sur plusieurs axes de transformation sociale, de travailler sur le projet et de déployer, avec une audace nouvelle, le travail de rassemblement et de construction p...
Lire la suite - 15-06-2014

Dans cette optique, il a été décidé : d’intensifier l'activité du PCF dans les luttes, d’engager une campagne politique dans la durée sur plusieurs axes de transformation sociale, de travailler sur le projet et de déployer, avec une audace nouvelle, le travail de rassemblement et de construction politique. Il convoque une conférence nationale les 8 et 9 novembre pour faire un point d'étape de ces campagnes et prendre de nouvelles initiatives.

Le chemin pour une alternative sociale de gauche

La session de la mi-juin de la direction communiste était particulièrement importante et attendue. Quelques semaines après les européennes, il s’agissait tout à la fois de prendre la mesure de la crise, du développement des luttes et des évolutions politiques récentes, de s’interroger sur les modes de rassemblement et surtout de répondre à la question : Est-il possible, d’ici à 2017, d’esquisser un projet de gauche et un autre avenir pour la France ?

Dans son rapport, Pierre Laurent a caractérisé d’emblée le moment politique, « un basculement dans une nouvelle séquence politique du quinquennat », un moment de recompositions politiques intenses. La période qui s’ouvre, 2014-2017, peut être celle de tous les dangers. « Elle est pour nous celle où il est impératif d’ouvrir la voie à un nouveau possible. » L’approfondissement global et très inquiétant de la crise politique n’est pas sans danger : « Ces risques peuvent-ils être conjurés ? demande le rapporteur. Oui, mais à une condition : que s’affirme dans le pays un projet porteur d’espoirs et de mieux vivre (...), un projet de sortie de crise solidaire, un projet pour le redressement de la France, un projet de gauche, un projet de société alternatif et crédible face aux logiques de la concurrence capitaliste et au désastre de la politique gouvernementale actuelle. »

Il est beaucoup question, dans l’exposé d’initiative politique à prendre, d’efforts à faire, de travail à déployer. Une conférence nationale est d’ailleurs programmée les 8 et 9 novembre prochain. Le rapporteur examine la crise capitaliste : elle est « gravissime », « inégalée », ne s’atténue pas mais s’aggrave. Il montre comment la politique de François Hollande est en échec grave, puis il s’attarde sur les différents aspects de la crise politique : une droite brutale ; un fort score du Front national, qui fait la synthèse entre racisme et captation d’inquiétudes sociales et culturelles, un score qui appelle « une bataille idéologique et politique de grande ampleur » contre les prétendues « solutions » du FN ; un ralliement de la social-démocratie française à la troisième voie Blair-Schröder.

La demande d’une politique de gauche

Où en est l’opinion ? Le rapporteur consacre un long développement à la question de la droitisation, un thème qui est revenu plusieurs fois dans le débat : Il y a « une droitisation générale du débat politique » mais « cette droitisation politique, si elle fait évidemment de graves dégâts dans les consciences, ne correspond pas à un glissement droitier généralisé de la société. Au contraire, toutes les enquêtes montrent la résistance, voire le progrès dans certains domaines des valeurs de gauche. (...) La demande d’une politique de gauche demeure très forte. » Mais transformer cette attente en mouvement conquérant n’a rien d’automatique, les obstacles sont nombreux.

« Pourquoi l’échec du pouvoir socialiste ne profite pas au Front de gauche ? » s’interroge-t-il.

Là encore, il n’y a aucun automatisme. Un immense effort politique de construction d’un projet rassembleur est nécessaire. D’où l’appel au dialogue à gauche (voir le relevé de décisions) lancé par la direction communiste, un appel « pour reconstruire l’espoir à gauche et l’espoir pour la France » et qui met l’accent sur quatre propositions :
  • amplifier notre activité dans les luttes ;

  • reprendre l’offensive sur des thèmes comme le coût du capital, la priorité à l’humain, la reconquête de l’industrie, le pouvoir aux citoyens, la refondation de l’Union européenne ;

  • intensifier notre travail de projet ;

  • déployer, enfin, avec une audace nouvelle le travail de rassemblement et de construction politique.

Le débat, samedi après-midi et dimanche matin, soit plusieurs dizaines d’intervenants, a porté sur plusieurs enjeux :
  • déployer la campagne contre la réforme territoriale ;

  • poursuivre le travail d’analyse des municipales ;

  • bien caractériser le vote Front national ;

  • se préparer aux élections sénatoriales de septembre ;

  • apprécier le bilan du Front de gauche en dépassant le débat « pour ou contre » ;

  • éviter la fausse opposition Front de gauche et rassemblement large.

Dimanche matin, la discussion porta notamment sur l’actualité politique. La veille, en effet, il y avait eu la sortie du premier ministre Valls sur « la mort de la gauche », mais aussi la tenue d’une tribune commune, à la mairie du 11e arrondissement, avec les députés frondeurs du PS, des écologistes et Pierre Laurent. Ces faits illustraient parfaitement que la situation politique bougeait vite ; les communistes devaient apprécier « l’actuelle séquence », les difficultés de Hollande-Valls, l’accélération de la crise au PS, les possibilités nouvelles de dialogue à gauche. Une actualité qui montrait aussi la pertinence de l’appel du PCF à tous ceux qui veulent une autre politique et qui ne désespèrent pas de travailler ensemble à une alternative. Un Front de gauche redynamisé pourrait être à l’initiative dans ce travail de large rassemblement.

La session a adopté des motions de soutien aux cheminots et aux intermittents.

Relevé de décisions du Conseil national

Pour reconstruire l’espoir à gauche et l’espoir pour la France, le Conseil national du PCF a appelé à un immense effort politique pour rendre possible, d’ici à 2017, l’ouverture d’une perspective de gauche.

Face aux risques d’enlisement gravissime de notre pays dans la crise et le chômage, face aux menaces qui pèsent sur l’avenir de la France et ses valeurs de solidarité, face aux dangers de réponses de plus en plus rétrogrades, à la montée des peurs et des racismes, un autre avenir pour la France est possible, autour d’un projet de solidarité, d’une alternative de transformation sociale, d’une ambition de redressement national dans la solidarité avec les autres peuples d’Europe et du monde.

Les communistes lancent un appel à toutes celles et tous ceux qui refusent l’impasse et l’injustice de la politique actuellement menée, qui ne veulent ni du retour de la droite, encore moins de l’extrême droite, et qui veulent sortir de l’austérité et construire le projet de gauche dont la France a besoin. À toutes et tous, nous disons : « Ouvrons le dialogue, le chantier commun de la construction de ce projet et agissons ensemble. » Entrons partout en dialogue, en travail, en action, sous toutes les formes possibles, dans tout le pays, à tous les niveaux pour dire : « Voilà la politique de gauche, la politique pour la France que nous voulons. Voilà la politique que nous voulons voir traduite en avancées immédiates et faire gagner en 2017. »

Le Conseil national du PCF propose la construction et la mise en mouvement d’un Front large, d’un Front du peuple, unissant forces populaires, sociales et politiques, autour d’un projet qui doit être celui du bien commun et de l’humain d’abord.

Le Conseil national convoque une confé- rence nationale du PCF les 8 et 9 novembre 2014 pour faire un point d’étape des campagnes d’actions politiques, poursuivre le travail de projet, de ras- semblement et prendre de nouvelles initiatives. Tout ceci en favorisant l’écoute et la participation des adhérents.

Comment construire ce chemin ?

Quatre propositions
  • 1 . Intensifier sans attendre notre activité dans les luttes pour placer les exigences portées par tous les acteurs-trices concerné-e-s au cœur du débat sur le projet que nous voulons porter pour la France : SNCF, intermittents, Alstom, débat budgétaire sur le plan Valls, réforme territoriale dont la bataille pour obtenir un référendum national sur ce projet...

  • 2 . Une campagne politique dans la durée sur cinq axes de transformation sociale, pour reprendre l’offensive politique et idéologique:

    • - Libérer l’économie et le travail, les services publics, la société des coûts du capital avec de nouveaux financements et de nouveaux pouvoirs.

    • - Contre l’insécurité sociale et la société de concurrence, donner la priorité à l’humain et au bien commun.

    • - Reconquérir notre industrie pour la mettre au service de l’emploi, d’un nouveau modèle productif, d’une transition écologique et de progrès social. La convention nationale sur l’Industrie se tiendra les 10 et 11 octobre prochains.

    • - Construire une nouvelle démocratie, fondée sur le pouvoir des salarié-e-s et des citoyen-ne-s.

    • - Amplifier notre bataille pour la refondation de l’Union européenne.

  • 3 . Intensifier notre travail de projet en le mettant au centre de toute notre activité avec la société:

    • - Lors de la matinée du dimanche 9 novembre de la conférence nationale : une dizaine d’ateliers sur le projet ouverts à tous les communistes qui le souhaitent et à tous ceux et celles qui travaillent dans nos réseaux.

    • - Courant 2015, une série d’initiatives publiques du PCF dans le pays, sur le thème : « Quel projet pour la France ? Les communistes à votre rencontre », avec la participation du secrétaire national, pour des débats et des échanges avec la société.

    • - Poursuite du travail de conventions thématiques.

    • - La tenue d’une convention nationale du projet à la veille du prochain congrès national.

  • 4 . Déployer avec une audace nouvelle le travail de rassemblement et de construction politique:

    • - Jusqu’à la conférence nationale de novembre, prendre des initiatives afin de redonner la parole aux citoyen-ne-s pour refonder la politique et la gauche.

    • - Initier dans tout le pays, sous toutes les formes possibles, un processus de large rassemblement jusqu’à l’été 2015 pour un nouveau projet de gauche pour la France avec de grandes étapes nationales à construire et qui s’enracine dès maintenant dans des initiatives locales démultipliées. Nous voulons remettre en mouvement, au travail et en action toutes les forces qui veulent recons- truire une autre voie que la fuite en avant dans l’austérité.

    • - Organisation en France, à l’initiative du PGE, d’un forum européen des alternatives au printemps 2015.

    • - Travailler à faire du Front de gauche un animateur crucial de la construction de ce front large. Nous voulons le relancer en procédant aux changements nécessaires. Pour cela, poursuivre le travail d’évaluation engagé pour déboucher sur une relance appropriée du Front de gauche. Nous proposons, début septembre, une grande réunion d’un Conseil national élargi du Front de gauche pour engager une vraie dynamique.

    • - La Fête de l’Humanité sera la première grande échéance de convergence des luttes, des campagnes politiques, du travail de projet et de rassemblement pour un Front large du peuple et de la gauche.

    • - Travailler au renforcement du PCF, notamment dans les entreprises et les services, avec un effort particulier sur la formation, l’éducation populaire et l’accueil des nouveaux adhérents, ainsi qu’à la valorisation de nos initiatives de solidarité concrète (journée à la mer, vente de fruits et légumes...).
Parti communiste français
Paris, le 15 juin 2014
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Les cheminots revendiquent une réunification du ferroviaire autour de la SNCF
Les cheminots ont lancé un préavis de grève, reconductible par période de 24h à partir de 19h, mardi soir.
Dénonçant fermement la réforme ferroviaire qui prévoit la scission en trois parties de la SNCF, les organisations syndicales (CGT, SUD-RAIL et UNSA) exigent «une autre réforme, celle de la réunification du système autour de l'entreprise mère, la SNCF ». « Les cheminots ne se laisseront pas faire », ...
Lire la suite - 10-06-2014

Dénonçant fermement la réforme ferroviaire qui prévoit la scission en trois parties de la SNCF, les organisations syndicales (CGT, SUD-RAIL et UNSA) exigent «une autre réforme, celle de la réunification du système autour de l'entreprise mère, la SNCF ». « Les cheminots ne se laisseront pas faire », prévenaient les organisations syndicales (CGT Cheminots, SUD-RAIL et UNSA) le 22 mai dernier, lors de la grande manifestation contre la réforme ferroviaire du gouvernement, qui a réuni plus de 22 000 cheminots à Paris. Alors, à une semaine de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire proposé par le secrétaire d’État aux Transports Frédéric Cuvillier, les entités syndicales des cheminots reviennent à la charge en annonçant "un énorme mouvement de grève des salariés du rail", reconductible par période de 24 heures, à partir de 19 heures, ce soir. L’objectif?? Faire entendre au gouvernement qu’une autre réforme du ferroviaire est possible, qui garantisse l’avenir d’un véritable service public de transport ferroviaire « avec une convention collective alignée sur la réglementation SNCF, nivelée par le haut », détaille Nathalie Bonnet de SUD-Rail.

Conscients qu’une réforme ferroviaire est nécessaire pour l’avenir de la plus grande entreprise nationale de France, aujourd’hui noyée par les dettes, les cheminots déplorent « une loi fraichement taillée pour faire du business à travers le monde mais certainement pas pour organiser le service public ferroviaire, de voyageurs et de marchandises à l’échelle du territoire national », précise la CGT Cheminots. De fait, ils accusent le gouvernement de vouloir diviser la SNCF en trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : la « maison mère » ; SNCF Réseau (anciennement Réseau ferré de France - RFF ) et SNCF Mobilité. Une scission « directement liée au quatrième paquet ferroviaire européen et à la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 » qui, d’après les syndicalistes, réorganiserait en profondeur la gouvernance du rail et ne répondrait pas aux exigences d’un service public ferroviaire de qualité et aux conditions sociales de haut niveau nécessaires pour les cheminots. Une vision de la SNCF, loin de celle souhaitée par les cheminotes et cheminots qui revendiquent « une réelle réunification du système ferroviaire public autour d’une entreprise intégrée : la SNCF, accompagnée d’une mutualisation des moyens de production entre les différents services, rompant avec le cloisonnement actuel des activités. La ré-humanisation des gares et des trains doit être également une priorité ».

À partir de 19 heures, le trafic marchera donc au ralenti, avec d’importantes perturbations sur les trains. Que les usagers se préparent, les salariés de la SNCF vont « pousser un gros coup de gueule », d’après SUD-RAIL. « Un ras-le-bol généralisé » exprimé le 22 mai dernier qui refait surface ce soir pour dénoncer d’une part la direction d’ « effectuer des économies sur le dos des cheminots », et d’autre part, la suppression de 2500 emplois pour 2014. Un plan d’austérité complètement « absurde qui ne répond pas au problème de l’endettement » selon les organisations syndicales qui ne manqueront pas de soulever cette question lors de leur entretien avec Frédéric Cuvillier, le 12 juin prochain. Si entretien il y a, car le Secrétaire d'Etat aux transports, aurait déjà du les rencontrer le 4 juin dernier. « En repoussant le rendez-vous, il tente de gagner du temps en étouffant la mobilisation des cheminots! », s'indigne la CGT Cheminot.

L’Humanité

Cette gauche qui veut reprendre des couleurs
Les convergences se cherchent à gauche entre les mécontents de la politique d’austérité gouvernementale. Samedi, une nouvelle initiative a rassemblé des « Socialistes affligés », le Front de gauche et les écologistes, dessinant les contours d’une possible alliance « rouge-rose-verte ».
Privé de tout appui populaire – un récent sondage OpinionWay pour le Figaro indiquait que seuls 3 % des Français désiraient voir François Hollande se représenter en 2017 – le président de la République a également rompu les liens avec ses partenaires traditionnels à gauche. Les Verts se sont retirés...
Lire la suite - 10-06-2014

Privé de tout appui populaire – un récent sondage OpinionWay pour le Figaro indiquait que seuls 3 % des Français désiraient voir François Hollande se représenter en 2017 – le président de la République a également rompu les liens avec ses partenaires traditionnels à gauche. Les Verts se sont retirés du gouvernement et le Front de gauche n’y a jamais participé. Les profonds désaccords politiques ont creusé un sillon qui traverse désormais le Parti socialiste lui-même.

L’isolement au sommet de l’État et le refus de discuter avec sa propre majorité – la rencontre du président avec les parlementaires a été ajournée – fragilisent chaque jour un peu plus l’hôte de l’Élysée et, mécaniquement, ouvre de nouveaux espaces de débat pour trouver une issue et une alternative aux orientations jugées « suicidaires » du gouvernement.

À l’instar du colloque organisé, samedi, à Paris, par le club des Socialistes affligés. Symbole d’une élite de gauche en rupture avec les desseins de l’exécutif, le think-tank créé par l’ancien député européen Liêm Hoang-Ngoc et le chercheur Philippe Marlière tente de jeter une passerelle entre le PS et le reste de la gauche. « Parce que la gauche est en danger », souligne Philippe Marlière et parce que s’installe « une lecture nationaliste et ethnique des dominations sociales ». Car le constat est là que l’effondrement du Parti socialiste aux dernières élections n’a pas profité aux autres formations de gauche mais suscité une abstention massive et une forte poussée de l’extrême droite. Et, adossé à cette réalité, l’échec cuisant du gouvernement sur les questions structurantes comme l’emploi, le pouvoir d’achat, la fiscalité, l’éducation… Autrement résumé, la gauche au pouvoir « mène une politique de droite ».

Au-delà du verdict, désormais partagé, proposer une alternative clairement identifiée à gauche suppose de convenir d’un contenu et d’une stratégie pour changer la donne. Car la situation est dorénavant évoquée en termes crus chez les socialistes, bien au-delà du cercle des Socialistes affligés. « Énervés », voire « ulcérés » semblerait d’ailleurs convenir davantage à leur état d’esprit, face à ce qu’ils considèrent comme un véritable hold-up sur le sens du vote des Français de 2012 et, au-delà, sur celui de leur engagement au PS et au sein de la gauche. En témoignent les propos de Sylvain Mathieu, représentant de l’ensemble des courants de la gauche socialiste à la dernière élection du premier secrétaire du PS, le 15 avril dernier, où il a récolté 32,88 % des voix du Conseil national face à Jean-Christophe Cambadélis. « Tout le monde est déboussolé, voire désespéré, explique ce trentenaire, ex-secrétaire fédéral de la Nièvre, haut lieu du mitterrandisme. Depuis un an, on assiste à une parodie de démocratie au PS, comme sur le projet européen. » Pis, « chaque jour qui passe nous réserve son lot de mauvaises surprises », poursuit Sylvain Mathieu, qui se demande « si le clivage gauche-droite signifie encore quelque chose. Il y a urgence à réagir, ça ne peut pas durer encore trois ans comme ça, ce n’est pas possible ».

Même constat chez Caroline de Haas, militante féministe qui vient tout juste de rendre sa carte et ses responsabilités au PS dans une lettre retentissante. Elle accuse le président de la République et son gouvernement de « faire disparaître les fondamentaux de la gauche » en reprenant à leur compte le fameux « Tina » (« There is no alternative », il n’y a pas d’alternative) de Margaret Thatcher. « Où est passé mon vote (de 2012 – NDLR) et celui des 17 millions de Français» harangue Caroline de Haas, pour qui il n’y a pas d’autre solution que « les responsables de gauche qui sont contre cette politique discutent », dans le but assumé d’entreprendre « la conquête du pouvoir ».

C’est ce pas en direction des autres forces de gauche qu’ont décidé de faire les responsables des Socialistes affligés. Une première en termes d’affichage public s’agissant d’une initiative de membres ou sympathisants du PS, puisque ce sont les discussions en interne qui, jusqu’ici, prévalaient. Dirigeants du Front de gauche, écologistes, socialistes ont accepté l’invitation pour s’atteler à la tâche explicitement formulée de « reconstruction de la gauche ». D’emblée, Pascal Durand, ancien secrétaire national d’Europe Écologie-les Verts, exhorte chacun à « dépasser les vieilles références des XIXe et XXe siècles » fondatrices des partis actuels. « Pour ceux qui pensent qu’on pourrait se contenter d’une construction tripartite (PS-UMP-FN – NDLR) avec une seule force de gauche, en agitant le spectre du Front national, c’est une recette vouée à l’échec », prévient de son côté Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste. Pour lui, « il y a en France des forces disponibles pour reconstruire une alternative majoritaire de gauche, et le Front de gauche a conscience qu’il doit changer pour être l’un des animateurs de ce travail ». Une tâche à mener avec tous les partenaires disponibles « sans préalable d’aucune sorte ».

Le "scénario Syriza" ouvertement envisagé

Mais la question du « comment faire » reste posée. Dans tous les cas, les socialistes mécontents n’entendent pas jeter le PS, ses militants et électeurs qui lui sont attachés, avec « l’eau du bain » gouvernementale. Dans un premier temps, ils se donnent pour mission d’obtenir un congrès en octobre avec l’objectif de prendre la majorité, et donc « de mettre Manuel Valls en minorité », comme l’a répété à plusieurs reprises Gérard Filoche, de l’aile gauche du parti. Il préconise, d’ici là, « une bataille d’amendements » à l’Assemblée nationale pour le collectif budgétaire qui doit passer en Conseil des ministres demain. Si cette option échoue, reste le « scénario Syriza », du nom de la coalition de gauche radicale grecque, ouvertement envisagé par Philippe Marlière. En, d’autres termes, il s’agirait d’opérer un « dépassement du Front de gauche et du PS » dans une nouvelle force prenant la relève à gauche d’un PS discrédité par ses renoncements.

Dans les deux cas, il s’agirait de donner corps à cette alliance majoritaire « rouge-rose-verte » que les Socialistes affligés appellent de leurs vœux. « Est-il raisonnable de penser que la minorité du PS devienne la majorité », questionne, incrédule, Clémentine Autain (Ensemble), qui milite pour « un cadre nouveau » avec « les mécontents du PS, le Front de gauche, Nouvelle Donne, etc. » pour « réconcilier les citoyens » avec la politique. Pour Éric Coquerel (Parti de gauche), ce qui importe avant tout est de « ne pas être assimilés à la politique du gouvernement », l’urgence étant de se montrer « utiles au pays et de proposer des alternatives concrètes ». Enfin, sensiblement en décalage avec la revendication d’une VIe République censée rompre avec la personnalisation de la politique, Eva Joly propose d’ores et déjà l’organisation d’une « primaire pour un candidat unique des socialistes qui ne sont pas dans la théorie libérale, des écologistes et du Front de gauche ». Liêm Hoang-Ngoc, lui, a pris note des points convergents: « Lutte contre l’austérité, nécessité de fonder une VIe République, défense des services publics, lutte contre le traité transatlantique, mise en place d’une politique de la demande, nationalisation ou participation de l’État au capital des grandes entreprises industrielles… » Autant d’éléments qui peuvent selon lui constituer « une plate-forme d’action commune ». Et de conclure: « Quand on veut se rassembler, on peut. »
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LA COLÈRE DES PEUPLES EST GRANDE EN FRANCE ET EN EUROPE ELLE EST LÉGITIME
Après Sarkozy, Hollande et Valls inscrivent leurs choix politiques dans les pas de la commission européenne et de Merkel. En Europe comme en France, pour préserver les profits d’une minorité, la crise financière a été le prétexte pour imposer des plans d’austérité, baisser nos salaires et nos retrai...
Lire la suite - 23-05-2014

Après Sarkozy, Hollande et Valls inscrivent leurs choix politiques dans les pas de la commission européenne et de Merkel. En Europe comme en France, pour préserver les profits d’une minorité, la crise financière a été le prétexte pour imposer des plans d’austérité, baisser nos salaires et nos retraites, casser et privatiser les services publics. Résultat, le chômage et la précarité explosent, la vie est de plus en plus dure pour le plus grand nombre.

ROMPRE AVEC LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ EN FRANCE ET EN EUROPE C’EST POSSIBLE Face à ce désastre ouvrons une autre voie. Nous proposons de mobiliser les immenses ressources disponibles dans les banques et les grandes entreprises européennes pour financer la relance sociale et écologique de l’activité. Nous proposons de reprendre le pouvoir sur la finance et de porter une nouvelle ambition de coopérations et de solidarités.

LE 25 MAI VOTONS POUR LES CANDIDATS ET CANDIDATES DU FRONT DE GAUCHE

Les partis qui appliquent l’austérité font semblant de s’opposer entre eux. Mais, déjà, ils sont déjà en train de se répartir les responsabilités pour faire la même politique. En votant pour les listes Front de gauche, avec la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la commission européenne, vous pourrez dire : NON à l’Europe de la finance et de l’austérité. OUI à une Europe des peuples ! 10 raisons de voter Front de gauche aux Européennes

POUR ROMPRE AVEC L’EUROPE DE LA FINANCE, des banquiers et des actionnaires, qui se traduit par des politiques d’austérité. Nous voulons construire une nouvelle union coopérative et solidaire, celle de l’Humain d’abord.

POUR AGIR CONTRE LA CASSE DES DROITS sociaux et des services publics.

POUR LA DÉFENSE ET LA MODERNISATION de nouveaux projets industriels et agricoles, s’inscrivant dans un projet de transition écologique.

POUR LUTTER CONTRE LA PRÉCARITÉ DU TRAVAIL ET LA RÉGRESSION SOCIALE. Mettre fin au dumping social à l’image de la pratique des salariés déplacés, avec l’harmonisation par le haut pour l’instauration d’un salaire minimum décent dans chaque pays.

POUR CHANGER LE RÔLE ET LES STATUTS de la Banque centrale européenne, afin de la mettre au service de l’emploi et de l’investissement socialement utile, la formation, la réindustrialisation et les services publics. Pour la taxation des mouvements de capitaux spéculatifs et la fin des paradis fiscaux.

POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE FEMME-HOMME, avec l’instauration de “la clause de l’Européenne la plus favorisée“, afin que chaque femme puisse bénéficier des lois les plus avancées dans les pays de l’Union.

POUR REJETER LE TRAITÉ DE LIBRE ÉCHANGE TRANSATLANTIQUE qui attaquerait encore plus nos droits et permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales (poulet lavé au chlore, viande aux hormones...). Nous sommes pour des échanges justes avec le monde, des relations qui doivent se nouer sur un pied d’égalité et non dans le cadre d’accord qui ne favorisent que le dumping social.

POUR CESSER DE BAFOUER LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE tant au niveau national qu’européen et mettre en place une Europe de la démocratie, où les citoyens soient consultés sur les grandes questions les concernant. Le pouvoir doit revenir dans les mains des assemblées élues et des citoyens. Nous refusons la mise sous la tutelle de la Commission européenne du budget de la Nation.

POUR REJETER LE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN imposé par Merkel qui vise à renforcer les pouvoirs de la Commission et imposer l’austérité à tous les États membres.

POUR UNE EUROPE DE LA PAIX ET DU DÉSARMEMENT. La sortie de l’alliance militaire de l’OTAN, une Europe active pour la solidarité et la coopération, pour une paix juste et durable au Proche-Orient avec la reconnaissance de l’État de Palestine.
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Meeting au cirque d'hiver en soutien à la liste Front de gauche en Île-de-France, menée par Patrick Le Hyaric et Raquel Garrido....
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Traité transatlantique /GMT : "Brisons le mur du silence" (Pierre Laurent)
Le 22 mai, les députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale soumettront dans leur niche parlementaire une proposition de résolution pour réclamer la suspension des négociations sur le traité de libre échange transatlantique.
Au cours du meeting du Front de gauche à Nancy hier, mardi 13 mai 2014, Pierre Laurent a appelé dans son allocution à faire de cette journée une grande journée d'information et de mobilisation contre ce traité, une journée d'appel au vote pour les listes du Front de gauche qui porteront cette exigen...
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meeting avec Patrick Le Hyaric
candidat tête de liste du Front de gauche en Île-de-France
le 6 mai à 20h à Torcy - Petit théâtre de l’Arche Guédon

avec la participation de Maud Tallet- maire de Champs/Marne / conseillère générale Michel Billout - sénateur maire de Nangis

Cette Europe-là,, pour nous, c’est non ! Il faut la refonder
Refonder l'Europe pour un nouveau projet humain

L'austérité frappe partout dans nos vies et sur le continent. L'union européenne et ses dirigeants, tant au niveau européen que national, n'y sont pas pour rien. Les élections européennes du 25 mai doivent être l'occasion d'envoyer un...
Lire la suite - 06-05-2014

Refonder l'Europe pour un nouveau projet humain

L'austérité frappe partout dans nos vies et sur le continent. L'union européenne et ses dirigeants, tant au niveau européen que national, n'y sont pas pour rien. Les élections européennes du 25 mai doivent être l'occasion d'envoyer un signal massif :
« Stop! Refondons l'Europe pour un nouveau projet humain». C'est là l'ambition du Front de gauche. Il faut changer radicalement les fondations de l'Europe. L'union européenne est, aujourd'hui, entièrement tournée vers les marchés et les marchands. Elle n'a que peu à faire des besoins humains, du projet social, de la démocratie. Elle se fait contre les peuples.
Alors, comment s'étonner qu'un nombre croissant d'entre nous rejette cette Europe qui ne les écoute pas, comme elle l'a montré en bafouant le vote du référendum de 2005?
Le Parlement européen est un lieu où se prennent des décisions lourdes de conséquences pour nos vies. Face aux dogmes libéraux, à la mise en concurrence des services publics et des travailleurs, face à la soumission aux marchés financiers, les citoyens européens doivent pouvoir compter sur des parlementaires qui ne se compromettent pas avec les forces de l'argent.

ll n' y a pas de fatalité

Avec cette Union européenne qui nous enfonce chaque jour dans la précarité et la régression, nous voulons rompre. Rompre pour refonder l'Europe, une Europe de la solidarité, une Europe de la justice et du progrès social, une Europe du développement humain, une Europe du partage des richesses et des savoirs. Et non pas une Europe forteresse qui maltraite les hommes, les femmes et les enfants. Non pas une Europe du repli sur soi, qui alimente les haines et la peur de l'autre pour mieux masquer son impuissance, ses erreurs, son obsession du profit de quelques-uns.

Le bulletin de vote du Front de gauche, c’est celui qui pèsera pour:
- l'arrêt des politiques d'austérité comme le demandent toutes les forces sociales, syndicales et de progrès de l'Union européenne avec lesquelles nous agissons !

- une autre utilisation de l'argent, en priorité absolue pour l'emploi - à commencer par celui des jeunes, les salaires, les dépenses sociales, les services publics, les investissements utiles. Nous demandons que ces priorités bénéficient des mêmes prêts quasi gratuits de la Banque centrale européenne que ceux dont profitent aujourd'hui les seules banques privées (avec les résultats que l'on sait) ! Nous demandons la taxation des mouvements de capitaux spéculatifs et la fin des paradis fiscaux.

Habitants de l'Île-de-France, vous pouvez compter sur la détermination de Patrick Le Hyaric, député sortant et candidat pour continuer de défendre une Europe des droits, de l'égalité et de la citoyenneté. Certains vont essayer de faire oublier dans la campagne tout ce qu'ils ont voté. D'autres vont vouloir se servir de la colère du peuple pour la retourner contre lui-même. Ne les laissons pas décider de notre avenir sans nous, utilisons pour cela le bulletin de vote Front de gauche, le bulletin qui va compter pour se faire entendre.

Le 25 mai, le vote efficace pour rompre avec l'Europe actuelle, rassembler l'Europe des peuples, refonder un nouveau projet européen, c'est le vote Front de gauche, avec Patrick Le Hyaric député au Parlement européen, directeur de l'Humanité et Raquel Garrido avocate, militante internationaliste
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Jeudi, c’est le 1er mai, la fête des travailleurs.
Une journée pour rappeler que nous sommes la richesse de ce pays. Une journée pour dénoncer la finance, et ramener le travail au cœur du débat. Nous voulons plus de travail et un meilleur travail, de ceux qui ont du sens, de ceux qui permettent de vivre.
Le 1er mai c'est un jour d'espoir, un moment pour se retrouver, échanger, autour d'un brin de muguet et d'une grande manif fraternelle. ...

Initiative pour le droit à la contraception et à l’avortement libres et gratuits pour toutes en Europe.
Les municipales viennent à peine de s’achever que nous sommes déjà engagés dans la campagne des européennes. Dans le climat politique que nous vivons et que tu connais parfaitement, il nous faut produire des initiatives symboliques donnant à voir les propositions que nous portons pour faire émerger une Europe des peuples, sociale, solidaire, féministe et écologique.
Notre pays n’est pas épargné par une offensive de la droite contre les droits des femmes. Conception profondément réactionnaire du rôle des femmes dans la famille comme dans la société, on a assisté à un déchainement haineux durant les municipales accusant bon nombre de nos candidates et candidats d...
Lire la suite - 26-04-2014

Notre pays n’est pas épargné par une offensive de la droite contre les droits des femmes. Conception profondément réactionnaire du rôle des femmes dans la famille comme dans la société, on a assisté à un déchainement haineux durant les municipales accusant bon nombre de nos candidates et candidats de tous les maux parce qu’elles et ils défendaient l’égalité et le mariage pour toutes et tous. Déchainement haineux contre le droit à l’avortement, notamment en Espagne dans un contexte où plusieurs autres pays européens sont concernés soit par sa remise en cause soit par son interdiction : Pologne, Irlande, Malte, Chypre etc.»

Dans la semaine du 20 au 26 avril, des actions de solidarité seront menées, à l’initiative du PGE, pour défendre ce droit des femmes à choisir d’avoir ou non un enfant. »

En France aussi, on le sait, ce droit chèrement acquis reste fragile tant par les coupes budgétaires des gouvernements successifs que par l’action des groupuscules extrémistes qui tentent par tous les moyens d’empêcher les femmes d’accéder à des centres IVG. »

Une remise en cause sans précédent des acquis des dernières années et ces attaques récurrentes nous prouvent que nous avons fort à faire pour que l’égalité entre les femmes et les hommes restent un droit fondamental et passe des déclarations d’intention aux actes. »

Pour y répondre, certaines féministes s’engagent dans la constitution de listes «  Féministes, pour une Europe solidaire ». Cette démarche ne peut qu’affaiblir le vote en faveur d’une gauche de transformation, donc les listes du Front de gauche. Si nous comprenons la colère, le ras le bol sous- jacents à cette démarche, nous nous inscrivons tout au contraire dans une volonté de rassemblement large et dynamique.»

C’est ce que nous voulons mettre en évidence le samedi 26 avril lors d’une initiative en faveur du droit à la contraception et l’avortement libres et gratuits pour toutes en Europe. Ainsi, nous appelons toutes celles et tous ceux qui luttent pour une Europe féministe à déambuler sur le parvis du Conseil national, au milieu de stands d’associations, du Front de gauche. Des prises de parole de Patrick Le Hyaric, député européen sortant, Maïté Mola, vice- présidente du PGE et de délégations européennes viendront ponctuer cette après- midi. Comptant sur ta participation et sur la présence de camarades, ami-es, responsables associatifs et syndicaux le SAMEDI 26 AVRIL DE 14H à 16H, reçois, Chère Camarade, Cher Camarade, l’expression de nos sentiments les meilleurs. »

Laurence Cohen
Sénatrice, Responsable nationale du PCF « Droits des femmes/ Féminisme »

Daniel Guichard
Secrétaire départemental
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Européennes 2014 : Rompre et refonder l'Europe, le Front de gauche entre en campagne
Les peuples d'Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. La crise est généralisée, le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l'UE sont très majoritairement en récession. Les dogmes ultralibéraux, les traités européens et ceux qui les défendent encore sont lourdement responsables de la crise en Europe. Les tenants du consensus libéral, quels qu'ils soient, en ont fait une opportunité pour accélérer les réformes libérales contre les travailleurs et toutes les formes de solidarités nationales, locales, européennes avec les politiques d'austérité violentes, imposées ça et là par la Troïka. En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd'hui l'allié de Merkel et de la droite européenne, du MEDEF et des marchés.
Dans ce contexte, les élections européennes du 25 mai 2014 seront décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l'austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays. A juste titre, les politiques d'austérité et la méthode autoritaire emplo...
Lire la suite - 15-04-2014

Dans ce contexte, les élections européennes du 25 mai 2014 seront décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l'austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays. A juste titre, les politiques d'austérité et la méthode autoritaire employée pour les faire appliquer font aujourd'hui l'objet d'un rejet massif des peuples. Des millions de femmes et d'hommes se mobilisent contre ces choix qui dégradent leurs conditions de vie et de travail, qui attaquent leurs droits sociaux et politiques. Il faudra que cette colère s'exprime, il faudra que de cette colère puisse émerger un espoir, celui de celles et ceux qui n'ont pas renoncé au changement et au progrès humain. Nous pouvons être la bonne surprise de ces élections, bouleverser le paysage politique en France, faire gagner la gauche qui s’oppose à la politique d’austérité. Cela bousculerait des rapports de force ouvrant la voie au rassemblement d'une majorité alternative à la politique du gouvernement. Puisque l'élection européenne est la seule qui se tienne au même moment dans toute l’UE, elle peut permettre de faire converger les puissantes résistances populaires qui se sont considérablement développées ces dernières années, les forces disponibles à gauche, elles aussi en progression en Europe, contre l'austérité et pour des solutions de progrès à la crise.

Depuis 2005, nous avons étés de ce côté. Nous avons combattu le Traité Constitutionnel Européen. C'est de cette bataille que le Front de gauche est né. Nous avons su rassembler bien au delà de nous même pour permettre la victoire du peuple français et ouvrir une brèche pour tous les européens. Nous nous sommes battus en 2008 pour un référendum et contre le traité de Lisbonne. Quatre millions de français ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, et ses propositions pour l'Europe à l'élection présidentielle de 2012. Nous étions 80 000 dans la rue en septembre 2012 contre le traité budgétaire, rédigé par Sarkozy et Merkel, adopté par Hollande. Nous avons résisté et travaillé l'alternative politique. Nous avions raison.

Les députés européens du Front de gauche ont joué leur rôle. Ils ont défendu dans le Parlement européen, les intérêts des françaises et des français, les intérêts de l'ensemble des peuples européens au sein du groupe de la Gauche unie européenne – Gauche verte Nordique (GUE-NGL). Ils ont fait vivre des propositions alternatives et sont intervenus en appui aux luttes. Grâce aux progrès des forces de la Gauche européenne dans de nombreux pays, ce groupe peut être considérablement renforcé en 2014, devenant alors un outil plus puissant pour mener les batailles dans les institutions et dans la rue.

Dans chaque vote Front de gauche aux élections européennes, il y aura la rupture avec cette Union Européenne libérale et, indissociablement, l'idée de sa refondation sur des bases sociale, écologique, démocratique et pacifique, dans le respect de chaque peuple, de chaque nation, de la souveraineté populaire et la solidarité internationale. Nous voulons lutter et désobéir avec les travailleurs, les citoyens, les forces sociales, syndicales et politiques qui se lèvent contre l'austérité, la toute puissance des marchés financiers, le dumping social, la mise à mal de notre écosystème. Nous voulons les rassembler sur des solutions solidaires visant un nouveau modèle de développement en Europe. Les propositions de politique européenne inscrites dans L’Humain d’abord sont plus que jamais d’actualité.

Dans chaque vote Front de gauche, il y aura la sanction de ceux qui nous ont conduit là, le refus du replis nationaliste et xénophobe, et surtout le rassemblement de celles et ceux qui sont prêts à prendre un autre chemin avec les peuples européens, les forces de gauche qui résistent et construisent l'alternative partout en Europe. C'est la démarche de résistance et d'espoir que portera le Front de gauche en France, les listes de la gauche alternative dans les pays européens et Alexis Tsipras, au nom de nous tous, dans une campagne européenne inédite pour la présidence de la Commission européenne.

Partie 1 : L’Union européenne est en crise

Cette crise est à la fois sociale et écologique

Il s’agit de la crise d’un système qui use les travailleurs, en même temps qu’il épuise les ressources naturelles et la biosphère, menaçant la survie même de l’humanité.

Une destruction de l’écosystème.

Aujourd’hui, après le dernier rapport du GIEC, nul ne peut remettre en cause le changement climatique ni l’impact des activités humaines. Il est urgent d'agir pour bloquer cette évolution mais aussi pour en affronter les conséquences. Il faut agir vite, et méthodiquement en se fixant des objectifs contraignants et en coordonnant tous les moyens d’action en vue du but à atteindre. Or, l’Union européenne aggrave la situation en laissant les firmes multinationales organiser la multiplication irrationnelle du transport de marchandises et en refusant de prendre des mesures volontaristes pour organiser la transition énergétique.

Une explosion de la pauvreté et du chômage.

La « crise économique » et sociale désorganise durement et durablement nos sociétés. Le nombre de chômeurs, de précaires et de pauvres atteint des records en Europe. Les politiques néolibérales menées par les différents gouvernements et les institutions européennes sont responsables de cette situation. Des baisses de salaires sont mises en œuvre dans plusieurs pays européens. Les services publics sont sacrifiés, les droits sociaux détruits méthodiquement. Les populations et plus particulièrement les femmes subissent une grande régression sociale et pour beaucoup, un véritable processus de paupérisation. L’avenir de millions de jeunes est ainsi mis en péril.

Une négation de la démocratie

Les choix économiques et sociaux des classes dominantes en Europe s’appuient sur une négation des souverainetés populaires. Ce sont désormais des instances technocratiques, en particulier la « troïka » (FMI, BCE et Commission européenne) qui concentrent les pouvoirs. Face aux sanctions électorales, aux grèves et mouvements de masse, les gouvernements se maintiennent artificiellement via de grandes coalitions dites d' « union nationale » ou des gouvernements non élus pour continuer à appliquer les memoranda, niant ainsi tous les messages politiques exprimés par leurs peuples. Dans tous les pays où la contestation est massive, les mouvements sociaux sont réprimés, les libertés syndicales réduites et le pluralisme des média remis en cause.

Cette crise s’inscrit dans la crise globale du capitalisme néolibéral qui a commencé en 2007.

Une crise mondiale du capitalisme financiarisé

Il s’agit de la crise d’un système fondé sur les prédations du capital financier et d’un mode d’accumulation du capital dont les contradictions s’aiguisent toujours plus. La pression accrue sur les revenus salariaux, condition du maintien de profits toujours plus élevés, sapent les possibilités d’une croissance des débouchés pour les marchandises, faisant, comme aux États-Unis, de l’endettement des ménages le principal expédient pour maintenir la croissance.

Qui entre en résonance avec la crise propre de l’Union européenne

Cette crise globale se manifeste dans le cadre de l’Union européenne et principalement de la zone euro par des traits spécifiques qui tiennent à la nature de la construction européenne, fondée sur la concurrence généralisée et le dumping social et fiscal. Les modalités de construction de la monnaie unique ont entériné la soumission des politiques publiques aux marchés financiers, et l’impossibilité de politiques sociales ou de relance de l’activité économique. L’UE néolibérale organise la divergence économique entre les pays membres et l’absence de solidarité financière entre eux. La crise de la dette publique survenue en 2009 était inscrite dans les bases mêmes de ses traités, Maastricht et Lisbonne.

L’Europe austéritaire : la réponse des classes dirigeantes

Face à cette impasse, les réponses des classes dirigeantes des pays de la zone euro ont été principalement la fuite en avant : donner toujours plus de pouvoir à la finance, renforcer encore les politiques d’austérité, mener une concurrence exacerbée avec les pays du Sud, et éloigner encore les politiques menées de tout contrôle par la souveraineté populaire et de tout débat démocratique. Le fédéralisme qui se construit ainsi et s’est accéléré récemment (adoption du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro et de diverses directives (six pack, two pack)) est en effet un fédéralisme autoritaire qui tient les peuples le plus possible à distance.

Si en 2012, par le moyen de dispositifs exceptionnels et d’un certain assouplissement des règles d’intervention de la Banque centrale européenne, - d’ailleurs à l’encontre de certaines des règles des traités - ces classes dirigeantes sont parvenues un temps à éloigner la menace de l’éclatement de la zone euro, la profonde instabilité de cette dernière demeure. La crise est donc loin d’être finie, et donne l’occasion au patronat européen, par le biais des politiques menées par les gouvernements, de tenter de remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques, issus dans les différents pays d’Europe des luttes des décennies passées.

Dans cette situation, les politiques d’austérité menées dans tous les pays provoquent une catastrophe sociale et écologique. Elles minent toujours plus l’Etat social et la démocratie. De plus, la fiscalité, loin d’être redistributive, épargne les rentiers et les plus riches. Elle aggrave les inégalités. Ces politiques enclenchent une dynamique infernale : la contraction de l‘activité engendre la diminution des recettes fiscales, approfondissant ainsi les déficits et la dette, ce qui place les États sous la menace permanente des offensives spéculatives des marchés financiers, laquelle appelle de nouveaux plans d’austérité qui ne feront qu’aggraver le mal auquel ils prétendent remédier. Le spectre de la déflation (chute cumulative de l’activité des prix et des revenus) menace donc, tandis que la croissance des inégalités, la persistance du chômage de masse et de la précarité plonge une part croissante de la population en Europe dans la pauvreté.

C’est sur ce terrain que la réaction et l’extrême droite prospèrent, distillant leurs thèses xénophobes qui visent à dresser les travailleurs et peuples les uns contre les autres, faisant le jeu du grand patronat et de l’oligarchie.

La cogestion autoritaire PSE-PPE s’attaque à la souveraineté populaire

L'arrivée au pouvoir du PS et de François Hollande n'a rien changé par rapport à l’alignement de la politique de Nicolas Sarkozy sur celle d’Angela Merkel. Le TSCG n’a en rien été renégocié comme promis, et ratifié par le gouvernement et la majorité parlementaire en France.

Au niveau européen, le PSE cogère avec la droite (Parti populaire européen) le Parlement européen pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux-libéraux préfèrent des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche. C'est le cas dans 14 pays sur 28. Nous pouvons mettre en échec cette politique de capitulation, et dessiner une alternative européenne aux politiques d’austérité !

Les caractéristiques de cette crise nous montrent qu’une seule voie de sortie est possible : il faut rompre avec cette Union européenne là pour refonder une autre Europe, solidaire et démocratique.

Partie 2 : Désobéir et rompre avec les traités

Pour pouvoir refonder l’Europe sur de nouvelles bases, il faut d’abord rompre avec l’Union Européenne actuelle. Ce qui fonde l’Union Européenne sont les traités négociés en secret par les gouvernements et ratifiés sans que les peuples ne soient consultés. Que ce soit le traité de Lisbonne ou le récent Traité sur la stabilité la coopération et la gouvernance (TSCG), ils organisent le dumping social et fiscal, imposent des politiques d’austérité permanente et excluent les politiques économiques et sociales du débat public et de la décisions citoyenne. Ce sont à ces traités et plus largement à leur logique qu’il faut désobéir pour pouvoir se libérer du carcan qui opprime les peuples. Nous sommes prêts à cet affrontement et à en assumer toutes les conséquences.

2.1. Notre méthode pour rompre : une Révolution citoyenne qui s’appuie sur la souveraineté populaire et les mobilisations populaires.

2.1.1. Se battre au niveau européen avec toutes les forces progressistes

Les combats au sein de l’UE, que ce soit par les mobilisations ou au parlement, sont nécessaires. Ils contribuent à la résistance, à informer les peuples de ce qui se fait souvent dans une opacité totale et à indiquer ce qu’il faudrait faire.

Les peuples ne sont pas restés sans voix face aux politiques d'austérité et aux diktats de la troïka. Des mouvements puissants se sont développés ces dernières années dans différents pays, ils doivent converger au niveau européen. Les citoyens de Grèce, d’Espagne et du Portugal affrontent courageusement les politiques libérales, alors même que leur gouvernement répond par la répression et la criminalisation des luttes. Cela démontre clairement que l’autoritarisme vient au secours du libéralisme. Ces combats montrent la voie pour unifier les résistances en Europe.

Le Front de gauche y est engagé et contribuera à leur renforcement en France et en Europe. Voilà pourquoi il est important d’élire le maximum de député-e-s européens du Front de Gauche capables de relayer les luttes et d'en déclencher, pour alerter sur les dangers et mobiliser sur des solutions.

Dans tous les pays, les partis de la gauche alternativejouent un rôle majeur dans la résistance à l’Europe des néo-libéraux. Ils progressent dans de nombreux pays.

C'est en renforçant nos coopérations avec les forces – sociales et politiques - qui rejettent l'austérité et la construction libérale de l'UE que nous œuvrerons utilement contre l’Europe de l’austérité.

2.1.2. Rompre et désobéir : assumer l’affrontement pour ouvrir des brèches

Dans la situation actuelle, l’élargissement à 28 Etats membres rend quasiment impossible la modification des traités qui requiert l’unanimité des pays membres. Un seul pays pourrait bloquer tout progrès social ou écologique.

Un gouvernement de gauche devrait donc assumer un rapport de force diplomatique, économique et politique pour s'opposer aux projets dangereux, ouvrir le débat sur des propositions alternatives et créer les chocs diplomatiques visant une remise à plat de la construction européenne.

Nous essayerons d’obtenir une modification des règles actuelles. Si cela s’avère impossible, il faudra, avec tous les pays qui le souhaiteraient, désobéir aux règles européennes.

La France est un grand pays, moteur en Europe et 2e puissance économique européenne. Un changement en France peut montrer l'exemple et entraîner d’autres peuples d'Europe.

2.1.3. Prendre des mesures unilatérales coopératives

La France doit mettre sa puissance au service des peuples qui résistent. Un gouvernement de gauche prendrait alors un certain nombre de mesures unilatérales en expliquant qu’elles ont vocation à être étendues à l’échelle européenne. Il s’agit de mesures unilatérales coopératives, en ce sens qu’elles ne sont dirigées contre aucun pays mais contre une logique économique et politique et que, plus le nombre de pays les adoptant est important, plus leur efficacité grandit. C’est donc au nom d’une autre conception de l’Europe qu’un gouvernement de gauche devrait mettre en œuvre des mesures qui rompent avec la construction actuelle de l’Europe. Face à cette Europe qui maltraite les peuples, nous proposons de construire une autre Europe.

2.2. Rompre avec l'Europe telle qu’elle est pour refonder une autre Europe

2.2.1. Sortir la dette publique de l’emprise des marchés financiers pour relancer l’emploi et la transition écologique

La résorption de la dette publique sert aujourd’hui de prétexte à mener des politiques d’austérité drastique. L’objectif clairement affiché est de casser toujours plus l’Etat social. La France n’est pas en état de cessation de paiement : le pays est suffisamment riche pour assumer la dette actuelle. Mais surtout, les traités actuels ont contraint les États à contracter cette dette auprès des banques privées et des marchés financiers. Les États sont obligés d’emprunter à des banques privées, à des taux qui peuvent aller jusqu’à 10%, les sommes qu'elles ont empruntées à moins de 1% à la Banque centrale européenne (BCE). L’euro est une construction politique et historique qui est aujourd’hui au service des marchés financiers. Il est le produit d’une conception monétariste qui emprunte son modèle à la Bundesbank et dont le gouvernement Merkel est le plus fervent défenseur. Il n’est plus vivable tel qu’aujourd’hui.

Dans cette situation, certains prônent la sortie de l’euro et la mise en œuvre de politiques de dévaluation compétitive. Ce projet est économiquement hasardeux. Il alourdirait l’encours de la dette publique, renchérirait les importations, ce qui pèserait sur le niveau de vie de la population, et ouvrirait la porte à la spéculation sur la nouvelle monnaie, donnant ainsi une arme puissante aux marchés financiers. Économiquement hasardeux, ce projet est politiquement néfaste car une politique de dévaluation compétitive est une politique non coopérative qui cherche à gagner des parts de marchés contre les autres pays. Loin d’induire plus de solidarité entre les peuples, elle entraînera encore plus de concurrence, de dumping social et fiscal, avec le risque d’exacerber les tensions xénophobes et nationaliste. Enfin, cette solution est défensive car elle nous empêche de mener une bataille politique vis-à-vis des autres pays d’Europe. C’est pour ces raisons que le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne, qui regroupe les partis de la transformation sociale et écologique en Europe, sont opposés à un tel projet.

Pour autant, nous ne nous satisfaisons pas de la situation actuelle qui est mortifère pour les peuples d’Europe. L’Euro tel qu’il est aujourd’hui n’est plus supportable pour les peuples. Au niveau européen, nous proposons la tenue d'une conférence sur les dettes publiques qui aboutirait à l'annulation d'une grande part des dettes insoutenables des Etats membres et une révision des échéances et conditions de remboursement voire l'annulation pure et simple. Si cette solution s’avère impossible, faute d’accord des gouvernements des autres pays, un gouvernement de gauche devrait prendre des mesures unilatérales : la dette publique serait soumise au contrôle des citoyens et du Parlement. Elle ferait l’objet d’un audit citoyen qui pourrait déboucher sur un rééchelonnement, un moratoire ou une annulation. Certains pays l'ont fait. Les actionnaires des banques, les spéculateurs et la finance doivent assumer le prix de la crise dont ils sont responsables.

Au-delà, il faut un changement radical de politique monétaire. Il faut refonder l’euro pour en faire une monnaie au service des peuples. Il est indispensable que la BCE puisse prêter directement aux Etats et aux collectivités territoriales. Il faut donc, comme cela se fait par exemple aux États-Unis, au Japon et au Royaume Uni, que la banque centrale puisse financer les éventuels déficits publics nécessaires pour financer les investissements publics indispensables aux besoins sociaux des peuples de l'Union et à la transition écologique.

La France peut obtenir ce résultat en menant une bataille politique en Europe pour que les statuts de la BCE soient changés et que soit créé un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire. Ce fonds serait contrôlé et administré démocratiquement dans le but de financer à bas taux, voire à taux zéro, des dépenses publiques des Etats membres et des investissements d'entreprises qui développent l'emploi, dans le respect de critères sociaux et écologiques précis, avec la contribution monétaire de la BCE et les recettes de la taxe sur les transactions financières.

Si cette solution s’avère impossible faute d’accord des autres pays, un gouvernement de gauche devrait aussi prendre des mesures unilatérales en matière monétaire en utilisant un établissement financier public comme par exemple la Banque publique d’investissement. Cette dernière pourrait emprunter directement auprès de la Banque centrale sans passer par les banques privées. Si la BCE s’y oppose, violant d’ailleurs ainsi l’article 123-2 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) qui permet à un établissement public de crédit de se refinancer auprès de la banque centrale, le gouvernement passerait outre.

2.2.2. : Pour sortir de l’austérité, refuser la politique budgétaire européenne

Le TSCG impose que les États aient un déficit structurel, construction statistique arbitraire, inférieur à 0,5 % du PIB. Tenir un tel objectif suppose de mener des politiques d’austérité de façon permanente et de couper massivement dans les dépenses publiques, la protection sociale et les services publics étant les premiers visés. Un gouvernement de gauche refusera d’appliquer une telle politique budgétaire et n’acceptera pas que la Commission européenne puisse dicter sa loi et remettre en cause la souveraineté populaire.

2.2.3. Récuser le dumping social et les libéralisations, en finir avec la précarité

Nous affirmerons un principe de non-régression sociale et écologique avec l'alignement sur le droit le plus avancé. Aucun pays ne doit se voir imposer des normes européennes inférieures à ses normes nationales. Nous nous battrons pour la promulgation de critères de convergence sociale permettant, par exemple, l’émergence d’un salaire minimum en Europe. Un gouvernement de gauche n’acceptera pas que les salariés d’autres pays de l’Union venant travailler en France ne se voient pas accorder les mêmes droits que les salariés français. Il refusera d’appliquer la directive européenne sur le détachement des travailleurs et obligera les employeurs à appliquer le droit du travail à tous le salariés quelle que soit leur nationalité.

Face aux directives libérales, nous mettrons un coup d’arrêt à la dérégulation des services publics et à leur ouverture obligatoire aux marchés notamment en matière de transports.

2.2 4. En finir avec l'Europe de la finance

Les produits financiers doivent être placés sous une surveillance stricte des pouvoirs publics afin que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse. Il faut en finir avec la cotation en continu, les ventes à découvert nues et les marchés de gré à gré. Les mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde doivent être contrôlés et réellement taxés. Les conglomérats bancaires doivent être brisés et une stricte séparation doit être instaurée entre les banques de dépôt tournées vers le financement de l’économie et les banques d’affaires intervenant sur les marchés. L’activité de ces dernières doit être strictement encadrée afin qu’elles ne puissent pas perturber le bon fonctionnement de l’économie. Depuis 1998, nous agissons pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. Le projet Barroso de coopération renforcée entre 11 Etats pour créer une telle taxe est totalement insuffisant. Pourtant, P. Moscovici porte-parole des banques, le trouve « excessif ». Le gouvernement Hollande est le meilleur allié des banques. Nous proposons, au contraire, la création d'une taxe couvrant toutes les transactions financières, y compris les marchés des changes et taxant plus fortement les produits spéculatifs. Sans décision européenne, nous appliquerons ces mesures en France.

Enfin, les paradis fiscaux permettent aux grandes fortunes et aux grandes entreprises de piller impunément les budgets publics. Ils brisent l’égalité devant l’impôt et assurent le blanchiment d’activités criminelles de toutes sortes. Ils encouragent la concurrence entre Etats vers le moins disant fiscal au détriment des finances publiques. Nous en avons assez des indignations hypocrites qui ne sont jamais suivies d’effet. Nous bloquerons tout mouvement de capitaux allant vers un paradis fiscal, y compris au sein de l'UE (Luxembourg, etc.).

2.2.5. Lutter contre le libre-échange destructeur

Ces mesures de protection face à la finance doivent être accompagnées de décisions similaires sur les échanges de marchandises. Le libre-échange donne tout pouvoir aux firmes transnationales. Il est anti-écologique car il pousse à produire à l'autre bout du monde ce qui peut être produit plus près et à envoyer nos déchets toxiques vers les pays pauvres. Nous ne voulons plus de cette « mondialisation des containers » à la surface de toutes les mers du globe. Il organise un nivellement général par le bas des normes sociales et environnementales. Il organise la compétition entre les salariés. Loin de la logique patronale de la « compétitivité » qui veut exporter à tout prix, nous favorisons la demande interne. La finalité de la production doit être la satisfaction des besoins. Pour cela, nous adapterons les outils aux productions et à leur origine : taxe kilométrique au niveau national et européen, visas sociaux et environnementaux aux frontières de l’UE.

Ces mesures favoriserons la relocalisation des activités et sont nécessaires au développement de circuit court de production et de consommation.

Nous prônons une refondation de la Politique agricole commune (PAC) pour développer une agriculture écologique, paysanne, de proximité. Celle-ci devra favoriser le principe de souveraineté alimentaire.

Nous défendons la coopération internationale et la solidarité intra-européenne plutôt que la guerre économique de tous contre tous.

2.2.6. Refuser le GMT

Le grand marché transatlantique (GMT) est un projet d’accord de libre échange entre l’Union européenne et les États Unis, au service des grandes firmes transnationales. Loin d’être un sujet technique, le GMT est un sujet déterminant pour l’avenir social, écologique, économique et démocratique de l'Europe. S’il devait être adopté, il déstabiliserait nos industries, nos cultures, nos agricultures. Il permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales. C’est particulièrement vrai dans le domaine agricole. Bœufs aux hormones, poulets à l'eau de javel et OGM pourraient déferler dans nos assiettes. Le principe du recours à des tribunaux d'arbitrage privés, acté dans le mandat de négociations de la Commission européenne, est inadmissible. Ce serait une remise en cause insupportable de la souveraineté juridique des États aux profits du capital financier transnational. Ils permettraient par exemple aux multinationales d'attaquer les États ayant adopté des législations contre les OGM et contre l'exploitation des gaz de schistes et autres hydrocarbures non conventionnels.

Ce projet est inacceptable et la méthode mise en œuvre pour le faire adopter l’est tout autant. Le Peuple n’a jamais été consulté, le Parlement non plus. Pourtant des collectivités ont déjà appelé à l’arrêt des négociations. Ce mouvement devrait s’amplifier. Lors de son voyage aux États-Unis, François Hollande a appelé à une accélération des négociations de ce projet atlantiste. Le mandat de négociation est tenu secret pour soi-disant défendre les intérêts européens. Pourtant les informations divulguées par Edward Snowden sur les écoutes de la NSA, dans la continuité des révélations de Julian Assange, démontrent que l’Union Européenne est massivement espionnée par les États-Unis. Les dirigeants de l’Union européenne auraient dû réagir notamment en arrêtant les négociations sur le Grand Marché transatlantique. Ils ne l’ont pas fait tant est grande leur soumission à Big brother. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement français la fin des négociations en cours et que nous réclamons à défaut la tenue d’un référendum sur le GMT.

Nous dénoncerons les accords de libre échange et notamment les accords dits de partenariats économiques, établis dans ce cadre, avec les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, qui détruisent les économies de ces pays, au profit des multinationales. Nous leur substituerons des accords basés sur la solidarité et la coopération.

2.2.7. Rompre avec le productivisme : instaurer la planification écologique européenne

Les modèles économiques actuels sur l’environnement ont des conséquences non seulement sur le climat, mais également sur le pillage des ressources naturelles, la multiplication des déchets toxiques que nous ne parvenons pas à retraiter et que nous déversons souvent dans les pays en voie de développement au mépris de la santé de leurs populations, sur l’appauvrissement très rapide de la biodiversité, sur la santé de tous via l’utilisation incontrôlée de substances toxiques diverses comme les pesticides. Face à la crise écologique, l’existence d’un intérêt général humain radicalement anticapitaliste n’a jamais été aussi évidente. La première nécessité de l’Humanité est la préservation de l’écosystème que nous avons en commun ! Cette exigence incontournable unit l’humanité que veulent diviser les partisans du choc des civilisations.

Elle implique la mise en œuvre d’une planification écologique et le retour des biens communs de l’humanité et des services d’intérêt général dans le giron public. Elle impose l’application d’une « règle verte » pour solder la dette écologique. Nouvel outil de pilotage des politiques publiques, celle-ci permettra de repousser la date à laquelle nous aurons consommé l'ensemble des ressources que la Terre peut renouveler chaque année. Cela implique également la mobilisation de budgets au niveau des pays européens pour accélérer la transition énergétique. Cela passe notamment par le développement accéléré des énergies renouvelables pour diminuer drastiquement les énergies productrices de gaz à effet de serre et un débat public national immédiat sur la politique énergétique en France et la place du nucléaire. Il se déroulera sous contrôle citoyen de l’information jusqu’à la prise de décision et se terminera par un référendum.

L'Europe doit se mobiliser dès maintenant pour la lutte contre le réchauffement climatique et obtenir, à Paris, en 2015, un accord juridiquement contraignant et différencié de réduction des émissions des gaz à effets de serre, concernant tous les grands pays émetteurs, qui limite le réchauffement au plus à 2°C, ainsi que la création des fonds financiers incontournables dédiés à l’accompagnement des pays du Sud, des pays les moins développés et des pays les plus fragilisés dans leur projet de développement.

Ces mesures impliquent de rompre et désobéir à l’OMC, au FMI, en sus des directives ou traités européens, d’imposer de nouvelles orientations pour lutter contre la surconsommation matérielle (obsolescence programmée, emprise publicitaire, etc.), et de favoriser l’extension des services publics, et leur accès gratuit.

2.2.8. Rompre avec une Europe dépendante des intérêts géostratégiques américains :

L’OTAN est un outil au service des États-Unis pour défendre leurs intérêts stratégiques et leur vision du monde. Trop souvent, l’OTAN sert de prétexte pour contourner les décisions de l’ONU et s’affranchir du droit international. L'article 42 du traité de Lisbonne prévoit que les politiques des États de l’Union européenne doivent être compatibles avec les orientations de l’OTAN. Nous les voulons, au contraire, compatibles avec le droit international et militons pour la dissolution de l’OTAN. Sans attendre, nous prônons la sortie de la France de l'OTAN. Nous refusons le projet de bouclier anti-missile de l'OTAN en Europe ainsi que l'installation de technologies états-uniennes dans les armes françaises.

Nous mettrons en échec les accords qui livrent les données personnelles des citoyens européens au gouvernement des États-Unis sous couvert de lutte contre le terrorisme : l’accord de données sur les passagers aériens européens qui se rendent aux USA ou les survolent ainsi que l’accord SWIFT qui donne accès aux données bancaires des citoyens européens.

Nous dénonçons la logique des G8 et G20. Nous refusons la toute puissance du dollar comme monnaie mondiale de réserve.

2.2.9. Rompre avec l’Europe forteresse et la politique agressive de l’UE vis-à-vis des pays du sud

Nous refusons le sort fait aux Roms, érigés en boucs émissaires. Nous refusons cette Europe forteresse, qui criminalise les migrants avec FRONTEX, qui conduit à l’accumulation des naufragés et des cadavres à nos frontières.

Nous supprimerons les zones de rétention administrative qui sont des zones de non droit. Nous renégocierons les accords de Schengen au profit d’une action résolue en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de codéveloppement, en particulier avec les pays du pourtour méditerranéen.

Nous mobiliserons au niveau européen pour l’abrogation de la « directive de la honte » de 2008 qui banalise et généralise une politique d’internement et d’expulsion des migrants en Europe et refuserons de les appliquer en France.



Engager ces ruptures est une condition indispensable pour pouvoir refonder le projet européen sur de nouvelles bases libérées des traités européens actuels.

Partie 3 : Refonder l'Europe

Notre critique de l'UE et les ruptures que nous voulons engager avec ses fondements, ses traités, ses politiques, ne nous condamnent pas à un repli nationaliste. Paradoxalement, nous sommes aujourd'hui les seuls porteurs d’une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer car porteuse de progrès humain, social et écologique. Travestie par les forces qui ont construit l'UE actuelle pour nous, l'idée européenne est celle d'une construction démocratique, sociale, écologique, répondant à des formes d’organisation dont les peuples devront convenir ensemble, et qui œuvre pour la paix au plan mondial. C'est pourquoi nous proposons de la refonder.

Une Europe démocratique qui respecte les souverainetés populaires

Pour nous, les politiques de coopération entre les États comme les politiques intégrées doivent faire l'objet de débats publics, être librement consenties, contrôlées et soumises à la souveraineté populaire. Nous voulons que le peuple français soit consulté par referendum sur les grandes orientations européennes.

Nous voulons changer l'équilibre des pouvoirs en renforçant les assemblées élues. Les parlements nationaux doivent recouvrir leur compétence budgétaire et être associés aux processus d'élaboration des lois et des règles européennes. Le Parlement européen sera plus représentatif des citoyens, c'est à dire issu d'une élection à la proportionnelle sur des listes nationales. Ses pouvoirs doivent être renforcés, notamment pour ce qui est de l'initiative législative. Une instance antidémocratique telle que l’actuelle commission européenne ne pourra exister dans cette Europe..

Nous voulons développer des outils d'intervention des peuples dans les décisions européennes à tous les stades : élaboration des politiques européennes, suivi et évaluation de ces dernières. La pseudo procédure d'initiative citoyenne européenne deviendra un véritable droit de pétition, sans validation préalable d’une quelconque instance. Il faut ouvrir des espaces de dialogue pour une réelle prise en compte des revendications des syndicats de travailleurs et des ONG. Le lobbying sera strictement encadré voire interdit.

Une Europe du développement humain soutenable

Face au chômage et à la précarité, la priorité absolue doit être d'offrir aux européens un modèle de développement qui leur garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale, tout en protégeant notre écosystème.

Dans l'immédiat, nous proposons de lancer un grand plan européen d'investissement pour reconstruire les économies des pays et enclencher la transition écologique. Faire face aux défis sociaux et environnementaux doit conduire à relocaliser les activités, transformer les modes de production, favoriser les circuits courts de production et de consommation.

Nous voulons impulser un autre type de production alliant développement humain, social et écologique par une réappropriation publique et démocratique des secteurs stratégiques, des coopérations industrielles et de recherche au niveau européen ainsi que l'instauration de visas écologiques et sociaux sur les importations. Nous proposons d'interdire les licenciements boursiers, créer des emplois qualifiés, sécurisés, bien rémunérés et donner des pouvoirs d'intervention aux salariés sur les choix des entreprises.

La préservation de l’écosystème sera une priorité de l'Europe refondée. Elle implique la mise en œuvre d’une planification écologique, le retour des biens communs de l’humanité dans le giron public, sous contrôle citoyen, et la généralisation d’une « règle verte » pour solder la dette écologique. Il faut investir dans les énergies renouvelables et propres, les économies d'énergie, le développement des transports ferroviaires et de la voie d'eau.

Pour protéger les citoyens, nous pensons qu'il est nécessaire de définir un cadre européen au droit du travail et à la protection sociale. La logique dominante de « baisse du coût du travail » conduit aux plans de licenciements, à la précarisation du travail, à la baisse du niveau de protection sociale, à la pression des logiques managériales et individualistes dans les entreprises. Nous voulons y opposer un bouclier social garantissant sécurisation des emplois pour éradiquer la précarité, un droit à la formation pour tous. Nous proposons d'harmoniser progressivement les droits sociaux des salarié-es européen-es par le haut. Des salaires minimums en Europe doivent permettre une rémunération décente. Nous voulons mettre en place des critères pour la convergence vers le haut des normes sociales, écologiques et démocratiques, étendant à tous les pays européens les droits des salariés sur ceux des pays où ils sont les plus avancés. Nous voulons tendre vers la réduction du temps de travail, l'égalité salariale femmes/hommes, le retour partout au droit à la retraite à 60 ans et lutter contre toutes les formes de discrimination au travail.

Nous voulons un modèle qui valorise les biens communs au lieu de les privatiser. Les coupes budgétaires des politiques d'austérité, les libéralisations et les privatisations réduisent la capacité des pays européens à répondre aux besoins sociaux, notamment des personnes les plus fragiles. Les services publics, avec de nouvelles créations à l'échelle continentale, deviendront un pilier de la construction européenne nouvelle, pour l'accès de tous aux droits universels à l'éducation, à la santé, au logement, à l’eau, à l'énergie. Un essor des services publics serait créateur d'emplois utiles au peuple, œuvrant à la reconstruction du lien social, capables de re-dynamiser les territoires ruraux et les quartiers populaires, aujourd'hui abandonnés par la République.

La politique agricole commune doit elle aussi être refondée sur la base de la sécurité et de la souveraineté alimentaire, d'une agriculture paysanne non soumise aux logiques productivistes qui garantisse aux agriculteurs des prix rémunérateurs et aux citoyens une nourriture de qualité, saine et variée, accessible à tous et au juste prix.

Une Europe libérée de l'emprise de la finance

L'Union économique et monétaire ne doit pas servir la spéculation mais à la création d'emplois, les services publics, les produits utiles et la transition écologique pour un partage juste des richesse. Pour répondre à ces objectifs, une Banque centrale européenne doit être placée sous le contrôle démocratique des peuples.

Nous proposons de rompre avec avec les politiques injustes d’augmentation de la TVA, de taxer plutôt le capital avec une taxe sur les transactions financières et lutter contre l'évasion fiscale (transparence bancaire, renforcement des services d'enquête coopération européenne). Pour en finir avec le dumping fiscal, nous proposons d'harmoniser la fiscalité des entreprises au niveau européen en modulant les taxes sur les sociétés pour inciter les entreprises qui créent de l'emploi, investissent dans la formation et augmentent les salaires ; et pénaliser celles qui délocalisent, spéculent, polluent. Nous ferons la promotion en France et en Europe d'une fiscalité réellement progressive.

La priorité doit être donnée à la réduction des inégalités sociales et territoriales en Europe, au développement de programmes de solidarité et de lutte contre l'exclusion.

Une Europe des droits et libertés

L'Europe doit être un espace qui garantit l'égalité entre les femmes et les hommes à tous les points de vue, et qui protège le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. Le droit européen doit – face à la menace qui plane dans de nombreux pays – garantir l'accès de toutes à l'IVG. Nous sommes pour l'instauration de la « clause de l'Européenne la plus favorisée » afin que chaque femme puisse bénéficier des lois les plus avancées dans les pays de l'Union.

L’Europe doit être laïque et garantir la liberté de conscience. C'est une condition pour garantir l'égalité des citoyennes et des citoyens quelles que soient leurs convictions philosophiques et religieuses. Le libre exercice des cultes sera garanti dans le cadre des lois existantes. Nous nous prononçons pour une stricte séparation entre les Eglises et les institutions européennes. Nous nous opposerons au statut particulier des Églises dans le cadre des consultations européennes et à tout financement public d’activité religieuse.

Une Europe de la paix au service de l'émancipation humaine

L'Europe doit être un acteur sur la scène internationale. Face à la puissance du capital globalisé, notamment aux transnationales et aux marchés financiers, il faut un espace politique et économique qui puisse faire contrepoids et qui renonce aux ingérences impérialistes et néocolonialistes. Si aujourd'hui elle n'a rien d'autre à offrir que des accords de libre échange, l'Europe refondée peut être un très puissant outil de coopération entre les peuples du monde.

La paix et la sécurité collective doivent être un fondement d'une Europe refondée. Cela implique une rupture avec les politiques atlantistes, la sortie de l'OTAN, l'indépendance vis à vis des USA. L'Europe doit être active sur le terrain du désarmement multilatéral. Une politique extérieure européenne doit se fonder sur le droit international pour contribuer à la résolution des conflits par le multilatéralisme et la recherche de solutions politiques et non militaires. Au Proche Orient, elle doit engager tous les outils à sa disposition pour faire respecter le droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat souverain et démocratique, dans les frontières de 1967.

L'Europe refondée sera à l’opposé de l’« Europe forteresse» actuelle, qui repose sur le dispositif Frontex, la stigmatisation et la mise en danger des étrangers non communautaires. Elle devra veiller au respect des droits des migrants, à commencer par le droit d'asile, le droit à la scolarisation, le droit au travail.

Une politique de solidarité et de coopération doit être mise en place avec les différentes régions du monde. Avec l'Amérique Latine, l'Afrique, l'Asie, le Proche Orient, l'Europe de l'Est des nouvelles relations doivent se nouer sur un pied d'égalité et non dans le cadre des accords de libre échange. L'Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires.
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Le pacte de responsabilité va piller la sécurité sociale
Le gouvernement annonce une ponction sans précédent sur la sécurité sociale. Les régressions déjà portées sur l'accès aux soins, les retraites de base, les retraites complémentaires, la politique familiale, l'assurance-chômage ne vont pas « suffire » à ce pacte.
En se soumettant au diktat de la commission européenne, plutôt que d'agir pour la transformation de sa politique, le gouvernement envisage une somme de 21 milliards qui serait ponctionnée sur la sécurité sociale. En fait, le pacte de responsabilité sera financé, pour la moitié, par une ponction sur ...
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La situation que connaît notre pays est d'une profonde gravité. Elle ne l'est pas seulement parce que notre pays souffre d'un chômage et d'une précarité endémique qui rongent la vie de familles chaque jour plus nombreuses, d'inégalités toujours plus grandes, d'une hémoragie industrielle qui ne s...
Lire la suite - 03-04-2014

La situation que connaît notre pays est d'une profonde gravité. Elle ne l'est pas seulement parce que notre pays souffre d'un chômage et d'une précarité endémique qui rongent la vie de familles chaque jour plus nombreuses, d'inégalités toujours plus grandes, d'une hémoragie industrielle qui ne s'interrompt pas, d'une crise historique du logement.

Elle est insupportable parce que, face à ces difficultés criantes pour le plus grand nombre, le monopoly financier des grands groupes se poursuit sur le dos du monde du travail, des salariés de toutes conditions, comme sur celui de beaucoup de PME, le chantage du patronat à la baisse des cotisations sociales et des droits du travail ne connaît plus de cesse, les dividendes versées à des actionnaires de plus en plus désintéressés par l'intérêt général continuent de grimper avec constance, et comble du cynisme, comme un très mauvais poisson d'avril, le CAC 40 vient de battre son record annuel, le mardi 1er avril, en dépassant les 4 400 points, un record notamment porté par l'excellente montée des actions des groupes bancaires français.

Mais surtout, oui surtout, la situation est grave et insupportable, parce que les alertes lancées par nos concitoyens continuent d'être ignorées, méprisées. François Hollande qui avait été élu, après les années terribles du gouvernement Sarkozy, pour redresser notre pays, pour enfin l'écouter et le respecter, pour redonner le sens de la justice sociale, continue de tourner le dos à ses électeurs.

Désavoué massivement dans les urnes aux élections municipales, il devrait entendre le message. Non, il vient de nommer Manuel Valls à la tête du gouvernement comme un camouflet de plus infligé aux attentes populaires à gauche. Le pays s'enfonce aussi dans une crise politique, démocratique et institutionnelle qui risque de s'aggraver encore. La France, la gauche sont mises en danger par cette fuite en avant. La droite et l'extrême droite rivalisent de démagogie pour profiter de cette crise en espérant reconquérir tous les pouvoirs. François Hollande a nommé, autour de Manuel Valls, un gouvernement qu'il appelle "de combat" pour mettre en œuvre à marche forcée un pacte de responsabilité, négocié avec le Medef et un programme de 50 milliards de réduction de dépenses utiles qu'aucune majorité populaire, qu'aucune majorité de gauche n'est, en réalité, prête à soutenir dans le pays.

Le Président de la République utilise les pouvoirs inconsidérés qui lui sont donnés par les institutions de la Ve République pour contourner le message politique adressé par le pays. Cette situation met, une fois de plus, le doigt sur l'anachronisme de ces institutions. Il est temps de reconstruire une nouvelle République, où un Parlement démocratisé, élu à la proportionnelle et rénové dans sa composition, grâce à la modification des modes de scrutins et au changement des pratiques politiques, retrouve le pouvoir de décider la politique nationale, où les droits des citoyens sont renforcés à tous les niveaux de décisions, pour garantir la souveraineté populaire sur ces choix, où le gouvernement est placé sous le contrôle du Parlement et non l'inverse.

Face à cette situation, il y a une urgence : faire respecter les exigences des Français qui veulent le retour de la justice sociale, d'une lutte efficace contre le chômage et les pouvoirs exorbitants de la finance, le retour au centre de toutes les politiques menées de la réponse aux grandes urgences du pays : ce ne peut être seulement des mots, encore moins quand ils sont contredits par les actes.

J'appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d'un nouveau cap politique à gauche, à décider d'agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune.

Aux travailleurs de toutes conditions, aux jeunes, aux abstentionnistes qui ne se reconnaissent plus dans le pouvoir actuel mais se reconnaissent dans les valeurs d'égalité, de justice, de fraternité de la gauche, aux socialistes qui ressentent, je le sais en grand nombre, douloureusement le désastre en cours, aux écologistes qui viennent de décider de sortir du gouvernement, à tous, je dis travaillons ensemble pour reconstruire une feuille de route partagée, une ambition commune, l'espoir d'une alternative politique à gauche.

Les besoins sont immenses, la France a la force d'y répondre.

Ensemble, nous pouvons refuser le pacte de responsabilité imposé par le Medef et les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, en exigeant la remise à plat des politiques d'exonération de cotisations sociales coûteuses et inefficaces pour reconstruire de nouvelles politiques d'emplois, de formations, de services publics.

Ensemble, nous pouvons travailler à de grands programmes de relance de l'investissement public, industriel et de services, adossé à la mobilisation du crédit bancaire, de l'épargne et à un changement de la politique monétaire pour, d'un même mouvement, répondre aux immenses besoins de développement du pays et engager l'indispensable mutation sociale et écologique de tout notre système productif.

Ensemble, nous pouvons exiger l'ouverture de grandes conférences sociales, pour des Etats Généraux de la justice fiscale, la relance des services publics, la réouverture de toutes les négociations salariales, la revalorisation des minimas sociaux.

Ensemble, nous pouvons pousser la France à engager le bras de fer contre les orientations ultra-libérales européennes pour sortir des politiques d'asphyxie austéritaires, et permettre la relance sociale, industrielle et écologique dont les peuples d'Europe ont un besoin commun.

Demain, je serai aux côtés des syndicats et des travailleurs d'Europe à Bruxelles pour la grande manifestation de la CES.

Le sursaut citoyen et populaire de toutes les forces vives de la gauche doit se manifester, sans attendre, et se consolider dans la durée.

C'est dans cet esprit que nous avons initié, avec les forces du Front de gauche et de nombreuses personnalités et responsables syndicaux, associatifs, poilitiques, culturels, la grande marche du 12 avril contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses.

Cette marche, nous la mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent engager le sursaut politique salutaire dont toute la gauche a besoin, contre la droite et l'extrême droite, pour des politiques de justice. Nous y engageons toutes nos forces. Nous appelons à y participer massivement.

J'appelle tous nos concitoyens, tous ceux qui ont le cœur à gauche, tous ceux qui n'en peuvent plus, étouffent et veulent reconstruire l'espoir, à se joindre au cortège qui défilera de République à Nation, à Paris, le 12 avril, à 14 heures.

Cette dynamique, nous voulons aussi la porter dans les urnes avec tout le Front de gauche et tous ceux qui voudront se joindre à nous, le 25 mai prochain, lors des élections européennes.

Ce jour là, contre l'Europe de l'austérité et des marchés financiers, nous voulons, avec notre candidat commun en Europe : Alexis Tsipras, une victoire de la gauche qui refuse de se plier aux injonctions d'austérité, de déréglementation, de recul des droits sociaux, une victoire pour la refondation sociale et démocratique de l'Europe.

Nous jugeons indispensable et urgente l'entrée en lice des listes du Front de gauche, car le bulletin de vote Front de gauche, le 25 mai prochain, sera le seul bulletin qui dit clairement non à l'Europe de la finance, non au dumping social, à la mise en concurrence, aux salaires au rabais, oui à la protection et au développement des droits sociaux, de notre industrie, de nos coopérations.

Le Conseil national du PCF unanime a transmis, hier, à ses partenaires une offre pour la constitution des listes respectueuses de toutes les forces du Front de gauche, avec la volonté d'aboutir d'ici la fin de cette semaine.

L'enjeu et les responsabilités du Front de gauche sont immenses. Le groupe de la GUE-NGL auquel nous sommes rattachés, peut devenir le troisième ou le quatrième groupe du Parlement européen. C'est un défi et une chance.

Les forces démocratiques françaises ont une part essentielle à apporter à ce résultat. Ne tardons plus. C'est notre appel pressant. Le PCF est, pour sa part, d'ores et déjà, totalement motivé et engagé.

Avec le Front de gauche, nous avons rassemblé des forces lors des élections municipales. Après les résultats de ces élections, le PCF reste, avec le Front de gauche, la troisième force politique en terme de municipalités et d'élus locaux. Très loin devant le FN, présenté abusivement par les médias, comme le grand vainqueur du scrutin municipal.

Nous dirigeons, après ce résultat, malgré nos pertes et avec des gains significatifs, comme Aubervillers et Montreuil, 149 villes de plus de 3 500 habitants.

Ces forces et ces élus, dans tout le pays, sont et seront des points d'appui solides et indispensables pour toutes nos batailles.
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M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)
François Hollande n'a pas écouté le message des Français. A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée.

C'est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.
Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ai...
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Second tour des municipales : déclaration du PCF
Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi.
Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94...
Lire la suite - 30-03-2014

Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national. Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.
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Les retraités pris en otage !
Les pensions complémentaires vont être gelées pour l'année 2014 répondant ainsi à une exigence du patronat
Une fois de plus, c'est dans la poche des plus fragiles que l'on pioche de façon éhontée. Curieusement, la rigueur ce n'est jamais pour Monsieur Gattaz et ses amis patrons. Ceux-ci bénéficient de toutes les largesses gouvernementales, en témoigne le pacte de responsabilité qui ne créera pas d'emploi...
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Les militants communistes à la rencontre des salariés de CORNING à Bagneaux
le 13 Février : Intervention de Jean-Pierre Bontoux au nom du groupe GCR. Vice président du Conseil Général

(extraits) Nous souhaiterions d ’ a b o r d s o u l e v e r une interrogation, celle de l’évaluation de nos politiques publiques pour le développement économique de notre département mais surtout pour favoriser la création d’emploi. L’emploi est une question majeure. Elle est la première source d’inquiétude des français et des seine-et-marnais. Rappelons que l’emploi est devenu un droit constitutionnel en 1946.
En 5 ans, 500 000 emplois ont été détruits sous le gouvernement Fillon-Sarkozy et depuis 2 ans cela continue. Nous sommes tous témoins de ce drame, conséquence de choix politiques et économiques car il n’y a pas de hasard.

En Seine-et-Marne depuis 30 ans des dizaines de milliers d’emp...
Lire la suite - 14-02-2014

En 5 ans, 500 000 emplois ont été détruits sous le gouvernement Fillon-Sarkozy et depuis 2 ans cela continue. Nous sommes tous témoins de ce drame, conséquence de choix politiques et économiques car il n’y a pas de hasard.

En Seine-et-Marne depuis 30 ans des dizaines de milliers d’emplois ont disparu. Cette assemblée est souvent amenée à saluer les emplois créés par le secteur du tourisme.

Mais quand on fait le compte. Combien d’emplois industriels perdus pour combien d’emplois tertiaires créés?

Il est un exemple particulièrement fort.

A Bagneaux-sur-Loing, il existe un site industriel spécialisé de longue date dans l’industrie du verre. Sur ce bassin du Sud Seine-et-marnais les plus grandes entreprises industrielles ont développé des pôles de compétence, des activités de recherche et de développement et des centres de production de haute valeur ajoutés.

Ainsi dans les années 80, ce n’est pas moins de 5 000 salariés qualifiés, qui y travaillent constituant un bassin d’emploi qui enrichit fortement la Seine-et- Marne et Ile-de-France.

Au début des années 2000, l’évolution technologique en matière d’écran amène THOMSON a envisagé l’arrêt de la production, envisageant de mettre sur le carreau 500 salariés. Mobilisés, salariés et élus défendent l’idée d’une reconversion massive du site. Un plan de reconversion et de redéploiement est monté pour le développement d’une nouvelle activité de pare-brises automobiles. Cette opération dans l’esprit de la « Sécurité, emploi, formation » est une grande réussite. Dans une logique qui allie enjeu industriel et intérêt public, renaissait progrès, enrichissement et perspective d’avenir pour le bassin verrier.

Malheureusement quelques années plus tard, en 2011, les intérêts financiers l’emportent sur les emplois sur les femmes et sur les hommes et femmes.

Nous voulons saluer l’engagement de notre collègue Claude Jamet qui a défendu avec fermeté l’intérêt général pour que l’activité sur ce site riche de ces équipements récents et de ces salariés compétents soit préservée. Nous lui adressons notre plein soutien qui le vise.

Malheureusement, malgré les mobilisations, à nouveau fin 2013 est annoncée une nouvelle suppression de 50 emplois sur ce bassin.

Alors nous voulons aujourd’hui apporter notre soutien fort et déterminé aux salariés en lutte à Bagneaux et ailleurs.

L’exemple de Bagneaux est éloquent tant il est l’image de la victoire et la cupidité de la sphère financière sur l’intérêt général. S’il est éloquent, il n’est pas isolé. Car il part du principe erroné trop souvent répandu aujourd’hui : le travail en France couterait trop cher.

On peut d’ailleurs que regretter que le gouvernement partage ce point du vue relayé par le MEDEF.

Pour nous, il parait important de rappeler au Premier ministre et à son gouvernement mais aussi au patronat y compris au patronat seine et marnais que les salariés ne coûtent pas mais bien au contraire ils enrichissent la société.

Une grande vigilance est de mise quand les pouvoirs publics et les collectivités territoriales décident de soutenir l’économie en débloquant des fonds publics à cet effet. Une vigilance pour que les grands groupes ne spéculent pas sur l’argent public et sur les travailleurs.

Les aides publiques nationales et régionales doivent d’abord servir la création d’emploi et rien d’autre. C’est pourquoi nous demandons depuis 20 ans que nous soit présenté un tableau des entreprises aidées avec les emplois créés ou consolidés.

Les propos du Ministre de l’économie alimentent nos inquiétudes quand ils s’engagent auprès du MEDEF cet été à ne pas demander de garantie, de contre partie dans le cadre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi.

Certes depuis quelques jours, dans le cadre du Pacte de responsabilité, on reparle de contrepartie mais les derniers ont montré qu’il y avait beaucoup de paroles mais peu d’actes et ce n’est pas un pin’s qui pourra nous rassurer.

Face à la droite
Rassembler pour recréer l’espoir
PIERRE LAURENT APPELLE À UNE CONTRE-OFFENSIVE À GAUCHE
L’INTERVIEW de Pierre LAURENT
Face au déferlement réactionnaire, à l’agitation de la droite, aux reculades gouvernementales, la gauche n’a plus le temps d’attendre, nous dit Pierre Laurent, secrétaire national, dans cet entretien exclusif pour CommunisteS . Elle doit se ressaisir et reconstruire une réponse alternative de gauche, une réponse solidaire à la crise actuelle.
COMMENT EXPLIQUER LA MOBILISATION DES FORCES RÉACTIONNAIRES ?

PIERRE LAURENT :
Nous assistons à l'amplification d'une offensive convergente du Medef et de toutes les forces de droite et d'extrême droite pour mettre à bas l'ensemble de notre modèle social et républicain. Ces forces ...
Lire la suite - 12-02-2014

COMMENT EXPLIQUER LA MOBILISATION DES FORCES RÉACTIONNAIRES ?

PIERRE LAURENT :
Nous assistons à l'amplification d'une offensive convergente du Medef et de toutes les forces de droite et d'extrême droite pour mettre à bas l'ensemble de notre modèle social et républicain. Ces forces se sentent pousser des ailes pour trois raisons. La précarisation très profonde de la société, provoquée par la crise et leurs réponses capitalistes à cette crise, déstabilisent les consciences. Le pays doute des principes d'égalité et de développement social solidaire, ou en tout cas de la possibilité de les développer. Les forces réactionnaires pensent pouvoir s'engouffrer dans la brèche et engranger tous les reculs possibles.
Deuxièmement, ces forces se sont totalement décomplexées à la faveur des années Sarkozy et de la banalisation orchestrée du Front national depuis l'élection de Marine Le Pen. Des passerelles idéologiques nouvelles se sont mises en place. Les manifestations réactionnaires fédèrent désormais des courants très divers. Enfin, cette offensive, avec cette ampleur et cette agressivité, ne serait pas possible si elle ne pouvait compter sur la totale démission de François Hollande et de ceux qui l'entourent au gouvernement face aux forces de la finance et aux forces libérales européennes. Les renoncements gouvernementaux légitiment idéologiquement les thèmes de droite, découragent, démobilisent et divisent les forces démocratiques et sociales qui devraient faire face ensemble à cette offensive d'ultra-droite. Les forces de droite et d'extrême droite tentent de profiter de cette situation pour enfoncer durablement le clou en exploitant les angoisses que ce sentiment d'abandon génère dans le monde du travail. Elles cherchent aussi à récupérer la critique du système en se parant pour une part du label « anti-système ». En vérité, elles constituent son meilleur allié, car toutes ces forces ont un point commun : exonérer la finance et le capital de leurs responsabilités dans la crise pour, sans cesse, avancer des explications qui divisent et opposent les Français entre eux, les peuples européens entre eux, les exploités du monde entier entre eux. Or, il n'y aura de sortie de crise qu'en rassemblant tous les exploités face à la poignée de privilégiés qui tirent profit de cette crise. Ceux qui se prétendent « hors système » et détournent le plus grand nombre de la mise en cause des responsabilités du capital, divisent le pays au lieu de l'unir. Ils préparent, si on les laisse faire, une domination durable du capital à la faveur de la crise politique actuelle. C'est une offensive profonde et dangereuse à laquelle on ne pourra répondre au fond qu'en reconstruisant le rassemblement populaire autour de réponses solidaires à la crise actuelle, des réponses alternatives authentiquement de gauche.

LES CHOIX GOUVERNEMENTAUX, NOTAMMENT LE PACTE PASSÉ AVEC LE MEDEF, NE REND-IL PAS CELA IMPOSSIBLE ?

P. L. :
Cela rend la situation plus difficile, c'est certain. Car il n'y a pas de bon compromis possible entre le pacte de responsabilité et une vraie politique de gauche. La rupture avec ce choix est nécessaire pour reprendre le chemin d'une politique de gauche. Mais ce défi nous devons et pouvons le relever. Les forces existent. A nous de contribuer à leur mise en mouvement. C'est la question que se posent des millions d'électeurs, de travailleurs de gauche dans le pays en ce moment : Comment réagir ? Comment dire non à Hollande sans servir la droite ? Je leur dis clairement : en ouvrant une voie totalement nouvelle qui s'émancipe vraiment des dogmes libéraux d'austérité et de baisse du coût du travail.

C'EST CE QUE TU ES ALLÉ DIRE JEUDI DEVANT LE CLUB GAUCHE AVENIR, QUI T'AVAIT INVITÉ ?

P. L. :
Absolument. J'ai répondu avec plaisir à l'invitation de Gauche avenir. Et j'ai dit crûment la vérité de la situation : les choix gouvernementaux sont maintenant clairement assumés et ils mènent la France et la gauche dans le mur. Il ne s'agit plus d'attendre de l'Elysée un changement de cap qui ne viendra pas. François Hollande semble même décidé à terme à pousser les feux d'une recomposition politique pour soutenir ces choix. Cette situation pose une question à toutes les femmes, à tous les hommes de gauche, à tous les socialistes. Le ressaisissement, le sursaut face à cette politique sont maintenant incontournables. Nous avons besoin que des voix diverses, venant de toutes les familles de la gauche, s'expriment avec force pour refuser le cap annoncé par François Hollande et pour construire un rassemblement qui porte d'autres choix politiques et une alternative à cette politique d'austérité, une alternative qui soit authentiquement de gauche. Nous n'avons plus le temps d'attendre. Je lance un appel à toutes les femmes et tous les hommes de gauche, de toutes les familles politiques de la gauche, pour que cette expression commune grandisse et pour nous atteler ensemble à la construction de cette alternative politique. Pour les communistes et pour le Front de gauche, cela dessine une très grande responsabilité : allons-nous être capables d'être, pas seulement le fer de lance de la contestation, mais les animateurs de ce rassemblement pour recréer l'espoir. Je crois que c'est dans cette voie que nous devons avancer résolument.

COMMENT SE PRÉSENTENT, DANS CES CONDITIONS, LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES ?

P. L. :
Le piège est clairement tendu aux électeurs : la droite espère s'engouffrer dans la démobilisation populaire créée par les renoncements gouvernementaux. Elle est la première à utiliser cette situation pour décourager les électeurs en attente de changement, pour les empêcher de se mobiliser. La bonne réponse à cette offensive de la droite, ce n'est pas l'abstention ou le retrait de la politique, c'est de combiner de très grandes mobilisations sociales sur des bases progressistes avec des mobilisations électorales qui expriment le plus utilement possible l'exigence de véritables politiques de gauche, des politiques de rupture avec l'austérité. Nous devons appuyer de toutes nos forces le déploiement de mobilisations syndicales unitaires comme celles qui se dessinent en France en mars et à l'échelle européenne le 4 avril, et des mobilisations pour les droits des femmes en riposte à l'attaque européenne de la droite espagnole contre l'IVG. Notre responsabilité, celles des communistes et des forces du Front de gauche, c'est en même temps de donner du sens au vote des électeurs de gauche, qui doit porter le plus haut possible des exigences de justice, de rupture avec les inégalités, au contraire des abandons gouvernementaux actuels. Dans les élections municipales, notre message est clair partout : stop à l'austérité, oui aux services publics et à la démocratie locale. Notre objectif est d'entraîner la majorité des communes de gauche de ce pays dans la résistance anti-austérité et la promotion de politiques publiques innovantes. Et dans les élections européennes, l'objectif doit être de mettre la gauche européenne anti-austérité, celle que nous incarnons avec la candidature européenne d'Alexis Tsipras, le plus haut possible dans le maximum de pays. Nous voulons faire de la gauche européenne une force incontournable pour modifier le rapport des forces en Europe. C'est pour cela que je propose que notre campagne du Front de gauche soit lancée par une marche européenne à Paris mi-avril. Parce que nous voulons une campagne de lutte et de mobilisation populaire.

Propos recueillis par Gérard Streif
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Sanofi, des dividendes amers pour les salariés
Chez Sanofi, l'un des leaders de la pharmacie, on ne connaît toujours pas la crise. Les actionnaires n'ont pas de soucis à se faire. Contrairement aux salariés.
Du point de vue des dirigeants de Sanofi, on se dit que l’exercice 2013 n’a pas été brillant. Le laboratoire pharmaceutique a publié la semaine dernière un chiffre d’affaires en repli de 5,7%, à… 32,9 milliards d’euros.

Retour à la croissance

Mais ce «sombre» tableau est à...
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Rencontre avec Alexis Tsipras au siège du PCF




Rencontre avec Alexis Tsipras le 3 février 2014 par CN-PCF
Discours d'Alexis Tsipras, Président de Syriza et candidat à la présidence de la Commission européenne, lors de la rencontre publique, lundi 3 février à l'Espace Niemeyer (PCF)
Amis et camarades,

C’est un vrai plaisir pour moi qu’une des premières étapes de notre campagne pour les européennes et pour ma candidature au nom du Parti de la Gauche Européenne, se déroule ici à Paris.

Le Paris des grandes luttes sociales, des grandes révolutions e...
Lire la suite - 04-02-2014

Amis et camarades,

C’est un vrai plaisir pour moi qu’une des premières étapes de notre campagne pour les européennes et pour ma candidature au nom du Parti de la Gauche Européenne, se déroule ici à Paris.

Le Paris des grandes luttes sociales, des grandes révolutions et des grands bouleversements.

Une révolution similaire, pacifique, un grand bouleversement est nécessaire pour les peuples d’Europe aujourd’hui. Parce que l’Union Européenne a besoin d'une réorientation radicale de ses politiques.

Cela nécessite un grand changement du rapport des forces, quelque chose qui constituera un premier pas vers un virage radical à gauche.

Pour sa refondation et pour son retour aux valeurs de solidarité, de démocratie et de cohésion sociale.

Nous sommes aujourd’hui ici, tous et toutes ensemble, compagnons de route de ce grand, difficile, mais aussi fascinant voyage de l’espoir et du changement.

Pour changer l’Europe.

Pour changer notre vie.

Et afin de changer l’Europe il faut l’immerger de nouveau dans les principes et les valeurs des Lumières.

Dans les impératifs politiques de la Révolution Française.

Dans le radicalisme, toujours pertinent aujourd'hui, du gouvernement Herriot – le gouvernement de coalition du peuple de la Gauche.

Qui, au début des années 20, a mené la bataille contre les Banquiers voraces, contre «le mur de l’argent» que la Banque de France avait bâti face aux réformes économiques et sociales de son gouvernement?

Et, aujourd’hui, un nouveau «mur de l’argent» est bâti en Europe par le néolibéralisme et son « gros bras » – la soi-disante «Banque Centrale Européenne» qui est seulement la réplique parfaite de la Bundesbank.

Un «mur de l’argent» qui ne stabilise pas mais, au contraire, menace la zone euro et favorise les antagonismes nationaux, économiques et aussi sociaux, desquels sont sorties deux guerres sanglantes pour l’Europe.

Elles ont éclaté, la première il y a exactement 100 ans

En 1914

Et la deuxième, il y a 75 ans, en 1939

Nous devons reconstruire l’Europe en démolissant ce nouveau mur de division entre le Nord riche avec les excédents commerciaux et le pauvre Sud avec les déficits commerciaux, entre créanciers et emprunteurs en démolissant le nouveau mur européen qui divise nos sociétés en sociétés des "deux tiers". C’est-à-dire, en sociétés dont les deux tiers souffrent en permanence à cause de l’austérité se trouvant à la limite de la survie.

Et au même moment, un tiers se comporte comme s’il n’y avait pas de crise. Il s’enrichit par et pendant la crise;

Beaucoup pensent que nous sommes excessivement optimistes ou, même, des marchands de mots.

Ils nous disent : vous n’êtes pas capables de gagner face à de si énormes adversaires, les banques et les marchés.

Mais nous le savons bien que nous pouvons envahir la Bastille du néolibéralisme global, qu'est l’actuelle Europe néolibérale.

Tout ce qu’il faut c'est profiter de la sagesse de l’expérience collective, accumulée par des années de luttes sociales des peuples d’Europe. Tout ce qu’il faut c'est d’évaluer de manière critique les leçons des gouvernements importants de la Gauche au 20ème siècle.

Comme, par exemple, le Front Populaire en 1936 ou le gouvernement du «programme commun de la Gauche» en 1981.

Aujourd’hui, certainement, les conditions de 1981 sont, malheureusement, renversées.

Les socialistes rejettent leurs mandats progressistes

Et, au contraire, ils sont les «co-managers» du consensus néolibéral, ensemble avec Madame Merkel.

Or, nous sommes obligés de leur demander avec force:

Aux côtés de quelle Europe êtes-vous ?

Êtes-vous avec l’Europe des marchés et du capital, ou avec l’Europe de peuples?

L’Europe de l’austérité qui divise entre Nord et Sud, par quelque frontières virtuelles au long du Rhin, ou avec l’Europe de la cohésion sociale et de la solidarité qui unit tous les peuples ?

C’est ça le dilemme.

Et ce dilemme est symbolisé aujourd’hui en Europe, d’un côté par Mme Merkel et ses soutiens et, de l’autre côté, par SYRIZA et le Parti de la Gauche Européenne.

Et quand on arrive à ce dilemme, on ne peut pas être à bord de deux bateaux à la fois.

Qui propose de le faire finira dans les eaux.

Notre but est de réunifier l’Europe, cette Europe que le néolibéralisme aujourd’hui divise.

Unies

Toutes les forces de la Gauche partout

Parce que ce qui compte pour la gauche aujourd’hui c’est tout ce qui unit

Et nous, pour réunifier l’Europe, il faut d’abord unir nos forces

Nous l’avons fait en Grèce grâce à SYRIZA.

Et cette unité a créé une, inattendue même pour nous, dynamique sociale et politique, autosuffisante et forte

Nous pouvons, tous et toutes ensemble, changer l’Europe.

Nous pouvons travailler pour une Europe démocratique, sociale et écologique.

Avec des priorités:
  • L’arrêt immédiat de l’austérité et l’annulation des memoranda. Pour arrêter la redistribution la plus violente des revenus, de la richesse et du pouvoir, contre le monde du travail et en faveur du capital.
  • La refondation démocratique de la zone euro. Afin que la Banque Centrale Européenne devienne un véritable banque centrale, à savoir, un créancier de dernier ressort pas seulement pour les banques mais aussi pour les Etats.
  • Une Conférence Européenne sur la Dette. Pour une solution collective et solidaire au surendettement dans la zone euro.
  • Un «New Deal» européen. Pour le développement équilibré et durable du Continent
  • La transformation écologique de la production
  • La réforme du «cadre» européen sur l’immigration


Chers amis, Chers camarades

Permettez-moi d’avouer quelque chose que je crois profondément.

Si le gouvernement de François Hollande était différent, toute l’Europe aujourd’hui serait différente.

Mais, au lieu d’être le contrepoids et l’obstacle face au néolibéralisme et «l’Europe allemande», le gouvernement Hollande fonctionne comme le multiplicateur politique du gouvernement Merkel.

Et comme défenseur de la politique la plus à droite que l’Europe n'ait jamais subi.

Parce que dans la photo de famille de la droite Européenne, plus à droite de Madame Thatcher se trouve Madame Merkel.

Et encore plus à droite est Mr. Scheuble.

Ça fait seulement quelques jours que François Hollande lui-même a annoncé des coupes budgétaires de 50 milliards d’euros pour la période 2015 - 2017. C’est-à-dire, austérité qui conduira à la récession, et réduira la - déjà faible - croissance de la France.

Et, puisque l’économie française a un poids spécial en Europe, l’austérité de Mr. Hollande est, pour tous nous dans la zone euro, encore une poussée dans la récession.

Est-il possible que Mr Hollande n’ait rien entendu du débat international sur l’échec de l’austérité en Grèce ?

Il ne voit pas que, la seule chose que l’austérité arrive à faire, est d’approfondir la crise économique en nourrissant la récession ?

Et de créer, en même temps un problème de Démocratie ?

Parce que du chômage, de la pauvreté et de la difficulté à survivre surviennent la peur et le désespoir et, malheureusement, ouvrent les oreilles de plus en plus de personnes au discours politique étroit et diviseur de l’extrême droite populiste .

De l’extrême droite populiste, qui ne représente pas une solution mais, au contraire, est un plus grand danger encore pour les peuples de l’Europe.

Avec un programme politique tellement intolérant qui se limite à l’immigration et au recul de l’intégration de la démocratie dans l’Union Européenne.

Qui dirige la peur générale de la crise vers «l’autre», vers l’étranger, vers le frère.

Les fascistes et les racistes, qui cherchent les votes de ces parties de la population touchées fortement par l’austérité, prétendent que l’immigration est une dimension cruciale de la crise.

Faisant ainsi innocente l’austérité néolibérale car, dans tous les autres champs, l’extrême droite est entièrement néolibérale.

Et c’est pour ça que son fonctionnement politique est celui de la force en réserve tactique du néolibéralisme

C’est un rôle qui, en Grèce, a été prouvé.

Avec l’organisation neo-nazie “Aube Dorée” qui prétend d’être une force anti système, alors qu'elle est en réalité le bras armé du système.

C’est pour cette raison là que, à part Mme Merkel, Mme Lepen doit se féliciter de l’austérité imposée par Mr. Hollande.

Car ça lui offre le carburant dont elle a besoin pour répandre son obscurité partout en Europe.

Le 25 mai, le vrai dilemme est très clair:

D’un côté, les dirigeants politiques de la crise, ceux qui appliquent le consensus néolibéral la politique de la peur, de la récession et du recul de la Démocratie en Europe, la droite, ensemble avec les socio-démocrates de Mr. Hollande et de Mr. Schulz

Et de l’autre côté, les peuples d’Europe qui, indépendamment de leur origine idéologique ou leur préférence partidaire, chacun et chacune, nous regardent :
La Gauche Européenne de l’espoir et du changement et c’est pour cette raison que nous adressons à chaque citoyen actif, chaque démocrate, progressiste, de gauche, social-démocrate et socialiste pour participer aux élections, pour voter parce que si ils ne votent pas, autres vont voter à leur place, parce que ce sont les simples mathématiques de l’urne, voter avec son esprit et avec son cœur.

La Gauche Européenne est la seule force crédible de pouvoir alternative au néolibéralisme des conservateurs et de la social-démocratie.

Venir avec nous pour remplacer la peur par l’espoir, venir avec nous pour reconstruire l’Europe de la démocratie et des droits humains.

Amis et camarades,

Aujourd’hui

Avec votre présence combative, vous avez donné de l’espoir au changement, vous avez donné de la force à la démocratie, vous avez donné de la perspective à la Gauche Européenne.

Le 25 Mai nous serons la surprise heureuse et positive

Nous serons haut pour lever aussi haut le drapeau de la Démocratie en Europe

Salut et merci à tous et à toutes
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Moratoire sur les fermetures d’établissements de santé : témoignage sur la situation de l’hôpital de Fontainebleau
Intervention de Michel Billout lors du débat sur la proposition de loi déposée par son groupe et dont il est co signataire visant à instaurer un moratoire sur les fermetures d’établissements de santé ou leur regroupement.
Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, je souhaiterais me faire l’écho d’un exemple concret, celui de l’hôpital de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, car il illustre bien les raisons qui nous poussent, aujourd’hui, à demander ce moratoire.

Certes, le projet de nouv...
Lire la suite - 24-01-2014

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, je souhaiterais me faire l’écho d’un exemple concret, celui de l’hôpital de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, car il illustre bien les raisons qui nous poussent, aujourd’hui, à demander ce moratoire.

Certes, le projet de nouvel hôpital public-privé a, heureusement, été abandonné tant il affaiblissait le secteur public. Ce n’est malheureusement pas le cas à Jossigny, où le nouvel hôpital est inauguré demain et où l’excellent service public de radiothérapie va disparaître. Et ce n’est pas le cas non plus pour le futur hôpital de Melun, au sujet duquel nous nourrissons quelques inquiétudes.

Mais, à Fontainebleau, l’affaiblissement de l’offre de soins s’est traduit, dans un premier temps, par la fermeture de quinze lits de chirurgie à la fin de 2011, occasionnant des difficultés incessantes de prise en charge des patients accueillis aux urgences. Des secteurs d’activité sont encore fragilisés ou sont menacés de disparition par le non-remplacement des praticiens, comme en ophtalmologie, en pédiatrie ou en oto-rhino-laryngologie

Aucun effort n’a été observé par les personnels pour recruter des chirurgiens urologues malgré l’importance du nombre des patients relevant de cette spécialité qui consultent à l’hôpital, en général en garde, dans le service des urgences.

Les services de chirurgie voient, chaque jour, se réduire leurs possibilités de répondre à la demande de prise en charge.

En 2013, au centre hospitalier de Fontainebleau, le budget pour les emplois précaires n’a jamais été aussi élevé, alors qu’il faudrait recruter et titulariser pour bénéficier d’équipes stables.

Cette politique à court terme, purement comptable, dégrade la qualité et réduit l’offre de soins. Où se situe le changement de politique ? Apparemment, à Fontainebleau, on le cherche encore…

La situation est grave et, comme dans bon nombre d’hôpitaux, un divorce profond s’installe entre les personnels et l’autorité, qui agit et décide contre eux et contre leur mission de soins.

C’est notamment pourquoi, exaspérés, de nombreux petits praticiens de cet hôpital soutiennent, comme beaucoup d’autres en Seine-et-Marne, d’ailleurs, notre proposition de moratoire, non pour figer la situation, qui est intenable, mais pour avoir le temps de ramener de la sérénité et de redéfinir un véritable projet de service public pour cet hôpital, avec les moyens financiers et humains nécessaires à sa mise en œuvre.
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE FRANÇOIS HOLLANDE
UN PACTE D’IRRESPONSABILITÉ SOCIALE
Déclaration de Pierre Laurent secrétaire national du Parti communiste français
C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale» qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français.

En proposant la fin des cotisations familiales patronales...
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Daniel Guichard,secrétaire de la Fédération du Parti Communiste Français de Seine-et-Marne et les membres du conseil départemental
vous présentent leurs meilleurs vœux
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Parti de la gauche européenne (PGE)

A Madrid, un congrès de l’unité, de l’offensive et de l’avenir
Le congrès du Parti de la gauche européenne, a réuni 300 délégués de ses 33 partis membres et observateurs à Madrid ce week-end.
Signe de sa vitalité, il a accueilli une multitude d’invités internationaux dont Alvaro Garcia Linera, vice-président de Bolivie, des invités européens de marque dont Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES. Cette affluence de forces qui comptent dans le monde et en Europe illustre les pa...
Lire la suite - 18-12-2013

Signe de sa vitalité, il a accueilli une multitude d’invités internationaux dont Alvaro Garcia Linera, vice-président de Bolivie, des invités européens de marque dont Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES. Cette affluence de forces qui comptent dans le monde et en Europe illustre les pas franchis par le PGE, devenu un acteur de la lutte globale et un interlocuteur des syndicats et des mouvements sociaux.

Face aux pouvoirs des marchés et de leurs relais politiques de droite, sociaux-libéraux et écolo-libéraux, et face à l’extrême droite, le PGE est à l’offensive. Pierre Laurent, réélu président (78 %), a donné le ton dans son discours d’ouverture : « Nous voulons être un acteur majeur du conflit de classes qui s’intensifie dans l’UE et partout en Europe » ; et de plaider pour une alternative de progrès, en rupture avec l’UE du capital mais visant une union de peuples et de nations, libres, souverains et associés.

Le PGE se met en mouvement autour de ces orientations communes adoptées à 93,3 % et avec la volonté de rassembler, dans un « front européen social et politique », toutes les forces qui résistent à l’austérité, qui luttent pour la solidarité et la justice sociale. Une unité claire de notre jeune parti européen, tant sur la visée que sur la stratégie. Unité encore pour les élections européennes de mai 2014 et la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la commission européenne. Pour Tsipras, plébiscité à 84 %, « l’heure de la gauche est venue » . Il sera le « porte-voix » d’une campagne publique inédite, portant la « critique du caractère non démocratique des institutions [...] et l’exigence d’une refondation démocratique de l’Union respectant la souveraineté des peuples et des nations européennes », comme l’indique la motion de congrès.

Nous mettrons cette démarche ambitieuse à disposition des forces de gauche qui le souhaiteront. Elle rassemble déjà bien au-delà du PGE, comme l’a démontré la prise de position du leader du Parti de la gauche suédoise devant le congrès.

Elle doit rassembler le Front de gauche. La France est un grand pays et le Front de gauche peut secouer le paysage politique lors des européennes. Nos camarades européens et le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen ont besoin d’un Front de gauche fort. Au lendemain du congrès, le PCF est déterminé à entrer rapidement en campagne avec un Front de gauche uni et porté par la candidature Tsipras. Dans ce contexte, la décision du PG de suspendre sa participation au PGE jusqu’aux municipales est regrettable et incohérente. C’est un geste à contre-courant du mouvement d’unification des forces qui combattent l’austérité en France et en Europe.

Le PGE a décidé également trois initiatives majeures : une grande campagne d’information et d’action pour mettre en échec le Grand marché transatlantique ; en avril, à Bruxelles, un sommet sur la dette ; et la tenue chaque année d’un « forum européen des alternatives », un nouvel espace politique ouvert à toutes les forces politiques de gauche, sociales et syndicales d’Europe. La première édition est prévue à l’automne 2014.

Comme représentants du PCF dans le PGE, la mise en œuvre des orientations de congrès, la recherche permanente du consensus et l’implication des communistes français dans cette démarche seront nos lignes de conduite.

Gilles Garnier et Anne Sabourin
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Smic : "le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail"
Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC de 1,1 % suffisante puisque 2 fois supérieure à l'inflation.

Cette "hausse" se traduira par une augmentation réelle du Smic horaire brut de 0,1 euro. Soit pour un smicard à plein temps, une augmentation de son salaire brut de 15 euros par mois. Heureux smicards qui pourront donc profiter pleinement d'un salaire net mensuel de 1113 euros.
C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. D'un côté, la conjoncture ne serait pas favorable, la croissance serait trop faible -cette même croissance qui était pourtant, il y a 10 jours, favorable à la baisse du chômage- ...
Lire la suite - 17-12-2013

C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. D'un côté, la conjoncture ne serait pas favorable, la croissance serait trop faible -cette même croissance qui était pourtant, il y a 10 jours, favorable à la baisse du chômage- De l'autre, les smicards français seraient des privilégiés face à leurs concurrents occidentaux. Deux arguties qui ne tiennent pas la route. Les smicards français ne sont pas privilégiés par rapport à leur homologue européens : Irlande, Belgique, Pays-Bas font mieux que la France.

En réalité, le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail et de défense des profits des entreprises qu'il confond avec leur compétitivité.

Il fait semblant d'oublier que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales patronales pour les salaires versés au SMIC et de manière dégressive jusque 1,6 SMIC.

Il refuse obstinément de comprendre que cette recherche frénétique de la baisse du coût du travail est une cause essentielle de la crise dans laquelle le pays est plongé. Qu'elle participe pleinement à l'écrasement des salaires et à l'explosion du chômage et des travailleurs pauvres, comme au gonflement de ses déficits publics et sociaux.

Pire, il nie que ce n'est pas le coût du travail qui plombe les entreprises françaises mais le coût du capital, qui ponctionne sur la richesse produite par le travail.

Ce n'est donc pas en mettant sous pression les Smicards que le gouvernement travaillera à une sortie de crise par le haut. Au contraire, sans attendre un hypothétique retour de la croissance tiré par d'autres, il doit œuvrer concrètement au développement des salaires et de l'emploi dans les entreprises, et de leur sécurisation réelle, en soulageant les entreprises des prélèvements du capital qui développent emplois et salaires et en pénalisant celles qui choisissent la rentabilité financière immédiate contre l'emploi et les salaires.

Certes, cela suppose de mener des combats en France et en Europe pour une transformation en profondeur de l'Union européenne, de la BCE et de l'Euro. Et non de s'aligner sur les décisions de Bruxelles et de Francfort, et de Merkel.
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Les élu-e-s Front de gauche PCF-GU-AC à la région refusent les hausses de tarifs et de la TVA et veulent de nouvelles ressources pour les transports et le pass Navigo unique
Mercredi 11 décembre, au Conseil du STIF, les élu-e-s Front de gauche et communistes refuseront l’augmentation des tarifs pour les usagers, conséquence de la hausse de la TVA sur les transports.
Nous proposerons également un vœu pour demander d’appliquer aux transports en commun le taux réduit de TVA, à 5,5%.

À quelques jours du budget de la Région, nous réaffirmons notre ambition de mettre en place le pass Navigo unique au tarif de la zone 1-2. Nous portons cette proposition dep...
Lire la suite - 10-12-2013

Nous proposerons également un vœu pour demander d’appliquer aux transports en commun le taux réduit de TVA, à 5,5%.

À quelques jours du budget de la Région, nous réaffirmons notre ambition de mettre en place le pass Navigo unique au tarif de la zone 1-2. Nous portons cette proposition depuis 2004, puis avec toute la majorité régionale depuis 2010. Cette année, nous proposerons un nouveau pas cette année avec le dézonage du pass Navigo pendant toutes les vacances scolaires.

Nous refusons à la fois de renoncer à cet engagement ou de le faire financer par les usagers et les collectivités. La zone unique est une mesure de justice sociale : elle ne peut se faire au prix d’une augmentation des tarifs, ou de moins de services publics. Ce d’autant plus que des milliers de Francilien-ne-s vivent la galère au quotidien à cause d’incidents et de pannes multiples.

Ce sont bien les entreprises qui doivent davantage contribuer aux transports, à travers le versement transport. Ce sont elles qui bénéficient de leur amélioration ; elles aussi qui paieront moins de contribution aux forfaits de leurs salarié-e-s avec la mise en place du pass unique. Il est donc juste et légitime qu’elles y contribuent.

Dans les jours qui viennent également, Laurence Cohen, sénatrice et administratrice du STIF, défendra un amendement à la loi de finances rectificatives pour harmoniser le taux du versement transport en Île-de-France. Cette modification des taux permettrait de dégager 800 millions d’euros par an, et ainsi de financer la zone unique au tarif de la zone 1-2 et de renforcer l’offre de transport.

Cette proposition est défendue par toute la majorité régionale mais refusée jusque là par les parlementaires socialistes. Nous espérons qu’ils et elles soutiendront cette fois cette proposition dans l’intérêt des Francilien-ne-s.

Alors que le Grand Paris est sur les rails, il est temps de mettre fin à des zones tarifaires injustes ! Une seule Région, un seul tarif, un seul versement transport !
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Hommage à Nelson Mandela
Discours de Pierre Laurent (PCF)
Paris le 9 décembre 2013
Discours de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français.
Madame l'ambassadrice d'Afrique du Sud en France,

Messieurs les ambassadeurs de Palestine en France et auprès de l'Unesco,

Madame Jacqueline Dérens, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud,

Mesdames, messieurs,

Chers amis, cher...
Lire la suite - 09-12-2013

Madame l'ambassadrice d'Afrique du Sud en France,

Messieurs les ambassadeurs de Palestine en France et auprès de l'Unesco,

Madame Jacqueline Dérens, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud,

Mesdames, messieurs,

Chers amis, chers camarades,

Le 7 juin 1990, quatre mois à peine après sa libération, le 11 février 1990, Nelson Mandela se trouvait ici même au siège du Parti communiste, accueilli par Georges Marchais. Âgé alors de 72 ans, celui qui n'était pas encore Président de la nation « arc en ciel » était venu en frère pour témoigner de sa reconnaissance à notre parti, et à toutes celles et ceux qui, à ses côtés, avaient embrassé le combat contre l'apartheid et celui pour sa libération, 27 années d'un combat inlassable, finalement victorieux, et 42 ans depuis l'instauration de l'apartheid en 1948.

Aujourd'hui, Madiba n'est plus, il est « rentré à la maison », endeuillant une nation dont les frontières débordent la seule Afrique du Sud. Nelson Mandela n'a jamais voulu être une icône, lui, dont les premiers mots à sa sortie de prison, furent : « Je suis ici devant vous, non comme un prophète, mais comme votre humble serviteur. » C'est pour honorer cette leçon de combat et d'humilité au service de l'émancipation humaine, que nous portons à nouveau ce soir à la boutonnière le badge à l'effigie de Mandela, que nous portions si fidèlement lors des longues années de lutte pour sa libération.

Ce soir, nous saluons le combat d’une vie, qui fut le symbole de la lutte collective de tout un peuple. Celle d’un jeune sud-africain avocat noir, celle du militant de la Charte de la liberté adoptée par le Congrès du Peuple en 1955, à Soweto, celle d’un révolutionnaire qui fait le choix de la lutte armée, quand la tyrannie de l'apartheid ferma toutes les portes de la non violence, celle d’un responsable politique qui traverse avec courage et sans haine 27 années de bagne et de prison, celle du premier Président sud-africain élu au suffrage démocratique non racial, symbole de l'union d'un peuple dans sa lutte pour la liberté, la paix et une nouvelle Afrique du Sud. Telle fut l’existence de Nelson Mandela, tumultueuse, faite des peines les plus profondes comme des joies les plus grandes.

L'hommage le plus sincère que nous pouvons rendre à Nelson Mandela est d'éviter les artifices d'une canonisation vidée de sens, portant au pinacle l'homme de la réconciliation et masquant volontairement l'homme de combat. Nelson Mandela ne fut qu'un. La dureté de sa lutte est indissociable de son ambition de réunification, fondée sur l'égalité de tous les Sud-Africains. Il n’y a pas eu d’abord Mandela le révolutionnaire, puis Mandela le réconciliateur. Il a toujours été les deux. La lutte contre l’apartheid et la volonté de réconciliation ont été les objectifs fondateurs de l’ANC qui se battait pour une Afrique du Sud non raciale rassemblée autour de la justice et des droits démocratiques pour tous. Mandela est devenu la figure de proue de ce combat. Mais derrière lui, il y avait une cause, une organisation, la triple alliance de l'ANC, du Parti communiste sud-africain et de la Cosatu, et des milliers de combattants. Derrière le nom de Mandela raisonnent ceux de Walter Sisulu, d'Olivier Tambo, de Joë Slovo, de Chris Hani, le secrétaire général du PC Sud Africain, sauvagement tué un an avant l'élection de Mandela, de Desmond Tutu, de Dulcie September, représentante de l'ANC, lâchement assassinée en plein Paris, et tant d'autres.... Le sourire de Mandela est une constellation de sourires, de ces sœurs et frères sud-africains, de ces combattants, de ces camarades. Nelson Mandela est universel, il est le visage réconfortant, familier de ceux qui n'abdiquent pas face à la ségrégation, la discrimination, l'exploitation, l'oppression, de ceux qui tendent la main, qui rassemblent autour de causes justes qui font l'essence de l'humanité. Pour tous ces combattants, j’ai ce soir une pensée très émue.

Rendre hommage à Mandela, c'est parler d'un peuple et de sa lutte contre le régime de l'apartheid, déclaré crime contre l'Humanité. Prolongement des politiques et des pratiques coloniales, l'apartheid (séparation en afrikaans) fut la pierre angulaire du nationalisme afrikaner et le pilier du développement d'un capitalisme brutal en Afrique du Sud. Il fut, durant de longues décennies, le cœur de la société ségrégationniste sud-africaine, contingentant tous les secteurs de la vie du pays, condamnant des millions d'hommes et de femmes « non blancs » à la misère et l'exploitation. C'est contre ce système de haine que Mandela et les siens se sont battus. Des bancs de l'université à l'ANC, du bagne à la présidence, la vie de Nelson Mandela est à l’image de tous ces combattants qui risquèrent leur vie, choisissant l’espoir contre la résignation. La Charte de la liberté adoptée le 26 juin 1955, que le magnifique numéro spécial de l'Humanité, paru samedi, vient de republier, est l’expression de cet engagement politique du peuple sud-africain rassemblé. Elle est le terreau, la synthèse des revendications sous-tendues par la lutte pour l’égalité et la démocratie. Relisez-là, et vous vous rendrez compte du chemin parcouru mais aussi du chemin qui reste à parcourir…

Le mouvement émancipateur dont Nelson Mandela fut l’un des acteurs est éminemment politique. Il dépasse le seul parcours individuel d’un homme aussi exceptionnel soit-il. Il fut ce que la force collective, le combat commun, le rassemblement peuvent produire de meilleur.

Rendre hommage à Mandela, c'est aussi prendre la mesure de l'immense mouvement de solidarité internationale qui permit sa libération, et dont nous sommes fiers d'avoir été les fers de lance en France. Le Parti communiste français et les jeunes communistes ont joué un grand rôle dans la médiatisation du sort et du combat du matricule 446-64 de la prison de Robben Island. Le PCF lança son action de soutien dès sa condamnation au procès de Rivonia en 1964, et il faut relire l’intervention à l’Assemblée nationale de Marie-Claude Vaillant Couturier, dès cette année là. Pendant des années nous avons dû combattre la chape de plomb qui condamnait Nelson Mandela au silence et à l'indifférence. Cette indifférence servait le régime d'apartheid. Et quand elle fut brisée, il fallut alors combattre ceux qui justifiaient encore la collaboration économique des gouvernements et des groupes français avec le régime. Rendez-vous compte, au début des années 80, un sondage réalisé attestait que seuls 2% de la population française connaissaient le nom de Mandela. Il en a fallu, des combats et des mobilisations. Des manifestations de soutien aux occupations d’ambassade en passant par les concerts et les tags sauvages « libérez Mandela », nous avons, tous ensemble, mené une lutte exemplaire de solidarité. Je garde, pour ma part, et comme beaucoup d'entre vous, tant de souvenirs au cœur. En septembre 1984, nous avions, avec 400 jeunes communistes, envahi l'ambassade d'Afrique du Sud pour la recouvrir de peinture noire. Nous en étions si fiers. A la mobilisation citoyenne, aux campagnes de sensibilisation, nous avons ajouté la campagne économique en appelant au boycott. Nous voulions frapper au cœur le système d’apartheid, et cela a payé. Notre combat a, peu à peu, sorti de l’ombre Nelson Mandela et ses camarades. Les maires communistes ont baptisé de son vivant, quand il était par certains traité de « sioniste » des dizaines de rues, de places, de gymnases, de collèges du nom de Nelson Mandela. Peut-être serait-il utile d'y lire aujourd'hui la Charte de la Liberté de 1955, tant elle résonne face au retour abject des discours racistes. Oui, mesdames et messieurs qui célébrez tous Nelson Mandela, et c'est tant mieux, nous avons envie de vous dire : un peu moins de poncifs et un peu plus de sens ! Sa libération, le 11 février 1990, fut pour nous une grande explosion de joie. J'étais ce jour-là, à l'Humanité, qui a tant fait dans ce combat. Nous étions agglutinés devant la télé, et nous pleurions devant son sourire et son poing levé.

Alors, aujourd’hui, alors que Madiba n’est plus, que l'Afrique du Sud poursuit son combat vers l'émancipation humaine, que le combat fait rage en Afrique et partout dans le monde pour continuer à faire avancer la justice et l'égalité, nous ne saurions mieux lui rendre hommage qu’en perpétuant son héritage de lutte, et son esprit de rassemblement. Continuons nos combats pour l’émancipation humaine, continuons nos campagnes de solidarité internationale qui confèrent aux luttes pour la libération des peuples une dimension universelle. Je pense évidemment aux luttes qui continuent du peuple sud-africain. Je pense au peuple palestinien, sahraoui, kurde qui se battent pour leurs droits et qui ont besoin de notre soutien. Je pense à la campagne internationale pour la libération des prisonniers politiques palestiniens, pour qu'à leur tour, Marwan Bargouthi, et les siens, ne passent pas 27 années derrière les barreaux ! Il est déjà incarcéré depuis 11 ans ! Je pense aux peuples d'Afrique, et en ces heures tragiques, aux peuples du Mali et de Centrafrique, qui subissent la guerre auxquels, seuls la paix et le développement et non les armes, pourront ouvrir les voies de la liberté et de l'avenir. Je pense enfin évidemment très fort à notre combat, ici en France, contre les forces brunes, les forces racistes et xénophobes qui cherchent à gagner du terrain. Portons toujours plus haut le combat anti-raciste. Il est inexorablement lié à notre lutte pour l’égalité entre tous les hommes, entre les hommes et les femmes et pour l’émancipation du genre humain.

Je conclurai cet hommage en citant un passage du message que Nelson Mandela avait adressé aux participants de l’édition 1996 de la fête de l’Humanité :
« Ma génération laisse la jeune génération avec quelques exemples héroïques de tâches accomplies. Mais nous vous laissons aussi avec d'énormes défis, avec des problèmes anciens et nouveaux. (…) les jeunes peuvent refuser de succomber au désespoir. Vous pouvez dire non à l'intolérance. Vous pouvez, et vous devez, prendre en charge la responsabilité de changer le monde et d'améliorer le sort de tous les peuples ».

Oui, avec Mandela, avec son peuple, avec ses camarades d'hier, d'aujourd'hui et de demain, nous continuons à clamer la victoire, celle qui donne au peuple le pouvoir.

Avec Mandela, nous crions « Amandla » !
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Mandela : « le symbole de la lutte pour l'émancipation humaine nous a quittés » (Pierre Laurent)
C'est avec une très grande tristesse que j'apprends le décès de Nelson Mandela.

Un grand homme nous quitte. Nelson Mandela restera à jamais le symbole de la lutte pour l'émancipation humaine, une de ces figures universelles qui marquent l'histoire. Face à un régime d'apartheid qui niait la d...
Lire la suite - 06-12-2013

C'est avec une très grande tristesse que j'apprends le décès de Nelson Mandela.

Un grand homme nous quitte. Nelson Mandela restera à jamais le symbole de la lutte pour l'émancipation humaine, une de ces figures universelles qui marquent l'histoire. Face à un régime d'apartheid qui niait la dignité humaine et avait érigé le racisme et l'humiliation en système, il n' a jamais plié.

Cela lui coûta 27 ans de bagne, mais le mena à la présidence de l'Afrique du Sud.

Avec ses compagnons de l'ANC, dans l'alliance indéfectible avec le Parti communiste sud-africain et la Cosatu, il se fixa et atteignit l'objectif qui paraissait insensé d'unir tout son peuple sous la bannière de la Charte de la Liberté. Toute la destinée d'un peuple s'est incarnée en lui.

Madiba fut le premier président de sa nation élu au suffrage universel et non-racial. Les communistes français s'honorent d'avoir contribué dès le premier jour et sans relâche à ce qui devint un puissant mouvement de solidarité internationale aux côtés de cette marche vers la liberté du peuple sud-africain.

La lutte contre l'apartheid, jusqu'au boycott, et pour la libération de Nelson Mandela ont profondément marqué l'histoire du Parti communiste français. Elle a, personnellement, été le terreau de mes engagements de jeunesse. De l'occupation de l'Ambassade d'Afrique du Sud, entièrement repeinte en noir pour crier la honte de ce régime, aux grandes manifestations parisiennes, en passant par la douleur de l'assassinat à Paris de Dulcie September, le PCF et les jeunesses communistes ont été de tous les combats.

Hier, la libération de Madiba et de tout le peuple sud-africain était une victoire pour l'ensemble du genre humain.

Aujourd'hui, le deuil des Sud-Africains est celui de l'humanité toute entière.
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PLFSS : « Une loi au service de la finance et du profit »
Une fois de plus le gouvernement a choisi le camp du patronat contre celui des salarié-e-s et des citoyen-ne-s. Après la réforme régressive de la retraite, le financement de la sécurité sociale au service du capital.
Bâti pour répondre aux exigences obsessionnelles de réduction stricto sensu de la dépense sociale et réduire le déficit de 3,4 mds d'euros, ce PLFSS prévoit 8,5 Mds d'euros d'efforts en 2014, dont 4 Mds par une réduction de la dépense socialisée.

Parallèlement, il acte la hausse des cotis...
Lire la suite - 03-12-2013

Bâti pour répondre aux exigences obsessionnelles de réduction stricto sensu de la dépense sociale et réduire le déficit de 3,4 mds d'euros, ce PLFSS prévoit 8,5 Mds d'euros d'efforts en 2014, dont 4 Mds par une réduction de la dépense socialisée.

Parallèlement, il acte la hausse des cotisations sociales retraite des salariés pour plus de 1,5 Mds d'euros dès 2014 et tirera bénéfice de la refonte des allocations familiales actées dans la loi de finance pour 2014.

Au total, avec ce PLFSS 2014, le gouvernement annonce un véritable « choc social », qui jouera contre la croissance et l'emploi, et donc contre le financement pérenne de la Sécurité sociale.

Car fait notable, les efforts demandés pour le rétablissement des comptes de la Sécurité sociale ne pèseront pas sur les entreprises. Aucune mesure ne mettra à contribution les entreprises de manière effective. Aucune mesure ne mettra à contribution les coûts du capital (intérêts et dividendes) qui prélèvent aujourd'hui plus de 300 Mds d'euros sur la richesse produite, sans aucun retour sur l'investissement matériel, l'emploi, les salaires ou la qualification qui sont pourtant les garants de recettes futures pour la Sécurité sociale et l’État.

N'en déplaise au gouvernement, ce PLFSS 2014, pas plus que les précédents, ne sera juste ni équitable.

Pas d'étonnement donc à ce que pour la première fois dans la courte histoire des PLFSS, toutes les instances consultées pour avis se soient prononcées contre ce texte. Ni qu'il ait fait l'objet d'une bataille parlementaire tendue, dans laquelle les parlementaires communistes ont su démontrer la pertinence de leur opposition et de leurs propositions alternatives, qui a obligé à une seconde lecture, ce que ne voulait pas initialement le gouvernement.

La future réforme du financement de la protection sociale, sous couvert de « remise à plat de la fiscalité », et de la branche famille de la sécurité sociale en lien avec la réforme de la politique familiale dessinent d'ores et déjà de funestes perspectives pour les salariés, jeunes et retraités du pays. Le patronat et la finance s'en frottent les mains.

C'est pourquoi, pour le PCF et ses partenaires du Front de gauche, loin de clôturer le débat, le vote du PLFSS 2014 ouvre en grand sur une ère de batailles politiques et sociales de grande envergure afin de garantir la pérennité de notre système de protection sociale, et surtout de promouvoir une visée progressiste de sa réforme.
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Marche pour la révolution fiscale
Intervention de Pierre Laurent
Extrait de son intervention

Devant les désertions du gouvernement face à la finance, notre responsabilité est immense pour ne pas laisser le champ libre à la droite et à l'extrême droite. Il faut rétablir l'espoir sur les ruines laissées par un gouvernement qui a oublié ce qu'être de g...
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Communique de Presse
Front de gauche
Municipales de 2014
A Nemours, «  l’humain d’abord » !
A Nemours le rassemblement de toutes les composantes de gauche de notre commune se met en ordre de marche. Cette union des forces de gauche veut faire de l’humain d’abord une réalité quotidienne, en construisant un projet de vie avec les Nemouriens et Nemouriennes qui souhaitent une autre politique ...
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La réforme 2013 des retraites, une faute politique
Ce 26 novembre est un jour funeste pour la protection sociale. Le gouvernement a imposé, par un vote bloqué, sa loi de régression sociale portant la réforme des retraites.
A l'instar des lois de droite de 1993, 2003, 2010, celle de 2013 se traduira par une augmentation de la durée de cotisation, un recul de l'âge réel de départ en retraite, une diminution des pensions et dans l'immédiat une perte de pouvoir d''achat des retraité-e-s.

Avec le Conseil de sur...
Lire la suite - 26-11-2013

A l'instar des lois de droite de 1993, 2003, 2010, celle de 2013 se traduira par une augmentation de la durée de cotisation, un recul de l'âge réel de départ en retraite, une diminution des pensions et dans l'immédiat une perte de pouvoir d''achat des retraité-e-s.

Avec le Conseil de surveillance, composé de personnalités dites qualifiées et doté de pouvoirs exorbitants, c'est un recul grave de la démocratie qui vient d'être décidé.

Cette réforme a la même logique que les précédentes. Et depuis vingt ans, nous avons la même condamnation à son égard.

Pour le PCF et ses partenaires du Front de gauche, la retraite à 60 ans à taux plein reste le marqueur de gauche d'une politique sociale dont le pays a besoin.

Ci-après, message que je viens d'envoyer aux Députés de mon Département :
Madame, Monsieur le Député,

Vous venez de voter une des pires loi de notre histoire récente.

En validant cette Réforme ce sont 30 ans de lutte qui sont effacés, 20 ans de combat acharnés de millions de salariés balayés : 1995, 2003, 2010.

Ce mardi 26 novembre, est un jour sombre, par vote bloqué (auquel vous vous étiez opposé quand vous n'êtiez pas aux "Affaires"), au forcing, les sales lois retraites de la droite sont confirmées et aggravées par un Gouvernement "dit" de Gauche : départ effectif à 66 ans, 43 annuités, pillage de 2,7 milliards sur les petites retraites.

Honte à ce Gouvernement et à ces Députés Elus pour appliquer une Politique de Gauche et qui font totalement l'inverse !

Mais sachez que nous n'aurons de cesse d'annuler cette forfaiture et de combattre toutes ces mesures que la droite vous envierait !

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Député, l'expression de mes salutations.

Installation de l’Observatoire régional contre les violences faites aux femmes :
une victoire pour les Franciliennes
Pour les élu-e-s du Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France, c’est une grande victoire pour les Franciliennes.

La création de cet Observatoire, proposition du Front de gauche aux élections régionales de 2010, a été votée à l’initiative des élu-e-s du Front de gauche en décembre 2011.
Alors que 400 000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences conjugales en deux ans et 154 000 de viol entre 2010 et 2011, on estime que 10% des femmes sont victimes de violences conjugales, mais que seules 20% d’entre elles font l’objet d’un signalement.

C’est dire l’urgence de c...
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"Le gouvernement a abandonné les objectifs d'une politique de gauche, et la droite et l'extrême droite essayent d'utiliser cette colère"

"Il y a beaucoup de gens dans ce pays qui n'y arrivent plus. Ils sont à des dizaines d'euros près pour s'en sortir. L'augmentation de la TVA est une mesure extrêmement injuste, c'est l'impôt le plus injuste"

"c'est le coût du capital qu'il faut frapper"

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Didier Le Reste, responsable du Front des Luttes (Front de Gauche)
"Il est urgent de s'attaquer au coût du capital"
La colère des salariés bretons devant l'avalanche des fermetures d'usines ou des licenciements chez Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, PSA ou encore Alcatel-Lucent est légitime.
L'exaspération sociale qu'ils ressentent est partagée par une grande de majorité des salariés du pays....
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Feu vert pour le projet de plateforme public-privé à Melun :
une erreur stratégique sanitaire de première ampleur.
Nos cotisations sociales et nos impôts ne doivent pas financer la privatisation de la santé ni le renoncement aux soins.
Le projet de groupement de coopération sanitaire entre les quatre hôpitaux du sud seine-et-marne, Melun, Fontainebleau, Montereau et Nemours ne répond pas aux besoins des populations.

Il s'intègre dans un budget de rigueur où l'évolution de l'Objectif National des Dépenses d'Assur...
Lire la suite - 28-10-2013

Le projet de groupement de coopération sanitaire entre les quatre hôpitaux du sud seine-et-marne, Melun, Fontainebleau, Montereau et Nemours ne répond pas aux besoins des populations.

Il s'intègre dans un budget de rigueur où l'évolution de l'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM) n'a jamais été aussi faible avec 2,4 % d'augmentation alors que l'estimation pour répondre aux besoins est de 3,8 %. Comment espérer une bonne prise en charge hospitalière sans donner les moyens nécessaires à l'hôpital public, qui se voit au contraire imposer 440 millions d'euros d'efforts supplémentaires. A combien de suppression d'emplois et de lits correspondra cet ONDAM dans les hôpitaux publics?

Ce projet réalisé par un cabinet privé pour le compte de l'Agence Régionale de Santé (ARS) découpe l'offre de soins en part de marché. Il stipule que les activités au sein des établissements de soins doivent être suffisamment disjointes entre service public et privé lucratif pour répondre aux exigences de réduction des financements publics et au démantèlement de la Sécurité Sociale. Combien a coûté ce projet commandé par l'ARS ?

Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France, cautionne ce projet : « Ce cadre cohérent doit permettre de concilier les impératifs de proximité (la notion d'hôpital de proximité de plein exercice disparaît) et de sécurité des prises en charge des patients (diminution de l'offre de soins), tout en apportant une réponse partenariale (les activités « rentables » livrées au secteur privé lucratif et aux dépassements d'honoraire) aux enjeux de démographie médicale du territoire (pénurie des personnels soignants), dans un contexte financier exigeant.(gestion purement comptable des établissements dans un cadre de restriction budgétaire) » .

Ce projet s'est fait sans entendre les usagers, ni les élus et ne répond pas aux besoins de soins des populations. Aujourd'hui, nous constatons une augmentation du renoncement aux soins pour de plus en plus de citoyens (33%) . Le développement du secteur libéral lucratif est inscrit dans le Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale. Pour la première fois, l'évolution des dépenses de santé pour les soins de ville est supérieure à celle de l'hôpital public. Les restrictions pèsent aussi sur le médico-social, la prévention (médecine du travail, médecine scolaire, protection maternelle et infantile...) et la permanence des soins. Les restes à charge ainsi que les dépassements d'honoraires ne cessent d'augmenter pour les patients.

Il n'y a aucune remise en cause de la loi Bachelot : Hôpital-Patients-Santé-Territoire (HPST). Pourtant, la Loi de Finances de la Sécurité Sociale a essuyé un rejet unanime de tous les conseils d'administration de toutes les caisses de Sécurité Sociale.
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Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites à l'Assemblée nationale
Les députés PS seine-et-marnais ont voté le texte. La tendance PS "maintenant la gauche" s'est abstenue. Seule une députée de EELV a voté contre, les autres se sont abstenus. Le groupe Front de gauche (PCf - Fase) a voté contre.
Des amendements ont été déposés par le groupe Front de gauche (Mme Fraysse, M. Chassaigne, M. Asensi, M. Bocquet, Mme Buffet, M. Candelier, M. Carvalho, M. Charroux, M. Dolez et M. Sansu). Ceux qui suivent ont été rejetés :

AMENDEMENT N°AS233

ARTICLE ADDITIONNEL
AV...
Lire la suite - 15-10-2013

Des amendements ont été déposés par le groupe Front de gauche (Mme Fraysse, M. Chassaigne, M. Asensi, M. Bocquet, Mme Buffet, M. Candelier, M. Carvalho, M. Charroux, M. Dolez et M. Sansu). Ceux qui suivent ont été rejetés :

AMENDEMENT N°AS233

ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 241?13 du code de la sécurité sociale est abrogé.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement vise, dans le cadre de la réforme globale du financement de la protection sociale portée par les auteurs de la présente proposition de loi et afin de lever la pression à la baisse sur les salaires et sur les rentrées de cotisations sociales, à revenir sur les allègements généraux de cotisations sociales qui représentent plus des trois quarts des mesures d’exonérations et proposent la suppression de la réduction générale de cotisations patronales dite Fillon.

AMENDEMENT N°AS232

ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 242?10 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 242?10?1 ainsi rédigé : « Art. L. 242?10?1. - Les entreprises d’au moins vingt salariés et dont le nombre de salariés à temps partiel est au moins égal à 20 % du nombre total de salariés de l’entreprise, sont soumises à une majoration de 10 % des cotisations dues par l’employeur au titre des assurances sociales, des accidents du travail et des allocations familiales pour l’ensemble de leurs salariés à temps partiel. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement propose de majorer de 10 % les cotisations d’assurance sociale employeur des entreprises de plus de 20 salarié-e-s comptant dans leurs effectifs au moins 20 % de salarié-e-s à temps partiel, afin de décourager le recours au temps partiel et inciter fortement à l’accroissement de la durée d’activité. La baisse du coût du travail via les exonérations de cotisations sociales patronales, fil conducteur des politiques libérales de l’emploi, fait largement débat aujourd’hui dans la mesure où l’efficacité quantitative en matière de création d’emploi reste à chiffrer alors que les effets négatifs sur la qualité de l’emploi, l’effet « trappes à bas salaires » est démontré.

AMENDEMENT N°AS234

ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 245?16 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié : I. - A la fin du premier alinéa, le taux : « 4,5 % » est remplacé par le taux : « 12 % » ; II. - A l’avant-dernier alinéa, le taux : « 2,75 % » est remplacé par le taux : « 10,25 % ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement a pour objet de porter le taux du prélèvement social de 4,5 à 12 % sur les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values, gains ou profits, en particulier ceux réalisés sur les marchés financiers. Les réformes successives de notre système de retraites adoptées depuis 1993 ont toutes eu pour effet la réduction des droits des retraité-e-s et des futurs salariés, la baisse du niveau des pensions, et le creusement des inégalités entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre les différentes catégories de travailleurs. Cet amendement contribuera à inverser cette tendance régressive et anti sociale.

AMENDEMENT N°AS236

ARTICLE 2
Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Les auteurs de cet amendement, sont farouchement opposés à l'allongement de la durée de cotisation. Quoiqu'en dise le Gouvernement cet article constitue le cœur d'une réforme dont le principal objectif n'est pas la justice, mais bien la baisse des dépenses publiques et plus précisément sociales. Un objectif comptable imposé par la Commission européenne et le patronat.

L'objectif de 43 années de cotisations est inatteignable pour un nombre croissant de salariés, qui ne pourront dans ces conditions bénéficier d'une retraite à taux plein que plusieurs années après l'âge légal de départ en retraite. Faut il rappeler qu'un actif sur deux de plus de 60 ans est sans emploi, et que l'âge moyen de départ en retraite excède déjà l'âge légal en vigueur ? 

Cette mesure est d'autant plus inacceptable qu'elle touchera de plein fouet les jeunes qui rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail et dont les carrières sont de moins en moins linéaires. Il y a là une première contradiction avec le discours gouvernemental qui affirme ne pas vouloir faire peser les réformes de notre système de retraites sur les générations futures.

Le premier effet de cet allongement de la durée de cotisations est bien connu : il se soldera par une baisse du niveau des pensions, deuxième contradiction irréductible avec le discours gouvernemental assurant qu'il n'est pas question de baisser le niveau des pensions.

Les auteurs de cet amendement demandent donc la suppression de cet article.
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Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi la loi interdisant la fracturation hydraulique,
technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste. Les dispositions de la loi du 13 juillet 2011 visant à interdire la recherche et l’exploitation de ces hydrocarbures à partir de la fracturation hydraulique et à abroger les permis de recherche nécessitant le recours à cette technique "sont conformes à la Constitution", a estimé le Conseil constitutionnel
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Réunion nationale des animateurs de section

A l'ordre du jour : les élections municipales
Animateurs des sections, membres du Conseil national, parlementaires, maires de grandes villes... Samedi, plus de 800 dirigeants communistes sont attendus aux Docks de Paris pour débattre de l'enjeu des élections municipales et de la stratégie la mieux à même de répondre aux attentes populaires. Un débat qui intéresse le PCF, le Front de gauche et au-delà toute la gauche.

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Tribune de Jean Claude Lefort (député communiste honoraire du 94) à Manuel Valls
"tes propos me font gerber"
« Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalis...
Lire la suite - 02-10-2013

« Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc «?vocation?», selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en? Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour? devenir ou être membre de l’Union européenne: ?le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

Demande de rectificatif au journal Le Parisien
Dans son édition de ce jour, Le Parisien a publié l’article ci-contre pour relater le rassemblement sur lequel nous reviendrons dans un prochain billet et auquel notre groupe, avec d’autres organisations, avait appelé.

Nous regrettons néanmoins la présentation qui en a été faite, amalgamant les participants à «l’extrême gauche»
Nous avons transmis ce jour à la rédaction la demande de rectification ci-dessous :

Nous tenons à remercier le Parisien de s’être fait écho du succès du rassemblement anti Front national de Chelles du 30 septembre. Nous regrettons néanmoins la présentation qui en a été faite, amalgamant l...

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"le Conseil régional d’Île-de-France souhaite que la création d’une nouvelle structure métropolitaine aille de pair avec le renforcement du processus intercommunal. Ces intercommunalités de projet, lieux de coopération et d’élaboration stratégique, doivent être la base même de la construction métropolitaine".
Voeu déposé par le groupe Front de gauche PCF-GU-AC Adopté par le Conseil régional le 27 septembre 2013
(133 pour: Front de gauche PCF-GU-AC, Europe Écologie-Les Verts, UDI, UMP.
75 contre: PS, PRG-MUP, Front de gauche Parti de gauche & Alternatifs : contre)
Le PG de Mélenchon au Conseil régional est contre le renforcement des coopérations et d'élaboration de projets avec les communes, intercommunalités et départements avec la région et vote la poursuite de la métropolisation voulue par le PS. En Ile de France, c'est comme cela que le PG punit le PS!!
Le projet de loi de « modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » prévoit, dans sa version issue de l’Assemblée nationale, la création d’une Métropole du Grand Paris. L’évolution du mode de gouvernement de l’Île-de-France est depuis plus de dix ans une quest...
Lire la suite - 27-09-2013

Le projet de loi de « modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » prévoit, dans sa version issue de l’Assemblée nationale, la création d’une Métropole du Grand Paris. L’évolution du mode de gouvernement de l’Île-de-France est depuis plus de dix ans une question largement débattue. La Région y a pris toute sa part avec la création d’une commission intitulée « Scénarii pour la métropole » dont le rapport a fait date. Les réflexions nées à Paris Métropole, du Livre vert, celles de l’AIGP, de l’IAU, l’élaboration du SDRIF, la consultation des architectes… ont permis de prendre la mesure de la complexité du phénomène de métropolisation et de ses éventuelles conséquences institutionnelles. À quelques jours de la seconde lecture du projet de loi au Sénat, la parole de la Région, garante de la cohérence du territoire, et de ses élu-e-s, représentant-e-s des Francilien-ne-s, est indispensable. Comme l’indique le rapport de la commission « Scénarii pour la métropole », la Région a toujours considéré indispensable de « tirer le meilleur parti du dynamisme des collectivités franciliennes pour répondre aux défis que doivent relever le coeur de l’agglomération et, avec lui, l’ensemble de la Région ». C’est dans cet esprit de coopération avec tous les acteurs institutionnels et sociaux, avec les citoyen-ne-s, que la Région a conduit l’élaboration du Schéma directeur, en se nourrissant de dynamiques territoriales qu’elle vise à conforter et à mettre en cohérence. C’est à ce titre qu’elle a fait des intercommunalités des partenaires essentiels de la mise en oeuvre de ses politiques. Ce sont pour elles des interlocuteurs privilégiés, aux côtés des communes et des départements, parce qu’ils constituent une échelle pertinente pour la mise en oeuvre de projets et de stratégies de territoire partagées, parce qu’ils sont « l’un des meilleurs leviers pour concrétiser des projets d’aménagement ambitieux » (rapport de la commission Scénarii pour la métropole). L’évolution institutionnelle nécessaire de l’Île-de-France ne peut se dispenser d’associer des partenaires aussi essentiels, aux côtés de la Région, qui doit voir ses compétences confortées. L’heure est aux avancées concrètes, tout en laissant le temps de trouver la meilleure forme de représentation démocratique des citoyens, la meilleure forme d’association des acteurs locaux, dans une démarche ascendante. C’est le rôle de la mission de préfiguration, prévue par la loi, qui doit être dotée des moyens et pouvoirs nécessaires pour que l’évolution soit partagée et donc réussie. C’est pourquoi le Conseil régional d’Île-de-France souhaite que la création d’une nouvelle structure métropolitaine aille de pair avec le renforcement du processus intercommunal. Ces intercommunalités de projet, lieux de coopération et d’élaboration stratégique, doivent être la base même de la construction métropolitaine.
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Retraites - 80 000 cartes pétition signées sur la fête.
On continue !
Gros succès des cartes éditées par le PCF et illustrées par Tignous, Charb, Wolinski, Coco, Louison, Lardon, Lasserpe, Guillaume Duchemin, Lulu. Merci à eux.

Voici ce que François Hollande recevra dans sa boîte aux lettres dans les prochains jours :


Monsieur le Président,

Vous annoncez une nouvelle réforme des retraites, au moment où la Bourse bat à nouveau des records et les inégalités aussi !

Nous considérons que l’augmentation des richesses doit améliorer la vie du plus grand nombre et non les profits d’une minorité.

Nous avons combattu la réforme des retraites de Sarkozy. Nous ne vous avons pas élu pour la prolonger. La retraite est un choix de société, qui doit permettre de vivre en bonne santé après une vie de labeur.

La retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous c’est possible !

NOUS PROPOSONS D’AUTRES SOLUTIONS QUE L’AUGMENTATION DE LA DURÉE DE COTISATION, NOTAMMENT :
  • De bons salaires et des emplois nouveaux pour des recettes supplémentaires
  • L’égalité salariale hommes-femmes
  • La mise à contribution des revenus financiers aux cotisations sociales
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retour sur la fête de l'Humanité 2013
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Vendredi 13 septembre 19 h 00
Rendez-vous des communistes du département
Inauguration de l’Espace Seine-et-Marne(apéritif)

Samedi 14 septembre 13 h 00
Débat : « rencontre avec un médecin du travail et une inspectrice du travail » avec la participation des - Dr Nadine KHAYI , Dr Dominique HUER, médecins du travail et de - Caroline BARDOT, inspectrice du travail
Samedi 14 septembre 16 h 00
Débat : « la bataille pour l’emploi en Seine-et-Marne : Comment faire ? » avec la participation de - Valérie LESAGE, secrétaire générale de l’Union départementale CGT de Seine-et-Marne, - Eric SUEUR, Secrétaire Régional de la FSU - Charlotte BLANDIOT-FARIDE, Conseillère Régionale PCF d’Ile-de-France - Gérard EUDE, Conseiller Général PS, vice-président chargé du développement économique Animé par Alain JANVIER, membre du Conseil National.

Activités politiques :
Renforcement /adhésions Daniel GUICHARD – Margot CIMIC
Abonnement à l’Humanité Alain MASSON
Diffusion vignettes Vincent BENOIST
Accueil/Sécurité Sliman LARRAS

Les membres du conseil départemental, les secrétaires de section, sont sollicités pour participer à ces activités politiques pendant les 3 jours
Les sections de l'agglomération melunaise, de Mitry-Mory, Champs, Chelles, Nangis, Provins, Coulommiers, Lagny, Torcy et Roissy seront heureux de vous accueillir sur leurs stands avec leurs propres activités (musiques, gastronomies, débats...)...


Projet de loi Accès au logement et urbanisme rénové (Duflot II) : intervention d'A. Chassaigne (PCF, Front de gauche)
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Gaz de schiste et démocratie
LA FRACTURATION HYDRAULIQUE EXPLIQUEE
L’ADEPAD-PLUS SE BAT ET VOUS INFORME
Ce jeudi 5 septembre 2013, s'est tenue une matinée bien dense au Parlement Européen à l'initiative des eurodéputés verts, après la rencontre de la veille organisée par les Amis de la Terre Europe et Food and Water Europe. Ces deux temps d'échanges, avec des représentants d'une dizaine de pays d'Euro...
Lire la suite - 05-09-2013

Ce jeudi 5 septembre 2013, s'est tenue une matinée bien dense au Parlement Européen à l'initiative des eurodéputés verts, après la rencontre de la veille organisée par les Amis de la Terre Europe et Food and Water Europe. Ces deux temps d'échanges, avec des représentants d'une dizaine de pays d'Europe, nous ont permis d'avoir une vision en direct des luttes et mobilisations en cours dans les différents pays.

Pour les Pays-Bas, Geert Ritsema (Mileu defensie), s'est attaché à démontrer l'impact positif des mobilisations qui ont conduit les responsables politiques à prendre des décisions condamnant la fracturation hydraulique : c'est ainsi qu'il y a désormais 53 collectivités locales et 3 provinces "fracking free".

Pour les États-Unis, John Amstrong (Frackaction.com) a fait état des moratoires dans l’État de New- York, à Pittsburg, à Buffalo, et des 170 municipalités des USA déclarées "fracking free". L'Allemagne est en attente d'une loi interdisant la fracturation. La région de Cantabrie (Espagne) l'a interdite récemment (avril 2013) ainsi que 150 municipalités de Catalogne.

Rappelons également que c'est grâce aux mobilisations importantes de 2011 que le Parlement français a voté la loi Jacob en juillet 2011, loi qui interdit la fracturation hydraulique. Cependant, force est de constater que les mobilisations n'ont pas toujours les mêmes effets. A entendre les témoignages des camarades de Balcombe au Royaume-Uni (malgré les campements, les manifestations rassemblant une très grande majorité de la population locale, il y a eu des répressions violentes, une députée arrêtée, et aucune décision à l'encontre des intérêts de la société Cuadrilla), ceux des roumains (en Roumanie, 8 000 manifestants, 9 000 signataires d'une pétition), ceux des polonais (dans le sud-est de la Pologne - Zurawlow, manifestations, 100 jours d'occupation d'un site, 32 arrestations), on constate que la population a bien souvent du mal à se faire entendre.

Comment accepter ces pratiques alors que le critère politique pour un Etat pour intégrer l'Union Européenne est qu'il y ait "des institutions stables garantissant la démocratie, l'Etat de droit, le respect des minorités et leur protection" . Est-ce vraiment appliqué dans les pays sus-cités ? N'a-t-on pas clairement devant nos yeux la démonstration que les gouvernements n'ont plus la main sur l'organisation de la démocratie dans leurs pays, qu'ils écoutent davantage les sociétés transnationales que les populations, occultant à celles-ci toute décision ?

C'est d'ailleurs ce que dénonce Josh Fox dans son film Gasland II : conflits d'intérêts avérés entre l'administration des USA et les sociétés pétrolières, pots de vin, décisions d'octroi de permis prises dans une totale opacité. Nous constatons les mêmes pratiques en France, avec ministres et députés directement liés à l'industrie, ainsi que le signalait Delphine Batho dans une récente interview http://www.reporterre.net/spip.php?article4502

Et les craintes ne peuvent que se confirmer à voir les négociations qui s'engagent entre les USA et l'Union Européenne (partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement), allant dans cette même direction, celle de faciliter tous les projets des sociétés transnationales : c'est ce qui est prévu avec l'outil "investisseur – État" qui permettra aux sociétés transnationales de porter plainte auprès d'un État ou d'une collectivité territoriale qui prendrait des décisions risquant d'entraver leurs profits futurs : Chevron et les autres auront des tapis rouge devant eux pour forer là où ils l'auront décidé.

Le cas de la France est emblématique : le 24 septembre, nous saurons si l'instance politique la plus haute (le Conseil Constitutionnel) a succombé aux desiderata de la société pétrolière Schuepbach en décidant d'abroger la loi Jacob, permettant ainsi aux pétroliers de forer légalement, dès le lendemain, partout où les 57 permis sont valides.

La démocratie est en très mauvaise posture .

Assisterait-on à l'avènement d'une nouvelle ère "démocratique" ? Une démocratie que nos gouvernants modèlerait sur l'exploitation sans limites de ces nouvelles ressources énergétiques fossiles que sont les hydrocarbures non conventionnels ? Ainsi que l'analyse très justement Timothy Mitchell*, ce nouvel ordre social nécessite, pour fonctionner, que les négociations et décisions soient prises de manière opaque et fluide. Opaques et fluides comme le sont les hydrocarbures non conventionnels dans le sous-sol et les pipe-line.

Face à ce bouleversement prévisibles des démocraties occidentales, les mouvements sociaux sont plus que jamais nécessaires pour affirmer que les populations n'accepteront jamais une telle régression des droits humains, et pour affirmer l'exigence d'une véritable transition énergétique, basée sur la seule sortie de crise possible : celle d'une réduction drastique des consommations énergétiques allant vers un 100% renouvelable.

Karina Vopel, membre de la direction générale énergie à la Commision européenne, présente ce 5 septembre, a bien noté cette exigence des populations, affirmant, en réponse aux témoignages exprimés, que les gouvernements étaient à l'écoute des populations et que la commission s'attacherait à construire très rapidement un cadre approprié, permettant de bloquer toute exploitation du sous-sol ayant un impact environnemental inacceptable pour les populations.

Ne lâchons pas la pression, tant auprès des États que de l'Union Européenne et exigeons le droit des peuples à se faire entendre, ici et ailleurs.

* Carbon Democracy, Timothy Mitchell, La Découverte, août 2013 (version française)

Jacqueline Balvet Attac France
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Intervention de Pierre Laurent au Sénat sur la Syrie, le 4 septembre 2013 (CRC)

Syrie - “Ce n’est pas par la guerre qu’on peut... par CN-PCF
Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

Mes cher(e)s collègues,

Face à la tragédie dans laquelle s'enfonce la Syrie, au martyr subi par son peuple, la France est aujourd'hui devant une alternative cruciale : soit préparer la guerre en soutenant les visées de l'administration américaine en Syrie et au Proche-Orient, soit définir un rôle propre, indépendant et positif, contre les illusions de la force et les dangers de l'intervention militaire, pour une solution négociée garantissant l'arrêt des massacres et une transition vers la démocratie.


Le choix qui doit être fait est d'une grande portée pour la Syrie, pour toute la région, pour la France. Il mérite et appelle un vote du Parlement, ainsi que je l'ai demandé au président de la République dès le 27 août .

Quelque deux Français sur trois se déclarent aujourd'hu...
Lire la suite - 04-09-2013



Le choix qui doit être fait est d'une grande portée pour la Syrie, pour toute la région, pour la France. Il mérite et appelle un vote du Parlement, ainsi que je l'ai demandé au président de la République dès le 27 août .

Quelque deux Français sur trois se déclarent aujourd'hui opposés à une intervention militaire. En Europe et aux États-Unis, des constats semblables témoignent aussi d'interrogations, de réticences et d'hostilités massives à la guerre. Le choix de la guerre ne peut être le choix d'un seul homme. Devant un enjeu si crucial, dans un monde devenu si complexe, nos institutions, qui réservent au seul chef de l’État le pouvoir d'engager nos armées, témoignent de leur archaïsme. Je réitère ici notre demande solennelle : aucune décision ne doit être prise sans un vote du Parlement.

La crise syrienne est devenue une terrible guerre civile, déclenchée, il y a plus de deux ans maintenant, par la répression brutale et sauvage du régime de Bachar El Assad contre son peuple, et amplifiée depuis par l'internationalisation et l'ingérence militaire croissante des puissances régionales et internationales dans le conflit. La France n'a malheureusement pas été en reste. Le drame syrien est donc aussi une crise géopolitique internationale, dans une région, celle du Proche-Orient, où tous les conflits s'entremêlent. Dans un tel contexte, ce qui est attendu de la France c'est la capacité à proposer une perspective, une solution, un mode de règlement politique. Or, ce qui se prépare, ce que vous nous invitez à soutenir, c'est l'inverse : une intervention militaire dont les risques sont énormes et qui, on le sait, ne résoudra rien. La France ne doit pas s'y engager. Elle doit choisir une autre voie d'action. Oui, la France doit agir mais sûrement pas pour rajouter de la guerre à la guerre, du sang au sang.

Quel est le sens de l'entreprise de guerre que vous envisagez? « Punir » le régime de Bachar Al Assad ? Le « punir », dîtes-vous, pour empêcher que se renouvelle l'usage des armes chimiques. Quelle est la pertinence de ce choix, son efficacité réelle ? quelles seront ses conséquences, son utilité à faire progresser l'indispensable solution politique dont le Président de la République dit lui-même qu'elle reste la seule véritable issue ?

Est-ce que l'on peut bombarder la Syrie, des objectifs militaires, des infrastructures civiles, comme ça, pour « marquer le coup », juste « pour voir »... Comme au poker ? Sans la légalité du droit international et d'un mandat de l'ONU ? Sans évaluer les risques d'embrasement régional, notamment au Liban où dans les faits il a déjà commencé avec une succession d'attentats, de représailles et de vengeances ? Sans mesurer les conséquences pour les civils syriens, les représailles possibles du régime ? Sans prendre garde au sort de nos 2 otages dans ce pays ? Ne les oublions pas.

Le degré supplémentaire franchi dans l’horreur par l'usage massif d'armes chimiques justifie selon vous que la France entre à son tour ouvertement dans la guerre. Mais pour aller où ?

L'usage des armes chimiques est inqualifiable. C'est un crime effrayant et insoutenable. Il inscrit ceux qui l'ont commis, dans la violation manifeste des conventions qui les interdisent, à la condamnation et à la justice internationale. (…) Le devoir de la France, comme membre permanent du Conseil de sécurité, est de verser les éléments dont nous disposons à la Mission d'enquête de l'ONU pour qu'elle établisse officiellement les responsabilités. La France déclare détenir des preuves, mais rien ne la dispense des résultats de la mission de l'ONU. Rien ne l'autorise à pouvoir prétendre « punir » seule sauf à contribuer elle-même ainsi à discréditer la légalité internationale.

Face à l'amplification des crimes - « la Syrie est en chute libre, notait déjà en juin le rapport de la commission d'enquête internationale indépendante remis à l'ONU, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité sont une réalité quotidienne en Syrie. Personne n'est en train de gagner la guerre et personne ne la gagnera » - la France doit inlassablement travailler à trois objectifs : tout faire pour que cessent les hostilités ; ramener tous les belligérants, syriens et internationaux, autour de la table des négociations ; imposer une solution politique négociée qui garantisse une transition de la Syrie vers la justice et la démocratie exigée par son peuple.

L' escalade guerrière que vous nous proposez tourne le dos à ces trois exigences. Elle rajoutera de la guerre à la guerre et nous éloignera de la solution politique et négociée incontournable.

Les autorités françaises mesurent-elles avec suffisamment d'attention et de prudence les expériences désastreuses, que personne ne peut oublier dans le monde, des guerres en Irak, en Afghanistan ou en Libye ? Chaque fois, on a prétendu imposer, par la force, une prétendue solution en prenant -selon la formule consacrée- « toutes les mesures nécessaires ». Mais les gouvernements coalisés dans la guerre n'ont finalement recueilli que la poursuite de la crise, une déstabilisation profonde, voire le chaos. Le syndrome d'un modèle d'intervention libyen, dont on mesure pourtant aujourd'hui les effets désastreux, a dramatiquement marqué la diplomatie française dans la crise syrienne. Est-ce qu'avec ces guerres la démocratie a progressé ? Est-ce que la sécurité s'est renforcée ? Est-ce que les relations et les institutions internationales en sont sorties consolidées ?

Que de questions sans réponse.

Que de risques majeurs sans vision politique digne de ce nom.

Que d'échecs stratégiques sans qu'on en tire les leçons.

Encore une question. Le peuple syrien, première victime de cette crise, n'est-il pas en réalité le grand oublié de cette tragédie ? Otage, dramatiquement effacé, de la confrontation des intérêts géopolitiques de puissances, dont la Syrie est devenue une sorte de ligne de front ? En mars 2011, le peuple syrien s'est soulevé pacifiquement. Comme en Tunisie, en Égypte et ailleurs... ce fut pour les libertés, pour un État de droit, pour la justice sociale, pour la souveraineté. Ce mouvement, c'est la vérité du peuple syrien. C'est l'espoir du peuple syrien. Nous l'avons soutenu dès le départ. Ce Printemps arabe exprime la légitime volonté des peuples concernés d'affirmer leurs droits, leur dignité et d'abattre des dictatures criminelles et corrompues, comme celle de Bachar Al Assad. Cette volonté, nous l'approuvons. Nous la soutenons. En Syrie comme ailleurs.

On voit aujourd'hui combien la conquête de l'émancipation politique et sociale engagée par ces peuples est complexe et difficile. Particulièrement en Syrie où le régime, dès les premiers jours, a choisi une répression féroce et meurtrière qui n'a fait qu'accélérer la militarisation de la crise et une terrible escalade dans la confrontation armée, avec des exactions d'une sauvagerie inouïe.

Le bilan de cette crise est épouvantable : plus de 100 000 morts ; plusieurs millions de réfugiés et déplacés, des villes en dévastation et un patrimoine culturel anéanti ; une société pulvérisée par la violence des affrontements, par les divisions politiques et confessionnelles, par les atrocités de groupes salafistes, pour l'essentiel des corps étrangers à une société syrienne profondément laïque, et armés par des puissances régionales dont certaines font, paraît-il, partie de nos alliés...

Alors, oui, il faut arrêter ça !

Il faut arrêter ça pour le peuple syrien.

Il faut arrêter ça pour toutes celles et ceux qui, en 2011, avec courage, ont lancé des mobilisations pacifiques contre le régime.

Il faut arrêter ça pour faire vivre une transition démocratique.

Il faut arrêter cette escalade tragique et chercher le chemin d'une issue politique.

Une intervention militaire, dirigée par un duo isolé de puissances occidentales hors du droit, constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, aux conséquences incontrôlables.

Ce n'est pas par la guerre que l'on peut protéger les peuples et gagner une sécurité humaine.

La France doit d'urgence prendre un autre chemin, définir une vraie vision politique et prendre une forte initiative. Il y a une alternative !

Nous appelons donc les autorités françaises à proposer dès la réunion du G20 qui se tient demain une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran notamment, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait pu tracer la voie d'une telle solution il y a déjà des mois, et qu'au lieu de soutenir dès juin 2012 au lendemain de Genève I, vous avez aussitôt mis en doute. Parce que, disiez-vous à l'époque, Monsieur le ministre, l'accord alors passé ne prévoyait pas clairement la mise à l'écart de Bachar El Assad. L'occasion de stopper les massacres a été gâchée. Or, aujourd'hui, vous préconisez une intervention aux risques énormes en déclarant qu'elle ne vise pas le départ de Bachar El Assad. Où est la vision, où est la cohérence ?

La France doit cesser de se fourvoyer et reprendre l'initiative politique et diplomatique. Cela est encore possible. On voit d'ailleurs le niveau élevé des réticences politiques et des rejets populaires de la guerre en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, plus largement en Europe et même aux États-Unis. La coalition autour de Washington n'en est que plus maigre et pathétique. Non, il n'y a pas de consensus pour la guerre !

La France, Monsieur le Ministre, a mis jusqu'ici son énergie dans l'option militaire, nous vous demandons de l'investir dans une issue politique.

Au lieu d'imposer la guerre, il faut, avec détermination, avec vos alliés, avec la Russie, emmener les protagonistes syriens aux conditions d'un règlement politique, avec un calendrier et de vraies décisions qui puissent constituer une réelle avancée dans la voie de la transition démocratique attendue par le peuple syrien. La France se grandirait en agissant ainsi. Le G20 doit être utilisé pour une première et urgente concertation multilatérale, en particulier avec la Russie, les États-Unis et les autres puissances concernées.

La crise géopolitique syrienne sollicite donc, avec insistance, la France et le rôle qui devrait être le sien dans le monde d'aujourd'hui. Car cette crise majeure fait surgir immédiatement d'autres questions de grande portée internationale, en particulier l'enjeu global de la sécurité internationale, celui du désarmement et de l'élimination des armes non conventionnelles ou de destruction massive. Il n'y a pas, en effet, que les armes chimiques. Il y a aussi, notamment, les armes nucléaires et la question cruciale de la prolifération.

Lors de la Conférence des Ambassadeurs, il y a seulement quelques jours, le Président de la République, à propos de la crise sur le nucléaire iranien, a explicitement affirmé : « le temps presse (…) la menace grandit et le compte à rebours est d'ores et déjà enclenché ». Nous souhaitons, Monsieur le Ministre, que cette grave formulation - visant d'ailleurs le principal allié de la Syrie - ne soit pas l'annonce que la crise iranienne devrait elle aussi, le moment venu, passer par l'inacceptable et dangereuse phase d'une nouvelle opération militaire, de nouveaux bombardements. On dit, en effet, à Paris comme à Washington, pour la Syrie comme pour l'Iran, que « toutes les options sont sur la table »... Y compris, encore, la guerre ?

Jusqu'où oserez-vous aller ?

Je souhaite vraiment, Monsieur le Ministre, une réponse à cette question.

Le Traité de Non Prolifération doit être respecté par tous ses signataires. Il faut aller vers un désarmement nucléaire multilatéral et contrôlé. Et ni les États-Unis, ni la France, ni d'autres puissances ne peuvent se permettre d'envisager le règlement de toutes les crises par la force. C'est impensable ! Ne vous engagez pas dans un tel engrenage ! Construire une sécurité collective et humaine sur le plan international appelle tout autre chose que la guerre et les ambitions de domination qui vont avec. Et qui n'ont rien à voir avec l'exigence de paix... mais tout à voir avec des intérêts stratégiques et énergétiques. La France ne doit pas suivre Washington sur ce fil qui mène aux déstabilisations, aux désastres que nous connaissons déjà.

Un changement sur le fond de politique internationale et de conception de la sécurité s'impose. Avec un effort indispensable pour le désarmement concernant toutes les armes de destruction massive, et la nécessité de lier cette option essentielle au règlement des conflits, notamment la crise sur le nucléaire iranien, la politique israélienne et la question de Palestine, la politique de la Turquie et la question kurde...

Il est temps aussi pour la France et pour ses partenaires européens de trouver un rôle et une dynamique positive dans la refondation des stratégies de développement et de partenariat avec l'ensemble du monde arabe.

L'urgence n'est pas de faire la guerre. Elle est de construire un avenir commun pour tous les peuples dans cette région cruciale de la Méditerranée et du Proche-Orient.

Saurons-nous, en Syrie et ailleurs, commencer à relever ce formidable défi ? Nous pensons pour notre part que la France, si elle le décide, en a la force.

Discours de clôture de Pierre Laurent
le 01/09/2013, les Karellis ( Savoie )
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Syrie: la France doit cesser ses choix belligérants. Dès le début, elle a fait le choix d'armer les opposants au régime de Bachar Al Assad. Elle a fait le choix de la mort.
Selon Washington, toutes les options sont sur la table concernant la Syrie. Cependant, plus les heures passent, plus c'est l'option d'une intervention militaire de quelques puissances, dont la France, qui se précise.
L'escalade de la confrontation militaire provoquée par le régime syrien suscite de très graves inquiétudes.

Les bombardements à l'arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad, ont fait franchir un pas spécifique et particulièrement criminel dans l'horreur...
Lire la suite - 26-08-2013

L'escalade de la confrontation militaire provoquée par le régime syrien suscite de très graves inquiétudes.

Les bombardements à l'arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad, ont fait franchir un pas spécifique et particulièrement criminel dans l'horreur. Il faut encore que toute la lumière soit faite sur ces bombardements… Mais les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont maintenant renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée.

La crise syrienne est devenue dans les faits une crise géo-politique internationale. Le bilan de cette confrontation est effroyable : environ 100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés dont un million d'enfants, un pays dévasté, des villes en cours de destruction, une société pulvérisée par une violence et des affrontements internes directement soutenus par des États et différents acteurs politiques de la région. Il faut arrêter ça ! Les affrontements avaient déjà franchi le seuil de l'inhumanité avec des exactions d'une sauvagerie rarement égalée, comme ces civils égorgés vivants par des groupes salafistes se situant dans l'opposition.

Aujourd'hui, une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d'un embrasement au Moyen-Orient, notamment d'une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent.

Laurent Fabius, qui prétend faire de la France "une puissance repère", appelle hier à une réaction de force. Il dit aujourd'hui que la solution "reste politique"... La France doit maintenant parler clair et prendre une forte initiative.

Le Parti communiste français appelle les autorités françaises à prendre l'initiative d'une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a déjà des mois. Il faut aussi obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.

Chacun doit maintenant mesurer sérieusement la responsabilité qu'il doit prendre. Il y a urgence.

Le PCF organise une vente solidaire de fruits et légumes avec les producteurs du Lot-et-Garonne du MODEF (syndicat agricole) pour montrer qu'on peut vendre au juste prix
LES COMMUNISTES SE MOBILISENT CONTRE LA VIE CHÈRE
NECTARINES, PRUNES ROUGES, POIRES, MELONS, TOMATES, POMMES DE TERRE, HARICOTS VERTS, SALADES
Seulement 11 % des français consomment 5 fruits et légumes par jour. 43 % des personnes en mangent insuffisamment et évoquent leurs prix comme premier obstacle.

Des prix qui flambent, depuis l'été 2012 le prix moyen des fruits à augmenté de 14% et celui des légumes de 17%. Une hausse jamais e...
Lire la suite - 22-08-2013

Seulement 11 % des français consomment 5 fruits et légumes par jour. 43 % des personnes en mangent insuffisamment et évoquent leurs prix comme premier obstacle.

Des prix qui flambent, depuis l'été 2012 le prix moyen des fruits à augmenté de 14% et celui des légumes de 17%. Une hausse jamais enregistrée pour les fruits ! Salades (+ 21%), melons (+ 28%), pommes (+ 30%)...

Des importations massives : justifiées par la grande distribution pour palier aux aléas météorologiques de la production française. Des produits importés moins chers que les productions locales, mais des marges GMS plus importantes.

Des prix aux producteurs qui ne suivent pas l'augmentation des prix consommateurs. Ainsi un kilo de tomates est payé 80 cts € aux producteurs contre 70 cts € l'an dernier. Des prix producteurs divisés par deux en 20 ans.

Sur 100 euros de panier alimentaire seulement 7 euros pour les producteurs

les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous

Des engagements
  • Une agriculture qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire. Une alimentation qui réponde au besoins humains et non aux spéculateurs.
  • Vivre dignement de son travail est légitime. Augmenter les salaires, revaloriser les pensions et porter le SMIC à 1700 euros c'est retrouver du pouvoir d'achat. Une juste rémunération du travail paysan et des salariés agricoles est la condition du développement de l'emploi agricole.
  • L'agriculture paysanne permettrait de garantir une alimentation de qualité, nutritive et gustative à tous. D'engager la transition écologique de l'agriculture.


Des mesures concrètes
  • Blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.
  • Taxer les importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l'environnement.
  • Soutenir des Politiques Publiques Agricoles. Planifier la production, réguler les marchés (calendrier d'importation), préserver le foncier, soutenir les exploitations et filières les plus fragiles.


Des propositions législatives
  • Obligation d'indication d'origine des produits agricoles et de la mer, transformés ou non.
  • Encadrer les marges de la grande distribution par la mise en place d'un coefficient multiplicateur.
  • Une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.


lieux de vente

A Paris, cette vente solidaire de fruits et légumes se déroulera dès 8 heures, Place de la Bastille.

Olivier Dartigolles, porte parole, Xavier Compain, responsable à l'agriculture et Igor Zamichiei, secrétaire de la Fédération de Paris, seront présents. La délégation du PCF ira porter à l'Hôtel Matignon à 10h30 un caddy de fruits et de légumes à l'attention du Premier ministre pour démontrer, produits de la vente à l'appui, qu'il est possible d'avoir des fruits et légumes de qualité et au meilleur prix.

Les points de vente dans les Hauts-de-Seine (92) ce 22 août

Bagneux - 9h30 - 11h : quartier de la Pierre Plate, sur le parking à côté de la piscine (devant le centre socioculturel Jacques Prévert, croisement des rues Mozart et Debussy)

Gennevilliers - 9h30 - 10h30 : quartier des Agnettes parking Victor Hugo - 10h45 - 11h30 : Place du marché du Luth- 12h - 13h : Ferme de l'horloge au Village - 14h45 - 15h45 : Grésillons face à l'Espace - 16h - 17h30 : parvis de la mairie

Nanterre - 9h : quartier du Petit Nanterre (5 allée des Iris) - 11h : Quartier Parc Nord (Esplanade Charles de Gaulle)

Les points de ventes en Seine Saint Denis (93)

Aubervilliers -17h30 quartier de la Maladrerie 156 rue Danielle Casanova (angle allée Georges Leblanc)

Bagnolet -10h quartier Malassis place du 17 octobre 1961, rue Pierre Curie -10H00 Centre Sud 78, rue Robespierre (devant la Butte aux Pinsons)

Bobigny -9h30 Place de la Libération

La Courneuve -10h30 place de la fraternité -12h restaurant personnel communal -16h à 17h30 centre commercial Verlaine -18h Boulangerie Anatole France -18h Franprix Centre ville

Montreuil -17h : Quartier de la Noue- barrière de l’AFUL -17h place Le Morillon -17h Quartier Espoir angle rue du Capitaine Dreyfus et av du président Wilson

Noisy le Sec -17h30 à 20h au local du PCF, 27 rue Henri Barbusse

Pantin -16h30 avenue Jean Lolive, en face métro Eglise de Pantin au « mail Charles de Gaulle » -17h avenue Jean Lolive Métro Hoche, devant centre commercial

Saint-Ouen -17h30 place Peyret -17h30 place de la Mairie -18h devant la boulangerie Vieux Saint-Ouen

Saint-Denis -18h15 place Jean Jaurès

Tremblay en France -18h Quartier du vert galant, place du bicentenaire -17h centre ville, cours de la République

Les points de ventes en Seine dans le Val-de-Marne (94)

La Queue en Brie -9 h 30 – parking devant la Mairie, Avenue du Maréchal Mortier

Vitry -12 h 00 – Parvis de la Mairie -14 h 00 – Section du PCF: Place de l’église -18 h 00 – Cité Colonel Fabien, près du monument -18 h 00 – Cité Balzac près du centre social -18 h 00 – Quartier du 8 mai 1945, cité Rosenberg (près du marché) -18h – Cité Stalingrad, 133 bd Stalingrad

Boissy 10 h 30 - Quartier de la Haie Griselle – rue Gaston Roulleau face au centre Social Michel Catonné.

Villejuif -16 h 00 – Esplanade Pierre Yves Cosnier (face à la mairie) -17 h 00 – Marché d'Ivry, avenue Karl Marx

Valenton 8 h 00 – Place du Marché

Créteil 10 h 00 – Marché du Mont Mesly - (rue Juliette Savar)

Bonneuil -10 h 00 – Avenue du Colonel Fabien – en face de la Pharmacie. -10 h 00 – Avenue Jean Moulin – devant le laboratoire -10 h 30 – Place de la Liberté -12 h 00 – Mairie.

Fontenay -10 h 30- Dalle de la Redoute cité Romain Rolland -18 h 00 – Esplanade Maximilien Robespierre –Quartier Bois Cadet -18 h 00 – Quartier des Larris -18h00 – Quartier Jean Zay

Champigny -09h30 – Cité Bois l’Abbé, Place Rodin -09 h 30 – Mordacs, Arrêt de bus « avenue du 11 Novembre 1918 » -12h – Mairie (en face de la CAF) -14 h à 16 h – Plateau – Sur le parking, Avenue de Coeuilly -14h30 Quatre cités, Square des impôts -17h Jean Vilar -17 h Boullereaux

Ivry -8 h 00 – Devant la Mairie

Orly -11 h00 – 14 h 00 – Section du PCF d’entreprise de l’Aéroport d’Orly – 2 rue Georges Beaudelaire

Chevilly -18 h 30 à la « Maison pour tous » 23, rue du Béarn.

Le Kremlin Bicêtre -18 h 00 devant la piscine, avenue Charles Gide
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rendez-vous national des diffuseurs de la vignette-bon de soutien et des artisans de la fête de l'Humanité
mardi 20 aout à partir de 18h à la maison des communistes de Saint-Denis, 37 bis rue Paul Eluard.

En présence de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
Pour ceux qui l’auraient oublié, la Fête de l’Humanité n’est pas un festival musical traditionnel, loin de là. Depuis plus de 80 ans (avec quelques années d’interruption pendant la deuxième guerre mondiale), cet évènement festif, social et solidaire a pris de plus en plus d’ampleur. Du même coup, la...

Des propositions alternatives pour le financement des retraites
Par Catherine Mills, Maître de Conférences honoraire à l’Université Paris-I Panthéon Sorbonne, et Frédéric Rauch, Rédacteur en chef de la revue Économie et Politique. Projet de loi fin août et débat parlementaire achevé mi-octobre, le gouvernement a choisi la précipitation. Il espère ainsi juguler le mouvement social et tuer le débat public.

DOSSIER RETRAITE
Pourtant, la catastrophe démographique n’aura pas lieu. Avec un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme, l’augmentation du nombre de retraités est compensée par l’arrivée d’actifs sur le marché du travail. De même, en deçà des prévisions et des déficits passés, le déséquilibre de la branche vieil...
Lire la suite - 20-08-2013

Pourtant, la catastrophe démographique n’aura pas lieu. Avec un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme, l’augmentation du nombre de retraités est compensée par l’arrivée d’actifs sur le marché du travail. De même, en deçà des prévisions et des déficits passés, le déséquilibre de la branche vieillesse ne dépassera pas 4,5 milliards d’euros cette année. Et la progression du besoin de financement des régimes d’ici à 2020 plafonnera à 1% du produit intérieur brut (PIB). Soit pas plus de 20 milliards d’euros. L’équivalent du coût annuel du crédit d’impôt compétitivité-emploi!

Mais l’équilibre des comptes reste l’obsession de François Hollande. Il l’a répété lors de la conférence sociale de juin: «Nous avons deux obligations, renflouer les régimes d’ici 2020, et, au-delà, les équilibrer durablement.» Retraités et actifs en feront les frais. À long terme, avec la flexibilité maximale de l’emploi (avec l’ANI en 2013) et la crise, l’allongement de la durée de cotisation à 44 ans conduira à une réduction du niveau des pensions des futurs retraités, qui s’ajoutera à celles des réformes engagées depuis 1993. À court terme, sur la base du rapport Moreau, les ménages devront mettre la main à la poche à hauteur de 10,6 milliards d’euros: 7 pour les retraités et 3,6 pour les actifs.

Quant aux entreprises, le rapport évoque une hausse des cotisations patronales (+ 0,1%, soit 3 milliards d’euros), mais souligne dans la foulée qu’elle nuirait à leur compétitivité. C’est négliger à bon compte qu’elles en récupéreront une bonne partie en exonérations de cotisations et que cette hausse ne comblera pas le recul depuis 1993 des cotisations patronales dans le financement de la Sécurité sociale (-0,7%).

Au final, il n’y aura donc pas plus de justice ni d’effort partagé dans cette réforme qu’il n’y en avait dans les précédentes.

Cependant, le gouvernement va plus loin que ses prédécesseurs avec la création d’un comité de pilotage des retraites. Composé d’experts «indépendants», ce comité aurait pour mission d’assurer l’équilibre financier à moyen et long termes des régimes de retraite, en faisant évoluer en permanence les paramètres, les critères et les modes de calcul des pensions. Ses conclusions seraient transposées sans négociations ni débat public dans les projets de loi de financement de la Sécurité sociale. Ainsi, «pour éviter une réforme tous les trois ans», durée de cotisation, âge légal ouvrant droit à pension, niveau de la pension servie, modalités d’indexation… seraient constamment évolutifs. La réforme de septembre serait alors systémique.

Cette «règle d’or» appliquée aux régimes de retraite entérinerait définitivement le plafonnement des pensions servies, pour le plus grand bonheur des complémentaires privées. Et sans le dire, elle changerait la logique de notre système de retraite. D’un système à «cotisation définie-prestation définie», nous glisserions vers un système à «cotisation indéfinie-prestation indéfinie». Chaque assuré social contribuerait toujours plus mais sans savoir ce qu’il percevra une fois à la retraite ni pendant sa retraite, condamnant chaque retraité à l’insécurité perpétuelle sur sa pension de base et à des retraites complémentaires par capitalisation.

Le gouvernement donnerait ainsi corps aux recommandations de la Commission européenne et au programme de réforme structurelle des retraites de la Banque mondiale, visant toutes deux la mise en place d’un système de retraite multipilier (retraite obligatoire de base publique, retraite obligatoire d’entreprise par capitalisation, retraite individuelle par capitalisation). Et il signerait la mort de notre système de Sécurité sociale, des grands principes de solidarité et d’universalité qui l’ont forgé.

Face au désastre, la responsabilité de la gauche qui n’a pas renoncé au changement et du mouvement syndical est immense. La réussite de l’initiative interprofessionnelle du 10 septembre doit être massive pour donner l’élan nécessaire à la riposte sociale et ouvrir l’alternative.

Notre système de retraite par répartition ne souffre pas d’un excès de dépenses, mais d’une insuffisance de recettes. Insuffisance imputable aux effets de la crise sur l’emploi et la masse salariale, à la politique d’austérité conduite en France et en Europe, et aux logiques financières des entreprises jouant la valeur pour l’actionnaire contre l’emploi et les salaires. Lorsque les salariés perdent 1 point de masse salariale, le système des retraites perd 0,8 milliard d’euros de recettes. Lorsque le pays compte 100000 chômeurs de plus, le financement des retraites perd 1 milliard d’euros. Développer l’emploi et les salaires, c’est donc la condition d’une sécurisation de nos retraites! Et c’est possible.

Voici quatre pistes de propositions alternatives qui le démontrent.

1 La première consiste à sortir d’abord du cadre idéologique imposé par le patronat sur le coût du travail. Car ce qui plombe la compétitivité et l’emploi des entreprises françaises, ce n’est pas le coût du travail mais le coût du capital. Elles paient par an deux fois plus de frais financiers (charges d’intérêt et dividendes) que de cotisations sociales patronales. C’est ce cancer financier qu’il faut combattre. Pour cela, nous proposons la sécurisation de l’emploi et de la formation, de nouveaux pouvoirs des salariés sur les gestions des entreprises, un pôle financier public et un crédit sélectif pour l’emploi et la formation...

2 La deuxième piste est de renforcer l’articulation entre le financement des retraites et l’entreprise, par une réforme visant le développement des cotisations sociales qui s’oppose à la financiarisation et à la fiscalisation. C’est le rôle de la modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la politique salariale, d’emploi et de formation des entreprises. Lorsqu’une entreprise diminue la part de ses salaires et emplois dans sa valeur ajoutée pour accroître sa rentabilité financière, son taux de cotisation est augmenté. À l’inverse, si elle l’augmente, son taux de cotisation est relativement abaissé. Loin d’être une exonération déguisée aux entreprises, cette modulation contribuerait à faire pression sur les logiques financières des entreprises et à les pousser à accroître le volume d’emplois et le niveau des salaires.

3 Un troisième axe serait de supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales. Inventées pour créer des emplois, elles sont inefficaces et coûteuses (290 milliards d’euros en vingt ans). Centrées sur les bas salaires, elles tirent vers le bas l’échelle des salaires et minent les recettes de la Sécurité sociale.

4 Enfin, quatrième volet, il s’agit d’instaurer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever dès 2014 plus de 80 milliards d’euros de recettes nouvelles pour la Sécurité sociale, dont 30 pour notre système de retraite solidaire. Cela permettrait de revenir sur les régressions passées et d’améliorer pensions et minima sociaux. Mieux, en augmentant le coût de la financiarisation, elle inciterait les entreprises à privilégier la croissance réelle, au bénéfice de la Sécurité sociale, de la retraite par répartition, au lieu de condamner à la capitalisation.

Lisibles, crédibles, cohérentes et rassembleuses, ces alternatives participent de la construction du rapport de forces et d’une réforme socialement efficace de notre système de retraite.
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Unité de la gauche, le PCF invite le PS à débattre
Bousculé par Jean-Luc Mélenchon ce weekend dans une interview accordée au JDD, le PS, par la voix d’Assouline, accuse le co-pérsident du PG de chercher à empêcher l'unité de la gauche et enjoint le PCF à se dissocier de l’ancien candidat du Front de gauche. Olivier Dartigolles lui répond par un appel au débat.
"Pour la première fois, un gouvernement qui se dit de gauche va faire reculer une conquête sociale. C’est un drame » rapportait Jean-Luc Mélenchon au JDD à propos de la réforme des retraites à venir. Un rappel cruel à la réalité qui n’a guère plus au PS, qui accuse en retour l’ancien candidat du Fro...
Lire la suite - 19-08-2013

"Pour la première fois, un gouvernement qui se dit de gauche va faire reculer une conquête sociale. C’est un drame » rapportait Jean-Luc Mélenchon au JDD à propos de la réforme des retraites à venir. Un rappel cruel à la réalité qui n’a guère plus au PS, qui accuse en retour l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de n’avoir d’ennemi qu’à gauche. "Ses rentrées politiques et ses tentatives de rebond se suivent et se ressemblent : haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d'autre que le débat démocratique." dénonce David Assouline, porte parole du Parti socialiste en réponse. En accusant le PG de chercher à empêcher l’unité de la gauche, le PS appelle le PCF à se désolidariser "de ces propos et de ces outrances." Mélenchon s’en prend également à Manuel Valls qui a selon lui "pollué une partie de l’été avec la question du voile. […] En plus il se permet de gourmander publiquement la ministre de la Justice et de la repeindre en laxiste. C’est incroyable : il en est à défendre la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy !". Et n’en déplaise à Assouline, Olivier Dartigolles du PCF lui répond en jugeant que « les sujets traités par Manuel Valls au cours des dernières semaines ne font pas partie de ces urgences. L'activisme estival du ministre de l'intérieur ne doit pas nous détourner de l'essentiel : l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat, les retraites." Il rappelle que "depuis la victoire de la gauche, rassemblée au second tour de l'élection présidentielle après 10 années avec la droite aux affaires, nous ne cessons d'appeler à une politique de gauche pour le changement". "Je me rends, pour le PCF, à l’Université d’été du PS qui se tiendra le week-end prochain à La Rochelle. David Assouline accepterait-il d'en débattre à cette occasion ?"

Gaz de schiste : « une exploitation impensable, une exploration à stopper ! »

Le 6 août, le pétrolier américain Hess Oil a commencé à forer sur la plateforme de la Petite Brosse, à Jouarre (Seine-et-Marne) et ce, malgré une forte mobilisation qui a réuni plus de 500 personnes devant le site samedi dernier, suite à l’appel du collectif du pays Fertois « pour un rassemblement contre le pétrole de schiste ».
L’exploitation et l’exploration des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique de la roche mère est un non sens, tant les risques avérés sur la santé publique et les dégâts environnementaux sont grands. Les tristes exemples des États-Unis ou de la Pologne sont là pour nous le montrer. Le PCF soutient les luttes engagées par les associations, les élus et militants locaux contre les gaz de schiste.
Le PCF réaffirme son opposition à l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Les risques sanitaires et les dégâts environnementaux qu’ils provoquent vont à l’encontre de l’idée défendue par les communistes d’un développement humain durable. L’avenir énergétique de la France ne pa...

Fête de l'Humanité
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L’ Accès aux soins en mauvaise santé dans le Sud Seine et Marnais
Constat : Depuis des années, des coups importants mettent à mal notre système de soins et de protection sociale et donc notre droit à la santé. Leurs politiques de santé ne fonctionnent pas.
Repenser et repanser l’Hôpital

Nous voulons un système de santé publique remboursée exclusivement par la sécurité sociale.

Nous voulons porter une approche globale de la santé où l'hôpital public de plein exercice serait la colonne vertébrale du maillage sanitaire. Il faut re...
Lire la suite - 04-07-2013

Repenser et repanser l’Hôpital

Nous voulons un système de santé publique remboursée exclusivement par la sécurité sociale.

Nous voulons porter une approche globale de la santé où l'hôpital public de plein exercice serait la colonne vertébrale du maillage sanitaire. Il faut repenser la liaison ville/hôpital avec des centres de santé non lucratifs où le parcours de soin des patients serait pris dans leur globalité et des mises en place de réseaux de santé intégrant la prévention, le médico-social, la médecine du travail et l'ensemble des facteurs sociaux. Il faut repenser la coopération entre les hôpitaux. Elle ne peut pas se faire en terme de part de marché sur telle ou telle activité en fonction des agréments donnés aux structures privées comme c'est le cas avec le projet de Groupement de Coopération Sanitaire des 4 hôpitaux. Les hôpitaux doivent avoir leur autonomie propre tout en ayant un réseau d'échanges d'expériences pour répondre aux besoins de santé d'une population soumise à des inégalités territoriales et sociales.

Il faut repanser l'hôpital en lui donnant les moyens financiers et humains.

Nous proposons une autre politique de santé.

  • redonner toute sa place à la Sécurité sociale, universelle, solidaire, pour tous avec une prise en charge à 100%
  • l’interdiction des dépassements d’honoraires
  • l’arrêt immédiat de toutes les restructurations hospitalières
  • la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales
  • la formation et le recrutement de personnels
  • la psychiatrie a pour mission de soigner des personnes en souffrance et non de traiter des symptômes, ni de normaliser les populations
  • la mise en place d’un service de santé publique de proximité avec le développement des centres de santé non lucratifs
  • une politique du médicament s’attaquant aux grands groupes pharmaceutiques qui pillent la Sécurité sociale pour distribuer aux actionnaires des milliards d’euros par an avec un pôle public du médicament
  • la mise en place d’une réelle démocratie sanitaire basée sur la définition des besoins, offrant à tous la possibilité de participer aux choix à faire en matière d’équipements et d’infrastructures
  • retrouver un partage des richesses favorable aux travailleurs et non aux actionnaires implique de s’attaquer au coût exorbitant du capital : augmenter les salaires et cotisations sociales, soumettre tous les produits du travail aux cotisations sociales (stock-options, retraites-chapeaux, épargne salariale…) et aller chercher les milliards d’euros de la fraude patronale !


Si ce programme est libéralement incompatible, il est par contre, humainement possible, urgent et nécessaire.
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14 milliards d’euros d’économies sont programmés dans le budget 2014
Dans un rapport préalable au débat d’orientation des finances publiques, qui s’ouvre demain à l’Assemblée nationale, le rapporteur général du Budget, Christian Eckert annonce prévoient des coupes franches d’un total de 14 milliards d’euros : 1, 5 milliards retirés aux collectivités locales, 5 milliards otés à la Sécurité sociale et 7, 5 milliards retranchés au budget de l’Etat.

Télécharger le rapport

Les ministères "non prioritaires" verront leurs crédits chuter : l’Écologie (- 7 %), l’Économie (- 6,6 %), l’Agriculture (- 5,4 %), Culture (- 2,8 %) seront les plus touchés.

"Bruxelles nous a donné deux ans supplémentaires pour arriver en dessous des 3%. Ca pourrait être 3,5% en 2014 et ...

Pierre Laurent, invité des 4 vérités sur France2
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Nous vous invitons à venir partager un moment fort, politique et festif lors du premier rendez-vous départemental de la diffusion de la vignette-bon de soutien le jeudi 27 juin à la fédération....

L'accord transatlantique entre les États-Unis et l'Union européenne
L’argument utilisé par les encenseurs de ce projet est simple : des gains économiques significatifs chiffrés à 119,2 milliards de dollars pour l’UE et de 94,2 pour les États-Unis. Cette augmentation de la croissance est toutefois soumise, à leurs yeux, à une condition : l’élimination de toutes les ...

Conférence sociale : « aucune justice dans le démantèlement de la retraite à 60 ans »
Peu convaincante, brouillonne et poussive...
l'ouverture de la deuxième conférence sociale par le Président de la République ne restera pas dans les annales. Sa longue allocution s'est résumée à un très malhabile service après-vente des politiques gouvernementales et une justification bancale de sa réforme des retraites.

Pour le Pr...
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ASSISES 16 JUIN
Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Les forces existent pour conduire une vraie politique de gauche
Nous vivons une journée importante. Quand j’ai lancé l’idée de ces assises – idée immédiatement reprise par les formations du Front de gauche et accueillie positivement par celles et ceux que j’ai contactés et qui sont réunis ici – j’avais une conviction. Cette conviction est la suivante : des forces existent pour sortir notre pays de l’austérité. Des forces existent pour engager la France dans une autre voie que celle qui la condamne à avancer sous les injonctions de l’Union européenne et de la troïka. Des forces existent pour construire une véritable politique de gauche dans le pays. Nous ne sommes pas condamnés à subir. Nous ne voulons pas de cette situation, ni être de ceux qui constatent le déroulement de la catastrophe annoncée.
Nous avons la responsabilité de modifier les choses. Je suis persuadé que depuis l’année dernière – depuis la formidable campagne que nous avons menée et qui nous a permis de battre Sarkozy – que ces forces sont potentiellement majoritaires dans le pays.

Mais il fallait leur donner la...
Lire la suite - 19-06-2013

Nous avons la responsabilité de modifier les choses. Je suis persuadé que depuis l’année dernière – depuis la formidable campagne que nous avons menée et qui nous a permis de battre Sarkozy – que ces forces sont potentiellement majoritaires dans le pays.

Mais il fallait leur donner la possibilité de se remettre en chemin et prendre pour cela une initiative. C’est ce que nous avons fait. Et le fait que nous soyons si nombreux, que tant de forces, tant de personnalités aient répondu présent – dans, il faut le dire, une indifférence médiatique générale –, montre combien ça correspond à un besoin. Rien n’est plus urgent que de rassembler ces forces qui continuent de vouloir le changement, qui continuent de vouloir un autre chemin que celui de l’austérité et de la compétitivité qu’on veut nous imposer. C’est cette tâche que nous nous fixons et que nous avons commencée aujourd’hui.

Non, notre peuple n’est pas résigné. Regardez la formidable grève que viennent de mener les cheminots. Regardez les mobilisations sur tous les fronts : social, économique, écologique… Le peuple n’est pas résigné à l’austérité. Mais il faut l’aider à trouver les formes politiques afin qu’il puisse exprimer ses exigences. Nous allons prendre nos responsabilités. Les solutions existent.

Mais aujourd’hui le système est verrouillé. Les leviers du système présidentiel sont confisqués et le système politique est bloqué. Il faut donc construire le chemin qui permette de déverrouiller la situation. Sinon, nous continuerons d’avoir les mêmes discours. Depuis 2008 on a l’impression que du côté des forces libérales, il n’y a pas d’idées nouvelles et beaucoup d’incompétence. A chaque fois ils nous expliquent qu’ils vont nous sortir de la situation. Mais à chaque fois, la situation s’aggrave. Il fallait donc rassembler et mettre en action la gauche vivante, la gauche politique et sociale et la faire travailler pour construire progressivement le front populaire – on l’appelle comme on veut – qui permettra de sortir de la situation. Je suis persuadé que ces idées-là existent dans notre pays. Elles sont travaillées par des forces immenses et la question qui se pose est de savoir jusqu’où ils sont capables d’aller pour empêcher ces solutions de prendre le pouvoir. Parce qu’à chaque fois que cette majorité s’exprime, ça a été le cas en 2005 puis en 2010 au moment de la bataille des retraites, c’était encore le cas en 2012, ils cherchent par tous les moyens à étouffer cet élan démocratique. Nous ne pouvons accepter cette conduite autoritaire des politiques qui devient un mode de gouvernement. Ce que nous faisons aujourd’hui est donc aussi une œuvre démocratique pour faire respecter le choix du peuple de notre pays et des peuples européens.

Les solutions existent.

Oui, il faut mettre au pas ces politiques d’austérité parce qu’elles enfoncent dramatiquement tous les peuples européens. Il faut les remplacer par des politiques de relance sociale massive. Les salaires sont trop bas dans ce pays. Les retraites sont à un taux inacceptable. Les gens n’en peuvent plus. Il n’y a pas de solutions à la crise sans un développement social durable. Nous ne pouvons construire une sortie de la crise qui s’oppose au développement social. C’est une aberration humaine. C’est une aberration économique.

C’est une aberration financière. Nous proposons donc de prendre le problème à l’opposé de ce qui se fait aujourd’hui.

Prenons le dossier des retraites. Le rapport Moreau avance l’idée qu’il y aurait plusieurs pistes de travail et qu’il faudrait choisir entre ces solutions. C’est faux ! Dans le rapport Moreau il n’y a qu’une alternative.

Celle de baisser les pensions avec plusieurs moyens de le faire. C’est toujours la même solution. Nous en proposons d’autres. Parlons des recettes, de la qualité de l’emploi, de l’augmentation des salaires et on verra qu’il y a d’autres solutions que ce modèle de société qu’on nous propose et qui conduira à des millions de retraités pauvres pendant que les jeunes sont plongés dans la précarité et le chômage. La question des retraites est une question de société. C’est comme cela que nous entendons la traiter.

C’est pourquoi nous refusons le débat à marche forcée pour boucler le sujet durant l’été. Ce n’est pas comme cela qu’il faut procéder.

Nous voulons parler de relance industrielle qui permette de répondre aux besoins du pays et de conduire une transition énergétique réussie. La question industrielle et la question écologique doivent être traitées ensemble, car c’est une même et seule question. Je suis certain que si on affronte le débat ainsi nous trouverons des convergences et des chemins plus intelligents que ceux qu’on nous propose aujourd’hui. Car chaque emploi supprimé c’est la note écologie de la France qui se dégrade parce que les produits dont nous avons besoin viendront de plus loin dans le monde et seront fabriqués dans des conditions sociales déplorables. Il nous faut remettre la main sur les ressources financières. Le gouvernement a raté de belles occasions de changer les choses. Il n’a pas fait la réforme fiscale attendue et les mesures contre la fraude fiscale ne ressemblent à rien de ce qu’il faut. Il faut reprendre ces deux chantiers. Il faut remettre la main sur le système bancaire et financier avec des critères différents afin de lutter efficacement contre la fraude fiscale qui se monte – tout le monde le reconnaît aujourd’hui – à 80 milliards d’euros. Il est urgent de réorganiser la maîtrise sociale, politique, nationale sur les ressources du pays.

Il nous faut mener la bataille pour un nouveau projet européen. Nous n’acceptons pas les lois qui nous sont proposées. Un mot sur le grand marché transatlantique.

L’Amérique latine tout entière – trente-trois pays d’Amérique du Sud et des Caraïbes – a refusé le grand marché de libre-échange proposé par les États-Unis. Alors, au nom de quoi les Européens ne seraient pas capables de le faire, eux aussi. Il n’y a aucune obligation. Il y a d’autres coopérations à construire en Europe et dans le monde.

Enfin, il faut reconstruire la démocratie et la souveraineté du peuple. C’est vrai au niveau européen. C’est vrai en ce qui concerne les décisions nationales. C’est vrai encore dans les communes dont on ampute sans cesse les pouvoirs. De ce point de vue, nous sommes très inquiets de ce qui se prépare avec l’acte III tel qu’il est aujourd’hui envisagé.

Toutes ces idées sont mises en débat. A nous de nous mettre au travail – toutes les forces réunies ici et celles qui ne le sont pas mais qui veulent travailler avec nous – pour les rendre majoritaires et gagner le changement pour lequel les électeurs se sont prononcés à la présidentielle. Nous ne renoncerons jamais. Nous ne lâcherons rien. Nous allons continuer la bataille.
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Changer de cap en France et en Europe
Plus de 40 organisations politiques à gauche, syndicales, associatives, des personnalités... ont décidé de débattre lors d’assises le 16 juin prochain à la Halle Dufriche de Montreuil pour créer les convergences nécessaires à un changement de cap en France et en Europe.


Programme Matinée de 9h30 à 12h30 - Tables rondes

* Quelles ruptures démocratiques, quelle république ?

* Comment s’émanciper des marchés financiers ?

* Retraites : vivre plus longtemps, faut-il travailler plus longtemps ?

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Assises du 16 juin: « une étape pour changer de cap » (Front de gauche)
Pour le Front de gauche, après le succès de la marche du 5 mai, celui des Assises du 16 juin ouvre une perspective et un espoir à gauche.

Plus de 2000 participants, 7000 connexions vidéo pour suivre les ateliers et la plénière, 70 intervenants représentants ou personnalités issues de plus...
Lire la suite - 16-06-2013

Pour le Front de gauche, après le succès de la marche du 5 mai, celui des Assises du 16 juin ouvre une perspective et un espoir à gauche.

Plus de 2000 participants, 7000 connexions vidéo pour suivre les ateliers et la plénière, 70 intervenants représentants ou personnalités issues de plusieurs dizaines d'organisations.

Dimanche à Montreuil, de nombreuses forces sociales et politiques parmi celles qui ont assuré, il y a un an, la victoire sur Nicolas Sarkozy, se sont retrouvées pour affirmer ensemble, l'urgence de changer de cap politique en France et en Europe.

L'évènement est d’autant moins à banaliser que quelques heures plus tard, tombaient les résultats du 1er tour de la partielle de Villeneuve sur Lot. C'était un nouveau coup de semonce après Beauvais, venant attester de l'impasse politique et des régressions démocratiques dans lesquelles nous conduisent tout droit, les choix du pouvoir actuel ; dans ce cas, l'Austérité plus l'affaire Cahuzac amenant à un duel UMP/FN au 2ème tour de la législative.

Dès lors, la convergence entre forces du changement autour de propositions permettant de sortir de la crise, et ouvrant la perspective d’une majorité alternative est l'une des questions majeures qui nous est posée. Le Front de Gauche entend y œuvrer avec toutes les forces et les citoyens partageant cet objectif.

La journée du 16 est une étape supplémentaire d’un processus qui doit se poursuivre, partout dans le pays dans l'objectif d'être immédiatement utile aux mobilisations contre la réforme des retraites, le traité transatlantique, l’acte III de la décentralisation...

manifestation nationale unitaire de la Bastille à la Nation, le samedi 15 juin, 13h
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE pour un financement de la protection sociale et de la sécurité sociale à la hauteur des besoins pour un grand service public de santé et d’action sociale!
la santé, l’action sociale la Protection sociale malades des plans d’austérité une autre politique à gauche est possible

Nous voulions le changement, nous avons eu l’austérité !

Nous voulions l’abrogation de la loi HPST, nous avons toujours Claude évin et les ARS !

No...
Lire la suite - 15-06-2013

la santé, l’action sociale la Protection sociale malades des plans d’austérité une autre politique à gauche est possible

Nous voulions le changement, nous avons eu l’austérité !

Nous voulions l’abrogation de la loi HPST, nous avons toujours Claude évin et les ARS !

Nous voulions des hôpitaux 100 % publics de plein exercice et des centres de santé pour répondre aux besoins des populations, nous avons la fermeture des urgences à l’Hôtel Dieu, celle programmée d’A.Chenevier, de Saint-Antoine, de Bichat et Beaujon… ou la maternité des Lilas ou des Bluets…

Nous voulions le remboursement à 100% par la Sécurité sociale, nous avons l’aggravation des dépassements d’honoraires.

La politique d’austérité, adossée aux effets dramatiques de la loi HPST, déstructure l’offre publique hospitalière, détricote le tissu sanitaire et médico-social de proximité, aggrave le renoncement aux soins avec :
• l’augmentation des forfaits et autres restes à charge, les franchises médicales, les déremboursements et les dépassements des honoraires médicaux
• la dégradation des équipements et des conditions de travail
• la casse des emplois.

Le projet régional de santé de l’ARS ne répond pas aux spécificités et besoins de l’Île-de-France ni aux objectifs de santé et de démocratie sanitaire. Il ne permet pas de satisfaire les besoins des citoyens, d’un système cohérent de santé comme proposé lors des Assises régionales de la Santé en Île-de-France.

Les solutions

Le niveau des richesses nationales et la nature des besoins à satisfaire sont sans commune mesure. L’argent existe pour réorienter les moyens nécessaires à la refondation d’un système de protection sociale universelle et solidaire :
• 30 milliards d’exonérations des cotisations patronales, pesant de presque autant sur la dette de l’état
• 1 milliard de non-déclaration des maladies et accidents liés au travail
• 172 milliards de niches fiscales et sociales
• 20 milliards de fraudes patronales…
• 75 milliards avec la mise place d’une cotisation sociale sur les revenus financiers des entreprises.

AbrogAtioN de LA Loi HôpitAL, pAtieNts, sANté, territoires (Hpst)

COMMISSION SANTÉ PCF/ÎLE-DE-FRANCE

il est urgent d’agir !
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Communiqué de l’ANECR

Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi gouvernemental relatif à « la modernisation de l’action publique et l’affirmation des métropoles » par 182 voix contre 38.
Le texte a bénéficié de l’appui « bienveillant » du groupe UMP (32 pour, 92 abstentions, 7 contre). Le vote dans les autres groupes se décline comme suit :

Groupe socialiste : 122 pour, 4 contre.

Groupe Communiste, Républicain et Citoyen : 19 contre.

Groupe écologiste : 12 abstentions,

Groupe Union des Démocrates et Indépendants : 10 pour, 2 contre, 20 abstentions.

Groupe RDSE : 17 pour, 1 abstention.

Sénateurs ne figurant sur aucun groupe : 1 pour, 6 contre.
Après l’adoption par le Sénat du premier volet de la réforme territoriale

C’est loin d’être fini !


La Haute Assemblée a donc validé un texte visant à ancrer dans les institutions françaises une entité nouvelle –la métropole- conduisant à une régression démocratiq...
Lire la suite - 10-06-2013

Après l’adoption par le Sénat du premier volet de la réforme territoriale

C’est loin d’être fini !


La Haute Assemblée a donc validé un texte visant à ancrer dans les institutions françaises une entité nouvelle –la métropole- conduisant à une régression démocratique en éloignant les citoyens et en réduisant leur souveraineté.

Cette entité, sans financement propre mais dotée de vrais pouvoirs stratégiques au détriment des autres collectivités, constitue le cheval de Troie d’une austérité renforcée dans les territoires, et suscite une large opposition chez les élus locaux et les citoyens dès lors que le projet de loi est connu.

Cette opposition a pu trouver un large écho en séance plénière du Sénat, grâce notamment à l’action offensive et déterminée des sénateurs du groupe CRC, mais également celle de nombreux autres sénateurs qui se sont fait le relais des nombreux élus locaux, des agents territoriaux, en état de résistance et porteurs d’alternatives sérieuses dans les territoires.

Ceux-ci étaient en manifestation le 30 mai devant le Sénat à l’ouverture des débats.

L’article de loi visant à créer la métropole du Grand Paris a ainsi été rejeté (à cinq voix près), de même que l’amendement de la Ministre Lebranchu destiné à rétablir dans la loi la nouvelle tutelle que constitue le pacte de gouvernance que la commission des lois avait retiré du texte gouvernemental.

Il s’agit d’un avertissement qui résonne comme un désaveu d’une démarche précipitée et d’une volonté de passage en force, en lieu et place du débat citoyen que mérite un enjeu de cette importance.

Après le résultat négatif du référendum en Alsace, ce rejet partiel dévoile ce que la mise à l’écart volontaire des citoyens et la surdité face aux élus locaux peuvent avoir de préjudiciable pour la prise en compte par la loi de l’intérêt général, pour la réponse aux besoins des habitants et aux grands défis d’aujourd’hui.

Il montre le fossé entre des orientations décidées par le haut et les réalités du terrain, marquées en particulier par un attachement important et légitime à la commune.

Le processus législatif en cours prend les choses à l’envers et vise à changer la République : le premier des trois volets de la loi commence par installer la métropole en clef de voûte de nos institutions, au détriment de l’État et de son rôle de garant de l’égalité territoriale, et au détriment de la commune, foyer de démocratie et de citoyenneté. Puis, second étage de la fusée, la réforme abordera cet automne le rôle rétréci dévolu aux régions et aux départements. Et enfin, en troisième lieu sera abordé le véritable impact pour la vie des gens : les modifications des compétences du fait que la réforme impose des regroupements en vastes intercommunalités. Cela sans doute après les élections municipales de mars 2014…Une République « chapeautée par les métropoles », telle est le fruit d’une logique perverse, loin de toute préoccupation urbaine et humaine.

Ce choix est porté par le Président de la République comme un gage apporté à la « rigueur » budgétaire attendue de la France par la Commission de Bruxelles, puisqu’il y a quelques semaines, François Hollande donnait à Monsieur Barroso des contreparties au sursis accordé pour atteindre les 3% de déficit : la relance d’un débat sur les retraites et le fait qu’il allait « s’occuper des collectivités »…

Seul un grand débat citoyen peut permettre d’ouvrir le chemin vers les avancées nécessaires s’agissant de l’avenir de nos institutions, sur d’autres orientations que celles engagées par le gouvernement, en particulier la question cruciale de leur démocratisation et du développement des services publics sur tout le territoire.

C’est pourquoi nous continuons à exiger la suspension du processus décisionnel en cours.

La bataille est loin d’être terminée, elle sera menée pied à pied avec un débat parlementaire qui va se prolonger avant et après les élections municipales et la rencontre des besoins concrets de nos concitoyens au fil du calendrier législatif.

L’ANECR appelle élu-e-s, citoyen-ne-s, agents territoriaux, organisations syndicales et associatives, à ne rien lâcher, à se mobiliser, à s’approprier plus encore ce débat dans tous les territoires, à le déployer en grand dans les semaines et les mois qui vont suivre.

Le festival Pour un Autre Monde revient pour la 11ème année consécutive en 2013. Comme les sessions précédentes, il sera riche en débats, concerts, animations, restauration et autres stands associatifs et de prévention

Les autres années avaient une thématique, un fil conducteur, pour cette édition quelque peu spéciale, notre équipe souhaiterait mettre en lumière les thèmes de la jeunesse, du changement, et de la protection de l’eau.
La jeunesse : que faire sans elle, le souffle nouveau, l’air frais de notre société ? La force vive du Front de Gauche, de l’actu militante, et du Festival Pour un Autre Monde quoi qu’on en dise. Mettre en avant la jeunesse c’est lui donner la parole, ouvrir la brèche à la nouvelle génération, à une...
Lire la suite - 01-06-2013

La jeunesse : que faire sans elle, le souffle nouveau, l’air frais de notre société ? La force vive du Front de Gauche, de l’actu militante, et du Festival Pour un Autre Monde quoi qu’on en dise. Mettre en avant la jeunesse c’est lui donner la parole, ouvrir la brèche à la nouvelle génération, à une part non négligeable de notre population. Les années ont passé mais le festival Pour un Autre Monde n’a pas vieilli. De nouvelles générations, après avoir fréquenté le PAM comme festivaliers, ont franchi les portes du collectif d’organisation. Ainsi le festival Pour un Autre Monde est resté un évènement porté par la jeunesse, consciente que c’est à elle que revient la construction du monde de demain. Et si le festival est initié par cette jeunesse engagée et révoltée, il n’en est pas moins un évènement multi-générationnel tant le message qu’il véhicule est universel.

Le changement : Cette onzième édition s’inscrit dans une ère propice aux changements, comme l’illustre la campagne et l’élection de notre président actuel sous l’effigie du slogan « Le changement, c’est maintenant ! ». Quid de cette maxime et de ses mises en œuvre, un an après le passage de la gauche au pouvoir en France ? Que faut-il en attendre ? Quelle différence fera le Front de Gauche dans ce paysage politique ? La 11ème édition du festival Pour un Autre Monde doit être un de ces évènements qui amorcent de vrais changements, des alternatives à l’austérité, une revalorisation de la démocratie, des actions à la hauteur du problème écologique dépassant la simple prise de conscience des besoins de notre planète.

La protection de l’eau : cette année est l’année de la protection de l eau, avec ses enjeux, de plus en plus cruciaux pour certains pays en voie de développement tant que pour les grands pays industrialisés.

Alors une fois de plus, retrouvons nous le 1er juin au château du Bréau, à Villiers-en-Bière ! Artisans d’un autre monde, n’hésitez pas à nous contacter pour participer à l’aventure ! Que vous ayez foulé la pelouse du festival en tant que musiciens, cuisiniers, bénévoles, techniciens ou festivaliers ou que vous soyez tout simplement curieux de vivre une expérience riche humainement, le Festival Pour un Autre Monde a besoin de vos talents.
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Contre l’austérité en Europe luttons pour un autre euro*
(contribution de 6 économistes communistes)
La colère contre l’austérité monte de partout en Europe, mettant en accusation la faillite morale des dirigeants qui, en alternance, prônent la soumission aux exigences des marchés financiers. Le chômage fait rage, frappant de façon brutale et massive les jeunes.

La souffrance sociale terrible fait grandir des illusions de fausse radicalité. D’un côté, comme l’ont confirmé les Grecs eux-mêmes, le refus est majoritaire de sortir de l’euro. Il ne s’agit pas de rester isolé face aux marchés financiers et à la spéculation déchaînée. Mais, d’un autre côté, gronde la protestation contre l’utilisation qui est faite de l’euro si favorable à la domination des marchés financiers et des grandes banques. D’où les propositions de certains pour sortir de l’euro.
F. Hollande répète que la crise de l’euro est finie. Le diagnostic est aussi erroné et trompeur que la promesse d’une inversion de la courbe du chômage en France fin 2013.

Le reniement de celui qui avait promis, «s’il était élu président», de «renégocier» le traité Merkozy, de «réorienter...
Lire la suite - 31-05-2013

F. Hollande répète que la crise de l’euro est finie. Le diagnostic est aussi erroné et trompeur que la promesse d’une inversion de la courbe du chômage en France fin 2013.

Le reniement de celui qui avait promis, «s’il était élu président», de «renégocier» le traité Merkozy, de «réorienter la BCE», de s’attaquer à son «ennemi» la finance, et de «défendre la croissance» est d’autant plus nocif que la France, à la fois dominée et dominante dans l’Union européenne, occupe une place charnière pour transformer la zone euro. Il se plie devant les exigences d’A. Merkel et de la finance allemande, tout en prétendant servir les intérêts français.

Face à ces blocages, certains agitent l’idée de sortir de l’euro. Cela reviendrait à fuir devant la lutte décisive pour une autre utilisation de celui-ci et de la BCE. C’est une illusion démagogique et dangereuse, pour cinq grandes raisons.

  • 1- Le commerce extérieur de la France souffre d’un déficit annuel de 60 à 70 milliards d’euros. Le retour au franc, qui se ferait alors au prix d’une dévaluation de l’ordre de 25% par rapport à l’euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations.
  • 2– Ce ne serait pas très grave, nous dit-on, parce que, grâce à la dévaluation du franc, nos exportations s’envoleraient. Mais c’est ne pas voir combien la croissance est durablement lente de partout. C’est ne pas comprendre à quel point le surcroît de compétitivité-prix que cela prétendrait donner aux exportations françaises se ferait surtout au détriment de nos partenaires d’Europe du Sud, l’Allemagne voyant au contraire son excédent commercial gonflé par une dévalorisation du travail des Français qui rendra meilleur marché ses importations en provenance de son principal partenaire commercial. Tout cela dans un contexte de spéculation déchaînée. Bref, ce serait là le scénario noir de la surenchère entre dévaluations compétitives et rétorsions protectionnistes qui ferait s’entre-déchirer les pays européens. Ce sont les politiques d’austérité qu’il faut mettre en cause, avec les luttes pour la relance d’une croissance de progrès social que permettraient précisément un autre euro et une autre utilisation de la BCE de façon solidaire.
  • 3– Notre dette publique a été très internationalisée depuis les années 1980. Aujourd’hui elle est détenue à 60% par des opérateurs non-résidents, banques, sociétés d’assurances, fonds de pension… Le retour au franc dévalué entraînerait automatiquement un enchérissement de 25% sur les quelques 1140 milliards d’euros de titres de dette détenus hors de France. Exprimés en francs, les intérêts payés bondiraient, alors même qu’ils absorbent déjà quelque 50 milliards d’euros par an! Par contre, la dévaluation du franc permettrait à des capitaux étrangers, allemands notamment, de mettre la main à très bon compte sur nombre de nos atouts productifs.
  • 4– La raison la plus importante c’est qu’en sortant de l’euro, on déserterait le terrain de la bataille pour un autre euro et pour une construction solidaire de l’Union européenne, au mépris d’une nouvelle croissance fondée sur le développement des peuples et, notamment, sur l’aide aux pays d’Europe du Sud. On passerait à côté d’une opportunité historique pour changer la situation économique et sociale en France, en Europe et dans le monde. Une nouvelle politique solidaire dans l’Union européenne s’appuierait sur la force de la monnaie que peut créer la BCE. Alors que chaque pays européen dispose, isolément, d’un potentiel restreint, la création monétaire en commun, avec l’euro, offre des potentiels bien plus importants car elle est assise sur la capacité de production de richesses et la créativité de 322 millions de personnes.

    Appuyons-nous sur l’échec de la construction actuelle de l’euro non pour régresser par rapport aux besoins de changements et de solidarité entre Européens, mais pour un nouveau type de croissance et de développement.

    À partir de la protestation qui enfle dans tous les peuples de l’Union contre l’austérité, le pacte de stabilité et le sabordage des services publics, exigeons que la BCE finance directement un très grand essor des services publics et de leur coopération en Europe. Pour cela, chaque pays émettrait des titres de dette publique rachetés par la BCE. L’argent serait affecté à un Fonds social solidaire et écologique de développement des services publics européens, géré démocratiquement, qui le répartirait entre chaque pays proportionnellement à ses besoins.

    À partir des luttes pour l’emploi et les salaires, contre le rationnement du crédit pour les PME, exigeons que la BCE cesse de refinancer les crédits accordés aux spéculateurs et aux entreprises qui suppriment des emplois, précarisent ou délocalisent. Exigeons qu’elle refinance les crédits pour les investissements matériels et de recherche des entreprises à des taux d’intérêts d’autant plus abaissés, jusqu’à 0% voire en dessous, que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formations correctement rémunérés, plus de progrès écologiques.
  • 5– Sur le terrain mondial, si l’on supprime l’euro, il ne resterait plus que le dollar comme monnaie de réserve internationale. Son hégémonie en serait confortée. La création monétaire du dollar permet aux États-Unis de financer leur domination économique, culturelle et militaire. Elle leur permet aussi de s’endetter dans leur propre monnaie auprès du reste du monde. La Chine, la Russie, des pays latino-américains veulent s’émanciper de cette domination par la promotion d’une monnaie commune mondiale à partir des Droits de tirage spéciaux du FMI, proposition avancée dans les rangs du PCF et dans le programme du Front de gauche «l’Humain d’abord!». Mais si l’euro disparaît, comment peser dans une négociation mondiale en alliance avec les pays émergents contre le dominateur commun américain?


On voit donc qu’une autre utilisation de l’euro peut contribuer de façon décisive, non seulement à une autre croissance de progrès social dans l’Union européenne, mais à un changement fondamental sur le plan monétaire, économique et social dans le monde.
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Conseil National des 25 et 26 mai 2013
Unir à gauche et faire reculer les logiques d'austérité (Résolution)
Résolution adoptée par le CN des 25 et 26 mai 2013 portant sur les élections municipales, européennes et sénatoriales de 2014.
Une nouvelle phase politique s'ouvre. Un an après son élection, le gouvernement Ayrault confirme le cap de l'austérité, de la compétitivité. La crise politique, sociale et économique de la France et de l'Europe, s'aggrave. Le PCF engage une nouvelle étape de lutte et de rassemblement afin qu'un mouv...
Lire la suite - 27-05-2013

Une nouvelle phase politique s'ouvre. Un an après son élection, le gouvernement Ayrault confirme le cap de l'austérité, de la compétitivité. La crise politique, sociale et économique de la France et de l'Europe, s'aggrave. Le PCF engage une nouvelle étape de lutte et de rassemblement afin qu'un mouvement le plus large possible d'opinion, d'action, se lève pour réunir les conditions d'un changement de cap de la politique nationale et de la mise en œuvre de solutions concrètes et fortes pour sortir de la crise. Dans le même temps, il décide de travailler les grands axes d'une politique nouvelle, d'un contrat politique nouveau fait de premières mesures d'urgence, de rassemblements, et de majorités politiques et populaires. La tenue des assises citoyennes de la refondation sociale et démocratique le 16 juin à Montreuil s'inscrit dans ce processus.

Le Conseil national appelle les communistes à se mobiliser pour réussir cette initiative .

La séquence électorale de 2014 (municipales, européennes et sénatoriales) sera un moment particulièrement important dans ce contexte politique.

Ces échéances seront toutes marquées par le contexte national et européen. Chacune a des enjeux spécifiques et des modes de scrutins différents et sera abordée différemment par les électrices et les électeurs. Elles sont toutes les trois importantes et chacune structurera les rapports de force politiques. Nous nous fixons pour chacune d'entre elles des objectifs de conquête favorisant des solutions de changement et de solidarité dans l'intérêt de notre peuple. Nous en ferons des étapes dans la construction d'une majorité alternative.

Les élections municipales seront les premières dans le calendrier. Si elles sont le scrutin qui mobilise le plus d'électeurs-trices, nous le savons, l'abstention, en inquiétante progression, est un défi majeur, auquel dès maintenant, nous nous attelons. Elles donneront un signal politique d'importance. Elles seront marquées par un véritable affrontement entre les valeurs de partage, de solidarité, d'égalité et d intérêt général et celles de l’égoïsme, du repli identitaire, du sécuritaire, de l'exclusion et du chacun pour soi. Elles seront marquées par un véritable affrontement sur l'enjeu des services publics, de la fiscalité.

La question primordiale est de savoir ce qui peut sortir de bon et d'utile de ces élections pour les populations, bien avant celle de la composition des listes et des alliances.

Nous nous donnons l'objectif de changer les rapports de forces actuels

* Empêcher la droite d'obtenir un succès électoral. Face à ses appétits de revanche et aux ambitions du Front national, nous travaillons partout à la victoire de majorité de gauche ambitieuses dans la confrontation qui traverse actuellement la gauche dans tout le pays.

* Favoriser les pratiques démocratiques dans les communes et les majorités de gauche élues, en associant les populations, en rassemblant pour des politiques publiques ambitieuses, donc contre l'austérité. Nous initierons des dynamiques citoyennes pour construire les projets municipaux et élaborer les listes. Quelle que soit la configuration de listes adoptée compte tenu de la situation locale, notre boussole doit rester la même : unir le plus largement possible à gauche , faire reculer les logiques d' austérité.

* Renforcer le large réseau d'élus communistes et du Front de gauche qui est déjà le troisième du pays. Ces élus comptent et pèsent partout, en situation de diriger la municipalité, adjoints ou élus dans des majorités, mais aussi dans l'opposition. Le changement du mode de scrutin dans les communes de 1 000 à 3 500 habitants offre une opportunité nouvelle de gagner des élus.

La commune reste un espace de proximité démocratique sans égal

Le maillage unique des 36 000 communes de France est l'objet d'attaques répétées comme le traduisent les projets de réformes territoriales du gouvernement. L acte 3 de la décentralisation découpé en trois lois est trois actes de centralisation. Pas de réforme de la démocratie sans démocratie! Nous les combattons et avançons des propositions novatrices pour le renouvellement de la démocratie.La commune est en effet, le lieu d'une vie démocratique intense, et de nombreux engagements citoyens.

Elle est aussi un maillon essentiel de l'investissement public, d'invention et de progrès de politiques publiques locales innovantes et de création de solidarités nouvelles. L'expérimentation sociale est une des marques de fabrique de beaucoup de communes, notamment celles dirigées par des maires communistes. Cela fait de la commune un lieu de résistance privilégiée aux politiques d'austérité.

Des élu-es communistes et du Front de gauche plus nombreux-ses dans l’intérêt des populations

Ils et elles sont des porteurs actifs de nos propositions et de nos valeurs auprès de la population. Ils et elles sont utiles dans la confrontation à gauche qui traverse le pays. Leur utilité est reconnue sur des questions centrales comme l’eau, le logement, les transports, l’énergie, la santé, la petite enfance, l’urbanisme... Ils et elles sont de toutes les luttes et solidarités sociales, sociétales et internationalistes, que cela soit les expulsions, les coupures de gaz et d’électricité, l’aide aux sans-papiers, la défense de l’emploi et des services publics, le développement industriel, la protection de l’environnement, l’accès à la culture et au sport pour tous… Ils et elles sont les vecteurs d'une démocratie vivante et de la mobilisation citoyenne.

Le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires sera l’un des marqueurs du débat politique des municipales.

Les étapes de mobilisation des communistes

Première étape, de juin à septembre

Élargir la place et le rôle du citoyen dans la conquête politique comme dans l’exercice des pouvoirs.

Mettre en œuvre notre stratégie d’union et de rassemblement à gauche pour construire des fronts contre l’austérité et pour le mieux vivre ensemble.

Organiser partout le partage du bilan de la municipalité et de nos élus.

Proposer aux populations la mise en place de coopératives locales citoyennes ou